IX- XL — Archives
[J. Jordan.] \ aud, D. Morges.
taché de Gruyères en 1786 et érigé en paroisse. Une chapelle dédiée aux saints Simon et Jude avait été déjà con- -ii i ee en 1654 et desservie par un chapelain ; elle devint L'église paroissiale et fut agrandie en 1808 et en 1810. Les chapelains ont été les premiers maîtres d'école, à partir de 1675, sinon auparavant. — F. Kuenlin : Dict. IL— A. Dellion : Dict. XII. — J.-J. Hisely : Hist. ilu vaiiitt' de Gruyère, dans MDR d'État Fribourg.
VILLARS-SOUS-YENS (C.
Y. DGS). Vge et Com. où l'on a trouvé en 1823 une cassette en cuivre renfermant des monnaies romaines de Gordien à Gallus (237-251). Le village dépendait au moyen âge d'une des seigneuries d'Aubonne, puis fut rattaché au XIVe s. à la châtellenie de Morges. Le chapitre de Lausanne y possédait le bois de Sainte-Marie, de 300 poses. Au XVIIIe s., le village fut constitué en seigneurie au profit de la famille Tavel. L'église dépendait du Grand Saint-Bernard et elle est déjà mentionnée en 1177. Elle fut plus tard rattachée à Denens et enfin à Lussv. — DHV [M. R.]
VILLARS- SUR -GLANE (VILLARS) (G. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Com. et Vge. En 1143, Vilar; 1173, Vilar Lotores : vers 1 180, Villars-le-Terroir; 1228, Vilar lo torel ; 1663, Villard- sur- Glane; 1805, Villarssur-Matran. En ail. 1489, Wyler; 1588, Villard uff der Glanen ; 1789, Wyler bey Matran. Les noms de Villars, Bertigny (fuit dus Brittiniacus) et Cormanon (Curtis Mannonis) indiquent les origines gallo-romaines et burgondes des agglomérations dont s'est formée la commune de Villars. Armoiries : d'a-
L 'ancienne église de Villars-sur-Glâne (démolie en 1016). D'après une photographie.
/m .m sautoir d'argent accompagné en chef d'une fleur de lys du même. A côté des seigneurs de Villars on trom e
comme propriétaires de biens et de droits assez étendus dans la localité, le comte de Gruyère en 1172 ; l'abbaye de Payerne avant 1177 ; celle de Hauterive 1143 ; le grand hôpital de Fribourg 1299 ; les d'Alïry 1267 ; la Confrérie du Saint-Esprit 1349. etc. Statuts communaux 1737, 1773, 1796, 1830, 1832. Villars fit partie des Anciennes Terres jusqu'en 1798 et dépendit de la bannière de la Neuveville ; de 1798 à 1848 du district de Fribourg, dès 1848 de celui de la Sarine. Il était régi par la Municipale. Au spirituel, Villars forma une paroisse mentionnée en 1143 déjà ; elle comprenait tout le territoire sur lequel Fribourg fut bâti, sauf la partie du quartier de l'Auge qui appartenait à la paroisse de Guin et celle du quartier de la Planche dans la paroisse de Tavel. A mesure que Fribourg grandit, le territoire de Villars diminua. Le premier collateur connu est Jean Bich en 1366 ; en 1406, la collation passa aux augustins de Fribourg, qui la conservèrent jusqu'à la suppression de leur couvent en 1848. Depuis 1867, elle est exercée par l'évêché. L'église était dédiée à saint Pierre (1410), plus tard aux SS. Pierre et. Paul. La tour fut reconstruite dans la première moitié du XVIIe s., le chœur en 1786- 1788 ; la nef fut restaurée. L'église a été démolie en 1916 et un nouvel édifice consacré la même année. La chapelle Saint- Antoine existait avant. 1500 ; celle de Saint- Jacques, construite par le couvent de la Maigrauge vers 1470, a été remplacée en 1771 par une croix appelée la Croix de Saint-Jacques ; celle de Saint-Barthéiemy ou de Pérolles, a été édifiée au début du XVIe s. La fabrique de chocolat de Villars a été fondée en 1901. Population : 1452, 10 feux ; 1900, 856 hab. ; 1930, 1234. Une famille noble du nom de Villar, mentionnée dès la première moitié du XIIe s., paraît s'être éteinte vers la fin du XIVe s. Plusieurs de ses membres figurent parmi les bienfaiteurs des couvents de Hauterive et de la Maigrauge. — F. Kuenlin : Dict. — A. Dellion : Dict. XII. — T. de Bamiy : Villars-sur-Glâne (mns). — M. Benzerath : Die Kirchenpatrone der alten Dibzese Lausanne, dans FG XX. — J. Gumy : Regeste d' Hauterive. — Archives d'État Fribourg. [ r,emy.]
VILLARS -TIERCELIN (C. Vaud, D. Échallens. V. DGS). Com. et Vge. En 1228, et 1312, Vilar Tiecelin. Il dépendait du chapitre de Lausanne et de la paroisse de Dommartin. En 1316, comme les autres communes de ce ressort, il payait un droit de garde au baron de Vaud. L'église, mentionnée dès 1225, fut incendiée en 1516 et rebâtie. Elle dépend depuis 1794 de celle de Peney. — DHV. [M. R.]
VILLARSEL-LE GIBLOUX (ail. VILLARSEL AM Girel) (C. Fribourg, D. Sarine. Y. DGS). Com. et Vge de la paroisse d'Estavayer-le-Gibloux. Armoiries : d'argent au chef de gueules à la bande de sable entourée d'une bague d'or brochant sur le tout, qui sont les armes de ses anciens seigneurs, les Challant.
On a découvert à Villarsel des sépultures de l'époque post-romaine. Villarsel formait une seigneurie qui releva, jusqu'au XVIe s., de l'évêché de Lausanne. Elle appartenait au début du XIVe s. à Bodolphe de Corbières, qui la vendit, en 1346, à Jocerius d'Oron. En 1375, Aymon d'Oron la légua à son neveu Bodolphe de Langin. Vers 1430, Villarsel devint la propriété de la famille valdotaine de Challant qui la conserva jusqu'à la fin du XVIe s. En 1447, les Fribourgeois, qui avaient déclaré la guerre à Louis de Savoie, inaugurèrent la campagne par une attaque de Villarsel. Le 21 décembre, ils s'emparaient du château, le pillaient, et l'incendiaient après avoir délivré trente-six de leurs concitoyens qui y étaient prisonniers : ils emmenèrent en captivité, à Fribourg, le châtelain et les autres habitants du château. Par le traité de paix, signé à Morat l'année suivante, les Fribourgeois furent condamnés à verser une indemnité de 900 florins au seigneur de Villarsel. En 1536, Charles de Challant reconnut la suzeraineté de Fribourg. Dans la suite, Berne revendiqua comme siens les droits de l'évèque de Lausanne sur le château de Villarsel ; un arbitrage en attribua définitivement la suzeraineté à Fribourg, en 1584. A la fin du
YILLARSEL-SUR-MARLY
VILLARZEL
XVIe s., la famille de Challant vendit la seigneurie de Villarsel à Christophe Revit', qui ne la garda que peu d'années ; en 1(306, elle fut acquise par Simon Alex. Villarsel fit partie jusqu'en 1798 du bailliage de Pont- Farvagny ; de 1798 à 1803, du district de Romont ; de 1803 à 1848, de celui de Farvagny, puis du district delà Sarine. Statuts communaux de I7'i5. 1807, 1839, 1844. Population : 1672, 108 liai». ; 1920, 189. J.-P. Kirsch : Le cimetière burgonde de Fétigny, dans ASHF VI. — J. Dey : Pont-en-Ogoz, dans MF I. - FRB III. -- Schmitt-Gremaud : Mémoires hist. sur li tlini-èse tle Lausanne. — N. l'eissard : Hist. de... Corbières, dans ASHF IX. — F. Gingins-la Sarra- Forel : Recueil de chartes concernant l'ancien évêehé de Lausanne, dans MDR VII. — A. Biichi : Die Chrmiil. des Nicod du Chastel, dans ASG 1920. — Le même : Freiburg's Bruch mit Œsterreich. — F. Ducrest : Notes héraldiques dans AHS 1903. — AS I. vol. IV. 2. - P. /Ebischer : La famille Alex, dans AF 1919. — A. Dellion : Dict. V. — F. Kuenlin : Dict. II. [J. N.]
VILLARSEL SUR-MARLY (ail. VILLARSEL OB MERTENLACH) (C. Fribourg, D. Sarine. W.DGS). Coin. et hameau de la paroisse de Marly. La commanderie de Saint-Jean, de l'ordre de Malte, eut à Villarsel un très beau domaine qui fut constitué en grande partie par les acquisitions des commandeurs Pierre d'Englisberg (1504-1545) et Benoit Tuller (1546-1573). Les Vuippens. les Mossuz, les Montenach eurent des biens à Villarsel. Ce hameau a toujours fait partie des Anciennes Terres de Fribourg et on y appliquait la Municipale. Statuts communaux de 1808. Population : 1920, 81 hab. F. Kuenlin : Dict. IL — A. Dellion : Dict. VIII. - J.-K, Seii/, : Die Johanniter-Priester-Komturei Freiburg i. U. — J. Gumy : Regeste de Hauterive. [J. N.]
VILLARSIVIRIAUX (C. Fribourg, D. Glane.
V. DUS). Coin, et Vge. Au XIIe s., Villar Serir-n . XIIIe s., \'ilarserrrii v. \illar Siverioux, c'est-à-dire village d'un Germain dont le nom appartient à la racine onomastique Sew. On y a découvert des objets de l'époque romaine. Cette localité est mentionnée pour la première fois dans les documents au milieu du XIIe s. Une famille noble portait le nom de ce village au XIIIe s. Les prémontrés d'Humilimont, le monastère de Hauterive, la commanderie de Saint-Jean, les d'.Vvry, Maggenberg, Trey, Billens, les sires de Pont, les Menthon, Challant, Englisberg, Mayor, Amman. Blonay, Wild, etc., eurent des propriétés à Villarsiviriaux. Statuts communaux de 1765. Villarsiviriaux tii partie jusqu'en 1798 du bailliage de Pont-Farvagny ; de
1798 à 1803, du districl de Roi il : de 1803 à 1848, du
district de Farvagny ; puis du district de la Glane. l'upiilniiim : 192H. 194 hab. Le village relevait au spirituel de la paroisse d'Orsonnens ; en 1869, Villarsiviriaux fut érigé en paroisse autonome. Dès 1483. on mentionne sa chapelle en l'honneur de saint Théodule. Le bénéfice de la chapellenie fut constitué, au XVIIe s., par les dons de Jacques Oberson et de Pierre Berset. A la fin du XVIIIe s., la chapelle fut reconstruite et consacrée le 2 sept. 1797. — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans \//)/f\ll. — J.Jordan : L'abbaye prémontrée d' Humilimont, dans ASHF XII.— AS HF IX, 245. I Kuenlin : Dict. IL — A. Dellion : Dict. XII. - J. Gumy : Regeste de Hauterive. — M. Benzerath : Die Kirchenpatrone der alten Diozese Lausanne, dans FG XX. [J. N.]
VILLARVOLARD (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Corn, et Vge. Anciennes formes :
l 'iliervalart, l 'illardvolaz, Villarsvolard, Villardvolard. Armoiries : losange d'oi et de sable au chef de gueules. Villarvolard fit partie de la seigneurie, puis du bailliage et du district de Corbières (1798-1848), enfin du district de la Gruyère. Au spirituel, il releva tout d'abord de la paroisse de Vuippens ; en 1179 déjà, il y avait une chapelle. Entre 1179 et 1228, Villarvolard lui érigé en paroisse avec le même, saint patron, saint Sulpice, que l'église-mère. Les prémontrés d'Humilimont ■ .lient le droit de patronage comme à Vuippens.
Lors de l'érection du chapitre de Saint - Nicolas di Fribourg, en 1512 e1 1513, .Iules 11 et Léon X incorporèrent la paroisse à la nouvelle institution, mais le couvent des prémontrés ne renonça pas à ses prérogatives, et les curés s'efforcèrent de s'accommoder a cetti situation. Ce n'est qu'après la suppression d'Humilimont, en 1580, que les chanoines de Saint-Nicolas purent effectivement exercer leurs droits de patronage. Depuis la réorganisation du chapitre, de 1925. le droit de collation du bénéfice appartient à l'évêque du diocèse.
L'église paroissiale se trouvait dans un état déplorable en 1453, et dut être réparée à cette époque ; elle fui rebâtie au milieu du XVIIIe s. et consacrée en 176m : la tour actuelle date de la fin du XIXe s.
C'est à la fin du XVIIe s. que fut fondée la première école primaire, grâce au don de Ï70 écus bons du curé Hugonier. — F. Kuenlin: Dict. IL — A. Dellion : Dict. XII. — l\. l'eissard : Hist. île In seigni urie et du Imilliagi de Corbières, dans ASHF VIL — J. Jordan : L'abbayi de prémontrés d' 'Humilimont, dans ASHF XII. — ASHF I. — Archives d'État Fribourg. [J. Jordan.]
VILLARZEL (C. Vaud, D. Payerne. V. DGS) Com. et Vge. En 1228, Villarsel. On y a trouvé des restes
i 'église de Villarzel. D'après une photographie (Musée Uistoriographique vaudois .
d'habitat romain et l'on y voit une « motte » qui a pu servir de lieu de refuge. Le village est établi sur un éperon qui dominait îles possessions de l'évêque de Lausanne jusqu'à Lucens. C'est pourquoi l'évêque Berthold y construisit un château. Son successeur fortifia la localité et les habitants reçurent des franchises particulières Le château fut pris et brûle sous l'épiscopat de Guillaume de Champvent (1273-1301). Relevé il ne parait plus avoir conservé d'importance au XVe s. Il n'en
VILLARZEL