‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 184 sur 213 · ZELLER · texte numérisé non relu

ZELLER

d'Embrach. f 1606. Souche de toutes les branches actuelles de la famille, qui a donné, notamment au s., de nombreux théologiens de valeur. — ■ 5. eut une importance considérable en matière ecclésiastique au moment du rationalisme zuricois. — P. Wernle : Protestantismus. — ■ 6. Jakob-Christof, 1652- 1717, fondateur d'une teinturerie de soieries au Bierhaus, laquelle resta à ses descendants pendant plus de deux siècles. — AHS 1904, p. 66. — 7. Hein- RICH, arrière-petit-fils du n" 6, 1746- 1795, fonda avec son frère Rudolf (n» 8), en 1784, au Drahtschmiedli, une deuxième teinturerie Zeller, du Grand Conseil. — 8. Rudolf, frère du n° 7, 1758- 1832, dès 1797 propriétaire de la troisième teinturerie Zeller, au Stamp-

ZELLWEGER

Peter Zeller (n° 5).

D'après une gravure sur cuivre

de J.-J. Reutlinger.

i/m^uc £jcnri, au OLdllip

fenbach. — 9. Johannes, fds du n° 7, 1777-1866, propriétaire de la teinturerie du Bierhaus, député au Grand Conseil ; un des fondateurs de la société technique — ADB. — AHS 1904, p. 66. — 10. Christof, fds du n" 7, 1779-1841, propriétaire dès 1791 de la maison Hch.' Zeller à la Walche ; ouvrit en 1811 la première teinturerie en rouge turque de la Suisse. Une des douze cautions zuricoises pour la contribution imposée par la Diète à la ville de Bâle à la suite des troubles de 1833. Cofondateur de la fabrique de papier de la Sihl en 1836 — 11. Johann-Jakob, fils du n° 10, 1806-1879, copropriétaire de la teinturerie à la Walche. Après la disparition de celle-ci (1855), il s'occupa d'oeuvres d'utilité publique. Promoteur de la société pour la construction de maisons ouvrières 1861. Beau-père d'Adolf Guyer- Zeller. — 12. Johann-Heinrich, frère du n" 11, 1814- 1856, copropriétaire de la teinturerie à la Walche, colonel d'artillerie, chef d'arme de l'artillerie zuricoise - 13. C^cilie, 1800-1876, née von Elsner, épouse du pasteur Johannes Zeller, 1807-1839, à Stâfa, auteur de

poésies religieuses ADB. — Sur son époux voir Nbl.

U'aisenhaus 1842. — 14.

Heinrich Zeller- Werdmùller, fds du n° 12, 2 avril 1844-27 févr. 1903, négociant, éminent généalogiste et historien, Dr phil. h. c. de l'université de Zurich 1893 ; il prit une grande part à la fondation du Musée national, classa la collection d'armes et le médaillier de ce dernier, co - éditeur des Zùrcher Stadtbiicher. — Voir Zum Andenken... an H. Z.-W., 1903. — Liste de ses œuvres dans AS G 9, p. 180. — ZT 1905, p. 286. — Rapport du Musée national 1904. — AS G X, p. 161. — 15. Heinrich, fils du n° 14, 1874- 26 févr. 1920, Drjur., procureur général 1913, privat-docent de droit public et administratif à l'université de Zurich ; il a publié un commentaire du code pénal zuricois — ZT 1922. — NZZ 1920, n" 336, 352 382 — 16. Eugen, * 1849, arrière-petit-fils du n» 8, ingénieur en chef des corrections de rivières dans le canton *eo Zurich 1877-1923. — 17. Eugen, fds du „» 16, * 3 nov. 1889, artiste peintre. — SKL. — DSC 1932 — Une branche collatérale de la famille est établie à

Heinrich Zeller- Werdmuller.

D'après une lithographie

(Bibliothèque Nationale, Berne).

Stammheim depuis la fin du XVII* s., tout en conservant la bourgeoisie de Zurich. Elle a compté des sousbailhs et a fait don de vitraux armoriés à la salle de commune de Stammheim. — Voir en général A GS I — Dùrsteler G. — Tabelles généal. de Hofmeister, aux Archives de la ville de Zurich. — Esslinger : Promntuanum (mns.). rH Sch..H-]

ZELLWEGER. Vieille famille, particulièrement répandue dans les Rhodes-Extérieures d'Appenzell De toutes les familles appenzelloises, c'est celle qui a donné le plus de landammann ; elle a exercé une influence prépondérante sur le développement politique et intellectuel des Rhodes-Extérieures ; c'est à elle crue Trogen est en grande partie redevable de son importance et de ses monumentales maisons d'habitation et de commerce. C'est à Trogen que se rencontrèrent deux branches de la famille, dont les chefs avaient quitté les Rhodes-Intérieures pour des motifs religieux à l'époque de la Réformation ; l'une arrivait de Herisau-Teufen l'autre de Gais-Altstàtten. Le nom, qui apparaît pour là première fois dans un document de 1435, provient du heu-dit Zellweg = chemin de la cellule de l'abbé (Appenzell), qui se trouve aux environs de Gais (Klaus am Zellweg, dans un document du 14 juil. 1563). Armoiries du n° 2 : d'azur à une tente d'argent fourrée de sable frangée d'or, une balance d'or à l'intérieur, soutenue de trois coupeaux de sinople (variante). — 1. Hans, landammann d'Appenzell 1492, délégué par Appenzell comme ancien landammann à Zurich, Lucerne et Glaris au sujet de la situation du Rheintal 1494, entra en 1500 comme capitaine au service du duc Ludovic Sforza ■ avec deux autres Appenzellois, il fut inculpé de trahison à Novare, arrêté par le gouvernement d'Appenzell sur l'ordre de la Diète et soumis à la question. Il fut relâché moyennant caution. Dans l'acte du 12 avril 1492, il est encore désigné sous le nom de Hans Geppenstavner, dit Zellweger, plus tard, sous celui de Hans Zellweger, ancien ammann ou ammann Zellweger. — Joh.-Kasp. Zellweger : Urk. II, 2 Le

même : Gesch. II. — AS I. — 2. Konrad, d'Appenzell, 1569-1648, vint à Herisau avec son père, partisan de la Reformation ; il fut aubergiste et peintre verrier et devint capitaine de la commune. Dans la suite, il devint bourgeois de Teufen ; landammann en charge ou sortant de charge 1613-1642, député à la Diète 1613-1631, envoyé en mission aux Grisons et à Lindau 1621-1622' — J.-C. Schâfer : Materialien, 1810. — Joh.-H. Tobler ; Regenten- und Landesgesch. — LL. — 3. Johannes, de Trogen, 1589-1673, aubergiste et capitaine de la rhode intendant des bâtiments 1634-1639, trésorier 1639-1652' Son père, Konrad, s'était établi à Trogen en 1582, venant de Gais et après avoir séjourné plusieurs années à Altstâtten. Selon Joh.-K. Zellweger, il serait l'ancêtre de la branche aînée des Zellweger de Trogen — Joli -K Zellweger : Gesch. III, 2, p. 28. — LL. — 4. Johannes; de Teufen, établi à Trogen depuis 1646, fils du n° 2 1591-1664, intendant des bâtiments 1628-1642, député a la Diète 1631-1644, landammann 1642-1646, année où il dut résilier sa charge à la. suite d'une ordonnance sur les successions qu'il avait fait voter. — J.-C. Schâfer • Materialien, 1810. — Joh.-H. Tobler : Regentengesch. — 5. Bartholome, fils du n» 3, 1625-1681, député à la Diète 1674-1679. — LL. — AS I. — 6. Konrad, fils du n° 3, 1630-1705, fabricant de toile, trésorier 1668-1681 vice-landammann 1681-1697, fondateur du commerce de toiles de Trogen. — LL. — 7. Konrad, de Trogen fils du n" 4, 1631-1711, bailli du Rheintal 1680-1682, où sa bonne administration lui valut l'affection de la population, landammann en charge ou sortant de charge 1683-1697, député à la Diète 1683-1695. — Joh.-H. Tobler : Regentengesch. — J.-C. Schâfer : Materialien. 1810. — 8. Konrad, fils du n» 6, 1659-1749, fabricant de toile, trésorier 1704-1721, vice-landammann 1721- 1732, chef des « doux » avec le landammann Konrad Zellweger lors de l'affaire du Landhandel; en nov. 1732, il fut, malgré son âge avancé, menacé et injurié par les

ZELLWEGER

ZELLWEGER

partisans des « durs » à une séance du Conseil à Herisau. La landsgemeinde extraordinaire du 20 nov: 1732 le déposséda de sa charge avec les autres chefs des « doux »; en 1734, il fut exclu à vie des tribunaux et du Conseil et condamné à une forte amende. — LL. — LLH. — AJ 1917. — Aug. Eugster : Gem. Herisau, p. 110. — 9. Konrad, fils du n° 7, 1664-1741, vice-landammann 1702-1710, landammann en charge ou sortant de charge 1710-1732. En sa qualité de membre de la triple députation appenzelloise qui avait conclu en 1714 le traité de Rorschach, il fut particulièrement en butte aux attaques des « durs » lors du Landhandel ; à une séance du Conseil, à Herisau, il fut contraint, par les menaces des « durs », de déclarer publiquement que ce traité fut une erreur et à en demander pardon. Il fut dépossédé de sa charge par la landsgemeinde extraordinaire du 20 nov. 1732, qui fut très agitée. La landsgemeinde ordinaire de 1733 confirma cette déposition ; celle de 1734 l'exclut à vie, avec cinq autres chefs des « doux », de toutes charges honorifiques, malgré les services reconnus. ■ — LL. — LLH. — J.-C. Schàfer : Materialien, 1810.— J.-H. Tobler : Regentengesch. — AJ 1904, 1917. — RHS 1933.— 10. Laurenz, fils du n° 8, 2 août 1692- 14 mai 1764, Dr med.

de l'université de Leyde 1713. Après un court séjour en France, il s'établit à Trogen où il devint un médecin très couru et occupa en même temps les fonctions d'archiviste.

Ayant fait, par l'entremise de Hans Leu, secrétaire de la ville de Zurich, la connaissance de J.-J.

Bodmer, il adressa à ce dernier, en 1721 - 1722, deux contributions pour les Diskurse der Mahler et lui fit don, en 1723, de son exemplaire anglais du Paradis Perdu, de Milton, ce qui eut des conséquences importantes pour l'histoire littéraire de la Suisse allemande et de l'Allemagne. En sa qualité de major du pays, il fut mêlé en 1729-1732 au Landhandel ; avec son vieux père, il n'évita qu'avec peine de graves sévices lors de l'orageuse séance du Conseil à Herisau en 1732 ; ainsi que les autres chefs des « doux », il fut privé de sa charge par les trois landsgemeinde suivantes, frappé d'une forte amende et exclu à vie du Conseil et des tribunaux. Plein d'amertume, déçu des excès du pouvoir populaire, il écrivit, vers 1736, en français, langue qu'il employait généralement dans sa correspondance et dans ses ouvrages, un récit du Landhandel, avec une description du pays et du peuple d'Appenzell (mas., en partie imprimé dans AJ 1903) ; un peu plus tard, il écrivit encore : Gedanken iiber die Freyheit demokratischer Stànden (mns., en partie imprimé dans AJ 1904). Membre de la Société helvétique, il fut lié d'amitié avec de nombreux hommes remarquables de son temps, notamment J.-J. Breitinger, Salomon Gessner, J.-C. Hirzel, J.-J. Scheuchzer, le peintre J.-C. Fiissli de Zurich, le professeur J.-J. Laufer, de Berne, Isaac [selin, de Bâle ; de 1750 à 1758, il fut en relations avec Klopstock et Wieland, qui dans leur correspondance, sont pleins d'éloges pour « Philoclès », comme ils appellent entre eux Laurenz Zellweger ; son plus intime ami était Bodmer, avec lequel il entretint un important commerce épistolaire, de 1721 à 1764 ; cette correspondance est une source de grande valeur pour l'histoire d'Appenzell : elle est considérée comme une des plus instructives de l'histoire littéraire moderne de la Suisse allemande. Les lettres originales de Zellweger à Bodmer sont déposées à la Bibliothèque centrale de Zurich, les lettres à Laurenz Zellweger à la Bibliothèque cantonale de Trogen. — LLH. — J.-C. Hirzel : Denkmal, 1765. — J.-C. Schâfer : Materialien 1812. — ADB. —

Laurenz Zellweger (n° 10).

D'après un portrait à l'huile la Bibl. cant. de Trogen.

AJ 1907, 1917, 1924.— RHS 1930. — iVZZ, 15 janv. 1933. — 11. Johannes, fils du n° 8, 1695-1774, fabricant de toile, entretint de vastes relations d'affaires avec Lyon, où il habita généralement jusqu'en 1740 ; Landeshauptmann 1744, banneret 1745, landammann 1746 ; il fut dépossédé de ses charges par la tumultueuse landsgemeinde de 1747, qui rappela le temps du Landhandel, député à la Diète 1746. — J.-H. Tobler : Regentengesch. — AS I. — 12. Jakob, fils du n° 11, commerçant, possesseur de très importantes entreprises à Lyon et Gênes. Son mariage avec la fille du landammann AdrianWetter, de Herisau, contribua à l'apaisement du pays, en mettant un terme à la rivalité des familles Zellweger, de Trogen, et Wetter, de Herisau. Trésorier 1781, vicelandammann 1782, landammann en charge ou sortant de charge 1794-1797 ; il démissionna en 1797, fut élu à nouveau en 1799 lors du rétablissement de la constitution cantonale ; réélu en 1802, il demanda à être relevé de sa charge en raison de son grand âge. Député à la Diète 1794-1796, membre du Sénat helvétique 1801 ; fondateur de la maison des indigents de Trogen et constructeur de la cure actuelle, qui contient une riche décoration intérieure et qui, achetée en 1825 par un membre de la famille Honnerlag, fut donnée à la commune. — J.-H. Tobler : Regentengesch. — G. Rùsch : Kt. Appenzell, p. 233. — AJ 1909. — 13. JOHANNES, fils du n° 11, 1730-1802, propriétaire avec son frère (n° 12) et plus tard avec ses fils, d'une des plus grandes maisons de commerce de Suisse, avec succursales à Lyon, Gênes et en d'autres villes. Porte-bannière 1766- 1767, auteur de plusieurs ouvrages populaires, président de la Société helvétique 1776. Ami de l'Autriche, il s'enfuit avec sa famille à Bregenz au printemps de 1798, et y demeura un an. A son retour en Suisse, il fut inculpé de trahison par les Fiançais et emprisonné à Bâle où, son innocence reconnue, il fut mis en liberté. Il était l'homme le plus riche du pavs. — Appenzell. Monatsblatt 1839. — AJ 1909, p. 55 ; 1910, p. 12. — 14. Johann- Kaspar, fils du n° 13, 4 mars 1768 - 31 janv. 1855, commerçant, philanthrope et historien ; avec Titus Tobler, la personnalité la plus éminente du canton d'Appenzell dans le domaine intellectuel. Il se distingua par son activité et ses initiatives dans tous les domaines de l'utilité publique, aussi bien que dans les lettres et les arts, soit par les œuvres qu'il produisit luimême, soit par celles qu'il suscita. En 1799, il rentra de Gênes à Trogen el rendit à son pays d'importants services, au péril de sa vie parfois, pendant l'occupation des troupes étrangères. Sa santé l'obligea à se retirer de plus en plus des affaires. Il adressa de nombreux articles de politique sociale aux Appenzell.

Monatsbldlter et à d'autres périodiques ; il consacra des sommes importantes à la fondation d'établissements d'instruction et d'utilité publique, à la création de sociétés de bienfaisance. Fondateur de l'école cantonale de Trogen 182 l, de L'établissement d'instruction pour enfants pauvres 1824, de la Caisse d'épargne de Trogen, encouragea la construction de la route de Trogen à Altstàtten, fondateur de la Société industrielle et patriotique, co-fondateur de la Société appenzelloise d'utilité publique et président de la Société suisse d'utilité publique, etc. Ami de Fellenberg, de Hofwil, dont il s'inspira. A l'âge de cinquante ans, il acquit encore, avec une rare énergie, les connaissances indispensables à l'historien et consacra vingt ans à écrire sa Gesch. des appenzellischen Volkes (allant jusqu'au partage du pays en 1597, 3 vol. 1830-1840) : il publia, sous le titre de Urkunden, les sources de son

Johann-Kaspar Zellweger

In" 14).

D'après une lithographie.

ZELLWEGER

ZELTNER

Jakob Zellweger (n° 15).

D'après un portrait à l'huile.

ouvrage ('■'> vol. 1831-1838), ainsi que de nombreux articles dans des périodiques (Schweizer. Geschichtsforscher ; ASC, A, etc.)- Fondateur et premier président de la Société générale suisse d'histoire 1840, Dr phil. h. c. de l'université de Berne 1844 (désigné parfois à tort comme Dr med.), membre honoraire de nombreuses sociétés cantonales. De son dernier ouvrage : Gesch. der diplomatischen Verhàltnisse der Schweiz mit Frankreich 1698- 1784, (iiu devait être en trois volumes, seul le premier, embrassant la période de 1698 à 1716, a paru (1848- 1849), Zellweger ayant été empêché par l'âge et la maladie de mettre au point les matériaux qu'il avait

déjà réunis pour les deux derniers volumes. Sa correspondance avec l'élite intellectuelle de la Suisse et des étrangers éminents (Wessenberg, Lassberg, Jakob Grimm) comprend plus de 5000 lettres, déposées à la Bibliothèque cantonale de Trogen. — AJ 1855. — JSG 1891.

- ADB. -- 15. Jakob, fils dun° 13, 25déc. 1770- 3 avril 1821, commerçant, député du canton du Sàntis à la Diète 1801, landamniann en remplacement de son oncle (n° 12), 30 août 1802. Il s'opposa au gouvernement helvétique, avec le laudammann Reding, de Schwyz, et d'autres chefs politiques de la Suisse primitive, et fut emprisonné sur l'ordre de Bonaparte à la forteresse d'Aarbourg du 12 nov. 1802 au 13 févr. 1803, avec le trésorier Hirzel, de Zurich, le landammann Wyrsch, d'Unterwald, et Reding. Après l'adoption de l'Acte de médiation, il fut alternativement landammann en charge et sortant de charge 1803-1818. Il fut alors dépossédé de sa charge pour avoir entrepris, sans consulter la landsgemeinde, une révision du recueil des lois et coutumes du pays, décidée par le Conseil. Député au couronnement de Napoléon en 1804, à la Diète 1804- 1816, membre de diverses missions diplomatiques, protecteur de la reine Hortense, il fit construire une magnifique maison, de caractère monumental, sur la place de la landsgemeinde, où il se plaisait à recevoir, avec des honneurs militaires, des hôtes de marque, notamment le comte Capo d'Istria, en 1814.

Cette maison fut achetée en 1841 par le canton d'Appenzell et sert actuellement d'hôtel du gouvernement. — Joh.-B.

Sleinmùller : Zur Erinnerung an Landammann J. Zellweger, 1821. — MVG XXIII. — Nbl.

Stadtbibl. Zurich 1908 et 1909. — AJ 1863, 1910- 1912. - - JSG 1891. — ADB. — AS II. — Bûrgerhaus III. — 16. Johann-Konrad, de Trogen, 1801-1883, fut élevé à Hofvvil et préparé à l'enseignement sous le patronage de Joh.-Kasp. Zellweger ; instituteur et directeur de l'orphelinat de Trogen 1824-1851, directeur du séminaire de Gais 1852-1864, puis directeur de sa propre maison d'éducation jusqu'en 1872. Auteur de : Die schweizer. Armenschulen nach Feltenberg'schen Grundsàtzen, 1845 ; Der Kl. Appenzell, sein Land, Voile und Gesch., 1867. Rédacteur des procès-verbaux

Johann- Konrad Zellweger (n° 16). D'après une lithographie

de Bufî (Bibliothèque Nationale, Berne).

Jakob Zellweger (n° 18).

D'après une lithographie de

J.-C. Scheuchzer

(Bibliothèque Nationale, Berne).

( Verhandlungen) de la Société appenzelloise d'utilité publique 1833-1852, dont il. fut co-fondateur et président. — AJ 1883, 1904. — ASG IV, p. 214. — 17. Johann-Ulrich, fils du n» 15, 1804-1871, commerçant et associé d'une maison de commerce à la Havane 1831-1845, propriétaire d'une banque à Paris 1848-1858, puis banquier à Bâle, domicilié ensuite à Trogen où il fit de nombreuses donations, créa des institutions d'utilité publique et les entretint à ses frais, notamment une école professionnelle et réale pour jeunes filles, des écoles enfantines, etc. ; il contribua généreusement à la construction de la maison des indigents et de l'hôpital du district ; en 1862, il fonda VAppenzeller Sonntagsblatt. — AJ 1863. — NZZ 1871, n» 67. — 18.

Jakob, fils du n° 15, 1805-1873, Dr med., oculiste et chirurgien de marque, vice - landammann 1833-1839, landammann en charge ou sortant de charge 1839-1848, président du tribunal cantonal 1859- 1872, député à la Diète 1839 - 1847, adversaire des jésuites. — AJ 1873, 1877. — KSA 13, p. 544. — 19. Johann- Georg, petit-fils du n° 14, 1835-1869, médecin à Trogen, puis à Speicher, député au Grand Conseil 1861-1864, juge cantonal 1864-1869, membre de nombreuses commissions. — AJ 1870. — 20. Johannes, de Herisau, * 1856, commerçant, député au Grand Conseil 1891- 1903, conseiller d'État 1903-1909. — Voir AU. - J.-Kasp. Zellweger : Gesch. — Le même : Urk. — Gabr. Walser : Chronik. — J.-H. Tobler : Regenten- u. Landesgesch. mit « Regierungs Etat » d. Kts. Appenzell A. Rh. 1597-1797. -- Gabr. Rùsch : Kt. Appenzell. Koller et Signer : Appenzell. Geschlechterbuch. [A. M.]

A un rameau fixé à Bâle appartient — Otto, 1858- 1933, fils du n° 17, pasteur de Reute (Appenzell Rh.- Ext.) 1881-1886, de Heiden 1886-1894, directeur de la rédaction de VAllgemeine Schweizer Zeitung, à Bâle 1894- 1902, et des Basler Nachrichten 1902-1925 ; de VAppenzeller Sonnlagsblatt 1884-1932 ; député au Grand Conseil de Bâle dès 1914. — Basler Nachrichten 1933, nos 45 et 74. — A GS V. [C. Ro.]

ZELTNER. Diverses familles éteintes d'Altbùrger de Soleure. — I. Urs, du Gâu, devint bourgeois en 1509. Armoiries : de gueules à une tente ouverte d'argent accompagnée de trois trèfles de sinople, celui de la pointe mouvant de trois coupeaux du même. — 1. Wolfgang, bailli de Tierstein 1542-1554. — 2. Hans, frère du n° 1, * 1511, bailli du Lebern 1560-1568. — 3. Johann- Jakob, organiste à Romont 1577. prêtre e1 organiste à Rheinfelden 1580, chantre à Soleure 1581, chanoine 1586, prévôt 1599. f 1623. — II. Christian, de Niederbuchsiten, devint bourgeois en 1561. Armoiries: de gueules à la tente ouverte d'argent accompagnée de trois trèfles du même, celui de la pointe mouvant de 3 coupeaux de sinople. — 1. Johann-Peter, 1657-1733, secrétaire du Conseil 1690, avoyer d'Olten 1709. — 2. Franz-Viktor, prêtre 1696, à Ifental 1698, vicaire de Flumental 1698, de Kriegstetten 1711, prévôt de Schônenwerd 1729. f 1731. — 3. Franz-Xaver, 1695- 1775, curé de Kriegstetten 1729, sextaire du chapitre de Willisau 1731, Dr theol. ; protonotaire apostolique, sous-diacre. — 4. Franz-Peter, fils du n" 1, 1700- 1770, bailli de Flumental 1748, Thùringenvogt 1751, bailli de Buchegg 1736, de Kriegstetten 1758. -- 5. Franz-Xaver-Josef-Anton, fils du n° 4, 1734-1801,

ZEM ANGEN

ZENETTINI

bailli de Gôsgen 1776, Jungrat 1777, bourgmestre 1781, bailli du Lebern 1783, Altrat 1784, bailli de Flumental 1789, maître monnayeur ; député à la Diète 1792, intendant des bâtiments 1794. — 6. Franz-Peter-Alois, fils du n° 4, 1736-1801, secrétaire de la ville 1777, maître monnayeur, administrateur de la caisse du sel. — 7. Urs-Peter-Josef-Ludwig, 1765-1830, vice-bourgmestre 1798, chargé d'affaires helvétique à Paris 1798- 1802, officier de la garde en France 1822. — 8. Urs- Xaver-Anton-Josef, frère du n° 7, 1764-1834, bailli de Lugano 1793, membre du gouvernement provisoire, sénateur helvétique, administrateur de district, lieutenant en France 1781, commandant de l'artillerie à Soleure 1792. — Voir en général LL. — LLH. — P. Wirz : Bûrgergeschlechter, mns. — Alex. Schmid : Kirchensàtze. — G. v. Vivis : Bestallungsbuch, aux Arch. d'État Soleure. — [f v. V.] — III. Vieille famille de Niederbuchsiten. ■ — Adam, * 2 août 1605, prit part à l'affaire de la Clus 1632, sous-bailli d'Oberbechburg 1642, porte-parole des paysans en 1653, délégué aux landsgemeinde de Sumiswald et Huttwil ; fut livré au tribunal fédéral de guerre à Zofîngue après la défaite des paysans soleurois, condamné à mort et décapité le 2 juil. 1653. — F. v. Arx : Untervogt A. Zeltner. — Josef Joachim : A. Zeltner, drame. [H. Tr.]

ZEM ANGEN. Voir ANGEN, ZEM.

ZEMP. Familles de l'Entlebuch depuis 1456. — ■ 1. Klaus, secrétaire du bailliage à Schùpfen 1548-1571.

— 2. Kaspar, administrateur deHochwald 1572, porte-bannière 1601. — 3. Niklaus, garde des sceaux de l'Entlebuch 1639. — 4. Hans-Jost,

* 1708, Landesliauptmann 1779, 1780. — 5. Jost- Johann -Bernhard,

* 1803, député au Grand Conseil 1831.,— Gfr. Reg.

— Arch. d'État Luceme.

- JSG XVIII -XX. —

6. Josef, fils du n° 5, d'Entlebuch,2sept. 1834- 8 déc. 1908, Dr jur., avocat à Entlebuch. député conservateur au Grand Conseil 1867-1891 et président 1871, 1875, 1885; préfet 1871-1873, juge criminel 1881 - 1882, député au Conseil des États 1871-1872, au Conseil national 1872-1877 et 1881-1891, président du Conseil national 1887 ; conseiller fédéral 11 déc. 1891 - 17 juin 1908, président de la Confédération en 1895 et en Ï902. Zemp fut le premier représentant du parti conservateur - catholique au Conseil fédéral. Il fut le champion du rachat des chemins de fer par la Confédération, et cette étatisation a été son œuvre principale. Il avait comme armoiries : d'azur à une fleur de lys d'or accompagnée en chef de deux étoiles du même et en pointe de trois coupeaux de sinople. — .1. YViniger :

Bundesrat Dr. Zemp, 1910. — Gfr.

64, p. XVII. — 7. Josef, * 17 juin 1869 à Wolhusen, Dr phil., assistant au Musée national suisse 1894, professeur à l'université de Fribourg 1898, vice-directeur du Musée national 1904, professeur à l'École polylechnique fédérale cl à l'université de Zurich 1912. Membre de la commission du Musée national et de la commission fédérale des beaux-arts, restaurateur de monuments historiques. Auteur de Die Wallfahrtskirchen des Kts. Luzcrn ; Die schwciz. BU der citron iken u. ihre Architekturdarstellungen ; L'art de. la ville de Fri bourg au moyen âge ; Das Kloster St. Johann zu Munster ; Das Bestaurieren, elr. — DSC 1932. — Vaterland 1929, n° 140. — NZZ 1929, n» 1168. — 8. Josef, d'Entlebuch, chapelain de Hergisvvald 1909, auteur de

Josef Zemp.

D'après une lithographie.

Gesch. des Wallfahrtsortes Hergiswald, 1913 ; Geschichtliche u. kulturelle Erinnerungen aus dem alten Luzern, 1920. [p.-x. \v.]

ZENADA (Zenenda, ze ennet A). Vieille famille uranaise éteinte au XVIe s., établie à Silenen (mentionnée au XIVe s.), Schattdorf et Altdorf. HEINRICH zennent A représenta Schattdorf en 1474 au tribunal des XV. | vers 1508. — Johann, du Conseil, gouverneur du village d'Altdorf 1522-1524, de même que — ■ Jakob, 1526-1528. — F.-V. Schmid : Gesch. d. Freistaates Uri. — Gfr. 22, p. 254 ; 43, p. 120. — Hist. Nbl. v. Uri 1913, p. 74, 77 ; 1914, p. 43-60. — ZSK 1910,

p. 279. [F. GlSI.ER.]

ZENAGEL. Famille de Baar et de Zoug, éteinte probablement au XVIe s. — Johann, administrateur de l'église Saint-Michel à Zoug vers 1250. — Heinrich, ammann de la ville et du bailliage de Zoug 1371-1373.

— Johann, du Conseil 1387, ammann 1411-1413. — LL. — E. Zumbach : Die zuger. Ammdnner, dans Gfr. 85. [W.-J. Mbyer.]

ZEN AU VA (G Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Corn, et Vge. En 1217, Chinova, Chinauva ; 1228, Chianova ; Tschinouw. La Casa nova, cité dans un document de 993-996 dans FRB pourrait bien être la localité fribourgeoise. L'abbaye de Hauterive avait des possessions à Zenauva, qui fit partie des Anciennes Terres jusqu'en 1798, du district de la Roche 1798-1803, de celui de Fribourg 1803-1848, puis de celui de la Sarine. Il était régi par la Municipale ; statuts communaux 1807, 1840. Au spirituel, Zenauva relève de la paroisse de Praroman. — F. Kuenlin : Dict. I. — J. Stadelmann : Études de toponymie romande, dans ASHF VII. - — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans MDR VII. [R^emv.]

ZENDER (Zendere, Zenders, Zehner). Vieux nom de famille du Haut- Valais ; les Zehner sont encore florissants à Munster et éteints à Tourtemagne. Johann Zenders, châtelain de Viège 1513. — Rudolf Zender, châtelain de Sierre 1550. — Camill Zehner, de Tourtemagne, 1869-1926, marianiste, directeur de l'école primaire de Sierre, Sion, Monthey. Auteur de Hist. M. de la Suisse et de Précis d'hist. valaisanne, 1922. — Gremaud.

— Furrer III. — L'Écho de Sierre 1926. n» 79. [D. I.] ZENDRALLI (zen Drall). Famille de Roveredo

(Grisons), où on la retrouve jusque dans le XVIe s., sans qu'il soit possible de déterminer si elle est apparentée aux Santrailles ou Xantrailles français. Elle a donné des prêtres, médecins et magistrats ; en Allemagne des maîtres maçons et des peintres portent ce nom.

— 1. Martinus zen Drall. t 1735 et — 2. Josephls. son fils, f 1755, furent peintres de la cour à Munich.

— 3. Arnoldo-Marcelliano, Dr phil., * 1887, maître d'italien à l'école cantonale de Coire 1911, se voua à l'étude de l'histoire politique et de la civilisation des vallées italiennes des Grisons. Auteur de Tommaso Ghuardi del Testa 1814-1881, 1910 ; Il Grigione e le sue vallate italiane, 1925 ; Augusto e Giovanni Giaeometti, 1928 ; Appunti di storia mesolcinese, 1929 : Graubûndner Baumeister u. Stukkatoren in deutschen Landen zur Barock- u. Rokokozeit. Co-fondateur de Y Assoziazione pro Grigione italiano, de Y Almanacco dei Grigioni, 1919 : des Quaderni grigioni italien!, 1931. revue trimestrielle. [L. .T.]

ZENEGGEN (C. Valais, D. Viège. V. DGS). Corn, et paroisse. La localité a été constituée en 1798 avec 9 hameaux, dont trois : Schallmatten, Esch et Drolern ne sont plus habités depuis 1890. Autrefois l'on connaissait surtout celui de Sisetsch, où l'on a trouvé depuis, de nombreuses tombes de l'âge du fer, bracelets, anneaux et bagues. La première corporation des paysans date de 1586 : elle a été renouvelée en 1604. Zeneggen appartenait à la paroisse de Viège : un rectorat y fut fondé en 1719, auquel Th. Schaller fit un don de 2000 livres et de terres en 1723. La paroisse a été érigée en 1754 et l'église reconstruite en 1879. Population : 1798, 170 hab. ; 1930, 211. — Gremaud. ■ Archives locales. [f.. -Mr.]

ZENETTINI (Zanettini). Famille bourgeoise d'Ascona (Tessin). — 1. Pietro-Antonio, f 2 mai 1805 à Ascona, âgé de 33 ans environ : notaire, membre du Grand Conseil helvétique 1798, député au Grand Conseil

ZEN GAFFINEN

tessinois dès 1803. — 2. Giovan-Battista, fils du n° l, -il août 1803- 16 janv. 1865 ; archiprètre d'Ascona dès 1828 à sa mort; du Grand Conseil 1834-1839. — 3. Pai ifico, 19oct. 1850 -30 août 1925 à Ascona, avocat, procureur général 1878, juge d'instruction 1880, membre et président de la Chambre d'accusation 1886-1893. Prit une grande part à l'accession du parti conservateur au pouvoir en 1875-1877. — BSlor. 1883,1894. — A. Bai oïlio : Storia. — ASHR. — S. Dotta : I Ticinesi. rc. T.] ZEN GAFFINEN. Voir CABANIS, DE.

ZENGER, Marie, d'Oberstocken (Berne), * 25 juil. 1867 à Genève, diaconesse, se rendit à Siwas, en Arménie, en 1897, après les persécutions des chrétiens et y dirigea un orphelinat suisse qui y avait été fondé. Elle le réédifia en 1914, à l'ouverture des hostilités, f 23 mars 1915 à Erzingian (Arménie), en soignant des blessés turcs. — Fr. Stucky : Sic hat getan was sie konnte. Frl. M. Zenger. [H. Tr.]

ZENGERLING, François-Xavier, * 1843 dans le diocèse de Paderborn, prêtre qui, après avoir occupé divers postes en Allemagne, offrit ses services à l'évêque de Lausanne et Genève. Directeur de l'école régionale de Cormondes. Desservant de la paroisse de Saint- Sylvestre 1889, curé de Cormondes 1890-1901. Il reconstruisit l'église de Cormondes et s'occupa activement de la fondation d'un asile de vieillards dans cette localité. — Semaine catholique 1901, p. 244. Tr^emyI ZEN HOFEN. Voir HOFEN (ZUM).

ZENO, de Campione, architecte, travailla de 1387 à 1399 à la construction du dôme de Milan ; jusqu'en 1391, il travailla aussi au dôme de Côme, où l'on cite en 1401 un Zenino de Campione, qui est peut-être identique au précédent ou son fils. — SKL. [C. T ]

ZEN ROSSEN (Bosser). Vieille famille valaisanne éteinte à la fin du XIXe s., qui posséda la moitié de la majorie de Môrcl de 1411 à 1452, qu'elle céda ensuite à la commune. Furent majors de Môrel : Martin 1411, Peter 1421, Martin 1435 et 1441, Ambrosius 1476^ Andréas 1519 et 1522 et Valentin 1622. — BWG II. — Furrer III. m t.]

ZEN RUFFINEN (autrefois z'Buffinen, ' Zenruffinen). Vieille famille de Loèche (Valais) qui a donné, depuis deux siècles, de nombreux hauts fonctionnaires. Armoiries :

d'azur à un bouquetin d'argent gravissant une montagne du même, accompagnée en chef de trois étoiles d'or. — 1. Johann, gouverneur de Saint-Jean d'Aulph en Savoie 1562.

— 2. Johann-Franz, 1693-1751, camérier épiscopal, châtelain de Vionnaz etBouveret, major de Loèche 1730 et 1740, porte-bannière 1742-1750.— 3 François-Melchior, fils dun°2, 1729-1790, chanoine

de Sion, chantre 1753, doyen de Valère 1773, évèque de Sion 1780. Il enrichit les églises d'ornements précieux. Les châteaux de Majorie et de Tourbillon ayant été détruits par un incendie en 1788, il fit dresser les plans de reconstruction du château de Majorie, mais la mort l'empêcha de commencer les travaux. — 4.

Philibert, fils du n° 2, major de Loèche 1776, de Nendaz et Hérémence 1778. f 1790. — 5. Franz- Josef, fils du n° 4, * 1779, grand-châtelain du dizain. — 6. Kaspar, fils du n» 5, 1803-1861, député à la Diète 1839, conseiller d'État 1840-1843, 1848- 1856, président du gouver- 1854 ; député au Grand 7. Augus-

François-Melchior Zen Ruffinen

D après un portrait à l'huile.

nement 1842, 1843, 1852,

Conseil [1848, juge fédéral 1848-1861.

Alex Zen Ruffinen (n° S).

D'après un portrait à l'huile.

au Grand Conseil 1905- 1917-1921, président de

ZENTRALBAHN (SGHWEIZERISCHE) 425

tin-Sulpix, petit-fils du n° 2, 1765-1829, chanoine de Sion, doyen de Valère 1816, évêque de Sion 1817 ; fonda le séminaire de Valère 1817. — 8 Alex frère du n» 7, 1767-1827, juge d'arrondissement 1813, grand n™ châtelain du dizain 1818- 1819, président du dizain 1824-1825. — 9. Ignaz, fils du n° 8, 1808-1890.

député à la Diète 1840, au Grand Conseil 1840 et 1852-1870, 1879-1890, président 1870, conseiller d'État 1844-1847, 1871- 1875, président du gou\ ernement 1844-1845, 1871, député au Conseil des États 1859-1861, 1876- 1879, au Conseil national 1873-1876 ; préfet 1857- 1871, juge au tribunal cantonal 1879-1889, président 1887-1889. — 10.

Jules, fils du n" 9, 1847- 1926, conseiller d'État 1897-1905, président du gouvernement 1901, député 1921, au Conseil des États Loèche 1908-1917. — 11.

LÉON, fils du n» 9, 1849- 1888, président de Loèche 1879-1888, député au Grand Conseil 1885-1888, directeur des bains de Loèche. — 12. Emile, petit-fils du n» 8, 1841-1915, député au Grand Conseil 1889-1913, juge cantonal 1890-1908, président du tribunal d'arrondissement 1908-1915. — 13. Joseph, frère du n° 12, 1856-1918, jésuite 1876, prêtre 1889, missionnaire en Autriche et supérieur à Steyer et à Vienne. — 14. Pierre- Marie, frère des nos 12 et 13, 1862-1908, député au Grand Conseil 1905, président du tribunal d'arrondissement ; commandant d'arrondissement. ■ — Furrer. — Archives d'État à Sion. — Archives de Loèche. [j. Eggs.]

ZENTNER. Vieille famille d'Elm (Glaris) peut-être d'origine Walser. Armoiries : d'argent à deux rameaux de sinople fruités de gueules accompagnés en pointe de 3 coupeaux de sinople. Plusieurs membres de la famille appartinrent au Conseil au XVII« s. Hans, t 1499 dans la guerre de Souabe. — Gilg, 31 août 1843 - 20 oct. 1914, administrateur d'église et membre du landrat. — LL. — J.-H. Tschudi : Chronik, 346. — Gottfr. Heer : Zur Gesch. glarn. Geschlechter, 119. — J.-J. Kubli : Œuvres généal. (mns.). [Paul Thûreh ]

ZENTRALBAHN (SCHWEIZERISCHE). Une société fut fondée en 1852 à Bâle et obtint la concession pour construire une ligne de chemin de fer Bâle-Olten, Olten-Murgental et Aarbourg-Zofingue. La constitution de la société du chemin de fer du Central (Zentralbahnfiesellschaft) eut lieu en 1853. Les tronçons suivants furent construits : Bâle-Olten-Berne 1854-1858, Olten- Aarau 1856, Berne-Thoune-Scherzligen 1859-1861, Aarbourg-Lucerne 1856-1859, Herzogenbuchsee-Soleure- Bienne 1857, Berne-Thorishaus (frontière cantonale) 1860. Le réseau fut complété plus tard par la construction du tronçon Olten-Soleure-Lyss (Gaubahn), commencé en 1872. Le Central construisit en commun, avec la compagnie du Nord-Est, la ligne du Bôtzberg en 1875 et celle du Sud de l'Argovie en 1874-1882, avec les chemins de fer de l'État badois : la ligne de raccordement à Bâle, qui traverse le Rhin, en 1873. La ligne du Central

Ignaz Zen Ruffinen (n° 8).

D'après un portrait à l'huile.

ZENTRIEGEN

ZERNEZ

fut rachetée en 1903 par la Confédération. — PI. Weissenbach : Das Eisenbahnwesen der Schweiz. — Ferd. Gubler : Die Anfânge der Schweiz. Eisenbahnpolitik. — ■ R. Leupohl : Mitteil. ûber die Grûndxmg der Schweiz. Centralbahnges. — William Speiser : Mitteil. iiber die An fange des Schweiz. Eisenbahnwesens und iiber die ersten Jahre der schweiz. Centralbahn. [C. Ro.]

ZENTRIEGEN. Vieille famille du dizain de Rarogne (Valais), qui tient son nom du hameau de zen Trôgen (zen Triegen) à Bùrchen. — 1. Johann, de Rarogne, notaire, major de Rarogne 1511 et 1515 ; grand bailli 1521, gouverneur de Saint-Maurice 1530. | 1531. — 2. Johann, fils du n° 1, major de Rarogne à plusieurs reprises entre 1536-1564 ; grand bailli 1536, 1537 ; gouverneur de Saint- Maurice 1543, 1544. Furent encore majors de Rarogne : — 3. Christian, 1560 ;

— 4. Johann, 1666 ; — 5. Theodul, 1672 ; — 6. Johan, 1704. — Arch. d'État Sion. — D. Imesch : Landratsabschiede I. — Furrer III. [D. I.]

ZENZ/EUNEN (ZENZINEN, Ziner).

Voir Sepibus, de.

ZEPPELIN (COMTES DE). Famille noble originaire du village de Zepelin près de Butzow en Mecklenbourg-Schwerin ; elle reçut le titre de comte en 1806.

— Friedrich, 1807 - 1852, épousa en 1834, Amélie, fille de David Macaire, fabricant à Constance, d'origine genevoise; il hérita de son beau-père le domaine de Girsberg près d'Emmishofen. D

— Ferdinand, fils du précédent, Dr

h. c. de Tubingue, * 8 juil. 1838 à l'Ile à Constance, f 8 mars 1917 à Berlin. Il s'occupa dès 1873 de la construction d'un ballon rigide, fonda en 1899 la société de navigation aérienne et édifia le hangar de Manzell, fit son premier vol le 2 juil. 1900. Son second dirigeable fut anéanti le 17 janv. 1906 près de Sommersried en Allgâu. Le 1er juillet 1908, il exécuta son célèbre raid sur Lucerne. Durant la guerre de 1914-1918, ses ballons furent anéantis. Dès 1930 le nouveau dirigeable Graf Zeppelin entreprit avec succès des vols jusqu'au Brésil et autour du monde ; à maintes reprises il survola la Suisse. — L. Frommel : Familie von Zeppelin, 1876. — A. Vômel : Graf F. v. Zeppelin. — H. Schûtzinger dans SVB 46. — Eberhard, Dr h. c. de Tubingue, frère du précédent, 22 mai 1842 - 30 oct. 1906, fut d'abord au service du Wurtemberg, puis s'occupa d'histoire ; vécut sur son domaine d'Ebersberg à Emmishofen. Président de la société d'histoire du Bodan 1892-1905, auteur de mémoires sur ce lac et la Thurgovie. — Bodensee u. Rhein V, nos 12-14. — Joh. Meyer dans SVB 36.

— Thurg. Ztg. 1906. n°s 258-259. [Leisi.] ZERBRIGGEN. Voir Zurbriggen.

ZE RHIN. Voir Zu RHEIN.

ZERLINDEN (Zer Lindon). Famille fribourgeoise que l'on rencontre dans la bourgeoisie de Fribourg en 1350 dans la personne de Nicolas de la linda qui, avant 1394, avait germanisé son nom en Zerlinden. — 1. Niquillinus, membre du Conseil auquel étaient dévolus les cas réservés 1398, recteur de la Grande Confrérie du Saint-Esprit 1405. — 2. Hensli, banneret du quartier de l'Auge 1414, conseiller 1423. — Archives d'État Fribourg. [R^emy.]

ZERMATT (en français Praborgne) (C. Valais, D. Viège. V. DGS). Com. et paroisse. En 1280, Pratobornurn ; 1285, ecclesia de Pra Borno ; 1350, praborgne, Praborny ; dès le XVe s. zer Matt, zur Malte. En 1798, la commune se composait de onze hameaux, dont la plupart sont aujourd'hui abandonnés. L'ancien sceau communal portait un lion entre deux étoiles et la légende : vallis prato borni. Les armoiries rappellent celles de la famille Asperlin, qui avait des droits sur Zermatt. On y a trouvé des objets de l'âge du bronze, des pierres à écuelles, des monnaies romaines sur le col du Saint- Théodule, et lors des agrandissements de l'hôtel Monte-

Rosa en 1868 et 1884, des tessons de poterie et des déchets des anciens ateliers de potiers. La vaisselle de pierre fabriquée à Zermatt fut mise dans le commerce. Les droits de souveraineté sur Zermatt et la vallée appartenaient à l'évêque de Sion. Ils furent reconnus

Zermatt et le Cervin vers le milieu du XIXe s. après une gravure de R. Hubei (Bibl. Nat., Berne).

en 1368 par une sentence arbitrale du comte de Savoie dans un conflit entre l'évêque Tavelli et Joh. et P. de la Tour. Les droits de seigneurie furent exercés, entre autres, par les comtes de Savoie avant 1249, les Rarogne, les de la Tour-Châtillon, les Blandrate, les Platea de 1355 à 1528, puis les Kalbermatten. Les Asperlin y eurent également des droits. Les gens de Zermatt rachetèrent tous ces droits en 1538 et organisèrent la majorie en 1580. Statuts communaux 1538, corporation des paysans en 1579. Les quatre quartiers furent réunis en une seule commune (bourgeoise) en 1791. Primitivement Zermatt dépendait au spirituel de l'église de Saint-Nicolas, mais il fut érigé en paroisse en 1280 déjà. La dernière contribution à l'église-mère a été payée en 1921 ; elle s'élevait à 100 fr. L'ancienne enlise Saint-Maurice, avec son clocher de 1609 et son ossuaire de 1651, a été démolie en 1913 et remplacée par un nouvel édifice. La chapellenie date de 1716. Zermatt était autrefois le point de jonction des routes commerciales des cinq dizains de Sion, Sierre, Loèche, Rarogne et Viège, d'où le trafic passait en Italie, entre autres par le Saint-Théodule. Zermatt est aujourd'hui un centre d'alpinisme et de tourisme de réputation universelle. La première auberge. Monte Rosa, a été construite en 1838. Le chemin de fer Viège-Zermatt a été ouvert à la circulation en 1891, celui du Gornergrat en 1898. Population : 1476, 182 ménages ; 1900, 741 hab. Registres de baptêmes dès 1654, de mariages dès 1647, de décès dès 1555. — Chr.-M. Engelhardt : Naturschilderungen, Strassburg, 1840. — R. Ulrich : Seitentàler des Wallis u. des Monte Rosa. — Th. Wundt : Das Matterhorn. — G. Rey : Le Mont Cervin. — J. Ruden : Familienstat. v. Zermatt. — St. Kronig : Familienstat. u. Geschichtliches iiber Zermatt. — Léo Mever : Zermatt in alten Zeiten. dans JSAC 1923. [L. Mr.]

ZERNEZ (C. Grisons, D. Inn, Cercle Obtasna. V. DGS). Com. et Yge. La localité doit avoir déjà été peuplée antérieurement à l'époque romaine, ainsi qu'en témoignent les dernières fouilles de l'ingénieur Conrad à Clus et Chaste Muottas, près de Zernez, qui ont mis au jour des traces de retranchements et d'un village fortifie. Zernez est mentionné pour la première fois en 1161 dans un acte de donation de Gebhard de Tarasp au couvent de Marienberg. Par des dons et des achats, l'évêque de

ZERZUBEN

ZEZI, ZEZIO

Coire d'evint le plus grand propriétaire foncier de la Basse-Engadine : à la fin du moyen âge Zernez était en majeure partie propriété épiscopale. Le village relevait de la juridiction épiscopale d'Ardez. Au XIIIe s., les seigneurs de Wildenberg possédaient à Zernez une tour fortifiée, qui devint plus tard propriété épiscopale et passa enfin aux Planta, qui l'incorporèrent à leur château de Wildenberg, à Zernez. La vieille famille des Mohr possédait, de son côté, à Zernez, une tour, servant actuellement encore d'habitation. Le pont de Pontalt, séparant le territoire de Zernez de celui de Scanfs, marque aussi la frontière entre la Haute et la Basse- Engadine ; au commencement du moyen âge, il formait déjà la limite politique, mais non pas ecclésiastique, entre la Rhœtia prima (Rhétie curiale) et la Rhœtia secundo. (Tyrol). C'est jusqu'à ce pont que les comtes de Tyrol, puis, à partir de 1363, les Habsbourg, faisaient valoir leurs prétentions territoriales à l'égard de l'évèque de Coire. En 1652. les droits territoriaux de l'Autriche fuient rachetés. C'est à Zernez que fut conclu, en 1367, entre l'évèque de Coire et ses sujets un accord qui fut à l.i luise de la Ligue de la Maison-Dieu. Zernez n'adhéra à la Réformation qu'en 1552, après avoir détruit les images. Grâce à sa situation à l'issue de la route de l'Ofenberg, Zernez acquit une situation importante dans la vie économique de l'Engadine. Son rôle politique grandit aussi, grâce aux familles influentes qui y résidaient, les Planta-Wildenberg, et les Mohr. Le prédicateur Bonaventura Toutsch, qui figura dans les troubles du premier tiers du XVIIe s., était originaire de Zernez. Le village fit autrefois partie de la juridiction d'Obtasna ; depuis 1851, il est rattaché au cercle de ce nom. En 1872, Zernez fut presque complètement détruit par un incendie. C'est la commune la plus riche en forêts du canton des Grisons ; sa superficie sylvestre est de 5678 hectares. Une partie considérable de ses alpages et de ses forêts forme aujourd'hui le Parc national. Registres d'église dès 1758. — Mohr : Cod. dipl. — P.-C. Planta : Churrât. Herrschaften. — E. Camenisch : Réf. Gesch. — E. Pôschel : Burgenbuch. — R.-O. Tonjachen : Baldiron u. die rdtischen Blinde. [P. Gillardon].

ZERZUBEN, Jakob, de Sion, bourgmestre 1478 cl 1495, châtelain 1485 et 1487, à plusieurs reprises lieutenant du grand bailli 1493-1501. — Furrer III.

— D. Imesch : Landratsabschiede I. [D. I.] ZESIGER. Familles du canton de Berne, qui sont

bourgeoises de quelques communes du district d'Aarberg, ainsi qu'à Schoren (D. Aarwangen) et Eggiwil. — Alfred, de Bar^en, Dr. phil., * 1882, à Berne, adjoint aux archives d'État de Berne 1910-1914, rédacteur au DHBS, à Neuchâtel, 1919-1920. f 7 juillet 1929 à Bâle. Historien, auteur de : Die Stube zum roten guldinen Mittlen Lbùwen, 1908 ; Die Ges. zu den Zimmerleuten, 1909 ; Das bernische Zunftwesen, 1914; Die Ges. zu den Webern, 1914, ainsi que d'un assez grand nombre d'articles sur l'histoire locale bernoise dans des revues historiques spéciales et dans la presse. Il édita avec Ad. Pochon, le Schweizer Militer. — Catal. de la Bibl. delà ville de Berne. — DSC. — Bund 1929, n° 303. [H. Tr.] ZETTEL. Famille du canton de Lucerne, établie vers 1300 à Lutertal près de Dagmersellen, répandue ensuite dans le district de Willisau. Armoiries : d'or à une marque de maison de sable. Josef-Leonz, 1752- 1842, aubergiste à Gross-Dietwil, préfet de district 1798-1801, fut blessé lors du soulèvement populaire de 1798 à Altishofen, provoqué par la prestation de serment des bourgeois ; du Grand Conseil 1803-1817.

— Josef-Leonz, fils du prénommé, 1782-1849, président de tribunal à Zell 1814-1836. — Gfr. Reg. — Kas. Pfyffer : Gesch. d. Kts. Luzern II. [P.-X. W.]

ZETTER. Famille venue vers 1800 de Mulhouse à Soleure. — 1. Franz-Anton, * 6 sept. 1808 à Soleure, t 12 mai 1876, négociant, peintre décorateur, ami des arts et collectionneur ; c'est lui qui découvrit la Madonne de Holbein dans la chapelle d'Allerheiligen près de Granges (1864), aujourd'hui au musée de Soleure. Publiciste, commissaire des travaux publics de la ville de Soleure. — 2. Johann-Telesphor, frère du n° 1, 5 janv. 1814-5 avril 1873 à Berne, ingénieur, professeur de mécanique et de dessin technique à l'école supérieure

cantonale de Soleure, membre du Conseil d'administration de la ville de Soleure. ■ — 3. Franz-Anton Zetter- Collin, fils du n° 1, * 9 févr. 1851 à Soleure, historien et critique d'art, conservateur de la collection de peinture du musée de Soleure, président de la société des beaux-arts de Soleure et de la confrérie de Saint-Luc ; poète sous le pseudonyme de Ernst Wolfram. Œuvres : Der Landvogt von Speyer, pièce de théâtre, 1877 ; Der Burgerzopf, pièce de théâtre, 1896 ; Die Zettersche Madonna von Solothurn, dans Denkschrift zur Erôffnung von Muséum... Solothurn, 1902 ;Gregorius Sickinger, en collaboration avec Jos. Zemp, 1896. — Voir en général AGS V. [H. Dietschi.]

ZETZWIL (C. Argovie, D. Kulm. V. DGS). Com. et Vge. En 1173, Zeinzwile ; 1236, Ezwile ; 1246, Zezwilere. Armoiries : d'azur à un soc de charrue d'argent, accosté de deux étoiles du même accompagné en pointe de trois coupeaux de sinople. A l'époque des Habsbourg, la localité dépendait du bailliage de Villmergen et fut rattachée au bailliage de Lenzbourg après la conquête bernoise en 1415. Les couvents d'Engelberg et de Beromûnster, ainsi que de nombreux nobles d'Argovie y possédaient des terres au moyen âge. En 1360-1370, Zetzwil figure comme annexe de la paroisse de Kulm. Toutefois, une partie de la commune était paroissienne de Birrwil, mais ses habitants ayant pris, dès 1560, l'habitude de se rendre à l'église de Gontenschwil, elle y fut rattachée en 1617. En 1636, elle se racheta de l'église de Birrwil. Dans la partie de Zetzwil paroissienne de Kulm, se trouvait une chapelle qui fut démolie au XIXe s. — W. Merz : Gemeindewappen. — Arg. 26, p. 27 ; 28, p. 41. — W. Merz : Rechtsquellen Aargau ; Landschaft I. [H. Tr.]

ZEUGHERR. Famille de Buch am Irchel (Zurich), qui se faisait aussi appeler Zeugheer au XIXe s. — 1. Hans-Jakob, * 13 févr. 1786, directeur de musique à Zurich, bourgeois de cette ville 1819. — 2. Hans- Jakod, fils du n» 1, * 20 juil. 1803 à Zurich, f 15 juin

1865 à Liverpool, directeur de musique à Munich, maître de chapelle à Manchester 1831, puis, dès 1838, à Liverpool. Compositeur. — Ed. Refardt : Musikerlex.

— 3. Leonhard, frère du n° 2, * 11 janv. 1812 - 16 déc.

1866 à Zurich, architecte, construisit entre autres l'hôpital cantonal, l'église du Neumùnster, la maison Bodmer-Stockar à Zurich. — SKL. — Chronik Neumùnster. [E. D.]

ZEUMER, Carl-W., de Thiiringe, * 1844, maître de musique à l'institut Wiget de Rorschach, puis s'établit à Genève en 1888. A publié un recueil de cantiques et composé des chants, des chœurs d'hommes et le psaume Gloire à Dieu, t 25 mai 1894 au Caire. — SM 1894, p. 108, 128. [P. Meintel.]

ZEUIMER, Gustav, * 30 nov. 1828 à Chemnitz, f 17 oct. 1907 à Dresde, Dr phil., professeur de mécanique à l'École polytechnique fédérale à Zurich 1855-1871, directeur 1865-1867, directeur de l'académie des mines de Freiberg 1871, professeur à Dresde 1873. La ville de Zurich lui fit don de la bourgeoise en 1863. Œuvres principales : Die Schiebersteuerung ; Technische Thermodynamik. — Poggendorl'f 1I-V. — Vierteljahrschrift Naturf. Ges. Zurich 1907.— SB 1898, 1907.— Chronik Neumùnster, p. 485. [W. G.]

ZEYNER. Voir Zeiner.

ZEZI, ZEZIO. Famille mentionnée à Lugano en 1314, à Bellinzone 1409, à Locarno 1420, et à Ascona. La famille de Lugano était originaire d'Osteno (lac de Lugano). Armoiries des Zezio de Bellinzone : coupé de gueules à une aigle d'argent et d'argent à deux fasces ondulées de gueules (XVe s.) ; des Zezio d'Ascona : une fasce cintrée soutenant une colonne surmontée d'une vache passante et contournée, au chef chargé d'une aiglette (émaux inconnus, variantes). ■ — 1. Johanolus, de Zezio de Hosteno, notaire à Lugano 1365. — 2. Beltramo, du Conseil de la ville de Bellinzone 1409. — 3. Donatus, pharmacien, à plusieurs reprises du Conseil de Bellinzone de 1430 à 1452, procureur en 1452.

— 4. Marco, archiprêtre de Bellinzone 1544-1560. — 5. Giovan-Giulio, de Bellinzone, se distingua dans la rébellion de la ville contre la domination française 1500 ; député de la ville auprès du duc de Milan 1487, 1498, 1499, des cantons suisses 1501 et 1502 ; du Conseil de

ZEZIKON

ZGRAGGEN

ville 1498, 1500. f avant 1542.— 6. Gerolamo, de Bellinzone, propriétaire d'une compagnie de 300 hommes au service de France, eut des démêlés avec les officiers français, dont la Diète s'occupa en 1550. — 7. Giovan- Pietro, de Locarno, fondeur de cloches, fondit entre autres, en 1690, la grosse cloche de Brissago. — 8. Carlo-Giuseppe, de Locarno, sculpteur sur bois, fit en 1697 le tabernacle, orné de 17 statues, de l'église paroissiale de Loco. — 9. Giuseppe-Andrea, d'Ascona, * 18 nov. 1713 à Ascona, | à Côme 10 juin 1787, prêtre, Dr jur. utr., protonotaire apostolique, canoniste de valeur. Curé de Sessa 1744-1746, prieur de l'église San Bartolomeo de Côme, pro-vicaire et de 1771 à sa mort vicaire-général du diocèse de Côme. Visiteur des paroisses tessinoises pour Mgr Neuroni ; professeur de droit canon au séminaire de Côme dès 1776. A laissé plusieurs manuscrits de droit. — 10. Francesco-Giuseppe, d'Ascona, 22 août 1753- 10 avril 1811, archiprêtre et doyen de Balerna de 1790 à sa mort, commissaire apostolique. — 11. Giacomo, de Locarno, f 3 avril 1890 âgé de 70 ans environ, avocat et notaire ; capitaine au Sonderbund, prit part en 1848 à la révolution de Milan et combattit contre l'Autriche à Peschiera, Pastrengo et Somma Campagna. Fit la campagne de Garibaldi en 1860. Procureur général à Locarno 1841-1845, commissaire pour le même district dès 1854. — AHS 1914, 1919, 1925. — BStor. 1884, 1889, 1897, 1909, 1928. — S. Borrani : Bellinzona, la sua chiesa. — Le même : Ticino sacro. — K. Meyer : Die Capitanei von Locarno. — RHE 1918. — G. Pometta : Briciole di storia bellinz. — ■ E. Pometta : Corne il Ticino. — G. Turazza : La successione dei Vescovi di Como. — .4.S I. — V. De Vit : Il Lago Maggiore. — E. Motta : Bibliografia. — G. Buetti : Note stor. — A. Oldelli : Dizion. — Archiv. stor. Svizzera ital. 1928, 1929. — Bespini-Tarlini : Storia pol. Ticino. — Educatore 1890. — Alm. ticin. 1926. — St. Franscini : Svizzera ital. [C. Trezzini.]

ZEZIKON, von. Ministériaux thurgoviens des comtes de Toggenbourg et de l'abbaye de Beichenau. Armoiries : de gueules au rameau de sinople issant de trois coupeaux d'or portant trois lys d'argent aux calices d'or. Des douze représentants connus de 1205 à 1348, quelques-uns, à partir de 1270, prennent le nom de leur château de Wildenrain. — 1. Ulrich v. Zazikhoven, chapelain de Lommis 1214, le premier représentant en Suisse de la poésie courtoise, composa vers 1210 un poème intitulé Lanzelet, que l'on a conservé. C'est une adaptation du roman français de Lancelot apporté en Allemagne en 1194 par Hugo v. Morville. — J. Bâchtold : Der Lanzelet des Ulrich v. Zatzikofen. ■ — K. Gôdeke : Grundriss I. — ADB.

- H. Schmid : Ich fahr in die Welt. — 2. Heinrich, v. Wildenrain, dernier de la famille, céda en 1348 le château et les droits de seigneurie au comte Frédéric de Toggenbourg. Les Eppenstein sont probablement une branche collatérale des Zezikon ; ils portaient en partie les mêmes armes et montraient, la même préférence pour le prénom Eppo (Eberhard) ; ils n'apparaissent que peu avant l'extinction des Zezikon-Wildenrain. On ignore si l'identité des armoiries Zezikon avec celles des In der Bùnd, de Constance, repose également sur un lien de parenté. — TU. — A. Naef : Burgen.

- J.-B. Bahn : Architehturdenkmàler. — J. Nater : iadorf. — Pup. Th. — Zûrcher Wappenrolle 1930. -

OBG I (Bund). — Art. WILDENRAIN. [Herdi.]

ZGRAGGEN (Z'graggen). Vieille famille du canton d'Uri, encore fort nombreuse, qui tient son nom des domaines zu Graggen, à Gurtnellen, et de l'actuel Graggi à Schattdorf. Le registre du Fraumùnster mentionne en 1300 un ze Gracun à Schattdorf, en 1321. le nom de ze Graggen. Armoiries : I. écartelé aux 1 et 4 d'azur à une étoile à six rais d'or accompagnée en pointe d'un croissant figuré du même, aux 2 et 3 d'or à un choucas de sable posé sur trois coupeaux de sinople ; IL de sinople à un ours passant con-

tourné, tenant dans ses pattes antérieures une croix de Lorraine de gueules; III. tranché d'azur à un Z majuscule d'argent accosté de deux étoiles d'or et d'argent à une pie de sable, tenant dans son bec un anneau d'or et posée sur trois coupeaux de sinople, une bande de gueules brochant sur le trait du tranché.

I. Branche de Schattdorf. L'ancêtre est — W^elti ze Graggen, du Conseil, à Schattdorf. Walter, son fils,

* 1460, du Conseil, f 1515 à Marignan. — 1. Heinrich,

* 1495, à Schattdorf jusqu'en 1550, f vers 1573 à Silenen ; du Conseil, député à la Diète, figure fréquemment comme médiateur de 1552 à 1557. Du tribunal des Quinze, du Conseil secret ou Conseil de guerre dès 1554, bailli de la Biviera 1522-1524, de la Léventine 1538- 1540 ; bienfaiteur de l'église de Silenen et de la chapelle d'Obersilenen. — 2. Jost, * vers 1500, frère du n° 1, revêtit de nombreuses charges dans la commune de Schattdorf et dans le canton, fit don d'un vitrail à l'église de Silenen en 1565 ; construisit sa maison de Geilenbiel en 1577, ainsi qu'en atteste une inscription, f vers 1585. — 3. Johann, l'aîné, du Conseil, député du Conseil et à la Diète 1577-1587. f 14 avril 1617. — Hist, Nbl. v. Uri 1910, p. 129. — 4. Johann-Jakor, 1620- 1693, du Conseil, administrateur de Schattdorf, capitaine. — 5. Johann-Josef-Anton, * 22 juil. 1738, maître d'école et organiste à Schattdorf, avoué de l'église, tué par les Français lors de l'invasion de 1799. — 6. Anton, 16 nov. 1824 - 11 janv. 1890, président de l'assistance 1866-1868 et 1884-1886, du landrat 1878-1888, vice-président du tribunal de district d'Uri 1878-1884. — 7. Max, de Schattdorf, * 14 mars 1881, bourgeois de Bâle 1903, fonctionnaire postal, puis député au Grand Conseil de Bâle dès 1913, au Conseil national dès 1919.

IL Branche de Silenen, qui essaima à Erstfeld, Altdorf et dans l'Unterwald. — 8. Jakob, de Silenen, du Conseil, député à la Diète 1607-1619, bailli du Freiamt 1609-1612. — 9. Johann-Josef, au Hof, à Silenen, * 1671, du landrat, député en 1717 à Lugano et Locarno. — 10. Ambros, 1780-1833.

s'établit à Erstfeld, aubergiste de la Croix-Blanche à la Klus, titulaire de nombreuses charges dans la commune, le district et le canton. — 11.

Josel'-Maria , * 15 mars 1772 à Silenen, administrateur de Silenen, courrier cantonal 1794 ; il se fixa à Fliielen, où il acquit le petit château de Budenz ; du landrat, trésorier et administrateur du district d'Uri 1800-

1803, avocat général 1803, trésorier cantonal 1808- 1821, vice-landammann 1821-1825, landammann 1825- 1829. C'est sous son administration que fut construite la nouvelle route du Susten, qu'on réédifia l'école de district et la tour sur la place d' Altdorf. Depuis 1808, Zgraggen était membre à vie du Conseil secret et du Conseil de guerre ; il était membre de la Commission scolaire générale et de l'assistance cantonale d'Uri ; député à la Diète 1825-1840. Commissaire fédéral et administrateur extraordinaire du gouvernement provisoire de Bâle-Campagne 1832 ; président de la Commission fédérale de conciliation du conflit entre l'Ancien Pays de Schwyz et les districts extérieurs août 1832. En oct. 1826. Zgraggen présida une conférence intercantonale qui élabora un concordat entre les cantons intéressés à une nouvelle route du Gothard : c'est sous son énergique direction que fut commencée et heureusement terminée la construction de la route actuelle du Gothard, de Flùelen jusqu'à la frontière tessinoise. Il s'est ainsi acquis la reconnaissance de son canton, t 28 janv. 1844 à Flùelen. — ÏYochenbl. v. Un 1844, n° 5. — Urner Wochenblatt 1933, n° 15. — Hist.

Josef-Maria Zgraggen.

D'après un portrait à l'huile.

ZIBOL

ZIEFEN

Franz-Xaver Zgraggen.

D'après une photographie.

1866-1870, juge cantonal

Nbl. v. l ri L915, p. '.».— 12. Franz-Xaver, fils du

n" 1 1. 26 fé\ r. 1802- 16 mars 1896, imprimeur à Fluelen, puis à Altdorf, administrateur postal, président de la commune d'Altdorf, du Landrat 1839-1882, trésorier cantonal 1839, vice-landammann et président du tribunal île districl d'Uri 1842-1845, landammann et pré- Mclt'iit du tribunal cantonal 1846-1847. Après la dissolu! ion du Sonderbund, les commissaires fédéraux déposèrent le gouvernement ; Zgraggen fut rappelé à la tête

du gouvernement provi- — I soire ; il fit partie du gouvernement de 1850 à 1881.

Directeur des sels 1844- 1853. De même que son prie il travailla au rétablissement des finances cantonales et à l'amélioration des transports en développant notammenl le service des diligences du Gothard. Fuit âgé, il écrivit encore une histoire du cbâteau de Rudenz à Fluelen. — Urner Wochenblatt 1896, n°s 13-15. - AS 1. N. S. XIII, p. 165.

— 13. Josef-Maria. au lliinilli à Silenen, 7 avril 1824 - 30 avril 1886, du landrat 1862. pi esidcnl de commune de Silenen 1866- 1868, conseiller d'Étal 1872-1876. — 14. Alois, d'Erstfeld, fils du n» 10, 26 févr. 1822-24 mai 1888, conducteur de la poste fédérale du Gothard depuis 1850. C'est lui qui est mis en scène dans la chanson: « Je suis du Gothard le dernier postillon ». — 15. Xavfr, d'Erstfeld, fils du n° 10, * 28 mai 1829 à Erstfeld, entrepreneur, du landrat, revêtit diverses fonctions communales et cantonales, s'établit à Hergiswil, où il mourut le 2 janv. 1902. Souche des Zgraggen d'Unterwald. — 16. Anton, fils du n° 15, * 24 juin 1873, député au landrat 1919, vice-président 1920-1921, conseiller d'État et directeur de l'instruction publique depuis 1921, Landammann de Nidwald 1927, 1929, 1931 et 1933. Bourgeois d'honneur de Nidwald 1928. Son épouse, Natalia-Brigitta, née Blâttler, femme de lettres, s'occupe d'œuvres d'utilité publique. Ouvrage : Von Blûhen, Reifen u. Bldlterrauschen, poésies. III. Branche d'Altdorf : — 17. Karl-Josef, 10 mars 1685 - 22 déc. 1734, professeur de grammaire à Altdorf 1709-1720, vicaire 1721, licencié en théologie, notaire apostolique, procureur de la nonciature à Altdorf. — Gfr. 79, p. 223-234. — 18. Anton, d'Altdorf, 16 mai 1829, Dr med., s'établit en 1867 à Kôniz, près de Berne, où il jouit d'une grande popularité, f 18 sept. 1889 à Kôniz. — 19. Karl, d'Altdorf, fils du n» 18, 2 avril 1861- 2 die. 1929, avocat à Berne 1898, procureur général, juge cantonal, suppléant au Tribunal fédéral 1913, juge fédéral 1920 ; homme politique socialiste, conseiller municipal 1900-1920, député au Grand Conseil 1900-1915. — LL. — LLH.— AS I. II. — W. Œchsli : Origines, p. 197. — G. ab Egg : Beitràge z. Srh.ul<ifsrh.

— É. Wymann : Schlachtjahrzeit.— ZSK 1910, p. 283.

— Gfr. Reg. — Festgabe z. Museumserôffnung in Altdorf 1906, p. 51, 70.— Urner Wochenblatt 1886, n° 18 ; 1888, n08 19, 42 ; 1889, n» 38 : 1890, n» 3 ; 1896, n°s 13lô : 1922, n"s 1g> 20 ; 1924, n° 31 ; 1933, n" 15. — Hist. Nbl. r. I ri 1895, p. 28 ; 1897, p. 38 ; 1899 ; 1906, p. 43- 108 : P. lus. p. 48 ; 1909, p. 79, 88 ; 1910, p. 126, 129, lût; : I1U2. p. 44-51 ; 1913, p. 66, 67. 107 ; 1914, p. 39- 60 : 1915, p. 9 ; 1916, p. 85 ; 1917, p. 48-55 : 1918, p. 35 ; 1919, p. 83. — Bûrgerhaus in Uri. — E. Huber : Urner Wappenbuch. [Fr. Gisler.]

ZIBOL. Voir ZYBOL.

ZICK. Famille uranaise établie au Schâchental, puis à Attinghausen et Altdorf, éteinte au XVIIe s. WELTI, t 1443 devant Rapperswil ; Heini, f 1499 à Rheineck. L'ancêtre est Peter, de Spiringen. Son fils — 1. Peter, de Bùrglen, dut comparaître devant le tribunal ecclé-

siastique de Constance en 1392, pour avoir empiète sur les droits du Fraumùnster de Zurich, f 1422 à Arbedo. — 2. Heini, grand propriétaire foncier, patron de l'église d'Attinghausen 1469, bienfaiteur de St. Leonhard d'Ingenbohl. t 1490. — 3. Hans, fils du n° 2, du Conseil, trésorier 1509, député à la Diète 1509-1517, bailli du val d'Ossola 1512. — 4. Heini, fils du n° 3, du Conseil, membre du tribunal des XV, propriétaire du château de Schweinsberg à Attinghausen. f vers 1503. La famille s'éteignit dans les mâles avec Hans, à Schattdorf 1636 et Hans, à Attinghausen 1640. — LL. — AS I. — F.-\ . Scbmid : Gesch. des Freistaates L'ri. — ZSK 1910, p. 278. — E. Wymann : Schlachtjahrzeit, p. XXIV, 7, 9. - Gfr. Reg. — Hist. Nbl. r. I ri L908, p. 22 ; 1909, p. OS. 87 : 1910, p. 30 ; 1912, p. 45 ; 1913, p. 77, 79 ; 1914, p. 63 ; 1922, p. 103 ; 1020. p. 86. [Fr. Gisler.]

ZICKENDRAHT, Hans, * 28 déc. 1881 à Bâle, Dr pliil., professeur de physique appliquée à l'université de Bâle dès 1915, en même temps maître au gymnase supérieur, spécialiste pour la radiotélégraphie, auteur d'écrits sur ce sujet. ■ — ■ DSC. [I.. S.]

ZIDLER (Zydleb). Vieux nom de famille appenzellois, surtout des Rh.-Int. — 1. Hermann, d'Appenzell, sautier 1448, souvent landammann dans la période de 1451 à 1488, député à nombre de Diètes et conférences, bailli de Rheineck ; après l'affaire du couvent de Rorschach, il négocia encore la paix entre Appenzell et les IV cantons protecteurs de l'abbaye de Saint - Gall en février 1490. f avant 1493. — AU. — J.-K. Zellweger : Gesch. — AM II. — AJ 1918. — LL. - 2. MATHIAS, lils du n° 1, secrétaire d'État 1517-1531, député à divers arbitrages et Diètes ; partisan ardent de la Réforme et ami du landammann Ulrich Eisenhut, il fut impliqué dans le Banner- ou Bûchlerhandel 1535, arrêté et torturé, puis réhabilité. — AU. — J.-K. Zellweger : Gesch. III. — Le même : Urkunden. — Joh. Willi : Reformation in Appenzell, p. 52-58. — Koller et Signer : Appenzell. Geschlechterbuch. [A. M.]

ZIEFEN (C. Bàle-Campagne, D. Liestal. V. DGS). Com. et Vge. En 1226, Civenna ; au XIIIe s., Cirriiim. Ziriiiim : 1318. Zivenne; 1347, Zivennen ; 1373, Zifen. Le nom de Civenna semble indiquer un établissement gallo-romain. Il existe des traces romaines : à Ebnet (Heidenkapelle en langage populaire), où l'on a fait des trouvailles de tuiles romaines ; au lieu dit steinenbïd (tuiles, petites plaques, fragments de tuyaux d'hypocaustes) , au wolffstal également ; en 1931 des bâtiments ruraux romains. Aux environs du village, le nom de Ruglingen (1447) ou Ruckhlingen (1608) désignant un champ, indique un établissement alémanne. Des traces de culte alémanne sont restées dans les noms de guotlenspuel (= Wodansbûhl = colline de Wotan) et de heisser Stein (1689). Le village a dû appartenir primitivement aux Frobourg, car en 1318, le comte Volmar von Froburg donne en gage le moulin de Ziefen, et en 1347, Johann von Froburg fit donation à son épouse Adelheit von Ramstein d'une somme gagée entre autres par une partie de la moisson de Ziefen. Au XIVe s., une branche des Eptingen possédait le village et prit de lui le nom de Zivenner. Les Eptingen habitaient un château se trouvant sur la colline où s'élève aujourd'hui l'église. Le nom de Burgweg, qui est celui d'un champ (1534), perpétue le souvenir de l'existence de ce château. En 1341, le chapitre de la cathédrale de Bâle avait droit aune partie des dîmes. La collation de l'église de Ziefen, dédiée à saint Biaise, passa à Margaretha Rich von Richenstein, née Rotberg, qui la. vendit, le 3 avril 1486, à Heinrich Strùbin, le futur avoyer de Liestal. La souveraineté sur Ziefen ayant passé à Bâle avec la seigneurie de Waldenbourg, cette ville chercha à s'emparer de la collation de Ziefen. Elle s'assura en 1515 le droit de préemption et acheta, le 13 mars 1535, ce qui se trouvait encore aux mains de la famille Strùbin. Le 20 mars de la même année. Ziefen fut réuni à Bubendorf. Le premier pasteur des communes formant la nouvelle paroisse fut Leonhard Strùbin (pasteur à Ziefen depuis 1-525). En 1608, on accorda à la famille Strùbin le privilège de fournir toujours, en la personne d'un de ses membres, le pasteur de la commune. En 1810, Ziefen fut séparé de Bubendorf et forma une paroisse avec

ZIEGELBRUCKE

ZIEGLER

Lupsingen et Arboldswil. — ULB. — Archives de l'État de Bâle-Campagne. — D. Bruckner : Merkwûrdigkeiten, p. 1705. — L. Freivogel : Die Landschaf't Basel, p. 118. [K. Gauss.]

ZIEGELBRÙCKE (G. Glaris, Com. Nieder-Urnen et G. Saint-Gall, D. Gaster, Com. Schânnis. V. DGS). Village situé sur les deux rives du canal de la Linth. La région était déjà occupée à l'âge du bronze. Les Romains fortifièrent le Biberlikopf pour assurer le passage du fleuve ; un petit établissement se forma vraisemblablement au pied de cette colline, ainsi que l'indiquent plusieurs trouvailles. Un pont et une ancienne souste ou entrepôt de marchandises sont mentionnés dans une ordonnance glaronnaise sur la pêche de 1451. Le chef de la souste était primitivement désigné par le Conseil, plus tard par la landsgemeinde et habitait la maison du péage qui existe encore actuellement du côté glaronnais de Ziegelbrùcke. Jusqu'en 1848, le chef de la souste prélevait les droits de péage et de pontonnage sur les marchandises. Le pont fut plusieurs fois reconstruit. Son entretien incombait au bailliage de Gaster et au pays de Glaris. Zurich fournit souvent d'importantes contributions aux frais. Le canal de la Linth, construit de 1807 à 1811 par Hans-Conrad Escher délivra le pays des inondations et des fièvres paludéennes qui l'affligeaient. Le confluent de la Linth et de la Maag se trouvait près du Biberlikopf. Près de là, a été placée une plaque commémorative. La société auxiliaire évangélique du canton de Glaris fonda, le 8 avril 1819, sur le terrain gagné sur les eaux, la colonie de la Linth ou Maison Escher, établissement d'éducation pour enfants indigents. L'essor industriel du village date de la fondation, en 1835, de la filature et tisserie de la maison Enderlin et Jenny, qui occupa dans la suite plus de 700 ouvriers. Ziegelbrùcke étant située sur la grande route (impériale) Bàle-Zurich-Walenstadt-Coire possédait un important trafic de véhicules et de bateaux. La localité est devenue, depuis l'établissement d'une gare de chemin de fer en 1859, un nœud important pour les communications en Suisse orientale. — JHVG 28 et 30. — J. Blumer-Heer : Gemàlde, p. 629 et 662. — AS I. — G. Heer : Die filarn. Schiffahrt bis 1774. — Jost Wichser : Gesch. der evang. Hilfsges. des Kts. Glarus. — A. Jenny : Handel u. Industrie des Kts. Glarus, p. 244, 297, 674. [P. Thùrer.]

ZIEGERER. Famille de Maienfeld (Grisons). - 1. Johann-Baptist, 1716-1771, pasteur de Parpan 1738-1741, de Fanas 1741-1752, ensuite de Maienfeld ; doyen de la Ligue des Dix Juridictions 1764, ardent partisan du mouvement de Zinzendorf au Synode, comme aussi son fils — 2. Christian, 1741-1779, pasleur de Grùsch 1764-1768, révoqué à cause de son adhésion sans réserves aux idées de Zinzendorf; successeur de son père à Maienfeld 1771. — P. Wernle : Schweiz. Protesta ntismus im 18. Jahrh. [J.-R. T.]

ZIEGLER. Nom de famille provenant du métier de tuilier et répandu dans les cantons de Berne, Fribourg, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, Uri et Zurich. A. Canton de Berne. Plusieurs familles de la ville de Berne. — I. Famille éteinte au XVIe s., représentée aux Deux-Cents dans la seconde moitié du XVe s. — Peter, avoyer de Bùren 1530, économe de Hettiswil 1536. — LL. — II. Famille originaire de Mulhouse. Hans, tisserand en lainage lui reçu habitant perpétuel 1643. Armoiries : de gueules au moule à tuile d'or accompagné de deux roses d'argent tigées de sinople mouvantes de trois coupeaux du dernier. La famille devint bourgeoise en 1777. Le dernier d'une branche fut — Georg-Emanuel-Ludwig, * 1807, marchand de fer, propriétaire du domaine de Bellevue à Wabern, f 25 nov. 1867. Il destina sa grande fortune principalement à la fondation de l'hôpital qui porte son nom, en faveur des habitants pauvres de la commune de Berne. — Pilger aus Bern, 17 janv. 1868. — A la branche de l'abbaye du Maure se rattache — Franz-Adolf, 17janv. 1833-17 mail899, Dr med., méd. àBerne 1858, lieut. -colonel et méd. divisionnaire 1875, méd. en chef

de l'armée suisse 1876, plusieurs fois délégué du Conseil fédéral à des congrès et des conférences à l'étranger

— ZZ 40. — KSA 29, p. 431. — ASMZ 1899, p. 107.

— III. Famille venue de Longeau en 1629 et bourgeoise de Berne avec Bendicht, tisserand en lainages ; elle ne fit jamais partie du gouvernement. Armoiries : d'azur au

bas d'argent accompagné de deux roses du même boutonnées d'or. Cette famille a produit plusieurs ecclésiastiques, tels — 1. Albert-Samuel, * 23 mai 1776, pasteur de Gebensdorf (Argovie) 1799-1817, puis de Ksteig près d'Interlaken 1842 ; s'occupa surtout de culture populaire. — 2. Samuel.

fils du n° 1, * 1804 à Gebensdorf, pasteur de Grindelwald 1834-1844, y développa l'école, pasteur d'Oberbipp 1844, doyen de la classe de Langenthal 1851, écrivain. | 1852.

- 3. Jakob, frère du n° 2, * 5 août 1809 à Gebensdorf, pasteur de Messen 1846-1879, inspecteur des écoles du Bucheggberg, auteur d'un écrit sur la secte des Antoniens. t 25 juil. 1879. — Voir en général SBB V. — Alpenrosen 1879, n»* 38 et 39. — Volksblatt fin- die deutsche réf. Kirche der Schweiz 1879, n° 32. [H. Tr.]

B. Canton de Fribourg. Nom de famille cité déjà en 1258, 1356, 1433, 1451, et qui apparaît dans la bourgeoisie de Fribourg en 1524.

I. Famille éteinte, reçue dans la bourgeoisie privilégiée de Fribourg en 1585. Armoiries : d'azur à un moule

à tuile d'argent à la bordure d'or, chargé de trois étoiles d'or (variante). — 1. Balthasar, bourgeois privilégié de Fribourg, 1585 ; ohmgeltner 1578 ; du Conseil des Soixante 1583 ; des Secrets 1585-1586 et 1592-1595 ; bailli de Montagny 1586-1591 ; directeur de la fabrique de Saint-Nicolas 1593-1595.1 1595.

— 2. Emo, fils du n° 1, verrier, bourgeois privilégié de Fribourg 1607, du Conseil des Soixante 1604, bailli de Vuippens 1602-1607, 1608.— 3. Gaspard, * 1607. bourgeois privilégié de Fribourg 1631, ohmgeltner 1632. des Deux-Cents 1632, 1635-1646. f 21 juin 1646. — 4. Marguerite, soeur probable du n° 3, * 1608, religieuse dominicaine, à Estavayer, prieure du couvent 1648-1650, vivait encore en 1656. — 5. Pierre, fils du n° 3,* 1631, bourgeois privilégié de Fribourg 1651, ohmgeltner 1654, du Conseil des Soixante 1666-1674. f 19 mars 1674. — 6. Je an- Jacques, fils du n° 3, * 1633, bourgeois de Fribourg 1654, ohmgeltner 1656, directeur des grains 1662-1667, bailli de Chàtel-Saint-Denis 1668-1669. t 1669. — 7. Jean-Nicolas, chanoine de Saint-Nicolas 1707. — LL. — Recueil diplomatique du C. de Fribourg VIII, 39. — G. Studerus : Die alten deutschen Familiennamen, p. 95, 157. — J.-K. Seitz : Reg. der Johanniter- Komturei Freiburg in U., p. 194. — A. Weitzel : Rêpei ' . dans ASHF X. — Livre des ordonnances de la Confrérie de Saint-Luc, p. 24. — Alb. Bùchi : Freiburger Studenten, dans F G XIV, 144, 149, 150. — Adrien Daubigney : Le monastère d' Estavayer, p. 145, 146 et 434. — A. Dellion : Dict. VI, p. 343. — G. Brasey : Le chapitre tl< St. Nicolas à Fribourg, p. 169. — Archives d'État Fribourg : Généalogies par Daguet, et fichier.

II. — Wilhelm Ziegler, de Rothenburg, peintre, apparaît à Fribourg de 1525 à 1530 ; il y fut reçu comme peintre de la ville dans laquelle il exécuta divers travaux il'art. — ■ H. Reiners : Un portrait de Wilhelm Ziegler. dans AF 1929, p. 76. — Arch. d'État Fribourg : fiches par J. Niquille sur Wilhelm Ziegler, peintre.

III. Une famille Ziegler, originaire de Schiltach (Grand-Duché de Bade), fixée dans le canton de Fribourg dès la seconde moitié du XIXe siècle, fut naturalisée fribourgeoise et reçue bourgeoise de Burg (di>trict du Lac) en 1904. [G. Cx.]

C. Canton de Saint-Gall. Famille du chef-lieu, auquel elle fournit, du XVIe au XVIIIe s., plusieurs prévôts de corporation et conseillers. — LL. — LLH.

— [L. S.] — Arnold, architecte, * en 1883, f à Lugano 19 janv. 1931. Il déploya toute son activité professionnelle à Lugano, où il construisit, entre autres, la banque

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du Crédil suisse. -Educatore 1931. — [C.T.] — Otto, de Niederburen, * 1883, curé à Thaï, Flawil, président du Kathol. Wilhsverein du canton de Saint-Gall, chanoine 1932. — Alfred, Dr jur., de Saint-Gall, * 1884, ammann du district de Saint-Gall, président du Conseil de la commune bourgeoise de Saint-Gall. [J. M.]

D. Canton de Schaffhouse. Le nom fait son apparition dans le canton de Schaffhouse en 1316 déjà, avec te frère Konrad, économe du couvent de Paradies : à partir du XIV1' s. il fut porté par deux familles bourgeoises de la ville. L'une d'elles, de source bourgeoise, descend sans doute de Johans (Hans) le Zie- "gler (tuilier), de Wattwil, dit Jùnteler (1390, 1397) : cette famille s'éteignit vers 1750. Un Ziegler, de Huoen, pies de Baden, fut admis dans la bourgeoisie en 1547. Le fondateur des Ziegler devenus nobles est peut-être Peter, le marchand, de Constance (1392- I 132). Par sa richesse et la qualité de ses membres, cette seconde famille acquit rapidement une grande considération et une forte influence dans la ville. En 1487, elle recul des lettres d'armoiries de Maximilien Ier. Au XIXe s. elle essaima au Locle, à Marseille, dans la liesse prussienne et en Russie. Armoiries, bourgeoises : parti d'or à une marque domestique de sable et d'azur à un croissant tourné d'or ; nobles : originairement une marque do-

i tique dans le sceau; depuis 1487 :

coupé-ondé de sable à une étoile d'or à six rais, et d'or plein. — ■ De la famille bourgeoise faisait partie : — Hans, prévôt des forgerons, du Conseil el grand-bailli de Neuhausen 1526, 1531.

— La généalogie des Ziegler nobles part de — 1. Konrad, fils de Peter ('?), qui, à partir de 1421 figure régulièrement comme caution pour la ville ; du Conseil 1439, trésorier, f 1458 ou 1459. — 2. Hans, petit-fils du n° 1, reçut en 1487 de Maximilien les lettres armoriales indiquées ci-dessus pour services de guerre. Conseiller 1492, député à la Diète 1502-1543, envoyé en mission auprès du pape Jules II en 1512 après l'expédition de Pavie, capitaine dans l'expédition de Milan et député dans les bailliages tessinois 1513, bourgmestre 1515-1546, envoyé en mission à Paris pour jurer l'alliance avec François Ier, capitaine dans la « guerre d'AUerheiligen « 1521 ; figura au colloque de Baden de 1526 comme adversaire de la Réformation, hôpitalier 1523-1545, curateur du couvent de Paradies 1529, député à la signature de la paix de Saint- Julien 1530, à la signature de la paix de 1531 avec les V Cantons et à celle de la convention entre Rottweil et Hans von Landenberg 1539. t 20 avril 1550. — J. Wipf : Schaffh. Reforrnationsgesch. — 3. Itelhans, fils du n° 2, bailli de Buch 1531, 1535, 1556, de Gailingen 1548-1549 bailli, impérial 1551, Obherr et conseiller secret 1553, vicebourgmestre 1555. curateur du couvent d'AUerheiligen 1557, du Petit Conseil 1559-1563. f 10 juil. 1563. —

4. Franz, fils du n° 3, juge de ville 1567, député dans les bailliages tessinois 1569. t 9 sept. 1584. —

5. Hans-Wilhelm, fils du n° 4, 18 oct. 1574-8 févr. 1653, juge baillival et Obherr 1629, bailli de Herblingen 1642, vice-bourgmestre 1648, auteur d'une biographie du banneret Hans Im Thurn, d'une Beschreibunq des Fiiriiberzugs der Kayserl. Spanisch- n. Bayerischen Armée an den Grenzen der Landschaft Schaffhausen im Oct. 1633 (mns.) et d'un petit volume de vers. Il ne laissa aucun descendant mâle. La famille fut. continuée par — 6. Hans-Jakob, seul fils du frère du n° 3, 1522- 12 janv. 1599, trésorier 1554-1570, bailli de Thayngen 1558, hôpitalier 1563, Obherr et du Petit Conseil depuis 1565, bailli de Lôhningen 1570 et 1577 et du château de Herblingen, vice-bourgmestre 1587, bourgmestre 1590-1598, institua diverses fondations. Ses fils fondèrent quatre lignes.

1. Ligne de — 7. Franz, 5 nov. 1550 - 7 mai 1626, bailli de Neuenkirch 1595. — 8. Hans-Jakob, fils du n" 7, 23 août 1611 - 27 juil. 1685, bailli de Neunkirch 1669, juge baillival 1684. Cette branche s'éteignit au milieu du XVIIIe s.

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