‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 196 sur 213 · HISTORIOGRAPHIE, MONNAIES · texte numérisé non relu

HISTORIOGRAPHIE, MONNAIES

ZOUG

Monnaies zougoises.

1. Taler, 1565. — 2. 10-Schilling, 1602. — 3. Teston, 1611. — 4. Demi-taler, 1620. — 5. Ducat or, 1691. — 6. Groschen, 1568. — 7. Taler, 15G5. ■ — 8. Bractéate, s. d. — 9. Demi-bractéate, s. d.

à 1660. Au XVIIIe s., le général Zurlauben est de beaucoup l'historien le plus connu du pays de Zoug. Il n'a rien publié sur Zoug même, mais ses importantes collections de manuscrits contiennent beaucoup de renseignements sur son pays natal ; c'est notamment le cas de deux volumes in folio intitulés Res Tugienses, qui se trouvent actuellement à la Bibliothèque cantonale d'Aarau ; mais ces matériaux devraient être soumis à une étude critique. Au XIXe s., l'histoire de Zoug a été surtout traitée par Carl-Casp.-Nic. Kolin, Christ. Iten, Franz-Cari Stadlin, Carl-Gasp. Keiser, Kd. Bossard, Bonifaz Staub, Paul-Ant. Wickart, Xav. Uttinger, Jos. Hùrlimann. W.-J. Meyer a consacré une étude à l'historiographie zougoise dans Zuger Nbl. 1913 et 1914. Il faut y ajouter les noms de l'ancien landammann Ant.Weber (1839-1924) et d'Heinrich-Aloïs Keiser (1844-1930).

Bibliograjjhie. G.v. Wyss : Gesch.d. Historiographie. — W.-J. Meyer : Der Chronist W. Steiner 1492-1542, dans

Qfr. 65. — ■ B. Staub : Hch. Schonbrunner von Zug und sein Tagebuch, dans Gfr. 18. — Th. v. Liebenau : Caspar Suter von Horgeu, dans Zuger Nbl. 1885. — Al. Mùller : Der Chronist Hans Wulflin und seine Aufzeichnungcn, dans Zuger Kal. 1933. — P.-A. Hùrlimann : Pfarrer Jak. Billeter von ASgeri, seine Zeit und seine Chronik, dans Zuger Nbl. 1885. — ZSK, 1915, p. 219 ; 1916, p. 146. — Ed. Wymann : Aus der Chronik des Pfarrers Jak. Billeter von JEgeri, dans Hist. Nbl. Uri, 1916. — Cari Mûller : Ans Ammann Andermatts Taivbuch, dans Zuger Nbl. 1900. — W.-J. Meyer : Zuger Geschichtschreibung in neuerer Zeit, dans Zuger Nbl. 1913 et 1914. — Voir la liste des publications de H. -A. Keiser, dans Zuger Nbl. 1919. — Karl-E. Lusser : Zuger Geschichtsschreibunç, und Zuger Heimatkunde, dans Zuger Nbl. 1928. — E. Zumbach : 80 Jahre zugerischer Heimatgeschichte, dans Zuger Nbl. 1932. [W.-J. Meyer.] VI. Monnaies. Zoug utilisait, ainsi que huit autres can-

ZOUG

Jos. Burkhard, vice-landammann et sa femme, de Buonas.

Franz Ludiger et sa fille, de Buonas.

Barbara Meyer et J. Maria Kniissel, de Buonas.

Peter Meyer et sa sœur, de Buonas.

Peints par J09, Reinhard. Musée historique, Berne.

DHBS VII

ZOUG

Infanterie

Officier Soldat Officier Soldat

Carabiniers ( Réserve I

Infanterie

Tambour-major

Tambour

Collection A. Pochon-Demme. à la Bibliothèque Nationale, Berne.

ZOUG

(monnaies, costumes)

ZOUG

tons, la monnaie do l'abbaye du Fraumiinster de Zurich, qui avait reçu le droit de frappe du roi Henri III (1039- 1056). On admet que Uri, ainsi que Schwyz, obtint en 1424, du roi Sigismond, l'autorisation d'émettre de la monnaie et qu'il n'est pas impossible que Zoug ait reçu alors le même privilège. En tout cas, il est mentionné dans le concordat monétaire des VII anciens cantons, du "25 avril 1425. Zoug, toutefois, ne fit pas usage immédiatement de son nouveau droit et conserva encore longtemps la monnaie zuricoise. Par contre, il participa dès cette époque aux conférences monétaires et signa les ordonnances fédérales sur les monnaies. Le pied monétaire de Zoug était le florin, valant 1,85 franc suisse, qui ne fut, d'ailleurs, jamais frappé. Zoug a émis les monnaies suivantes. En or : pistole (1 % ducat) de 1692 ; ducats de 1615, 1692, 1783 ; y2 ducat de 1692, Y4 ducat 1692. En argent : Zwittertaler de 1564, 1565 ; taler de 1554 (d'après E.-G. Haller), 1564, 1565, 1620- 1624; demi-taler de 1620-1622, 1692 (d'après E. Jenner, il en existerait aussi de 1617 et 1651) ; 1/6 de taler, de 1692 ; double testons épais de 1612, 1617 ; double testons de 1612, 1617 ; testons de 1609-1613, 1615-1624 et sans date ; demi-testons = 12 creuzers, de 1620-1621 et sans date. En 1569, on émit aussi des plapparts de 12 creuzers ou 3 batz, appelés Rôssler, qui furent décriés parce que de mauvais aloi. Autres pièces d'argent : 20 creuzers = 5 batz, de 1692, 1694 ; 10 creuzers, de 1602 (d'après E. Jenner il en existerait aussi de 1693 et 1694) ; 10 schillinge = V4 florin, de 1602 ; groschen = 3 creuzers de 1590, 1597-1608, 1617, 1691 (Haller en cite de 1526, dont on ne connaît pas d'exemplaire).

Zoug émit aussi, aux XVIIe et XVIIIe s., des pièces de cuivre ou de peu de valeur : batz, demi-batz, schilling, creuzers, demi-creuzers ou Vierer, Rappen, ilt-t assis ou angster, angster, haller, deniers (bractéates). Il y a lieu de remarquer que Zoug fut le premier à employer la désignation « canton » sur ses monnaies.

Bibliographie. Rob. Weber : Das Miinzwesen'von Zug dans RSN VII. — F. Haas-Zumbùhl : Zur Mûnzgesch. von Luzem, dans RSN VII-IX. — Viktor Luthiger : Die Mûnzen u. Miinzmeister von Zug, dans Zuger Nbl. 1927, 1929. — G.-E. Haller : Schweizerische Mûnz- u. Med. Kabinett. — H. Meyer : Die Bracteaten der Schweiz, dans MA GZ III. — L. Coraggioni : Miinzgesrhichte. — Ed. Jenner : Die Mûnzen der Schweiz, 1901. [Viktor Liîthiger.]

VII. Costumes. Les anciens costumes zougois n'avaient rien d'uniforme ni d'original. Les communes du plateau adoptèrent le costume du Freiamt, puis celui de Lucerne ; le costume des populations de la montagne trahit des influences schwyzoises. Comme ailleurs, la forme, la coupe et les signes distinctifs du costume étaient empruntés à celui des classes supérieures de la société et reproduisaient les modes surannées des citadins ; dans la ville de Zoug, le costume dénotait les influences de la cour de France. Les jours de fête, l'homme portait la veste à pans et les culottes bouffantes en usage à Lucerne et dans le Freiamt d'Argovie. Les jeunes paysans portaient un petit chapeau de paille plat orné de rubans et de fleurs, retenu par une mentonnière rouge. Les vestes vertes, portées à Menzingen, valurent aux habitants de cette localité le surnom de Grïmfdckler, vestes vertes. Le vêtement de travail se composait, jusqu'à ces dernières années, de sandales de bois et de la courte chemise de pâtre, dernier vestige de la longue chemise de chanvre, tombant jusqu'aux genoux, portée le dimanche par les montagnards pour se rendre à l'église (voir le récit de la bataille du Gubel). L'ancien costume du Freiamt fut porté jusque vers 1840; il se composait pour les femmes, de la collerette, d'un ruban noir autour du cou, d'une courte chemise serrée à la taille, d'un plastron généralement rouge, d'une jupe en laine cardée de deux couleurs, dont la partie antérieure était sous le tablier. La coiffure était soit un bonnet de toile blanche sur lequel se posait la calotte, empruntée aux patriciennes, soit le bonnet rond avec des roses sur les oreilles, qui dégénéra en Coifli et devint plus tard le bonnet zougois. La proverbiale cape zougoise n'est autre que ce Coifli, la coiffure des femmes de conditions, dont la garniture était formée de rubans

ondulés qui entouraient la tête d'une façon bizarre. Les célibataires, dont la tresse était entrelacée d'un lacet rouge, portaient sur la tête un chapeau de paille souple avec une calotte dissimulée. Le costume était complété de bijoux, tels que chaînette, ceinture avec pendentif, croix sur la poitrine, etc. La couronne de tête appartenait sans conteste aux toilettes portées dans les fêtes d'église par les filles célibataires depuis la première communion jusqu'au mariage ou à la mort. Avec l'apparition de la crinoline, le costume paysan du Freiamt céda la place au costume citadin, dit de Lucerne, avec la robe longue et le bonnet de satin des paysannes ; il subsista isolément jusque vers 1880. — J. Heierli : Volkstrachten der Schweiz I, V. [Alb. Iten.]

ZOUG (ville et chef-lieu du canton. V. DGS). La localité était déjà habitée plusieurs siècles avant J.-C, ainsi qu'il résulte des plus récentes recherches. Les objets trouvés sont déposés au musée de préhistoire de la ville, créé en 1930. Des vingt établissements néolithiques dont la présence a été constatée sur les rives du lac de Zoug, trois se trouvent dans le territoire de la ville : faubourg, gibet et Schutzengel. Selon Emmanuel Scherer, ils remonteraient aux années 2500-1900 avant J.-C. Les urnes romaines trouvées à Loretto près de Zoug démontrent que Zoug fut le siège d'une colonie romaine. De l'époque des invasions, on peut admettre l'existence d'établissements alémannes sur le territoire du village actuel, à quelque distance du lac. Il est certain que le village de Zoug possédait déjà à l'époque carolingienne une chapelle Saint-Michel qui devint plus tard l'église paroissiale de Zoug. Il est tout aussi certain qu'au temps de la féodalité quelques seigneurs construisirent des maisons ayant l'aspect de châteaux. Ce fut notamment le cas sur la colline de Lôbern qui est désignée en 1291 comme frontière du pays, et de la Burg, construit probablement au XIe s. si ce n'est plus tôt, un des plus anciens édifices de Zoug, qui s'est maintenu jusqu'à ce jour sous son aspect primitif avec ses fossés, ses murs et sa tour. Sous la domination des Habsbourg, dès 1273, cette demeure servit de résidence aux baillis. Dans l'intervalle, la partie de la cité située au bord du lac était devenue place forte. En 1255, elle est mentionnée sous le nom de Zuge castrum. En 1293, un violent incendie détruisit une bonne partie des habitations. Les Zougois adressèrent alors à la duchesse Agnès, mère du jeune Jean de Souabe, une requête dans laquelle ils s'intitulaient « bourgeois appauvris et victimes de l'incendie » et la prièrent de leur restituer une somme d'argent que le duc Albert leur avait extorquée un an auparavant.

Dans le pacte d'alliance de 1352, les droits qu'avaient eus jusqu'alors le roi et l'empire, ainsi que ceux du duc, furent réservés. Les Zougois payèrent encore longtemps des impôts et des redevances aux ducs d'Autriche, mais ils ne furent plus contraints à servir contre les Confédérés. Ceux-ci redoutaient au début que Zoug, leur nouvelle alliée, leur fût à nouveau ravie par le roi ou par le duc. Les tentatives de reprise ne firent d'ailleurs pas défaut. Les Schwyzois en particulier exercèrent une sorte de tutelle sur la ville. En 1356 déjà, ils s'emparaient de la ville avec l'aide de leurs voisins d.Egeri et firent renouveler le traité d'alliance. En 1371, les Zougois promirent de ne choisir comme ammann qu'un candidat proposé par les Confédérés et choisi dans les petits cantons. Celui-ci devait jurer fidélité à l'Autriche, aux Confédérés et à eux-mêmes. A partir de ce moment, Zoug eut des ammanns schwyzois jusqu'en 1401. Pour affaiblir l'influence des Confédérés, l'Autriche concéda à la ville, au XIVe s., de nouveaux privilèges. En 1379, elle fut libérée par le roi Wenceslas de toute juridiction extérieure et en 1400 et en 1415 le roi Sigismond lui accorda de pouvoir condamner à mort. La ville acquit rapidement considération et puissance et s'appropria toujours davantage, au cours des temps, les droits féodaux qu'avaient les Habsbourg sur son sol. Elle se donna une organisation et défendit ses droits à l'égard de la campagne, le bailliage externe. Son histoire est désormais liée à celle des cantons.

Constructions. La chronique de Stumpf (1542) et le plan de Johann-Franz-Fidel v. Lantwing, de 1770, don-

ZOUG

ZROTZ

nent une image exacte de ce qu'était la ville. La petite cité était fortifiée du côté de la terre comme du côté du lac. La partie la plus ancienne des fortifications est certainement le rempart de la Seelikon, dont une portion existe encore sous le nom de Marienheim. Selon la légende, une tour païenne (romaine ?) s'élevait en cet endroit et sur des gravures plus récentes on distingue encore le castel au bord du lac. C'est de là que partait un rempart qui complétait le système de défense et qui embrassait la plus ancienne partie de la ville. Il est certain que la ville était complètement munie de tours et de murailles à l'époque où elle fut assiégée par les Confédérés, 1352. Ce noyau primitif de la ville se composait au XIVe s. de la vieille ville avec ses trois rues et d'une artère transversale dans la région du marché aux poissons. Le mur le plus ancien partait du castel, plus tard tour de la chapelle, dans la direction de la tour du trésor (plus tard tour des Archives à la Grabenstrasse) et de la tour de l'horloge vers le Kaibenturm et le lac. La chapelle Notre-Dame, dont l'origine est mal connue, compte parmi les bâtiments les plus anciens. Le côté Sud formait rempart et dans la tour moyenne se trouvait, chose curieuse, le chœur (Andr. Aschwanden : Die Lie bfrauenkirche , mns). Après la catastrophe bien connue de 1435 où la rue basse de l'antique ville fut engloutie dans le lac et où 60 personnes disparurent en même temps que 26 bâtiments, les anciens murs se révélèrent insuffisants pour abriter une population qui ne cessait de s'accroître. Cette enceinte très limitée fut considérablement agrandie vers le milieu du XVe s. grâce à l'aménagement de nouvelles rues et de quartiers neufs entourés de murs fortifiés. Les nouveaux quartiers de la rue Neuve actuelle, de la rue de l'Arsenal, de la rue Saint-Oswald, de la rue Saint-Antoine, du Tilleul, du Village, etc., se développèrent et nécessitèrent une forte extension du système défensif. L'année même de la catastrophe lanouvelle porte fut aménagée en tour de l'horloge. En 1480 elle fut reconstruite et exhaussée par le maître architecte Felder, de Zurich, qui dirigea en outre la construction de l'église Saint- Oswald, de 1478 à 1480. Cette église a remplacé une église plus ancienne et plus petite, érigée lors d'une épidémie de peste, et ne fut terminée qu'en 1545. Elle passait pour être la plus belle église suisse de style gothique tardif. A l'époque même de la construction de l'église Saint-Oswald, vers la fin du XVe s., les nouveaux remparts de la ville furent commencés ; ils ne furent achevés qu'au temps de la Réformation. Ils partaient de la Seelikon pour se diriger vers la porte de Frauenstein ou d'Oberwiler construite en 1519, puis vers la Pulverturm jusqu'à la porte Saint-Michel ou la tour de Knopllin, de là jusqu'au Lôberntor et la tour des Capucins, la porte d'/Egeri et la tour d'Huwil (construite en 1526) et de celle-ci, jusqu'à la porte de Baar, construit e en 1522, en passant par la tour du Soufre, pour s'arrêter à la tour du Salzbûchsli sur le petit rempart situé au bord du lac (1538). Ce fut la belle époque de la construction à Zoug. C'est dans cette période qu'ont été édifiées les vieilles maisons qui existent encore aujourd'hui. Sur l'emplacement de la chapelle Saint- Michel, détruite par le feu le 20 mai 1457, s'éleva une nouvelle construction qui précéda celle qui fut plus tard démolie. La nouvelle et grande église Saint-Michel (consacrée en 1902) domine aujourd'hui toute la ville. En 1505 fut édifié le nouvel hôtel de ville au marché aux poissons, magnifique exemple d'un monument de style gothique tardif (J.-R. Rahn : Gesch. der bildenden Kiinste). Le couvent des capucins date de l'époque de la contre-réformation (construit en 1595, restauré 1932). La Monnaie est une création du maître de la monnaie Kaspar Weissenbach (fin du XVIe s., étude de M. -A. Wyss). Plus anciens sont le couvent de Mariœ Opferung, l'hôtel Zurlauben bien connu dans l'histoire, le Hof im Dorf et le Salesianum ainsi que la chapelle Saint-Charles, où fut composé le cantique suisse par le P. Alb. Zwyssig. L'ouverture des lignes de chemin de In' ,i favorisé le développement du nouveau quartier industriel nu Nord de la ville. Après la récente catastrophe de 1887 où le faubourg s'effondra dans le lac et dans lequel disparurent 11 personnes et 30 bâtiments, Zoug,

comme le phénix, sut renaître de ses cendres et est en pleine voie de prospérité.

Bibliographie. Notices sur l'histoire de la ville de Zoug dans Zuger NbL, voir la liste dans le Reg., Nbl. 1933,

Zoug. L'église de St. Oswald à Zoug vers 1830. D'après une aquatinte de J.-B. Isenring (Bibl. Nat., Berne).

p. 67. — A. Mùller : Zur Gesch. der Grûndung u. rechtl. Entwicklunq der Sladt Zug, dans Zuger Kalender 1926. — F.-X. Uttinger : Die Pfarrei Zug. — Wappenbuch Zug 1910. — Jos. Mùhle : Die Stadt Zug und ihre Kunst dans Schweizer Kunst-Fiihrer V. — Bùrgerhaus X. — Karl Frey : Histor. antiquar. Sammlung in Zug, dans Histor.Museen der Schweiz VIII. [G.-.I. Mo.mtalta.]

ZOYA (Zoja). Famille de Klosters et Splùgen (Grisons), éteinte à Mons. — 1. Johann-Paul, vicaire en Valteline 1719-1721. — 2. Anton, Landeshauptriuuin 1755-1757. — 3. Christoph, banneret du Rheinwald et procureur du comte Trivulzio dans le pavs de Safien avant 1645. — 4. Martin, 4 sept. 1894 - 30 nov. 1918, botaniste, auteur de Floristische Notizen aus Graubiïnden. — Voir LL. — Jecklin : Amtsleute. — Th. Mohr : notices mns. à la Bibl. cant. de Coire. — JNGG 60. [F. P.]

ZROTZ (Z'Rotz). Vieille famille autochtone d'Unterwald, communière d'Ennetmoos et primitivement de Wolfenschicsscn-Altsellen, éteinte à la fin du XVIIe s. Armoiries : de gueules à un A accosté de deux étoiles et surmonté d'une croisette, le tout d'argent. Les Zrotz sont de la même souche que les Leuw et remontent comme eux à la famille Strùbi de Hergiswil. L'ancêtre commun est : — 1. Werni Strùbi, de Hergiswil, qui figure en 1396 parmi les fondateurs de la messe du matin à Stans. L'aïeule est

ZSCHEGGENBURL1N

ZSGHOKKE

ii>\, fille d'Ulrich, ammann de Wolfenschiessen. Leur (ils — 2. WELTI, quitta Hergiswil pour Rotzloch, ce qui lui valut le surnom de ze Rotz, qui passa à son fils :

— 3. Jenni Strùbi, dit Zrotz, cité de 1487 à 1505, du Conseil, juge. Son fils — 4. Hensli, 1497-1535, di« ZRotz im Feld, d'après la terre de Feld, l'actuelle Leuwengrube, héritée de sa mère ; épousa l'héritière de l'ancienne famille Leuw ; ses descendants prirent le nom de leur mère. — 5. Peteh Z'Rotz de Leuw, fils du n° 4, inscrit dans le registre de l'alpage de Dùrrenboden, participa à la bataille de Cappel 1531. De son cousin — 6. Hans Zrotz 1524 descend Andréas, établi à Altsellen, au 'VYilersdorfli, beau-fils du landammann Konrad Scheuber, qui fut en fonctions en 1558, 1563, 1568, puis se fit ermite. La famille fournit de nombreux conseillers, iusres et magistrats communaux. [R. D.]

ZSCHEGGENBÙRLIN. Famille bâloise dont l'origine passe pour lombarde, et qui, enrichie par le commerce et les changes, jouit d'une grande considération aux XIVe et X\ e s. Armoiries : d'argent à une chienne de gueules terrassée de sinople. L'ancêtre commun de la famille est Heinrich zem Tracken (mentionné 1301, f 1347), fils présumé de Hugo Lamparter (mentionné de 1256 à 1305). — 1. Hug zem Tracken, dit Scheckabura, donzel, fils du précédent, changeur, du Conseil, en sa qualité de membre de la Haute Chambre, 1358, 1360 et 1308, du tribunal de ville 1370, caution de l'évoque Jean de Bàle 1351. — • 2. Heinzmann Zscheggenbùrlin, f 1418, fils du n° 1, orfèvre et changeur, receveur des Rappoltstein à Ribauvillé, juge. — 3. Henmann, f 1411, frère du n° 2, maître de la monnaie de la ville J373-1404, du Conseil, prévôt de la corporation des Hausgenossen, du tribunal de ville et membre du collège des Sept. — 4. Huns, t 1477, fils légitimé du n° 2, changeur, du tribunal de ville 1439, prévôt de la corporation du Safran 1442, du Conseil 1452, du collège des Sept, de l'office des députés, Lohnherr, Oberstzunftmeïster 1469, fut associé à plusieurs exploitations de mines d'argent. Il fut souvent envoyé en mission ou choisi comme arbitre dans des négociations de commerce ou des conflits, arbitra entre autres un litige entre l'évêque et le comte Oswald von Tierstein et une contestation d'Adrien de Bubenberg contre l'évêque de Strasbourg et le comte palatin du Rhin ; il fut impliqué en 1474 dans le procès intenté au directeur des monnaies, ce qui le priva probablement de son office d' Oberstzunftmeister.— - 5. Ludwig, f 1492, fils du n°4, marchand de drap et d'épices, du Conseil 1478, directeur des entrepôts, représentant de Bàle en 1481 dans un litige avec Ilans- Bernhard von Eptingen et en 1484 dans une contestation entre Hans von Berwangen, bailli de Neueberstein, et la comtesse Anna von Tengen. — 6. Hieronymus, * 1461, demi-frère du n° 5, lie. jur., étudia à Paris et Orléans, se retira subitement du monde en 1487 et entra à la chartreuse de Bàle, dont il fut prieur dès 1501. Sous son administration la chartreuse fut agrandie, décorée et prit un grand essor grâce à la large hospitalité exercée par son chef. Après la Réformation, il émigra à Fribourg-en-Brisgau ; il revint à Bàle en 1532 et mourut le 7 janv. 1536, dernier prieur et dernier descendant mâle de sa famille. — UB. — Bas. C. — Aug. Burckhardt : Die Zs,cheggenbûrlin, ein ausgestorben.es Basler Geschlecht, dans AGS 1. — v. Mùlinen : Helvetia sacra. — WB. — R. Wackernagel : Gesch. der Stadt Basel II, 2. [Adr. Stuckelbero.]

ZSCHETZSCHE, Gustav-Friedrich, * 28 janv. 1826 à Meissen en Saxe ; professeur à l'école industrielle de Zurich 1851-1873, recteur 1855-1869, reçut la bourgeoisie d'honneur de Zurich 1859 ; rédacteur aux Winterthurer Nachrichten 1875. f à Winterthour 8 avril 1880.

— Hug et Finsler : Gesch. des zùrch. Gymnasiums. — Winterthurer Nachrichten 1880, n° 90. [w. G.]

ZSCHOKKE. Famille d'Aarau. Elle apparaît après 1620 à Rosswein (Saxe) où (d'après la tradition), elle serait venue de la Moravie après la bataille de la Montagne noire (1620). Vers 1645, elle s'est fixée à Oschatz

dhbs vu — 31

Heinrich Zschokke.

D'après un portrait à l'Imite <lo

Jut. Schrader.

(Saxe). Johann-Gottfried, fabricant de drap, * 1722 à Oschatz, obtint gratuitement la bourgeoisie de Magdebourg en 1746. — 1. Heinrich, fils du précédent, * 22 mars 1771 à Magdebourg, commença sa carrière littéraire comme étudiant en théologie déjà, à Francfortsur-1'Oder ; il écrivit notamment à cette époque son Abàllino, une pièce de théâtre qui fut représentée dans toute l'Allemagne. Il fut ensuite privat-docent de droit naturel, d'histoire, d'esthétique et de philosophie morale à Francfort-sur-1'Oder, vint pour la première fois en Suisse en 1795, puis une seconde fois après un séjour à Paris en 1796 ; il visita entre autres Berne, la Suisse centrale et Coire, où le président des Ligues, Tscharner, lui confia la direction de l'établissement d'instruction de Reichcnau. Chassé par les troubles politiques de 1798, il se rendit, en août, à Ragaz, puis.

en qualité de mandataire des réfugiés politiques grisons, à Aarau, pour solliciter la protection du gouvernement helvétique.

Il entra au service du ministre Stapfer, devint, en 1799, commissaire gouvernemental en Unterwald, puis dans les Waldstàtten, et en 1800 au Tessin. Il fut ensuite préfet de Bàle.

Puis il vécut quelques années ;iu château de Biberstein, se livrant à l'étude.

Rédacteur du S^hweizer Bote 1804-1842. En 1803, le gouvernement du nouveau canton d'Argovie lui fit don de l'indigénat ; en 1804, la commune d'Ueken le gratifia du droit de bourgeoisie. Zschokke devint en outre bourgeois d'honneur de Magdebourg (1830), Lausen (1833) et acquit la bourgeoisie d'Aarau (1823). Il s'établit définitivement à Aarau en 1807, fit partie de nombreux corps constitués du district et de la ville tout en poursuivant une carrière littéraire diverse et féconde ; en 1817-1818, il construisit sa maison de la Blumenhalde, où, devenu une célébrité européenne, il reçut de nombreuses notabilités polit iques, artistiques et savantes de son temps. Vers la fin de la Restauration, Zschokke fit partie de l'opposition politique ; en 1829, il se démit de toutes ses fonctions oïlin elles, mais lesta il u Grand Conseil où il avait été élu en 1816. Député à la Diète 1833, 1834, 1837. il joua encore un rôle dans l'affaire des couvents d'Argovie. t 27 juin 1848. Ses œuvres traitent des sujets d'histoire, d'hisi oire de la civilisation, de politique, de sylviculture, de sciences naturelles, de religion et de pédagogie ; il est également l'auteur de drames, de nouvelles, de poésies et de traductions. Ses ouvrages principaux sont : Gesch. vom Untergang und Kampf der schweiz. Bergkanto ne, 1801 ; llist. Denkwiirdigkeiten der helv. Staatsumwàlzung, 1803- 1805 ; Die Alpenwâlder, 1804 ; Der schweiz. Gebirqsforster 1806; Bayerische Geschichte, 4 vol., 1813-1818 ; Gesch. des Freistaates der drei Bûnde, 1817; Des Schweizerlandes Geschichtcn, 1822; les nouvelles historiques : Der Freihof von Aarau ; Der Ftùchtling im Jura : Addrich im Moos ; Die Rose von Disentis ; enfin smi autobiographie: Eine Selbstschau, 1842. -- Bibliogr. jusqu'en 1899 dans ADB 45, jusqu'en 1918 dan- C. Gùnther : H. Zschokke's Jugend- und Bildungsjahre. — Le même : H. Zschokke bis zu seinem Eintritt in die Schweiz. — H. Schneiderreit : H. Zschokke . Sjinc W'rli anschauung. — ■ Ernst Trosch : J. I\. Lnv.itrr. II. Zschokke und die helv. Révolution. — Rolf Zschokke : Ueber H. Zschokke's Geschichtsauffassung. — Arg. 40. — J. Mùller : Aargau II. — Les histoires littéraires de la Suisse. ■ — Les collections Z. à Aarau. — 2. Theodor, fils aîné du n° 1, 16 janv. 1806 - 18 déc. 1866, l)r inciL, médecin à Aarau 1830, professeur d'hisi mie naturelle à l'école cantonale 1840-1866, auteur de divers ouvrages de médecine et de sciences naturelles. —

Novembre 1933

ZSGHOKKE

ZUBEN

Barth III, p. 938. — Emil Zschokke : Zur Erinnerung. — ADB 45. — 3. Emil, deuxième fils du n° 1, 5 juin

1808- 10 mars 1889, pasteur à Lausen 1832, à Liestal 1838, à Kulm 1845, à Aarau 1849-1886, s'occupa d'oeuvres d'utilité publique et scolaires, poète occasionnel ; auteur d'une continuation de VIHstoire suisse de son père, d'une Gesch. der aarg. Kulturges., d'autres ouvrages historiques, d'une biographie de son père et de Joh.-Rud. Meier. — R.

Wernly : Nekrolog.— Aarg.

Schulblatt 1889. — ADB 45. — TSRG 1890. — Barth III, p. 937.— E.-F.

v. Mulinen : Prodromus.

— R. Weber : Nationallit.

vol. 14. — 4. Alexander, 4« fils du n° 1, 21 sept.

1811 - 26 sept. 1859, graveur, maître de dessin à l'école cantonale d'Aarau 1842-

Emil Zschokke (n° 3).

D'après une photographie.

Page 1