V1CARIN
silion des arts décoratifs à Paris 1925. A illustre un grand nombre d'ouvrages d'Anatole France, Philippe Momiier, Yerhaereii, Gérard de Nerval, Maeterlinck, etc. A publie un album : Des bois, 1901 ; Harmonies, 1931 ; Réflexions d'un graveur sur bois, dans La gravure et la litln>!irtii>hie [mucaise ; Autobiographie, dans L'Opinion, etc. Collaborateur aux revues : L'Image, La Plume, L'Ermitage, La vie romande, etc. — SKL. — DSC. — PS 1910. — Die Schweiz 1918. — Pages d'Art 1923. — Sttidio 1927. — L'art et les artistes 1931. [H. G.] VIC, Mery de, 1553-1622, ambassadeur du roi de France auprès des Confédérés d'août 1600 à janv. 1605. Il négocia le renouvellement de l'alliance des cantons et alliés (Zurich excepté) avec la France, jurée à Paris le 20 oct. 1602. Envoyé extraordinaire dans les Ligues grisonnes en 1601 et 1602, il avait pour mission d'amener les Ligues à accepter l'alliance sur la base de l'ancien traité, ce qui lui réussit. Par contre, l'année suivante, il ne put empêcher l'alliance des III Ligues avec Venise, conclue grâce à l'ambassadeur vénitien Padavino. Sa seconde ambassade, de nov. 1617 à oct. 1618, avait trait .m conflit des bourgeois de Neuchàtel avec Henri II de Longueville. Pour contrecarrer la politique bernoise, de Vie chercha à inciter Milan à ouvrir des hostilités contre les Ligues grisonnes, afin d'obliger celles-ci à appeler Berne à leur secours, ce qui aurait pu engager cette ville à faire des concessions au sujet de l'affaire de Neuchàtel. Les cantons protestants et les Ligues grisonnes eurent connaissance du voyage de Vie à Milan et provoquèrent son rappel. L'ambassadeur n'en continua pas moins à travailler à la cour de France contre les III Ligues ; c'est à son ressentiment qu'on attribue en partie la révolte de la Valteline en 1620. — Ed. Rott : Représ. diplom. — Le même : Mery de Vie et Padavino, dans CSG 5. — Le même : Henri IV, les Suisses et la Haute Italie. — Dierauer III. — Fr. Jecklin : Materialien. — r J. Jegerlehner : Die polit. Beziehungen Venedigs zu den II! Bunden, dans JSG 23. — J. Hurni : Le procès de
1618. [V. GlLLAKDON.]
VICANALIA, VICANALE, VIGAN ALES, et. des
l'existence des anciennes communes ou ricinanze, ,m«i conciliva e1 communantise. Sous ces dillérenl s noms, dont quelques-uns se rencontrent déjà dans les documents de l'époque franque, on désignait les terres communes lu pagus, du viens, de la civitas. de la villa et ensuite de la vieinauza. Les vicanalia étaient ordinairement constitués par des pâturages, des forêts et de terrains incultes. Le mol minutie indiqua aussi un impôt à payer par feu ou ménage. — K. Meyer : Bleuio u. Leventina. — L. Brentani : L'antica ehiesa matrice di S. Pietro in Bellinzona. — 1'. Schàfer : Dus Sottocenere im Mittelaller. — O. W'eiss : Die tessin. Lantlrogtcicii. — .\rch. stor. d. Svizzera ilaliana 1926. [C. T.]
VICARI (del Yicario). Famille tessinoise mentionnée à Comano et à Agno au XVIe s., à Locarno, Caslano et Magliaso au XVIIe s. Armoiries de la branche de Caslano :
d'azur à un dextrochère d'argeul i enanl un sceptre d'or (XVIIIe s.). — 1.
Giacomo del Vicario, de Comano, maître-constructeur en 1545 à Lugano. — 2. Francesco, d'Agno.
23 nov. 1766-17déc. 1847 à Agno, chanoine, député au Grand Conseil 1808- 1815, 1821-1839, vota en 1811 contre la cession du Sud du Tessin au royaume d'Italie. — 3. Natale, neveu du n° 2, 19 mars 1809 - 17 sept. 1895 à Agno, avocat, un des chefs du parti radical; il joua un rôle important dans tous les événements politiques du Tessin de 1830 à 1875. Député au Grand Conseil 1830-1860, 1870-1877, président 1846, 1850,
Natale Vicari.
D'après une photographie.
1855, 1872. conseiller d'État 1860-1868, député à la Diète 1845, au Conseil .les États 1850, 1858. Colonel, membre du tribunal militaire de cassation. En 1848, à la tête de la colonne Vicari-Simonetta, il combattit à Peschiera pour l'unité italienne. — 4. Cristoforo, de Caslano, 14 mai 1846-26 déc. 1913, sculpteur à Lisbonne et à Zurich. Il fil entre autres trois statues de la chaire épiscopale de la cathédrale de Lugano. — 5. Elvezio, tils du n° 4, f 3 nov. 1909 à 38 ans, ingénieur, directeur des fabriques Siemens à Berlin, fit d'importantes constructions électriques en Suisse, en Italie et au Portugal. — BStor. 1894, 1895, 1899, 1904, 1915. - AHS 1925. — Educatore 1923, 1924. — S. Dotta : / Ticinesi. — L. Brentani : Miscell. storica. — Gfr. 85.
— Arch. stor. Svizzera ital. 1929. — E. Weinmann : Gesch. Tessin. — Galli-Tamburini : Guida del Malcantone. — Art. Italie. [C. Trezzini.]
VICARINO. Famille fribourgeoise, originaire de Santino (Italie), qui se tixa à Bulle dans la seconde moitié du XVIIIe s.
avec Augustin-Antoine, droguiste, naturalisé fribourgeois et reçu habitant perpétuel de Bulle en 1785. Il fit souche de trois branches, de Romont, de Macconnens et de Fribourg. Armoiries :
d'azur à la fasce de gueules accompagnée en chef et en pointe d'une couronne d'or.
Branche, de Romont, bourgeoise de
Romont vers 1810. — 1.
César, * 14 mars 1833 à
Romont, t à Bàle 20 mars
1910, ingénieur. Il se spécialisa dans la construction
de lignes de chemins de fer
et exécuta, entre autres,
une partie de la ligne Mou-
tiers-Delémont-Bâle 1872-
1874,deRheinfelden-Prat-
teln 1870-1875, etc. Il prit
une part très active à la
construction de la ligne
du Saint - Gothard ; en
1879, il constitua avec
un groupe d'ingénieurs et
d'entrepreneurs la Société
de construction Fliïelen-
( rôschenen, qui exécuta les
travaux de la rampe Nord
de la ligne, d'une longueur
de 36 km. Fixé à Bàle en
1877, il devint bourgeois
de cette ville et fut élu en 1881 au Grand Conseil. —