‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 53 sur 213 · VICAT · texte numérisé non relu

VICAT

VICOSOPRANO

et administrateur-délégué de la Compagnie générale électrique. Auteur de multiples inventions dans le domaine de l'électricité et des chemins de fer. — 5. Fernand, fils du n° 1, consul de Suisse à Nice, depuis

Branche de Macconnens, bourgeoise de Fribourg en 1820. — Jean -Frédéric -Auguste, 25 juin 1826- 12 mars 1905 à Fribourg, directeur de la Banque cantonale 1864-1871, de la Caisse hypothécaire 1871-1879, juge au tribunal de la Sarine 1888-1894. — A. Ramiy : Livre d'Or. — Bull. Soc. frib. des ing. et arch. III, 128. — Étr. frib. 1911, 1915-1916. 1918, 1928. — Revue des familles 1917, p. 598, 635. — Archives de l'État et de la ville de Fribourg. [G. Cx.]

VICAT. Famille originaire de Roybon en Dauphiné, fixée à Morges (Vaud) en 1687, devenue bourgeoise d'Aigle avant 1715, de Nyon et de Genève. — 1. Béat- Philippe, 1715-1770, professeur de droit à l'académie de Lausanne 1741-1770, a publié le catalogue de la bibliothèque académique et d'autres ouvrages. Sa femme — Catherine - Elisabeth, née Curtat, esl l'auteur d'observations sur les abeilles. — Voir Livre d'Or. [M. R.]

VICEDOMINI (Visdomini). Famille noble éteinte du Sud de la Rhétie ; elle tenait son nom de la charge de lieutenant du vidomne de Côme, qui lui fut confirmée par l'empereur Otto II. Elle jouissait d'importants fiefs impériaux et de privilèges en Valteline, plusieurs fois confirmés par les III Ligues. Deux frères Vicedomini furent évêques de Côme et Avellino. Les diverses branches de la famille en Valteline, à Traona, Cosio et Morbegno, passèrent en partie à la Réforme. Les III Ligues accordèrent par la suite la bourgeoisie à quelques branches protestantes des Vicedomini, en reconnaissance de services rendus en assistant les magistrats grisons dans les pays sujets. D'autres branches s'établirent à Chiavenna, Castasegna , Sils. Celerina et durant quelque temps aussi à Fùrstenau et Coire. — Neuer Èammler 1808, p. 204, avec bibliogr. — P. N. v. Salis : -Famitït Salis. — Damiani, dans Periodico... Como X. 1893, p. 119. — LL. [J.-M. Conrad v. Baldenstein.]

VICH (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Corn, et Vge. En 1164, Vizo ; en 1205, Viz (on prononce encore Yiz). Localité romaine sur la route de l'Étraz. Un milliaire, rplacé autrefois à la limite des communes de Vich e1 ■de Begnins, rappelait le souvenir de la restauration ■de la route au temps des empereurs Tribonien et Volusien (251-254). On a trouvé aussi les restes d'une grande villa, une statue de Minerve, des monnaies en divers ilieux, allant jusqu'à Dioclétien. Dans un lieu dit : le ■« Clos de Payerne », des pierres erratiques portent, l'une sept écuelles, l'autre onze. Ce « Clos de Payerne » rappelle le souvenir d'une ancienne possession du couvent de ce nom. Les Begnins ayant donné en 1164 l'église Saint-Martin de Vich aux moines de Bonmont, ceux de Payerne leur en disputèrent la possession ; l'évêque de Genève trancha en faveur de Bonmont. Des Begnins, le patronat de l'église passa aux seigneurs de Prangins, et l'histoire du village est englobée dans celle de la seigneurie. Registres de baptêmes dès 1074, de mariages dès 1706, de décès dès 1748. —DHV.— D. Viollier : Carie archéol. [M. R.]

VICINANZA (VICINIA, concilium). Noms de l'ancienne commune bourgeoise au Tessin, appelée patriziato à partir de la révolution française. La vicinanza subsiste encore aujourd'hui, avec sa propre administration autonome dans une grande partie des communes tessinoises (202 en 1922). Quoique l'origine de la vicinanza soit encore objel de discussion, on peut considère] comme 1res probable qu'elle est la continuation des anciens pagi et vici, sur lesquels s'établit l'autonomie communale vers le XP et le XIIe' s. La vicinanza s'est souvenl subdivisée en degagne, squadre, terre, frazioni avec une certaine autonomie administrative locale. La vicinanza avait à sa tête un ou plusieurs consuls : dans certains endroits le consul étail appelé podestat ou vicaire. L'organe souverain de l'administration communale étail l'assemblée îles vicini, dite aussi vicinantia ou concilium générale, constituée par un représentant, homme ou femme, de chaque ménage. Cette assemblée

se réunissait ordinairement deux fois par an. Les membres de la vicinanza étaient appelés vicini ou burgenses (bourgeois) et étaient, à l'origine, les propriétaires de maisons et de terres, qui payaient les impôts et avaient droit à la jouissance des terres communes. Le fait d'habiter dans la commune et d'y avoir des immeubles donnait le droit de vicinanza. Plus tard, on distingua les habitants venus du dehors ou forenses, qui n'étaient pas considérés comme vicini. La vicinanza dès lors se ferma, dans les vallées supérieures du Tessin du XIIe au XIVe s. et dans le reste du territoire tessinois du XVe au XVIe s. — K. Meyer : Blenio u. Leventina. — Le même : Die Capilanei von Locarno. — P. Schàfer : Das Soltocenere im Mittelalter. — A. Martignoni : Schéma storico giuridico del patriziato ticinese. — O. Weiss : Die tessin. Landvogteien. — Arch. sloi . Svizzera ilal. 1926. — LL. — A. Cattaneo : / Leponti. — G. Rigolo : Scandaglio historico. — Art. Bourgeoisie (Tessin). [c. Tbezzini.]

VICO, Giovanni de, architecte, dit de Lugano, cité en 1491 comme travaillant à la construction du palais du podestat à Gubbio. Il est probablement identique à Giovan-Domenico de Vico, maître-constructeur qui s'engagea en 1487, avec un camarade, à construire le palais communal de Jesi, que des troubles politiques empêchèrent de construire, et était en 1491 à Gubbio. On ne saurait dire si Vico indique Vico-Morcote ou une autre localité de la région de Lugano. — SKL. — G. Merzario : / Maestri comacini. [C. T.]

VICO, Pietro, résident vénitien à Zurich d'avril 1617 à septembre 1620 ; il négocia une alliance entre Venise et Zurich et obtint des troupes pour Venise. — Domenico, résident vénitien à Zurich d'octobre 1036 à avril 1640, lors des troubles grisons, puis de novembre 1641 à avril 1644 pour négocier au sujet d'une m i - - 1 . ■ i avec les cantons catholiques. — Ed. Rott : Représ, dipl. IV, V et VI. — V. Cérésole : La rép. de Venise et les Suisses, p. 141, 142, 148. [E. D.]

VICO-MORCOTE (C. Tessin, D. Lugano. Y. DGS). Coin, et paroisse. En 1022, Vico Morcao ; 1395, Vicomorchote ; 1458, Vicomurco ; 1591, Vico Murco. Le village fit partie du concilium de Morcote avec Carabbietta et forma avec Morcote une des communes séparées ou privilégiées. Le village devait contribuer à l'entretien de l'église de Saint-Laurent de Lugano et se racheta de cette obligation en 1636. En 1591 on mentionne l'école tenue par le curé. Au spirituel, Vico-Morcote suivit d'abord le sort de Morcote ; il s'en détacha pour former une paroisse en 1582. L'église des saints Fidèle et Simon est mentionnée en 1591 et fut reconstruite en 1605. Population : 1591, environ 120 hab. : 1801, 131 ; 1930. 135. — S. Monti : Alti. — BStor. 1926. — Monitore di Lugano 1921-1923. — L. Brentani : Lugano e il Ceresio.

— J.-R. Rahn : Wanderungen. — E. Maspoli : La Pievi d'Agno. — G. Casella : Carona, Morcote e Vico-Mora U

— t). Weiss : Dit trssin. Laii-drogteien. — Rivista arch. com. 1914. — P. Schàfer: Das Sottocenere im Mittelalter. — Art. Morcote. [c. t.]

VICO-PISANO, Roger, évêque de Lausanne.

Voir Roger.

VICOSOPRANO (VESPRAN) (C. Grisons, D. Maloja. Cercle Bregaglia (du lat. viens supremus) V. DGS). \ et paroisse avec les hameaux de Poncello et Rotticcio. L'évêque de taure, Berthold et Matthieu Yisconti firent la paix le 8 oct. 1293 au palasio apud Vicosopranum (Cod. dipl. 1 1 p. 79). De toute ancienneté, le village fut le cheflieu du val Bregaglia ; l'évêché y possédait un château (Cod. dipl. IV, p. 14). La tour carrée fut relevée en 1583 pour y enfermer des criminels, puis plusieurs fois transformée. Lorsque l'ancienne juridiction de la 11 glia eut été divisée en deux : Ob-Porta et Unter-Porta. Vicosopra.no fut rattachée à la première et resta le siège de la haute-juridiction, qui continuait d'embrasser toute la vallée. Son église St. Cassian était la principal» annexe de Santa Maria à Castromuro. centre ecclésiastique de toute la vallée. La paroisse de Vicosoprano adopta déjà la Réforme en 1533, grâce à l'activité du dominicain Barth. Maturus qui avait abjuré le catholicisme. St. Cassian sert encore d'église mortuaire : un nouveau lieu de culte a été inauguré en 1761 dans la

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