‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 185 sur 213 · Ligne de Hans. a) Rameau de — 9. Hans-Jakob · texte numérisé non relu

Ligne de Hans. a) Rameau de — 9. Hans-Jakob

neveu du n° 7, 2 janv. 1586 - 25 févr. 1661, administrateur du couvent d'AUerheiligen 1612, bailli de Neunkirch 1624, bailli impérial 1642, trésorier 1644, Obherr 1645, bailli de Rùdlingen et Buchberg 1648, député dans les bailliages tessinois. — ■ 10. Hans, fils du n° 9, 30 août 1617 - 24 juil. 1679, bailli de Neunkirch 1648. —

11. JOH.-KONRAD, 1 sept. 1778-27janv. 1832, pasteur à Hemmental el Neuhausen et professeur au gymnase. —

12. Franz (Ludwig), fils du n° 11, 10 juin 1814 - 5 juin 1886, pasteur à Burg, pies de Stein a.m Bhein, auteur de : Gesch. der Stadt Stein am Rhein, 1860. — Voir Hch. Wanner : Die Schaffh. Geschichtsschreiber im 19. Juin h.

— b) — 13. Hans-Konrad, neveu du n° 9, 17 sept. 1621 - 24 déc. 1677, envoyé en Savoie et dans les vallée vaudoises du Piémont avec Hans-Jakob Stokar 1655. — 14. Franz, petit-fils du n° 13, 11 mars 1700 - 25 avril 1758 (1761 ?), Dr med. professeur à Rinteln (Hesse) 1732, recteur de l'université 1737, médecin particulier du landgrave de Hesse, auteur de diverses publications médicales. — ADB 45.

3. Ligne de — 15. Christof, 25 nov. 1559 - 2 nov. 1634, juge baillival 1626, Obherr 1629. — 16. Alexander, fils du n» 15, 23 mai 1596 - 18 avril 1673, bailli impérial 1653 et Obherr 1661 ; demeura sans descendants mâles. Trois autres fils du n° 15 fondèrent des branches dont deux se sont perpétués jusqu'à nos jours. Le fondateur de la première branche fut — 17. Hans-Jakob, 8 juin 1587-3 juin 1656, Dr jur., secrétaire de ville 1623-1634, Obherr 1634, trésorier 1641, bailli de Herblingen et vice -bourgmestre 1642, bourgmestre 1645-1656. Il fut vingt fois représentant de sa ville aux Diètes et à maintes reprises envoyé en mission en Suisse et à l'étranger (au Tessin 1631, pour l'affaire Kluser, en 1632, à Paris en 1634 avec les représentants d'autres cantons protestants, commissaire en Thurgovie pendant les troubles de 1634 et pour la paix rebgieuse de 1656) ; pendant la guerre de Trente ans, il s'entremit avec zèle et succès pour les intérêts de Schaffhouse. Son nom ayant été prononcé comme représentant de la Suisse au congrès de Westphalie, il échangea avec J.-R. Wettstein une intéressante correspondance. Son despotisme et l'attaque d'une mission saint-galloise par son fils Christof provoqua une longue querelle avec Saint-Gall (1645-1660). — Festschrift des Kts. Schaffh. 1901. — E. Wuscher-Becchi : Schaffh. Stadtgeschichten. — De son premier fils descend : — 18. Hans-Jakob, 23 août 1646 - 9 avril 1722, Obherr 1694, institua divers fonds., notamment celui des bourses Ziegler pour les commerçants. D'autres fils du n° 17 fondèrent des rameaux qui prospérèrent long-

I l'lll|IV

Rameau a. — 19. Tobias, petit-fils du n° 17, 12 déc. 1661 - 1720, architecte de la ville 1710. — 20. Bernhardin, neveu du n° 19, 6 déc. 1678 - 31 oct. 1736, juge baillival 1724, Obherr 1735. — 21. Heinrich, fils du n" 19, 25 juin 1687 - 3 mars 1768, Obherr 1741, banneret 1749. — 22. Latjrenz, fils du n» 20, 8 août 1709 - 15 juin 1760, professeur au Collegium humanitatis, bailli impérial en 1749. — 23. Jakob, arrière-petitfils du n" 20, 20 sept. 1769- 13 mars 1843, officier au service de France, chevalier de Saint-Louis, colonel cantonal, du Petit Conseil et du Conseil de ville, chef de la police. — 24. Joh. -Konrad, arrière-petit-fils du n" 20, 28 mars 1786 - 15 juil. 1847, lieutenant-colonel. — ■ 25. Oskar - August, petit-fils du n° 23, 17 mars 1843 - 1 août 1919, commerçant, lieutenant-colonel, du Conseil de ville 1873-1905, du Grand Conseil, membre du Directoire commercial et du Conseil d'arrondissement des chemins de fer, président de la Banque cantonale. — Schaffh. Intelligenzblatt 1919, n» 178.

— Schaffh. Tageblatt 1919 n» 179. — Trois petits-fils du n° 20 fondèrent les rameaux du Locle, de Marseille et de la Hesse prussienne.

Rameau b. — 26. Joh. -Jakob, 15 août 1769 - 27(29) avril 1849, forestier, lieutenant-colonel, commandant de place 1814, du Conseil de guerre 1823, du Petit Conseil 1827, du Conseil de ville 1835. -- 27. Julius- Kaspar, neveu du n» 26, 16 févr. 1806 - 6 janv. 1862, président du tribunal de district 1835, du tribunal cantonal 1837, du Conseil de ville, s'occupa activement du

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développement des communications et de l'utilisation des forces hydrauliques de la ville. — 28. Eugen, fils du n° 27, 1 oct* 1847 - 11 nov. 1921, président du tribunal de district jusqu'en 1888, de la commune bourgeoise et de la Banque de Schaffhouse, administrateur du chemin de fer du Nord-Est. — Zum Andenken an E. Ziegler zut Obern Tanne. — Schaffh. Intelligenzblatt u. Tagcblalt 1921, nu 266.

Le rameau c essaima d'Alsace en Russie où — 29. KARL-AUGUST, 19 févr. 1795 - 7 févr. 1858, fut architecte du gouvernement à Kuopio (Finlande) et son fils - 30. Karl-Friedrich, 9 août 1826 - 6 oct. 1906 (f à Riga) devin! architecte de la cour du tsar Alexandre II, reçut le titre de conseiller d'État et la noblesse héréditaire (Ziegler von Schaffhausen). — 31. Emil, fils du n° 30, directeur du département des chemins de fer Nicolai. f peu avant la guerre mondiale. — 32. Maximilian, 8 oct. 1870 - 1920, fils du n° 30, ingénieur des chemins de 1er. constructeur d'un tronçon important du transsibérien. — Communications personnelles de Hugo von Ziegler à Schaffhouse.

Le rameau d remontant à — 33. Hans-Konrad, 5e fils du n° 17, 19 avril 1629 - 27 nov. 1695, juge baillival 1688, Obherr 1691, devint la famille von Ziegler (voir ci-dessous). — Le rameau e s'est éteint au XVIIIe siècle.

IIe branche. — 34. Christof, 29 juin 1689 - 1 févr. 1763, descendant du n*- 15, professeur au Collegium humanilatis 1717-1721, puis pasteur à Herblingen et maître à l'école latine, dont il fut recteur en 1745. — 35. Karl - Friedrich, arrière - petit-fils du n° 34, 18 mars 1807 - 5 nov. 1873, commerçant, directeur des douanes fédérales.

IIIe branche (éteinte au XVIIIe s.). — 36. Hans- Konrad, neveu des nos 16 et 17, 22 août 1641 - 24 oct. L690, bailli du val Maggia 1687.

4. Ligne de Hans-Konrad. — 37. Franz, neveu des n°3 7 et 15, 12 déc. 1591 - 18 sept. 1629, préposé à l'assistance et Amtmann de Neuburg et Mammern. — 38. Hans-Konrad, 4 sept. 1692 - 1731, cand. theol., le plus distingué des piétistes de Schaffhouse, conseiller du Bàlois Annoni. auteur de Zeugniss d. Wahrheit et de chants religieux; il fut expulsé en 1717. Dernier de sa lignée. -Festschrift des Kts. Schaffh. 1901. — J.-J. Schalch : Erinnerungen. — Reg. généal. de Schaffhouse. — J.-J. Rûeger : Chronik. — LL. — US. — H.-O. Huber : Chronik. — Festschriften der Stadt u. des Kts. Schaffh,. 1901. — Th. Pestalozzi-Kutter : Schaffh. Kulturgesch. — Zum Andenken an Eugen Ziegler zur Obern Tanne (supplément). — C. Mâgis : Schaffh. Schriftsteller. — SKL. — Armoriaux schaffhousois de 1819 et 1852.

I "» Ziegler (n), (de Ziegler). Nom des descendants de Hans-Konrad Ziegler (n° 33), dont les quatre fils Hans-Jakor, Alexander, Christof et Heinrich (ce dernier représenté par son fils cadet Franz) furent anoblis et reçurent une augmentation d'armoiries lors du renouvellement des anciennes lettres d'armories, le 23 mais 1717. Des membres de cette famille fondèrent des rameaux à Genève (bourgeois de Plainpalais), en Allemagne (Hesse électorale, vers la fin du XVIIIe s.) et en Hollande (vers la fin du XVIIIe s.). Armoiries : écartelé aux 1 et 4 coupé enté de sable à toile d'or et d'or plein, aux 2 et 3 de gueules à la barre d'or chargée de trois quartefeuilles de gueules; enté en pointe d'argent à une tour de gueules. Les lignes suivantes ont eu de la durée et de l'imporl ance :

u ! Ligne de Hans-Jakob : — 1. Joh.-Konrad, fils du prénommé, 2 mai 1084 - 25 mai 1742, secrétaire de ville 1722. — 2. Hans-Jakob, frère du n° 1, 29 oct. 1697 - .s juin 1759, juge bailliva] 1741, Obherr 1757. — 3. Die- TEGEN, fils du n" 2, 5 janv. 1726 - 2 déc. 1793, juge baillival 1768, secrétaire de ville 1777.

b) Ligne de Christof, dont descendent tous les von Ziegler vivant actuellement en Suisse : — 4. Johann- Rudolf, 14 déc. 1815 - 26 janv. 1880, président du tribunal cantonal. [Stiefel.]

Au rameau genevois de cette ligne appartiennent : — 5. Johann-Christoph von Ziegler, * 1810 à Schaffhouse, f 1888 à Genève, où il s'était établi en 1838 et dont il devint citoyen en 1854. — 6. Christophe- FRANÇOIS, fils du n° 5, 1855-1909, peintre et peintre sur émail ; inventa un perspecteur mécanique, pour lequel il obtint une médaille d'or aux expositions de Paris 1900 et Milan 1906. Professeur de dessin à l'école professionnelle de Genève. Plusieurs de ses œuvres sont au Musée de Genève. — 7. Henri, fils du n° 6, * 1885 à Genève, homme de lettres et professeur au collège de Genève et au séminaire français de l'université ; auteur de poèmes, d'essais et de romans, parmi lesquels : Nostalgies et conquêtes, 1923 ; Les deux Romes, 1925; L' Invention du bonheur, 1928; La Véga, 1929; Le bourdon du ■pèlerin, 1931; Le monde occidental ou poésie de l'Amérique, 1932; Idylle, 1933; Le Collège de Genève, 1933. A traduit Mes premiers souvenirs, de Cari Spitteler, 1921; Les contes tessinois, de Francesco Chiesa, 1924 ; Les Légendes tessinoises, de Giuseppe Zoppi, 1931. A fait aux États-Unis et au Canada près de 60 conférences relatives à la Suisse romande. A reçu un prix d'honneur de la Fondation Schiller pour l'ensemble de son œuvre. — 8. Charles, fils du n° 6, * 1890, peintre aquarelliste. [H. G.]

c) Ligne de Heinrich : — 9. Johann-Jakob, 16 févr. 1731 - 17 mars 1788, Dr med., juge baillival, Obheri 1779. — 10. Johann-Jakob, (ils du n° 9, 18 nov. 1765 - 2 août 1814, juge de ville 1799, président du tribunal de ville 1803, juge cantonal et du Petit Conseil 1805, chef de la police 1814, du Petit Conseil (gouvernement) 1814.

— 11. JOHANNES, 22 déc. 1769 - 11 févr. 1850, quartiermaître régimentaire au service de Hollande. — 12. Hans (Johannes), fils du n° 11, 17 mai 1810 - 16 déc.

1865, président de la ville 1851-1865, juge cantonal, président du Grand Conseil 1865, major d'état-major judiciaire fédéral, conseiller aux États 1859-1864. — Mitt. aus dem Schaffh. Stadtarchiv, n° 1. — Alpeurnsm

1866, n" 11. — Tagcblalt fur den Kt. Schaffh. 1865. n° 301. [Stiefel.]

E. Canton de Schwyz. Vieille famille de la Marche, communière de Lachen, Galgenen et Tuggen. Hans et Andréas, du territoire zuricois, furent reçus bourgeois de la Marche en 1541. Armoiries : d'or à une tuile de gueules. — [M. Styger.] — Josef, originaire de Seelisberg, * 1859, prêtre 1883, chapelain et maître secondaire à Arth 1884, curé d'Arth 1891, prélat de la maison du pape 1901, déploya une grande activité ecclésiastique et sociale, f 5 mars 1924 à Lugano. — KKZ 1924, p. 95. [H. Tr.]

F. Canton de Soleure. I. Vieille famille bourgeoise de la ville de Soleure. Peter devint bourgeois en 1357. Armoiries : de sinople à une fleur de lys de gueules enclose dans un moule à tuile d'argent accompagné en pointe de 3 coupeaux du même. — 1. Heinrich. Jungrat 1501, Gemeinmann 1501, bailli de Flumental 1503-1504.

— 2. Peter, avoyer d'Olten 1545-1562. — 3. Ludwig, avoyer d'Olten 1599. t 1613. — 4. Benedikt, 1663- 1740, du Grand Conseil 1714. chirurgien et Dr med.. médecin de la ville. — LL. — LLH. — Prot. Wirz : Bûrgergeschlechter (mns.). — Alex. Schmid : Kirchensâtze. — F. Schubiger : Gesch. der medizin. Gesellschaft des Kts. Solothurn. — G. von Vivis : Bestallungsbuch (aux Arch. d'État, Soleure). — [f v. V.] — 5. RUDOLF- Oskar, * 1828, médecin à Soleure 1852-1862, depuis 1872 agent général de la London Union à Berne, rédacteur temporaire du Sonntagsblatt des Bund, auteur de nouvelles, f 13 oct. 1881. — KSA 1881, p. 761. — ASG III. p. 460.

IL — Jakob, de Unterramsern (Bucheggberg), *1823, dessinateur et peintre, élève de Disteli. publia de 1846 à 1851 son Schweizer Kalender (Ziegler Kalender) illustré par lui-même, f 1856 à Arlesheim. — SKL Suppl. avec bibliographie. [H. Tr.]

G. Canton d'Uri. Familles bourgeoises de Seelisberg, Bauen, Sisikon, Flùelen, Altdorf, Erstfeld, Gurtnellen, Seedorf et Unterschâchen. Armoiries: coupé-onde de sable à une étoile d'or et d'or plein (variante : d'azur à trois tuiles de gueules et une étoile d'or). L'ancêtre commun est Hans, de Zofingue, établi à Seelisberg à

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cantonale.

l'époque de la Réformation et qui reçut l'indigénat

cantonal en 1531 avec ses trois fils. — i. Johann, à

Seelisberg, du landrat pendant 52 ans. f 18 déc. 1699.

Les lignes existant encore à Erstfeld

et Seelisberg descendent de lui.

I. Ligne de Seelisberg. — 2. Josef- Maria, 16 janv. 1839 - 3 févr. 1911, aubergiste à Treib 1863, du landrat 1880-1887 et 1892-1900, président de la commune de Seelisberg, juge de district 1878-1882, conseiller d'État 1887-1892, juge cantonal 1893-1901, prit l'initiative de la construction de la route de Treib jusqu'à la frontière 3. Josef, 25 avril 1859 - 5 mars 1924, chapelain à Arth et maître secondaire 1884, curé d'Arth 1891, directeur des conférences et inspecteur scolaire du district de Schwyz 1893-1898 et du cercle d'Arth 1896- 1916, camérier apostolique novembre 1904, restaura l'église paroissiale et la chapelle de la Sainte-Croix, construisit la chapelle Saint-Adrien. Fondateur de sociétés et d'établissements d'utilité publique. — Urner Wochenblatt 1924. nos 10 et 11. — Gedenkblâtter zur 2. Sâkularfeier der Kirchweihe in Arth 1896.

II. Ligne d' Erstfeld. — 4. Johann, du landrat et hospitalier à Erstfeld, fit don en 1641 de 15 tableaux à l'huile à la chapelle de Jagdmatt. ■ — 5. JOHANN-JOSEF- NlKOLAUS, * 3 nov. 1741, courrier du canton 1777, grand sautier à Bellinzone 1788, grand sautier d'Uri 1790. t 1800. — 6. Johannes, * 22 janv. 1752, du Conseil, juge au tribunal des Quinze 1783. — 7. Ferdinand, 1" janv. 1870 - 16 févr. 1933, chapelain à Amsteg 1894, missionnaire à Mànnedorf 1904-1913 et 1920 - 1er janv. 1933, curé de Wangen 1913-1920 ; doyen du décanat de l'Oberland zuricois 1932. — LL. — LLII. — ZSK 1910, p. 50, 52. — E. Wymann : Schlachtjahrzeit, p. 41. — Gfr. 39, p. 311 ; 61, p. 212 ; 06, p. XX ; 68, p. 316, 233 ; 79, p. XL. — Hist. Nbl. von Uri 1899, VI, p. 2 ; 1906, p. 43 ; 1912, p. 49 ; 1913, p. 108 ; 1919, p. 5 ; 1923, p. 23.

— Urner Wochenblatt 1911, n° 6. • — E. Huber : Urner Wappenbuch. [Fr. Gisler.]

H. Canton de Zurich. I. Famille de conseillers de la ville de Zurich, descendant de ■ — 1. Heini im Werd, boulanger, de Bremgarten, bourgeois 1419, prévôt de la corporation zum Weggen 1445, vice-landammann 1460. Ses petits-fils, tous tuiliers à la porte du Rennweg, changèrent le nom de famille en Ziegler. Armoiries : de gueules à trois tuiles d'or accompagnées d'une étoile d'azur (ZT 918, p. 92). La famille a donné une série de fonctionnaires et de baillis, au XVIIe s. beaucoup de médecins et de pharmaciens ; membre des Schildner zum Schneggen jusqu'en 1924. — 2. Heinrich, petitfils du n° 1, capitaine à la guerre de Souabe, chevalier du Saint-Sépulcre 1523. — 3. Rudolf, frère du n° 2, fit comme capitaine les guerres milanaises et les campagnes papales de 1512 et 1521. — 4. Hans, dit Pfdffli, 1484-1552, mercenaire, capitaine, prévôt des charpentiers, des dix-huit des Konstaffel 1533. — 5. Klein- Hans, 1490-1585, frère du n° 4, prévôt des charpentiers, bailli dans le Freiamt, bailli de Horgen. — 6. Johannes, neveu du n° 5, 1533-1609, prévôt de la corporation du Safran 1568, intendant des bâtiments 1577, bailli de Kibourg 1584, vice-bourgmestre 1599, serait l'instigateur du voyage à Strasbourg avec la bouillie de millet ; propriétaire des bains d'Urdorf ; envoyé à la cour de France 1597. Armoiries de la branche descendant de ,lui : coupé, de gueules à deux étoiles d'or et d'or. — ' 7. Heinrich, 1535 - 1586, bailli de Laufen 1562, bailli de Locarno 1578. — 8. Adrian, 1546-1633, frère du n° 6, conseiller et intendant de l'arsenal, bailli du Rheintal 1602, Amtmann du Fraumùnster 1613, ancêtre commun des Ziegler de Sax et du Pélican. — 9. Heinrich, fils du n° 7, 1576-1624, conseiller et bailli de Biilach 1607, bailli de Lugano 1609, banneret 1617.

A la branche des schwarze Ziegler appartiennent :

— 10. Hans-Rudolf, 1695-1762, ludimoderator au Carolinum et chanoine delà cathédrale, auteur de nombreux écrits de théologie, de poèmes et de Neujahrsbldtter.

— 11. Hans-Kaspar, 1730-1802, fils du n° 10, capitaine dhbs vu — 28

et imprimeur, éditeur du Donstagsblatl et des Monatliche Nachrichten, écrivain et poète comme son père. Son imprimerie devint plus tard le Berichthaus. — 12. Adrian, 1584-1654, fils du n° 8, pharmacien au Psalter, bailli de Sax dans le Rheintal 1626 ; ses descendants se dénommèrent Ziegler von Sax. Il travailla à la fabrication du salpêtre et de la poudre ; auteur d'un art de construire des canons : Archeley, et d'une Pharmacopœa.

— 13. Adrian, 1610-1687, fils du n° 12, s'établit à Sax comme Lande shauptmann. — ■ 14. ADRIAN, * 1632, fils du n° 13, Dr med. à Padoue 1652, conseiller et capitaine de rhode à Gais. — 15. Salomon, 1643-1713, fils du n° 13, bailli de Sax 1685, colonel 1699, bailli de Sargans 1700. — 16. Hans-Konrad, 1666-1731, fils du n» 14, capitaine, Sihlherr, bailli de Schwamendingen et du Kelleramt. — 17. Johannes, 1673-1749, fils du n° 15, Dr med., à Bâle 1697, auteur d'une Dissertatio de verrucis ; député de la bourgeoisie lors des troubles de 1713. — 18. Adrian, 1674-1753, fils du n» 14, Dr med. à Utrecht 1697, médecin à Zurich, Amtmann a Winterthour, intendant des bâtiments et prévôt de la corporation zum Kdmbel. — 19. Beat, 1681-1762, petit-fils du n° 13, avoyer de la ville 1726, bailli de Sax 1727, de Sargans 1748, s'établit plus tard à Wil. — 20. Leonhard, 1786-1863, conseiller de ville et intendant des bâtiments de Zurich 1837-1857. — 21. Jakob, 1591- 1670, fils du n° 8, Dr med. à Kônigsberg 1615, prévôt des bateliers 1634, auteur de dissertations médicales et astronomiques et d'un remarquable mémoire sur le tabac ; ancêtre de la branche des Ziegler zum Pelikan.

- 22. Adrian, 1620-1693, fils du n» 21, capitaine et Obmann, peintre et graveur. - — 23. Christoph, 1628- 1708, fils du n° 21, pharmacien au Psalter, Dr med. à Padoue 1650, capitaine lors de la guerre de Rapperswil 1655, médecin de la ville de Berne 1657, à Zurich 1662, bâtit la maison du Pélican. — 24. Hans-Jakob, 1640- 1683, fils du n» 21, Dr med. à Valence 1663, médecin extraordinaire de la ville à Zurich 1664, auteur d'une série de descriptions des bains suisses, et d'un opuscule sur les tremblements de terre, d'un autre sur les comètes.

— 25. Jakob-Christoph, 1647-1718, fils du n° 23, négociant en soieries à Zurich et Bergame, premier titulaire de la poste de Zurich en Italie, représentant de la bourgeoisie lors des troubles de 1713. — 26. Leonhard, 1678-1756, petit-fils du n° 23, commerçant important, conseiller au Pélican. — 27. Jakob-Christoph, 1710-1782, fils du n° 26, acquit la fabrique de papier de la Limmat ; prévôt des bateliers 1752-1778, inspecteur général, directeur des écuries ; membre du Directoire commercial.

— 28. Leonhard, 1749- 1800, petit-fils du n" 26, fabricant de papier et libraire, député au Tessin 1789-1791, représentant de la Confédération en ce canton 1797. — 29. Jakob-Christoph, 1er oct.

1768-10 févr. 1859, petitfils du n° 27, au service français 1785-1791 ; volontaire au service impérial 1792-1793, fut au siège de Lille et à la bataille de Neerwinde, revint en 1799 sous les mêmes drapeaux comme Oberstwachtmeister au régiment Bachmann, attaqua Feldkirch et l'Engadine comme commandant d'avant-garde ; membre du gouvernement intérimaire et colonel durant le siège de Zurich 1802, contribua à la défense de la ville ; député au Grand Conseil 1804, commandant des troupes fédérales durant le Bockenkrieg, chef d'une division fédérale lors de l'occupation des frontières 1805 et 1809, à la tête d'un détachement chargé de surveiller la frontière orientale 1813 ; du Petit Conseil de Zurich 1814, commandant du 30e régiment suisse en Hollande :

Octobre 1933

Jakob-Christoph Ziegler (n° 29).

D'après une lithographie

de C.-F. Irminger

(Bibliothèque Nationale, Berne).

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régiment von Ziegler 1814, major général 1816, commandant de brigade 1817 ; commandant de la province de Liège 1818, de Namur 1819 ; chevalier de l'ordre néerlandais du lion ; son régiment fut licencié en 1829 ; conseiller de ville à Zurich 1831, soutien de la société

des artistes qu'il présida de 1835àl842,auteurd'un cours de tactique. — ■ Autobiographie dans Nbl.

d. Feuerwerker 1884-1885.

— 30. Leonhard, 1782- 1854, arrière-petit-fils du n° 26, soutint les beauxarts comme bibliothécaire de la société suisse de musique et directeur de la société qui construisit en 1833 le théâtre de la ville :

directeur de la construction de l'hôpital cantonal zuricois 1837-1843. — 31. Hans-Salomon, 1789- 1882, fils du n° 29, capitaine en Hollande jusqu'en 1829, artiste peintre, viceprésident du Petit Conseil de la ville 1831. — 32.

Paul-Karl-Eduard, H déc. 1800 - 21 août 1882,

Paul-Karl-Eduard Ziegler (n° 32). D'après une lithographie

de Irminger (Bibliothèque Nationale, Berne).

fds du n° 29, connu sous le nom de colonel Ziegler, officier en Hollande 1814-1829, conseiller de ville à Zurich 1831-1840, président de ville durant l'affaire Strauss et commandant des troupes à Zurich ; colonel d'infanterie 1840, conseiller d'État 1840-1868 ; chef de la 4e division fédérale lors du Sonderbund, son énergie lors de la rencontre décisive de Gislikon fit que cette dernière ne fut pas sanglante ; conseiller national 1848-1866. — 33. Karl Ziegler-Wegmann, fils du n° 32, négociant et propriétaire d'une filature. La famille, pour autant qu'elle était restée à Zurich, s'éteignit avec lui dans les mâles, le 23 nov. 1924. — Nbl. d. Feuerwerker 1886. — Généalogie, mns. — Dùrsteler St. — Tables généal. de Hofmeister, mns. — ZT 1918. — Nbl. Waisenhaus 1926. — W. Tobler et H. Zeller : Gesch. der Schildnerschaft zum Schneggen. [Hans Pestalozzi.]

II. Famille d'artisans de Winterthour, surtout de tanneurs et de bouchers ; elle fut souvent représentée

aux Grand et Petit Conseils de la ville.

Armoiries : I. de gueules au chevron renversé d'argent chargé de trois étoiles d'or et accompagné en pointe de trois coupeaux de sinople ; II. coupé d'or à deux étoiles d'azur et de gueules à une tuile d'or. — Wappenbuch der Stadt Winterthur 1855. ■ — 1. Ulrich, du Grand Conseil 1405. — 2. Ulrich, directeur de l'hôpital 1518. f 1528. — 3. Félix, juge de ville 1530, prit part à la première guerre de Musso et à l'expédition contre Genève 1530. — L. Bosshart : Chronik. — 4. Hans-Heinrich, chirurgien, juge de ville 1751, médecin de ville 1762. — 5. Hans-Jakor, fils du n» 4, 1727 - 15 mai 1811, chirurgien, du Petit Conseil et auditeur des comptes 1776, intendant des bâtiments 1780 ; construisit en 1782 l'Obertor, en 1785 l'hôtel de ville et l'Untertor à Winterthour. — 6. Heinrich, frère du n° 5, 1733 - 21 mars 1813, juge de ville 1766, Amtmann de Widen 1785. — 7. Christoph, 3 oct. 1734 - 17 févr. 1808, du Petit Conseil et auditeur des comptes 1776, avoyer dès 1782, Amtmann de Pfungen 1785, seigneur justicier de Môrsburg 1786. Il renonça, le 21 mars 1798, à sa charge d 'avoyer et devint plus tard président de la municipalité. — Nbl. der Stadtbibl. Winterthur 1919. — Mon. Nachr. 1808, p. 24. — 8. Johann-Heinrich, neveu du n° 4, 23 mars 1738 - 4 nov. 1818, pasteur français de Zurich, puis étudiant en médecine et chimie à

Christoph Ziegler (n° 7).

D'après un portrait à l'huile

(Bibl. de la ville, Winterthouri

Londres, Dr med., à Bâle 1769 ; du Petit Conseil 1780, trésorier 1785, membre de la municipalité 1798. Il fonda en 1778, avec Johann -Sébastian von Clais et Johann-Jakob Sulzer, la première fabrique suisse de produits chimiques (fabrique de vitriol et laboratoire), créa en 1802, au Hard près de Wùlflingen, avec Clais, la première filature mécanique de coton du continent, liquidée en 1840. Il introduisit à Winterthour l'usage des paratonnerres, découvrit en 1782 et exploita une mine de lignite près de Birmenstall près d'Elgg. Auteur de traductions d'ouvrages anglais.

— 9. Hans-Heinrich, fils du n° 5, 1765 - 17 mai 1846, juge de ville et intendant des bâtiments 1824, Amtmann à Pfungen. — 10. Johannes, 1768 - 25 août 1830, imprimeur et

libraire, racheta en 1791 la célèbre librairie Steiner. De ses presses sortit depuis 1798 le Wochenblatt, depuis 1836 le Landbote ; député au Grand Conseil. — Landbote 1927, n03 14, 19. —11. Jakob Ziegler-Pellis, fils du n» 8, 25 juil. 1775- 18 janv. 1863, maître d'histoire naturelle à Winterthour 1799, reprit en 1818 les entreprises industrielles de son père, fonda en 1828, à Schaffhouse, une fabrique de poterie, la teinturerie en rouge de Neftenbach, créa à Paris, avec la maison Bonjour, une fabrique d'eau minérale artificielle, en 1830 une verrerie. En 1808, il avait acheté de l'abbaye de Salmansweiler des orgues pour l'église de la ville. Président du collège musical 1825-1862, président de la Société suisse de musique 1830, dirigea cette année-là la fête suisse de musique de Winterthour ; député au Grand

tM-

Johann-Heinrich Ziegler (n° 8).

D'après une lithographie

de J. Brodtmann

(Bibliothèque Nationale, Berne).

Conseil vers 1830, membre fondateur de la société et de l'école des arts et métiers 1833 ; une fabrique de poudre qu'il fonda en 1853 sauta en 1857 ; une seconde catastrophe eut lieu en 1862. Auteur de plusieurs mémoires sur les eaux minérales. — Biographie par Ed. Ziegler 1888. — Rapp. du Musée national 1926. — Neues Winterthurer Tagbl. 1931, n° 59. — 12. Johann-Budolf, 1788 - 22 août 1856, pasteur de Veltheim 1816, où il édifia une nouvelle cure, de Winterthour 1829, doyen 1839-1844 ; publia divers sermons. — F. Zûndel : Gedàchtnisrede... — 13. Jakob-Melcbior, 27 nov. 1801 - 1er avril 1883, maître de mathématiques et d'histoire naturelle à Winterthour 1828-1834, inspecteur forestier 1834-1847 ; fonda en 1842, avec Wurster, un institut lithographique auquel Bandegger s'associa encore en 1863. La maison s'occupa surtout de cartographie ; elle ouvrit en 1852 une librairie à Zurich et acquit une grande renommée. Ziegler reçut en don en 1880 la bourgeoisie de Bâle. Député au Grand Conseil 1839- 1842. Auteur de nombreux écrits de géographie, sur les chemins de fer, les forêts, et de biographies (Aberli, Hegner). Ziegler édita de nombreuses cartes à hachures, des cantons de Saint-Gall, Appenzell. Glaris, de l'Engadine ; des cartes d'ensemble et hypsométriques de la Suisse, un atlas sur les données de Karl Ritter, des car-

ZIEGLER

ZIELI

te< géologiques et hvpsométriques du globe, etc. — Biographie de G. Geilfus, 1884. — 14. Gnlllii-I), 9 août 1828 - 22 juin 1898, pasteur à Hedingen 1852, à Eglisau 1858-1863, député au Grand Conseil 1859 ; maître de religion et de latin au gymnase de Winterthour 1863, prit une grande part au mouvement démocratique. Député à la Constituante 1868, conseiller d'État 1869-1877, directeur des finances, puis de l'instruction publique, député au Conseil national 1871-1877, président 1873-1874 durant les discussions relatives à la revision de la constitution. Après avoir qml té le gouvernement et le Conseil national, il fut encore rédacteur du Land- Jakok-Melchior Ziegler (n° 13). bote et député au Grand D'après une gravure sur cuivre Conseil 1877-1883. Auteur de J. Burger de Meine Stellung u. Tà-

(Bibl. delà ville, Winterthour). tigkeit im Verwaltungsratr

der N. 0. B. 1878 ; Briefe von derschweiz. Landesausstellung, 1883: Johann-Sebastian Clais, 1887.— A. Le. cher : G. Ziegler. — K. Wirz : Etat. — A. Ziegler et R. Keller : Festschrift Gymnasiurn Winterthur III. — 15. Theodor, petit-fils du n° 11, 1832 -9 déc. 1917, avocat, député à la constituante 1868, au Conseil des États en 1869, président de Winterthour 1873- 1875, président du chemin de fer National 1875, député au Grand Conseil 1869-1877. Auteur de quelques brochures sur la question des chemins de fer.

La faillite de la Nationalbahn l'obligea à se retirer de la vie publique. — Landbote 1917, n» 290.— NZZ 1917, n° 2330. — ZT 1918, p. 252. — O.

Herold : Zur Erinnerung an Th. Ziegler. — 16.

Diethelm, 1843-1911, négociant, d'abord en Amérique du Sud, puis à Winterthour, président de la Tosstalbahn 1895. — Landbote 1911, n° 249. — NZZ 1918, n° 1294. — 17. Heinrich, neveu du n» 14, 19 déc. 1850 - 3 nov. 1928, Dr med., médecin d'hôpital 1879-1887, de district 1896-1906, puis médecin de la Winterthour, société d'assurances contre les accidents; colonel 1897, médecin de corps d'armée, élabora avec le Dr Bircher une nouvelle ordonnance des troupes sanitaires. — Landbote 1928, n03 259, 264. — NZZ 1928, n» 2073. — Nbl. Stadtbibl. Winterthur 1932, p. 115. — 18. Heinrich, 20 mars 1852 - 23 juin 1921, architecte à Zurich où il mourut ; exécuta les travaux de sculpture sur pierre du Musée national et de l'hôtel de ville, construisit la maison d'école d'Unterstrass, l'immeuble de la NZZ et l'église d'Oberstrass. — NZZ 1921, n°s 971, 1018. — SB 78, 1921, n" 2. — 19. Alfred, frère du n" 18, * 13 nov. 1856 à Olten, t 24 févr. 1913 à Zurich, Dr jur. et procureur de district à Winterthour 1881, juge cantonal 1894, président du tribunal cantonal 1897-1911. — 20. Johaim-Heinrtch, descendant du n° 5, * 1857, chimiste, Dr phil., inventa les colorants à la pyrazolone. Auteur de Die universelle Weltformel, 1902 ; Die wahre Einheit von Beligion und Naturwissenschaft, 1904 ; Die Struktur der Malerie und das Weltrâtsel, 1908 ; Die Umwâlzung in den Grundansrhauungen der Naturwissenschaft, 1914;

Gottlieb Ziegler (n° 14).

D'après une photographie.

Die Hauptaufgabe der Naturwissenschaft, 1928 ; Der grosse Welt- und Selbstbetrug der Physiker, 1931 ; Das Urlicht, 1932. — Voir A. Saager : Der Winterthurer Naturphilosoph J. H. Ziegler. — Neues Winterthurer Tagblatt 1917, n° 41. — Nbl. Stadtbibl. Winterthur 1932, p. 115. — 21. Heinrich Ziegler -Sulzer, * 1er avril 1859 à Neftenbach, t 22 févr. 1930 à Bàle, ingénieur mécanicien 1883, travailla à Manchester, Newcastle, Winterthour et Ludwigshafen, directeur des fabriques Sulzer 1914-1922. — Neues Winterthurer Tagblall 1930, n° 45. — Nbl. Stadtbibliothek Winterthur 1932, p. 115.

— 22. Alfred, * 18 déc. 1863 à Aarau, Dr phil., historien, professeur au gymnase de Winterthour 1887- 1928 ; auteur de Bemuhungen der Burgunder fur Erweiterung der burg.-eidg. Erbeinung 1579 ; Die kirchlichen Zustânde in Winterthur am Ende des 15. und Ahfang des 16. Jahrh. ; Winterthurs Lage im Winter 1799- 1S00 ; Die geogr. und topogr. Namen von Winterthur ; Albanitag und Albanifeier in Winterthur 1269-1874 ; Die Gesellschaft der Herrenstube in Winterthur ; Winterthur zur Zeit des 30jâhrigen Krieges; le Festschrift zur Feier des 50j. Bestehens des Gymnasiums und der Industrieschule in Winterthur, 1912, en collaboration avec Robert Keller (contient, la liste des œuvres de A. Ziegler). — Nbl. Stadtbibl. Winterthur 1932, p. 115. — Landbote 1928, n03 92, 232. — 23. Richard, 31 déc. 1872 - 24 oct. 1931, chimiste, directeur du contrôle fédéral des remontes à Thoune, colonel 1919. ■ — ■ Neues Winterthurer Tagblatl 1931, n° 251. — Voir en général A. Kùnzli : Bûrgerbuch, mns. à la Bibl. de Winterthour.

— Généalogie d'A. Ernst, mns. (propriété d'Ed. Ziegler, Schaffhouse). — LL. [E. dejung.]

ZIEGLER, Paul, de Nôrdlingen, administrateur de Coire 1506-1509, évêque 1509-1541, vécut depuis 1526 à Fiirstenburg en Vintschgau ; ne fut pas à la hauteur de sa tâche difficile dans ces années troublées. f 1541. — J.-G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur

II, p. 2-83. [J. SlMONET.]

ZIELEBACH (C. Berne, D. Fraubrunnen. V. DGS). Coin, et Vge de la paroisse d'Utzenstorf. La localité fut vendue par le comte Eberhard de Kibourg au chevalier Johann von Aarwangen, lequel fit donation en 1341 de ses biens de Zielebach au couvent de Saint-Urbain. Les droits juridictionnels passèrent aux Grùnenberg et plus tard à Berne avec le bailliage d'Aarwangen (voir ce nom). En 1803, Zielebach fut incorporé, avec Utzenstorf sa paroisse, au district agrandi de Fraubrunnen. — ■ AHVB 19, p. 76. [H. Tr.]

ZIELEMP (Zielempen). Famille noble de la région de Ferrette. Armoiries : coupé d'argent à une étoile de gueules et d'azur. La famille, qui est mentionnée depuis La fin du XIIIe s., possédait des mines dans le Fricktal ; au XIVe s., ses membres étaient ministériaux et vassaux des Tierstein. Plus tard ils possédèrent aussi des fiefs des Habsbourg-Laufenbourg. Après la fondation de la Farnsbourg dans les premières années du XIVe s. par les Tierstein, une partie du château passa à titre de fiefs à la famille Zielemp, laquelle dut assurer le service de défense du manoir. Le personnage le plus important de la famille est — Heinzmann, qui acquit entre autres, en 1398, le château de Hagberg près de Trimbach ; il habitait tantôt Hagberg, tantôt Olten, où sa maison est encore conservée en partie. Bailli d'Olten 1407-1412. A la suite de son mariage avec Agnes Zûrcher, d' Aarau, il se fixa dans cette ville dont il devint avoyer en 1418. La famille s'éteignit à la fin du XVe s. — W. Merz : Burgen des Sisgaus II. — J.-R. Rahn : Kunsldenkmàler Solothurn. — LL. — Bruckner : Merkwûrdigkeiten der Landschaft Basel. [O. G.]

ZIELI. Famille éteinte de Berne, probablement originaire de Nice et immigrée avec Wilhelm, tondeur de drap, dans la seconde moitié du XVe s. — Wilhelm, son fils, des Deux-Cents 1502, économe du chapitre 1530, traduisit en allemand les romans français Olivier et Artus et Valentin et Orsus ; première impression à Bâle 1521 ; il figure comme mendiant dans la Danse des morts de Manuel. La famille doit s'être éteinte à Berne avec lui vers 1540. Armoiries : d'or à une étoile à six rais de gueules dans un anneau de sable sommé et soutenu d'une croisette patlée du

ZIERAGK

ZIGANES

même, accompagné à dextre et à senestre d'une larme de gueules en fasce. — LL. — SBB III. — ADB 45. — Wappenbuch Bern 1932. — BT 1901, 203. [H. Tr.]

ZIERACK. Vieille famille unterwaldienne, paroissienne de Kerns. — 1. Un nommé Zierak possédait en 1326 une remise près de la maison de la dîme à Beromunster. — 2. Heini, parut en tribunal en 1437 comme mandataire des paroissiens de Kerns ; sautier 1441. — A une époque plus récente, des membres de la famille ont adopté le nom de Cysat et ont prétendu à des rapports avec la famille de patriciens lucernois, qui est bien plus jeune. — A. Kùchler : Chronik von Kerns. — Gfr. Reg. [R. D.]

ZIERI (ze Jœrgen, Georgii, Gergen, Zgœrgen, Ziœrien). Familles uranaises actuellement bourgeoises d'Altdorf, Erstfeld, Gurtnellen et Silenen, originaires du dizain de Conches en Valais. Armoiries : coupé d'or à l'aigle de sable armée de gueules et échiqueté d'argent et d'azur. — I. Famille éteinte de la vallée d'Urseren. — 1.

Gerig Jœrgen, plénipotentiaire d'Urseren dans le litige au sujet d'alpages avec les Grassig du Valais 1498. — 2. Georg Zjergen, ammann de la vallée 1536-1537 et 1538-1542. — 3. Hans Ziôrgen s'établit à Silenen et reçut en 1562 la bourgeoisie uranaise. — II. Familles de l'ancienne partie du canton. — 1. Welti ze Joerien, f 1443 à la bataille du Sihlfeld près de Zurich. — 2. Gilg Ziôrgen, du Valais, à Unterschâchen, bourgeois uranais 1565 ; bienfaiteur de la chapelle de Riederthal. t vers 1610. — ■ 3. Balthasar Ziôrien, de Faido, à Seelisberg, reçut la bourgeoisie uranaise 1583. — 4. Jakob, à Unterschâchen, du Conseil, bailli de la Léventine 1655-1658 et 1668- 1671. f 1684 au château d'Apro à Seedorf. — 5. Joseph, d'Altdorf, 14 mai 1858 - 7 oct. 1930, secrétaire d'État dès 1880, archiviste d'État 1892-1906, directeur de la chancellerie 1892-1908, administrateur du fonds scolaire cantonal dès 1890, membre du tribunal cantonal 1914-1927. — LLH.— Gfr. Reg. — E. Wyman-n : Schlachtjahrzeit, p. 43, 69. — Hist. Nbl. v. Uri 1899, V, p. 7 ; 1901, p. 55, 56, 65 ; 1908,p. 23 ; 1912, p. 44, 50.

— Ammannbuch, aux Arch. d'État. — Rentiers du couvent de Seedorf et de l'église paroissiale d'Altdorf. [Fr. Gisler.]

ZIERLER, Sébastian, du Tyrol, custode de la cathédrale de Coire 1623-1629, fut élu par Rome en 1630 prévôt de Coire, mais ne fut pas admis par le chapitre de la ville et reçut en dédommagement la paroisse de Schluderns en Tyrol, où il mourut en 1637.

— J. Tuor : Reihenfol qe der Domherren. [J. Simonet.] ZIGANES ou TZIGANES. Depuis au moins le début du XVe s., nous avons connu en Suisse, ces nomades, appelés habituellement en français Tziganes ou Tsiganes, Bohémiens ou Romanichels ; en allemand Zigvuner. Cette « race » est très vraisemblablement venue d'Asie, du Nord-Ouest de l'Indoustan. Mais nous ne savons pas exactement à quelle date elle a touché le sol- de l'Europe. On a émis, au sujet de l'arrivée des Tziganes sur notre continent, de nombreuses suppositions. Il en est une qui a fait quelque bruit : les Tziganes auraient été, d'après Gabriel de Mortillet, les importateurs du bronze. Si cette supposition pouvait être démontrée, ce peuple aurait joué un rôle considérable dans l'histoire primitive de l'Europe. Mais nous n'avons, pour l'heure, aucun moyen certain de faire cette démonstration.

On a essayé, entre autres hypothèses, de rattacher les Tziganes aux Sigynnes qu'Hérodote signale sur les bords de l'Ister (le Danube actuel), aux Sinties qu'on mentionne à Lemnos vers le Xe s. avant J.-C. Pour des périodes plus rapprochées, il semble que Bataillard ait démontré l'existence des Tziganes dans certaines îles méditerranéennes, Chypre en particulier, dès les débuts du XIVe s. A cette époque, ils sont certainement fixés dans la Péninsule des Balkans, et peut-être depuis longtemps déjà, puisqu'en 1386 et en 1387, les Voïvodes de Valachie, Vlad II et Mircea I, renouvelaient une dotation de 40 tentes de Tziganes faite au monastère de

Saint-Antoine (ancien Banat de Craïova, Valachie), par leur oncle Wladislas qui avait régné en 1370.

Dès le début du XVe s., on les rencontre assez rapidement dans divers pays d'Europe. Leur nomadisation les a disséminés un peu partout. Et, partout, ils ont été repoussés par les sédentaires ; avec souvent les pires violences. Dans les archives de tous les pays européens, on retrouve des édits pris contre eux sous des noms divers : Bohémiens, Tatars, Sarasins, Égyptiens. Ils ont été généralement les victimes d'abominables sévices. Non seulement on leur refusait l'hospitalité, mais on les condamnait « par le fer et le feu ». Toutes les accusations, les plus stupides et les plus sauvages, ont été lancées contre eux. L'une d'elles a dû agir puissamment sur l'âme de nos prédécesseurs : on les dénonçait comme les espions des Turcs ! Cette haine et cette' peur ont fait exagérer singulièrement la quantité d'individus dont se composaient les bandes tziganes qui erraient au travers de l'Europe. Pour ce qui concerne la Suisse, quand Stumpf, parlant des Bohémiens qui apparurent près de Zurich, en 1418, dit qu'on en comptait 14 000, il est certainement dans l'erreur. Jamais une bande pareillement nombreuse n'aurait pu accomplir ses nécessaires déplacements. Comment ces 14 000 individus auraientils trouvé leur nourriture ? ils n'avaient tout de même pas le droit de réquisitionner comme des armées ennemies sur territoire envahi ! Ils n'avaient pourtant pas des services de ravitaillement ! Au surplus, ces nomades avaient besoin, pour tirer leurs chariots, de nombreux chevaux. Comment les auraient-ils conduits à la pâture ? Wurstisen raconte que, lorsqu'en 1422, ces Bohémiens se trouvaient près de Bâle, ils avaient avec eux environ 50 chevaux. Pour une armée de 14 000 individus, ce n'est pas beaucoup ! Je crois que, dans toutes les archives de nos cantons du Plateau suisse, on retrouverait des ordonnances contre les Tziganes. A Genève, il y en a de 1477, de 1514, de 1613, de 1665, etc. Et là, non plus, on n'était pas tendre pour eux. Mais tout de même, il semble qu'en Suisse on ne les ait pas molestés avec les violences qu'on eut ailleurs, notamment dans l'ancienne Hongrie.

Il ne faudrait pas croire que tous les nomades, vanniers, chaudronniers, maquignons, etc., que l'on rencontre déambulant avec leurs mauvais chariots et leurs haridelles pitoyables sur tous les chemins de l'Europe soient de véritables Tziganes. Parmi ces chemineaux, il y a des représentants de toutes les nationalités : ce sont des outlaw, des gens épris de liberté, qui imitent les Tziganes dans leur genre de vie et dans leurs moyens de transports. Même parmi les populations fixées que l'on considère comme de véritables Tziganes, il y a beaucoup d'individus qu'il faut appeler des « Tziganisés » parce que, vivant avec eux, incorporés dans la tribu, ils ont pris les habitudes et l'aspect extérieur des Tziganes. Ainsi parmi les fameux Gitanos d'Espagne, il y en a un grand nombre qui auraient bien de la peine à se réclamer, anthropologiquement, de tels ancêtres. Ainsi dans beaucoup d'autres endroits encore.

Une statistique exacte des Tziganes est très difficile à établir. Elle n'aurait de valeur, et encore, que pour les représentants de ce groupe qui sont devenus sédentaires et qui pourraient être, à cause de cela même, recensés régulièrement comme les autres habitants du pays. Mais pour les Tziganes nomades une statistique qui se voudrait précise est quasiment impossible. Miklosich évaluait leur nombre à 600 000 (Dictionnaire de géographie, de Vivien de Saint-Martin). Dans le premier tiers du XIXe s., Domény de Rienzi estimait la population tzigane en Europe à près d'un million d'individus (Revue encyclopédique, Paris 1832). De son côté, Ami Boue fixait ce nombre, dans la Péninsule des Balkans il est vrai, de 150 à 200 000 (Ami Boue : La Turquie d'Europe, Paris 1840). Beaucoup plus près de nous, Guido Cora comptait 779 000 Tziganes en Europe, sur lesquels 429 000 dans la Péninsule des Balkans (Die Zigeuner, Turin 1895). Ces chiffres suffisent pour montrer l'amplitude des variations présentées par les statistiques. Et ces variations sont inéluctables, à cause de l'état nomade des individus qu'on veut recenser et des moments divers auxquels se font les enregistrements des populations.

ZIGERLI

ZILI

Aujourd'hui les Tziganes deviennent de plus en plus des sédentaires. L'augmentation des surfaces cultivées restreignant la liberté des parcours, l'obligation du service militaire, les règlements restrictifs apportés par les di\ ers Étal s à la nomadisation, éloignent de plus en plus de nos yeux, et éloigneront toujours davantage, un spectacle qui rappelle l'existence patriarcale la plus primitive.

Je crois qu'aucune population n'a été l'objet de tant d'opinions quant à ses origines : Canaanites, Mauritaniens, Amorites, Huns, Avares, Chaldéens, descendants de Caïn, descendants des colons de Trajan, Juifs échappés par l'errance aux exécutions, Tatars séparés des bandes de Timour, Circassiens chassés par les Mongols, Égyptiens, gens venus de la Zeugitane (partie orientale de la Tunisie) ou de Singara, ville de Mésopotamie, d'où ils auraient été chassés par Julien l'Apostat, combien d'autres suppositions encore !.. Une société s'est fondée à Liverpool, The Gypsy Lore Society, qui s'est donné pour tâche exclusive l'étude des Tziganes. On trouvera, dans les nombreux volumes qu'elle a publiés d'abondants renseignements sur l'histoire, la linguistique, le folklore et l'anthropologie de ce groupe humain énigmatique. La bibliographie des Tziganes a été publiée par Georges-F. Black : Gypsi Bibliography, London, 1914. — Voir aussi Eug. Pittard : Les Tziganes ou Bohémiens. [E. P.]

ZIGERLI. Familles des cantons de Berne et de Zoug.

A. Canton de Berne. I. Famille patricienne éteinte de Berne. Voir art. Ringoltingen, von. — II. Famille de vignerons, bourgeoise de Gléresse, descendant d'un membre de la première famille qui avait des biens à Gléresse. Un membre se fixa à Berne et y fut reçu bourgeois en 1571. Plusieurs de ses descendants siégèrent au Deux-Cents. Cette famille s'éteignit vers 1700. Armoiries : de gueules à une fleur de lys accompagnée en chef d'une couronne, à dextre et à senestre d'une étoile à six rais et soutenue en pointe de trois coupeaux, le tout du même. — III. Karl, bijoutier, de Gléresse, devint bourgeois de Berne en 1903. Son père Karl-Abraham, * 1848, maître à l'école normale de Mùnchenbuchsee, directeur de la nouvelle école des filles de Bienne 1872, se noya sur un vapeur qui coula dans le lac de Bienne, le 25 juil. 1880. — Bern. Schulblatt 13. — LL. — Gr. — Wappenbuch Bern 1932. — Bùrgerbuch Bern. [H. Tr.]

B. Canton de Zoug. Vieille famille d'/Egeri, déjà citée en 1280. Hans, devint bourgeois de Zoug en 14G5.

— Heinrich, d'/Egeri, député auprès du pape Jules II 1512, bailli de Baden 1515-1517. — Apollinaris, fils du précédent, ammann 1558-1560, 1566-1568, 1575-1577, travailla à la rédaction du Stadt- u. Amtbuch de 1566.

— LL. — Gfr. 23, p. 346. -- Alb. Letter : Beitràge zur Ortsgeschichte des Mgeri-Tales, p. 163, 338. — E. Zumbach : Die zugerischen Ammànner, dans Gfr. 95, p. 55. [W.-J. Meyer.]

ZIGŒLI. Voir Glinz, Andréas.'

ZIHLMANN. Familles lucernoises du Freiamt depuis le XIVe s., et de l'Entlebuch depuis le XVIe s. — Johann, sautier à Schùpfen 1775-1792, juge cantonal 1798, député à la Diète 1821. — Kas. Pfyffer : Gesch. II. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]

ZIHLSCHLACHT (C. Thurgovie, D. Bischofszell. V. DGS). Vge et Com. En 817, Louis-le-Débonnaire lit donation au couvent de Saint-Gall de deux terrains à Zi/leslata. Plus tard, le couvent possédait deux petits domaines dans la localité. Il y avait aussi le droit de lever un contingent. C'est pourquoi les Appenzellois pillèrent le village en 1404 et 1405. Pendant la guerre de Trente ans, les hommes de Zihlschlacht furent levés en 1633, avec les autres contingents thurgoviens, pour la garde de la frontière. Pendant la seconde guerre de Villmergen, la commune, qui avait accepté la Réformation à la fin de 1528, refusa de combattre du côté de l'abbé. La victoire des cantons protestants lui évita l'amende qu'elle aurait encourue. De tout temps, la basse juridiction appartint aux tenanciers du château de Blidegg, qui relevaient des évoques de Constance. La situation ne se modifia qu'au

XVIIIe s., lorsqu'on 1736, la seigneurie de Zihlschlacht passa aux Murait du château d'Œttlishausen ; puis, de 1769 à 1798, elle fut la possession de la ville de Zurich. La chapelle Sainte-Afra, actuellement église dépendante de Sitterdorf, est mentionnée en 1352 déjà. Depuis la Réf'ormation, elle servit toujours au culte protestant, bien que le seigneur justicier Albrecht von Hallwil, de Blidegg, de 1695 à 1709, se fût efforcé d'y réintroduire la messe. De 1606 environ à 1834, le pasteur de Sitterdorf y faisait un sermon un jour de semaine, de 1715 jusqu'à aujourd'hui, il s'y tient aussi un service le dimanche. La petite église fut reconstruite en 1716 et 1874 ; en 1823, le clocheton fut remplacé par un clocher ; un cimetière fut créé en 1872. Une école existait antérieurement à 1650 ; la maison d'école ne fut construite qu'en 1810. Pendant l'année de famine de 1771, les protestants distribuaient chaque jour huit florins aux nécessiteux. En 1795, lorsque les droits de servage purent être rachetés en Thurgovie, Zihlschlacht contenait 107 ménages assujettis à la taille et à la dîme ; trois ans après, le nombre total des habitants était de 473. Coutumier de 1576 (publié dans TB 8). — TU. — Pup. Th. — H. Sulzberger : Evang. Kirchgemeinden (mns.). — K. Kuhn : Thurgovia sacra (Sitterdorf). [Leisi.]

ZILI (Zily, Zyli). Famille de Saint-Gall, éteinte en 1876. Armoiries : d'azur à deux croissants adossés d'or. Peter Zili, à Zilisegg près d'Appenzell, vers 1350. Le nom dérive probablement de Câcilia.

— 1. Johann, secrétaire de ville, mentionné de 1367 à 1389. f après le 15 nov. 1408. — 2. Heinzli, neveu du n° 1, architecte de la cathédrale 1424, vice-bourgmestre 1429. — 3. Heinrich, dit Schriber, fils présumé du n° 1, commerçant en toiles, prévôt de corporation 1436, mentionné jusqu'en 1468. — 4. Heinrich, fils du n° 3, du Petit Conseil 1456, membre de la société du Notenstein 1466, architecte de la cathédrale 1469-1473, un des plus riches commerçants saint-gallois. — 5. Heinrich, fils du n° 4, prévôt de corporation 1473, bailli de Steinach 1475, de Sax- Forsteck 1478, vice-bourgmestre 1483, bourgmestre 1485 et 1488, commandant des troupes saint-galloises dans la guerre de Saint-Gall 1490, mentionné jusqu'en 1500. — 6. Franciscus, frère du n° 5 , mentionné de 1480 à 1513, commerçant, en relations avec Vienne, ammann de la ville. — 7. Dominik, peut-être un fils illégtime du n° 5, maître d'école de la ville 1521, fut le premier laïque à prêcher dans l'église Saint-Laurent, sufïragant 1525, pasteur 1527, participa aux colloques de Baden et Berne, s'opposa à Zvvingli dans la question de l'excommunication ; auteur du premier recueil de cantiques de l'église protestante de Suisse 1533. f 15 août 1542. —

8. Anton, * 13 févr. 1494, pasteur à Saint-Laui vnl 1542, doyen du corps pastoral saint -gallois 1554- 1563. f 29 mars 1571. —

9. Jakob, fils du n° 6, 1481-1563, ammann delà ville 1546-1550, du Petit Conseil 1551, fonda en 1559 avec ses cinq fils une société commerciale de famille, qui, en 1565 déjà, possédait le troisième chiffre d'affaires des maisons de toile de la ville. — 10. Jakob, fils du n° 9, 1537-1609, teneur de livres des commerçants suisses de Lyon 1566, conseiller 1579, bailli de Bûrglen 1580, préposé aux impositions 1591. Au XVIIe s. la position de la famille fut ébranlée par plusieurs faillites. Un retour de fortune commença avec — 11. Hans-Anton, 1677-1744, qui unit au commerce

liBH

Jakob Zili (n° 9).

D'après un portrait à l'huile.

ZILLIO

ZILTENER

des toiles une maison d'expédition, qui devint bientôt' importante ; juge de ville 1718, du Grand Conseil 1719,

du Petit Conseil 1740, capitaine d'artillerie 1743.

— 12. Hans- Anton, 1747- 1811, petit-fds du n° 11, ami de Johann-Caspar Lavater, caissier du Directoire commercial 1804, construisit le Notveslstein pour sa maison de commerce.— 13.GEORG-LEONhard, 1774-1860, fds du n° 12, commerçant et fondateur de la Société saintgalloise des sciences naturelles, juge de district

1819. — 14. WlLHELM,

1813-1876, fils du n° 13, dirigea la transformation de la maison d'expédition en maison de banque, f 30 avril 1876, dernier représentant mâle de sa famille.

— Voir W. Ehrenzeller :

Gesch. der Familie Zili von LLH. — St. Gall. NMA925. [J. M.]

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l''.' iHH

Kan5-Anton Zili (n° 12).

D'après un portrait à l'huile

(Musée hist., Saint-Gall).

St. Gallen. — LL. — ZILLIO. Voir GlLIO.

ZILLIS (rom. ZlRAUN) (C

Grisons, D. Hinterrhein,

Zillis au commencement du XIXe s. D'après une aquatinte de Ls. Bleuler (Bibliothèque cantonale, Coire).

Cercle Schams. V. DGS). Corn, et Vge. Zillis est mentionné pour la première fois dans le rentier de Louis-le-Débonnaire de 831. En 940, Othon Ier fit don de l'église Saint -Martin de Zillis à l'évêque de Coire, Waldo. C'est à cette église, la plus ancienne de la région de Schams, qu'ont dû appartenir les quatre fermes de Saint-Martin et non pas à une église inconnue dédiée à saint Martin à Andeer, comme l'admet Muoth. En 1219, fut conclu à Zillis un pacte de paix et d'amitié entre les gens de Schams, Rheinwald, Saflen et Domleschg et ceux de Chiavenna et du val San' Giacomo. Plus tard, Zillis devint, avec Reischen, une des quatre petites juridictions de Schams. C'est là que se réunissait le tribunal criminel île la juridiction de Schams ; le plus ancien hôtel de ville de Schams existe encore à Zillis. L'église, restaurée et agrandie à la fin du XVe s., est célèbre pour les peintures de son plafond. Une maison du village est encore décorée de graffiti du peintre, chroniqueur et maître d'école Hans Ardùser, de Davos. Avec la juridiction de Schams, Zillis passa à la Réformation vers 1530. Au XVIIe s., on exploita dans les alpages audessus de Zillis de l'argent, du plomb et du minerai (Nùscheler). En 1865, ces exploitations furent reprises par une compagnie anglaise qui, en 1870 déjà, revendit avec de grandes pertes toutes ses installations aux ha-

bitants de la vallée. Jusqu'en 1920, le village eut beaucoup à souffrir de glissements de terrain, d'avalanches et d'inondations. Registres de paroisse dès 1660. — Voir Mohr : Cod. dipl. — P.-C. Planta : Die currât. Herrschaften. — E. Camenisch : Réf. Gesch. — P.-.J. Rener : Beitr. zur Hebung der biindn. Volkswirtschaft, fasc. 1. — J.-C. Muoth : Minier bûcher, dans JHGG 1897. — Fridol. Purtscher : Der graue Bund, dans BM 1924. — Die Deckengemàlde in d. Kirche zu Z., dans MHGS 17. — MHK 5 et 6. — AHS 1892, 40. — Regestes des archives communales (aux Archives d'État de Coire). [P. Gillardon.]

ZILLWEGER (Zellweger). Familles fribourgeoises encore existantes, originaires du Rheinthal (Saint-Gall), reçues à Fribourg en 1596, avec Conrad, marchand de drap, et, en 1598, avec Lienhard, teinturier. Des rameaux de ces familles furent admis dans la bourgeoisie secrète ou privilégiée de Fribourg en 1631 et 1635.

Armoiries : de gueules à une tente d'argent fourrée de sable, cordée d'or, terrassée de sinople. La branche de Lienhard, qui compte plusieurs générations de teinturiers, a donné — 1. Pierre- Joseph, horloger-mécanicien, auteur et inventeur de quantités de machines, montres et horloges très intéressantes. Exécuta divers travaux pour le gouvernement en 1762 et 1764. Auteur d'un mémoire pour l'établissement des arts 1774.

j t accidentellement à Fribourg 1798. — 2. Pierre- Joseph, 1755-1828, curé de I Saint-Véron (dioc. de Paris) ; chanoine de Saint- Xicolas à Fribourg 1784-1828, secrétaire, bibliothécaire et édile du chapitre de Saint- Nicolas. Délégué à Aarau auprès de la commission de liquidation pour défendre les intérêts du chapitre. Membre de la cour épiscopale, dès 1804. Auteur d'une description du Jeu des Rois à Fribourg, publié dans les Étrennes fribourgeoises 1809. — LLH.

— Étr. frib. 1808, p. 185 ; 1809, p. 154. — ASHF IV, 193. — A. Dellion : Dictionnaire VI, 349. — G.

Brasey : Le Chapitre de Saint-Nicolas, 179. — Alf.

R.Tiny : Livre d'or, p. 63.

— Archives d'État de Fribourg: Daguet : Généalogies ; Fonds Schneuwly. [G. Cx.]

ZILTENER. Familles des cantons de Saint-Gall et de Se h w y/.

A. Canton de Saint-Gall. Famille venue de Schwyz en 1600 et établie à Weesen avec Hans, sous-bailli de ce village, maître batelier sur le lac de Zurich. — ■ Alfons, * 18 juin 1848, hôtelier, travailla au développement du tourisme, député au Grand Conseil et juge de district. [J. F.]

B. Canton de Schwyz. Famille du quartier d'Art h,

communière de l'Unterallmend. Armoiries : d'abord une marque de maison; depuis la fin du XVIIIe s., d'azur à l'épée d'argent à la poignée d'or, accompagnée à dextre d'une fleur de lys d'or et à senestre d'un cœur au naturel. — 1. Martin, d'Arth, t à Marignan 1515. — 2. Johannes, bourgmestre d'Arth L627.

— 3. Johann-Franz, peintre verrier, bailli de Bellinzone 1652. — SKL. — La famille d'Arth émit avant la Révolution un rameau dans la Marche, où il devint bourgeois de Schûbelbach. — 4. Meinrad, de Schùbelbach, 15 févr.

ZIMIKON

ZIMMKUMANN

1869 --2 déc. L931, président du Vordertal depuis 1906, député au Grand Conseil 1898-1920, conseiller d'État 1916, directeur du département de l'économie publique, vice-landammann 1920-1922, landammann 1922-1924, principal promoteur de l'école d'agriculture de l'Iallikon. — M. Dettling : Chronik. — M. Styger : Geschlechter iuiiI Wappen des Artherviertels, mns. — Anzeiger der March, décembre 1931. [M. Styger.]

ZIMIKON (G. Zurich, D. Uster, Corn. Volketswil. V. DOS). Vers 1210, Ziminchon. Zimikon qui, au XVIIe s. encore, n'était composé que d'une seule ferme, se rai tachait avant la Réformation à Uster ; il lit partie du bailliage de Kibouru jusqu'à la Révolution. Population : 1634, 20 hab. ; 1930, 141.

Le nom de la localité était porté par des ministériaux des comtes de Kibourg. Le chevalier C. von Ziminchon esl témoin en 1243 ; Teodericus de Ciminchon est témoin en 1268. Ensuite, la famille devint paysanne ou s'établit dans des villes. Aux XIIIe et XIVe s., on mentionne des familles Zimikon à Zurich, Lucerne et Thoune. Il semble qu'une branche des Zimikon soit revenue à meilleure fortune dans le canton de Berne : en 1338, le donzel Liitold von Zimekon est cité comme témoin ; en 1343 et 1348 une Clara von Zimenkon est mentionnée comme supérieure du couvent de Riiegsau. Armoiries : bandé d'or et de sable de quatre pièces. — Voir FRB. [Hch. Buhler.]

ZIMMER, Heinrich, * 1774 à Roosdorf près de G-ottingue, peintre et modeleur, maître de dessin à Zolin-ue 1810, llol'wil 1817, Berne depuis 1820 ; bourgeois de Dâttwil (Argovie) 1815. f 4 févr. 1851 à Bienne. Ses deux fils devinrent bourgeois de cette ville en 1872.

— SKI.. [h. Tr.] ZIMMERLI. Familles d'Argovie et Lucerne.

A. Canton d'Argovie. ZlMMERLI(N). Très ancienne famille bourgeoise de Zofingue, mentionnée en 1273

déjà ; de Zofingue, elle essaima, particulièrement depuis le début du XVIe s., dans les localités voisines : Aarbourg, Brittnau, Oftringen, Murgenthal, Rolhrist, Safenwil, Unterentfelden et Vordemwald ; elle devint bourgeoise de ces communes. Armoiries :

d'azur à une tour d'argent couverte de gueules mouvant de trois coupeaux de sinople. — C. Schauenberg-Ott: Slammreqister von Zofingen. — Le même :

Wappènrolle von Zofingen.

— AHS 1910, 143. — Hans, trésorier, f i486, et Heinrich, conseiller, trésorier, f 1509, se distinguèrent dans les guerres de Bourgogne. — 1. Samuel, de Zofingue, pelletier, du Conseil 1675-1731, auteur de nombreux manuscrits historiques et généalogiques sur Zofingue (Bibl. de Zofingue). — E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. — 2. David, * 1792 à Aarbourg, entra au service de France en 1810, fit en 1812 la campagne de Russie, dont il laissa un récit; 1816-1825 au service de Hollande. Chef de l'infanterie du canton d'Argovie 1825, lieutenant-colonel fédéral 1828, colonel fédéral 1832, colonel-inspecteur des milices bernoises 1835-1850, puis conseiller communal et président de la ville d'Aarau. f 15 févr. 1875. — OberstD. Zimmerli, 1875. — Barth, n° 16 844.

— 3. Pauline Zimmerli -Bâurlin, à Aarbourg, 1829- 1914, inventa des perfectionnements à la machine à tricoter, ce qui fut l'origine de l'importante maison Zimmerli & C° à Aarbourg. — J.-Oskar Zimmerli : Das Lebenswerk von Frau P. Zimmerli - Bâurlin. — 4. Franz, de Zofingue, Dr med., 30 mars 1858-17 juin 1932, médecin à Zofingue depuis 1884, conseiller communal 1921, conservateur des antiquités du musée de Zofingue depuis 1901, zélé collaborateur du Zofmgcr Nbl. Auteur

David Zimmerli (n° 2).

D'après une lithographie de

J.-F. Wagner (Biblioth. Nationale, Berne).

Franz Zimmerli (n° 4).

D'après une photographie.

d'ouvrages médicaux et d'une série de publications sur le passé de Zofingue. Œuvre principale : Zofingen, Stift u. Stadt im Mittelalter, 1930. — Bibliogr., dans Zofinger Nbl. 1933.— DSC 1932. — Arg. 45. — [H. Tr.]— 5. Ja- KOB,d'Oftringen, *1860, pasteur à Gebensdorf (Argovie) 1886-1894, directeur de l'Institut évangélique de Schiers (Grisons) 1894, auquel il donna une grande impulsion ; auteur de :

Pie Idée von Schiers, etc.

f 16 mai 1918. — SL 63, p. 181. — Kirchenfreund 52, p. 180.— [J.-R. T.] — 6. Jakob, * à Aarbourg 1863, bourgeois de Lucerne, du Grand Conseil de Lucerne (président 1915), conseiller communal 1918, président de la ville de Lucerne 1919, conseiller national 1919. —DSC 1932.

— 7. Samuel, * 1871 à Bottenwil, instituteur à Brittnau, maître à l'école de district à Mûri depuis 1900, recteur à Aarau 1919. f 10 févr. 1926, auteur d'une biographie de Karl-Bud. Tanner. — SL 1926. — ■ 55. Jahrb. des Vereins schweizer. Gymn.- Lehrer. [H. Tr.]

B. Canton de Lucerne. Famille de Reiden depuis le XVIe s. -- Melchior, sous-bailli de Wykon 1586; Ulrich, sous-bailli de Reiden 1594-1624. — Arch. d'Étal Lucerne. [P.-X. W.]

ZIMMERMANN. Nom de famille provenant du métier de charpentier et répandu notamment dans les cantons d'Argovie, Bàle, Berne, Fribourg, Glaris, Lucerne, Saint-Gall, Schwyz, Unterwald, Uri, Valais, Vaud et Zurich.

A. Canton d'Argovie. Depuis le XIVe s. déjà, le nom de Zimmermann apparaît fréquemment comme nom de profession ou de famille ; aujourd'hui encore, il est fort répandu. Ceux qui le portent sont bourgeois de Baden, Birmenstorf, Bellikon, Bottstein, Brougg, Dôttingen, Fisibach, Kaiserstuhl, Kiinten, Leibstadt, Oberflachs, Oberbozberg, Stetten, Tâgerig, Unterbozberg, Unterehrendingen, Villigen, Widen, Wùrenlos et Wohleuschwil. — LLII. — W. Merz : Wappenbuch...

Aarau. — Le même : Wappenbuch... Baden. — AHS 1922, 128. — Le même :

Rechtsquellen. ■ — Georg, de Brougg, en latin Carpentarii, chartreux à Bàle 1500, auteur de deux chroniques latines sur la chartreuse de Bàle. — E.-F.

von Mùlinen : Prodromus.

— Johann - Georg , de Brougg, * 8 déc. 1728 à Brougg, étudia la médecine avec Haller à Gôttingue, Dr med., médecin à Berne 1752, médecin delà ville de Brougg 1754, auteur d'ouvrages populaires de philosophie et de

sciences naturelles, répondant si bien aux goûts de son temps qu'ils furent traduits dans de nombreuses langues et firent de leur auteur un des écrivains les plus appréciés de son siècle. Il fut en rapports personnels ou épistolaires avec les esprits les plus éminents de son temps : Haller, Bodmer, Lavater, Gessner, Breitinger, Herder, Wieland, Gœthe, Lessing, etc. Membre des sociétés savantes les plus considérées de son époque. Appelé en 1768 à Hanovre comme médecin

Johann-Georg Zimmermann

en 1771. D'après un portrait

d'Anton Graf

(Bibl. de l'université, Leipzig).

ZIMMERMANN

ZIMMERMANN

particulier du roi George III d'Angleterre, il s'y créa une grande clientèle, entretint une vaste correspondance et devint le médecin à la mode des cours princières d'Allemagne. Catherine II de Russie chercha vainement à l'attirer à sa cour. En 1786, il assista à Potsdam le roi Frédéric-le-Grand dans sa dernière maladie, f aliéné le 7 oct. 1795. Œuvres principales : Das Leben des Herrn von Haller, 1755 ; Betrachtungen ùber die Einsamkeit, 1756; Von dem Nationalstolz, 1758 ; Von der Erfahrung in der Arzneikunst, 1763 ; Von der Ruhr unter dem Volke, 1765. Bibliographie complète jusqu'en 1925 dans Aug. Bouvier : J.-G. Zimmermann. — ■ Voir aussi Rud. Ischer : J.-G. Zimmermann's Leben und Werke. — BT 1904-1912. — L. Haller : Die Briefe von Julie Bondeli an J .- G. Zimmermann. — Nombreuses notices dans Schweiz. Medizin. Wochènschrift 1928. — ■ M. Rychner : Vier Jahrhunderte Orell Fùssli, p. 101. [H. Tr.]

B. Canton de Bàle. — Jules -Eugène, * à Bàle 21 août 1873, menuisier-modeleur à Fribourg 1904 ; organisa en 1905 l'Office cantonal du travail, du Grand Conseil pendant 8 ans. [J. N.]

C. Canton de Berne. Nom de famille très répandu dans dix-sept districts, surtout dans ceux d'Interlaken, Seftigen et Thoune, cité dans FRB depuis 1275. Une famille de conseillers de quelque importance vécut à Berne du milieu à la fin du XVIe s. Armoiries : de gueules à la hache d'argent emmanchée d'or. Nouvelles réceptions de bourgeois, de Wohlen (Berne) 1879, d'Ebikon (Lucerne) 1904. — LL. — LLH. — Gr. — Wappenbuch Bern 1932. — Représentants d'autres lieux : — 1. Heinrich, de Wattenwil, 1673-1750, émigra en 1698 en Pennsylvanie où il fut colon. Sa famille s'y fit naturaliser en 1729 sous le nom de Carpenter. Elle s'établit vers 1800 dans l'Ohio où elle fonda la ville de Lancaster et le village de Berne. Ses descendants sont actuellement répandus dans tous les États-Unis. ■ — ■ SBB V. — 2. Johannes, de Lyss, * 1853, président du tribunal d ' Aarberg 1878-1922, conseiller national 1887-1911. f 5 août 1927. — Bund 1927, n°8 334-339. — Berner Woche 1927, p. 555.— 3. Wilhelm, de Belp, Dr med., * 10 avril 1861, professeur d'anatomie à l'université de Berne 1898, professeur et directeur à l'institut d'anatomie depuis 1927, auteur de travaux scientifiques. — DSC. — ■ 4. Werner, de Lyss, * 21 juin 1893, maître d'école, puis voyageur en Amérique et en Asie, écrivain à Ringgenberg ; apôtre d'une nouvelle morale sexuelle et du nudisme. A publié dès 1924 la revue Tau; Lichtwdrls 1922 ; Liebesklarheit, 1927, etc.— DSC. — 5. Werner, de Wattenwil, * 31 déc. 1900 à Belp, maître d'école en ce lieu 1920, écrivain, composa des pièces et des nouvelles, spécialement pour la radio. — DSC. — [H. Tr.] — 6. Jean-Paul, d'Oberwil, * 10 mai 1889 à Cernier (Neuchàtel), professeur au gymnase de La Chaux-de-Fonds dès 1919, auteur de : Départs, poèmes, 1927 ; L'étranger dans la ville^ 1931 ; Progrès de la Passion, 1932. A traduit : Henri Le Vert, de Gottfr. Keller, 1931. [L. M.]

D. Canton de Fribourg. Familles actuellement ressortissantes de Guin et de Macconnens. Ce nom est mentionné à Fendringen (Bôsingen) dès 1356, à Fribourg dès 1372. A une famille de la bourgeoisie privilégiée de Fribourg, qui s'éteignit au XVIIe s., appartiennent : — 1. Josse, notaire 1499, chancelier de l'État de Fribourg 1515-1525. Il reçut, en 1516, une lettre d'armoiries de l'empereur Maximilien pour les services qu'il avait rendus à l'empire. Ces armoiries sont : d'or à un bouquetin rampant de sable, soutenu de trois coupeaux d'azur, f en janvier 1525.

— 2. Rodolphe, du Conseil des Soixante 1506-1513, des Secrets 1507- 1513. t 1513. — 3. Peterman, du Conseil des Soixante 1531 - 1536,

bailli de Font 1531-1536, banneret du quartier du Bourg 1536, membre du Petit Conseil 1539-1541, délégué fribourgeois à la Diète de Ratisbonne 1541, seigneur de Prévondavaux. f 8 Juin 1541. — 4. Pierre, secrétaire du tribunal, des Soixante 1537-1546, des Secrets 1541- 1546. — 5. Hans, des Soixante 1531-1572, saunier 1531-

1537, des Secrets 1534, banneret du quartier des Places 1538-1541, seigneur de Prévondavaux. t 10 août 1572. — ■ 6. Josse, percepteur de l'ohmgelt 1559, capitaine au service de Charles IX 1562, prit part à la bataille de Dreux et au siège d'Orléans, t 1563. — 7. Pierre, petitfils du n° 3, bailli de Surpierre 1581-1586, des Soixante 1587-1592, grand sautier 1587-1590, des Secrets 1588- 1592, membre du Petit Conseil 1592-1625, bourgmestre 1600-1603, trésorier 1608-1622. t 9 déc. 1625. Sa femme Marguerite, née Week, donna aux ursulines la maison de la Cigogne, près de Jaquemart, où elles s'installèrent en 1638. — 8. Nicolas, frère du n° 7, percepteur de l'ohmgelt 1581, bailli de Surpierre 1586-1591, des Soixante 1600-1616. t mai 1616. — 9. Jean-Ulric, bailli de Surpierre 1614-1616. — G. Studerus : Die alten deutschen Familiennamen von Freiburg. — A. d'Amman : Lettres d'armoiries, dans AHS 1924. — LL. — A. Weitzel : Répertoire, dans ASHF X. — P. de Zurich : Catalogue, dans AF 1919. — FA 1897. — Fuchs- Rnctny : Chronique. • — Généalogies Daguet (mns. aux Archives d'État Fribourg). [j. N.]

E. Canton de Glaris. Vieille famille de Schwàndi et Glaris, originaire, dit-on, de Weesen. — ■ Thomas, 1734- 1796, conseiller 1769 ; Peter, * 8 déc. 1855, du landrat, juge civil. — J.-J. Kubli : Regestes et œuvres généalogiques, mns. [l'aul Thùrer.]

F. Canton de Lucerne. Nom de famille répandu depuis le XIIIe s., à Lucerne, Sempach, Sursee, Willisau, Kriens, Ebikon, Weggis, Neuenkirch et Schenkon. ■ —

1. La plus ancienne famille Zimmermann entrée dans les Conseils {armoiries : d'or à une équerre de sable) semble remonter au sellier Michael, d'Ueberlingen, devenu bourgeois de Lucerne en 1460. — 1. Peter, du Petit Conseil 1499, bailli de Weggis 1507, député à la Diète 1513. f 1514. — 2.

Niklaus, du Grand Conseil 1514. f 1515 à Marignan. — 3. Johann, 1490- 8 août 1526, dit Xyloteclus, bachelier en philosophie à Bàle 1508, magister 1510, chapelain à Hochdorf, chanoine à Munster et Lucerne, entreprit en 1518 avec Vadian, Konrad Grebel et Myconius un voyage au lac du Pilate, fut lié avec Collinus, Zwingli, Glarean, etc. ; s'établit vers 1523 à Bâle, où il fut emporté par la peste. Dernier de sa famille. Son portrait, peint par Holbein-le-Jeune vers 1520, se trouve au Musée Johann zimmermann (Xylotecgermanique de Nurem- tus) D'après un portrait de berg. — Gfr. 79. — Holbein-le-Jeune (au Mus. Theod. V. Liebenau : Das germanique, Nuremberg). alte Luzern. — Melch. Es-

termann : Pfarrgesch. von Hochdorf. — Kas. Pfyffer : Gemàlde I. — P.-X. Weber : Der Pilatus und seine Gesch. — Zw. I, III. — ■ Theod. Hampe : Xylotectus dans NZZ 1929, n° 2118 et 2134.

II. De la famille de conseillers venue de Neuenkirch (armoiries : une hache) font partie : — 1. Jakob, bailli de Kriens 1571, membre de la confrérie de Saint-Luc. —

2. Balthasar, bailli de Habsbourg 1603, de Bùron 1611, d'Ebikon 1627, de Weggis 1629, 1633, du Petit Conseil 1615. f 7 févr. 1640. — 3. Hans, bailli de Kriens 1609. — 4. Jakob, bailli de Kriens 1601, 1603, 1609, 1611, de Malters 1613. f 1614. — 5. Johann, porte-bannière des arquebusiers 1614, grand sautier 1616, du Petit Conseil 1617, bailli du Rheintal 1620, capitaine au service de France, colonel 1643. f 1644. — 6. Balthasar, capitaine baillival de Wil 1630. — Georg v. Vivis dans AHS 1905, p. 104. — JSG XVIII. — Cette famille s'éteignit au XVIIe s. — JOST-Josef-Maria-Xaver, 1750- 1835, mécanicien et armurier. — P.-X. Weber : Jubi- Idumsschrift der Schûtzenges. — SKL.

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