ASSISTANCE, CONSTITUTION
ZOUG
No-
élèves à la maturité. Déjà au cours des années 1880 à [890 une école d'agriculture cantonale ouvrait ses portes en hiver ; supprimée tôt après, elle fut réintroduite en 1917. L'instruction publique du canton reçut une notable impulsion grâce à la création des institut- de sœurs enseignantes de Menzingen et de — Heiligkreuz près de Cham, et grâce à la fondation en 1880 du séminaire libre catholique de Saint- Michel à Zoug. Le couvent Mariœ Opferung à Zoug possède aussi un séminaire pour la pérparation d'institutrices. Tout récemment des maisons d'éducation ont été fondées au Zugerberg et à Oberâgeri. Zoug possède une école secondaire libre pour les jeunes filles de religion protestante.
Bibliographie. J. Hildebrand : Gesetzgebung. — 11. Baumgartner: Schule u. Schulbestrebungen 1800 , (huis Zuger Nbl. 1896. — A. Aschwanden : Deutsche Schulmeister in Zug, dans Pâd. Blâtter II. — ■ Nuth : Schulen u. Schulh&user, dans Jahresb. d. Kantonsschule 1880. — Plan der bffentl. Knabenlehranstalten der Stad'gem. 1830. — J. Muhle : Ju- /„/. Gewerbeschule Zug 1830- 1930. — H.- Al. Keiser : Gesch. d. Kantonsschule. — G. Abegg : Gedenkblàtter 191 1. — H. 'Weiss: Das neue Heim, dans Zuger Nbl. 1921. — Notices sur les écoles : Mariœ Opferung : J.-C. Fâsi : Nachrichten, 1811. — Saint- Miehel : H. -Al. Keiser: Geschichtr { F, sischrifi L897).— Le même : Festschrift St. Michsel 1922. — \V. Arnold : I^ehrerseminar. — K. Landtwing tizen (concern. Menzingen). — A. Weber: 1^'hrscli.ircslcrnlnstitut, dans Zuger Kalender 1896. — B. Rohrer : 50. Jahresbericht. — Vergissmeinnicht (publication de l'institut) dès 1902. — Heilig Kreuz (Cham) : Publication de l'institut dès 1903. [Phil. Etter.]
D. Assistance et utilité publique. Les plus anciennes institutions d'assistance publique ont un caractère confessionnel. En 1435 fut fondé la léproserie du Siehbach ; un nouveau bâtiment y fut édifié en 1520. Dans l'Obergasse de la vieille ville, près de la chapelle Notre- Dame, se trouvait l'hôpital du Saint-Esprit qui date probablement du début du XVe s. En 1510-1511 un nouvel hôpital fut construit au Burgbach (actuellement maison d'école), asile de prébendaires en même temps qu'hôpital. En 1643 on décida de ne recevoir dans l'hôpital que des ressortissants. En 1854 fut construit l'hôpital bourgeois à la rue d'Arth. La première réglementation de l'assistance par la législation cantonale eut lieu en 1845. L'année 1880 vit paraître une loi sur l'assistance, selon laquelle la commune d'origine est tenue d'assister les nécessiteux, même s'ils résident en dehors de la commune. La commune de Steinhausen acquit en 1813 une maison au « Erli » pour y placer les malades nécessiteux. Cham fonda en 1824 un asile pour indigents qui a été revendu en 1875 ; les pauvres furent alors placés dans des familles. Risch et Hùnenberg furent dotés d'orphelinats en 1828, Oberâgeri et Unterâgeri en 1870. Depuis la fondation en 1852 de l'orphelinat privé de Menzingen, dirigé par des Sœurs de la Sainte-Croix, quelques orphelinats ont été créés par des communes.
Dans le domaine du bien public, il importe de mentionner la fondation de la Société d'utilité publique du canton de Zoug, créée en 1884, qui se voua dès le début aux soins des malades ainsi qu'au patronage des détenus libérés. Grâce à l'appui d'une dame philanthrope, Adélaïde Page-Schwerzmann, à Cham, la Société d'utilité publique créa en 1912 le sanatorium d'Unterâgeri pour tuberculeux et en 1918, dans la même localité, la clinique Heimeli pour les enfants délicats ou suspects de tuberculose. La même année fut créé à Zoug un dispensaire antituberculeux cantonal. En 1931, la Société d'utilité publique créa une colonie de vacances pour écoliers à Unter-Horbach au Zugerberg. Dans le domaine des soins aux aliénés, le père capucin Ru fin Steimer eut le mérite de fonder à Oberwil la maison de santé Franziskusheim, ouverte en 1909.
Bibliographie. Jahresber. der Gemeinnutzigen Gesellschaft Zug. dès 1892. — Zuaer Nbl. 1882. 27 ; 1902, 21 ; 1904, 21 ; 1920, 26 ; 1933, 9. — Nbl. Hùlfsges. Zurich 1891 et 1892. [J. Kaiser.]
E. Constitution et institutions judiciaires. 1. La constitution jusqu'en 1798. L'évolution de la constitution zougoise a été conditionnée par le dualisme existant entre la ville d'une part et les communes rurales dVEgeri, Men-
Zoug. Couvent de femmes (Mariœ Opferung) à Zoug au début du XIXe s. D'après une aquatinte de J. Meyer, gravée par F. Hegi.
zingen et Baar ou Zoug-campagne, de l'autre, qui, toutes ensemble, formaient l'État de Zoug. Depuis l'entrée dans la Confédération, la ville prétendait à une situation privilégiée, qu'elle chercha encore à augmenter. Elle voulait abaisser les communes au rang de minorités. Les trois communes se défendirent avec une ténacité et une opiniâtreté étonnantes contre les prétentions de la ville ; elles menèrent, pour le maintien de l'équilibre politique, un combat parfois aigu qui, à plusieurs reprises, menaça de tourner en guerre civile. Mais les cantons, à l'aide de sentences arbitrales, parvenaient à rétablir la paix et à créer un compromis amiable. Si dans ces sentences les trois communes de la campagne obtinrent la reconnaissance de leur situation indépendante et du principe de leur égalité politique avec la ville, elles le durent essentiellement à la forte influence de Schvvyz qui ne voulait pas voir passer Zoug au rang des cantonsvilles. Le Libelle du 4 déc. 1604, confirmé par la sentence du 23 mars 1610 et la décision de la Diète du 26 juin 1610, consacra la situation équivalente des deux parties. Il fut, jusqu'en 1798, à la base du droit constitutionnel zougois.
Dès lors la « ville et la campagne de Zoug» formaient en droit une confédération des quatre communes de Zoug, i4Lgeri, Menzingen et Baar. La souveraineté de l'État était partagée entre la ville et les communes, ce qui a marqué d'un caractère particulier l'ancienne législation zougoise. Les quatre communes étaient chacune presque un Etat souverain. Leur autonomie était toutefois limitée dans deux domaines : L'exercice de la haute juridiction qui avait été accordé en commun à la ville et à la campagne, et les relations avec la Confédération et avec l'étranger. C'est pourquoi le canton de Zoug, bien qu'il ait connu du XIVe s. à 1848 l'institution de la landsgemeinde, ne peut pas sans autre être rangé parmi les démocraties à landsgemeinde. La structure interne du droit constitutionnel de Zoug, qui était celui d'un État composé d'une ville et de trois communes rurales, présentait un caractère très particulier.
La landsgemeinde de la ville et des communes est mentionnée en 1376. Il est probable que sa création comme organe suprême du jeune État remonte à l'entrée de Zoug dans la Confédération. Pouvaient y participer les bourgeois de la ville, les habitants de la vallée d'.-Egeri, de la montagne de Menzingen et de la commune de Baar, au début dès l'âge de 14 ans et plus tard de 16 ans. Ils devaient porter le sabre au côté. Les conseillers y venaient à cheval, dans leurs costumes officiels et porteurs de bouquets de fleurs. Les ecclésiastiques en étaient exclus. Jusqu'en 1441, la landsgemeinde se réunissait occasionnellement à Zoug et le plus souvent sur une prairie au-dessous de Griit (Com. Baar) appelée
ZOUG (constitution et institutions judiciaires) ZOUG
Anf der Egg. Une sentence fédérale de 1441 désigna la ville de Zoug comme siège permanent de la landsgemeinde ; toutefois, elle se réunit exceptionnellemenl vers 1730 sur l'.^Egertenwiese au-dessus du couvent Mariœ Opferung. On connaît la landsgemeinde « im Feld », qui édicta à Baar en 1531, après la seconde guerre de Cappel, les articles de Baar pour le maintien et la protection de la foi catholique. Les landsgemeinde ordinaires se réunissaient primitivement à la Saint- Jean, plus tard le premier dimanche de mai.
Au début, la landsgemeinde avait un pouvoir législatif, mais dans la suite elle n'eut plus aucune compétence dans ce domaine, sauf dans les rares cas où l'as-
Zoug. Le château, du côté de Lôbern, vers 1830. D'après une aquatinte de J.-B. Isenring (Bibliothèque Nationale, Berne).
semblée générale de la ville et des trois communes lui en donnait une par un vote unanime. La ville ne voulait pas, en vertu du principe de la majorité, être mise en minorité par les communes de la campagne sur des questions matérielles et de législation. Ce fut pour cette raison que le Libelle de 1604 enleva à la landsgemeinde toute compétence en matière législative. Il était défendu sous des peines sévères, de faire à la landsgemeinde, d'autres propositions que celles qui se rapportaient aux élections. La corruption des bourgeois dans les affaires électorales était aussi sévèrement punie. Au lieu d'être élus, ceux qui y avaient recouru, et notamment les baillis des bailliages communs, devaient payer à chaque bourgeois une somme déterminée.
Le Conseil de la ville et bailliage comptait 40 membres élus à raison de 13 par la ville et 9 par chacune des trois communes rurales. Il était présidé par l'ammann. Il était l'autorité administrative et executive de l'État. Avec l'ammann, le Conseil représentait le pays à l'extérieur et soignait toutes les « affaires de la patrie »; les plus importantes d'entre elles devaient, cependant,
être soumises à l'approbation des quatre communes. C'étaient en particulier les mesures prises en matière législative.
Le Conseil était aussi chargé de l'administration de la haute justice ; il avait également certaines compétences de justice civile, notamment comme instance suprême d'appel.
L'ammann était le chef effectif de la petite république. Il dirigeait les délibérations de la landsgemeinde et présidait le Conseil, le Conseil restreint chargé de rendre la justice criminelle, et le grand tribunal civil. L'ammann possédait le droit de condamner à mort, il avait la garde du glaive du pays. A l'origine, il présidait aussi le Conseil de la ville de Zoug, mais il en résultait des frottements lorsque la charge était remplie par un représentant du bailliage ; aussi une sentence fédérale de 1610 accorda-t-elle au Conseil de la ville le droit de choisir son propre président, le Stabfuhrer. Toutefois subsista pour l'ammann l'obligation de résider en ville pendant la durée de ses fonctions. Au début, la ville émettait la prétention que l'ammann devait être choisi seulement parmi ses bourgeois. Un accord de 1582 entre les quatre communes stipulait que la landsgemeinde ne pouvait plus élire librement l'ammann, mais qu'elle devait le choisir chaque année dans les communes suivant un ordre déterminé : durant trois ans à Zoug même, puis durant deux ans consécutifs dans chacune des communes de Menzingen, yEgeri et Baar. Cet accord resta en vigueur jusqu'en 1798. La landsgemeinde nommait encore le banneret, le porte-drapeau, le Landeshauptmann et le secrétaire d'État.
Les quatre communes avaient la compétence de légiférer sur l'étendue de leurs territoires ; elles en usaient souverainement. Elles connaissaient au>si des questions de guerre et de paix, d'alliance, de capitulation militaire et autres affaires semblables. Chacune d'elles, à l'exception de Menzingen, avait sa propre corporation d'allmend ; /Egeri en avait même deux et Baar cinq, qui existent encore. La ville de Zoug, avec ses cinq bailliages de Cham, Hiinenbere, Steinhausen, Risch et YValchwil, formait une sorte d'État dans l'État. Elle plaçait à leur tête un bailli, nommé pour deux ans par la bourgeoisie et choisi dans son sein. Toutefois, Hùnenberg qui s'était placé volontairement sous la protection de Zoug en 1416, avait, le droit de désigner son bailli, un bourgeois de la ville aussi, et de l'assister d'un Conseil de quatre personnes de la localité pour l'exerexe de la basse justice. A l'exception de la haute justice, Zoug possédait tous les drrits souverains sur ses bailliages.
Les sources du droit. Les premières sources écrites remontent au XIVe s. On connaît la coutume de Walchwil concernant la transmission héréditaire de l'équipement militaire, de 1398. Le val d'/Egeri avait déjà au XIVe s. son propre coutumier ; il faut mentionner encore ceux de Blickenstorf (Baar) de 1381 et 1394, de Neuheim vers 1300 et 1331. Le livre des bourgeois de la ville de Zoug est de 1435 environ ; les Gemeindsartikel de Baar, de la fin du XVIe s. : le droit de la montagne de Menzingen, de 1517; le registre de la corporation de Hùnenberg, de la fin du XVIe s. probablement. La première codification importante du droit en vigueur dans la ville et les communes se trouve dans le Stadt- u. .4mlbuch, de 1432, qui, en 74 articles, contient les principales dispositions de droit civil et pénal, ainsi que de procédure. Il fut porté à 152 articles en 1566, puis augmenté de dispositions sur des matières spéciales en 1645, 1665, 1675. Jusqu'à l'élaboration du code de droit privé de 1861, il forma la plus importante source de droit civil zougois.
Tribunaux civils. Par la lettre de franchise du roi Wenceslas, du 16 oct. 1379, la ville et le bailliage furent libérés de toute juridiction étrangère en matière civile. Les contestations pour dettes et concernant les propriétés relevaient du Grossqericht, composé de quatre jure-. deux de la ville, un d'.-Egeri et un de Baar. Il était présidé par l'ammann ou son lieutenant, qui, cependant. n'avait pas droit de vote. Si les jurés étaient partafré<. 2 et 2, l'affaire était renvoyée à un tribunal agrandi, composé de trois jurés de la ville et trois des autres communes. A l'origine, on appelait du Grossgericht au Conseil
ZOUG (CONSTITUTION ET INSTITUTIONS JUDICIAIRES) ZOUG
de la ville et des communes ; plus tard, ce droit d'appel fui abandonné et le nombre des membres du tribunal porté à huit et même à douze. La commune de Menzingen, avec la partie supérieure d'.Egeri, possédait son propre tribunal, le Gotteshaus gericht, formé d'un président et de quatre juges. Les sujets du couvent d'Einsiedeln résidant sur la montagne de Menzingen s'étaient rachetés des droits seigneuriaux de l'abbaye ; ils avaienl acquis les droits de juridiction de l'abbé et, de ce fait, ne relevaient pas du Grossgericht. Le Conseil de la ville et des communes avait aussi quelques compétences de droit civil, et la ville possédait un tribunal qui siégeait sous la présidence du grand sautier, le Wochengericht. Il parait avoir abandonné avec le temps une partie de ses attributions au Grossgericht. Un tribunal particulier, qui se rattachait davantage à la justice pénale, était le Grossm&chtiger Rat, qui se réunissait le jeudi gras sur la place de Zoug, élisait un avoyer, et punissait de peines plus burlesques que sévères les écarts de mœurs des gens de la ville et des communes. A l'origine c'était probablement une réunion de jeunes gens à l'occasion du carnaval, puis c'est devenu un tribunal de mœurs avec sa justice particulière, que l'on ne craignait pas sans raison.
Tribunaux ■pénaux. Le 24 juin 1400, le roi Wenceslas accorda à la ville de Zoug le droit de condamner à mort, et le 5 mai 1415, le roi Sigismond le concédait à la ville et aux communes. L'exercice de la justice pénale était coniié au Blut gericht ou Malefizgericht, choisi dans le Conseil de la ville et du bailliage et comptant 18 membres, soit 6 de la ville et 4 de chacune des trois communes du bailliage. Le tribunal était présidé par l'ammann. Dans les premiers temps, il siégeait en plein air, sur la place des tilleuls, en dehors de la ville ; plus tard à huis clos, à l'hôtel de ville.
2. Depuis 1798. La constitution de 1803 supprima la confédération des communes zougoises pour créer l'unité cantonale ; les anciens bailliages de la ville furent érigés en communes. Depuis 1848, le canton compte onze communes : les quatre communes primitives, auxquelles s'ajoutèrent en 1803 les cinq bailliages de la ville ; en 1814, /Egeri se scinda en Oberâgeri et Unteràgeri, et en 1848, Neuheim fut détaché de Menzingen. La landsgemeinde subsista jusqu'en 1848 ; de 1803 à 1814 elle exerça le pouvoir législatif, qui passa ensuite au triple landrat. A partir de 1814, elle ne fut plus qu'un collège électoral chargé de nommer les principaux magistrats : landammann, appelé ainsi dès 1814, banneret, etc. Jusqu'en 1848, l'autorité executive fut le Conseil cantonal, présidé par le landammann, et composé de 54 représentants des communes ; il choisissait dans son sein le tribunal criminel, de 25 membres. L'autorité législative était le triple landrat, dont le noyau était formé du Conseil cantonal ; les communes adjoignaient deux représentants à chaque membre de ce dernier. Les procès civils relevaient d'un tribunal de sept membres et d'un tribunal cantonal. Le Conseil cantonal devait compter un nombre égal de représentants du bailliage intérieur et du bailliage extérieur. Le landammann, nommé pour deux ans, était choisi alternativement dans l'une et l'autre des parties du pays. La constitution de 1848 introduisit la séparation des pouvoirs. L'autorité législative fut confiée au Grand Conseil, de 67 membres, dont 5 étaient nommés par cooptation du Grand Conseil. Il élisait un gouvernement de onze membres et les tribunaux. Pour la première fois en 1848, le canton obtint de pouvoir prélever un impôt qui lui fût propre. La constitution de 1876 remplaça le Grand Conseil par le Conseil cantonal, dont les membres sont nommés sur la base du nombre d'habitants et non plus sur celui des bourgeois ayant droit de vote. Depuis 1876, les membres du Conseil d'État et les deux députés au Conseil des États, et dès 1894 les membres des tribunaux, sont nommés par le peuple. La constitution de 1876 introduisit l'initiative législative et constitutionnelle, ainsi que le référendum facultatif. Depuis 1894, toutes les autorités, à l'exclusion du gouvernement et des tribunaux, sont nommés sous le régime de la représentation proportionnelle ; les autorités communales le sont aussi si un dixième des électeurs le demande. Une innovation
de la constitution de 1876 est la division des anciennes communes en communes d'habitants, de bourgeois, et en paroisses. Le code de droit privé élaboré en 1861 resta en vigueur jusqu'en 1912. Le code pénal date de 1876. Bibliographie. AS I et II. ■ - Gfr. -- UZ. — Th. Schiess : nii'ilcnwerl; I. — ZSR I. — J. Hildebrand : Gesetzgebung. — J.-J. Blumer : Staats- u. Rechtsgesrh. — F. Stadlin : Topographie. — R. Schmid : Stadt u. Amt Zug bis 1798, dans Gfr. 70. — E. Zumbach: Ammànnerkatal. — K. Rûttimann : Zuger. Ulmendkorporationen. — ■ H. Ryffel : Schw. Landsgem. — Ph. Etter: Staats gechichtl. Entwickl. —ASGN. S. XI. — B. Staub : Stadt u. Amt Zug 1352, dans Gfr. 8. — Srhweiz. Geschichtsforscher X
Zoug. L'hôtel de ville et la tour de l'horloge vers 1830. D'après une aquatinte de J.-B. Isenring (Bibl. Nat., Berne).
(Chronique Ruess). — A. Weber : Freiheitsbriefe, dans Zuger Nbl. 1889. - - A. Renaud: Beitrag. — Plattner : Der Grosse Rat, dans Kantonssrhulber. 1864. — Koch : Haushalt. — B. Staub : Zuger. Vermogenssteuer, dans Gfr. 31. — Statuts communaux : JEgeri, dans Grimm : Weistûmer I, 159, et A. Letter : JEgeri ; Menzingen, dans Heimatklânge 1922 ; Baar, ibid. 1922 ; Hûnenberg, dans Stadlin I ; Risch, dans Stadlin II; Neuheim, dans Grimm : Weistûmer I, 816. — Zuger Nbl. 1907. — Eug. Huber : System u. Gesch. d. Schweiz. Privatrechts IV. — E. Stutz : Strafrecht in Stadt und Amt Zug. — Berichl betr. Erlass eines zugerischen Slrafgesetzbuches. [Phil. Etter.]
F. Militaire. Tout citoyen de 16 à 60 ans était astreint au service militaire. Le commandant en chef des troupes du pays était le Landes hauplmann. Il était élu en cas de guerre par la landsgemeinde. Celle-ci désignait aussi le porte-bannière à qui incombait la garde de la bannière du pays ; cette charge honorifique était réservée, par tradition, aux membres de la famille Kolin. La bannière ne devait pas être portée au delà
ZOUG
(militaire, presse, littérature)
ZOUG
des frontières de la ville et du bailliage de Zoug. En guerre, on partait en campagne avec le fanion du pays. La landsgemeinde désignait à cet effet un porte drapeau qui revêtait une véritable charge militaire et qui marchait en tête du contingent de Zoug. A la fin du XVIe s., ce contingent comprenait 300 hommes, la ville en mettait sur pied 100, les trois communes 200. En 1651, les forces militaires de Zoug furent réglementées à nouveau ; elles comportaient 600 hommes et étaient réparties en 12 compagnies de 50 hommes chacune. Dans la première guerre de Villmergen en 1656, les Zougois mirent sur pied 900 hommes, dont 300 de la ville ; 200 furent levés par chacune des trois communes Baar, /Egeri et Menzingen ; dans la seconde guerre de Villmergen le contingent zougois avait les mêmes effectifs. Chaque commune élisait un capitaine qui était soumis au Landcshauptmann. Dans l'organisation militaire de la ville et du bailliage, du 11 mai 1689, la troupe fut « pour tous cas de danger » élevée à 1290 hommes et répartie en trois bans, le premier ban était précédé du drapeau des fusiliers ; le deuxième, du fanion du pays et le troisième ban (landsturm) de la bannière. Chacun de ces trois bans comptait 400 hommes, dont 134 de la ville et 89 de chacune des trois communes (Zuger Nbl. 1884, p. 19). En 1757 parut chez J.-M. Blunschi, à Zoug, le Règlement vor die Land-Miliz lobl. Stand Zug, consacré à l'organisation, à l'équipement et à l'exercice. Selon ce règlement, le contingent était réparti en bataillons de 4 compagnies ; chaque compagnie comptait 100 hommes, plus tard 120 hommes. En 1798, Zoug disposait de 4 bataillons ; les bourgeois âgés de plus de 60 ans demeuraient sous la bannière du pays et étaient utilisés sur le territoire même ; à cette date, le pays disposait donc d'une force militaire de 3098 hommes. La répartition par bataillons fut maintenue dans les règlements militaires de 1804 et de 1805 (Zuger Nbl. 1916). Lorsque l'organisation militaire fut confiée à la Confédération, Zoug fournit le demi-bataillon d'élite 77, comprenant une compagnie de chasseurs et 2 compagnies du centre, plus 2 compagnies de réserve (fds de veuves) et le bataillon de landwehr 77. Sous l'organisation militaire de 1874, Zoug fournit le bataillon 48, 2 compagnies de landwehr 142 et un bataillon de landsturm.
Au début les armes devaient être fournies par chaque bourgeois. Au moment de son mariage il devait faire la preuve qu'il possédait des armes. En 1631, le Conseil de ville et du bailliage décida que celui qui se considérait comme un honnête homme devait paraître à l'église avec son sabre. A partir du XVIIIe s., l'armement fut fourni par la commune ; celle-ci élisait un Conseil de guerre ; elle avait une chambre des armements et exerçait un pouvoir presque souverain dans l'organisation, l'armement et le contrôle des choses militaires.
L'uniforme dut pendant longtemps être fourni par le soldat lui-même. Les officiers qui revenaient du service étranger, entraient au service militaire de leur patrie dans leurs uniformes étrangers. Le simple soldat, portait un costume civil. Dans la seconde guerre de Villmergen en 1712, les soldats portaient, comme signe de ralliement, un ruban blanc autour de leur chapeau. Le règlement de 1757 prescrivait aussi un costume uniforme. Les officiers et les militaires fortunés devaient donner le bon exemple. Uniforme : tunique bleue avec parements blancs, culottes bleues à boutons blancs, guêtres de drap blanc, chapeau noir avec bordure blanche. L'uniforme est demeuré le suivant depuis 1809. L'infanterie avait une tunique bleu foncé, un col et des parements rouges, un gilet rouge, des culottes noires, des guêtres de même couleur, des bas blancs légèrement visibles, un chapeau de laine noir, relevé devant et derrière avec une cocarde bleue et blanche, la buffleterie blanche. L'officier portait le même uniforme avec un plumet bleu et blanc au chapeau, un ceinturon blanc, deux épaulettes argent. La tunique et le pantalon des chasseurs et des carabiniers étaient vert foncé, le pantalon étroit, le col, les parements et le chapeau noir ; les oiliciers portaient un plumet vert ; les soldats avaient des chapeaux ronds relevés à gauche ; ils portaient des demi-bottes ; les officiers de longues guêtres
noires. Le chapeau rond fut remplacé plus tard par le shako, puis par le képi, enfin par le casque.
Bibliographie. Ant. Weber : Wehr und Waffen im Zugerlande, dans Zuger Kal. 1912, 1913. ■ — H. -Al. Keiser : Grenzwacht der Schweizer zur Zeit Napoléons I., mit besonderer Berûcksichtigung des Zuger Kontingentes dans Zuger Nbl. 1916, 1917. — Zugerische Kriegsmannschaft 1651 u. 168!), dans Zuger Nbl. 1884. — A. Letter : ASgeri, Historisches iiber Land und Leute. — W.-J. Meyer : Erinnerungsschrift an den Aktivdienst der Zugertruppen 1914-1918. [W.-J. Meyer.]
G. Presse. La première imprimerie fut ouverte à Zoug vers 1670 par Jakob Ammann, de Nuremberg. Au XVIIIe s. l'art d'imprimer atteignit un haut degré de développement. De nombreux imprimés sortirent des presses des maisons Roos, Muos, Schàll, Hiltensperger (connue par ses originales gravures sur bois), etc. La famille d'imprimeurs zougois la plus connue est celle des Blunschi. De 1747 au XXe s., durant cinq générations, elle s'adonna à cette profession. Dès 1770 l'imprimerie Blunschi édite le Zuger Haus-Kalender, qui existe encore. Un second calendrier zougois paraît depuis 1856, d'abord chez Elsener, puis aujourd'hui à l'imprimerie Speck et Co. Le premier journal zougois fut le Wochen hlnii lier vier Kantone Uri, Schwyz, Unterwalden und Zug, édité de 1814 à 1821 par Beat-Josef Blunschi. La même maison publia ensuite la Zuger Zeitung 1823-1831, Der freie Schweizer 1832-1849. De l'imprimerie Alois Keiser sortit en 1848 la Neue Zuger Zeitung, conservatrice, qui devint en 1886 les Zuger Nachrichten. Le Zuger Volksblatt est depuis 1865 l'organe du parti radical. A Baar est publié le Zugerbieter, qui a succédé à la Zuger Wochenzeitung fondée en 1906. Le canton publie un Amtsblatt des Kantons Zug depuis 1858. Le Zuger Neujahrsblatt vit le jour en 1842, mais disparut 4 ans plus tard. Cette publication fut reprise en 1882 par la Société d'utilité publique. Elle contient des articles historiques, littéraires ou consacrés à l'art zougois. De nombreuses études historiques paraissent aussi dans les Heimatklànge, publiées à titre de supplément par les Zuger Nachrichten depuis 1921.
Voir B. Staub : Buchdruckcrkunst dans Kantonsschuïber. Zug 1869-1870. — H. -Al. Keiser : Zuger Schriftsteller, ibid. 1875, 1879. — Zuger Volksblatt, pu-
blication jubilaire du 2 janv. 1911.
Das Bueh der
schweiz. Zeitungsverleger 1925, p. 701. [PMI. Etteb.]
H. Littérature. Une importance particulière doit être attribuée au théâtre de Zoug à l'époque baroque. Johann-Wilhelm Stapfer, f 1616, imita l'art théâtral de Lucerne et de Soleure. Les œuvres de Johannes Mahler (| 1634) sont déjà complètement inspirées par l'influence des jésuites de l'époque baroque (Bruder Klaus et Oswald), mais l'art atteint son apogée dans les œuvres de Johann - Kaspar Weissenbach (1633-1678). Outre des chansons et une pièce de circonstance intitulée Das Eydgenbssische Contrafeth, Weissenbach traite en divers tableaux, l'ascension et la chute imminente de la Confédération. Dans sa Passion, c'est l'âme chrétienne qui ressent avec effroi les souffrances du Christ. Si l'on en croit Oscar Eberle, la scène de Zoug est au XVIIe s. la seule scène politique de grand style, c'est là son caractère et sa haute signification. Le chant religieux fut cultivé par le P. Mauritius Zehnder (1654-1715), capucin de Menzingen : Philomela Mariana : Die Marianische Nachtigall ; 36 chants.
A l'époque moderne, le Père jésuite Joseph Spillmann (1842-1905) a joué un rôle en vue comme écrivain populaire avec ses récits d'histoire. Isabelle Kaiser (1866- 1925), écrivain bilingue, s'est fait connaître dans le public français aussi bien que dans les lettres allemandes.
Bibliographie. Staub : Zugcrdichter aus dem 17. Jahrhundert, dans Jahresber. Kantonsschule, 1866. — H.- A. Keiser : Die Zuger SchriftsleUer, dans Jahresber. der Kantonsschule, 1875. — Willi Burgherr : Johann** Mahler, ein schwei zerischer Dramatiker der Cegenreformation. — Oskar Eberle : Theatergeschichtr der innern Schweiz, Kônigsberg 1929. [J. Muhle.]
J. Arts. 1. Architecture. Le clocher de Baar est le seul monument de style roman. L'art gothique, le primitif comme le flamboyant, a laissé peu de traces. La
ZOUG
(arts, historiographie)
ZOUG
lin du XVe s. marque une activité constructrice intense. Un architecte de l'époque gothique postérieure, Hans Felder l'aine, construisit de 1473 à L475 St. Wolfgang pic- de Cham, de 1478 à 1483, les parties les plus anciennes (le «lueur) de St. Oswald à Zoug, en 1483 L'église de \\ alchwil, qui l'ut remplacée, à deux reprises, en 1663-1666 et en 1836-1838, par un bâtiment neuf. A ce cycle appartiennent aussi l'église d'Oberâgeri, terminée en 1492 et démolie en 1905, et celle de Menzingen, dont les plans sont aussi attribués à Felder et qui l'ut également remplacée en 1625-1637 par un édifice neuf. ( ;'(■< t Felder, d'origine souabe, qui introduisit dans plusieurs régions de la Suisse le style gothique tardif du Sud de l'Allemagne. Une des plus jolies œuvres issues de cette inspiration est l'église St. Oswald à Zoug. A la suite de transformations qui durèrent jusqu'au indien du XVIe s., la simple chapelle primitive devint un édifice à trois nefs qui donne une impression de parfaite unité. C'est de cette époque que datent aussi toute une série d'édifices profanes, dont le principal est l'hôtel de ville. L'architecte de la ville, Jost Knopflin (1552- 1636), déploya son activité constructrice, vers la fin du XVIe s. C'est à lui qu'on doit le couvent des capucins, le couvent de Mariœ Opferung, certaines parties du couvent de Frauental, et, suivant la tradition, l'hôtel de la famille Zurlauben. Ce type de maison survécut jusqu'au milieu du XVIIIe s. et caractérise les édifices de la région. Chose curieuse, la ville de Zoug ne possède pas d'édifice important de style baroque. En revanche, dès le début du XVIIIe s., une certaine tendance classique, d'inspiration italienne, se fit jour et trouva son expression complète dans l'actuel bâtiment de l'école industrielle et dans la chapelle Ste. Vérène. Zoug donna plus tard sa préférence aux styles qui s'affirmèrent en France après 1765 et qui sont généralement connus sous le nom de style Louis XVI et de style Empire. Les exemples les plus typiques sont l'Hôtel Hirschen et un certain nombre de maisons bourgeoises de la Dorfstrasse. Le style baroque tardif est représenté par la vaste église de Cham, œuvre du Lucernois Johann-Anton Singer (1783- 1786).
2. Peinture et sculpture. Ulrich Rosenstein. de Lachen, sculpta en 1484 les stalles du chœur et en 1483 les quatn statues du chœur de St. Oswald. Les autres ornements plastiques, fort riches, de cette église datent de diverses époques ; les derniers en date, de 1711. Les Zougois, Bernhart Rihiner et Jôrg Umuot, peignirent ensemble l'autel de 1519 qui se trouve au Musée de Zoug. Jakob Warttis (1570-1630) peignit le cycle de saint François dans le couvent des capucins. Mentionnons en outre le frère franciscain Séraphin Schôn (tableau d'autel à Menzingen), Kaspar-Wolfgang Muos (1654-1728) et surtout Johann Brandenberg dont les œuvres existent à Einsiedeln, à Beromùnster, à Aarau et à Zoug. Brandenberg se fit aussi connaître comme portraitiste avec Franz-Thadâus Menteler (1751-1794), Johann-Kaspar Moos (1774-1835), Joseph Stocker (1825-1908) et Meinrad Iten (1867-1932).
3. Arts industriels. Les orfèvres et potiers d'étain de Zoug ont joué dans l'histoire de l'art appliqué un rôle important. Parmi les orfèvres mentionnons les Wulflin, comme représentant de l'art gothique tardif, Nicolas Wickart (f 1627) marque la transition entre ce style et celui de la Renaissance. A l'époque baroque se distinguèrent : Johann-Melchior Brandenberg (1626-1692), Johann-Ignaz Ohnsorg (1648-1718), Hans-Georg Ohnsorg (1654-1725), Karl-Martin Keiser (1659-1725), Franz-Anton Spillmann (1705-1783) et Franz-Mich. Spillmann (1734-1805). Les œuvres des orfèvres zougois sont répandues dans toute la Suisse.
Les ustensiles d'étain font honneur aux familles zougoises de potiers d'étain, les Vogt (1450-1681), les Schônbrunner (1625-1689), les Mùller (1687-1746), et les Keiser (1644-1897). Les channes déposées au musée historique accusent des formes particulièrement intéressantes.
La céramique fut aussi représentée à Zoug et d'une manière particulièrement remarquable au XVIe s. par la peinture sur poêles du maître Hans Weckerli, vers 1588. A l'époque moderne, l'industrie de la poterie à
laquelle se consacra la maison Joseph Keiser (1895- 1923) s'est acquise une juste renommée.
Bibliographie. J.-R. Rahn : Gesch. der bildenden Kûnste in der Schweiz. — Das Bûrgerhaus in der Schweiz X. — Erwin Rehfuss : Hans Felder, Innsbruck, 1922. — Aug. W'yss : Die Alte Miinz. — F.-X. Uttinger : Die Pfarrei /.m,. C.edenkblatl 1902. — Zuger Nbl. 1885, 1886, 1890, 1892, 1907, 1910, 1912. — Zugerkalender 1863, 1891.
— Gfr. 2, 11, 15. — Magnus Kiinzle : Bauten und Bilder der Schweiz. Kn imziitcri/rovinz. — Joseph Mùhle : Die Stadt Zug und Ihre Kunst, Augsburg, 1929.
— Johannes Kaiser : Die. Zuger Goldschmicdckunst. — Gustav Bossard : Die Zinngiesser der Schweiz und ihr Il o7,'. — Scheuber : Die mittelalterlichcn Chorstùhle in der Schweiz, p. 109 et 118, Strasburg, 1910. — Karl Frei : Zuger Keramik, dans Zuger Nbl. 1930 et 1931.
— Ph. Etter : Meinrad lten. [j. Mûhlk.]
"%-iWuf
IV i&.
. s* iîa<g
Zoug. Vieilles maisons «lu mur d'enceinte. D'après un dessin de E. v. Rodt (Bibliothèque Nationale, Berne).
V. Historiographie. La plus ancienne relation historique est la chronique dite de Gessler, sur les origines de laquelle régnent encore certains doutes et qu'a invoquée au XVIe s. Gaspard Suter ; il dit l'avoir « découverte récemment au château de Rùssegg » et déclare qu'elle a été rédigée par Konrad Gessler. Cette source historique, qui traite de l'époque postérieure à la mort de Rodolphe de Habsbourg (1291), donne l'impression d'un document contemporain. Dès le XVIe s. les chroniques deviennent plus abondantes. Werner Steiner (1492-1542), a laissé des notes générales sur les guerres du Milanais et sur l'époque de la Réformation, et en outre, une précieuse collection de chants populaires ainsi qu'une autobiographie intimement mêlée à l'histoire de Zoug. Son contemporain, lie in r. Schbnbrunner, a rédigé un bref journal jusqu'en 1537. Gaspard Suter, de Horgen, f 1554, a écrit une chronique suisse ainsi qu'une chronique de Zoug qui est généralement appelée du nom de son continuateur Koiin (Zuger Nbl. 1885). Le chroniqueur Hans Wulflin (vers 1490-1565), architecte, de Zoug, est moins connu ; il nous a transmis certains détails d'intérêt purement local.
Au XVIIe s., le chroniqueur le plus remarquable fut Jacob Billeter (1630-1712), curé d'/Egeri, dont les écrits renferment des renseignements précieux sur l'histoire de son temps. De Jacob Andermatt, ammann de Baar (1602-1680), nous possédons un journal des années 1641
ZOUG