‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 37 sur 213 · VELA · texte numérisé non relu

VELA

VELGA, FELGA

1845, commerçant, rédacteur du Wochenblalt jusqu'en 1842, quartier-maître de la ville pendant les années de guerre 1800-1814, collaborateur au Registre généalogique de la ville de Schaffhouse. — Armoriaux schaffhousois de 1819 et 1852. — Reg. généal. de Schaffhouse. — ■ LL. [Stiefel.]

VELA. Famille tessinoise de Balerna et de Ligornetto. — 1. Lorenzo, * 1812 à Ligornetto, f 10 janv. 1897 à Milan, sculpteur. A laissé entre autres la décoration de la chapelle du marquis d'Adda à Arcore (Brianza, Italie), celle du palais de la Caisse d'épargne à Milan, de nombreuses sculptures dans le palais Vonwiller à Naples, à l'hôtel municipal de Lugano, etc. Professeur d'art plastique à l'académie de Brera à Milan et membre du Conseil académique jusqu'en 1896. Député au Grand Conseil tessinois 1852-1867. A légué ses modèles et sa pinacothèque à la Confédération, qui plaça le tout dans le Musée Vêla à Ligornetto. — 2. Vincenzo, frère du n° 1, * 3 mai 1820, f 13 oct. 1891 à Ligornetto, le plus grand sculpteur tessinois du XIXe s. Très précoce, à 18 ans il remportait le premier prix au concours de sculpture de Venise avec son bas-relief :

Jésus ressuscitant la fille de Jaïrus. Ce succès créa la renommée de Vêla, dont le grand mérite fut d'avoir introduit dans l'école lombarde un réalisme à la Michel-Ange. Nous n'indiquerons ici que les principales étapes de sa carrière si féconde. Vêla prit une part très active à la campagne pour l'unité italienne en 1848, qu'il symbolisa dans son fameux Spartacus (1848), acheté par la fondation Gottfried Keller et aujourd'hui à Lugano. Expulsé par le gouvernement de Milan, il s'établit à Ligornetto et en 1852 à Turin, où il fut nommé professeur de sculpture à l'académie Albertine en 1856. Son séjour à Turin fut sa plus grande période de production artistique. En 1867, il exposa entre autres à Paris les Derniers jours de Napoléon, et obtint une médaille de première classe. En 1867, il quitta Turin pour s'établir définitivement à Ligornetto. L'œuvre de Vêla est considérable. De nombreuses villes d'Italie, Lugano, Paris, Lisbonne, etc., en possèdent. Nous en indiquerons quelques-unes parmi les principales : Preghiera del maltino ; Tommaso Grossi ; Bagnanti ; La scienza in lutto, à Milan ; La speranza ; les reines Marie-Adélaïde et Marie-Thérèse ; Vitlorio Emanuele II ; L'Alfiere, à Turin ; La Desolazione, à Lugano ; L'Addolorata, à Arcole ; La Preghiera dei morti, à Verate ; Camillo Cavour et Crisloforo Colombo, à Gênes ; V Armonia dolente, à Bergame ; la Primavera, à Trieste ; abbate Rosmini, à Stresa ; Dante et Giotlo, à Padoue ; le Correggio, à Correggio ; Ecce homo, sur la tombe de l'artiste à Ligornetto ; L'Angelo délia risurrezione, à Constantinople ; France et Italie, offert par les dames milanaises à l'impératrice Eugénie ; les Vittime del lavoro, hommage aux victimes du percement du Gothard, que les C. F. F. ont fait couler en bronze et placer en 1932 à Airolo, à l'entrée du tunnel, à l'occasion du cinquantenaire du percement de la montagne. Vêla a été l'objet de nombreuses distinctions honorifiques et lut membre effectif, honoraire ou correspondant de plusieurs instituts et académies : Institut de France 1882 ; académies de Milan, Rome, Bologne, Venise, Anvers, Londres, etc. Député au Grand Conseil tessinois 1867-1881. — 3. Spartaco, fils du n° 2, * 28 mars 1854, f 23 juil. 1895 à Ligornetto, peintre paysagiste. Il légua, conformément à la volonté de son père, le palais, les modèles de Vincenzo et la pinacothèque de Ligornetto à la Confédération. — 4. Giovanni, neveu du n° 2, f à Ligornetto, le 9 févr. 1929, à 78 ans ; professeur

Vincenzo Vêla.

D'après une photographie.

et sculpteur, acquit la nationalité italienne. — R. Manzoni : Vincenzo Vêla. — M. Calderini : Vincenzo Vêla (avec bibl.). — SKL. — BStor. 1884, 1890-1892, 1895, 1896, 1907, 1909, 1927. — Educatore 1891, 1895, 1897. — P. Vegezzi : Esposizione storica. — G. Bianchi : Artisli ticinesi. [C. Trezzim.]

VELADINI. Famille de Lugano, originaire de Milan.

— 1. Francesco, de Milan, * 1775, t 1836 à Lugano. Poursuivi par le gouvernement de la République cisalpine, il s'établit à Lugano en 1800 et devint propriétaire de l'imprimerie Rossi en 1805. Il fit paraître successivement le Corriere del Ceresio 1805, qui succédait au Telegrafo délie Alpi, puis la Gazzetta di Lugano 1814, et la Gazzetta Ticinese 1821. Bourgeois de Lugano 1816. — 2. Giovanni-Antonio, fils du n° 1, 1806 - 10 juin 1867 à Lugano ; commissaire du gouvernement pour le district de Lugano dès 1840, député au Grand Conseil 1846-1849, premier directeur du IVe arrondissement des douanes à Lugano 1849, commandant de la gendarmerie cantonale dès 1860. — 3. Pasquale, fils du n° 1, 11 juil. 1811 - 21 janv. 1874 à Lugano. Il succéda à son père à la tète de l'imprimerie et dirigea la Gazzetta Ticinese de 1833 à sa mort. Président de la société Vapori Lago Ceresio, premier président de la Banca délia Svizzera italiana, à Lugano ; président du comité Pro ferrovia Goltardo. — 4. Antonio, fils du n° 1, 10 avril 1817 - 6 juin 1890, propriétaire de l'imprimerie, commanda l'artillerie tessinoise au Sonderbund et se distingua à Airolo. — 5. Francesco, fils du n° 3, 1841 - 3 juin 1924 à Lugano ; directeur de la Gazzetta Ticinese 1874-1906, copropriétaire de l'imprimerie, avec le n° 6, député au Grand Conseil 1895. — 6. ANTONIO, fils du n° 3, 1847- 1902, copropriétaire de l'imprimerie, directeur de la Société de navigation et des Chemins de fer du lac de Lugano 1882-1902. — 7. Pietro, fils du n° 4, 1853-1932 à Lugano, ingénieur, travailla à la construction de< chemins de fer calabro-siciliens 1878-1879, en Egypte 1880-1883, directeur des travaux du tunnel Polovitano en Sicile 1883-1886, à Rome 1886-1891. Ingénieur cantonal 1893-1901. En 1905, il se fixa à Halle où il fonda la Hoch- u. Tiefbaugesellschaft, dont il assuma la direction. En 1910-1912, il dirigea les travaux d'élargissement de deux sections du canal de Kiel. Naturalisé allemand 1915. — 8. Aldo, fils du n° 6, * 1880 à Lugano, avocat et notaire, syndic de Lugano 1920-1932, député au. Grand Conseil 1907-1911, président du musée des beaux-arts de Lugano. Collaborateur à la Gazzetta Ticinese et à VAzione, dont il fut un des fondateurs. — Presse suisse. — A. Baroffio : Storia d. C. Ticino. — ■ SKL. — Educatore 1874. — G. Rossi : // Sonderbund.

— S. Dotta : I Ticinesi. [C. Trezzim.] VELGA, FELGA. Famille fribourgeoise. Armoiries : d'argent à trois jantes de gueules (jante = Felge en allemand).

I. Famille de noblesse féodale, éteinte au début du XIVe s. On ne connaît que son dernier descendant, Jean, dont la fille Aline épousa Pierre de Duens, fils de Conrad, auquel elle apporta les biens de sa famille et qui prit, dès lors le nom et les armoiries des Velga.

IL Branche de la famille de Duens ou Velga, issue de Jean ci-dessus, qui laissa deux fils Jean et Nicolas. — 1. Guillaume l'Ancien, fils de Nicolas, avoyer de Fribourg 1353-1363, 1378-1379. —2. Jean, fils de Nicolas, avoyer 1363-1370. — 3. Petermann, fils du n° 2, bourgmestre 1391, avoyer 1392-1395, châtelain de Grassbourg 1399-1407, médiateur en 1314 entre Berne et le Valais. — 4. Hensli, fils du n° 1, conseiller 1403, avoyer 1421-1424, 1427-1429, 1432-1433 : châtelain de Grassbourg 1434-1435, commanda en 1405 le contingent fribourgeois contre Appenzell. t 1435. - — 5. GUILLAUME, neveu du n° 4, conseiller 1432, avoyer 1436-1439, 1442- 1445, 1446-1449, partisan de la Savoie, déposé 1449 par Albert d'Autriche, f 1456. — 6. Jacob, fils du n° 5, conseiller 1467, bourgmestre 1468-1471, avover 1477- 1478. 1479-1480. f de la peste 1480. — 7. Guillaume, fils du n° 5, conseiller 1487. bourgmestre 1486-1489, avoyer 1489-1492, 1495-1498, 1501-1504 ; commanda

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