ZURICH (PAIX DE
ZURINI
Bibliographie. G. Binder : Der Zùrichsee. — G. Ilfim : Gesch. des Ziirichsees. - — Zùrichseebuch, 1931. — Jahrbuch vom Zùrichsee, 1932. — G. Bâchler : Der Zùrichsee. — O. Vollenweider : Gesch. des Verkehrs auf der Wasserstrasse Walenstad-Zùrich-Basel. — ■ A. Schoch: Beitr. zur Siedelungs- und Wirtschafts géographie des Zùrichseegebietes. — E. Blôchlinger : Ehemalige Fischereirechte am Z. — H. Pestalozzi : Sàmtiiche Werke X, 508.
— Zurichseezeitung 1910, n» 23-24 ; 1917, n° 193 ; 1925, n» 33-41 ; 1926, n° 166 ; 1932, n» 89, 165 ; 1933, n" 259. — NZZ 1911, n°s 18, 194 ; 1932, n° 1627 ; 1933, n°951. — ZWChr. 1907, n» 49; 1908, n°» 39-45; 1911, nos 221-25 ; 1913, n°* 46-52. -- Weissenbach I, 56.
— H. GaLtiker : Gœthe in der obem Zùrichsee- Ge g ^nd 1933. [E. Dejuno.]
ZURICH (PAIX DE), 1859. Elle mit fin à la campagne de la France et de la Sardaigne contre l'Autriche, qui eut pour résultat de libérer la Haute-Italie du joug de cette dernière. Après la bataille de Solferino, 24 juin 1859, un armistice fut signé le 11 juillet à Villafranca entre les empereurs François-Joseph et Napoléon III ; il fut suivi d'un traité de paix conclu à Zurich. Les ambassadeurs de France, d'Autriche et de Sardaigne arrivèrent le 6 août et la conférence commença le 9 à l'Hôtel Baur. Les négociations traînèrent en longueur, en partie à cause de l'incertitude qui régnait en Italie et de son aversion pour une confédération d'États, en partie à cause de la situation difficile de Napoléon III placé entre l'Italie qui aspirait à l'unité et les États de l'Église. La mort subite du comte Colorado, le 26 octobre, provoqua un retard, mais peu important. Le 10 novembre enfin furent signés à l'hôtel de ville de Zurich trois traités :
a) Un traité entre l'Autriche et la France par lequel la première cédait la Lombardie à la seconde ; ces deux puissances s'engageaient à instituer une confédération d'États en Italie et à maintenir les États pontificaux.
b) Un traité entre la France et la Sardaigne par lequel la première rétrocédait la Lombardie à la seconde.
c) Un traité entre l'Autriche, la France et la Sardaigne, proclamant une paix générale.
L'échange définitif des instruments eut lieu le 21 novembre à Zurich. La paix de Zurich n'a pas eu une grande importance, car ses dispositions furent en grande partie rapidement dépassées par les événements d'Italie.— G. Escher : Memorabilia Tur.— NZZ 1859, n" 334-336. — P. Schweizer : Neutralitàt, p. 884. — FF 1859, II. [W. G.]
ZURICH - ZOUG - LUCERNE (CHEMIN DE FER). Ligne projetée par la Société du chemin de fer Est-Ouest, fondée en 1857, comme continuation de la ligne Berne-Lucerne et partiellement construite entre Lucerne et Zoug. Après la faillite de l'entreprise en 1861, une société ferroviaire Zurich-Zoug-Lucerne, dirigée par Alfred Escher, fut fondée par la compagnie du Nord-Est et les trois cantons intéressés. La ligne passe par le Knonaueramt et la vallée de la Beppisch. Elle fut ouverte en 1864 et passa définitivement au Nord-Est en 1892. — PI. Weissenbach : Eisenbahnwesen I. — E. Gagliardi : Alfred Escher, p. 395. — H. Schneider: Gesch. des schweiz. Bundesstaates. [W. G.]
ZURICH et de ZURICH. Famille fribourgeoise dont les branches sont bourgeoises, dès le XIVe s., de Lessoc (Gruyère), où plusieurs de ses membres ont rempli les fonctions de métrai, lieutenant et gouverneur et, vers 1840, de Barberêche, mais probablement originaire de Zurich. Le premier auteur connu ■ — 1. est appelé Hudrietus Ructier alias Zurich, vivant au XIVe s., t avant 1431, ce qui fait croire que le nom primitif de la famille était Rùti ou Riichti. — 2. JEAN, fils du n° 1. La tradition lui attribue la prise d'un drapeau de Savoie au cours d'une expédition contre Vevey en 1475 ou 1476, mais il est plus probable que ce fait doit être attribué à — 3. Guillaume, son fils, t avant 1533. Armoiries : I. Au XVIIe s., un sénestrochère armé d'une épée et mouvant du flanc sénestre, trois coupeaux en pointe. IL Actuellement : de gueules à un sénestrochère armé d'une épée posée en fasce et mouvant du flanc sénestre, le tout d'argent, accompagné en pointe de trois coupeaux de sinople surmontés de deux étoiles
d'or ; au chef d'azur chargé d'un croissant d'or. - Branche de Barberêche : — 4. JEAN-Louis, descendant du n° 3, * à Lessoc 9 août 1756, créé chevalier de la Milice dorée avec titre héréditaire de comte palatin de Saint-Jean de Latran 1818.
f à Paris 25 nov. 1822. — 5. Jean- Alexis, fils du n° 4, * à Bulle 16 juin 1816, officier de cavalerie, aide de l«cV VW camp du colonel Albiez pendant la
VW'Vyy' campagne du Sonderbund 1847, che- X»<1 LJr valier de Saint-Grégoire-le-Grand 1857, titre héréditaire de comte donné par S. S. Léon XIII, en 1885. f à Lyon 6 sept. 1901. — 6. ERNEST-Louis-Cyprien, fils du n° 5, * à Lyon 8 janv. 1848, agronome, colonel d'infanterie, f à Lucerne 9 juil. 1911.— 7. JEANNE-Maria, née de Reynold, femme du n» 6, * 3 oct. 1855, présidente nationale de l'Œuvre de la protection de la jeune fille, fondée par sa mère, chevalier de la Légion d'honneur, décorée de la médaille de la Reconnaissance française et de celle de S. M. la reine Elisabeth de Belgique, f 12 mars 1930.
— 8. PiERRE-Marie-Joseph, fils des nos 6 et 7, * à Villarssur-Glàne 10 mai 1881, historien, collaborateur aux AF, ASHF, DHBS, MDR, RHE, Étr. frib., RHS. A publié : Les fiefs Tierstein, 1918 ; Les origines de Fribourg, 1924 ; La Maison bourgeoise dans le canton de Fribourg, 1928.
— Voir J.-J. Combaz : Simples notes d'un flâneur. — AHS 1924, p. 25-27 et 1928, p. 82-88. — AGS 1933, p. 943. — Étrennes fribourg: ois es 1912, p. 128 et 1931, P- 236. [p. de z.]
ZURICHBERG. Voir Sankt Martin.
ZURICHER (à l'origine Zurcher). Famille bernoise originaire de Rùderswil, bourgeoise de Berthoud 1781. — 1. Franz-Daniel, * 28 août 1793, pasteur d'Ablàntschen 1818, de Boltigen 1822, Oberbalm 1829. Meikirch 1853. Auteur d'écrits de politique radicale publiés sous l'anonymat, f 7 mars 1855 à Meikirch. — SBB V. — C. Schenk : Leichenrede, 1855. — Gertrud Zuricher : Ein Berner Pfarrhaus vor 100 Jahren, dans Die Garbe 13. — 2. Friedrich-Alfred, fils du n° 1, * 1837, avocat 1863, rédacteur au Bund, juge cantonal 1874, colonel et brigadier, déploya durant les luttes politiques qui précédèrent l'adoption de la constitution fédérale de 1874, une activité remarquable comme fondateur du parti populaire, f 6 oct. 1887. — BT 1890 p. 249. — SBB V. — Barth III, p. 938. — 3. Bertha, fille du n° 2, * 20 mars 1869, artiste peintre et dessinateur. — SKL. — DSC 1932. — 4. Gertrud, sœur du n° 3, * 13 janv. 1871, peintre et maîtresse de dessin à l'école secondaire des filles à Berne, aussi écrivain. — SKL. — Barth III, p. 938. — 5. Ulrich-Wilhelm, frère des nos 3 et 4, * 30 août 1877 à Berne, à Sigriswil depuis 1924, artiste peintre, graveur, sculpteur sur bois ; auteur de poésies, d'écrits sur l'art, d'articles ^m^^i m__^„^^^^,^^^^.sur des artistes comme Segantini, Welti, Stauffer, Anker, Hans Thoma, sur des écrivains comme Spitteler, Hch. Wôlfflin, Jakob Wassermann, etc.
— DSC 1932.— SKL. — Die/l/?)ewl931,161.[H.Tr.]
ZURINI. Famille de Tegna (Tessin), citée dès 1551. Armoiries : coupé au 1 d'or à une aigle de sable couronnée, au 2 d'azur à un arbre de sinople ; une fasce d'argent chargée d'une pleine lune d'or bordée de gueules et accostée de deux étoiles à huit rais brochant sur le trait du coupé. — Gottardo, * 5 avril 1746 à Tegna, f 6 mars 1815 à Riva San Vitale, prêtre, Dr theol., protonotaire apostolique ; curé de Gordevio et de Tegna, et de 1801 à sa mort archi prêtre de Riva
Goltardo Zurini.
D'après un portrait à l'huile.
ZURIPUTSGH
ZURLAUBEN
San Vitale. Conseiller d'État 1803-1805, député au Grand Conseil 1803-1815, dont il fut le premier président, 1803. — AHS 1919. — BStor. 1880, 1888, 1911. - S. Dotta : / Ticinesi. — S. Borrani : Ticino Sacro. — A. Oldelli : Dizionario. — A. Baroffio : Storia. [C. T.]
ZÙRIPUTSCH. Voir article Zurich, p. 511.
ZURKINDEN. Familles des cantons de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich.
A. Canton de Bâle. Famille de ministériaux du prince-évêque de Bâle, qui fut aussi représentée au Conseil de Bâle. — Wernher, défendit en 1308 pour le compte de l'évêque le château de Fùrstenstein sur le Blauen contre les gens de l'empereur Albert. Armoiries : d'argent à une bande ondée de sable accompagnée en chef d'une étoile du même. La famille s'éteignit à Bâle au XVe s. — W. Merz : Oberrheinische Stammtafeln 1912, tabl. 22. — WB. — OBG II. [C. Ro.]
B. Canton de Berne. Le nom est déjà représenté au XIVe s. dans le Seeland, le haut Simmental, à Frutigen et dans les districts de Thoune et Seftigen. Une famille éteinte de secrétaires de la ville de Berne, d'origine inconnue, acquit une certaine notoriété. Armoiries : I. d'azur à une fleur de lys d'or accompagnée en pointe de trois coupeaux de sinople ; IL à partir de Nikolaus, n° 4 : d'azur à un enfant de carnation tenant de la dextre une fleur de lys. La famille est citée depuis le milieu du XVe s. et compte peu après plusieurs personnages notables. — 1. Peter, châtelain de Frutigen 1474, avoyer de Berthoud 1487, intendant des bâtiments 1495. tPeu avant 1506. — 2. Nikolaus, bailli d'Aarbourg 1464, du Petit Conseil 1472. — 3. Nikolaus, frère du n° 1, du Petit Conseil 1472, châtelain de Zweisimmen 1473, entreprit en 1476 une expédition dans le Pays de Vaud par la vallée des Ormonts, conquit et brûla la Tour de Peilz et Vevey. Banneret depuis 1485, il conduisit en 1487, 1000 hommes à Saluzzo ; député de Berne à Baden 1489, cité dans le rôle des pensionnés du duc Sigismond d'Autriche depuis 1488. f 1510. — 4. Nikolaus, fils illégitime du n° 3, 31 oct. 1506 - 20 sept. 1588, secrétaire du tribunal 1530, économe à Sumiswald 1532, où il eut des difficultés avec les anabaptistes ; bailli de Bonmont 1537, de Nyon 1544, trésorier allemand 1547, trésorier français et commissaire général du Pays de Vaud 1551, secrétaire de la ville de Berne 1561-1565. Fut encore commissaire général du Pays de Vaud 1566-1572 et souvent chargé de missions diplomatiques, en relations avec les plus éminentes personnalités de son temps, surtout au sujet de la liquidation de la faillite du comte Michel de Gruyère. Diplomate et secrétaire pour toutes les négociations avec la Savoie, qui s'achevèrent par le traité de Lausanne de 1564. — 5. Nikolaus, 1552-1624, fils du n° 4, ammann de l'hôtel de ville 1587, bailli du Gessenay 1588, banneret 1593, 1609, 1618. — 6. Samuel, frère du n° 5, 1533-1577, secrétaire de ville 1555, bailli de Ruchsee 1562, succéda à son père comme secrétaire de ville 1565, du Petit Conseil 1573, banneret 1574. f de la peste. Son père perdit à cette époque, du fait de la peste, environ vingt parents ou descendants. — 7. Samuel, fils du n° 6, 1555-1601, bailli de Gottstatt 1585, de Biberstein 1599. — 8. Johannes, frère du n° 7, 1560-1594, bailli de Buchsee 1589. — 9. Nikolaus, petit-fils du n» 6, 1586-1628, secrétaire du Conseil 1615, bailli d'Aarberg 1620, du Petit Conseil 1628. t de la peste. — 10. Samuel, petit-fils du n° 7, * 1604, bailli de Frienisberg 1644. La famille s'appauvrit avec lui ; elle s'éteignit en 1698 dans les mâles et en 1741 dans les femmes. — Tillier. — Gr. — LL. — BT 26. — Ed. Bàhler dans JSG 36 et 37. — Bull, pédagog. Frib. IX. — Die Garbe 1919, nos 7-9. — M. Sulser : Der Stadtschreiber Peter Cyro und die bern. Kanzlei zur Zeit der Beformation. — Wappenbuch Bern 1932. [H. Tr.]
C. Canton de Fribourg. Ancienne famille originaire de la Singine, qui apparaît dans la bourgeoisie de Fribourg dès la première moitié du XVe s. Armoiries : d'azur à un enfant de carnation tenant de la dextre une Heur de lys d'or, à la bordure d'or (variante). — 1. Pierre Zenkinden, du Conseil des Soixante 1450, fit partie de la députation envoyée en 1449 au duc Albert d'Autriche : aurait été à la bataille de Morat 1475. —
2. Jean-Jacques, 1823-1893, curé de Bellegarde 1848- 1877, doyen 1871 ; fonda une maison pour y loger et nourrir les pauvres 1854. En 1877 il se retira à la Villette dont il reconstruisit l'église. — ■ 3. ÉMILE-Jacques, 1855-1932, forma une importante collection de brochures et de gravures fribourgeoises ; publia en 1905-1906, dans les Freiburger Nachrichten, les inscriptions allemandes qui se trouvaient sur les maisons de Fribourg, des districts du lac et de la Singine. — 4. Pierre, 1858-1923, député au Grand Conseil 1911-1921, consacra tous ses efforts au développement du quartier du Bourg à Fribourg et à la transformation du grand pont suspendu en un pont rigide (pont de Zàhringen). — 5. Catherine, t 17 oct. 1920, fut lune des fondatrices et, dès 1870, la directrice de l'Œuvre de Saint-Paul à Fribourg. — 6. Jean-Joseph, * 1880, prêtre 1903, curé de Saint- Ours 1905, professeur au collège Saint-Michel 1907, chanoine de Saint-Nicolas et curé de Saint-Jean à Fribourg 1925, curé de Saint-Pierre dès 1928. Il contribua pour une grande part à l'achèvement de l'église de Saint-Pierre. Membre de la chambre des Scholarques dès 1923. — 7. Odilo, * 23 mai 1888, bénédictin à Disentis. A publié entre autres : Im Morgenrot ; Der Skilâufer ; Wie der Herr so gut gewesen ; Blumen Gottes ; Sankta Maria Légende, etc. — G. Studerus : Die alten deutsch. Familiennamen. — A. Biichi : Freiburgs Bruch..., p. 41. — A. Dellion : Dict. IX, 104. 108, 112, 114, 217 ; X, 474, 483 ; XI, 255. — Étr. frib. 1924, p. 124. — Sem. cathol. 1920, p. 680. — DSC. — AF 1933, p. 134. [R^my.]
D. Canton de Zurich. Zur Kinden. Famille éteinte de la ville de Zurich. Lienhard, le fourreur, de Bâle, devint bourgeois en 1412. — Johannes, prévôt de la corporation du Bouquetin 1412-1413. — Ulrich, prévôt de la corporation du Bouquetin 1494-1496, connu par l'épisode de la délivrance de son adversaire personnel, le capitaine Winkelried, pris par l'ennemi pendant la guerre de Souabe. — LL. [H. Hess.]
ZURKIRCHEN. Familles des cantons de Lucerne et du Valais.
A. Canton de Lucerne. Zurkirchen, zer Kilchen. Familles généralement éteintes, citées depuis le XIVe s. dans tous les districts. — Johann, mercenaire en Italie, fut cause en 1363 que le peuple et les autorités des environs de Lucerne, furent mis à l'interdit par l'église. t banni à Montefiascone 1367, où il attendait le secours du pape. — Gfr. XVII. — Gesch. des Kt. Luzern von der Urzeit bis 1500, p. 684. — Ulrich, du Grand Conseil 1408. t à Arbedo 1422. — Heinrich, de Horw, f à Marignan 1515. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]
B. Canton du Valais. Zurkirchen, Zerkirchen. Vieille famille de Viège. Les suivants furent châtelains de Viège : — 1. Joseph 1733 ; — 2. Johann-Peter 1745 ; — 3. Josef-Michael 1757 et 1772. — Joseph. gouverneur de Saint-Maurice 1741. — Josef-Barthu- LOMjEUS, prêtre, professeur au gymnase de Sion 1738- 1777, auteur de Anfangsgrûnde der latein. Spraclikunde, 1757 ; Grundsàtze der latein. Sprache, 1762. — Arch. d'État Sion. — Furrer III. — Jer. Zimmermann : Essai sur l'histoire du collège de Sion. [D. I.]
ZUR LAUBEN. Nom de l'un des anciens sièges du tribunal du landgraviat de Thurgovie, sur la Laubgasse actuelle, près de Kurzdorf-Frauenfeld. Le 13 juil. 1266, Zer Loubun iuxta villam Erchingen. Là comme en d'autres lieux se tenait le landtag thurgovien, présidé par le landgrave en personne, puis à l'époque des Habsbourg, par le juge du pays. Le tribunal siégea à Zur Lauben 22 fois de 1273 à 1398. Les coutumiers d'Ermatingen et Landschlacht donnent aussi aux sièges des tribunaux le nom de Lauben = lieux ombragés. — TU. — P. Blumer : Das Landgericht der Landgrafschaft Thurgau. [Leisi.]
ZURLAUBEN. Famille autrefois influente de la ville de Zoug, éteinte en 1799. Armoiries : originairement d'azur à trois feuilles de sinople. Au sujet des variantes postérieures voir G. v. Vivis dans AHS 1897.
ZURLAUBEN
ZURLAUBEN
p, 111. Le plus anciennement mentionné des membres de la l.i mille est Anton, de Zurich, bourgeois de Zoug en 1488 et tuilier de la ville. La critique historique n'admet pas que les Zurlauben descendent des barons valaisans de la Tour-Châtillon, bien que cette origine noble soit mentionnée dans un document français de 1649. La plupart des membres de la famille témoignèrent d'une grande prédilection pour le service militaire. Ils jouèrent dans les armées étrangères un rôle qui leur acquit une grande considération à l'extérieur comme dans leur pays. Nombreux furent les Zurlauben qui occupèrent des charges de conseillers, secrétaires de ville, baillis, trésoriers et ammann. D'autres se vouèrent a L'étal ecclésiastique ; trois furent abbés. C'est à la fin du XVIIe et au commencement du XVIIIe s. qu'ils exercèrent le plus d'influence à Zoug. — 1. Oswald, 1477-1549, capitaine au service du pape jusqu'en 1513, puis an service de France ; commandant des troupes zougoises dans la guerre de Cappel 1531, major, du Conseil et député à plusieurs Diètes. — 2. Anton, 1505- 1586, capitaine au service de France, combattit à Dreux 1562, participa à la retraite de Meaux 1567 ; trésorier 1554, du Conseil 1571, lieutenant de l'ammann de la ville et bailliage de Zoug 1579-1586, député à de nombreuses Diètes. Passe pour avoir laissé un mémoire sur les troubles de Zoug de 1585.
— E.-F. v. Mulinen : Prodromus. — 3. Beat, 1533 environ à 1596, capitaine au service de France, secrétaire d'État à Zoug 1567-1571, trésorier, député à de nombreuses Diètes dès 1578, ammann 1587-1590 et 1596, fonda un autel dans le couvent des capucins de Zoug. — 4. Gerold, 1547-1607, entra en 1565 au couvent de Rheinau dont il fut abbé en 1598. Il travailla au développement de la vie monastique et entreprit des constructions nouvelles. — 5. Konrad, 1571-1629, fils du n° 3, secrétaire de ville à 19 ans, puis conseiller et bailli, ammann 1614-1617, député à de nombreuses Diètes aux négociations d'alliance avec la France 1602 ; capitaine au service de
France, dans les troubles de la Valteline, il commandait un régiment de l'armée de Rohan 1626.
Au palais Zurlauben à Zoug, il fit établir la chapelle et la grande galerie contenant les portraits des rois de France. — 6. Beat, 1597-1663, fils du n° 5, entra jeune au service de France où il parvint au grade de capitaine. Ammann 1632-1635 et 1641-1644, homme éloquent et cultivé, député à de nombreuses Diètes et à la cour royale de France ; lors de la guerre des Paysans 1653, il se fit avec succès le médiateur entre les paysans et le Conseil de Lucerne. La.
\ille de Lucerne l'en récompensa en lui accordant sa bourgeoisie, transmissible à ses descendants. Il ajouta de nombreux manuscrits de sa main à la bibliothèque de la famille, acquise plus tard par la Bibliothèque cantonale d'Aarau. — 7. Beat - Jakob, 1616-1690, entra jeune au
Beat Zurlauben (n° 6).
D'après une gravure sur cuivre
de D. Herrliberger
(Bibl. Nat., Berne).
Beat-Jakob Zurlauben (n° 7).
D'après une gravure sur cuivre de Joli. Meyer [Bibl. Nat., Berne).
service de France, puis prit du service en Toscane où il devint major au régiment Lusser. Secrétaire du Freiamt. 1649, il contribua, à la tête de 1600 hommes du Freiamt, à faire pencher la victoire du côté catholique à la première bataille de Villmergen 1656. Du Conseil de Zoug 1663, lieutenant de l'ammann 1668, colonel quartier-maître des troupes zougoises 1674, ammann 1677-1680 et 1686-1689. Avec lui, la famille Zurlauben atteignit l'apogée de son influence et de sa richesse. De ses 22 enfants, trois furent ammann, deux abbés et sa fille Ursula devint abbesse de Wurmsbach. — 8. Beat-Kaspar, 1644-1706, prit du service en France, puis au Piémont. De retour au pays, il fut secrétaire d'État 1677, Landeshauplmann du Freiamt jusqu'en 1689 ; à partir de 1690 à maintes reprises député à la Diète, ammann 1695-1698 ; en 1701, il reçut de l'empereur la dignité de maréchal héréditaire du couvent de Mûri dont son frère Placidus était abbé. — 9. Placidus, 1646-1723, prince-abbé de Mûri. Il entra dans ce couvent bénédictin en 1663, s'y distingua comme maître et prédicateur. Secrétaire de la congrégation des bénédictins de Suisse, abbé de Mûri
1684. Il réussit à accroître l'influence, la considération et la fortune du couvent ; il en agrandit les possessions et fit d'importantes constructions nouvelles, notamment l'église, qui est un des édifices baroques les plus remarquables de Suisse. L'empereur Léopold Ier conféra à l'abbé et à ses successeurs la dignité de prince du Saint-Empire. — 10.
Gerold, 1649-1735, abbé de Rheinau ; entré en 1665 dans ce monastère bénédictin, il fut secrétaire du chapitre en 1682, professeur à l'école conventuelle, secrétaire de la congrégation de Suisse en
1685, abbé en 1697. Pendant les 39 années de son abbatiat, il construisit entre autres une église nouvelle, un hospice pour les hôtes, la salle dite du moulin. — P. Rud. Henggeler : Professbuch von Pfàfers, Rheinau und Fischingen, p. 229. — 11. Ursula, 1651-1727, religieuse au couvent de Frauental (Zoug), prieure ; nommée abbesse de Wurmsbach (Saint-Gall) en 1705, elle résigna ses fonctions en 1717 et se retira à Frauental. — A. Marschal : Blàtter aus der Gesch. des Klosters Wurmsbach, p. 68. — 12. Beat-Jakob, 1660-1717, au service de France, capitaine au régiment Pfyffer, puis secrétaire du Freiamt 1689, bailli de Thurgovie 1696, ammann de Zoug 1704-1707 et 1713-1716 ; dans la seconde guerre de Villmergen en 1712, il eut le commandement des troupes zougoises, représentant du canton lors du renouvellement de la Bulle d'or 1713 et de l'alliance avec la France à Soleure 1715. — 13. Fidel, 1675-1731, au service de France, puis Landeshauplmann du Freiamt 1706, bailli du Rheintal 1708-1710 ; secrétaire de la ville de Zoug 1709, conseiller, lieutenant de l'ammann 1718 et ammann 1722-1725. Peu après, en 1728, éclata la querelle des Durs et des Doux provoquée surtout par les pensions et le payement du sel que s'était appropriés la famille Zurlauben et qui lui avaient permis d'exercer son influence. Cette lutte, menée avec passion par l'ammann Schumacher, mil lin à la puissance des Zurlauben à Zoug. Fidel fut banni en 1729. f 1731 à Lucerne où les Zurlauben avaient le droit de bourgeoisie. — 14. Beat-Fidel, 1720-1799. fut élevé à Paris, où son oncle Franz-Plazidus était capitaine de la Garde suisse. Il y entra lui-même à l'âge de 15 ans comme enseigne, eut un rapide avancement, fit campagne dans la guerre de Succession d'Autriche 1740-1748 et dans la -guerre de Sept ans 1756-1763. devinl général de brigade et maréchal de camp. Voué
Placidus Zurlauben (n° 9).
D'après une gravure sur cuivre
(Bibl. Nat., Berne).
ZUR L1NDKN
ZUR SONNEN
Beat-Fidel Zurlauben (n° 14).
D'après une gravure sur cuivre
d'Heinrich Pfenninger
(Bibl. Nat., Berne).
dès sa jeunesse aux études, il publia à l'âge de 31 ans son Histoire militaire des Suisses au service de la France en 8 vol., 1751-1753, puis le Code militaire des Suisses, 4 vol., 1755-1764, et la Bibliothèque militaire, politique
et historique, 3 vol. Il écrivit le texte du grand ouvrage illustré Tableaux topo graphiques de la Suisse, 1780-1786. Il publia de nombreux articles de revues et édita dans Helv.
Muséum 1793, VAnonymus Friburgensis, une chronique contemporaine de la bataille de Sempach.
Th. v. Liebenau la tenait pour « une artificieuse invention » du général Zurlauben (KSB 1897, et AS G 8, p. 262) ; mais il lui a fait tort, car la chronique originale que Zurlauben avait eu en mains, a été trouvée à la Bibliothèque cantonale de Lausanne (A. Roulin dans AS G 1919, p. 194-208, P.
de Zurich, ibid., p. 208- 210). Zurlauben entretint une active correspondance avec de nombreux savants de son temps ; sa résidence de Zoug, le Zurlaubenhof, devint un centre de recherches historiques. Il possédait une des plus vastes collections de livres et de manuscrits de son époque. A partir de 1780, il vécut à Zoug de sa pension. Celle-ci ayant été supprimée par la Révolution française, il se vit obligé de vendre sa bibliothèque. Il la vendit au couvent de Saint- Biaise, dans la Forêt-Noire, en s'en réservant l'usufruit. Lorsqu'il mourut en 1799, dernier de sa famille, ses collections furent rachetées par le canton d'Argovie ; elles constituèrent le premier fonds de la bibliothèque cantonale d'Aarau. — W.-J. Meyer : Zuger Geschichtsschreibung, dans Zuger Nbl. 1913, avec bibliog. — Voir en général LL. — LLH. — Keiser-Muos : Das Geschlecht der Zurlauben, dans Gfr. 29. — ADB 45. — E. Zumbach : Die Zuger Ammânner, dans Gfr. 85-87. — Rud. Henggeler : Professbuch von Pfàfers, Bheinau u. Fischingert. — Dom. Bûcher: Klosier Muri-Gries 1027-1927 . — War General Zurlauben ein Chronikfàlscher ? dans Heimatkiànge, suppl. des Zuger Nachrichten 1932, p. 79. [Wilh.-J. Meyer.]
Maria-Euphemia, abbesse de Tiinikon (Thurgovie) 1707-1737. — Voir J.-R. Rahn und Nater : Tânikon, page 222. [L. S.]
ZUR LINDEN. Familles des cantons de Lucerne et de Zurich.
A. Canton de Lucerne. — Heinrich, cité de 1349 à 1373, bourgeois de Lucerne, chef de bandes; fit prisonnier en 1369 quatre hommes dans le bailliage extérieur de Wolhusen, parmi lesquels le sous-bailli Hermann "Wisse, de Wolhusen. — Heinrich, le jeune, dirigea de 1372 à 1379, la campagne contre Heinrich von Rùmlang, avoyer 1386, 1387, ammann 1388-1391. — Gfr. Reg.
— Th. v. Liebenau : Die Schultheissen von Luzern. — Le même : Sammlung von Aktenstucken zur Gesch. des Sempacherkrieges. — P.-X. Weber : Der Ammann zu Luzern bis 1479. ■ — Gesch. des Kts. Luzern von der
Urzeit bis 1500, p. 689. — [P.-X. W.] — Hans, d'Attiswil, * 22 mai 1892, Drjur., secrétaire de légation à Bucarest, puis (1934) à Paris ; écrivain ; auteur de Die Symphonie des Krieges ; Der Halbheilige. — DSC 1932. [L. S.]
B. Canton de Zurich. ZUR LlNDEN. — I. Famille de la ville de Zurich, éteinte au XVIIe siècle, devenue bourgeoise en 1401 avec Hans, boulanger, de Wiedikon prévôt de la corporation zum Weggen 1403-1424. Armoiries : de gueules à une feuille de tilleul de sinople,1 tigée d'or, surmontée de deux étoiles du même (Wappenbuch D. Meyer, 1605). — II. Samuel Zurlinden, de Wiedlisbach (Berne), bourgeois de Zurich depuis 1913, journaliste et écrivain, * 30 mai
1861 à Engi (Glaris), f 31 oct. 1926 à Zurich; d'à) I
instituteur, rédacteur de la Zûrcher Freitagszeitiimi 1890-1914, secrétaire pour la Suisse allemande de l'Association pour la Société des Nations depuis 1921, n dacteur de l'organe mensuel de cette association. Auteur de 100 Jahre Zurich, 1814-1914 ; Die Ursachen des Weltkrieges (2 vol.). — DSC. — NZZ 1926, n° 1772. — Der Vôlkerbund 1926, n» 12. [H. Hess.]
ZURMATTEN. Famille éteinte de la bourgeoise privilégiée de Fribourg, qui porta le nom de Dupré (a Prato) avant de le germaniser en celui de Zurmatten.
— Louis ou Ludwig, déjà cité sous Dupré, mais plus connu sous le nom de Zurmatten, du Conseil des Soixante 1637-1663, des Secrets 1649-1651, 1656-1663, bailli d'Attalens 1651-1657 ; capitaine à Rome en 1660, il en rapporta un don du pape Alexandre VII pour la restauration des remparts de la ville de Fribourg. Ses armoiries : de... à un arbre de... posé sur une terrasse de... — LL. — Fuchs Raemy : Chronique fribourgeoise. — Alf. Weitzel : Bépertoire, dans ASHF X.
— Alf. Raemy : Livre d'or. — Archives d'État Fribourg.
— Chronique Blanc (mns.). — Art. Dupré.
Des familles Dupré auraient déjà germanisé leur nom au XVIe s. — G. Studerus : Die alten deulschen Familiennamen von Freiburg. [G. Cx.]
ZURMATTEN.' Voir MATTEN, ZUR.
ZURMÙHLE. Familles des cantons de Lucerne et d'Unterwald.
A. Canton de Lucerne. Zurmuhle, à l'origine zer Mûli. Familles des districts de Lucerne, Willisau au XIVe s. et Sursee au XVe s. — Ulrich, du Grand Conseil 1455, participa à la bataille de Grandson 1476, bailli d'Ebikon 1487, fut déposé du Grand Conseil de 1489 à 1495, bailli de Bûron 1495. — Heinrich-Ludwig, chanoine de Lucerne 1688, fondateur d'un canonicat. f 1709. — Gfr. Reg. — M. Riedweg : Chorherrenstift Beromùnster. — Zeitglocken 1927. [P.-X. W.]
B. Canton d'Unterwald. Zurmuhle, Zur Mûhle. Vieille famille établie d'abord à Kerns, depuis 1484 environ à Sarnen. — 1. Andréas, à Kerns, censier de Beromùnster 1326. — 2. Jenni, cité à Melchtal de 1399 à 1408, du Conseil. — 3. Heini, entreprit en 1464 un procès au nom des paroissiens de Kerns. — 4. Hans. cité en 1541 comme représentant des communiers de la Schwândi devant le tribunal. — 5. Christian, reçu en 1569 communier de Sarnen. [R. D.]
ZÙRREN (Zirren). Vieille famille éteinte du Valais. citée au XIIIe s. à Unterwasser (Conches) et plus tard répandue dans tout le dizain de Brigue. — 1. JoHANXt>. de Munster, major de Conches 1418. — 2. Martin, de Brigue, châtelain de Brigue 1439. 1442, 1447. grand bailli. 1449-1451. — Gremaud. — J51FG VIL [d. I.]
ZÙRRER. Famille de la commune de Horgen (Zurich), qui apparaît pour la première fois à Arn audessus de Horgen. et qui s'appelait alors encore Zùricher. Dans le Richterswilerberg, ce nom apparaît encore plus tôt, soit déjà au XVe s., dès 1430. De Horgen, la famille essaima dans différentes communes voisines. — [J. Frick.] — THEOPHIL Zùrrer-Schwarzenbach, * 18 mai 1838 à Hausen (Zurich), f 23 déc. 1905. grand industriel, reprit en 1885 la fabrique de soieries fondée en 1874 par son frère Emil à Hausen ; il en ouvrit une deuxième à yEugstertal en 1892 et une troisième à Mettmenstetten en 1898. Co-fondateur de celle d'Adliswil; créateur de diverses œuvres d'utilité publique, commandant de brigade 1880. — Theophil, fils du précédent, 8 août 1866 - 25 sept. 1912, député au Grand Conseil, président de la commune de Hausen. succéda à son père dans ses entreprises. — ZWChr. 1906, n°2 ; 1912, n° 40. - Zurcher Jahrbuch der Gemriitiiiitzigkeit 1905-1906. p. 214. — Neue Zùrchei Nachrichten 1912, n° 261, 265. — NZZ 1912. n" 1397.
— Schweiz. Evang.Schulblatt 1899, p. 326. [P. Mbintel.] ZUR SONNEN. Famille d'Achtburger de Bâle, qui
donna à la ville des conseillers, des Oberstzunftmeistei et des bourgmestres aux XIVe et XVe s. ; elle posséda en fief des Habsbourg-Laufenbourg les Wartenberge sur Muttenz. — Konrad, conseiller et Achtburger 1362. bourgmestre 1388, Oberstzunflmeister 1396. — HCglin. fils du précédent, conseiller et Achtburger 1411, Obérât-
ZURTHANNEN
ZURZACH
zunftmeister 1419. La famille s'éteignit à Bàle au XVe s.
\i mnirirs : de gueules au chevron d'argent sommé d'une demi-fleur de lys du même. ■ — W. Merz : Oberrheinische Stammtafeln, Table 33. — WB. [C. Ro.]
ZURTHANNEN, ZURTANNEN. Famille patricienne de Fribourg, mentionnée du XVIe au XVIIIe s.
Irmoiries : d'azur à un pal d'or chargé d'un sapin de ■-inople mouvant de trois coupeaux du même (variantes).
— 1. Hans, percepteur de l'ohmgelt 1520, du Conseil des Soixante 1537, des Secrets 1542. f 1562.
— 2. Léonard, fds du n° 1, percepteur de l'ohmgelt 1561, bailli de Vaulruz 1566-1571, édile 1572-1575, des Soixante 1573-1578, recteur de l'hôpital de Notre-Dame 1578. f le 5 oct.
1578. — 3. Wilhelm, petit-fds du n° 2, 9 sept. 1595-1631, percepteur de l'ohmgelt 1619, des Soixante 1626.
— 4. Etienne, frère du n° 3, percepteur de l'ohmgelt 1637, directeur
des grains 1644, des Soixante 1649, bailli de Montagny 1652-1657. | 1665. — 5. Jacques, arrière-petitflls du n» 2, * 19 févr. 1625, édile 1660, des Soixante 1664, des Secrets 1670-1675, 1681-1702, bailli de Gruyères 1675-1680. | 30 sept. 1702. — 6. Facundus, cordelier 1671, composa plusieurs messes en musique, t 24 févr. 1719. — 7. François-Joseph, fils du n° 4, recteur de la Grande Confrérie 1675-1680, bailli de Vaulruz 1682-1687, des Soixante 1691. | 25 déc. 1697. — 8. Nicolas, fils du n° 5, curé de Saint-Maurice (Valais), puis abbé du couvent de Saint-Maurice 1698- 1704. f à Fribourg 23 mars 1704. — 9. Béat- Jacques, lils du n° 5, * 30 déc. 1660, notaire 1685, directeur des grains 1698-1703, bailli de Montagny 1717-1722. f 8 janv. 1749 à Ueberstorf. — 10. Protais, fils du n° 5, * 25 mars 1662, capitaine au service de l'empire, lieutenantcolonel 1710. — 11. Jean-Jacques, fils du n° 9,
* février 1688, organiste de Saint-Nicolas 1707-1752. •j- 1760. — 12. Françoise-Cajétane, fille du n° 10,
* 1695, cistercienne, abbesse du couvent de Giintherstal près de Fribourg-en-Brisgau. f 1770. — G. Studerus : Die alten deutschen Familiennamen von Freiburg. — A. Weitzel : État des familles, dans ASHF X. — [G. Brasey] : Le chapitre de Saint-Nicolas à Fribourg. — A. Dellion : Dict. — E.-F. von Mùlinen : Helvetia sacra I. — FA 1897. — LL XX. — LLH. — Bernard Fleury : Catalogue, dans ASHF VIII. - - Généal. Daguet et Schneuwly (mns. aux Arch. d'État Fribourg). [J. N.]
ZURZACH (C Argovie, D. Zurzach. V. DGS). Petite ville, chef-lieu de district. Armoiries : parti d'argent
et de sinople à un Z d'or brochant ; le sceau communal porte le Z de sable et la légende :
SlGILLVM COMMVNITATIS
Zvrciacensis. Le lieu était désigné sous les mil us sans preuves historiques de Cerciacum (Stumpf) et Ad aquas duras, sous ceux, à peu près établis, de Forum Tiberii et Tenedo, sous ceux, historiques, de Zurtzache, 881, Zurzach, 1175 ; Zurciacum, 1380. Au Mitzkirch on a trouvé des tombes du deuxième âge du fer (La Tène) ; au Sidelen et au Kirchlibuck, des vestiges de fortifications romaines et pré-romaines, ainsi que des bâtiments de péages. Il existe également des ruines fort anciennes de ponts sur le Rhin. Tenedo-Zurzach devait faire partie de ces établissements celtes qui furent détruits par les Helvètes lorsqu'il-, quittèrent le pays en 58 avant J.-C. et qui, probablement, furent reconstruits à leur retour. Zurzach possède la tombe de Vérène, vierge et martyre, qui, selon la chronique, était venue dans le pays vers 325. Suivant une légende du XIIe s. une église eonsacrée à la Vierge fut construite très anciennement sur sa tombe. Lors de l'invasion des Alémannes, la gar-
Sceau de Zurzach.
nison romaine se retira. Tenedo fut presque complètement détruit ; seule la sépulture de sainte Vérène fut préservée. Vers le milieu du IXe s., des bénédictins fondèrent un établissement monastique dont l'empereur Charles -le -Gros fit don à son épouse Richarda, avec le lieu voisin de Kadelburg. Richarda le céda en 888 au couvent de Reichenau, dont la maison bénédictine partagea les destinées. L'abbaye de Zurzach souffrit certainement des incursions des Hongrois, qui pillèrent Saint-Gall, Constance et Bâle. Elle passa des jours plus pénibles encore pendant les luttes entre la papauté et l'empire ; les seigneurs de Kussaburg lui portèrent des coups particulièrement violents pendant l'interrègne (1254-1273). Vers le milieu du XIIIe s., le couvent et le bourg de Zurzach furent vendus à Eberhard II, évêque de Constance, dont le successeur, l'évêque Rodolphe II de Habsbourg-Laufenbourg s'efforça vainement d'améliorer les finances de l'abbaye. Celle-ci, privée de ses liens avec Reichenau, opprimée par la dureté des temps, victime de malheurs, déclina rapidement. En 1279, elle fut transformée en un chapitre de chanoines, dirigé par un prévôt, et comportant 9 prébendes canoniques ; cette fondation religieuse devait, dans la suite des temps, briller dans la vie religieuse, scientifique et artistique. Au début, le prévôt capitulaire était élu par l'évèque de Constance qui le choisissait généralement parmi les chanoines de la cathédrale. A partir de 1447, il fut désigné par le pape ; en 1532, le droit d'élection passa au bailli de Baden ; en 1803, au gouvernement du nouveau canton d'Argovie.
Grâce à sa situation géographique au nœud des principales routes de la Haute Allemagne, grâce aux croisades et au pèlerinage de sainte Vérène, le bourg de Zurzach devint un centre commercial, dont les foires attiraient de nombreux marchands, artisans et paysans. Les foires de Zurzach sont mentionnées dès 1363 ; il s'y faisait un grand trafic d'étoffes de laine, de futaine, de toile, de velours, de soie, de peaux brutes, de cuirs, de fourrures, d'objets en fer, d'épices et de teintures. Elles servaient d'échéance pour le règlement des affaires négociées à crédit. Dans la halle aux draps, datant du XIVe s., les marchands de Zurzach et des environs avaient leurs comptoirs permanents. Ces installations ne suffisant pas à l'affluence des jours de foire, les villes qui participaient le plus aux affaires construisirent leurs maisons de vente. C'est ainsi que les Bernois, dès 1431 et les Fribourgeois, dès 1433, possédaient leurs propres maisons. Celle des Fribourgeois abrite actuellement la poste.
Après un incendie, en 1294, l'église du chapitre fui reconstruite. On conserva les restes de la nef romane. La crypte, le chœur et le clocher, superposés, furent édifiés en style gothique d'une belle unité. L'église paroissiale qui se trouve à côté et date probablement des temps primitifs du christianisme, avait également souffert de l'incendie. Elle fut, elle aussi, reconstruite en style ogival. Comme les maisons de foire, les anciennes maisons des chanoines ont un caractère typiquement médiéval, ce qui fait de Zurzach une des petites villes les plus intéressantes de Suisse au point de vue architectural. En 1471, un nouvel incendie détruisit une grande partie du bourg ; les deux églises furent fort endommagées. Les restaurations postérieures, surtout celle effectuée à l'époque du style baroque, en ont profondément modifié le caractère. Il en fut de même pour nombre d'autres constructions.
Depuis la conquête de l'Argovie en 1415, la haute juridiction appartint, jusqu'en 1798, au bailliage de Baden. La basse juridiction, ainsi que la collation, appartenaient à l'évèque de Constance. En 1510, un bourgeois de Zurzach, Conrad Attcnhol'er. chercha à faire donner les deux juridictions au chapitre, qui exerçait déjà la basse juridiction sur Kadelburg, mais lev querelles religieuses mirent un terme à ces tentatives. La plus grande partie de la population adhéra à la doctrine nouvelle. Zurich fournit le prédicateur ; les images et les autels furent détruits. Les chanoines durent fuir, mais purent revenir après la bataille de < '.appel (1531) et le combat du Gubel. Le 9 janv. 1550, les droite el coutumes des habitants furent lixés dans le Dorfrechl
ZURZACH
ZCST
de Zurzach. Jusqu'en 1724, l'église paroissiale servit aux cultes des deux confessions ; cette année-là, les protestants inaugurèrent leur propre église. Zurzach eut beaucoup à souffrir de la guerre de Souabe (1499), ainsi que des guerres de religion des XVIe et XVIIe s. Le 23 mai 1799, la ville fut le théâtre de combats violents entre les Français et les Autrichiens. En 1803, Zurzach fut incorporé au nouveau canton d'Argovie. En 1856, au grand dommage de la population, la foire aux cuirs fut transférée à Zurich, ce qui mit fin à l'institution séculaire de la foire de Zurzach. En 1875, après de vives luttes de politique religieuse, le Grand Conseil argovien décida la suppression du chapitre des
H. Herzog : Die Zurzacher Messen im Mittelalter, dans TA 1898. — H. Ammann : Die Zurzacher Messen im Miitrlalter, dans TA 1923 et Neue Beitràge, dans TA 1929. — J. Stammler : Die Pflege der Kunst im Kl. Aargau, dans Arg. 30. — J.-R. Rahn : Die Stiftskirche St. Verena in Zurzach, dans ASA N. S. 4. — S. Heuberger : Zur Gesch. der Strasse Zurzach-Brugg, dans ASG 5. — E. Welti : Aargauer Offnungen, dans Arg. 4. — H. Weber : Bundesrat Emil Welti. — II. Haas : Probst Huber, dans Botschaft 1933. [P. D.]
ZURZACH, von (Urzach, Urza). Famille de ministériaux, citée la première fois en Argovie en 1175. bourgeoise de Schaffhouse depuis 1253, propriétaire dans
IWvmTïberii
Wl
Zurzach en 1654. D'après une gravure sur cuivre de Matth. Merian.
chanoines, dont le dernier prévôt et historien Johannes Huber, mourut en 1879 au Rigi Klôsterli. Son contemporain, le conseiller fédéral Emil Welti, était natif de Zurzach.
Dans la seconde moitié du XIXe s., le fabricant appenzellois Zuberbùhler, introduisit à Zurzach l'industrie textile, bientôt suivie par celle du cuir, et une usine électrique. Plus tard, la fabrique suisse de soude apporta de nouvelles sources de gain. Il en est de même de l'exploitation des salines. Dans la nuit du 29 au 30 mai 1931, Zurzach fut éprouvé par une terrible tempête ; de graves dommages furent causés par le débordement d'un ruisseau, transformé en torrent impétueux.
Voir Joh. Huber : Gesch. des Slifles Zurzach. — Le même : Urkunden des Stifles Zurzach. — JSGU 1924. — O. Bolliger : Die Gegend von Zurzach in rômischer Zeit, dans Botschaft 1926. — J. Keller : Die Kastelle Burg und Sidelen bei Zurzach, dans MAGZ 12. — J. Heicrli : Das rômische Kastell Burg bei Zurzach, dans ASA, N. S. 9. — A. Schiile : .4ms Zurzachs attester Kirchengesch. dans TA 1925. — P. Diebolder : Aus Zurzachs vcrgangenen Zeiten, dans Botschaft 1929. —
le canton, éteinte dans la seconde moitié du XIVe s. — Armoiries : d'or à la tête de lion d'azur. — 1. Ulrich, du Conseil 1270, acquit en 1290 le château et la seigneurie de Laufen près de la chute du Rhin avec son frère — 2. Heinrich, maître es arts libéraux, notarius civium et rector puerorum 1291, chanoine de Bischofszell ; lui ou un homonyme fut recteur de l'église de Menshausen. — ■ 3. Heinrich, cité de 1331 à 1360, chevalier, bailli de Laufen, dernier de la famille. — US. — LL. — J.-J. Rùeger : Chronik. — Zûrcher Wappenrolle 1930. — E. Stauber : Schloss und Herrschaft Laufen. — Schaffhauser Festschriften, 1901. [Stjefel.] ZÙST. Vieux nom de famille appenzellois, cité depuis 1429. — 1. Johann-Konrad, de Lutzenberg, 1820-1889, fabricant de broderies à Heiden, député au Grand Conseil 1859-1879, juge cantonal 1880-1887. Il contribua au développement de l'instruction publique et des institutions de bienfaisance ; auteur d'un journal de ses souvenirs de la guerre du Sonderbund. — AJ 1890, 1901. — J. Dierauer : Analekta VIII. — 2. S\muel-Konrad, de Lutzenberg. fils du n° 1, 1862-1909. médecin à Heiden 1890, à Herisau depuis 1896, à Minusio-Locarno de 1906 à sa mort ; conseiller d'État
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Heinrich Kleiner et Elisabeth Frey, de Mettmenstetten. J. Kleineret Anna Kleiner, de Mettmenstetten, en costume de noce.
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Hans-Jakob Frohlich et Anna-Barb. Miilly.
Peints par Jos. Reinhard. Musée historique, Berne.
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ZURICH
Colonel quartier-maître
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Officier de grenadiers
Sapeur
Infanterie
Collection A. Pochon-Demme, à la Bibliothèque Nationale, Berne.
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1894-1896, député au Grand Conseil 1903-1906. Travailla à la fondation de l'asile cantonal d'aliénés de Herisau 1906. — Voirait/. — LLH. — Appenzeller Zeitung 1909, n° 125. — Koller et Signer : Appenzell. Geschlechterbuch. — ■ [A. M.] — La famille s'établit vers 1740 à Valzeina (Grisons) où elle devint bourgeoise et plus tard aussi bourgeoise de Grùsch, Furna et Zurich. [L. J.]
ZUST. Famille de Sursee (Lucerne). Roland, de Reinach (Argovie), s'établit à Sursee en 1562, à Malters en 1597. -- 1. Irène, 19 oct. 1848-16 mai 1914, Mr med. à Cararanta (Argentine) 1880, à Lucerne 1899, vice-consul d'Argentine 1909. — 2. Josef, député au Grand Conseil 1867-1887, président du tribunal 1871- 1887. — 3. Albert, * 13 déc. 1874, avocat, juge cantonal 1912, conseiller d'État 1920, député au Conseil des États dès 1930. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]
ZUTT. Famille originaire de Bruchsal (Bade), venue par Kriegstetten (Soleure) à Bàle dont elle devint bourgeoise 1860. — 1. Richard, 1849-1917, juge d'instruction 1875, procureur 1881, député au Grand Conseil 1881, conseiller d'État 1887, président de la curatelle de l'université 1890, du Conseil de bourgeoisie 1898. — 2. Ernst-Theodor, fils du n° 1, * 1884, éditeur à Lausanne, Londres, Paris, Munich et en Amérique jusqu'en 1914, fondateur de la maison d'édition Delphin à Munich 1912, rédacteur en chef de la Schweiz. Illustr. Zeitung à Zoflngue 1915-1919, fondateur du Schweizer Kamerad 1915 ; directeur à St. Moritz 1919- 1924, chef de la maison d'édition Orell-Fiissli à Zurich 1924. — DSC 1932. — 3. Richard, fils du n° 1, * 1887, sculpteur, peintre, médailleur et artiste, professeur à l'école d'art appliqué de Budapest. — Nationalzeitunq. mai 1917. — SKL. — DSC. [C. Ro.]
ZUZGEN (C. Argovie, D. Rheinfelden. V. DGS). Com. et Vge paroissial. Armoiries : de... à deux coteaux mouvants des flancs dextre et senestre, plantés de sapin, surmontés d'une étoile (émaux inconnus). Vestiges romains et sépultures de la période des invasions. Zuzgen, qui passa au canton d'Argovie avec le Fricktal, faisait partie, à l'époque autrichienne, de la seigneurie de Rheinfelden et du pays de Môhlinbach. Le couvent des religieuses de Sâckingen possédait la collation de l'église, mentionnée en 1296 déjà. Reconstruction de l'église 1739 ; grand incendie du village le 2 juil. 1801. — W. Merz : Gemeindewappen. — F.-X. Bronner : Aargau I, p. 109 ; II, p. 420. — Arg. 23, p. 184 ; 27, p. 100 ; 30, p. 54. [H. Tr.]
ZUZWIL (C. Berne, D. Fraubrunnen. V. DGS). Com. et Vge de la paroisse de Jegenstorf. Dans le rentier des Kibourg, Zuzwiler est rattaché à Jegenstorf. Au XIVe s. des familles bernoises, la commanderie de Saint- Jean à Buchsee et le couvent de Fraubrunnen possédaient des biens à Zuzwil. Une vieille famille bernoise du XIVe s. porta le nom de la localité. Zuzwil formait avec Dieterswil, Zimlisberg et Vogelsang près de Rapperswil, la juridiction dite libre ou de l'avoyer, qui relevait directement de l'avoyer régnant de Berne. Dans le voisinage on a trouvé des monnaies romaines. — W.-F. v. Miilinen : Beitràge IV. [Fr. Rœthlisberger.]
ZUZWIL (C. Saint-Gall, D. Wil. V. DGS). Com. et paroisse. En 761, Zozinvilare ; 1302, Zuzwile. En 754, l'abbé de Saint-Gall avait une propriété à Zuzwil, où il posséda des droits jusqu'à la fin du Xe s. Les Lôwenberg avaient une grande propriété au village au début du XIVe s. Ils possédaient aussi la basse justice, qui passa en 1417 à Hermann von Breitenlandenberg, en 1446, par vente, à Berchtold Kornfeil, de Weinfelden, et en 1495 à l'abbaye de Saint-Gall. Dès lors la justice lut rendue par l'ammann abbatial de Wil. La juridiction comprenait Zuzwil, Zùberwangen, Weyern, Hàusern, Tiefenwies, Langen et Lôrlibad. Le coutumier date de 1488. Zuzwil fut brûlé durant la guerre d'Appenzell en 1403 et durant celle de Zurich en 1445. Une chapelle dédiée à saint Gall exista très tôt à Zuzwil ; elle fut remplacée en 1662 par une église paroissiale, qui a été agrandie en 1802 et 1933. Zùberwangen fut détaché en 1774 de Zuzwil et érigé en paroisse. — UStG. — A. Nàf : Chronik, p. 1067. — M. Gmùr : Rechtsquellen I, p. 481. [j. M.]
ZWAHLEIM. Familles des cantons de Berne, Genève et Vaud.
A. Canton de Berne. Nom de familles ressortissantes de diverses localités des districts d'Interlaken, Gessenay, Sch*varzenbourg, Thoune et Obersimmental. Des branches s'établirent dans les cantons de Fribourg et de Vaud, en Allemagne, en Hollande et en Amérique du Nord. Le nom dérive de l'ancien surnom Wala, Walch (welche = étranger) (Em. Friedli : Guggisberg, p. 292). Les familles du district de Schwarzenbourg portent le nom actuel de la famille depuis le XVIe s. Armoiries : un griffon rampant accompagné de trois étoiles. — Rudolf, * 1896, aubergiste et agriculteur à Wislisau (Rùschegg-Graben), député au Grand Conseil depuis 1929. — [H. Tr.] — Zipahlen de Gessenay : Petrus Wala 1341 ; Nicolaus Swala 1452. Armoiries : de gueules à un bouquetin d'argent soutenu de trois coupeaux de sinople. — Peter, châtelain 1528. — Gottlieb-Emanuel, * 1867, maître secondaire et administrateur du district à Gessenay, excellent connaisseur de la botanique, de la géologie et du folklore du pays de Gessenay. [R. M.-W.]
B. Canton de Genève. Deux familles de Gessenay (Berne) reçues à l'habitation de Genève dès 1674, à la bourgeoisie 1703 et 1716. — Familles vaudoises et bernoises, naturalisées genevoises dès 1827. — Abraham- André (fils de Jean - Georces, bernois, naturalisé, 1836), * 1830 à Genève, f 1903 à Veyrier, peintre de genre, portraitiste, paysagiste et dessinateur. Il vécut principalement à Rome de 1855 à 1868, puis à Veyrier.
— Voir SKL. — Nos Anciens et leurs œuvres IV. — Archives d'État Genève. [André Duckert.]
C. Canton de Vaud. — Louis, de Guggisberg (Berne), bourgeois de Vevey, 2 avril 1857 - 2 juin 1919, industriel à Lausanne, ferronnier, député au Grand Conseil 1917, l'un des inspirateurs de la Société industrielle et commerciale. — PS. [M. R.]
ZWALD. Famille de Guttannen (Berne), établie à Hirzel (Zurich) depuis 1800 environ, à Horgen depuis 1832. — Karl, * 29 nov. 1837 à Horgen, f 17 févr. 1926, teinturier, fabricant 1859-1913, président communal de Horgen ; fonda en 1876 l'école libre et en 1907 la chapelle de l'alliance évangélique. — W. Hofmann : Karl Zwald. — Monatsbl. der evang. Ges. des Kts. Zurich 1926, n° 5. — Der junge Mann 1926, n° 7.
— Voir aussi l'art. Zwaldt. [E. d.] ZWALDT, Matthias, du Haut Hasli, f probablement vers le milieu du XVIIe s., serait l'auteur du poème de la Frise orientale, contant l'origine nordique des habitants du Haut- Hasli, et d'un autre décrivant le grand incendie de Meiringen de 1632. — E.-L. Rochholz : Eidg. Lieder chronik, p. 381. — G.-E. Haller : Bibliothek IV, p. 529. — ■ Schweiz. Geschichtsforscher VIII, 3, p. 330. — BT 1880, p. 48. [H. Tr.]
ZWEIFEL. Familles des cantons d'Argovie, Glaris, Saint-Gall et Zurich.
A. Canton d'Argovie. Famille originaire de Glaris, bourgeoise de Lenzbourg en 1816 avec Heinrich, 1782- 1819, négociant. — Alfred, 28 févr. 1851 - 9 nov. 1920, fondateur d'une maison de commerce de Malaga 1877, consul d'Espagne 1901, membre du tribunal de commerce argovien, inspecteur de l'école cantonale, colonel d'artillerie, publiciste. [H. Tr.]
B. Canton de Glaris. Famille très répandue qui vint probablement au commencement du XVIe s. du
Gaster. Actuellement, les Zweifel sont bourgeois de Linthal, Glaris, Netstal et Bilten. Armoiries : d'azur à une bande d'or chargée de trois cœurs de gueules. — I. Zweifel de Linthal. — Fridolin, fit don de 21 florins à l'église en 1518. — 1. Hans, conseiller, ancien bailli de Windegg 1532. — 2. Fridolin, | 1656, conseiller 1629. — 3.
Jost, 1603 - 1682, bailli du Rheintal 1646, de Thurgovie 1656. — 4. Heinrich, 1622-1662, capitaine des quatre cantons protecteurs de l'abbé de Saint-Gall à Wil 1658. — 5. Johannes, 1626-1684, grand sautier, conseiller, juge au tribunal des Neuf et député à Lugano. — 6. Hans-
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Esajas Zweifel (n° 10).
D'après une photographie.