‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 17 sur 213 · VALIER, V ALLIER · texte numérisé non relu

VALIER, V ALLIER

1908. f 1911. — Emil Bùrgi dans BBG 1911. — Son épouse, NOEMIE, née Landmann, 1857-27 oct. 1931, se fit un nom par sis traductions en français d'auteurs

allemands modernes et son activité durant la guerre mondiale, qui lui valut la croix de la Légion d'honneur. [\V. v. Rodt.] VALENTINIAN VA LENTIAN (SAINT).

Êvêque de Coire, il se distingua par sa grande douceur envers les réfugiés et les pauvres chassés par l'invasion des Francs en I-laule-llalie en 539 : il éleva un couvent et une assez grande église auprès du tombeau de saint Lucius, l'apôtre du pays. La crypte et la salle intérieure des tombeaux de l'église actuelle du sémin aire à Coire datent probablement de son époque.

f 548. - - J.-G. Mayer :

Bistum Chur I, p. 53. — Episcopatus Curiensis. - Proprium

[J. SlMONET.]

Gabriel-Gustav Vaîentin.

D'après une lithographie de

Huber.

A. Eichhorn

Curieuse, du 9 septembre.

VALÈR. Voir Valser.

VALÈRE (C. Valais, 1). et Coin. Sion. V. DGS). Colline qui devrait son nom à Valeria, mère de Titus Campanus, préfet de Sedunum au IIIe s. Son mausolée se trouvait au pied de la colline. Campanus aurait construit, d'après la tradition, le château de Valère. Quoi qu'il en soit, le château appartenait au XIIe s. au chapitre de Valère. Il se composait de deux pa il us ; on ne pénétrail pas dans la seconde sans permission. En temps de guerre, Valère donnait asile à la population de Sion ; après l'incendie de la ville en 1352, par l'armée savoyarde, deux cents personnes s'y réfugièrent. L'évêque pouvait s'y retirer, avec deux familiers seidement. Les principales fortifications de Valère remontent sans doute au XIIIe s. Le nonce Jules Piazza reconnut en 1702 l'omnimode juridiction du chapitre dans la forteresse, mais il attribua toutefois aux citoyens de Sion la faculté d'y placer une garnison en temps de guerre seulement.

L'église Notre-Dame de Valère remonterait au VIe s. ; elle aurait été construite sur les fondements d'un édifice païen. Elle servit d'église cathédrale après le transferl de l'évêché de Martigny à Sion. De l'édifice actuel le chœur pourrait dater du XI' s., la nef e1 le jubé du XIIIe s. Il a subi des transformations e1 réparations en 1315, 1435, 1450, époque à laquelle remonteraient les peintures murales découvertes sous une couche <lii badigeon.

Le chapitre de Valère est mentionné au XIe s. et son doyen en 1131, mais sa création doit être antérieure. \ l'origine, ses membres menaient une vie commune. En 1168, quatre îles chanoines résidèreul à Siou même pour desservir Notre-Dame du Glaner, la cathédrale actuelle, auprès de laquelle s'élalilil peu à peu l'évêque. Le nombre îles chanoines, de 25 à l'origine, passa à 13 en 1275, à 22 en 1320. à 31 en 1304. à 25 au XVe s., depuis 1847, il y a 10 chanoines e1 des chanoines honoraires, nommés dès 1918 par l'évêque. Le doyen de Valère avait la surveillance des paroisses au-dessous de la Morge, tandis que celui de Sion s'occupait des églises à l'Est de Sion. Le chapitre possédait la collation de la plupart des bénéfices ilr- églises de Sion, ainsi (pic celle de nombreuses cures ; il la céda en 1918 à l'évêché. Il avait reçu de l'évêque le droit de chancellerie, qu'il exerça d'abord dans tout le comté épiscopal, puis, au XV1 s., dans les seules localités de Sion. Sierre et Hérens. Des notaires patentés stipulaient dans les paroisses au nom du chapitre. Propriétaire foncier, celui-ci administrait les seigneuries de Vex, Mage, Hérens, Pensée (Anniviers), Anchettes, Cordonnaz, où il se faisait représenter par un vidomne et un métrai, (les droits disparurent en

1798. Jusqu'à cette date, les chanoines résidèrent à Valère, depuis lors à Sion. Des sœurs occupèrent Valère de 1804 à 1811, un séminaire diocésain y fut installé de 1818 à 1875. — Gremaud. — S. Furrer : Hist. du Valais. — d'Angreville : Notes. ■ — D. Imesch dans Blàtter von Oberwallis VI. — B. Rameau : Les châteaux dur Valais. [L. P.]

VALÉRIAN. Voir Vallelian.

VALEYRE (C. Vaud, D. Aigle, Com. Villeneuve). Lieu dit où l'on a trouvé à plusieurs reprises des monnaies romaines, des objets divers ; en 1815, des sépultures à incinération, avec vases lacrymatoires. — D. Viollier: Carte. — DHV. [M. R.]

VALEYRES-SOUS-MONTAGNY (C. Vaud. D.

Yverdon. V. DGS. Au XIe s., Valeriis, Valeres. Com. où l'on a découvert des constructions romaines et un cimetière burgonde. Au moyen âge, une famille noble en portait le nom ; elle fut vassale des seigneurs de Montagny, puis des ducs de Savoie. Les droits seigneuriaux passèrent sous le régime bernois aux nobles de Molin. — DHV. [M. R.]

VALEYRES-SOUS-RANCES (C. Vaud. 1» Orbe.

V. DGS). Vge et Com. où l'on a trouvé des tumulus à inhumation et tout auprès une tombe à incinération, le tout gallo-helvète. La localité a pris son nom à l'époque romaine. La chapelle du village, dédiée à saint Jacques et dépendant de l'église de Rances, paraît être sur l'emplacement d'un sacrum romain, et un cimetière à incinération de ce temps a été retrouvé. Un dépôt d'une centaine de deniers épiscopaux de Lausanne du XL s. a été découvert en 1893. Valeyres a dépendu dès le moyen âge de la châtellenie des Clées. Les Gland y possédaient en 1403 un manoir qui a passé en diverses mains pour être acheté en 1794 par Jean-François Boissier ; il est aujourd'hui la propriété de la famille Barbey. C'esl da us cette maison que la comtesse V. de Gasparin- Boissier a écrit plusieurs de ses ouvrages littéraires et religieux. C'est à V.. dans une autre gentilhommière acquise en 1686 par l'avoyer A. Manuel de Berne et au XVIIIe s. par une branche des Bonstetten, auprès du bailli Charles- Victor de Bonstetten, que Jean de Millier composa une partie de son Histoire de la Confédi ration suisse. En 1815, les colonels Girard et Pfyffer concentrèrent à Valeyres des troupes lucernoises et argoviennes qui firent une expédition en Franche-Comté. Un jardin botanique y a été créé vers 1838 par Edm. Boissier et développé par W. Barbev. Valeyres a une église libre datant de 1847. — 1>H\ . — D. Viollier : i arte archéologique. — M. Barbey : La trouvaille monétaire de Valleyres, 1893. [M. R.]

VALEYRÈS-SOUS-URSINS (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Com. et Vge. Localité romaine, où l'on a retrouvé, entre autres une statuette de bronze avec inscription votive dédiée à Mercure. Au moyen âge. dépendance de la seigneurie de Belmont et de la paroisse de Gressy. — DHV. [M. R.]

VALIER, VALLIER. Famille des cantons de Genève, Neuchâtel el Vaud.

A. Canton de Genève. Plusieurs familles. Le nom apparatl à \\ii-\ ilès 1432. Réceptions à l'habitation XVIe et fin du XVIIIe s., h la bourgeoisie XVe s.. 1077 e1 XVIIIc'-XIXe s. — 1. Hugues, parfois Hugonin, du Petit Conseil 1478. f après lévrier 1493. Envoyé deux l'ois en Suisse au sujet de l'expédition des compagnons ■ le la Kolle vie. en février 1477 ; envoyé porter de l'argent à Lyon avec P. de la Pesmes 1478, en Suisse 1489. Probablement le même que Hugo, drapier, rien bourgeois 1471. — 2. Guillaume, de Luant (France), reçu bourgeois gratis 1490, chirurgien de l'hôpital 1490-1502. et des pestiférés 1490 et 1502. — L. Gautier : La médecine ii Genève. — :■!. Jacques, de Briançon (Hautes- Alpes), f à Genève d'après LL. Prêtre, il embrassa la Réforme en France et vint à Genève. Principal de l'écoli île Vevey 1537. pasteur à Aubonne la même aimée, à Lausanne 1546 ; destitué et banni avec Vint . il le sui\ il à Genève en 1559. La même année, il lut envoyé à Rouen comme pasteur par la Compagnie 'les pasteurs. Testa à Genève le 15 juin 1560. — LL. — France protestante. — A. -H. Herminjard : Correspondance des réformateurs [V, VI, IX. — H. Vuillenmier : llisi. de l'églisi

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