VAUCHER
VAUD
fils du n" 5, 2 déc. 1833 - 9 juin 1898, professeur d'histoire nationale et d'histoire générale à l'université dès 1869, il donna, dès 1888, un cours sur la philosophie de l'histoire alternant avec un cours de critique historique et, de 1889 à 1897, à la faculté de droit, un cours sur l'histoire politique de la Suisse. Recteur de l'université 1886-1888. Dr phil. h. c. de l'université de Zurich. \ publié : Esquisses d'histoire suisse ; Traditions natioales de la Suisse : Mélanges d'histoire nationale, et 130 opuscules. Collabora à l'Histoire suisse de L. Vuillemin. A l'occasion du trentième anniversaire de son professorat, s.s élèves lui dédièrent des Pages d'histoire. — -. \i PHONSE-François, neveu du n° 7, * 17 janv. 1871, ingénieur, auteur, entre autres, d'une Théorie mathématique de l'échelle musicale.
b) Branche cadette. — 9. Jean-PiERRE-Etienne, 27 avril 1763 - 5 janv. 1841, bourgeois de Genève 1790, membre de l'Assemblée nationale 1793, fonda à Bossey (Vaud) un pensionnat florissant, qu'il transporta ensuite à Genève et qui compta parmi ses élèves le futur roi Charles-Albert de Sardaigne. Pasteur de Saint-Gervais 1795-1820, professeur d'histoire ecclésiastique en 1807, recteur de l'académie 1819-1820. Il s'occupa aussi d'histoire naturelle et s'acquit dans ce domaine une grande réputation ; professeur honoraire de botanique et de physiologie végétale à l'académie 1802. Il envoya de nombreux mémoires à presque tous les recueils scientifiques de l'époque et publia, entre autres. Histoire des conferves d'eau douce ; Histoire des orobranches ; Histoire physiologique des plantes d'Europe. il renonça en 1828 aux fonctions de chef d'institut et en 1839 au" professorat. — 10. Jean-Louis, fils du n» 9,
* 3 juin 1799 - 26 mai 1867, Dr es lettres, principal du collège dès 1836, professeur agrégé, puis honoraire (1848) de littérature classique à l'académie. Directeur de la Bibliothèque publique, il en dressa le catalogue en 1834 ; travailla en 1835 aune traduction du Nouveau Testament. Rédacteur de BU. Auteur de: Éléments de tangue grecque : Traité de syntaxe latine ; Études critiques sur le traité du sublime et les écrits de Longin. Député au Conseil représentatif 1831-1841. — 11. Jean-Louis- René, dit John, frère du n° 10, 21 juil. 1804 - 14 sept. 1869, pasteur à Genève 1841-1861, bibliothécaire-archiviste de la Comp. des pasteurs 1845-1861, rédacteur des Publications protestantes 1847, du Semeur genevois 1852- 1854. — 12. Louis, fils du n° 11, 14 janv. 1832 - 1 oct. 1882, avocat, juge à la cour de justice dès 1876. Collaborateur à la Bibliothèque universelle ; poète, il composa des élégies, des sonnets, des fables, une traduction en vers français du Roi Henri IV de Shakespeare. Il écrivit un poème dramatique, Morgarten, qui eut un grand succès. Après sa mort, l'Institut national genevois, fit paraître un recueil de ses pièces inédites, avec notice de Marc Monnier et portrait : Louis Vaucher, In memoriam, 1883. — Voir Rec. gén. suisse III. — L. Sordet : Dict. mns. — S KL. [H. Vr.]
B. Canton de Frlbourg. familles de Bionnens, Chàtonnaye, Vauderens et Villangeaux. — Etienne,
* 4 août 1857 à Châtonnaye, t 14 déc. 1897 à Romont, chanoine de Romont et professeur à l'école secondaire 1891-1897. — A. Dellion : Dict. IX. 177 ; X. 476 ; XI, 262. — Semaine cathol. du diocèse de Lausanne 1897, 610. [J. N.]
C. Canton de Neuchâtel. Deux familles, l'une originaire de Corcelles, l'autre de Fleurier. La première remonte à Vaucher Cornu, qui vivait au début du XVIe s. Mais le nom de Vaucher est plus ancien dans la région. — Jean Vaucher, châtelain de Boudry en 1380-1390; Jaques Vaucher alias Grebet, à Auvernier,
Au Val-de-Travers, Vaucher apparaît comme prénom et patronyme: Rolinus Vaucher, de Môtiers, 1418; Vaucher DuPasquier, de Fleurier, 1429. La famille Vaucher, de Fleurier, remonte à deux frères qui vivaient au début du XVIe s. : Claudi e1 I vues. Le premier eut deux fils, le second deux tilles alliées à des frères Clerc, de Môtiers. La descendance nombreuse de Jaques porta les noms de Clerc, de Vaucher alias Clerc et, pendant un certain temps, de Clerc alias Vaucher. L'une et l'autre branche comptèrent des représentants
au Pays de Vaud, en Argovie et surtout à Genève. Armoiries : I. d'azur à la fasce d'or chargée d'une croisette de gueules entre deux roses du même; IL de gueules au trident d'argent posé en pal. — 1. Charles- Daniel, 18 févr. 1760 - 14 mai 1855 à Fleurier, pasteur à Lignières 1790, à Saint-Aubin 1803-1844. Auteur d'une Description lopogr. et éconoin. de la mairie de Lignières. 1801. — 2. Edouard, * 1801, f 5 mai 1874 à Mulhouse, où il fit une fortune dans le commerce. En 1851, il fit un don à son village natal pour la création d'une école d'horlogerie, et plus tard contribua pour une grande part à la fondation de l'Hôpital de Fleurier. Celui-ci fut inauguré en 1868. — 3. Robert, * 17 févr. 1890 à La Brévine, journaliste, correspondant de V Illustration dès 1911, envoyé spécial du Petit Parisien sur le théâtre de la guerre en 1917 - 1919 dans les Balkans et en Russie ; rédacteur en chef du Journal de Pologne, Varsovie, 1919- 1922, rédacteur de la politique étrangère au Petit Parisien dès 1922. A publié : Avec les armées de Cadoma, 1916; Constantin détrôné, 1918; L'enfer holchérih, 1919. Collaborateur à la Revue des Deux- Mondes. — 4. Théodore, frère du n° 3, * 7 oct. 1893 à La Brévine, rédacteur à l'Agence Stephani à Rome 1913-1914, correspondant dès 1915 du Journal de Genève, du Petit Parisien, de V Illustration ; secrétaire de l'Association de la presse étrangère à Rome. Chevalier de la Légion d'honneur. — 5. Georges, frère des n03 3 et 4, * 5 août 1898 à Saint-Aubin, Dr es lettres, secrétaire du Comité international de la Croix-Rouge (secours aux Russes) 1921-1922, secrétaire du haut Commissariat de Nanssen et chef de son service d'information à Moscou 1922-1923. — Biogr. neuch. IL — Livre d'Or de Belles-Lettres de Neuchâtel. — Archives de l'État Neuchâtel. [L. M.]
VAUD. Canton, le 19e de la Confédération suisse, admis en 1803 (voir D G S).
I. Nom. L'expression pagus Waldensis est employée en 756 dans une charte privée, mais elle apparaît dans un remaniement carolingien de la charte de 515 du roi Sigismond en faveur de l'abbaye de Saint-Maurice, où elle équivaut à celle de pagus Juranensis. Or Wald, ancien germain, et jur, nom celtique latinisé, signifient tous deux forêt, ce qui s'applique ici aux forêts du Jorat plus encore qu'à celles du Jura. On peut en déduire que c'est la traduction germanique de Juranensis que les Burgondes ont imposée au pays.
Limité primitivement à la région du Jorat, le nom s'est étendu à toute la circonscription administrative mérovingienne dans laquelle elle se trouvait. Le comit itus Waldensis est un des comtés donnés en 839 par Louis-le-Débonnaire à son fils Lothaire. Vers l'an 1000, il comprenait le territoire bordant le Léman entre l'Aubonne et l'Eau froide, s'appuyant au Jura et au lac d'Yverdon, jusqu'à Neuchâtel probablement, embrassant le Vully, peut-être Morat, jusqu'à la Sarine et l'Ogoz. Au siècle suivant, le comté de Gruyère s'en détacha, puis la seigneurie de Neuchâtel. Le territoire entre Vevey et Villeneuve deviendra la partie Nord du bailliage savoyard- du Chablais. L'acquisition du Vully par Pierre de Savoie en 1246, la conquête de Nyon en 1293 étendent en revanche les limites de ce que l'on appellera désormais I;' seigneurie, puis baronnie de Vaud. En 1536, celle-ci fut diminuée par l'annexion d'Estavayer, Romont. Rue, etc., au canton de Fribourg. Mais le Pays de Vaud ou pays romand, retenu par Berne, s'accrut des mandements d'Aigle et de Bex, puis en 1554 du Pays d'Enhaut.
En 1798, la République lémanique comprenait le Pays de Vaud plus Estavayer, Romont, Châtel-Saint- Denis et Bulle, mais cette union ne dura pas, et même les districts de Payerne et d'Avenches lurent joints de 1798 à 1802 au canton de Fribourg. Un arrêté helvétique du 16 oct. 1802, en réunissant ces deux districts au canton du Léman, donna, au canton de Vaud ses limites définitives.