WURTEMBERG
WUSCHER
petites gens par son naturel et sa sociabilité. En mars 1519, lorsque la ligue de Souabe entreprit la conquête du Wurtemberg, le duc Ulrich, tombé dans les délies et deux fois banni, reçut un corps de 6000 Suisses et d'autres secours encore. Toutefois, bien que les visées de l'Autriche sur le Wurtemberg ne pussent leur paraître désirables, les Confédérés rappelèrent leurs troupes sur les instances de la ligue de Souabe. Le duc en fut fortement déprimé et se trouva paralysé dans l'emploi des troupes qui lui restaient. Ayant été définitivement vaincu en octobre, le Wurtemberg fut livré par la ligue souabe en 1520 à l'empereur Charles-Quint. Le duc exilé, qui était demeuré en possession de Montbéliard, séjourna fréquemment en Suisse après 1519. Il y fut d'abord bien reçu, notamment à Soleure et à Lucerne, mais la majorité des cantons se tourna bientôt contre lui. En 1524, en prévision du soulèvement des paysans qu'il jugea favorable à sa restitution en Wurtemberg, le duc lit faire des recrutements en Thurgovie et en Argovie. La Confédération 1rs interdit, sans pouvoir les empêcher totalement. En 1521, Ulrich avait réussi, par des négociations, à obtenir comme point d'appui le château de Hohentwiel, possession des Klingenberg. Le 24 févr. 1525. il partit du Hegau pour la reconquête du Wurtemberg où il jouissait encore des sympathies populaires. Mais le même jour fut livrée la bataille de Pavie ; la grande victoire des Habsbourg anéantit l'entreprise d'Ulrich. Il ne réussit pas à retenir les Suisses, énergiquement rappelés chez eux et se trouva sans troupes capables. Devenu le « pauvre Ulrich ». il lit cause commune avec les paysans révoltés, dont il accepta les revendications. Mais les paysans wurl embergeois lurent vaincus ei anéantis par l'écuyer-tranchant von Waldburg, qui avait déjà défait le duc en 1519. La Réformation apportée à Ulrich par Œcolampade acheva de s'implanter en Wurtemberg en automne 1525, grâce aux relations personnelles du duc avec Zwingli ; le pays de Montbéliard passa également à la foi nouvelle. Ce fut Ulrich, qui éveilla chez Philippe de Hesse, dont il était l'hôte, l'intérêt politique et confessionnel que témoigna à la Suisse le jeune landgrave luthérien. Pour répondre à des vieux exprimés par les réformateurs de Strasbourg et de Bâle, qui désiraient arriver à une concordance des dogmes, Ulrich s'employa auprès de Philippe de Hesse en faveur du colloque de Marbourg de 1529. C'est à Philippe qu'Ulrich dut son rétablissement en Wurtemberg, ainsi que le succès de la Réformation luthérienne.
Après l'asile politique accordé au duc Ulrich, cette protection fut donnée plus nettement encore à- un autre Wurtembergeois, Schertlin von Burtenbach, natif de Schorndorf, général dans la guerre de Smalkaldè, lequel fut excepté de l'amnistie qui accompagna la conclusion de la paix et banni par Charles-Quint. Schertlin trouva asile en Suisse de 1547 à 1550. Le duc Eberhard III de Wurtemberg, banni par les Impériaux après la bataille de Nordlingen (1634), aurait volontiers vendu aux Confédérés le château de Hohentwiel, dont le gouverneur Konrad Wiederhold, résistant à tous les sièges, L'en. iii. par ses allures autocratiques, le rétablissement du duc. Mais les Confédérés refusèrent celle ollie. afin de ne pas se trouver mêlés à la guerre qui devint celle de Trente ans. Il y eut de petits incidents entre les reîtres de Hohentwiel et les villes de Schaffhouse e1 Zurich. En 1074, lors de la guerre entre Louis XIV, la Hollande, l'Espagne et l'Allemagne, les Confédéré ac ceptèrent la requête du Wurtemberg, d'incorporer dan leur neutralité le pays de Montbéliard, auquel ils accordèrent, des lettres de protection. Rottweil aussi, demeure calholique à cause de son tribunal impérial principalement, jouit de la protection de la Confédération. qui lui manda en temps de guerre des lettres de recommandation en 1688, 1703 et 1794 encore. En 1833. le grand-duché de Bade et le royaume de Wurtemberg demandèrent officiellement à la Suisse de prendre des mesures propres à prévenir à la frontière badoise un coup de main des polonais et allemands réfugiés en Suisse.
L'histoire des relations commerciales entre la Suisse ri le Wurtemberg est marquée par le passage de convois
de marchandises venant de Souabe et traversant les cols suisses, spécialement grisons ; par les foires de Zurzach, par la fondation au XVe s. à Ravensburg, de la société commerciale des Môtteli, qui établit une succursale à Lucerne et fit des affaires avec l'Italie et l'Espagne. Les relations intellectuelles sont nombreuses el diverses. Niklaus von Wyle, de Bremgarten (von art. Wil, von), devint en 1449, secrétaire de la ville d'Esslingen et en 1469 chancelier du comte Ulrich V de Wurtemberg. Au XIXe s., on peut citer l'appel de D.-F. Strauss à la chaire de dogmatique de l'université de Zurich et sa prompte révocation, les séjours en Suisse de Georg Herwegh, de Stuttgart, qui devint bourgeois de Liestal, où il est enterré, et les professorats à l'École polytechnique fédérale de Joh. Scherr. de Hohenrechberg 1860-1886; de Friedr.-Theodor Vischer 1855-1866.
Bibliographie (outre les ouvrages généraux d'histoire suisse). AS I. — P. Fr. Stâlin : Gesch. Wiirttembergs (jusqu'en 1496). — Eug. Schneider : Wûrttemberg Geschichte. — Paul Schweizer : Gesch. dei schweiz. Neutralitàt. — Propst : Die Beziehungen der schweiz. Eidgenossenschafi zum deutschen lutrin- 1486-1499, dans An h. SG XV. — B. Kugler: Ulrich Herzog zu Wirtemberg. — 11. Ulmann : FûnfJahre wiirttemb. Gesch. 1515- 1519. — W. Kôhler : Zum Religions gesprdch von Marburg, dans Festgabe fiir Gerold Meyer von Knonau. — O. Elben : Die Staatsvertnigc 11 iirttembergs mit nichtdeutschen Staaten dans Vôlkerrechtsfragen (éd. par Pohl et Wenzel, cahier 15). [Ed. Heyck.]
WÙRTENBERGER, GUSTAV - ERNST, * 1868 à Steisslingen (Bade), artiste peintre, étudia à Munich et à Florence sous Arnold Bôcklin ; s'établit à Zurich en 1902, portraitiste et graveur sur bois ; on trouve de ses œuvres dans la plupart des musées suisses. — SKL.
— Schweiz. Heimkalender 1922. — Deutsche Kunst u. Dekoration, sept. 1916. [P.-L. G.]
WURTH. Famille éteinte de Maienfeld (Grisons). - Tiieophil, de Lùtisburg, * 5 déc. 1875 à Davos, maître d'école à Wilchingen et Schaffhouse, Dr phil., travailla à partir de 1905 pour le gouvernement hollandais à la station botanique d'essais de Salatiga à Java, directeur de l'institut bol a m que de Malang à .lava 1908. f 10 nov. 1922. — Freie Râtier 1922, n» 275. — K. Schulthess : Siiim mtafel der Fam. Il iirth v. Liechtenstein u. Stamm- Imih der Fam. Schulthess-Wûrth v. Zurich. [L. J.]
WÛRTH, Hermann, sculpteur, * 1880 à Bâle, à llongg depuis 1915, auteur de la fontaine du cloître du Fraumùnster de Zurich, de travaux à l'hôtel de Aille d'Œtenbach, des bustes de Gottfried Relier, de Fritz Kreisler, le violoniste. — SKL. [C. Ro.]
WÙRTZ, Feux. Voir Wirz (C. Zurich, c)).
WÙRZ, Friedrich, inspecteur des missions à Bâle. de Calw (Wurtemberg), 17 févr. 1865 - 4 juin L926, Dr theol. Il travailla surtout à développer dans nopays l'intérêt pour les missions; rédacteur de Evangelische Missionsrnagazin ; auteur de plusieurs mémoires missionnaires. — Schweiz. Pfarrkalender 1927.
— Der Evangelische Heidenbote 1926. — Voir aussi Wirz.. [C. Ro.[
WÙRZBRUNNEIM. Voir Rœthenbach, puis A.
.lahn.: Kt. Bern, p. î 'i I .
WÙRZER (Wûrtzer). Vieille famille appenzelloise répandue surtout dans les Rhodes-Extérieures. Elle est mentionnée la première fois en 1473 ; le nom dérive du lieu-dit Wùrzen. — Bartholome, de Hundwil. 1815-1879, juge cantonal 1859-1864 : s'est acquis demérites dans les domaines de l'école et de l'assistance.
— AU. — Appenzell. Monatsblatt 1840. — Koller und Signer : Appenzell. Geschlechterbuch. [A. M.]
WUSCHER (Wischer). Famille de Thayngen. qui acquit la bourgeoisie de Schaffhouse en 1536- 15 'tl : des rameaux sont devenus bourgeois de Unterhallau au XIXe s. et de Zurich en 1881. Armoiries : d'azur à uni hache au naturel senestrée d'une demi-roue de moulin d'or. — 1. Hans, député dans les bailliages tessinois 1607 et 1609. bailli de Schleitheim et Beggingen 1608. t 2 déc. 1025. — 2. Hans-Georg, arrière-petit-fils du n° 1, 6 juil. 1679 - 23 janv. 1741, bailli de Beringi
I lemmenlhal 1737. — 3. NlKOLAUS, arrière-pet it-tiU
WTST
WYDLER
du ii° I. 3 janv. 1686- 19 mars 1751, directeur des constructions 1722, trésorier 1725. vire-bourgmest i ■,■ 1730, bourgmestre 1736-1750 : député à la Diète à j-ln-
sieurs reprises.
Heinrich Wûscher-Becehi
en 1920. D'après un dessin
d'Arnold Œchslin.
J.-K. Trippel : Chnmik. - Th. Pestalozzi-Ku1 ter : K ultui gesi h. von Schaffhausen III. — St. Joh.-J ikob,20 mai 1826 - 20 nov. 1882. peintre décorateur, décora de nombreux édifices, entre autres I'Imthurneum. — SKL. — 5. Heinricli-Peter-Ferdiii. nul. lils du n" 4, appelé dans la suite Knriro Wùsrher-Becchi. 6 mai 1855- 2 sept. 1932, peintre e1 archéologue, vécul de 1883 à 1916 en [talie (élève de Bôcklin à Florence). S'adonna à Rome à l'archéologie e1 à la littérature ; publia Ualisehe Stàdtesagen el livra, à litre de dessinateur et de collaborateur ù l'Institut allemand d'archéologie, des rapports à des journaux é1 1 .i agers. Plus tard il adressa de oombreux articles illustrés à des revues italiennes sur les fouilles importantes consacrées à l'art bysantin. 11 lit des copies de peintures mises au jour et de tableaux anciens. Le p. M"' Léon XIII le lit entrer dans 1". Lcad< mia pontificia Uomana di areheologia. Dans son pays, il découvrit et restaura les fresques médiévales de la chapelle Notre-Dame de Stein am Rhein. Auteur d'une monographie sur le couvent d'Allerheilij en qu'il proposa de transformer en musée ; d'un Cicérone et d'une série de petits travaux historiques. Collaborateur au DHBS. - S KL. — Catal. de la Bibl. de Schaffhouse. — LL. - Reg. gén. de Schaffhouse. — C. Màgis : Schaffh. Schriftstelleri—Schaffh.Wappenbûcher 1819 et 1852. [Stiefel.] WÙST. Famille. Voir WûEST et Weber (C. Glaris). WÙSTINER. Voir WlESTINER. WUTHIER (Wuithier). Famille neuchâteloise, originaire de Coffrane où elle est mentionnée en 1400 déjà sous la forme Voutier. dérivée de Vauthier. Une branche es1 devenue bourgeoise de Neuchâtel en 1833. Ce h'esl guère qu'au XIXe s. que le nom s'est écril avec un W. - I. Jules, de La Chaux-de-Fonds. * 1" oct. 1838 aux Planchettes, t -3 février 1878 à Neuchâtel, pasl eui . professeur au collège latin de Neuchâtel 1862-1878, directeur des écoles municipales 1877-1878. — Livre d'or de Utiles-Lettres de. Neuchâtel. — Mess. boit, de Neuch. 1879. — 2. Charles, * 1872, instituteur, rédacteur du \<iti Itàtelois et député au Grand Conseil dès 1912. président de ce corps 1922. [L. M.]
WÙTHRICH ou WUTERICH. Familles du canton de Berne, qui, aujourd'hui, sont bourgeoises de Trub, Eggiwil, Thunstetten, Hàutlingen et Langnau (Wûtrich ). Le lieu d'origine primitif est Trub, où les Wùthrich comptent parmi les plus anciennes familles. Au moyen âge le nom s'écrivait parfois Uterich, ce qui a donné lieu à la tradition non fondée qui fait venir les Wùthrich de Utrecht en Hollande ; on ne peut pas admettre non plus quele nom dériverai! d'un sobriquet. Un rameau de la famille de Trub devint bourgeois de Berne en 1906. Armoiries : coupé, au 1 de gueules à un homme issant, vêtu de ..., coiffé d'un casque, tenant de la dextre une (lèche, de la senestre une massue, une épée posée en fasce sur les épaules ; au 2, d'azur à une hache d'arme et une massue passées en sautoir. — Emma Wùterich- M lirait, * 4 oct. 1860 à Berne, auteur d'un grand nombre d'ouvrages en dialecte pour la jeunesse, t fin oct. 1931 à Hyères (France). -- \ZZ 1931. n" 20So. — DSC. l'u.liltl,. rnii Srhtri't-cr Frauen, 1928, p. 48. — [H. Tr.] — Charles, * 21 juin 1875 à Bex, peintre décorateur,
de sujets religieux el de vues alpestres. — Voir PS 1920. [M. R.]
WYBERT (VlPPERT, Wibert). Famille bàloise de teinturiers en soie el de commerçants, qui descend du ivIiilmi' Ji \\ Vippert, de la Tai-cniai-e, marchand de laine à Markirch vers 1570. Son fils — 1. Hans-Franz Wibert, t 1629, marchand de soie e1 teinturier, acquit en 1628 la bourgeoisie de Bàle Ses lils : — 2. Hans- Franz, f vers 1643, — 3. Jakob, assassiné en 1634 au retour de la foire de Noël de Strasbourg et — 4. Johan- \i s. t vers 1635, fondèrent la maison Vipert-Tribonnet, commerce de soierie, possédant, une teinturerie montée sur un grand pied, qui fut, au début, souvent en conflit avec la corporation des teinturiers. — 5. Emanuel. 1807- 1884, Dr nieil . médecin à Hôllstein et Reigoldswil, médecin du district supérieur de Bâle- Campagne, à Bâle depuis 1833 ; médecin de la garnison de la ville 1834- 1856, médecin de brigade durant l'occupation des frontières en 1848 et 1849, co-fondateur de la caisse médicale >\i^ veuves, des orphelins e1 des invalides: premier fabricant îles pastilles Wyberl contre les affections de la gorge (1846). Armoiries : d'azur à une sirène issant de la mer, tenanl dans les mains ses deux extrémités. — Voir M. Lutz : Bùrgerbuch. — T. Geering : Handel und Industrie der Stadl Basel. — U\B. — Basler Nachrichten 1884, n° 72. [Adr. Stùckelbeiic]
WYDEN. Château. Voir WlDEN.
WYDEIM. Vieille famille de Niederwald, Fiesch, Couches ei Belwald (Valais). — Johann, de Niederwald, major de Conches 1648. -- Lauber : Wall. Landeschronik 1926, n" 3. [n. I.]
WYDER. Familles de Vaud et de Zurich.
A. Canton de Vaud. — Frédéric, t 1832, contrôleur des postes vaudoises, à Lausanne, botaniste et amphibiologue, l'un des fondateurs, en 1815, de la Société \ a udoise des sciences naturelles. — PS 1919. [M. R.]
B. Canton de Zurich. I. Vieille famille d'Erlenbai h, déjà citée en 1286 et 1331 ; elle tire son nom du lieu-dit Widen sur la rive du lac. — l'Z. — Gfr. 45, p. 98. — [j. Fuick.] — IL Famille éteinte de Zurich. — Heinrich, prévôt de corporation 1356-1393, fut déposé, capitaine de la petite ville 1372, juge 1383, trésorier 1387, du Conseil secret 1377-1385. — LL. — Zùrcher Stadtbûcher I, II. — W. Frey : Beitr. zur Finanzgesch. Zilrichsim Mitlelalter, annexe 12. — F. Hegi : Zunft zur Schmiden, p. 98, 367. — III. De nombreux Wyder furent reçus bourgeois en 1893 par suite de l'incorporation d'Oberstrass à Zurich. — Theodor, 3 déc. 1853 - 10 avril 1926, f à Schaffhouse, professeur de gynécologie à Zurich 1888-1920, directeur de la clinique des femmes, agrandie sou-, sa direction, enfin professeur honoraire. — DSC. — NZZ 1926, n" 606. — Landbote 1926, n" 89. - VSNG 1927. -- Rektoratsreden Zurich 1919-1921 et 1926-1927. — IV. l'a mille de Winterthour composée surtout d'artisans, citée depuis 1450 environ, éteinte en 1718. — A. Kiienzli : Bùrgerbuch Winterthur. [E. d.]
WYDLER. Familles d'Argovie et de Zurich.
A. Canton d'Argovie. Famille d'Aarau, qui devint bourgeoise au milieu du XVIe s. avec Marx, de Zurich. Armoiries : coupé de gueules et d'argent à un lion coupé d'or et de gueules. La famille a donné, entre autres, des ecclésiastiques et des pharmaciens. — Joh.- I.i nu iir. 1732-1792, avoyer d'Aarau 1785. — Ferdinand. 1792-1854, pharmacien, juge de district, publia Leben und Briefwechsel von Alb. Rengger. — LLH. — E.-F. von Miilinen : Prodromus. — W. Merz : Wappen but h iarau [H. Tr.]
B. Canton de Zurich. I. Famille d'Albisrieden, où elle est mentionnée depuis 1475 et posséda longtemps le moulin du village. Le nom dérive de celui d'un champ.
— II. Famille d'Ottenbach et Obfelden, où elle est mentionnée à partir de 1569 et ou elle possédait alors le moulin de Rickenbach (Ottenbach). Elle étail sans doute originaire d'Albisrieden. — [J. Frick.] — III. Ancienne famille de Zurich. Armoiries : I. d'argent à un lion coupé d'or et de gueules; II. d'argent à un saule de
WYL
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sinople terrassé <lu même, accosté à dextre d'un soc de charrue d'argent, à senestre d'un fer de hallebarde posé en Fasce d'argent {Wappenbuch D. Meyer, 1605, p. 25, 26). — 1. Marx, de Rapperswil, bourgeois de Zurich 1527, renonça à la bourgeoisie en 1557 et s'établit à Varau. \\ . Merz : Wappenbuch lunm. — ■'. Marcus, 1545-1613, pasteur à Weiach 1568, puis à (lais, à Kibourg 1572, à Dietikon 1583, à Kilchberg 1592, continua, avec le professeur Casp. Waser, la chronique de Joh. Stumpf jusqu'en 1606. — LLH. — K. Wirz : Etat.
— 3. Jacob, cordonnier, de Friesenberg, bourgeois de Zurich 1577, du Grand Conseil 1596. f 1611 de la. peste.
— 4. Lux, fds du n" 2, pasteur à Balgach (Saint-Gall) 1602, à Tâgerfelden 1605 ; il dut fuir de cette localité, il .i ni soupçonné d'avoir enlevé l'aul el de l'église (Wirz : Etat) : pasteur à Weiach 1609. En 1618, il poignarda sa femme dans un accès de fureur e1 s'enfuit du pays. —
5. Heinrich, d'Albisrieden, 24 avril 1800 - 6 déc. 1883, botaniste, maître de sciences naturelles à l'institut d'éducation de Chr. Lippe, de Brunswick, établi au château de Lenzbourg ; partit en 1827 pour l'Amérique du Sud en exploration botanique. Adjoint du directeur du jardin botanique de Saint-Pétersbourg 1828, conservateur de la collection Candolle à Genève 1830-1834, Dr h. c. de l'uni ve [si I é de Bâle, puis maître à l'école réale de Berne et professeur de botanique à l'université nouvellement fondée de cette ville, en même temps, maître au gymnase cantonal ; se retira en 1875 à Gernsbach. Ses ouvrages sont presque exclusivement consacrés à la morphologie végétale et ont été publiés dans Flora, dans la Botanische Zeitung et dans Mitteilungen der bernischen naturf. Gesellschaft. — Voir ADB. -- VSNG 67. -
6. Albert, * 16 juin 1859. s'est distingué comme compositeur et musicien, ainsi que — 7. JACQUES, * 13 mars 1865. -- Voir E. Refardt : Musikerlexikon. -- DSC 1931'. — W. Merz: Stammtafel der Wydler von Affoltern am Albis. [E. Studer.]
WYL, von. Famille d'artisans de Zurich, éteinte en 1795 ; citée depuis 1357 avec Johannes, meunier, dans le premier registre d'impôts de la ville. Armoiries: d'azur à la croix pattée d'argenl accompagnée d'un croissant d'or en chef et en pointe (Armoriai K. Meyer, 1674). — Uli, acquit en 1453 la boulangerie de l'abbesse. — Johannks. prévu I de la corporation des boulangers 1455-1489, bailli de Wipkingen 1455. d'Altstetten 1457-1463, de Rumlang 1465. de Hottingen 1467- 1487, de Scbwamendingen 1473, déposé lors des troubles de Waldmann ; rentra plus tard de nouveau au Grand Conseil. — Dursteler St. — LL. — Sal. Vôgelin : Das alte Zurich I. — J.-J. Strickler : Reformationsakten. — Voir aussi Wil, VON. [il. Hess.]
WYLA. Voir WlLA.
WYLE, NlKLAUS von. Voir Wil, VON.
WYLER. Familles des cantons de Bâle, Berne. Thurgovie et Zurich.
A. Canton de Bâle. Famille originaire d'Ober- Endingen (Argovie), bourgeoise de Bâle 1889. — Julius, * 1891, Dr phil., auteur de nombreuses publications statistiques; statisticien fédéral à Berne. — DSC. [C. Ro.]
B. Canton de Berne. Famille de Berne, citée dès la fin du XIVe s., fut plusieurs fois représentée au Conseil des Deux-Cent s au XVe s. : éteinte vers la fin du XVIe s. Armoiries : d'azur à deux fasces d'or. — JOHANNES, bailli de Trachselwald 1464, intendant des bâtiments 1474. + 1475. — Kaspar, châtelain de Zweisimmen 1494, du l'élit Conseil 1499, banneret 1499. 1507, 1513 ; prit part à la bataille de Dornach 1499, à la campagne de Dijon 1513. chef de 4000 mercenaires dans le Milanais 1511. Figure dans la Danse des morts de Manuel. fl520.
— LL. '— Gr. — AHVB II. p. 397. — Wappenbuch Bern 1932. [H. Tr.]
C. Canton de Thurgovie. Famille originaire de Tâgerw ilen, dont une branche s'est fixée à Genève m milieu du XIXe s. Elle a donné : — THÉODORE, * 1890, professeur de langue et littérature françaises à l'école cantonale de commerce de Bellinzone e1 auteur dramatique. A fait jouer entre autres : Pestalozzi et
Vénus tout entière. [L. Chazai.]
D. Canton de Zurich. I. Famille de Rickenbach, où
elle est déjà établie en 15i"r. fixée plus tard à Dinhard.
- [J. Frick.] — Heinrich, de Rickenbach, 2 janv. 1864-25 avril 1916, bourgeois de Winterthour 1879, ingénieur en chef à Elberfeld. — II. Famille éteinte de Zurich. — Heinrich, t 1352 à la bataille de Ta I wil.
- I "/. — LL. — Art. W filer. [E. d.] W Y MANN (WlMANN, WlNMANN). Familles des cantons de Berne et Unterwald.
A. Canton de Berne. I. Famille de Berne, citée depuis 1446, éteinte au commencemenl du XXIIe s. ; fut représentée à plusieurs reprises au Conseil des Deux- Cents, aux XVe et XVIe s. Armoiries : d'azur à une échelle d'or à deux échelons. Johannes accompagna en 1520 le chanoine Heinrich Wôlfli à Jérusalem. — I. KONRAD, curé de Spiez dès 1490, joua un certain rôle dans le procès Jetzer comme accusateur : se rendit à Rome de 1508 à 1509 avec la mission d'obtenir la condamnation définitive des 't dominicains, t I.ViT. - SBB 1. — AHVB XI. — LL. — QSG 22, p. 633. — A. Bùchi : Schiners Korrespondenz. — 2. Peter, bailli de Laupen 1518. t 1523. — 3. Peter, bailli du val Maggia 1578. t 1588. — LL. — Gr. — Wappenbuch d<. i Stadt Bern 1932 [H. Tr.]
II. Familles de Sumiswald et de Lutzelfliih connue. depuis le XVIe s. Armoiries : d'azur à une virole d'oi accompagnée en chef d'une fasce d'or chargée de trois roses de gueules. — KARL-Christian Wymann-Mori, * 1er févr. 1836 à Lutzellluh. t l'D avr. 1898 à Ciarens. maître de dessin au séminaire du Muristalden ainsi qu'à l'ecnle Lerber et à la nouvelle école des tille- à Berne 1861-1867; peintre de portraits et de paysages.
- SKL. — Emil, de Sumiswald. * 23 nov. 1891, inspecteur scolaire à Langental, s'occupa de questions de prévoyance de la jeunesse. Auteur entre autres de : Beitrâge zum Geschichtsunterricht in der Volksichule : Von der Erziehung der Jugend durch Elternhaus iiinl Schule einst und jetzt. [H. Tr.]
B. Canton d'Unterwald. I. Obwald. Membres de la corporation de RuggisGhwil, mentionnés de 1471 à environ 1500, plus tard communiers de la Schwendi, famille éteinte à la fin du XVIIIe s. Bourgeois de Sachseln depuis 1602.
II. Nidwald. La plus ancienne famille encore existante du pays, mentionnée à Beckenried en 1262. Armoiries : d'argent à un buste vêtu de gueules, posé de face, sans bras, à deux pampres mouvant à dextre et à senestre des oreilles, fruités d'azur (ou d'or), feuilles de deux feuilles de sinople. — 1.
Adalbert. * 17 janv. 1858, de Beckenried, président de la commune, pendant vingt ans conseiller d'État, f 10 févr. 1923. — 2. Adalbert, fils dun» 1,9 déc.
1878-25 oct. 1918, bénédictin d'Engelberu -oiis le nom de P. Paul, maître a l'ecnle conventuelle et dirigeant des chœurs. — 3. JOSEF, * 1 mai 1861, professeur à Romont. I uns maître secondaire à Beckenried. directeur de musique, député au Grand Conseil, président de commune.
- 4. Eduard, frère du n° 3, * 4 juin 1870, prêtre. Dr phil., historien, archiviste cantonal d'Uri depuis 1906, chapelain du château des nobles de Beroldingen, président de la Société d'histoire du canton d'Uri. Rédacteur del'Lfrner Neujahrsblatt depuis 1912, auteur de Schicksale des kath. Kultus in Zurich seil der Reformation : Gesch. der kath. Pfarrei in Zurich : Beziehungen des hl. Karl Hoir, ziir Schweiz, 1903 et 1910; Gesch. der schweiz. Freiplâtze in \4ailand;Das Schlachtjahrzeil von Uri, etc., ainsi que d'un grand nombre d'articles de revues sur l'histoire uranaise, tessinoise e1 milanaise: collaborateur au I>H1!S : chevalier du Saint-Sépulcre 1931. — Titlis- Grùsse 1918. — Neue Zûr. Nachrichten 11 juil. 1913. — Urner Wochenblalt 11 juil. 1931. [F. S.]
WYNEGG (WEINECK, voir aussi VON Winech) (C. Grisons, D. Unterlandquart, Cercle Maienfeld). Château en ruines entre Malans et Jenins, autrefois résidence d'une famille de ministériaux de l'évêque de Coire. Johann von Vaz reçut en 1284, de l'évêque, Wynegg en fief, que son peu W aller possédait déjà. Contraire-
WYNET
WYRSCH
menl aux dispositions du traité d'inféodation, il fortih.i le château, d'où résulta en 1299 un conflit avec l'évêque Siegfried. Après la mort de Johann von Vu/ (1300), Wynegg passa à son frère Donal (t 1338), puis au comte Frédéric V de Toggenbourg e1 en 1385 au neveu de ce dernier, Frédéric \ll de Toggenbourg. Lorsqu'il mourut, en L436, le fief fil retour à l'évêque (1437). Du temps de Stumpf, Wynegg était en ruine (1548) : c'esl dans cel étal que l'a connu Campell en 1570. Il est probable que c'esl Rudolf von Salis- Malans (t 1602), qui lii reconstruire Wynegg vers la lin du \\l s. Sa petite-fille, Elisabeth von Salis, l'apporta en mariage à Joh, Guler, de Davos, lequel, ainsi que ses descendants, pril le muni de Guler von Wynegg. Le château fui dévasté en 1 1 v : -1 1 par la soldatesque austroespagnole, mais les Guler le firent restaurer. Ils l'aban donnèrent au milieu du XYIll1' s. \\ \ neyy éiaii déjà en ruine en 17'.»:!. — KM 1932. [ v. M.]
WYNET (Winet). Famille bourgeoise d'Altendorf (Schwyz). Melchior et VNTON, du val d'Ossola, furenl reçus habitants en 1599 par la landsgemeinde de la Marche. Anton acquil en 1642 la bourgeoisie de la Marche. - lrmoiries : d'azur à une grappe de raisin d'or. — Johann - An ton, 1827- 1905, instituteur de 1850 à 1877, député au Grand Conseil 1878, conseiller d'Étal 1884, vice-landam-
inaiin 1886, landaininanii 1888-1889. — A. Dettling : Gesch. des Volksschulwesens 1849-1899 im Kanton Schwyz. — Bote der I rsch weiz 1905 n°