‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 50 sur 213 · JÊê · texte numérisé non relu

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La Viamala vers 1SG5. D'après une gravure sur acier de J.-L. Rùdisùhli (Bibl. cant., Coire).

Gorge du Rhin postérieur et route conduisant de Thusis à Schams. Le chemin quittant Thusis passait autrefois à l'Ouest du Crapteig, par la petite vallée du Saissabach, le Bovel, et atteignait Oberrongellen. Il en reste quelques passages pavés. Son tracé explique la situation de Thusis au passage de la Nolla ainsi que la si-

tuation du château d'Obertagstein. Une autre voie- peutêtre tout aussi ancienne, allait de SUs en Domleschg par Hohenràtien, St. Alban, vers le Nesselboden en aval de Rongellen, où elle franchissait le Rhin et se joignait au chemin de Bovel. Ces deux voies d'accès à la Viamala proprement dite furent cause de démêlés entre Thusis, Jlein/.enberg d'une part, et le Domleschg ; en 1665, par exemple, Domleschg et Schams voulurent exécuter une route par St. Alban, à quoi Thusis et Rhàziins s'opposèrent. On s'explique mieux l'importance de la voie passant par St. Alban en notant que Sils en Domleschg se rattacha jusqu'en 1472 au comté de Schams. On lisait plus par quel tracé l'ancienne Viamala relia au moyen âge et même à l'époque romaine, Rongellen et Schams. Selon les recherches de J. Escher-Biirkli, la route romaine du Spliigen passa probablement de Oberrongellen par Aclasut et Valoja à Summapunt et atteignait le Schamserberg, se tenant ainsi haut au-dessus de la gorge. Ebel, Bavier, Neumann et A. Schulte, se basant sur des restes de tracés rencontrés dans le Durrenwald au-dessus de Thusis, admettent qu'une telle voie existait par la Liicke de l'arête du Beverin et l'alpe Annarosa. Le 23 avril 1473, le comte Jôrg de Werdenberg et les communes de Thusis, Cazis et Masein décidèrent de construire le chemin de la Fyamala entre Thusis et Schams, de largeur carrossable (Arch. de Thusis). On ignore cependant si la gorge fut alors déjà traversée. Au XVIIe s. encore, la route passait de Thusis auprès de la petite église de St. Ambriesch (Ambroise) donc au-dessus de la gorge proprement dite. Il est cei tain que la neuw durchgehiorhene Strass fut achevée en 1738. C'est alors que Chr. Wilderer, de Davos, édifia les deux ponts de la Viamala. Il devait toutefois exister auparavant, probablement depuis le XVIIe s.. un chemin sur la rive gauche à travers la gorge. De 1818 à 1821, quand on établit la route du Bernardin, on élargit et améliora celle de la Viamala, et le « Trou perdu », dans la gorge, entre Thusis et Rongellen, fut percé. — Neuer Sammler 1812. — S. Bavier : Die Strassen der Sehweiz. — Festschrift zur 40. Generalversammlung îles sehweiz. Ingénieur- and Architektenvereins. — A. Schulte : Gesch. des mittelalterlichen Handels a. Verkehrs. — <>. Bener : Studien zur Gesch. der Transitwege durch Graubiinden. — J. Escher-Biirkli : Die rôm. S/i/iifienstrasse. — Archives communales. [L. J.]

VIANDE. Famille du Lieu (Vaud), citée en 1395, laquelle a joué un certain rôle à La Vallée du Lac de Jouxet quia essaimé à La Côte. Aune branche originaire de Vich, bourgeoise de Genève en 1791, appartient : — 1. Jean-Samuel, 2 mai 1800-14 déc. 1882, philanthrope et industriel, créa le Bureau des familles en 1843. Président de la commission des écoles industrielles. — 2. AuGUSTE-Antoine-Constantin, * 1825 à Rome, f 1887 à Marseille, fut autorisé en 1867 à changer son nom en Doviane. Peintre militaire et d'histoire. — SKL. — Arch. d'Étal Genève. [A. Duckert.]

VIATTE. Ancienne famille, originaire de Saignelégier (Reine), dont un des membres était maître-bourgeois au XVe s. — 1. Germain, 1864-1927, Dr med., héraldiste, auteur de différents travaux parus dans.l//> - 2. AUGUSTE, fils du n° 1. * 1901, professeur, Dr es lettres, auteur de : Le Catholicisme chez les Romantiques, Paris 1922 : Les Sources occultes du Romantisme, Paris 1928. ASJ 1927. [G. A.]

VIBERT. Famille genevoise, originaire d'Avusy. — I. JAMES-André, * 15 août 1872 à Carouge. Statuaire, élève de Rodin, professeur à l'École des Beaux-Arts de Genève dès 1903. Dès 1892 a participé à toutes les expositions annuelles de Paris et aux expositions nationales en Suisse. Officier de la Légion d'honneur. Œuvres principales : Les trois Suisses, au Palais fédéral ; le Monument national du Valais, à Sion : L'effort Im muni, maquette achetée par le gouvernement français pour le Musée du Luxembourg ; le Monument du centenaire des communes réunies, à Carouge, etc. — SKL. — DSC. — L'art en Suisse. — L'Illustré, 23 avril 1931. — 2. Pierre- EUGÈNE, * 16 févr. 1875 à Carouge, frère du n° 1. Peintre el graveur sur bois. Professeur à l'École des Beaux-Arts de Genève, membre fondateur du Salon d'automne à Paris. A obtenu une médaille d'or à l'Expo-

vie

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