VIENNE (CONGRÈS DE
Peter Yieli fn° 12).
D'après un portrait à t'huile.
commission militaire, colonel, député à la Diète de Lucerne 1839. — 13. Georg-Anton, 1810-1857, petitfils du n° 9, Dr med., médecin militaire au service
du pape, landammann du Lugnez. — 14. Ludwig, 28 août 1808 - lOjuin 1867, fils du n° 10, avocat à Coire, landammann des juridictions de Rhàziïns et Cazis, député au Grand ( Conseil, vice-landammann des Ligues, juge 1848 et 1850, député à la Diète 1835, 1837, 1844-1845. au Conseil des États 1851, 1857, 1859, 1864. -- 15.
l'i in;.* 26 déc. 1852, flls du n" 12, copropriétaire du Bilndner Tagblatt, administrateur épiscopal, député au Grand Conseil. — 16. Balthasar-Anton, 22 sept. 1848 - 3 oct. 1926, fils du n° 14, avocat, député au Grand Conseil, président 1895, juge de districl et juge cantonal jusqu'en 1903, conseiller d'Étal 1903-1908. Auteur d'une Gesch. der Herrschaft Rhàziïns bis zur Uebernahwe dnrch Œsterreich, 1889, et d'une généalogie de la famille Yieli. — 17. Josef-Christian, * 4 avril 1884, petitfils du n° 10, Drjur., avocal . député au Grand Conseil et président 1924, conseiller d'État depuis 1926. - 18. Raimund, * 15 févr. 1895, fils du n° 16, Dr phil., professeur à l'école cantonale de Coire, auteur d'un dictionnaire allemand - rhétoromanche et rhétoromanche - allemand en préparation, et de nombreux travaux sur la langue et la littérature rét horomanches.
Une branche des Vieli de Vais, établie à Roveredo, a donné : — 19. Francesco-Dante, * 1883, Dr phil., auteur d'une étude -m le poète national rhétoromanche G.-C. Muoth, Genève l!tl9, et d'une histoire du val Mesocco : Storia delta Mesolcina, 1930. — Voir en général B. Yieli : Généalogie der Famille Vieli in Vais, Cumbels und Rhà-
; a us [Oscar Alig.]
Philipp, de Vais, 1842 - 7 mai 1895, professeur à Schwyz 1868-1877, à Fribourg 1877-1884, recteur à Schwyz 1884-1895, chanoine de Coire. — Yoir J. Si-
in it : Die Weltgeistlichen. — Bundn. Tagblatt 1895,
II" 109 [J. Simonet.]
VIENNE (VlENNY). Familles fribourgeoises originaires : l'une de Granges (Veveyse) mentionnée au début du \\ 11'' s. sous les noms de Vianne et Viany, qui prit celui de Vienne dès la fin du XVIIIe s. ; des rameaux furent reçus à Attalens vers la fin du XVIIe s. et à Vuadens : les autres, de Progens, citée, en 1631, sous le nom de I ianet, el de Bouloz, sous celui de Vianny, en 1685 ; ces dernières adoptèrent le nom de Vienny vers le milieu du XVIIIe s. — André, de Granges, * 1898, prêtre 1922, curé d'Orbe depuis 1924 ; l'un des promoteurs du mouvement scout catholique en Suisse romande et fondateur, avec l'abbé Weibel, de l'Association des éclaireurs catholiques de la Suisse romande 1926 ; rédacteur de son organe Entre nous. Aumônier-chef des troupes. — Catalogue du clergé 1925. — Archives d'État Fribourg. [fi. Cx.]
VIENNE, Jouit de, évêque de Bâle 1365-1382, d'une famille de Bourgogne ;> il fut d'abord archevêque de
Ludwig Vieli (n° 14).
Besançon et évêque de Metz, puis fut placé par le pape à la tête de l'évêché de Bâle. Ses efforts en vue de redevenir le maître absolu de la cité le placèrent sous la dépendance de l'Autriche, et, d'autre part, ses querelles avec la noblesse des environs augmentèrent de plus en plus ses obligations financières envers la bourgeoisie de Bâle. Il hypothéqua à la ville le droit de péage en 1373 et à l'Autriche le Petit-Bâle en 1375. Les invasions des Gugler survinrent, puis des démêlés entre l'évêque et son chapitre. Il chercha à dissoudre l'alliance de Bienne avec Berne, ce qui lui valut une guerre avec cette dernière. — L. Vautrey : Hisl. des évêques de Bâle. — V. Rossel : Hist. du Jura bernois. — R. VVackernagel : Gesch. der Stadl Basel. — A. Heusler : Verfassungsgesch. der Stadt Basel. [C. Ro.]
VIENNE (CONGRÈS DE). Cet te réunion diplomatique, ouverte le 3 nov. 1814, en application d'un article de la paix de Paris du 30 mai 1814, avait la difficile mission de substituer un ordre nouveau et aussi durable que possible au régime politique créé par la Révolution française et Napoléon. La Suisse, préservée comme par miracle d'une destruction totale, dut se faire représenter, elle aussi, dans cette grande négociation des pays el des souverains. Elle avait un certain nombre d'intérêts territoriaux directs à défendre (évêché de Bâle. Neuchâtel, Genève, Valais, Chiavenna, Valteline, Bormio) ; d'autre part, incapable de surmonter par ses propres forces les troubles internes issus de la fin du régime de l'Acte de médiation, ayant oublié les dures expériences de 1798. elle dut faire, une fois encore, appel à la médiation des puissances étrangères. L'existence même de la Confédération des XIX Cantons, remplaçant celle des XIII Cantons souverains, n'avait pu être préservée contre les assauts des éléments réactionnaires, inspirés par Berne, que par une résolution décisive des Alliés en faveur du nouvel état. C'est de la même manière sommaire que les vœux et les requêtes des délégués suisses à Vienne furent examinés et tranchés définitivement par une commission spéciale de 5 membres, désignée par le Congrès, peu après son ouverture. La situation était pour la Suisse d'autant plus défavorable que les délégués nommés par la « Longue Diète », Hans Reinhard, de Zurich. Johann-Friedrich Wieland, de Bâle. et Jean de Montenach, de Fribourg, n'étaient pas unis, perdant ainsi toute autorité pour représenter les intérêts extérieurs de la Suisse ; ils étaient, en outre, gênés dans leur action par les visées particulières et les intrigues des délégués envoyés par des cantons, des régions el des \ illes. Parmi ces délégués étaient présents à Vienne : Laharpe et Rengger, pour les nouveaux cantons de Thurgovie. Argovie, Yaud. Saint-Gall et Tessin, le conseiller bernois Zeerleder, pour Berne, Zoug et Uri, le conseiller Heilmann, pour Bienne, deux délégués du Jura et l'abbé Pankraz Vorster au sujet du rétablissement des principautés ecclésiastiques de Bâle et de Saint-Gall, quatre délégués des Grisons et trois autres, notamment Pictet de Rochemont, pour Genève. — En mars 1815, le résultat des négociations, qui traînèrent en longueur, mais furent ensuite précipitées par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe, fut finalement le suivant : le Congrès écarta les prétentions de la Suisse (spécialement représentées par les délégués de la Diète) sur Constance, le Pays de Gex, Chiavenna, la Valteline et Bormio. l'enclave de Campione et les villages de Gailingen, Bùsingen et Jestetten : il écarta également les prétentions des anciens cantons souverains de Berne sur F Argovie et Yaud. d'Uri sur la Léventine, de Schwyz et Glaris sur Uznach, Gaster et Sargans, des Grisons sur Chiavenna. la Valteline et Bormio ; il écarta enfin les demandes tendant au rétablissement des deux principautés ecclésiastiques de l'évêché de Bâle et de l'abbaye de Saint-Gall, tout en stipulant des indemnités pour leurs précédents possesseurs. Des anciens territoires de l'évêché de Bàle. le district de Porrentruy et Bienne furent attribues au canton de Berne, le Birseck au canton de Bàle, des droits de juridiction sur Lignières au canton de Neuchâtel, la vallée îles Dappes au canton de Vaud, Rhâziins au canton des Grisons. Les Genevois, dont les délégués avaient représenté avec une habileté particulière et une persévérance admirable, les intérêts qui leur avaient été
VIENNOIS
VIENNOIS
confiés, ne reçurent, sur le moment, que l'établissement de la franchise douanière de Genève avec Vaud sur la route française de Yersoix et l'assurance que leurs prétentions relatives à un agrandissement raisonnable du territoire genevois seraient soutenues. — L'acte du 20 mars L815, réglant ces dispositions, portait la reconnaissance par les cinq grandes puissances, l'Autriche, La Prusse, la Russie, l'Angleterre et la France, auxquelles s'adjoignirent l'Espagne, le Portugal et la Suède, de la Confédération inviolable des XIX Cantons, ainsi que l'admission dans la Confédération des nouveaux cantons du Valais, de Neuchâtel et de Genève. Cette reconnaissance fut encore confirmée par un acte additionnel du 29 mars, qui ne fut signé qu'après de vives objections de Talleyrand e1 du représentant du gouvernement sarde, qui s'opposaient à toute cession de territoire à Genève, i e1 acte additionnel apporta à Genève les rives du lac entre Vésenaz et Hermance, ainsi que 10 communes de La rive gauche de l'Arve, avec Veyrier et Carouge. enfin la route de la rive Sud du Léman fut affranchie de douane comme celle de Versoix, et le Chablais et le Faucigny furent compris dans la neutralité suisse. Toutes ces décisions du Congrès furent consignées dans I \i if final du Congrès de Vienne, du 6 juin 1815, et adoptées sous cette forme par la Diète, le 12 août, non sans de nombreuses objections. — Bibliographie. Les ouvrages généraux de J. Dierauer, W. Œchsli et E. Gagliardi. — DHBS, Art. Gex, Savoie, Valteline. ZONES. — Fr. Vischer: Zut Geseh. der Zonen v. Gex u. Hochsavoyen, dans BJ 1922. [R. Thomen.]
VIENNOIS (Comtes et dauphins de). Les dauphins de Viennois jouèrent un rôle important dans le bassin du Léman aux XIIIe et XI V'- s. ; à ce point de vue, une partie de leur histoire intéresse la Suisse. — 1. Guigues VII, comte d'Albon et dauphin de Viennois, 1237-1269, épousa, à la suite d'une promesse faite en 1241 par Aimon, seigneur de Faucigny, la petite-fille de ce dernier, Béatrix, fille de Pierre de Savoie, le Petit Charlemagne, et d'Agnès de Faucigny. Béatrix devint la Grande dauphine (f 16 ou 21 avril 1310).— Le Petit Charlemagne, par testament du 7 mai 1268, légua à la Grande dauphine, son unique enfant, le Faucigny, ses terres dans le Genevois, dans le Pays de Vaud jusqu'à Montreux et en «Allemagne». Le reste de ses États revenait à son frère Philippe, qui devint comte régnant de Savoie, Xl'ih'S de Faucigny, veuve de Pierre II, partagea aussi son héritage (9 août 1268) entre sa fille Béatrix, sa sœur Béatrix, dame de Thoire et Villars, et son frère, Simon de Joinville, seigneur de Gex ; ce dernier devait se reconnaître vassal de la Grande dauphine, dame de Faucigny. La dauphine possédait ainsi une bonne partie des domaines que Pierre de Savoie avait acquis : ils passèrent ensuite à ses héritiers. Ce fut l'occasion de longues luttes entre les dauphins de Viennois, d'une part, les comtes de Savoie, les sires de Thoire- Villars, les seigneurs de Gex, les comtes de Genevois
— ennemis de la Savoie — d'autre part. Après une première lutte, une sentence arbitrale de 1271 força la Grande dauphine à céder à sa tante Béatrix de Thoire- Villars, les châteaux d'Hermance, d'Aubonne et presque tous les fiefs qu'elle avait dans le Pays de Vaud ; la dame de Thoire-Villars devait, pour ces biens vaudois, rendre hommage au comte Philippe de Savoie.
— 2. Jean I, fils du n° 1, comte d'Albon, dauphin de Viennois, 1270 - 24 sept. 1282, profita, avec sa mère, de la guerre entre la Savoie et le roi Rodolphe de Habsbourg. Il conclut, ainsi que la Grande dauphine, une alliance à Yersoix (2 juin 1282) avec Amédée II, comte de Genevois, et Robert de Genève, évoque de Genève. Béatrix, par ce traité, rétrocédait au comte de Genevois tout ce qui lui avait été enlevé par son père Pierre de Savoie, notamment le château du Bourg-de-Four, à Genève, celui des Clées, et Rue ; il faut noter que la Grande dauphine ne possédait pas ces domaines, qui axaient été légués par Pierre II à son frère Philippe (14 mai 1268). Le dauphin mourut peu après cet accord. Avec lui finit la deuxième race des dauphins. — 3. Humbert I, baron de la Tour du Pin et Coligny, époux d'Anne, fille aînée de Guigues VII devint dauphin (1282 - 18 avril 1307). A partir de ce moment, on peut
compter huit guerres entre les dauphins et les comti de Savoie.
^rc guerre. La Grande dauphine, son second mari. dasion, vicomte de Béarn, et Amédée l l. comte de Genevois, s'allièrent à Chatillon-sur-Cluses (1285) contre Amédée V de Savoie. Ce dernier prit les devants ; il s'entendit avec les citoyens de Genève, qui se constituèrent en commune ; pour attirer son frère Louis à lui, il lui céda le Pays de Vaud en apanage. Dans les hostilités qui suivirent, Amédée V s'empara du château épiscopal de l'Ile à Genève. Les alliés durent faire la paix (1287) ; l'évèque de Genève, Guillaume de Conflans, reconnut le vidomnat à Amédée V (1290).
2e guerre. Le dauphin Humbert et le comte de Genevois reprirent alors les armes ; ils attaquèrent en vain Genève (1291). La Grande dauphine dut même reconnaître tenir en fief d'Amédée V le Faucigny (1293) et les terres qu'elle avait de Seyssel à Fribourg (1294) ; Humbert I déclara qu'il n'avait aucun droit sur les terres ainsi cédées. La Grande dauphine remit ensuite l'administration du Faucigny à son petit-fils Hugues et se retira dans la chartreuse de Mélan.
3e guerre. De part et d'autre, on se préparait à reprendre la lutte en construisant des châteaux. Edouard, fils aîné d'Amédée V, s'empara aussitôt du château de Lullin (1305), que Hugues de Faucigny venait de construire. Les citoyens de Genève, prenant le parti de la Savoie, se révoltèrent contre l'évèque Aimon du Quart. Le comte de Genevois et Hugues dauphin, qui tentèrent de s'emparer de la ville, furent battus au combat de la porte d'Ivoire par les citoyens (6 juin 1307). En 1308 eut lieu la bataille d'Allinges. Les efforts du pape Clément V pour rétablir la paix n'aboutirent qu'au début du règne de — 4. Jean II, fils du n° 3 (1307- 1319). Amédée de Genevois, la Grande dauphine et Hugues de Faucigny signèrent des traités dans lesquels le dauphin était implicitement compris (16 août. 23 oct. et 16 nov. 1308).
4e guerre. De 1312 à 1314, une nouvelle guerre eut lieu. Guillaume III, comte de Genevois, se reconnut \ assal du dauphin pour toutes ses terres (1316). Jean II. malade, remit la régence, pendant la minorité de ses fils, à son frère Henri, évêque élu de Metz ; puis alla à Avignon ; f à Pont de Sorgues en mars 1319. , 5. Guigues VIII, fils du n° 4, 1319 - 29 juil. 1333. Edouard, fils d'Amédée V de Savoie, profita de sa minorité, il s'empara du château du comte de Genevois au Bourg-de-Four à Genève et le détruisit. Cela provoqua une 5e guerre qui se termina par la paix de Gentilly, près Paris (1322). Hugues de Faucigny céda, pendant ce temps, sa baronnie à ses neveux, à condition qu'elle appartiendrait toujours au dauphin (1321) ; il s'en réserva l'usufruit sa vie durant.
6e guerre. Edouard de Savoie alla attaquer le château de Varey ; celui-ci appartenait à Hugues de Genève, seigneur d'Anton, frère puiné du comte Guillaume III de Genevois, et vassal du dauphin. Edouard fut complètement battu par Hugues de Faucigny et par Amédée III de Genevois à Varey (7 août 1325). L'évèque de Sion s'allia alors avec le dauphin. La médiation du roi de France, Philippe VI de Valois, fit conclure la paix (1328).
7e guerre. Les hostilités reprirent déjà en 1330, contre le comte de Savoie, Aimon-le-Pacifique. Le dauphin fut tué d'un coup d'arbalète au siège du château de la Perrière (1333). — 6. Humbert II, frère du n° 5, baron de Faucigny depuis 1328, était alors à Naples quand il devint dauphin de Viennois. Le Conseil de régence qui s'était constitué, conclut, sous les auspices du pape, une trêve avec la Savoie. Elle fut transformée en paix le 7 mai 1334 ; le comte de Savoie dut renoncer à la suzeraineté du Faucigny, qu'il avait depuis 1293 ; il fui dédommagé en argent. Les questions de limites furenl réglées. Pierre de Faucigny, évêque de Genève, transféra pour sa part à Humbert tous les droits qu'il avait comme évêque sur le comte de Genevois.
Humbert II, ayant perdu son lils en 1338, chercha un successeur. Dès 1343, il négocia avec la France ; il fut stipulé1 qu'un des fils du roi de France deviendrait dauphin à la mort d'Humbert. Mais ce dernier se décida
VIENNOIS
VIEUSSEUX, VIEUSSIELX
à entrer en religion ; un dernier traité régla le transfert (1349). Humbert abdiqua, devint dominicain, patriarche d'Alexandrie, administrateur perpétuel de l'archevêché de Reims, f 1355. C'est la fin de la troisième race des dauphins de Viennois.
7. Charles, le futur Charles V de France, devint souverain du Dauphiné, du Faucigny (avec Hermance) (16 juil. 1349 - 8 avril 1364). De nouvelles hostilités avec la Savoie aboutirent au traité de Paris du 5 janv. 1355 : des territoires étaient échangés ; la France cédait pour sa part à Amédée VI le Faucigny avec ses annexes, notamment Hermance : l'hommage du comte de Genevois était transféré à Amédée VI, qui, en revanche, se reconnaissait vassal du dauphin pour le Faucigny. — A partir de ce moment, l'histoire des dauphins n'intéresse plus le pays romand.
Bibliographie. Valbonnais : Hist. du Daupliiné. — U. Chevalier : Inventaire des archives des Dauphins de Viennois. -- Regeste genevois. - - Emile Plaisance : Hist. des Savoyens, dans MDS 48. — Ed. Mallet : Du pouvoir que la maison de Savoie a exercé dans Genève, dans MDG VII, VIII. — F. De Crue : La guerre féodale de Genève. — Documents, dans MD CI. — Ed. Mallet : Aimon du Quart et Genève, dans MDG IX. — P. Luilin et Ch. Le Fort : Documents relatifs à l'hist. de Genève de 1312 à 1378, dans MDG XVIII. [H. Grandjean.]
VIENNOIS (VlENNESll). Famille genevoise dont on ne trouve pas la date de réception à la bourgeoisie. .Armoiries : trois étoiles de six rais, deux et une (émaux inconnus). — 1. Claude, notaire, secrétaire ducal et épiscopal. Il est. mentionné dans les RC à partir d'avril 1459. D'après l'accord de Fribourg du 4 mars 1477, il devait être un des Genevois qui serviraient d'otages jusqu'au payement de la contribution de guerre aux Suisses, f av. le 2 juil. 1484. — 2. André, notaire 1482, secrétaire ducal 1494, vice-trésorier épiscopal 1498 ; a été aussi secrétaire épiscopal : il est difficile de le distinguer du n° 5. f avant le 16 avril 1528. — 3. CLAUDE, fils du n° 1, secrétaire épiscopal 1504, lieutenant du vidomne 1507. — 4. Fram OIS, lits du n" I, bourgeois de Genève, notaire, testa en 1513. t av. 1521. — 5. André, fils du n° 4, citoyen de Genève, secrétaire épiscopal jusqu'en 1535, notaire 1531-1544. En 1533, Jean Portier lui amodia pour un an et demi l'office du vicariat et de l'inquisition de la foi. Secrétaire de la Dispute de Rive 1535). Fut chargé de rechercher les droits de l'hôpital 1535) et d'informer le châtelain des terres de Clin pitre des droits qu'avait celui-ci (1536). Seigneur de la Bâtie Meillé, par achat à Marin de Montchenu-Ternier, le 11 mai 1542. f 4 sept. 1544. — 6. Jean, fils du n° 4, citoyen de Genève, prêtre, recteur des chapelles des SS. Nicolas et Bernard de l'hôpital Saint-Bernard et de la chapelle Saint-Martin en l'église de Saint-Gervais. — 7. Gaspard, fils du n° 5, seigneur de la Bâtie Meillé. Cette seigneurie resta dans la famille jusqu'au moment où Marie de Langin, veuve de Jean-Baptiste Viennois, la vendit à Antoine de Beaumont en 1671. — Galiffe : Not. gén. I donne une généalogie différente. — RC. — Archives d'Étal Genève. — V. van Berchem : Genève ■ t les Suisses au XVe siècle : /(/ Folle Vie, p. 50. — L. Blondel : La Tour de Lancy, p. 'iô. — Francesco Guasco : Dizionario feudale 1, 180. ' [H. G.]
VIER DŒRFER (C. Grisons, D. Unterlandquart. V. DGS). Ancienne juridiction, comprenant Igis, Zizers avec Maslnls. Truumis avec Says et Hintervalzeina, Untervaz ; autrefois une partie de la « Cent » de Coire en Haute Rhétie. Le pouvoir comtal (haute juridiction) fut exercé jusqu'en 1283 par le roi ; Rodolphe de Habsbourg l'hypothéqua alors pour 300 marcs aux barons de Vaz. En 1299, le roi Albert autorisa l'évêque de Coire à racheter l'hypothèque ; ainsi les droits comtaux passèrent à ce dernier qui fit exercer la haute juridiction par Min propre bailli (juge préfectoral à Coire), la ville et les villages étant représentés au tribunal par leurs Mirés. L'hypothèque acquise par l'évêché n'englobait plus toute l'ancienne « Cent » de Coire, mais seulement la ville de Coire, les quatre villages, Malix et Maladers. Os deux derniers villages se rachetèrent au cours du XIVe s., de sorte que seuls demeurèrent Coire et les quatre villages. Coire se racheta aussi en 1489. A cette
occasion, la ville chercha à s'approprier, à titre de bailliage, les quatre villages, mais un tribunal arbitral attribua leur territoire à l'évêque. La basse juridiction et divers biens dans les quatre villages étaient possédés par les couvents de Pfâfers, Schànnis et Churwalden et surtout par l'évêque de Coire, titulaire depuis 1495 de la haute et de la basse juridiction. Les Articles d'Ilanz de 1526 libérèrent les quatre villages de l'autorité temporelle de l'évêque, mais le rachat des dîmes, charges foncières et droits féodaux de l'évêque, du chapitre de la cathédrale, et du couvent de Pfâfers n'eut lieu qu'à la fin du XVIIe s. Dès que cessèrent les droits de haute juridiction de l'évêque, celle-ci fut exercée dans les quatre villages par le landammann, assisté de douze jurés. Les prérogatives que Zizers avait su s'assurer dès l'origine de l'autonomie, comme le droit d'exiger que le landammann habitât ce village, provoquèrent des démêlés de plus en plus violents, qui occasionnèrent des arbitrages en 1539, 1541, 1590, 1715. La basse justice était rendue par les ammanns des villages assistés de douze jurés. Seul Igis, dans la juridiction, adopta la Réforme ; des minorités protestantes ne se constituèrent dans les autres villages qu'au commencement du XVIIe s. Il en résulta des conflits religieux aigus, notamment au sujet de la représentation des deux confessions dans la juridiction. En 1803 le village de Haldenstein fut incorporé à la juridiction des quatre villages, non sans une vive opposition, la situation des réformés s'en trouvant fort améliorée. Des troubles politiques éclatèrent de 1820 à 1824, provoquant une longue enquête de la part des autorités. La nouvelle division politique duc anton en 1851 transforma la haute juridiction des quatre, puis cinq villages, en un cercle du même nom. Il compte actuellement sept villages, Mastrils et Says étant devenus communes autonomes. — P.-C. Planta : Die eiirnilisi heu, llerrseliaften. — Le même : Verfassungsgesch. der Stadl Chur im Mittelalter.
— Mohr : Cod. dipl. — J.-G. Mayer : Bistum Chur. — J.-C. Muoth : JEmlerbiicher, dans J1IGG 1897. — J. Michel : Gesch. der kirchl. Kàmpfe u. Verhâltnisse m den parit. Gem. des Kreiscs der V D'or fer im 17. u. 18. Jahrh.. dans BM 1881. — J.-F. Fetz : Gesch. du- kirchenpolil. Wirren im Freistaat der 3 Bùnde. — ■ E. Camenisch : Ref- Gesch. — Chr. Kind : Die Pacification des rat. Freistaatcs in Religionssachen 1640-1640, dans Rdlia 1863.
— Dit neue Sammler V et VI. — R. Kirchgraber : Das Grbiri des du ■mal. Hochgerichtes der IV Dôrfer. — Arch. du Cercle aux Arch. d'État. [P.Gillardon.]
VIER WACHTEN (C, D. et ville de Zurich). Ancien bailliage de la ville de Zurich, comprenant le territoire actuel de Hottingen, Fluntern, Oberstrass, Unterstrass et Wipkingen. Son nom provient sans doute de la division de la ville au moyen âge en circonscriptions militaires pour en assurer la garde. Le Zurichberg, qui était considéré comme faisant partie du territoire de la ville, en comptait quatre. Il subsista après la disparition de l'organisation militaire. Le bailliage a certainement existé au moins depuis le commencement du XVe s. ; Hottingen en fut détaché par la suite. — Voir LL.
— C. Escher : Chronik d. Gem. Ober- und ' nierstrass. — A. Largiadèr dans Feslgabe fur l'uni »/,«-.,zer. [h. Sein i phi -s.
VIEUSSEUX, VIEUSSIEUX. Famille genevoise originaire du Rouergue, où elle aurait été anobli, pai Charles VI. Une branche réformée, établie à Saint - Antonin à la fin du XVIe s., passa en partie à Gem \ e 1688, pour cause de religion, avec Pierre. 1668-1 7:^. marchand drapier, admis à l'habitation 1696, bourgeois 1702. Éteinte à Genève en 1911, elle compte encore des représentants en Italie, en Angleterre et en Australie. Armoiries : d'or au lion rampant de gueules membre et lampassé d'azur. — 1. Jacques, fils de Pierre, ci-dessus, 1721-1792, marchand-drapier, auditeur, un des vingtquatre commissaires des Représentants 1766. du Conseil des Soixante, procureur de l'hôpital 1 775. banni 1 , 8 tiré dès lors à Oneille. — E. Rivoire : Bibl. hist. de Gem < > au XVIIIe s. — F. d'Ivernois : Tableau hist. et pol. des révolutions de Genève. — J. Cornuaud : Mémoires. — Th. Rivier : La famille Rieur. — 2. GASPARD, neveu du n" I. 1746-1814, Dr med.. auteur de divers ouvrages de
VIEZEL
Y1G1ZZI
médecine, donl un Mémoire sur le croup, 178'i. c 'onné
par la Société royale de médecine de Paris. — 3. Pierre, fils du il» I, 1746-1832, avocat, du Conseil des Deux- Cents I77.">. rayé de ce corps en 1783 pour avoir refusé de se rallier au nouveau régime ; s'expatria à Oneille, souche de la branche italienne. — 4. Jean-Louis, neveu du u" 1. 1754-1817, général de la République française 1792, major propriétaire d'une compagnie du régiment prussien de Grevenitz 1799, maréchal de camp en France après la Restauration ; administrateur de l'Hôtel des Invalides, chevalier de Saint-Louis. — 5. Jean-Pierre, fils du n 3, 1779-1863, un des artisans les plus dévoués du Risorgimento en Italie, fondateur du Cabinet scientifique el littéraire de Florence 1819, et des périodiques Antologia, 1821 (48 vol.), Guida dell'educatore, 1827, Archivo storico italiano, 1841. Son buste orne la salle du Conseil à Oneille et la ville de Florence lui a consacré en 1913 une plaque commémorative dans l'église de Sainte-Croix. — Ricordi storici a torno a G. P. Vieusseux 1863. — R. Rey : G. P. Vieusseux, sa vie et ses œuvres, dans Revue suisse 1888. — Giuseppe Rondoni : Gian-Pietro Vieusseux 1913. — A. Arzani : Le Genevois J.-P. Vieusseux et 'l'unité italienne, dans BU 1920.
— 6. A.NDRÉ, petit-fils du n° 1, * 1789, officier au service de l'Angleterre, puis auteur de divers ouvrages estimés de politique, de littérature et d'histoire en anglais. [Th. R.J
VIEZEL. Famille. Voir Wiezel.
VIGANELLO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Vge et Com. de la paroisse de Pazzalino. En 1438, Viganelo. Une pierre avec inscription étrusque, aujourd'hui disparue, se trouvait dans l'ancienne chapelle San Siro. En 1222. Bernard o Lambertengo de Vico (Côme) légua ses droits de dîmes de Yiganello à l'hôpital de Santa Maria de Lugano. En 1270, on y cite les propriétés du monastère de Sant'Abbondio de Côme, en 1353 les droits de dîme des Rusca de Côme. Yiganello appartint probablement au concilium de Pregassona, mais esl cité comme commune en 1335 ; au XVe s., il devait fournir huit soldats au duc de Milan. Le village fait partie, au XVIe s., du concilium de Brè, Albonago, Verdesago, Rannano et Pregassona et devait contribuer à l'entrelien de l'église Saint-Laurent de Lugano. En 1468, il participa avec Pregassona et Legayno, à la fondation de la paroisse de Pazzalino. La chapelle San Siro, aujourd'hui disparue, est citée en 1467. Population : 1591. ':S7 ménages ; 1870, 293 hab. ; 1930, 1708. — BSlor. 1890, 1926. — LL. — Riv. arch. com. 1902, 1917-1918. — S. Monti : Atti. — ■ Monitore di Lugano 1924. — Wirz : Regeslen. — L. Brentani : Codice diplomatico. — P. Schâfer : Dus Soltocenere im Mitlelalter. [C. T.]
VIGENS (rom. Vigogn) (C. Grisons, D. Glenner, Cercle Lugnez. V. DGS). Com. et Vge qui apparaît pour la première fois dans le renl ier du chapitre de Coire sous les formes : Vinents, Vingiann, Vinnian. Les ministériaux Diethericus et Heinricus de Viggun, cités vers 1170, doivent en être originaires. Vigens forma à l'origine une commune avec Oberkastels ; actuellement, il est autonome. Au spirituel, il dépendait de Pleif (Villa), el devint paroisse entre 1665 et 1697. Politiquement, l'histoire de Vigens est celle de la juridiction du Lugnez dont il dépendit ; il fut rattaché au cercle de ce nom en 1851. Registres de naissances dès 1697, de mariages dès 1715, de décès dès 1696. — Mohr : Cod. dipl. — Le même : Urbar des Dotukupitels Chur. — J.-P. Bener : Beitr. zur Hebung der bùndn. Volkswirtschaft, fasc. II.
— F. Purtseher : Stiidini ;. Gesch. des Vorderrheintales, dans JHGG 1911. [P. Gillahdon.]
VIGIER, VIGIER VON STEINBRUGG. Famille bourgeoise de Soleure, en 1611 avec Jean Vigier, seigneur d'Esc.anal. Armoiries : coupé d'azur au lion issant d'or el de gueules à trois roses d'argent. A l'extinction des Steinbrugg en 1675, les Vigier ajout ère ni leur nom au leur et portèrent dès lors les armoiries suivantes : écartelé, ou 1 d'azur à la barre d'or accompagnée de deux Heurs de lys du même, aux 2 et 3 de sable à un évoque naissant d'or portant une aigle de sable sur la mitre et le pourpoint, au 4 d'azur à 3 tètes de léopard d'or : sur le tout, de Vigier ancien. — Jakob, 1597-1660, député au Grand Conseil 1624, vendit Escanal 1641. —
Josef- Robert- Wilhelm Vigier.
D'après un tableau à l'huile.