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plus grande partie du village. Casaccia fut détaché en 1745 de Yicosoprano, lequel se partagea le reste du territoire d'Ob-Porta avec Stampa en 1859. Registres de oaissances dès 1761, de mariages dès 1762, de décès dès 1761. — Art. Bregaglia. — Regesten der Gem. Vicosoprano. — E. Pôschel : Burgenbuch. — E. Camenisch : Reformation. — A. Niischeler : Gotteshâuser. ■ — Vittore Vassali : Das Hochgericht Bergell. — E. Lechner : Das i'nl Bergell. — G. Leonhardi : Die prot. Kirche im Bergell, dans l>cr ivahre Protestant, 1856. [L. J.]
VICQUES (ail. WlX) (G. Berne, D. Delémont. V. DOS). Com. et Vge paroissial. En 866, Vicum : 1141, Vich ; 1308, Vix ; 1435, Vicq. Une localité romaine a certainement existé en ce lieu (latin : Vicus), car on j a retrouvé des villas, des restes d'édifices, des remparts, des fragments de vases, des tuiles, des monnaies qui prouvent que ce village existait probablement déjà dès le débul du christianisme. En 866, le roi de Lorraine, Lothaire, confirme à l'abbaye de Moutier-Grandval la possession de Vicques avec sa chapelle. En 1148, la même abbaye y avait les trois quarts de la dîme. La paroisse était également fort ancienne. Courchapoix y était rattaché et en fut séparé en 1764. L'église, dédiée à saint Valère, évêque, et dont on ne connaît pas la date de la construction, fut démolie en 1725 et reconstruite en 1727. La collation appartenait à l'évêque de Bâle. De Vicques dépend le hameau de Recolaine, autrefois village, mentionné pour la première fois en 1435. Population : 1764, 323 hab. ; 1930, 762. — Trouillat. — Vautrey : Notices V. — A. Daucourt : Diet. VIII. [G. A.]
VICTI (VlCTICH, Victil). Famille genevoise originaire des pays allemands. — 1. Jean, surnommé parfois l'Allemand, Dr med., reçu bourgeois 1487. GalilTe le dit aussi médecin du duc de Savoie, f entre 1517 et 1529.
— L. Gautier : La médecine à Genève dans MDG XXX.
— 2. Conrad, du diocèse de Constance, reçu bourgeois 1511, du Conseil des Cinquante 1527, des Soixante dès 1528. L'un des 5 notables désignés pour procéder à l'organisation de l'Hôpital général des pauvres 1535. Vivait encore en 1542. — L. Gautier : L'Hôpital général de Genève. — Gai. mns. — R. C. — Archives d'État Genève. [André Duckert.]
VICTOR. Famille originaire de Froideville (Vaud), reçue à l'habitation à Genève en 1740, reconnue citoyenne en 1792. Elle compte — Jean-Salomon, 28 nov. 1755 - 1er avril 1814, joaillier, membre du Comité de sûreté et de l'Assemblée nationale 1793, de la Commission révolutionnaire 1794, juge de paix 1794, administrateur 1795-1797, de l'État-major de la place 1796-1797. Commissaire de police pendant le régime français. — L. Sordet : Dict. mns. • — Burnet : Le premier h /h/mal révolutionnaire genevois, dans MDG XXXIV.
— Archives d'État Genève. [H. G.] VICTOR IDES. Famille rhétique ou plutôt franqtie,
qui, du commencement du VIIe à la fin du VIIIe s., a donné naissance à de nombreux seigneurs de la Rhélie et à une lignée d'évêques de Coire, qui se sont suivis non par droit de succession, mais par élections populaires, confirmées par les rois francs. Le dernier de la série, Tello, a probablement réuni en sa personne la double dignité de président de la Rhétie et d'évêque. — W. v. Juvalt : Forschungen iiber die Feudalzeit, p. 69. — U. Stutz : Karts des Gr. Divisio von Bistum u. Grafschafi l'.liur. — K.-E. Winter : Der Kulturkreis der Viktoriden, dans BM 1927, p. 322. — [C. J.] — Victor I, évêque de Coire vers 614, assista à un synode à Paris. C'est sous son épiscopat que se place l'évangélisation des saints Colomban et Gall. — Victor II, évêque, fondateur du couvent de Cazis vers 700. f 21 novembre 714. — J.-G. Ma ver : Bistum Chu.r I. — J. Simonet : Rsetica VariaW. — Victor III, abbé de Pfâfers, évêque de Coire. A son époque, le président de la Rhétie était Hunfried auquel succéda Roderich, qui porta la main sur les biens ecclésiastiques, pilla et dévasta de nombreuses églises. L'évêque Victor fit, à trois reprises, appel à l'empereur. Sa deuxième requête contient de nombreux renseignements sur la situation antérieure du diocèse. Sur plus de 250 églises, Roderich avait tout détruit, jusqu'à 5 baptistères et 25 chapelles ; il avait
également anéanti les 5 corps de saints ; des 5 monastères, seuls subsistaient deux couvents de religieuses En 829, Victor envoya à l'empereur son vicaire Verendar, porteur d'une nouvelle requête. En 831, il reçut un acte d'immunité, fondement de l'État épiscopal autonome. — J.-G. Mayer : Bistum Chu.r I. [J. Simonet.]
VIDAME (Vicedominus, vidomne). Le terme français de vidame est usité dès le XIIIe s. La fonction du vidame est désignée par les termes de vicedominatus, vicedominium, vidamie, vidomnat. Le domaine qui appartient au vidame, en cette qualité, a porté les noms de vidamée, puis de vidame. Ha existé diverses sortes de vicedomini ; les Golhs nommaient ainsi certains fonctionnaires qui régissaient les domaines royaux (Marini : / papiri diplomatici, p. 128. — Mommsen : Ostgothisi In Siiiiliru. dans Neues Archiv der Gisellsrhaft fur ait. deutsche Geschichtskunde XIV, p. 464. — Cassiodori Variarum V, 14, dans Mon. Germ. A A. XII, p. 151). Quelques seigneurs laïcs eurent aussi parfois des vicedomini ; ce terme avait alors le sens général de lieutenant, représentant (Du Cange : Gloss. mediœ et infimie latinitatis, V° Vicedominus). Le comte de Genevois en eut au XIIe s. (MDG II, 2e part., p. 23) ; le comte de Savoie, à Aigle (MDG VIII, p. 229), à Moudon. L'office de véhier des Dauphins de Viennois serait équivalent au vidomnat (Valbonnais : Hist. de Dauphiné I, p. 147). On a cherché aussi à assimiler le vicecomes et le vicedominus. — Vaissète : Hist. du Languedoc I, p. 866. — Sohm : Diefrànk. Reichs- u. Gerichtsverfassung, 515. — Beauchet : Hist. de l' organisation judiciaire eu. France, p. 206. — Glasson : Ilisi. du droit et des institutions de la France II, p. 473. — R. de Lasteyrie : Étude sur les comtes et les vicomtes de Limoges, p. 50. — Félix Senn : L'institution des avoueries ecclésiastiques en France. p. 61, note 1.
Mais ce qui nous importe surtout, ce sont les vicedomini des évêques. Dès le VIe s., on trouve l'institution des vicedomini en Occident. Sous le pontificat de Grégoire-le-Grand, il est décidé que tout évêque doit se choisir, parmi le clergé, un vicedominus, dont le rôle est A'episcopium disponere, soit surtout d'administrer la maison de l'évêque et de recevoir les hôtes ; il participe aux actes d'administration de l'évêque. Il décharge ainsi l'évêque des soucis matériels qui l'empêcheraient de remplir tranquillement ses devoirs de pasteur. Cette institution semble avoir été créée à l'imitation de celle des œconomi du monde byzantin.
Les Carolingiens voulurent transformer cette institution. Charlemagne tenta de faire du vicedominus un officier épiscopal placé sous le contrôle de la puissance publique et assurant les relations entre l'État et l'évêque immuniste. Il a auprès des évêques le rôle que Vadvocatus joue pour les monastères ; avec cette différence que Vadvocatus est un laïc, tandis que le vicedominus reste, comme précédemment, un ecclésiastique. Les vicedomini continuent, vraisemblablement, à remplir les fonctions prévues par les décrétales des papes e1 les canons des conciles, mais, ceux des évêques immunMeexercent, en plus, au sein de l'immunité, un pouvoir de juridiction comme représentants de l'évêque et, en partie semble-t-il, la districtio ou pouvoir de contraindre. Comme tels, ils sont nommés par l'évêque avec le concours du comte et du peuple ; ils sont sous le contrôle des missi dominici et peuvent être révoqués.
Mais cette tentative des Carolingiens échoua. Les vicedomini, d'une part, dépendaient trop des évêques pour devenir vraiment des officiers publics ; d'autre part, leur caractère ecclésiastique les empêchait de se mêler activement des negotia ssecularia (justice e1 districtio). Aussi, après l'an 809, les vicedomini ne sont plus considérés comme des agents de l'immunité, mais seulement comme des ecclésiastiques remplissant les fonctions qui leur avaient été imparties par le droit canonique. L'ad.voralus cyiscofii laïc se substitua alors au vicedominus comme représentant judiciaire de l'évêque, chargé de la défense de ses intérêts matériels devant tous les tribunaux, et comme juge sur le territoire de l'immunité.
Le vicedominatus subit une transformai ion profonde sous le régime féodal. D'après Senn (L' Institution des