‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 188 sur 213 · Johann-Georg, de Filisur, podestat de Tirano · texte numérisé non relu

Johann-Georg, de Filisur, podestat de Tirano

— 3. Christian, de Langwies, landammann de la haute juridiction de Langwies 1764. — 4. Josias, de même 1773. — LL. — LLH. — Mns. M. Buol et coll. Willi à la Bibl. cant. de Coire. [L. J.]

ZIRAUN. Voir ZlLLIS.

ZIRKELS, de (anciennement DE Cirquiles, Cirquillies). Famille fribourgeoise éteinte ; elle doit son nom au hameau de Zirkels, près de Schmitten. Au XIIIe et au XIVe s., elle possédait de grandes propriétés dans le district actuel de la Singine. — 1. Thomas, 1249-1267, membre du Conseil de Fribourg 1264, bienfaiteur de l'abbaye de Hauterive. ■ — 2. Paul, 1340- 1367, donzel, au service du comte Pierre III de Gruyère.

— J. Gumy : Begeste de Hauterive. — P. de Zurich : Les fiefs Tierstein, dans ASHF XII. — M. de Diesbach : Begeste fribourgeois. — Généalogies Schneuwly (mns. aux Archives d'État, Fribourg). [J. N.]

ZITEIL (C. Grisons, D. Albula, Com. Saluz. V. DGS). Église, lieu de pèlerinage à une altitude de 2434 m. au pied du Piz Curvèr, dépendant de l'églisemère de Saluz. Sa création remonte à une vision d'une jeune fille, qui, alors qu'en 1580 la peste régnait dans la vallée, y vit la Vierge apparaître et lui ordonner une pénitence et une procession. Le bailli de Reams organisa cette dernière ; l'évêque de Coire et le nonce Bonomini furent mis au courant des choses. La semaine suivante, un jeune garçon, Giatgen Dietegen, de Marmels, eut la même vision ; la Vierge lui commanda cette fois d'élever une église. Selon la tradition, une petite .chapelle fut achevée en 1581. Un nouvel édifice a été érigé en 1679 et peu après agrandi. Il existe aux archives paroissiales de Saluz un acte de consécration du 24 juin 1710. Rénovations de 1846-1848, en 1898 et 1914. 2 à 3000 pèlerins s'y rendent annuellement. — Tristan Egg : Ziteil, ein seltsamer Wallfahrtsort. — P. Tuor : Igl origin dil pelegrinadi de Ziteil, dans Igl Ischi, 1912. [L. J.]

ZIZERS (C. Grisons, D. Unterlandquart, Cercle V Dôrfer. V. DGS). Com. et Vge. Le nom de Zizers apparaît pour la première fois dans un document de 825 par lequel le roi Louis-le-Débonnaire restitue à l'évêque de Coire les biens qui lui avaient été enlevés par le comte Roderich, parmi lesquels une ferme à Zizuris. En 955, l'évêque Hartbert de Coire reçoit en don de l'empereur Otto Ier le domaine royal de Zizers auquel appartiennent également Igis, le château de Marschlins et d'autres biens. Cette donation est confirmée par l'empereur et ses successeurs en 972, 976, 988 et 1005. Comme l'évêque administrait au nom de l'empereur le bailliage impérial de la juridiction de Coire, il possédait alors déjà, en fait, la souveraineté territoriale de Zizers. En 1283, le roi Rodolphe engagea cette juridiction aux barons de Vaz, mais l'empereur Albert autorisa l'évêque en 1299 à la racheter, de sorte que Zizers fit retour à la seigneurie épiscopale (voir art. Vier Dœrfer). Outre les possessions épiscopales, il y avait à Zizers des seigneuries appartenant à divers seigneurs temporels, ainsi qu'aux couvents de Pfâfers, Churwalden et Schànnis. Par un acte de 1526, Zizers et les autres villages obtinrent leurs pleines franchises. Lorsque fut créée une haute juridiction, Zizers sut se faire concéder des privilèges en invoquant d'anciens droits. C'est ainsi que le landammann (juge criminel) devait constamment avoir son siège à Zizers ; le village revendiquait aussi le privilège de nommer le commandant des expéditions militaires. Ces avantages provoquèrent en 1539, 1590 et de 1715 à 1717 notamment, de vives contestations avec les autres villages. Zizers

ZMILACHREN

ZOERNLIN

se racheta en 1527, puis en 1649, des dîmes et redevances demeurant encore à l'évèque, en 1520. En 1644, les droits du chapitre cathédral et en 1677 ceux du couvent de Pfàfers furent également rachetés. La Réformation ne fut acceptée qu'au commencement du XV [Ie s. par une minorité de la population, ce qui donna lieu à de longues querelles religieuses. En 1616, les protestants obtinrent la petite église. En 1650, les deux partis religieux conclurent un accord au sujet de la nomination de l'ammann et du tribunal. En 1619, un tribunal criminel s'assembla à Zizers et en 1622 lors du soulèvement du Pràtigau des combats eurent lieu sur son territoire. Le village actuel de Mastrils appartenait à Zizers tout en conservant une certaine indépendance. En 1707, ces rapports avec Zizers furent réglés, Mastrils participant désormais pour un septième aux revenus des biens communaux. Les endiguements soulevèrent de nombreuses contestations avec les autres villages de la haute juridiction ; les droits de décharge des blés et des sels venant de Zurich, revendiqués par Zizers, donnèrent lieu aussi à des difficultés avec Coire, Maienfeld, Ragaz et d'autres communes. Près de Zizers se trouvait la tour d'habitation de Friedau, élevée vers 1250 par l'évèque de Coire, Henri de Montfort. En 1649, elle fut vendue à la haute juridiction et utilisée comme prison. De date plus récente sont les deux châteaux de Salis, l'inférieur construit en 1683, le supérieur, édifié entre 1685 et 1690. Au moyen âge existait une famille seigneuriale portant le nom de von Zizers, qui s'éteignit rapidement. Depuis le remaniement administratif de 1851, Zizers constitue une commune du cercle des

V Dorfer. Grands incendies en 1623, 1767, 1894 et 1897. Registres de naissances et mariages dès 1617, de décès dès 1646, pour les protestants ; de naissances dès 1753, de décès et mariages dès 1759 pour les catholiques. — Voir Th. von Mohr : Cad. dipl. — P.-C. v. Planta : Die Churrâtischen Herrschaften. — E. Camenisch : Réf. Gesch. — Fort. Sprecher : Chronik. — E. Pôschel : Burf/i'iilmch. — Neuer Sammler, vol. V et VI. — Rich. Kirchgraber : Das Gebiet des ehemal. Hochgerichtes IV Dorfer.

— J. Michel : Gesch. der kirchliche7i Kàmpfe und Verhdltnisse in den paritntischen Gemeinden des Kreises der

V Dorfer im 17. und 18. Jahrh., dans BM 1881. — J.-F. Fetz : Gesch. der kirchenpolit. Wirren im Freistaat der 3 Blinde. — Chr. Kind : Die Pacification des rat. Freistaates in Reliijionssachen 1640-1649, dans Rdtia 1863.

— Nik. v. Salis : Das untere Schloss in Zizers dans BM 1902. — Regestes des arch. com. aux Arch. d'État, Coire. [P. Gillardon.]

ZMILACHREN (Milacher, Mûllacher, z'Milachren). Noms de trois familles du Haut- Valais, tirés de lieux-dits, à Stalden, Rarogne et Ernen. Les deux premières sont éteintes. Furent majors de Rarogne : Theodul, 1670-1672 ; Johann-Christian, 1722-1724 et 1728-1730 ; Theodul, 1746-1748. — Arch. d'État Sion. — BUG III. — Furrer III. [D. I.]

ZMUT. Vieille famille éteinte de Zermatt, tenant son nom du hameau du même nom, établie aussi à Sion au XIVe s. — Simon, de Sion, notaire 1567-1594, bourgmestre de Sion 1581. — Arch. d'État Sion. — Arch. de Valère. — Furrer III. [D. I.]

ZNIDERIST (ze Niderist). Vieille famille éteinte d'Unterwald, originaire de Wiesenberg et Dallenwil, plus tard établie àBuochs. Armoiries : d'or au bouquetin de sable passant sur trois coupeaux de sinople. — 1. Burkard zu Nidrost et son frère — 2.

Heinrich habitaient Wiesenberg en 1336, tenant leur nom du petit domaine encore actuellement dénommé z'Niderist, près de la chapelle. Heinrich fit don de ce fonds à Johannes von Kienberg, ermite. Les deux frères étaient collateurs du fonds de l'ermitage. Leur descendant fut indubitablement — 3. Bartli Heintzina, à Wiesenberg ; il est cité en 1419 sous le nom de Bartolome ab Wisaberg comme landammann du Nidwald et apparaît le 9 janv. 1422, avec d'autres chefs du gouvernement, lors du rachat des gens de la vallée dépendant d'Engelberg, et en 1422 à la ba-

taille d'Arbedo, où il tomba en portant la bannière. Sa veuve Agnes vivait en 1454 sur le domaine d'Acheri à Buochs. — 5. Heinrich ze Nidrest, fils du n° 4, possédait beaucoup de terres à Buochs et Beckenried. Il gouverna la première fois probablement en 1448, puis en 1457, 1462, 1465 ; ancien ammann et homme d'État considéré cité dans les actes officiels et député aux Diètesjusqu'en 1483. — 6. Jenni, de Wolfenschiessen, du Conseil et bailli d'Engelberg 1446-1486. — 7. Un, f 1515 à Marignan. — 8. Un autre Uli habitait Engelberg déjà en 1485 ; il représenta les associés de l'alpage de Gerschni dans un procès contre ceux de Trûbensee. Ancêtre présumé des Zniderist actuellement bourgeois d'Engelberg. — Voir A. Odermatt : Kollektaneen. — - G/h Reg. [n. D.]

ZOBRIST, Théophile (Gottlieb), de Ruperschwil (Argovie), * 30 juin 1855 à Boudevilliers (Neuchâtel), f à Porrentruy, le 30 mars 1915, professeur au gymnase de l'École cantonale du Jura bernois dès 1886 à sa mort, collaborateur au DGS pour tous les articles de cette région, géographe ; président de la Société jurassienne d'Émulation, auteur de diverses publications géographiques. — ASJ 1915. [G. A.]

ZOCCOLANTI ou OBSERVANTS. Branche de l'ordre des franciscains, qui remonte à 1368 et dont la séparation d'avec le reste de l'ordre fut confirmée en 1517 par Léon X. Au Tessin il n'y eut comme couvent des zoccolanti, que celui de Santa Maria délia Grazie à Bellinzone. Il doit sa fondation à saint Bernardin de Sienne, mais il semble que la vie conventuelle commença effectivement plus tard, vers 1480. Le bâtiment était achevé en 1495. Le couvent eut une école de bellesli Mies et de philosophie ; il fut supprimé par le régime radical en 1848. Un deuxième couvent des observants fut celui de Santa Maria degli Angeli à Lugano, fondé vers la fin du XVe s. En 1602, il embrassa la réforme franciscaine de 1531 et dès lors les religieux s'appelèrent mineurs observants réformés. Ce couvent fut lui aussi supprimé en 1848. — BStor. 1880, 1887, 1890.— S. Borrani : Ticino Sacro. — LL. — L. Brentani : Mise, storica. [C. T.]

ZODRELL (autrefois Zadrell). Famille bourgeoise d'Ilanz et Sus (Grisons). Elle a donné nombre de pasteurs, dont — Dominic, * 1743, pasteur de Stuls, Cinuskel, Kâstris, secrétaire de la dispute d'ob dem Wald ; auteur d'un mémoire sur la préparation du tabac, paru à Coire en 1782. — LL. [F. P.]

ZŒBELI. Famille des communes d'Oberweningen et d'Unterweningen, mentionnée dès 1634 et déjà en 1512 à Schoflisdorf. — Hans, d'Oberweningen (Zurich), * 1865, juge au tribunal cantonal dès 1917, député au Grand Conseil 1902-1923 et dès 1929. [K.-G.M.]

ZŒLLIG. Familles des cantons de Saint-Gall et Thurgovie. — Gebhard-August, * 30 août 1873 à Berg (Saint-Gall), Dr theol., professeur et préfet au collège de Schwyz 1899-1904, recteur et professeur à l'école cantonale réale catholique de Saint-Gall 1904- 1907, curé de Lichtensteig 1907-1913, de Rorschach 1913, doyen et chanoine. [F. S.]

ZCERNIG, Heinrich, de Barmen (Allemagne), * 1866, professeur de pharmacognosie et de chimie pharmacologique à l'université de Bâle dès 1916, directeur de l'institut pharmaceutique, collaborateur à Haners Handbuch der Pharmazeutischen Praxis. — ■ Voir DSC. [C. Ro.]

ZŒRNLIN. Famille éteinte de Saint-Gall venue de Bâle. Elle acquit la bourgeoisie de Saint-Gall avec Hans-Jakob qui était en 1623 capitaine de la ville, mais qui retourna à Bâle et mourut avoyer de Liestal en 1659. Elle redevint bourgeoise avec — 1. Hans- Jakob, en 1660, secrétaire et médecin à la cour d'Anhalt, puis secrétaire du tribunal à Saint-Gall en 1664, secrétaire de ville 1670. f 1699. — 2. Georg, petitfils du n° 1, 1705-1762, secrétaire de ville 1754. Fut exécuté le 22 mars 1762, après un procès assez sommaire pour détournements. — Barth n° 20219. — La famille s'éteignit avec son fils — 4. Hans-Jakob, f en 1829 à Saint-Gall. — LL. — LLH. — T. Schiess : Gesch. der Stadt St. Gallen, dans G. Felder : Die Stadt St. Gallen, p. 515. — J.-J. Bernet : Der Stadtschreibcr Zôrnlin.

ZOFINGUE

ZOFINGUE

— P. Ehrenzeller : Jahrbùcher der Stadt St. Gallen 1829, p. 91. [J. M.]

ZOFINGUE (C.Argovie. V.DGS). Ville et chef-lieu de district. En 1190, Zuovingen ; 1201, Zovingen (peutêtre de l'ancien haut-allemand Zobo, nom d'un chef

Premier sceau de Zofingue, 23 juil. 1278.

de tribu alémanne. — Fôrstemann). Au lieu dit Eigen, on a découvert des monnaies romaines, des urnes cinéraires et des statuettes. En 1826-1827, on a mis au jour les vestiges d'une maison romaine, avec mosaïques, installations de chauffage et de bain. Un trésor en monnaies romaines aurait été trouvé en 1836 (Argovia 27). Le plus ancien sceau attaché à un document de 1278, porte les armoiries des comtes de Frobourg, écu à l'aigle, casque et cimier et la légende S. consulum et universitatis de Zovingen. Le deuxième sceau de la ville date des Habsbourg et porte à dextre le lion des Habsbourg, à senestre saint Maurice, patron de la ville. Le troisième sceau, datant de 1387, porte les armoiries actuelles de la ville : fascé de gueules et d'argent de quatre pièces. Zofingue se forma comme village et centre d'un district alémanne ; bien avant l'an 1000, la plus ancienne église de la ville servait de paroissiale à un vaste territoire. Aarbourg fit partie de la paroisse jusqu'en 1484, Niederwil et Oberwil (Rotrist) jusqu'en 1712-1715 et Oftringen jusqu'en 1920. Actuellement, outre Zofingue, la paroisse comprend Mùhletal, Vordemwald et Strengelbach. — Vers 1145, Zofingue passa par mariage des comtes de Lenzbourg aux comtes de Frobourg, dont une branche s'intitula constamment de Zofingue. C'est dans la seconde moitié du XIIe s. probablement, qu'ils firent de Zofingue une ville fortifiée. Un mur d'enceinte est mentionné pour la première fois en 1257. Des membres de la famille comtale, ainsi qu'un fonctionnaire des Frobourg, habitaient la ville. Sous les comtes de Frobourg, Zofingue avait une constitution urbaine, mais pas de droit municipal particulier. Les comtes possédaient la haute et la basse justice. En 1242, on mentionne un Conseil de ville ; depuis 1255, existent des avoyers, généralement choisis dans la bourgeoisie. A la fin du XIIIe s., Zofingue passa des Frobourg aux Habsbourg, probablement à. la suite d'une vente forcée. Le 22 nov. 1363, le duc Rodolphe IV octroya à Zofingue une charte de franchises, ajoutant divers droits à ceux accordés par les Frobourg. Cette charte est le plus ancien document connu accordant à l'avoyer de Zofingue la juridiction criminelle. Elle lui reconnaissait le droit d'évoquer en justice toutes les

affaires de la ville de Zofingue, excepté celles concernant les alleux, les héritages et les fiefs. Sur ces matières, il ne pouvait prononcer de jugements qu'avec l'autorisation du duc ou du bailli autrichien d'Argovie. Seuls l'église, le cimetière et les bâtiments du chapitre de Zofingue étaient exclus du droit municipal et se trouvaient sous la juridiction ecclésiastique. En 1379, le roi Wenceslas libéra Zofingue et d'autres villes argoviennes des juridictions étrangères. Ainsi, au XIVe s. déjà, la ville jouissait d'une grande indépendance sous les Habsbourg-Autriche ; le commerce et l'industrie prospéraient, des corporations prirent naissance ; pendant de longues années le droit de battre monnaie appartint à l'avoyer, au Conseil et aux bourgeois. On ignore depuis quand la bourgeoisie élisait l'avoyer et le Conseil, primitivement désignés par le seigneur ; en 1407, le duc Frédéric IV confirma à la ville ce droit, désigné comme fort ancien, et accorda en outre à l'avoyer le pouvoir de prononcer sur les affaires d'héritage et d'alleux. La charge d'avoyer ne demeurait généralement pas longtemps dans la même famille ; l'autorité avait un caractère très démocratique ; il n'existait pas de patriciat à Zofingue. La ville assista les ducs d'Autriche dans leurs nombreuses entreprises guerrières. C'est ainsi qu'en 1386, notamment, 12 bourgeois de Zofingue trouvèrent la mort à Sempach en combattant pour les Autrichiens ; parmi les morts, figurait l'avoyer Niklaus Tut, qui sauva la bannière de la ville. Zofingue entretenait de bons rapports avec les ducs. Le duc Rodolphe IV gratifia la ville, en janvier 1361, d'une brillante journée de tournois et de jeux équestres ; en 1381, le duc Léopold tint à Zofingue un magnifique tournoi. Le 28 sept. 1393, un incendie détruisit une grande partie de la ville ; le 15 juil. 1396, elle fut presque tout entière la proie des flammes. Une seule maison fut épargnée. Le duc Léopold IV aida la ville à se relever de ce malheur, lui faisant don de 1200 florins pour reconstruire le mur d'enceinte et les tours. Six ans plus tard, il lui accorda le droit de prélever un ohmgeld et d'employer à son usage les revenus de cette contribution. Mais les deux grands incendies compromirent fortement le développement de la ville. Le nombre des habitants diminua. Le Petit Conseil, qui avait 18 membres, n'en eut plus que 12 ; le Grand Conseil passa de 60 membres à 40.

En 1415, les Bernois entrant en vainqueurs en Argovie, Zofingue capitula le 18 avril, après un court siège. Berne maintint intégralement les droits et franchises de la ville, ne conservant que la souveraineté militaire. D'autres droits, jusqu'alors exercés par l'Autriche, revinrent à la ville elle-même. Vers 1440 de nouveaux statuts urbains vinrent élargir la charte précédente. Avec Berne aussi, Zofingue entretint de bons rapports, bien que la ville dût souvent défendre ses franchises. Elle assista fidèlement ses nouveaux souverains dans toutes leurs campagnes militaires, combattant pour la dernière fois à leurs côtés le 5 mars 1798 à Neuenegg. Zofingue fut dévasté par de grands incendies au XVe s., soit le 24 févr. 1423, le 16 oct. 1462 et le 23 nov.

A plusieurs reprises, les droits et franchises de la ville furent confirmés par Berne auquel l'hommage fut renouvelé. En l'espace de trois siècles, Zofingue eut à souffrir de graves épidémies de peste, notamment en 1348 (persécution des Juifs), 1439, 1492, 1519, 1526, 1552, 1576, 1606, 1611 et 1628.

Dans la guerre des Paysans de 1653, Zofingue prit le parti de Berne, mais réclama en vain une garnison et dut livrer passage à Leuenberger à la tête de 700 hommes. Trois ans plus tard, Zofingue perdit 13 hommes dans la première guerre de Villmergen. Pendant la seconde guerre de Villmergen en 1712. Zofingue fut une des principales places d'arme des Bernois. Dans l'organisation militaire bernoise du XVIIIe s., la ville fournissait à l'élite un contingent d'environ 130 hommes, dont les officiers, fournis presque exclusivement par elle, étaient nommés par le Conseil de Berne. Il existait en outre une compagnie, dite de la ville, commandée par un capitaine, nommé, comme les autres officiers, par le Conseil de Zofingue. Ce corps se distin-

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gua pour la dernière fois sous le capitaine Cornélius Sut or, le ô mars 1 708 à Neuenegg.

Après la Révolution, Zofingue devint une municipalité de la République helvétique et perdit ses droits de juridiction. La ville eut fort à souffrir des cantonnements et des réquisitions des années de guerre. En 1799 seulement, la nourriture des troupes coûta au trésor de la ville 200 000 fr. de l'ancienne monnaie. En 1803, Zofingue devint chef-lieu de district dans le nouveau canton d'Argovie. En 1819, fut fondée à Zofingue, la société d'étudiants suisses qui porte son nom. La ville vécut encore des journées inquiétantes lors de la guerre du Sonderbund en 1847 : elle pouvait craindre d'être assaillie du territoire ennemi qui l'entourait. En 1848,

bourg, une nouvelle église fut bâtie non loin de l'ancienne : elle était dédiée à saint Maurice. La première église devint une simple chapelle, mais conserva d'importants privilèges ; elle servit surtout pour les cérémonies funèbres et remplaça aussi plus tard de temps à autre la paroissiale. Les derniers vestiges de cette chapelle Saint-Pierre ne furent démolis qu'à la fin du XIXe et au commencement du XXe s. Vers 1200, les comtes de Frobourg firent de l'église Saint-Maurice une collégiale, en y adjoignant un chapitre de chanoines. Les premiers chanoines sont mentionnés en 1201. Ils comptèrent plus tard des noms illustres, comme Hesso von Rinach, Rudolf von Liebegg, Félix Hemmerlin, etc. La famille des fondateurs fournit les premiers prévôts

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Zofingue au XVIIIe s. D'après une gravure sur cuivre dans F. Zimmerlin : Zofingen im Mittelalter.

lorsqu'il s'agit de procéder au choix de la capitale de la Suisse quelques voix furent, chose remarquable, données à Zofingue.

Dans la seconde moitié du XIXe s. la ville connut un important essor économique par la fondation des diverses industries ; plusieurs maisons de produits textiles, brasserie, industrie chimique, moulins, imprimerie (voir art. Ringier). Toutefois, elle ne se releva que lentement du grand revers économique que fut pour elle la perte de 4 y2 millions de francs dans la faillite de la Nationalbahn. Il avait été primitivement prévu que Zofingue serait le point de croisement des voies ferrées Berne-Zurich et Bàle-Lucerne, mais les sacrifices demandés à cet effet parurent trop élevés à la commune qui ne put même se résoudre à fournir gratuitement le terrain pour la construction d'une gare centrale. Elle fut prévenue par la commune d'Olten, mais dans la suite elle chercha à récupérer ce qu'elle avait perdu en participant au projet de la Nationalbahn.

Église, chapitre et ordres religieux. On ignore la date de la construction de la plus ancienne église de Zofingue. Elle peut avoir été édifiée au VIIe s. déjà ; elle était consacrée à saint Pierre et occupait l'emplacement de la chapelle Saint-Pierre qui fut plus tard construite dans un angle du cimetière. Sous les comtes de Lenz-

| et conserva l'avouerie du chapitre. Après les Frobourg le chapitre passa, avec la ville, sous la souveraineté des Habsbourg. Les prévôts de l'époque habsbourgeoise étaient choisis dans les familles de ministériaux du voisinage. Au début, le prévôt était en même temps curé de ville ; plus tard, à partir de 1279, ces fonctions furent dévolues au doyen. Le prévôt et le chapitre avaient chacun leur sceau. Le chapitre avait été richement doté par les Frobourg ; au XIVe s. encore, il augmenta ses biens, dont faisaient, entre autres, partie les collations d'Olten, de Trimbach et d'Arisdorf. En 1325, le chapitre posséda, en outre, la collation de Knutwil. Il exerçait à Zofingue la surveillance des poids et mesures. A maintes reprises, le chapitre fut désigné comme protecteur des intérêts du couvent de Saint-Urbain, ce qui était un signe de sa puissance. Comme corporation, le chapitre était exempt de la juridiction temporelle. Il entretenait une école, consacrée spécialement à la préparation des ecclésiastiques. Après 1325, on commença la construction d'une nouvelle grande église en remplacement de l'ancienne, devenue caduque et dont la partie orientale fut transformée en crypte. Cette église dura jusqu'au grand incendie de 1396. Pendant tout le XVe s., on se contenta d'un édifice de fortune, fréquemment réparé. En 1520 une nou-

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velle église put être consacrée. L'ancienne crypte fut comblée. Lorsqu'elle fut dégagée en 1912, on y trouva encore des fresques du XIVe s. Les fenêtres du chœur de la nouvelle église ont été décorées de superbes vi-

Le jubé en pierre de l'orgue de Zofingue avant 1860 (aujourd'hui démoli). D'après F. Zimmerlin : Zofmgen im Mittelalter.

traux (H. Lehmann : Die Glasgemâlde in Zofmgen). En 1860, à l'occasion d'une fête de musique, le jubé fut supprimé de l'église. La tour fut reconstruite de 1646 à 1649. L'application du mandement bernois sur la Réformation en 1528 amena la suppression du chapitre des chanoines de Zofingue, dont les prérogatives avaient été précédemment considérablement rognées par Berne en faveur de l'autorité temporelle. Le gouvernement s'appropria les biens du chapitre qui furent administrés par un fonctionnaire spécial. Les chanoines furent indemnisés et remplacés par deux pasteurs et un suffragant. Mais la foi nouvelle ne pénétra que lentement à Zofingue et eut de grands obstacles à surmonter. Au moyen âge, il existait à Zofingue d'autres fondations pieuses et monastiques : en 1250 les franciscains, en 1279 les augustins, à partir de 1286 les dominicains qui y avaient acheté la résidence urbaine des Frobourg. Entre eux et le chapitre s'engagea un long conflit, dont les dominicains finirent par sortir vaincus ; ils quittèrent la ville au milieu du XIVe s. L'ordre des religieuses de la Samnung exista à Zofingue de 1317 environ jusqu'à la Réformation.

Écoles. L'ancienne école latine des chanoines était destinée non seulement au chapitre, mais aussi à la ville. Berne la continua après la suppression du chapitre et l'entretint sur le produit des biens sécularisés des chanoines. En 1815, l'école latine fut réunie à l'école dite des arts, fondée à cette époque, qui enseignait les sciences. Elles formèrent ensemble l'école secondaire qui, depuis la loi scolaire de 1835, porte le nom d'école de district. La première école allemande ou populaire apparaît au milieu du XVe s. En 1645, l'enseignement fut séparé selon les sexes. Un fonds d'école existe depuis 1809.

Depuis 1829, les écoles dispersées dans la ville furent réunies dans l'ancien bâtiment du chapitre ; en 1877.

elles ont été installées par la ville dans un nouveau et vaste bâtiment. — Zof.

Nbl. 1907.

Monnaies. A l'époque des comtes de Frobourg et plus tard, sous les ducs d'Autriche, Zofingue eut le droit de battre monnaie.

On ignore lequel des comtes de Frobourg octroya ce privilège à la ville. (:<• ne fut qu'à l'époque des Habsbourg que la monnaie de Zofingue parvint à circuler a a delà des murailles de la ville. Au| XIVe s., ce fut d'abord à Lucerne et dans la Suisse centrale ; en 1344, la convention monétaire de Brougg la fit pénétrer dans le domaine de la monnaie zuricoise ; la convention de Schaffhouse de 1377 lui donna accès dans tout le territoire des VIII anciens cantons. Souvent, la ville battait monnaie pour le compte et au nom de son souverain ; lorsqu'elle devint bernoise, elle se considéra comme propriétaire de sa régale monétaire.

Effectivement, tous les droits de l'Autriche, exception faite de celui de lever des troupes, lui revinrent ; cependant, il n'est pas question de monnaie dans la capitulation. Pendant les premières années du régime bernois, Zofingue continua à battre monnaie sans soulever de contestations ; toutefois, les nouvelles conditions politiques eurent pour effet de restreindre toujours davantage le domaine de circulation de la monnaie de Zofingue. La frappe cessa vers le milieu du XVe s. Zofingue frappa des bractéates portant diverses effigies. On en connaît plus de 30 espèces. Au commencement du XVIIIe s., l'avoyer Johann-Rudolf Suter voulut remettre en honneur l'ancien droit de monnayage de la ville, et Zofingue recommença à frapper de petites pièces, mais Berne mit fin par une interdiction à cet essai. De 1627 au commencement du XIXe s. on frappa à Zofingue des jetons scolaires et des médailles.

Divers. Chœur d'hommes depuis 1828 (W. Burgherr : Hnndert Jahre...) ; corps de cadets depuis 1825 (Rud. Schwarz : Das K. Korps in Zofmgen) ; Banque de Zofingue fondée en 1863 ; Fanfare municipale depuis 1880 (G. Gross : Das Volksmusikwesen unserer Heimat) : Bibliothèque de la ville depuis 1731 {Zof. Nbl. 1931).

ZOFINGUE

ZOFINGUE

il ne reste des anciennes fortifications que la tour dite Pulverturm ou tour noire, le Munzturm et le Streckerlurm ou Folterturm. Population : 1 7«»8, 1939 liai». ; 1850,

Tour de la Monnaie à Zofingue. D'après F. Zimmerli : Zofingen im Mittelalter.

3559; 1880,4465; 1900,4602; 1920,5116; 1930, 5632. Bibliographie. W. Merz et J.-L. Meyer : /'/<• Anfânge Zofingens, dans BZ XII. -- W. Merz : Die tri,, des Stadtarchivs Zofingen. — Le même : Die Waldungen '1er Stadt Zofingen. — Le même : Rechtsquellen... . iargau Y. — Le même : Burganlagen und Wehrbauten 11-111. — Le même : Inventar des Stadtarchivs Zofingen. - Fr. Zimmerlin : Stift Zofingen. -- Le même : Rechl und Verfassung im alten Zofingen. — Le même : Aus iter Gesch. van Zofingen im 15. Jahrh., dans Zof. Nbt. 1930. — Le même : Die Reformation in Zofingen, dans 7'. 1 1925. — Le même : Die Mùnze in Zofingen, dans Zof. Nbl. 1923. -- Le même : Zofingen zur Zeit des Uebergangs. — Le même : Zofingen, Stifi mut Stadt im

Mittelalter. — - Le même : Vom Sli/I Zofijigen mut trie

es an den Kl. Aargau kam. — IL Tùrler : Rechtshistor. Gutachten liber tins Verhâltnis der réf. Kirchgem. Zofingen zum Fiskus /le* Kts. Aargau. — Fritz Siegfried : Zofingen zur Zeit der Helvetik. -- Th. Grânicher : Die Stadtrechnungen van Zofingen. - Th. Grânicher el

dhbs vu — 29

G. Gross : Die Orlsbiirgcr van, Zofingen. — Cari Schweizer : Allerlei aus der Vergangenheit der Kirche von Zofingen. — Cari Brunner : Das alte Zofingen und sein Chorherrenstift. — Friedr. Graf : Gesch. der Stadt Zojiniini. 1884. Arq. 33. Zofinger Sbl. à parti] de

1905. [H. Tr.]

ZOFINGUE (Société hï.tudiants de). Pendant l'époque de la Restauration, la jeunesse académique éprouvait une vive déception au spectacle que présentait la situation politique de la Suisse. Elle aurait voulu une pairie plus digne des aïeux, plus forte el plus unie. Quelques étudiants songèrent à réaliser cet idéal en travaillant en commun avec les autres étudiants qui partageaient leurs idées. Ils les engagèrent à se rencontrer, comme se rencontraient les hommes faits dans les séances de la Sociélé helvétique. C'est ainsi que, les 21, 22 et 23 juillet 1819, 26 Zuricois et 34 Bernois se réunirent à Zofingue. On décida de faire de même l'année suivante. En 1820, des étudiants de Lausanne et de Lucerne se joignirent à eux ; en 1821, ce furent ceux de Bâle, en 1822, ceux de Neuchâtel et de Saint-Gall, en 1823. ceux de Genève et de Soleure.

Au début, les étudiants n'avaient pas d'autre assemblée que la réunion annuelle à Zofingue ; de là leur nom. Ils m- portaient pas d'insignes et évitaient tout ce qui aurait pu les faire confondre avec la Bursehenschaft allemande. Mais l'extension même de leur groupement les obligea à se donner une organisation ; un comité central fut créé (1820) ; les sections eurent des règlement ; les statuts centraux furent rédigés en 1825 : les étudiants se mirent à porter les couleurs fédérales el à tenir, dans chaque ville, des séances régulières.

La Société de Zofingue était une société patriotique ; les étudiants voulaient une Suisse fière vis-à-vis de l'étranger et unie à l'intérieur de ses frontières ; le can- I onalisme leur paraissait dangereux pour l'indépendance île l,i pairie. Ils espéraient grouper en un seul corps toute la jeunesse académique et préparer ainsi l'unité morale de la Suisse. Mais ils ne réussirent pas à pénétrer dans les cantons catholiques ; ils ne purenl fonder de sections durables ni à Saint-Maurice, ni à Sion, ni à Fribourg. Ce lui une première déception.

Les événements de 1830 et 1831 semblaient devoir combler les vœux des ZoflngienS : une nouvelle ère commençait et l'on entrevoyait la possibilité de reviser le Pacte. Mais, tandis que les éléments modérés, parmi les Zofingiens, étaient disposés à attendre patiemment la réalisation de leurs rêves, d'autres plus pressés voulaient réaliser immédiatement « le bien de la patrie ». Une scission se produisit dans plusieurs sections. L'Helvétia se fondait, qui groupait les étudiants aux idées plus avancées (1832). Un peu plus tard, les étudiants catholiques créèrent la Société suisse des étudiants catholiques. C'en étail fait du rêve de l'unité m sein de la jeunesse académique.

Comme il est. naturel pour une société patriotique, loutes les crises politiques de notre pays eurent leur répercussion dans la Société de Zofingue. En 1847, il y eut une nouvelle scission et une Société de Zofingue rajeunie chercha à grouper les éléments radicaux. Lorsque les passions furent calmées, on tenta de renouer les liens distendus. En 1855, l'Helvétia fusionna avec, Zofingue, qui prit le nom de Nom elle-Zofingue avec des couleurs nouvelles (casquette bleue). Mais l'accord ne dura pas. Dès 1857, l'Helvétia se reconstitua ; à Zofingue, la casquette blanche réapparut : la société reprit son ancien nom en 1867.

En 1872. en I87'i et plus tard encore, il y eut de fortes tensions entre les éléments centralisateurs et les éléments fédéralistes. Plus lard, dès le début du XXe s.. les tendances socialisantes de certains esprits provoquèrent de vives discussions au sein des sections comme au sein de la société toul entière.

Sociélé patriotique, Zofingue n'a jamais voulu s'inféoder à aucun parti ; longtemps, son attitude a été formulée ainsi : «école libre de convictions libres ». Gêtte formule a été remplacée par une autre, plus développée, mais l'espril esi resté le même. Cela laisse

toute liberté à toutes les opinions, mais cela, empêche toute action immédiate. L'atmosphère de Zofingue ne

Octobre 1933

ZOGER

ZOLLER

convient pas aux jeunes hommes aux opinions polit iques arrêtées, ni à ceux qui soûl pressés de réaliser leur idéal politique.

La Société de Zofîngue a joué un rôle utile dans notre pays ; elle a éveillé et entretenu l'intérêt pour les questions nationales ; elle a habitué ses membres à les traiter dans un esprit de concorde ; elle a créé des liens d'amitié durable entre des jeunes gens qui se sont rencontrés plus tard, parfois dans des camps différents, sur les champs de bataille de la politique.

En 1829, Zofîngue avait 10 sections et 357 membres ; en 1837, 322 membres ; en 1854, 228 et 9 sections ; en 1862, 375 et 12 sections ; en 1879, 320 membres ; en 1893, 575 ; en 1918, 620 avec 9 sections. Voici les chiffres de 1933 : Bâle 100, Berne 88, Genève 118, Lucerne 18, Xeuchàtel 54, Saint-Gall 25, Tessin (Bellinzone, fondée en 1916) 12, Lausanne 166, Zurich 85. Total : 9 sections et 666 membres.

La société est dirigée par un Comité central de trois membres qui alterne de ville en ville et d'année en année ; l'assemblée générale se réunit une fois par an à Zofîngue. Les sections jouissent d'une grande autonomie. L'organe de la société est, depuis 1861, la Feuille centrale de la société de Zofîngue. La devise de la société est : Patrie, Amitié, Science (Patriee, Amicitiœ, Litteris) ; les couleurs : casquette blanche avec liseré rouge-blanc-rouge et filet d'or ; ruban rouge-blancrouge, avec liseré d'or. Les archives centrales ont été déposées aux Archives de l'État de Bâle- Ville.

La Société de Zofîngue est une société dont on reste membre toute sa vie. Jusqu'en 1872, au sortir de ses études, le Zofingien devenait membre honoraire ; depuis cette date, il devient Vieux-Zofingien. Les Vieux- Zofingiens, au nombre de 2000 environ, forment 15 sections, avec un comité central, élu tous les cinq ans, lors de l'assemblée générale, à Zofîngue.

Bibliographie. O. Ilunziker : Gesch. des Zofingervereins, traduit et complété en 1910, sous ce titre : Hist. de la Société de Zofîngue. — Ulrich Beringer : Gesch. des Zofnigervereins, 2 vol. — Statist. Jahrbuch der Schweiz, 1899. — Charles Gilliard : La Société de Zofîngue 1819-1919. [Ch. Gilliard.]

ZOGER. Famille du Seetal qui devint bourgeoise de Lucerne en 1357 et 1451. — Budolf, de Miiswangen, bourgeois de Lucerne 1451, du Petit Conseil 1468, bailli de Kriens 1461-1465, de Weggis 1467, de Habsbourg 1471, de Biiron 1473, d'Enilebuch 1477-1480, 1483, 1485, de Buswil 1487, 1491-1493, capitaine à Wil et dans le Bheintal 1490. En 1475, il fut chargé du soin du butin pris à Héricourt. f après 1503. — 11 \ns. tanneur, député à Stans 1481, du Petit Conseil 1521, bailli de Merenschwand 1521, de Locarno 1522-1524, d'où il renseignait les cantons sur des mouvements de troupes hostiles ; bailli d'Entlebuch 1525-1527 et 1529-1531. Fut accusé en 1531 d'avoir proféré des injures à l'adresse de Berne, f 1531. — Gfr. Beg. — AS I, vol. IV. — Archives d'État Lucerne. [P.-X. W.]

ZOLA, GlUSEPPE, médecin et naturaliste italien, * à Brescia 1789, se suicida à Lugano 19 janv. 1831. Il fut des carbonari et dut quitter l'Italie. Il se fixa à Mendrisio, où il se fît recevoir citoyen suisse. A traduit le manuel d'histoire naturelle de Blumenbacli. Une partie de son herbier se trouve au musée du lycée cantonal de Lugano. — St. Franscini : La Svizzera italiana. — A. Barofïio : Storia. — M. Jâggli : Cenni sulla flora iiri„ese. — BStor. 1883, 1930, 1932. [C. T.]

ZOLLBRÙCKE (C. Grisons). A propos du pont inférieur voir TardisbrûCKE. -- Le pont supérieur fut construit sur le Rhin en 1509 par l'évêché de Coire pics de Landquart. Un incendie le détruisit en 1799 et il fut remplacé en 1802 par celui que fit construire le général français Grouchy. Le droit de péage tomba en 1849; dès lois, le canton versa annuellement au chapitre un droit de radial de 2200 fr., jusqu'en 1874. Le pont passa au canton en 1877 et fut remplacé par un nouveau en fer en 1896. — F. Jecklin : Materialien I. — Campell : Topographie. — Neuer Sammler VI. — C. Denoth : Die bùndn. Zôlle und Gefàlle... — Bundesgericl.tl. Entscheide VIII, n° 112. — Archives d'Étal Coire. [!'. Gillardon.]

ZOLLER, MATHIS. Voir ZOLLNER.

ZOLLER. familles des Grisons, Thurgovie, Zurich.

A. Canton des Grisons. — Johann-Geohg, d'Obersaxen, piètre 1650, curé de Zizers el Untervaz 1652- 1654, de Vais 1656-1604, curé et commissaire épiscopal à Andermalt 1665, chapelain de SI. Peter 1688. t 14 août 1689. — J.-J. Simonet : Weltgeistliche, p. 205

Hist. Nbl. v. Uii 1904, p. 23 : 1905, p. 72 : 1906. p. 93, 96. [Fr. Gisler.]

B. Canton de Thurgovie. — Otto, * 1864 à Frauenfeld, Dr jur., avocat à Zurich, précédemment rédacteur de la Basler Ztg. et député au Conseil national. Autrui de Jan Peter Bruns A benteuer in den Tessinev u. Grautiiiniliiir Iteri/en, 1911 ; Das \'bll;errerht und der Krieq, 1915. — DSC 1932. [E. d.]

G. Canton de Zurich. Famille de Zurich, éteinte en 1792. Elle portait le litre de donzel et appartenait aux constables et à la corporation des Schildner ziim Schneggen. Elle posséda de 1476 à 1507 la seigneurie et juridiction de Bonstetten. Armoiries : d'or à une grappe de raisin de sinople (Wappenbuch D. Meyei I0O5). — 1. Ulrich Bock, dit Zollei.

de Laufenbourg, cité de 1363 à 1373.

vint comme Amtmann d'Einsiedeln à Zurich, reçu bourgeois de cette ville 1366. — 2. KONHAD, fils du n" 1.

cité de 1363 à 1410, du Conseil 1384- 1410, bailli de Thalwil 1391, de Mànnedorf 1406. — 3. Johann ks, fils du n" 2, cité de 1410 à sa mort 1443, du Conseil 1411-1443, député à Lucerne 1418, bailli de Thalwil 1418, bailli impérial de Zurich 1420-1430, bailli de Meilen 1432, de Rùmlang 1435, 1439, 1441. — 4. Wigand, fils du n" 3, f 1492, acquit Bonstetten 1476; du Conseil 1470-1489, fut destitué lors du soulèvement contre Waldmann ; bailli de Rûmlana 1470, Mannedorf 1472, Erlenbach 1474, Hôngg 1 470- 1484. — Dok. Waldmann I-II. — 5. Hans-Wilpkrt. fils du n°4, f 1531 à Cappel; partisan de l'ancienne foi. il vendit en 1507 Bonstetten aux Holzhalb. — Zurcher Sladtbûcher II. — Bernh. Wyss : Chronik. — E. Egli : Aclensammlung. — 6. Heinrich, * 1512, fils du n° 5, Amtmann de l'évêque de Constance 1539, capitaine en France la même année, t en Navarre 1574. — 7. Hans- Wilpert, frère du n° 6, 1528-1577, du Petit Conseil 1561, 1571, bailli de Wâdenswil 1564, de Hôngg 1571. — 8. Hans-Jakob, fils du n° 7, 1560-1625, bailli de Laufen 1591-1598, d'Eglisau 1600. - - E. Stauber : Herrschaft Laufen. — 9. HANS-HEINRICH, frère du n° 8. 1564-1625, seigneur de Wetzikon 1598-1606. — 10. Hans-Wilpert, frère du n° 8, 1571-1629, bailli de Steinegg 1609. — il. JOST, fils du n» 8, 1586-1659, bailli de Begensberg 1632-1637 et 1651-1656. — 12. Hans- Heinrich, fils du n° 9, 1601-1664, Amtmann de Winter- Ihour 1654. — 13. Hans-Wilpert, fils du n» 11. 1636- 1709, Amtmann de Winterthour 1094. — 14. H\ns- Heinrich, fils du n° 13, 1671-1763, commandant d'Uznach, bailli d'Eglisau 1740. auteur de mémoires sur des sujets d'archéologie et de numismatique, propriétaire d'une belle collection de monnaies. — Monatl. Nachr. 1763, p. 78. — 15. David, petit-fils du n» 11. 1673-1752, bailli du Freiamt inférieur 1738. — 16. Hans-Wilpert, fils du n° 13, 1673-1757, député à la cour de France 1716, secrétaire de ville 1720, bailli de Kibourg 1729, conseiller et bailli de Riimlang 1736 : possesseur de riches collections historiques et archéologiques. — E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. — AHS 1900, p. 153 ; 1901, p. 77. — ASA X. S. II, p. 110. — 17. Hans-Wilpert, fils du n° 14, 1716-1785, capitaine eu France 1752-1764, chevalier de l'ordre du Mérite 1762.

- 18. Hans-Jakob, fils du n» 16, 1721-1792, bailli de Baden 1761, dernier de la famille. — E.-F. v. Miilinen : Prodromus. — Monatl. Nachr. 1792, p. 129. — Voir en général C. Keller-Escher : Promptuurinm Vil, à la Bibl. centrale de Zurich. — Tables généal. de Hofmeister, aux Arch. de la ville, Zurich. — G. v. Wyss et W. Tobler : Gesch. der Schildner zum Schneggen

- LL. — LLH. — ZT 1900. — R. Durrer : Kunstdenkmâler, p. 704. — Mus-, de la Bibl. centrale de Zurich. noa 74 et 143. [h. Hi ss.]

ZOLLERN (COMTES)

ZOLLIKOFER

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