‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 16 sur 213 · VALENT1N · texte numérisé non relu

VALENT1N

Ruines du château de Valendas." D'après une photographie.

possédée par les comtes de Werdenberg - Sargans et s'être rattachée à la juridiction d'Ilanz lorsque, en 1428, la première racheta les droits féodaux. Outre les sujets de la seigneurie, il y avait à Valendas des libres Walset, qui refoulèrent les éléments romanches au XVe s. Les Walser possédaient une juridiction civile particulière, munie de petites attributions, qui prit plus tard le nom de Verordnetengerichl et ne disparut qu'en 1851, lors de la nouvelle répartition des cercles el des districts. Cette corporation, qui partage;! il l'usage des bois et des pâturages avec les sujets de la seigneurie, n'adhéra à la juridiction de Gruob que vers 1518, après l'exclusion des libres externes de la juridiction de Laax. Les dîmes appartenant aux seigneurs de Valendas et à leurs parents furent rachetées en 1526. Les seigneurs de Valendas qui étaient ministériaux des von Vaz et, plus tard, des Werdenberg, et possédaient eux-mêmes beaucoup de terres et de revenus, se sont éteints, complètement appauvris, à la fin du XVIIIe s. Ils portaient comme armoiries : d'argent à trois tourteaux de sable.

b) Commune. La seigneurie comprenait, outre Valendas, un certain nombre de hameaux. L'un d'eux était Versam, qui, aux XVIe et XVIIe s. se développa au point de former une commune autonome. Les autres hameaux de la commune de Valendas sont aujourd'hui Carrera, Brun, Dutgien et. Turisch, qui, au XIVe s. déjà, furent peuplés de Walser, tandis que le village ne fut germanisé qu'au cours du XVe s. Ces hameaux formaient des communautés autonomes, qui ne fondirent qu'après de longues résistances leurs territoires dans la commune de Valendas. L'église paroissiale de Valendas était consacrée à saint Biaise, la collation appartenait au couvent de Disentis. En 1523 déjà, Valendas adhéra à la foi nouvelle. — L. Joos : Herrschaft Valendas. — Le même : Beitrâge zur Gesch. der Freien von Laax, dans BM 1930. — E. Camenisch : Bûnd. Beformationsgesch. — U. Campell : Zwei Bûcher rat. Gesch. — J.-C. Muoth : dSmter bûcher. F. Purlscher : Studien zur

Gesch. des Vorderrheintals nu Mittelalter. — N. Curti : Die ràtischen Kirchen des Stiftes Disentis. [L. J.]

VALENS (C. Saint-Gall, D. Sargans, Corn. Pfâfers. V. DGS). Vge et paroisse. Au X 1 1 '' s.. \~<iUeadis ; 1253. Valens ; 1257, nions Valens ; 1295, Vallenes. Valens fai-

sait partie de l'avouerie de Pfàfers. L'abbé en était le seigneur. Les fiefs étaient peuplés de sujets du couvent, d'hommes libres et de Walser. Une église est mentionnée en 1327 en qualité d'annexé de la paroissiale de Ragaz et est incorporée la même année, avec celle de Ragaz, au couvent de Pfâfers. En 1528, l'église de Valens-Vason fut élevée au rang de paroissiale ; toutefois, le curé fut nommé par Pfàfers jusqu'à la sécularisation de ce couvent. En 1530, Valens passa à la Réformation (légende de Helgen Halde) ; en 1532, le village revint au catholicisme. Vers 1440, l'église était sous le patronage de sainte Walburga, plus tard, sous celui des saints Philippe et Jacques. Un Meier du couvent de Pfàfers résidait à Valens. Une église nouvelle fut construite en 1708. Le 21 mai 1755, l'église, 32 maisons et 27 granges furent détruites par le feu ; en 1879, un nouvel incendie ravagea 12 maisons. De 1798 à 1801, la commune subit des dommages militaires évalués à 44 231 fr. Sous la République helvétique, Valens fut incorporé à la commune de Pfàfers. En 1725, le village comptait 344 habitants. A la paroisse de Valens appartient aussi le pet il village de Vasôn, où le couvent de Pfâfers possédait de nombreuses terres. Une chapelle y fut construite en 1711. En 1817, des avalanches de neige dévastèrent des prairies et des forêts et précipitèrent plusieurs étables et cabanes dans la Tamina. Le 20 oct. 1903, le village fut, avec sa chapelle, la proie du l'eu. — LL. — LLH. — A. Nàf : Chronik. — R. Simon : Bechtsgesch. v. Pfàvers. — [Huppi] : Behauene und unbehauene Steine zu einei Chronik der Pfarrei u. Ortsgem. Valens, dans Sarganserlânder 1921, n° 23. [A.. Mû.]

VALENTIN (SAINT). Originaire des Pays-Bas, il vint en missionnaire à Passau. Créé évêque de Passa n par Léon I, il quitta cet endroit pour prêcher en Rhétie, d'abord à Feldkirch, puis dans l'Oberland grison jusqu'au Lukmanier, dans l'Oberhalbstein et l'Eiigadine. f vers 475. Des églises lui sont dédiées à Panix, Mompe- Medels, Scarfatscha près de Truns, Campliuns près de Vrin, Rùti dans le Rheintal et Burvein en Oberhalbstein. — J.-G. Mayer : Bistum Char I, p. 42. — Der hl Valentin, erster Bischof von Passau u. Bdtien, Mayence

1898. [J. SlMONET.]

VALENTIN. Familles des cantons de Genève et des Grisons.

A. Canton de Genève. Famille originaire du Dauphiné. — 1. Jean-Pierre, de Barnave (Drôme, France), reçu habitant 1728. — 2. Guillaume-Henri, son fils, horloger, * 1731, l'un des huit Natifs réclamants bannis après la prise d'armes du 15 févr. 1770. Reçu bourgeois en avril 1782, par le gouvernement insurrectionnel des Représentants, il fut cassé de sa bourgeoisie au rétablissement du gouvernement légal. Reconnu citoyen 1792. directeur de la douane 1793. — Sa fille, Pernette. alliée Dufour, fut la mère du général Guillaume-Henri Dufour. [E.-L.Buknet.]

B. Canton des Grisons. Familles de Lavin, Remiis et Sent ; éteintes à Zernez et Maienfeld. Elles ont donné une série de pasteurs grisons. — Christian, de Remûs, * 30 déc. 1810, vice-landammann de la Ligue des Dix- Juridictions 1845, plusieurs fois membre du Petil el du Grand Conseil. Il travailla au relèvement de l'école réale et fonda l'association pour les malades de Maienfeld 1875. f 25 août 1881. — LL. — J. Robbi : Die Stu iiilesprâsidenten. [F. P.]

VALENTIN, Garriel-Gustav, * 8 juil. 1810 à Breslau, f 1883. Dr med., découvrit avec son maître Purkinje le mouvement brownien (grand prix de l'Institut de France, de 3000 fr.) ; professeur de physiologie à l'université de Berne 1836-1881, Dr h. c. de cet établissement 1876. Auteur d'un grand nombre de mémoires, de travaux sur l'action des poisons sur l'organisme, de recherches anatomiques, histologiques et embryologiques, d'un Handbuch der Physiologie. — Biogr. Lex. du- livrriinitqnuleii. .Evite VI, 1888. — Alpenrosen 1883. p. 174, 179, 187. — ADOLF, fils du précédent, * 1845 a Berne, Dr med., privat-docent pour les maladies du nez. des oreilles et du larynx à l'université de Berne 1871, fondateur de la polyclinique oto-laryngologique à Berne, qu'il lit prospérer durant bien des années avec ses seuleressources ; professeur honoraire et démissionnaire

VALENTINIAN

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