‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 170 sur 213 · M. Stygf.u · texte numérisé non relu

M. Stygf.u

WYNIGEN (Wixigen)

(C. Berne, D. Berthoud.

V. DGS). Corn, et paroisse très étendue qui comprend un grand nombre de hameaux el de termes, parmi lesquels Riiedisbach, Brechershàus ern (dès 1886), Fur en berg, Bickigen et Schwanden (dès 1910). Lunisberg fut détaché en 1888 de Wynigen e1 réuni à Ursenbach. Armoiries : tranché d'argent à une rose de gueules et semé de roses sur un fond diapré de gueules. La basse

Johann- Anton Wj net.

D'après une photographie.

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Wynigen en 1821. D'après une gravure de Samuel Weibel (Bibliothèque Nationale, Berne).

justice appartenait aux Grimmenstein, dont le château se dressait non loin de Wynigen, el plus tard aux Ror-

i s et aux Luternau. En 1497, la seigneurie passa,

avec Grimmenstein, à la ville de Berne, qui attribua tout d'abord Wynigen au bailliage de Wangen, puis en 1502 le plaça sous l'autorité de l'avoyer de Berthoud.

La collation de l'église étail exercée à l'origine par les comtes de Kibourg. En 1383. le pape rai tacha l'église avec ses droits et revenus au chapitre Saint-Ours de Soleure. Par traité du 26 juil. 1539, Soleure donna en échange à Heine les églises de Wynigen, de Diesbach près Biiren et de Limpach, contre celles de Granges, de Selzach et de Egerkingen. On ne sait quand l'église a été construite. Le clocher a été exhaussé en 1620, l'église agrandie en 1671 : la dernière rénovation importante date de 1908. Des chapelle:, existaient à. Lunisberg (1470), à. Oberbùhl el à Kappelen. L'ammann Niklaus Wild (1582-1642) construisit la magnifique auberge zum Wilden Mann, restaura la cure, édifia en 1030 la première maison d'école et dota la commune d'un règlemenl que le gouvernement bernois proposa en modèle à nombre d'autres localités. C'est à Wynigen que fut signé le 18 oct. 1665 un traité entre Berne et Soleure pour régler la question des seigneuries soleuroises en terre bernoise, notamment au Bucheggberg et à Kriegstetten. — W.-F. v. Mùlinen : Beitrâge V. — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — Heimatbuch von Burg-

dorf l-II. [H. M. et F. BÛHLMANN.]

WYIMISTORF. Voir WlNISTORF.

WYNMANN, Nikolaus, de Gessenay (Berne), humaniste, professeur d'hébreu et de grec à Ingolstadt 1536-1538. Il fut le meilleur nageur de son temps el sauva bien des gens des eaux du Rhin el du Danube au cours de ses vovages ; auteur d'écrits sur la natation. — Slili I. [H. Tr.]

WYRSCH. Familles des cantons d'Argovie, d'Untervvald et d'Uri.

A. Canton d'Argovie. Famille originaire du Nidvvald qui s'établit au XVIIe s. à Birmenstorf. — Alfred, * 28 mai 1872 à Wettingen, avocat à Baden dès 1890. notaire, député au Grand Conseil 1897, au Conseil national 1907. t 9 juil. 1924. — Badener Tagblati 1924, h" 159. — ,1.1F 19-24. [H. Tr.]

B. Canton d'Unterwald. WYRSCH, WÛRSCH. Vieille famille de bourgeois et membres de la corporation de Buochs, communiers d'Emmetten et de Beckenried.

La famille a pris naissance sur les hauteurs d'Emmetten-Seelisberg, d'où elle se répandit sur les deux versants de la vallée. En 1291, déjà, on mentionne dans le pays d'Uri une Berchta Wurtscha, proche parente du landammann uranais Burkard Schûpfer ; dans les obituaires de Seelisberg,

Bauen el Seedorf, on trouve mention d'anciens membres de la famille. Ses armoiries sont : d'azur a un croissant d'or, surmonté d'une croix patriarcale d'argent, accostée de deux étoiles d'or. L'ancêtre commun de la famille Wyrsch du Nidwald esl : -- 1. Klaus Wùrsch, cité de 1360 *JPi ;i 1386, de Beckenried, qui ûgure parmi les chefs !p9y politiques du pays. Lors des troubles qui sui- . ^ virent l'affaire Ringgenberg, il appartint au parti le plus violemment démagogique, t à Sempach gjgg 9 juil. 1386. — 2. Jenni, de Stansstad, où il ur§", achète des droits de pèche en 1399. Vers le miyài\ ueu °-u ^ e s- 'a famille est déjà répandue sur l'^gi tout le territoire de l'ancienne paroisse de Buochs (Buochs. Knnetbùrgen, Beckenried el Kminel (en i ■M e( se présente comme fort nombreuse. — 3. Iliiijjfikj ni, d'Emmetten et Beckenried, figure en 1462 : « parmi les sept hommes de confiance qui furent I i désignés par la landsgemeinde pour fixer le cours 8g contesté de l'Aa. — 4. Andréas, t 15 13 à No- ,-7^ vare. — 5. Oswald, f 24 oct. 1531 au Gubel. — 6. Jœrgi (Georg), d'Emmetten, juge 1534, bailli delà Riviera 1538-1539, de Bellinzone 1546-1547 landammann 1550, 1562, 1566, 1571 ; s'établil à Beckenried après son élection en 1557, puis en 1566 à Stans où il devint membre de la corporation. - 7. Peter, f 1557 à Palliano. — 8. Klaus, t 1562 à la bataille de Dreux. — 9. Ilws. bailli de Blenio 1564- 1565. — 10. Melchior, capitaine au régiment espagnol Roll en Flandres 1573, bailli de Sargans 1582-1583. t vers 1593. Son fils — II. Hans, trésorier 1593-1597,

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bailli désigné pour la Riviera. t oct. 1598, avant d'entrer en charge. — 12. Mans, capitaine général, fils du n° 6, représentant de Buochs 1579. Sa femme, Katharina, fille du landammann Wolfgang Lussy, fut brûlée en 1G30 comme sorcière. - - 13. Jost, d'Emmetten, bourgeois de Buochs 1597, capitaine au régiment Lussy au service de France 1602. — 14. Hans-Jost, de Buochs, 1670, trésorier dp 1732 à sa mort 1734. Son fils — 15. Hans-Jost, * 1698, bailli do Blenio 1738, vicelandammann de 1749 à sa mort 1752. Son iils — Hi. Melchior-Remigi, *1736, secrétaire d'État 1758-1794. - 17. Joh.-Melchior, * 1697, péager e1 sautier à Buochs, devint par son second mariage le beau-fils du landammann Joh.-Jakob Achermann, puis porte-drapeau et trésorier 1740-1761. t 20 mars 1761. — 18. Bal-

thasar - Franz - X \\ ek,

* 1703, conseiller 1725, maître des sels, administrateur du village 1737, bailli de Blenio 1756.

t 1758. Son fils — 19.

Joli. - Melrflior, peintre célèbre, * 21 août 1732, étudia en 1753 à Rome, fut à partir de 1754 tour à tour à Zurich, Lucerne, Soleure où il travailla comme portraitiste; en 1768, il se rendit à Besancon, où il ouvrit en 1773.

avec son ami, le sculpteur Breton, une école d'art qu'il dirigea jusqu'en 1784.

Le 10 oct. 1784, il fut nommé professeur à l'école de dessin nouvellement fondée à Lucerne, mais dut quitter ce poste

ayant été atteint de cécité retira dans son pays où il fut tué par une balle française lors de l'incendie de Buochs, le 9 sept. 1798. — .1. Amberg, dans Nidwalden vor 100 Jahren. — G.

Blondeau: Wyrsch dans Mêm. Emul. du Doubs 1928-1930. — ASA 1927- 1928, 1930-193L — SKL (avec liste des œuvres et bibliographie ) . — 20. Franz- Anton, fils du n° 17,

* 1737, péager et conseiller 1755, trésorier 1761-1765, \ Le e- landammann 1765- 1775, chancelier de l'abbé d'Engelberg 1775-1780, bailli du Rheintal 1781, landammann 1780, 1784, 1787, 1791, 1795, 1797; membre du Grand Conseil helvétique 1798, prisonnier d'État à Bàle 1799, préfet

«le districl 30 nov. 1801 - 28 août 1802 ; nommé landammann le l«aoû1 18n2. prisonnier à Aarbourg de novembre 1802 au 30 janv. 1803. landammann 1803, 1805, 1807, 1809, banneret 1804-1816. Chef des partisans de l'ancien régime, il dut quitter son pays en 1810, complètement ruiné, et se retira auprès de sa fille à St. Katharina, à Walde, près de Constance, où il mourut le 5 févr. 1814. — Biographie du Dr Wyrsch dans Nidwalden vor hundert Jahren. — 21. Franz-Alois, * 3 févr. 1762, conseiller 1785, avocat général 1787, chevalier pontifical 1787, bailli de la Riviera 1790-1791, commissaire à Bellinzone 1792-1793, premier capitaine au régiment Jann .m service d'Espagne 1794. major général en été 1806. + 21 oct. 1806 à Gartagène. — 22. Melchior, * 1817, médecin, député au Conseil national 1848-1854, vicelandammann 1850-1851',. président de la cour pénale 1870. t 1873. — 23. Louis (Franz- Aloys), fils du n" 21, * 2 févr.

Franz- Anton Wyrsch (n° 20 .

D'après un portrait à l'huile.

moins de deux ans après, complète ; en 1797, il se

Louis Wyrsch (n° 23).

' après photographie.

1793 à Bellinzone. fut recruté par le- Alliés ;, leur passage à Belfort en 1814, combattit à Waterloo, entra comme simple soldat dans la légion él rangère hollandaise et partit pour les colonies de l'Insulinde. Aide-majoi 1822, puis, le 20 févr. 1825, gouverneur civil et militaire de la côte Sud de Bornéo. Chevalier de l'ordre militaire de Hollande, il rentra au pays en sept. 1832. Bailli 1834, landammann non en I lion 1840, landammann 1841, 1845, 1848, 1849, 1853, 1855, 1857.

f 21 avril 1858. — 24.

Louis, fils du précédent, né d'une mère Malaise, le 15 juin 1825 à Bornéo, revint au pays en 1832.

Lieutenant 1842, participa à l'occupation des frontières en 1856, nommé par la troupe commandant du bataillon 74 de Nidwald. Vice-landammann 1858, landammann 1859, 1861. 1863. 1869, 187 1, 1873, 1875. 1878. 1880, 1882, 1884. 1886. députe au Conseil natio-

Louis Wyrsch (n° 24).

1 1 .1 près une lithogra phie.

nal 1860- 1872. t 6 mars 1888. — 25. Jakob, demi-frère du précédent, * févr. 1842, Dr, médecin à Buochs, juge cantonal, landammann tous les deux ans de 1888 à 1918, député au Conseil des États 1894-1925, chef du parti conservateur

— 26. Jakob, fils du n° 22, * 1 mai 1862, Dr, médecin à Stans depuis 1890, juge cantonal 1907, conseiller d'Étal . landammann alternativement avec son oncle 191 1, 1913. 1915, 1917, 1919, 1921. 1923, 1925. t 8 mai 1926. — 27. Jakob, fils du précédent. * 12 juin 1892, Dr med., directeur et médecin-chef de l'établissement cantonal lucemois d'aliénés de Saint-Urbain, écrivain. [R. Durrer.]

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