‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 60 sur 213 · VILLA · texte numérisé non relu

VILLA

VILLARANON

,iu\ dépenses générales de la castellanza. Sous la domination suisse, tous les deux ans Villa fournissait un des deux consuls de la castellanza. Au spirituel, il dépendit de Sonvico et fut érigé en paroisse en 1830. L'église Santa Maria, paroissiale, remonterait au XIVe s., mais recul des adjonctions aux époques de la renaissance el du 1>. inique. Elle possède des fresques du XVe et du \\ li s. P. 'sic en 1524-1526. Population : 1591, environ 50 ménages ; 1801, 267 hab. ; 1930. 205. — BStor. [911 el 1912. VIonitore di Lugano 1909, 1921-1924. — G. Rovelli : La Castellanza di Sonvico. — L. Brentani : i odice diplomatico. — Le même : Lugano e il Ceresio. — P. Schàfer : l>as Sottocenere im Mittelalter. — G. Simona: Note di arte antica. — E.-A. Stuckelberg : Cicérone im Vessin. - Art. Sonvico. [C. T.]

VILLA (C. Valais, D. et Com. Sierre. V. DGS). Hameau, siège de la villa gallo-romaine de Sierre donnée par le roi Sigismond en 515 à l'abbaye de Saint-Maurice. Au XIe s., Villa apparaît comme la paroisse mère de toute la contrée. Supprimée vers 1670, son bénéfice curial servit à la fondation du vicariat de Sierre. La chapelle actuelle remonte au début du XIXe s. — Gremaud.

— Archives locales. [Ta.] VILLA, Antonio de, châtelain de la forteresse de

Sasso Corbaro à Bellinzone de 1491 à 1499. Des familles de Villa sont mentionnées à Brusino-Arsizio en 1520. — BStor. 1882, 1928. [C. T.]

VILLA, de. Ancienne famille fribourgeoise noble qui possédait la seigneurie du même nom. Elle apparaît dès la seconde moitié du XIIIe s. et figure parmi les principaux protecteurs et bienfaiteurs des monastères de Hauterive et de la Fille-Dieu, auxquels elle a donné plusieurs religieux et, religieuses. Armoiries : I. De à une tête de chevalier de regar-

dant à dextre et posée en abîme. II. Écartelé de en sautoir au 1 chargé d'une tète de chevalier regardant à dextre. A cette famille appartiennent : — Cono, donzel, chevalier et seigneur de Villa, cité dès 1264- 1268, dans de nombreux actes de la seconde moitié du XIIIe s., dont il scella plusieurs d'entre eux ; bienfaiteur de Hauterive et de la Fille-Dieu ; fonctionna comme arbitre dans le différend survenu entre le curé et les paroissiens de Romont en 1318. t 1326. — Juliette, Pernette, Cécile et Jaquette, sœurs du précédent, fondatrices du couvent de la Fille-Dieu, près Romont, avant 1267 ; Juliette en fut la première prieure (1268, t 1305) et Pernette, la seconde (1305-1334 ?). Cette famille paraît s'être éteinte avec les donzels de Villa, cités comme bourgeois de Romont au début du XVe s.

Des personnages de ce nom furent reçus dans la bourgeoisie de Fribourg aux XIVe et XVe s., dont : — Petrus de Villa ou de Montagny-la- Ville, reçu bourgeois de Fribourg entre 1385 et 1394, curé de cette ville 1389- 1400. — Voir Fuchs-Raemy : Chron. frib. — E.-F. von Mùlinen : Helvetia Sacra. — J.-J. Hisely : Cartulaire de Gruyère, dans MDR XXII. — A. Dellion : Dictionnaire IX, 252 ; X, 355, 358 ; XI, 50, 238 ; XII, 120, 135. -- Max de Diesbach : Regeste fri bourgeois, dans ASHF X. — J. Gumy : Regesle de Hauterive.

— L. Waeber : Les curés de Fribourg, dans AF 1923.

— Archives d'État Fribourg : Daguet : Généalogies des dynastes ; Nobiliaire de Hauterive ; Collection Gremaud, n° 39. [G. Cx.]

Une famille bourgeoise notable de Vevey aux XVe et XVIe s. prit, aussi ce nom. [M. R.]

VILLANGEAUX (C. Fribourg, D. Glane, Com. Écublens. V. DGS). Vge, ancienne commune, qui se trouvait à proximité de la grande voie romaine Vevey- Promasens-Avencb.es, et sur le territoire duquel furenl découverts de nombreux vestiges de l'époque romaine, entre autres des bains. La localité dépendit probablement de la châtellenie de Moudon avant d'être incorporée au bailliage fribourgeois de Rue en 1536 et jusqu'en 1798 ; elle fit ensuite partie du district de Rue 1798-l.x'iS. ] mis île celui de la Glane. La commune lui réunie administrativement à celle d'Écublens le 2 oct. 1883 ; elle appartint d'abord à la paroisse vaudoise de Syens, puis définitivement à celle de Promasens dès 1809. — F. Kuenlin : Dict. — ASHF IV, 79.— A. Dellion : Dict. IX, 250, 281 . — Max de Diesbach : Rcycstf

frib. — Cérenville et Gilliard : Moudon,, dans MDR XIV. — Archives d'État Fribourg. [G. Cx.]

VILLARABOUD (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Com. et Vge. En 1228, Villarrabot ; 1231, Vilm-abot ; 1262, Vilar Rabor ; 1348, Villarabo ; 1416, Villar Raboz. Rodolphe, seigneur d'Écublens vendit, en 1262, à Pierre de Savoie, toutes ses possessions de Villaraboud. Les Challant y possédaient aussi des droits au XV' village qui relevait de la maison de Savoie, devint fribourgeois en 1536. Il fit dès lors partie du bailliage de Romont jusqu'en 1798, du district de Romont 1798- 1848, puis de celui de la Glane dès 1848. Un maître d'école y fut établi en 1781. Cette commune se donna des statuts en 1778 et 1837. La paroisse, mentionnée déjà en 1228, dépendit d'abord du décanat d'Ogo et, dès le XVIIe s., de celui de Romont. Le droit de collation appartint, à l'origine et jusqu'en 1536, au prieuré de Burier, près Vevey ; après la Réforme, le gouvernement de Fribourg s'arrogea ce droit, tout en chargeant la paroisse de l'entretien de la cure et de l'église. Le gouvernement de Fribourg confirma cet état de choses par une sentence du 21 mars 1647, qui ordonnait, en outre, aux paroissiens de procéder, au plus tôt, à la restauration de leur église. Il céda ce droit à l'évêque de Lausanne, en 1867. L'église actuelle, consacrée en 1868, remplaça un édifice plus ancien déjà mentionné en 1416 et 1453. La chapelle Notre-Dame du Bois, située sur le territoire de cette commune fut construite en 1804 et succéda à un petit oratoire, érigé vers la fin du XVIIIe s. Mgr Yenni la fit bénir en 1831, sous le vocable de Notre-Dame des Grâces, et accorda la faveur d'y célébrer la messe. C'est un lieu de pèlerinage très fréquenté des Fribourgeois. Population : 1445, 10 feux ; 1453, 7 feux ; 1900, 306 hab. ; 1930, 320. — LL. — F. Kuenlin : Dict. — Fuchs-Raemy : Chron. frib. — A. Dellion : Dict. X, 351 ; XII, 26. — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans MDR VII. — Max de Diesbach : Regeste frib. — J. Gumy : Regeste de Hauterive. — Michel Benzerath : Statistique des Patrons du dioc. de Lausanne, dans RHE 1912. — Le même : Die Kirchenpalrone der allen Dibzese Lausanne im Mittelalter, dans FG XX. — L. Waeber : Les tentatives d'érection en cathédrale de la collégiale de Saint-Nicolas, dans Semaine calhol. 1927. — Revue suisse catholique X, 673. — Semaine cathol. 1896, p. 404 ; 1899, p. 139 : 1921, p. 236. — Ad. Magnin : Pèlerinages fribourgeois. — Archives d'État Fribourg : Daguet : Répertoire ; Chassot : idem ; Reg. des rapports entre l'Église et l'État, 1798-1848. [G. Cx.]

VILLARANON (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes : Villaragnon, Villar Agnon, Villarainon, que Jaccard fait venir du Randonvico de 855 du cartulaire de Lausanne = le village de Randon. Villaranon forma une seigneurie que la famille de Dompierre semble avoir apportée à une branche de la maison d'Estavayer qui en prit le nom (1437-1472). En 1403, Rodolphe de Chastonnay possédait la dîme de Villaranon et Nicolette, femme de Georges de Bonvillard et fille de Jacques de Chastonnay y avait des droits et des censés. En 1481, Pierre de Bonvillard, Dr en lois, président de Savoie, est qualifié de seigneur de Villaranon, qu'il vendit le 8 oct. 1483 à Jean, Pierre et André Malliard ; son fils Loys racheta la seigneurie en 1505. Le tuteur de Charles de Bonvillard, petit-fils de Loys, la vendit le 27 avril 1545 pour 700 écus d'or à Wilhelm Chesaul, bourgeois de Fribourg ; ses petits-fils échangèrent la seigneurie à Nicolas Progin, le 12 mars 1618, contre la terre de la Haslera (Singine). Dans la discussion des biens du capitaine Jacques Progin, fils de Nicolas, en 1630, la seigneurie de Villaranon fut attribuée à Jost Brùnisholz dont l'arrière-petit-fils, Nicolas- Albert, la vendit à l'État de Fribourg en 1728 pour 3000 couronnes. Villaranon lii partie du bailliage de Romont, depuis la conquèle du Pays de Vaud jusqu'en 1798. du district de Romont de 1798 à 1848 et, dès 1848, du distrid de la Glane. Il formait jadis une seule commune avec le Saulgy. Statuts communaux 1835. Règle ment pour le partage des communs 1844. Fondation Mornod pour les apprentissages et les étudiants. Au spirituel, Villaranon fait partie de lu paroisse de Si\i

V1LLARD

VILLARIAZ

riez, Un document de 1797 fait allusion à une chapelle qui devait exister au village. Population : 1930, 116 habitants. — F. Kuenlin : Dict. — H. Jaccard : Essai de toponymie. — A. Dellion : Dict. XI. — Archives de l'État Fribourg. [Rjemv.]

V ILLARD. I. Familles fribourgeoises mentionnées comme ressortissantes de Forel en 1440, de Fribourg 1468, d'Avry devant Font 1497 et 1522, de Romon't vers la fin du XVe s. Une branche de cette dernière donna naissance à la famille Villard, devenue bourgeoise de Châtel-Saint-Denis, entre 1585-1605, avec François, de Romont, notaire 1575, qui se fixa à Châtel vers 1585 et fut nommé par François de Ghallant, en 1587, commissaire dans la seigneurie d'Attalens. f avant 1621. Armoiries : d'azur à 3 étoiles d'or, au chef d'argent chargé d'un chien passant de gueules. A la famille de Chàtel-Saint-Denis appartiennent : — 1. Jean-Denis-AMBROISE, 1841-1903, prêtre 1864, curé de Crésuz 1865, de ha Chaux-de-Fonds 1867, de Farvagny 1869-1903. Il se distingua comme architecte et fit, en cette qualité, les plans et dirigea la construction des églises de Rossens, de Pont-la- Ville, du Crêt et de Farvagny. — ■ 2. Joseph - Alphonse, 1857-1920, prêtre 1882, curé de Bussy 1883-1889, Dr en droit canon à Rome 1892, secrétaire du cardinal Parocchi à Rome 1893, prélat de la maison pontificale 1894, protonotaire apostolique 1898, recteur de Sainte- Brigitte à Rome et consulteur de la Congrégation des indulgences et des reliques 1903 ; professeur à l'institut Bethléem à Immensee 191 1, curé de Lully 1915, d'Onnens 1918-1920.

Un rameau de la famille de Ghâtel-Saint-Denis, reçu dans la bourgeoisie de Fribourg en 1812, a donné : — PiERRE-Denys, 1834-1914, directeur de la verrerie de Semsales 1870-1914, qui lui doit une bonne pari de son développement ; syndic de Grattavache 1895- 1911 ; souche probable des Villard de Grattavache. — ■ A. Dellion: Dict. II, 305 ; IV, 434 ; V, 271 ; VII, 236 : VIII, 022. - - Étr. frib. 1897, 1915-1916, 1922. — Bulletin pédagogique 1896. — Semaine cathol. 1903, p. 491, 553 : 1920, p. 792.— P. Philipona : Hist. de Châtel-Saint-Denis, p. 491. — Archives de la commune et Archives d'État Fribourg.

IL Une famille Le Villard, Dr Villard ou de Vil- ZARD, bourgeoise de Ghâtel-Saint-Denis et de Romont qui a fourni des officiers au service de France, fut reçue dans la bourgeoisie de Fribourg en 1661 avec : — 1. Frani OIS, officier aux gardes suisses dans le régiment Beynold. — 2. Claude-Joseph, petit-fils du n° 1, capitaine au régiment Vigier 1753. bourgeois de Fribourg 1753. — 3. Joseph-Laurent, * à Barraux 1753, t à Fribourg 15 févr. 1837, officier au service de France dans le régiment Sonnenberg 1779-1792, chevalier de Saint- Louis, chef de bataillon 1816, publia, vers 1816, à Grenoble, un Recueil de chansons notivelles, se rapportant à Fribourg, qui lui valut le surnom de Villard, le poète. — 4. Henry-HonorÉ, * à Barraux 1766. j à Versailles 14 juil. 1827 ; officier dans le régiment Sonnenberg jusqu'en 1792, commandant de la place de Fribourg avec rang de colonel 1803-1805, chef de bataillon dans les troupes suisses au service de Napoléon 1806-1814, major dans le régiment de la garde 1816-1827. - - Archives d'État Fribourg. - J. Schneuwly : Généalogies. [G. Cx.]

VILLARD. Voir Duvillard.

VILLARDIN. Ancienne seigneurie fribourg se

comprenant les villages de Montet et Vuarmarens. Voir art. Montet.

VILLAREPOS (en ail. Rupperswil) (C. Fribourg, I). Lac. V. DGS). Com. e1 Vge. En 1332. Villarrepot : 1396, Villa Rippoz ; 1560, Villarippo = village de Roppert ou Rotpert, domaine de Ruppert ou Rotpold. Armoiries : de gueules à une tour crénelée d'argent, un sanglier rampanl d'or brochant sur le tout. À l'époque romaine, Villarepos était comme un faubourg d'Avenches, <>n y a trouvé des monnaies romaines. Il le; niait une seigneurie qui dépendait de l'évèque d'A-

venches : cette seigneurie passa aux d'Avenches qui paraissent la posséder en 1336 déjà. Le 10 juin 1502, Antoine d'Avenches vendit à l'État de Fribourg sa petite tourelle, dite d'Avenches, appartenant dès longtemps à sa famille, située près de Villarepos dans les anciennes murailles des Sarrasins, pour 2647 florins. Fribourg en fit d'abord un bailliage auquel il nomma comme premier bailli Jehan Mestraul ; mais en 1503 déjà, il revendit la seigneurie pour le même prix aux frères Rod et Antoine de Praroman sous diverses conditions. Fribourg incorpora alors la seigneurie de Villarepos au bailliage de Montagny quoiqu'elle ne cessât pas pour autant de faire partie des Anciennes Terres et d'être rattachée comme telle à la bannière de l'Hôpital. Les Praroman demeurèrent seigneurs de Villarepos jusqu'à l'abolition et au rachat des droits féodaux. Les Borcard d'Avenches, d'Illens, Major, l'Hôpital de Fribourg, les monastères de la Visitation et de Montorge à Fribourg possédèrent des droits à Villarepos. En 1620, un grand incendie y détruisit onze maisons. Statuts communaux en 1743, 1774, 1793, 1809, 1821. Villarepos fit partie des Anciennes Terres et de Montagny jusqu'en 1798, du district d'Avenches 1798-1803, de l'arrondissement de Fribourg 1803-1815, du district de Fribourg 1815-1848. du district du Lac dès 1848 ; il fut régi par la Municipale. Population. 1930 : 289 hab. Au spirituel, avant la Réforme, Villarepos et Plan appartenaient à la paroisse de Donatyre, tandis que Chandossel apparlenait à celle de Faoug. Après l'établissement de la Réforme et la suppression du culte catholique à Donatyre et à Faoug. les gens de Villarepos, Plan et Chandossel fréquentèrent les églises de Courtion, Cressier et Domdidier, puis on organisa un service religieux à Plan. En 1 J72, un commença la construction d'une église à Villarepos, qui paraît avoir été consacrée en 1584, puis elle fut agrandie et consacrée en 1725 ; nouvel agrandissement et consécration en 1843. Actuellement, Villarepos forme avec Plan et Chandossel une paroisse du décanat d'Avenches dont le gouvernement de Fribourg conserva la collation jusqu'en 1867. Patron : Saint-Étienne. — ■ A. Dellion : Dict. XII. — J. Gremaud : La paroisse de Villarepos, dans MF I. — Étr. frib. 1809. — F. Kuenlin : Dict. IL — H. Jaccard : Essai de. toponymie. — J. Stadelmann : Études de toponymie, dans ASIIF VII. — Archives de l'État de Fribourg. [H.emv.]

VILLARGIROUD (C. Fribourg. D. Glane. Y. DGS Vge et Com. de la paroisse d'Orsonnens. En 1305, Vilargïroz, c'est-à-dire village de Girold, nom propre germain. On y a découvert, au pied du Gibloux, sur le plateau dit le Tsésolet, un cimetière burgonde. < le village formait anciennement une petite seigneurie tantôt indépendante, tantôt réunie dans les mêmes mains que la seigneurie d'Orsonnens ou la baronnie de Pont : elle appartint, au XIVe s., aux sires de Pont : au XVe s. aux Estavayer, aux Arsenl : au XVIe s. aux Diesbach, aux Techtermann, aux Gruyère, aux Ghallant et aux Alex : au début du XVIIe s., elle passa à la famille W'ild par le mariage d'Elisabeth Alex avec l'avoyer de Fribourg I Unis Wild. Population : 1920. 261 hab. — H. Jaccard : Essai de toponymie romande, dans Mhli VII. — F. Kuenlin : Dict. IL — A. Dellion : Dict. IX. — H. Chassot : Les prêtres d'Orsonnens. — J. Dey : Pont-en-Ogo:. dans MF I. — P. .-Ebischer : La famille Alex, dans . IF 1919. — J.-J. Flisely : Hist. du comté dt Gruyère, dans MDR XL — J.-Ph. Grangier : Annales d'Estavayer. — J.-P. Kirsch : Le cimetière burgonde de Fétigny, dans ASHF VI. — A. d'Amman : La seigneurie '/- Ma nens, dans «4F 1922. [J. N

VILLARIAZ (C. Fribourg. D. Glane. Y. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes : en 1 148, Villar Roart ; 1154, Vilare Rohardi et Villar Rohart ; 1171. 1177. Villar Ruar : 125."). Villarriard : 1668, Villarriai village de Rohard, nom propre germain. Armoiries : d'argent au pal dentelé de sable. Villariaz étail situé près de la voie romaine qui longeait le pied du Gibloux, de Riaz à Mézières ; mi v a trouvé une monnaie romaine en or.

VILLARIMBOUD

Y1LLARS-EPENEY

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Il forma une seigneurie qui appartint d'abord à des

Familles du Pays de Vaud et de la Bourgogne, puis à des

Familles patriciennes l'ribourgeoises sous la suzeraineté

du duc de Savoie, puis de l'Étal de

^^ .^ Fribourg. Parmi les nombreux sei-

"~""^^H gneurs qui pos édèrenl

^^K ou simultanément, en tout ou eu part^K tie, relie seigneurie, citons : Guido ^HF 'I Épendes qui. en I l 18 .1 au mo-

nastère d'Hauterive son alleu de Vilar V ^^K / Roarl . les d'Illens Vuisternens

\ ^^k / Palézieu Buginei.

N^P^ 1412 ; Bonvillard, 1484 ; Fallerant. 1497 ; Praroman, 1505 ; Espaz, de Moudon, an X\v s. et en 1515 ; Champion, avant 1531 ; Seitenmacher, 1531 ; Boverat, de Lausanne, 1542; Challant, 1569; Cléry, avant 1577; Hans Freytag, 1577, qui revenditsapart enl580à Antoine Renaud, de Romont ; Ratzé, 1594, qui revendit sa part à Peter Kônig von Mohr en 1625. Ce dernier, ayant acquis en outre les seigneuries de Billens et Hennens, demanda à l'État de Fribourg que ces trois seigneuries fussent érigées en baronnie, 30 avril 1631. Dans la liquidation des liicns de Kônig von Mohr, 1648, sa part de la seigneurie de Villariaz fut acquise par François-Pierre Gottrau. La famille Gottrau acquit le reste de la seigneurie en 1765 et garda le tout jusqu'au rachat des droits féodaux. Statuts communaux : 1702, 1778, 1793, 1812. 1821. Villariaz fit partie du bailliage de Romont jusqu'en 1798, du district ou de l'arrondissement de Romont 1798-1848 et, dès 1848, du district de la Glane ; il était régi par le coutumier de \ aud. Au spirituel, Villariaz fit et fait encore partie de la paroisse de Vuisternens-devant-Homont. Au XIVe ou XVe s., une dame de Vuicherens fonda une messe dans l'église de Vuisternens. En vertu de cette fondation, la messe se célébrait chaque année aux calendes de Noël ; treize prêtres du voisinage y assistaient ; la messe dite, le curé de Vuisternens distribuait des aumônes (lard, pois, pain) à tous les pauvres présents, puis donnait à dîner aux prêtres du voisinage et aux gens de Villariaz qui avaient fait cuire le lard et les pois devant l'église. Pour indemniser le curé de Vuisternens de t oui es ces charges, la dame de Vuicherens lui léguait la dîme de Villariaz. Il est à croire que les Vuicherens furent aussi seigneurs de Villariaz, mais on n'en a pas la preuve. Fondation Jacques Équey, 15 000 fr., en faveur des enfants pauvres de la commune. Fondation, en 1898, de Joseph Savary, de Peterson, New-Jersey, 48 000 fr., ilonl les revenus servent à procurer du lait et des vêtements aux enfants pauvres qui fréquentent l'école. Population : 1561, 14 feux : 1930, 253 hab. — H. Jaccard : Essai de. toponymie, dans MDR VII. — A. Dellion : Dict. II, 144 ; XII, 246. — F. Kuenlin : Dict. IL — Léon Genoud : Villariaz et les de Vuicherens, dans Rev. suisse cath. VIII. — Le même : Manuel des œuvres, 129 et 130. [RyEMï.]

VILLARIMBOUD (C. Fribourg, D. Glane. Y. DGS). Vge et Coin. Anciennes formes :au XIIe s.. Villarimolth, \ilar Rembolt. c'est-à-dire village de Rimolt ou Rimbolt, nom propre germain. On a découvert à la Crétaz et au Praz dou Bou des tumuli contenant des monnaies romaines et des bijoux. Ce village, mentionné dès le XIIe s., formait une petite seigneurie constamment morcelée entre plusieurs coseigneurs et qui releva de la Savoie jusqu'en 1536. Pendant la guerre de Savoie (1448), le village fut incendié par les Fribourgeois. La dime appartenait en 1337 à Jean de Bonvillars, qui la vendil à Guillaume de Saint-Germain, de Genève. En 1623, l'abbaye de la Maigrauge à Fribourg acquit la dîme «le Villarimboud pour 128(1 écus. De 1536 à 1798, Villarimboud fil partie du bailliage de Romont. Statuts communaux de 1805. Première mention d'une école en 1768. Villarimboud faisait autrefois partie de la paroisse de Torny-Pittet, mais le village posséda de très bonne heure une chapelle dédiée à la Vierge. En 1337. Pierre de la Sarra, curé de Torny et chanoine de Lausanne, fonda le bénéfice de la chapellenie el le mit sous la dépendance du curé de Torny, qui en l'ut le eollateur. Malgré ce lien, Villarimboud, qui avail transformé sa chapelle en une église consacrée à saint Théodule,

DHBS VII — 9

tendit à devenir une paroisse autonome. En 1844, lors de la vacance de La cure de Torny. Villarimboud demanda et obtint d'être constitué, avec Macconnens, en une paroisse indépendante de celle de Torny ; le droit de collation fut attribué à l'évêque du diocèse (1845). L'église de la nouvelle paroisse fut dédiée à l'Assornpl ion

de la Vierge et saint Théodule devinl sec 1 patron.

Population : 1920, 409 hab. — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans \//>/; VII. — A. Dellion : Dict \l e1 XII. — F. Kuenlin : Dict. IL — A. d'Amman : La seigneurie de Macconnens, dans AF 1922. — A. Biichi : Freiburg's Bruch mit Œsterreich. — R. Chassot : L'école île Villarimboud, dans llull. pédagogique 1906. — ASHF IV, 49, 75, 189: VI, 314. — Étr. frib. 1881, 87. [J. N.]

VILLARLOD (C. Fribourg, D. Sarine. V. DG S) Coin, et Vge. Armoiries : de gueules à son antique croix du Sault d'argenl posée sur trois coupeaux de sinople et accompagnée de deux tilleuls du même. Au XIIIe s., Vilar Aloz, c'est-à-dire village de Alo, nom propre germain. On a découvert dans le village des sépultures burgondes. Villarlod relevait du bailliage de Pont-Farvagny ; au spirituel, il faisait partie de la paroisse d'Eslavayer-le-Gibloux et n'avait qu'une chapelle dédiée à saint Michel. En 1910, Villarlod fut érigé en paroisse et construisit son église. Sur la colline, au-dessus du village, est érigée une grande croix, la croix du Sault, qui est un lieu de pèlerinage. Statuts communaux de 1755, 1809, etc. Population, 1920, 188 hab. — F. Kuenlin : Dict. IL — A. Dellion : Dict. V. — H. Jaccard : Essai de toponymie romande, dans MDR VII. — J. Gumy : Regeste de I huit, rive. — ASHF IX, 174, 285. [J. N.]

VILLARS-BOZON (C. Vaud, D. Cossonay. Corn. L'Isle. V. DGS). Vge où le couvent de Romainmôtier possédait des biens en 1018 déjà et où il conservait en 1377 une partie de la dime. après avoii inféodé l'avoinerie et la. paneterie aux nobles de Chablie. Il y avait là en 1386 un château fort que le duc de Savoie inféoda à Ansermod de la Sarra, et dont le nom s'esl conservé dans un lieu - dit. Le village dépendit de la seigneurie de Cossonay, puis de celle de LTsle. Son administration a fusionné en 1889 avec celle de LTsle. Un château neuf a été construit par les G ingins en 1696 : il est depuis 1876 propriété de la commune. -- Voir DHV. [M. R.]

VILLARS-BRAMARD (C. Vaud, D. Payerne.

V. DGS). Coin, et Vge. En 1164, Villa Bramar. Localité habitée déjà à l'époque romaine. Au moyen âge, elle dépendait de l'évêque de Lausanne, de la châtellenie de Villarzel et de la paroisse de Dompierre. Mais dès la fin du XIIe s., l'abbaye d'Hauterive y possédait la dime de froment e1 d'avoine, par donation du chevalin Othon de Dompierre. Les Villarzel y possédaient aussi des biens. Une chapelle Saint-Jean-Baptiste y est mentionnée en 1453. Sous le régime bernois, le village a continué de dépendre du châtelain de Villarzel et du pasteur de Dompierre. — DHV. — Liber don. Altaripae. [M. R.]

VILLARS-BURQUIIM (C. Vaud, D. Grandson.

V. DGS). Coin, el Vge déjà mentionné sous ce nom en 1391. Il dépendait alors du château de Grandson. pas ensuite au duc de Savoie, aux Chalon et enfin à Berne el Fribourg. Sous le régime bernois, il ressortissail de la métralie de Fiez. — DHV. — Archives cantonales vaudoises. [M. R.]

VILLARS - ÉPENEY (C. Vaud, D. Yvenlon.

V. DGS). Com. et Vge. En 1167, Espinei. En i année, l'évêque de Lausanne donna la dîme du terri loue, moitié à Hautcrêt, moitié au Grand Saint-Bernard En 1177. Gaucher de Saint-Martin concéda l'usage du bois d'Epeney aux moines de Monlheron qui y mirent un forestier. En 1344, Louis de Savoie, baron de Vaud, racheta ce droil : il possédait le village lui même qui dépendait du château d'Yverdon. Sous les Bernois, la

localité dépendil d'Yvonand, puis lui i m

1765 en communauté distincte. — DHV. [M. R.]

Septembre 1932

Y1LLARS-LE-COMTE

V1LLARS-SOUS-MONT

VILLARS-LE-COMTE (G. Vaud, D. Moudon.

V. DGS). Com. et Vge. En 1147, Villario comitis. Il dépendait, au moyen âge, de l'évêque de Lausanne ; l'église mouvait du chapitre cathédral en 1182 ; la famille de Villars-le-Comte comptait en 1147 parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Montheron. Le nom luimême peut venir des anciens comtes de Vaud. L'église, dédiée à Notre-Dame, tomba plus tard au rang de filiale de celle de Thierrens, pour l'être de celle de Denezy depuis 1828. Le village a été incendié à plusieurs reprises au XVIIIe s. —DH V. [M. R.]

VILLARS-LE GRAND (C. Vaud, D. Avenches.

V. DGS). Com. et Vge. En 1176-1192, Vilario en Williex. Une route frontière le sépare de la commune fribourgeoise de Villars-les-Friques. Des comtes de Genevois, ce village suivit le sort du Vully, c'est-à-dire que Pierre de Savoie et ses successeurs en furent propriétaires. Pierre de Grandson, qui avait épousé Blanche de Savoie le possédait en 1342. La chapelle de Villars, dédiée à saint Laurent, est citée dès 1410. Elle était et est encore filiale de l'église de Constantine. Elle a été paroissiale de 1697 à 1845. L'édifice a été reconstruit en 1691 et restauré en 1913. — DHV. [M. R.]

VILLARS LE TERROIR (C. Vaud, D. Échallens. V. DGS). Com. et Vge. En 1141, Vilars ; 1228, Vilaret devant Goumoëns ; 1438, Villart le Terrioux. Il avait en 1141 une chapelle dépendant de l'abbaye de Montbenoît, chapelle devenue église paroissiale en 1228, mais redevenue filiale de l'église d 'Échallens en 1285. Le village lui-même passa des seigneurs de Goumoëns à la maison de Savoie, comme dépendance de la chàtellenie d'Échallens. Les domaines de l'abbaye de Montbenoît devinrent au XVe s. propriété de l'abbaye de Joux, alors qu'à la suite d'une donation particulière la dîme appartenait au couvent des dominicains de Lausanne. L'église, dédiée à saint Nicolas, est redevenue paroissiale en 1847 et a été reconstruite en 1908 ; les deux cultes catholique et protestant s'y célébrèrent régulièrement. En 1262 apparaît la famille noble des Villars-le-Terroir qui devinrent au début du XIVe s. seigneurs de Colombier et en prirent le nom. — Voir DHV. [M. R.]

VILLARS-LES-FRIQUES. Voir Friques, Les.

VILLARS-LES-JONCS (ail Iibewil) (C. Fribourg, D. Singine, Com. Guin. V. DGS). Hameau. En 1272, Ibinwile ; 1306, Ibenwile ; 1733, Vilalezon. Ce hameau subit le passage des troupes bernoises venant attaquer Fribourg en 1386, 1388 et 1448. En 1847, les troupes fédérales y assassinèrent le chapelain Laurent Duc. Le château actuel fut construit vers 1765 par Rodolphe de Castella de Berlens, maréchal de camp. Par le mariage de sa nièce Anne-Marie de Castella avec Guillaume d'Affry, il passa dans la famille d'Affry, puis, par héritage, dans les familles von der Weid et Diesbach-Torny ; cette dernière le possède encore actuellement. La chapelle de Villars-les-Joncs est dédiée à saint Jacques ; elle est mentionnée dès le XVIe s. et elle fut reconstruite à la fin du XVIIIe s. En 1733, Marie-Catherine Fillistorf fonda, par testament, le bénéfice de la chapellenie. Un hospice pour les lépreux existait à Villars-les-Joncs au XIIIe s. En 1926, on transféra de Corbières à Villars-les- Joncs le refuge pour les détenues libérées qu'avait fondé, en 1922, Mlle A. Clément et qui est dirigé par les sœurs franciscaines de Lons-le-Saunier. — F. Kuenlin : Dict. II. — A. Dellion : Dict. VI, 471 ; VII, 81. — P. de Zurich : La maison bourgeoise en Suisse, vol. XX. — A. Roulin : L'Anonyme de Fribourg, dans ASG 1919. — A. Buchi : Freiburg's Bruch mit Œsterreich. — N. Peissard : Un épisode du Sonderbund. Le meurtre de M. Laurent Duc, dans Revue de Fribourg 1912. — ASIIF IV, 208. — L. Genoud : Manuel des œuvres du canton de Fribourg. [J. N.]

VILLARS-LES-MOINES (ail. MûNCHENWii.i i: I (C. Berne, D. Laupen. V. DGS). Com. et Vge de la paroisse de Morat. Un prieuré y fut fondé, probablement avant 1100, sur un alleu donné à Cluny en 1080 par les frères Gérard et Rodolphe de Villars. L'église et les bâtiments conventuels furent, en partie, construits avec des pierres provenant de l'ancienne Aventicum, de sorte qu'on trouva dans les murs des débris

de colonnes, de socles et des inscriptions romaines. En 1448-, au cours d'une expédition contre Berne, les Fribourgeois incendièrent le prieuré, qui subit de nouveaux dommages pendant les guerres de Bourgogne. En 1484, le prieuré clunisien fut supprimé et ses biens incorporés à la mense du chapitre de Saint- Vincent de Berne. Le chanoine Ulrich Stôr, qui les reçut en prébende, fut assassiné en 1532 par deux habitants du village. Borne mit alors la main sur Villars-les-Moines et, en 1535, avec la seigneurie de Clavaleyres, le vendit à Jean -Jacques de Wattenwyl. Celui-ci fit transformer les bâtiments en un château seigneurial. La seigneurie passa en 1612 à Markus Morlot, de Berne, en 1658àNiklaus Dub, de Morat, et en 1668 à Anton von Graffenried. Sa famille possède encore le château. Il existe depuis 1738 une école allemande à Villars-les- Moines. La localité fut rattachée avec Clavaleyres, sous la République helvétique, au canton de Sarine et Broyé, sous l'Acte de médiation à celui de Fribourg, mais, sur son propre désir, et à la suite d'une intervention fédérale, elle fut attribuée en 1807 au canton de Berne, et constitue actuellement une enclave bernoise en terre fribourgeoise. — LL. — ET 1857. — E.-F. v. Mùlinen : Helvetia sacra. — F. Girard : Le prieuré de Villars-les-Moines, dans MF IV. — Engelhard : Chronik. — Le même : Bez. Murten. — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — v. Mùlinen : Beitràge III. — G. Schnurer : Das Necrologium des Cluniacenserpriorates Mùnchenwiler. — B. Egger : Gesch. der CJuniâzenzer-Kl : ster in der Westschweiz. [H. Tr.]

VILLARS - LUSSERY (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Com. et Vge. En 1377, Villar proche Luxurie, Lusserie. Il se trouve au bord d'une route romaine dite le chemin de la reine Berthe et où l'on a retrouvé des restes d'une villa et des monnaies. Au moyen âge membre de la baronnie de La Sarra. Il fut constitué en 1674 en seigneurie particulière au profit d'un cadet des Gingins ; le dernier des seigneurs de Villars-Lussery, Philippe-Victor de Gingins, mourut en 1827. — Voir DHV. [M. R.]

VILLARS-MENDRAZ (C. Vaud. D. Moudon.

V. DGS). Com. et Vge. En 1317, Vilar Mendrar. Il dépendait au moyen âge du comte de Savoie. Le chapitre de Lausanne y avait des biens dès 1317, mais surtout le prieuré de Lutry ; l'abbaye de Hautcrèt y avait aussi des hommes qui obtinrent en 1247 de Guillaume de Goumoëns le Roux l'usage des forêts du Jorat. Le prieuré de Lutry était patron de l'église, dédiée à saint Pierre, et son domaine était administré par un mayor. Ce mayor est cité dès 1333. La mayorie, fief héréditaire, se transmit de famille en famille, jusqu'au général Daxelhofer de Berne, en 1751, en faveur duquel elle fut transformée en seigneurie qui passa ensuite aux Constant.de Lausanne. — DHV. [M. R.]

VILLARS-SAINTE-CROIX (G. Vaud, D. Morges. V. DGS). Vge et Com. dans lequel on a trouvé une hache de l'époque du bronze et des tombes burgondes. Au moyen âge, cette localité, dépendante du chapitre cathédral et souvent appelée Sainte-Croix seulement, se trouvait à la limite du ressort épiscopal de Lausanne et de la châtellenie de Cossonay et servait de marche, c'est-à-dire de lieu de conférence, entre fonctionnaires épiscopaux et fonctionnaires savoyards. Il y avait une église en 1230 et dès avant 1272 un hôpital qui relevait de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem etde lacommanderie de La Chaux ; l'un et l'autre étaient en ruines en 1546. L'abbaye du lac de Joux y avait aussi des biens, mentionnés dès 1177. Dès le régime bernois, le village dépendait de la paroisse de Crissier. — DHV. [M. R.]

VILLARS-SOUS-CHAMPVENT (C. Vaud, D.

Yverdon. V. DGS). Vge et Com., qui relevait au moyen âge de la seigneurie de Montagny-la-Ville, qui fut réunie à celle de Grandson, et passa en 1476 aux mains de Berne et de Fribourg. On y a trouvé des monnaies romaines. Au spirituel, il dépendait de Champvent. — Voir DHV. [M. R.]

VILLARS-SOUSMONT (C. Fribourg. D. Gruyère. V. DGS). Ancienne forme : Villar s-sur- Mont. Com. Ht Vge qui fit partie du comté de Gruyère, puis du bailliage, enfin du district de la Gruyère. Au spirituel, il a été dé-

VILLARS-SOUS-YENS

V1LLARSEL-LE-GIBLOUX

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