‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 19 sur 213 · VALLE MAGGIA · texte numérisé non relu

VALLE MAGGIA

polémique contre Amelot, l'ambassadeur de France, voir Barth III. — LL. — LLll. — Dierauer IV. — Ans Politik u. Gegenwart, Gedâchtnisschrift fur Georg von Below, p. 146. [E. D.]

VALLAMAND (C. Vaud, D. Avenches. V. DGS). Deux communes, Vallamand dessus et dessous. On a trouvé au Sud du ruisseau des Ferrages une petite station lacustre néolithique, et au Nord du même ruisseau une station plus importante de l'âge du bronze, dite aussi station de Mur ou de Guévaux. Les deux villages ont suivi dès le haut moyen âge des destinées diverses, Vallamand-dessus se rattachant à la seigneurie du Vully et Vallamand-dessous à celle de Bellerive. Il y a < I ;i ii s cette dernière localité une grosse maison ou château qu'ont possédé les seigneurs de Bellerive jusqu'à la Révolution. — DHV. [M. R.]

VALLE (DELL A) (Valli). Famille lessinoise citée à Mendrisio en 1539, à Cresciano. Une famille Valli de Rodero (Italie) reçut la naturalisation tessinoise à Soldano en 1870. ■ — Donato délia Valle, probablement de Mendrisio, travail la il ci un me sculpteur à Rome en 1581- 1583. ■ — Virginia Valli, f :'t Chiasso le 9 nov. 1913, légua 100 000 IV. à l'hôpital cantonal de Mendrisio. — SKL. — BStor. 18114. [C. T.]

VALLÉE DU LAC DE JOUX (LA) (C. Vaud, D. La Vallée. V. DGS). La vallée supérieure de l'Orbe ne paraîl pas avoir été habitée aux temps anciens ; on n'a retrouvé aucun vestige romain ou préromain en amont de Vallorbe. Suus les .Mérovingiens, les religieux de Saint-Claude essaimèrent tout le long du Jura. La tradition veut que l'un d'eux, Pontius (Saint Point), se soit installé sur la rive Ouest du lac de doux, à l'endroit qui a conservé de lui le nom de Lieu Poncet, Le Lieu. La

tradition de cetl :cupation momentanée n'était point

perdue, lorsque le seigneur Ebal de la Sarra fonda, en 1126, un couvent de prémontrés de l'autre côté du lac, à L'Abbaye. Il y eut de longs conflits entre Saint- Claude qui prétendait à la souveraineté de la Vallée sur la foi d'un faux diplôme de Charlemagne et les prémontrés soutenus par le seigneur de La Sarra. L'empereur Frédéric 1 reconnul en Ilsti les droits de haute juridiction du sire de La Sarra. Quant au domaine utile, un arbitrage de 1155 le reconnut en faveur des prémontrés, sous reserve de redevance de ces derniers en faveur du monastère de Saint-Claude. Celui-ci conserva cependant des prétentions qu'il céda en 1307 au couvent de Bonmont. En 1344. François, seigneur de La Sarra, vendit pour 1000 livres son droit de haute juridiction au baron de Vaud, Louis de Savoie et c'est ainsi que la Vallée fut réunie au Pays de Vaud, tout particulièrement à la seigneurie (les Clées. Ces droits passèrent en 1536 au gouvernement bernois, qui confisqua en même lemps les biens mêmes de l'abbaye du Lac de Joux et. les réunit au bailliage d'Yverdon, puis en 1566 à celui de Romainmôtier. Ce régime dura jusqu'à la Révolution. Depuis 18(i.'i. La Vallée es1 un des dix-neuf districts du canton de Vaud.

Grâce en partie aux conflits du début, les limites de La Vallée ont été difficiles à fixer du côté français. Un acte de 1219 dit que l'abbaye de Saint-Claude n'a aucun droit de propriété sur la vallée de Joux au-delà d'une lieue du lac des Rousses, tandis que la prétendue charte de Charlemagne lui attribuai! la partie Nord-Ouest de La Vallée. Ces diverses indications donnèrent lieu à de nombreuses contestations. Pendant la guerre de Trente ans. les Espagnols, maîtres de la Franche Comté, voulurent à plusieurs reprises en profiter. On note des incursions officielles de Bourguignons en 1628, en 1633 et le sang même coula. Finalement, un traité fut signé le 20 sept. 1648 entre l'Espagne et Berne et des bornes furent mises, qui ont été complétées en 1715 el en 1751 à la suite d'accords avec la France, qui avait repris entre temps la franche Comté. Il n'y a eu, dès lors, d'autres difficultés que celles relatives à la vallée des Dappes.

Au moyen âge, l'histoire de La Vallée se confond avec celle de l'abbaye. Comme à Romainmôtier, des serviteurs et des artisans se fixèrent aux portes du monastère el formèrent le noyau du village de l'Abbaye. En 1307, le seigneur de La Sarra reconnut aux religieux le droit de recevoir librement des abergataires (v. art. Aber-

GEMENT) sur la rive orientale du lac. Sur la rive occidentale, en 1304 déjà, l'abbé de Joux avait abergé des terres au Lieu à un colon, Perrinet Bron, et un village était constitué en cet endroit en 1324. Un acte de 1382 y montre 37 chefs de famille. Ils sont constitués en communauté en 1396 et se dégagent à ce moment de l'obligation de travailler aux fortifications du château des Clées. La communauté de l'Abbaye, jusqu'alors réunie à la première, ne s'en dégagea qu'en 1571 ; celle du Chenit en 1646. L'église du Lieu, construite sous le vocable de saint Théodule, fut la seule paroissial. de la Vallée, jusqu'en 1536 où celle de l'Abbaye recul le même caractère. L'église du Sentier desservit dès 1612 la commune du Chenit.

La Vallée fut fortement éprouvée au XVIIe s. par la peste, et la rudesse du sol amena la disette. C'est ainsi que les habitants furent amenés à chercher des ressources dans l'industrie. Ils utilisèrent les forêts pour livrer m commerce du charbon de bois et alimentèrent de la sorte des verreries et des forges. En 1712, on introduisit le métier de lapidaire qui prit un grand développement, jusqu'au moment où il fut supplanté par l'horlogerie. Celle-ci fut introduite en 1742 par Samuel-Olivier Meylan, du Chenit, et elle est devenue des lors la première industrie de La Vallée. On y travaillait tout d'abord à domicile. La première fabrique d'horlogerie fut celle des frères Rochat, au Brassus, ouverte en 1773.

— Voir F. de Gingins : Annales de l'Abbaye du Lac de Joux. — J.-D. Nicole : /.'" ui il historique sur l'origii • de La Vallée du Lac de Joux. — L. Reymond : La

Vallée ili Jim. r. — Marcel Piguel : Histoire ih V \iorlo>)i\ o

à la Vallée du Lac de Joux. — Hector Golay : Les familles de lu calice de Joux. — IL Golav : La Vallée di Joux de 1860 h 1890. — E. Auberl : La Vallée de Juin de 1890 à 1905. — DHV. [M. Reymond.]

VALLELIAN. I. Valérian ou Vallehan, peintre, du Pâquier (Fribourg), qui vivait au début du XVe s. Parmi ses œuvres, il existait encore dans la seconde moitié du XVIIIe s., des fresques qui ornaient la nef de l'église de Gruyères, et les portraits du comte Antoine de Gruyère et de Jeanne de Noyer, son épouse, dans la chapelle Saint-Antoine de la dite église. Il est l'auteur d'un manuscrit : De ilistiu/iiictirlis coloribus qui a disparu ainsi que toutes les oeuvres de cet artiste. — ASHF VI, 265. — ASA V, 133. —SKL. — AF 1915, p. 114.

11. Famille fribourgeoise, originaire du Pâquier (Gruyère), mentionnée dès le XVI1 - Son nom provient très probablement du prénom Valérien ou Valérian déformé. — Loys Vallélian ou Valérian, peintre, auteur de nombreux tableaux pour la chartreuse de la Valsainte vers 1629-1631. Bourgeois de Fribourg 1632. Vers 1635, il exécuta des travaux importants à l'abbaye de Saint-Maurice en Valais, peignit un tableau pour l'église de chai mi \ (1636) et un autre pour la paidiss,. d'Attalens (1642) ; ce dernier, acquis par l'État de Fribourg, en 1675, se trouve actuellement au musée cantonal de Fribourg. f axant 1657. — Des familles de ce nom sont citées dans la bourgeoisie de Gruyères en 1631. et dans celle de La Tour-de-Tréme au XVIIIe s. — ASHF VI, 295. — J.-H. Thorin : Notice hist. sur Gruyère, p. 99, I 16. 347. — .SKL. — FA 1905.

— A. Dellion : Dict. IV. 421. — Albert Courtray : Le peintre Loys Vallélian ri ses œuvres à La Valsainte, dans A F 1915. — Archives d'État Fribourg. [G. Cx.]

VALLE MAGGIA, VALMAGGIA (C. Tessin V DGS). District et vallée. Au XIIe s.. Vallis Mazia : 1271. Valmazia : 1330, Valemazia : 1398, Valemadia . 1453, Vallis Madie : 1475, Valmaza : L496, Valle Masa. Dans les .IN |, Meinthal. Armoiries : d'azur à un saint

Maurice d'argenl armé de toutes | ;es monté sur un

cheval d'argenl et portant un bouclier (selon Rylï et Simmler). Le sceau porte un saint Maurice avec la légende: Sigillum Communitatis Valis Madi 'W • Le drapeau et ait d'azur à un pal d'argenl (XVIIe s.). La vallée a dû être habitée à l'époque préhistorique comme en font foi les haches néolithiques de Saladino. Someo, Moghegno et Cevio et les pierres à êcuelles de Bosco et Cerentino. Suivant un document considéré comme apocryphe, le roi Liutprand aurait donné en 712

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