V1ELI
décès dès 1629. — Gremaud [-VIH. -- Archives de l'État Sion. — Archives locales.
Dizain, Le dizain de Viège fut jusqu'en 1798 une des sept républiques valaisannes. En 1384, Desenus Vespiee : 1446, Communitas Deseni Vespix. Armoiries, dès 1446 : d'argenl à deux lions de gueules affrontés. Au XIIIe s. déjà, le dizain était divisé en quatre quartiers ; au XVIe s., ils portaient les noms de : Viège, Saas (Vallée de Sans), Stalden, avec Torbel, Emd, Gràchen et Staldenried, et Gasen (Saint-Nicolas) avec le Mattertal intérieur. Faisaient partie du quartier de Viège en 1335 les communes de Viège, Lalden, Eiholz, Baltschieder, Sisitsch (Zeneggen) e1 Terminen. Les trois premiers quartiers formaient ensemble la paroisse de Viège, dont se détachèrent Terminen et Lalden en 1265, Saas en 1298 et Zeneggen en 1750. L'autorité temporelle sur ces trois quartiers fut exercée, dès l'époque du royaume de Bourgogne, par les sires ou comtes de Viège, qui possédaient la majorie à titre de fief épiscopal. Cet office passa par mariage à Peter de Castello, puis sa fille Aldisa l'apporta à Godefred, comte de Blandrate, f 1269. Isabelle, fille d'Antoine de Blandrate (1315) le fit parvenir à François de Compey. L'évêque Edouard de Savoie inféoda la majorie en 1382 à Chivron de Villeta, lequel la vendit aux habitants. Les quartiers constituèrent dès lors une chàtellenie, dont le châtelain était nommé chaque année le 11 novembre. Le châtelain avaif droit de condamner à mort. Le major primitif avait pour lieutenant un vidomne, dont l'office était. possédé en fief, aux XIIIe et XIVe s., par le vidomne de Sion. En 1314, le major et le vidomne firent un accord pour régler leurs droits réciproques. Le vidomne rendait la justice en mai et octobre ; il avait aussi des droits sur les marchés : les péages prélevés sur les routes et sur les achats, huit jours avant et huit jours après la foire de la Saint-Laurent, appartenaient de toute ancienneté au major. Les autres fonctionnaires étaient : le banneret du dizain, le capitaine du dizain et le sautier. Au quartier de Viège se rattachait aussi le tribunal libre de Baltschieder el Griinden, qui fut vendu à la bourgeoisie, au début du \Ye s., par Ulrich de Rarogne. Il était piésnlé par un châtelain, que l'on changeait tous les deux ans, puis tous les trois ans à partir de 1646. Le quartier formait au XIIIe s. une seule paroisse, de Saint -Nicolas ou Chouson, dont se détacha Zermall à la fin du même siècle, pour former une paroisse autonome. Dans le haut moyen âge, on ne connaît, pas de relations étroites, politiques ou ecclésiastiques, de ce quartier avec Viège. Sous la République helvétique, le dizain, dont les frontières avaient été étendues, fui divisé en deux districts : celui de Stalden avec toutes les communes des deux vallées de la Viège jusqu'au Staldbach et Ofengruben (Torbel), et celui de Viège avec les autres communes du district actuel, et celles du district de Rarogne au-dessus du Gestelnbach. Sous l'Acte de médiation, le dizain reprit ses anciennes frontières. Dans le Département du Simplon (1810-1813), Viège appartint à l'arrondissement de Brigue et forma le canton de Viège. Le district actuel remonte à la constitution de 1815. [L. Mr.]
VIÈGE (de VESBIA), sires ou comtes de. Famille Qoble valaisanne. La chronique les l'ail remonter jusqu'à l'époque du royaume de Bourgogne et leur donne comme résidence la Hùbschburg sur le Schônbiiel, au-dessus de Viège. Armoiries : deux lions affrontés. On connaît au XIIe s. — Pétris, chanoine de Sion ; — RUDOLF, qui lit don à l'église de Sion de terres à Chamoson. Au XIIIe s., la famille e^i citée fréquemment dans les documents. — Walter, major de Viège 1218-1248. Il participa, avec son frère Johann, au traité de paix de l'évêque Landri a vee les sires de la Tour, en 1219. On rencontre, mais sous le nom de Vespia : — Peter, notaire, 1286, chanoine 1292 ; NiKOtAUS, recteur de l'hôpital de Sion 1297. Les comtes de Blandrate portaient souvent, dès 1266, le nom de Vesbia. Avec les Blandrate, le titre de comte de Viège disparut de l'histoire. [L. Mr.]
VIELI. Vieille famille des Grisons. Le nom est identique à la forme rhétoromanche du nom latin Vigilius ; il apparaît d'abord sous cette forme dans un document sans date que l'on fait communément remonter à l'an 800-820 ; il porte la signature d'un Vieli, membre de la cour suprême de Rhétie, au plaid de Rankweil. — H. Wartmann : Urkunden der Abtei St. Gallen l,n°354. — Le nom est répandu aux (irisons, dans le Vorarlberg et en Autriche, sous diverses formes : Vieli, Viel, Vill, Willi, FUI, Filli, Vigeli ou Cavigeli. L'ancêtre aux Grisons est Ulrich Vigeli. — H. Wartmann : Rdtische Urkunden..., p. 134. — Christoph, fils du prénommé, collateur de l'église de Lugnez 1395. — G. v. Moor : Cod. dipl. 4, p. 277. — Il doit être la souche des Vieli de Vais. Armoiries: écartelé, aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs d'or tigées de sinople, issant de trois coupeaux du dernier ; aux 2 et 3 d'argent à trois pals de gueules. Cette famille posséda un droit de péage sur le pont de Vais, probablement en fief de l'évêque et de l'église de Coire. — 1. Anton, f 21 sept 1694, ammann de Vais. Le péage fut racheté de son temps en 1687. - 2. Christian-Georg, petit-fils du n° 1, podestat de Tirano 1753. — 3. Philipp-Anton, podestat de Teglio 1757-1777, député à la Diète des Ligues 1790 et 1796- 1797. — 4. Stephanus, landammann du Lugnez. f 11 févr. 1692. — 5. Jakobus, 1680-1761, fils du n° 4, podestat de Plurs, landammann du Lugnez. — 6. Baldisarius, 1674-1741, landammann et banneret du Lugnez. — 7. Moritz-Anton, 1711-1779, landammann du Lugnez. — 8. Balthasar, 1738-1793, fils du n° 7, landammann du Lugnez.
— 9. Georg -Anton, * 6 avril 1745 à Cumbels, t 13 avril 1830 à Rhâzùns, fils du n° 7, Drmed., landamann à Lugnez, président du syndicat de la Valteline 1777, administrateur de la seigneurie autrichienne de Rhâzùns et secrétaire de la légation d'Autriche aux Grisons ; il perdit ces charges en 1791 par suite de son attitude politique, mais Cronthal les lui rendit de 1793 à 1796. Député des Grisons au congrès de Rastatt de décembre 1797 à mars 1798 ; membre du gouvernement provisoire grison créé par Masséna le 12 mars 1799, fut un
des 90 otages grisons emmenés à Innsbruck en mai 1799 et en octobre 1800 à Graz. A son retour, en 1801, il devint membre de la Diète cantonale et préfet du district du Glenner ; sénateur helvétique 1802, député au Grand Conseil et plusieurs fois président de cette autorité, chef de la Ligue Grise 1807 et 1816, député à la Diète 1805, 1806, 1808, 1813-1814, membre de la cour criminelle cantonale 1816-1819, bourgeois d'honneur de Rhâzùns et Cazis. Il acheta le château de Rhâzùns 1823. Auteur de nombreux écrits et poèmes en allemand et en romanche. Souche de la branche de Rhâzùns. - AU'r. Rufer : Der Freistaal der III Bùnde und die Fraye des VelUins. — B. Caliezi : Der Uebergang der Herrschaft Rhàzûns an den Kt. Graubùnden. — Biographie en pupara! ion. d'( >scar Alig. — 10. Balthasar, 18 oct. I7.se, - 2 juin 1845, lils du n° 9, plusieurs fois landammann des juridictions de Rhâzùns et Cazis, député au Grand Conseil et président 1837, chef de la Ligue Grise 1827, 1830, 1837, 1841 et 1845, député aux Diètes fédérales 1828, 1829, 1834, 1836, 1839, 1840, 1842, 1843.
- 11. Otto-Anton, 1789-1820, fils du n° 9, Dr med., landammann, médecin militaire au service de France.
- 12. Peter, 10 déc. 1792 - 1 mars 1853, fils du n° 9, officier en Hollande 1816-1829, président de La
Georg-Anton Vieli.
D'après une miniature >ur ivoire.