‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 48 sur 213 · VEYRAT · texte numérisé non relu

VEYRAT

VEZIO

Lausanne, l'un des membres du Comité de réunion,

([in proclama 1 indépendance du Pays de \";iud eu 1798. - 3 \ntoine, 1804-1852, neveu du n° 2, sculpi Paris e1 à Home, aide de camp du général Lafayette en 1830. -- 4. Jules, 1828-1893, artiste peintre, à Paris, animalier réputé, hors concours aux salons, chevalier de la Légion d'honneur. — Livre d'Or.

— [M. H.', — A la branche naturalisée genevoise en 1823 il tiennenl : — 5. Henri, 1831-1917, ingénieur, président de la Compagnie genevoise de navigation sur le Léman dés 1906. — 6. Jean-ALFRED, fils du n° 5, * 26 juil. 1872, Dr med., privât - docent à l'université de Genève 1905, professeur de polyclinique chirurgicale 1910, de chirurgie générale et de médecine opératoire 1917. — Catal. des ouvrages publ. par les prof, de l'unir. ,1, Genèvt V, VI, VII. — Archives d'État Genève. — DSC [H. G.]

VEYRAT. I. Famille originaire de Lyon, bourgeoise de «icnève en 1547 avec Claude. — Job, fds du précédent, fui un des premiers étudiants à l'académie de Genève, régent de la première classe du collège 1562, i hargé du cours de philosophie 1567, puis lecteur es arts à L'académie 1568-1571. f de la peste 1571. — Ch. Borgeaud : L'i niversité de Genèvel. [H. G.]

II. Famille de Savoie venue d'Annecy à Genève, reçue à l'habitation en 1731. — ■ Pierre-Hugues, horloger, * 1756, t à Paris 1839, reçu bourgeois en même temps que scui père en 1770. Il partit en 1795 pour Paris et entra dans la police ; après le 18 brumaire, il fut nommé inspecteur général pour le 4e département qui avait Paris dans son ressort. Dans cette haute charge, il lit preuve de talents reconnus mais fut mêlé à des manœuvres politiques peu reluisantes. Sur ce point, voir G. Lenôtre : L'affaire Perlet, Paris, 1923, et E.-L. Burnet : Deux policiers de Napoléon, Veyrat et Perlet, dans H11S III. [E.-L. Burnet.]

VEYRIER (G Genève, Rive gauche. V. DGS). Vge et ('.(un- Anciennes formes : Vayrie, Voiriey, Veyrier, Veiri, de fundum Variacum, domaine d'un Varius. Cette Localité est très connue à cause des trouvailles préhistoriques faites dans des abris sous roches au pied du Salève. L'important outillage recueilli date de la dernière période paléolithique, l'époque magdalénienne. Ces fouilles, faites en 1833, se classent parmi les premières qui aient révélé cette civilisation. Elles sont dues au Dr Fr. Mayor, puis à De Luc, Taillefer, A. Favre, Thioly, Hyppolite Gosse. On a aussi trouvé tout près, à la Balme, un grand cimetière qui s'étend de l'âge du fer à l'époque barbare. Dans les trouvailles faites au pied de la montagne, toutes les périodes sont représentées, de l'époque de la pierre taillée à l'époque barbare. Le village actuel est coupé par la frontière franco-suisse. Il est mentionné pour la première fois en 1201 avec son curé. Une grande partie des terres relevait du Chapitre, et Genève a, de ce fait, conservé des droits sur le village jusqu'en 1749 au traité de Turin. Il dépendait du bailliage de Ternier et ne fut rattaché à Genève qu'en 1816.

Il y avait deux châteaux à Veyrier. Le plus ancien occupait l'emplacement du couvent transformé en préventorium depuis la dernière guerre. Il appartenait au XVIIIe s. aux marquis de Cluses, soit à la famille Dufrenoy-Chuit et ensuite à Joseph de Planchamp. Le plus récent est un immeuble du XVIIIe s., converti en hôtel. Il a été construit en 1769 par Pierre-Claude de la Fléchère, comte de Veyrier et Châtillon. Cette terre avait été érigée en comté en 1770. Le comte de Ve\ rier a joue un rôle important dans la création de la ville de Carouge. L'église, maintes fois remaniée, date principalement du XVIIIe s. — Regeste genevois. — A. de Foras : \i -mariai de Savoie, art. de la Fléchère. — E. Pittard : Les stations magdaléniennes de Veyrier, dans Genava VII.

— VV. Deonna : Les stations magdaléniennes de V., dans Genava VIII. — R. Montandon : Genève, des ërigines aux invasions barbares. [t.. Blondel.]

VEYRIER, de, quelquefois de Virier (de Viriaco). Famille à ne pas confondre avec les de Viry. Semble bien originaire de Veyrier sous Salève, déjà établie el bourgeoise de Genève au \ I Ve s. — Ansermet. notaire, du Conseil 1410-1413. Son lils — François. D1 en loi, chevalier, conseiller 1412, constamment conseiller juri-

dique de la communauté ; premier syndic en 1432. Il a eu deux fils — Louis, syndic 1469-1470, et — François, Dr en loi, lieutenant du vidomne, du Conseil dès 1474, syndic 1484, constamment du Conseil. A joué un rôle important dans les affaires publiques jusqu'en 1505. Ils devaient être parents de la famille notariale de Veyrier, qui possédait, à la fin du XVe s., la maisonbut e de Bardonnex. — RC. — Galiffe : Not. gên. mns. [L. B.]

VEYSONNAZ (C. Valais, D. Sion. V. DGS sous Veisonnaz). Com. et Vge. Visona, Vesona constituait au moyen âge une seigneurie de l'évêché, qui y avait un métrai. Les droits de Simon de la Tour passèrent par alliance à Jean d'Orsières 1322, puis à Jean et Guillaume de Pontverre, d'Aigle, qui les remirent pour 100 florins à Christophe Caymis, écuyer du prince-évêque de Sion en 1424. En 1441, l'acquéreur avait à son tour cédé ses avantages à des gens de Veysonnaz, qui reconnurent les tenir en arrière- fief de l'évêque moyennant la preslal ion d'une perdrix par an à Noël. De son côté le prélat leur promettait de n'exercer la justice que par un seul métrai, par lui-même ou son propre officier, excepté le cas du derdier supplice. Veysonnaz forma peu à peu une communauté qui se développa et obtint la présentation, puis la nomination du métrai ; elle releva pour la justice en appel du grand châtelain ; au militaire, de la grande bannière du dizain de Sion. Sous le nouveau régime en 1798, Veysonnaz forma une commune indépendante incorporée à Hérémence (Hérens) en 1802, pour revenir à Sion en 1815, bien qu'il conservât des propriétés en indivision avec Nendaz, ou district de Conthey, jusque après 1870. Au spirituel, Veysonnaz dépendait de Nendaz. Le curé Luc Pont transforma, vers 1910, sa chapelle en église paroissiale rattachée au décanat de Sion.

— Barth. — Rameau : Manuscrits. — ■ Gremaud. — L. Meyer : Recensements. [Ta.]

VEYTAUX (C. Vaud, D. Vevey. V. DGS). Com. et Vge. En 1402, Veytour. Hameau de la commune de Chillon, tout d'abord, il grossit en importance dans la mesure même où le bourg de Chillon déclinait. En 1471, on voit apparaître pour la première fois, dans un document officiel, la mention de la « communauté de Veytaux ». Pendant un siècle, on dit indifféremment communauté de Chillon ou communauté de Veytaux. Cette dernière désignation supplante l'autre à partir de 1560. Il est encore question en 1618 de la « communauté de Chillon et Veytaux ». Mais le premier nom disparut complètement dès le milieu du XVIIe s. Au moyen âge, Veytaux dépendait directement du duc de Savoie. Les Bernois le placèrent dans la dépendance de Montreux.

— DHV. [M. R.] VEZ. Famille vaudoise, de Cheseaux dès le XVIe s.

— Constant, statuaire, fondateur d'une maison d'art à Lausanne en 1900. [M. R.]

VEZIA (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse. En 1473, Vescia ; 1496, Vezo. En 1297 l'évêque de Côme avait des droits fonciers à Vezia. Sous la domination suisse, Vezia formait une commune séparée et son consul avait droit de basse justice et une compétence illimitée en matière civile. La commune devait contribuer à l'entretien de l'église San Lorenzo de Lugano, obligation dont elle se racheta en 1686. Jusqu'en 1895 on conserva dans la chapelle Morosini le cœur du héros polonais Kosciusko. Au spirituel, Vezia releva de la paroisse de Lugano ; en 1571 il fut réuni à celle de Comano et constitué en paroisse autonome en 1653 par la transformation de la chapellenie Trefogli fondée en 1638. L'église San Martino est citée en 1591. Population 1591, 18 ménages; 1801, 233 hab. ; 1930, 424. - BStor. 1888, 1895, 1901, 1904. — O. Weiss : Die tessin. Landvogteien. — S. Monti : Atti. — Monitore di Lugano 1923, 1924. — P. Schàfer : Dus Sottocenare im Millelalter. [C. T.]

VEZIO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse. En 1270, Vezium ; 1355, Vecio ; 1453, Vegio . 1680, Vetio. La commune est mentionnée en 1271 1. Lé couvent de Sant'Abbondio de Côme y avait des droits

fonciers au début du XIVe s. et l'évêque de Côi -n

1335. Dans la première moitié du XV8 s., Vezio devait fournir di\ soldats au due de [Milan. \u

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