‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 64 sur 213 · VINCENT · texte numérisé non relu

VINCENT

wesens. — J. Hâssig : Die An fange des Toggenburgeroder Zwôlferkrieges. — Alfr. Mante! : Ueberdie Veranlas-

siimj des '/.wiilferkrieiies, <l;ins SSIC I. — Guggenbiihl, dans SStG IV. — Karl Lôw : Die Schlacht von Villmerqei\ — H. Tiirler, dans HT 1910.— ASG 1895, 1905, 1911, 1914. — MHVS XIII. — BBG 3, p. 206. - ZSK 1911, p. 193 ; 18, p. 173. — W. ÛEchsli : Queltenbuch. — ■ Ed. Wymann : Schlachtjahrzeit. — Hist. milit. de la Suisse, fasc. 7. — St. Galler Volksblatt 1912, n° 89.

— Al. Millier : Die Stellung (1er Zuger im... 2. V.-K. — Srltw. Xationalkalender 1924, p. 43. — E. Zschokke : Hist. h'estschrift ... Aargau. — RMS, oct. 1913. - DHBS II, p. 94. — Les ouvrages cités contiennent de nombreuses indications bibliographiques. [H. Tr.]

VILLNACHERN (C. Argovie, D. Brugg. V. DGS). Coin, et Vge dans la paroisse d'Umikon. Armoiries :d'azur à un soc de charrue d'or accompagné de deux étoiles du même. En 1141, Filnaccer ; Wilnach dans le Habsb.

Urbar. La préhistoire est représentée par une hache de pierre, des restes de constructions romaines au Muracher et des tombes alémanniques à la colline du Rosen ou Letzi. La mollasse à coquilles de l'endroit doit déjà avoir été exploitée à l'époque préromaine ; il exista aussi durant quelque temps uiic mine de ter en grains. Une source chaude découverte au XVIIIe s. a de nouveau été perdue. Villnachern formait dans le bailliage de Bôtzberg une seigneurie particulière dont l'Autriche avait la suzeraineté, puis Berne après 1415. Un château s'y dressait, siège à l'origine d'une famille d'échansons des Habsbourg, peu connue. Du milieu du XIIIe au milieu du XVe s., vécut à Villnachern la famille de ministériaux von Ostrach, du Sud de lWllemagne. Elle possédait en arrière-fief de Thiiring d'Aarburg une partie du village. Encore du vivant d'Anton, dernier sire d 'Ostrach, puis après sa mort, survenue entre 1440 et 1450, eurent lieu d'inextricables partages du fief. Un quart passa finalement à la seigneurie de Wildenstein et avec celle-ci à Berne en 1720, une moitié à la seigneurie de Kasteln et à Berne en 1732. Les droits seigneuriaux sur Villnachern furent possédés en outre par les maisons de Biïttikon, Lichtenau, Rinach, Schonau, Hallwyl, Luternau, Mûlinen et Erlach. Brugg acquit finalement une part de ces droits, en 1588 de Hans-Georg von Hallwyl, en 1608 de Hieronymus von Luternau. Le château inoccupé depuis le XVe s., tomba en ruines et n'existait plus en 1491 déjà. Des restes de tours se voyaient certainement vers 1836 ; tout a disparu. — F.-X. Bronner : Aargau I, II. — Arg. 27, p. 83.

— Habsburg. Urbar. —ASG XIII, p. 100. — W. Merz : Gemeindewappen. — Le même : Bxirganlagen und Wehrbauten II-III. avec bibliogr. — Le même : Beelitsquellen Aargau, Landschaft III. [H. Tr.]

VILTERS (C. Saint-Gall, D. Sargans. V. DGS). Corn, et paroisse. Vers 830, Filtris ; 1288, Vilters ; 1474, Vilthers. Le refuge fort bien situé de Severgall, à 130 m. an-dessus du fond de la vallée, était déjà connu à l'époque néolithique et fut occupé durant les âges du bronze et du fer. Sous les Romains, il servit de poste de garde. Au moyen âge, Vilters dépendit au spirituel de Mels. Les dîmes appartenaient au couvent de Pfâfers. Une église filiale y existait en 1364, incorporée au couvent de Pfâfers ; elle fut détachée en 1487 de Mels et élevée au rang d'église paroissiale. L'abbé, collateur, la reconstruisit en 1785. Vilters eut de nombreux démêlés avec les communes voisines au sujet des digues du Rhin. Le village brûla, sauf l'église, la cure et un moulin, le 22 avril 1800 ; 210 maisons furent détruites ; le 1er avril 1909 de nouveau, 22 maisons et remises furent incendiées. Grandes inondations en 1764 et 1840. L'ingénieur La Nicca exécuta de 1855 à 1876 la correction de la Saar puis celle du Vilterserbach. - LL. — A. Nàf : Ghronik. — J. Egli et E. Kind : Zur Gesch. des St. Galler Obertandes. — AS A n. s. V, p. 248.— K. Wegelin : Pfâferser Begesten. — M. Gmiir: Urbare und Rôdel des Kl. Pfâfers. — F. Egger : Urk. u. Aktensammlunq... Bagaz.

— Heimatbl. ans ilem Sargaiiserlniid I. n" 10. [A. Mii.]

VIMERCATE nu VICOMERCATO. Plusieurs personnages de ce nom, très probablement originaires de Vimercate (Italie), sont mentionnés dans l'histoire tessinoise. — 1. Gabrio, est cité comme podestat des Visconti à Locarno en 1325. — 2. Stefano ou Stephanonus, des capitanei de Vicomercato, était commissaire ou gouverneur ducal de Bellinzone de 1439 à 1447. — 3. Giovan-Agostino. Dr en droit, chevalier, f à la fin de 1477 ou au commencement de 1478. En 1477, il clin! le principal représentant de la duchesse Bona de Milan pour traiter avec les cantons surtout de la cession de la Léventine par le duc. — BStor. 1882, 1895. — G. Pometta : Briciole di storia bellinzonese. — Period. d. Sec. stor. com. I. — L. Brentani : Miscellanea stor.— E. Bontà : La Leventina nel Quattrocento. — ASA 1910. [C. i

VINCENT. Familles de Genève et de Vaud.

A. Canton de Genève. Familles genevoises; il a'} pas moins de 18 réceptions à la bourgeoisie de personnages de ce nom avant 1792. — Covelle : LB.

1. — 1. François, notaire, cité depuis 1434, habitant de Genève, bourgeois 1447, du Conseil des Cinquante 1457, 1460, du Petit Conseil 1461, syndic 1462. — E. Rivoire et V. van Berchem : Sources du droit du canton de Genève I. — B.C. — 2. François, fils (?) du n" 1 Dr en droit civil et canon, semble avoir rempli un ollice à la cour ducale 1484, fut envoyé au roi de France au sujet des foires 1498, et au bâtard de Savoie à la demande de Jean Orioli, vicaire et administrateur de l'évêché de Genève, pour défendre les franchises de la ville 1502. — RC.

IL — 3. Barthélémy, notaire 1444, bourgeois 1450. trésorier de la ville en tout cas depuis 1449 et jusqu'à avril 1457 ; le règlement de ses comptes fut difficile et traîna jusqu'en 1460. Du Conseil des Cinquante 1457, 1459, 1460, 1473. 1477, 1478, 1483, 1485 ; assista an Petit Conseil à plusieurs reprises. Il fut un des quatorze bourgeois auxquels le Conseil général donna pleins pouvoirs pour défendre la ville pendant les guerres de Bourgogne (janvier 1475). f après mars 1488. — RC.

III. -- 4. Marc, Dr en droit civil et canon, viceofiîcial de Genève 1513. — BC.

IV. — 5. Jean, Dr med., cité dès 1498 ; du Conseil des Cinquante 1519, 1521. Une plainte qu'il porta contre Jean d'Alinge fut l'occasion d'une des affaires dans lesquelles le duc de Savoie chercha à imposer sa juridiction au-dessus de celle des syndics (1521-1523). — RC. — L. Gautier : La médecine à Genève, dans MDG XXX.

V. — 6. François-Élie, * 20 juin 1708 à Genève, t 28 mars 1790 à Paris, peintre en miniature. Établi à Pans en 1745, il devint peintre de Mesdames. — 7. François-André, fils du n° 6, 30 déc. 1746 - 3 août 1816 à Paris, membre de

l'Académie des Beaux- Arts 1782, professeur à l'Académie 1792 et à l'École polytechnique. Chevalier de la Légion d'honneur. — SKL. — Archives d'État Genève. [H. G.]

VI. — 8. Alfred. * 23 mai 1850 à Saint-Pétersbourg, f à Genève 5 juil.

1906, Dr med. Député au Grand Conseil 1880-1906, président quatre fois de 1883 à 1892; directeur du Bureau de salubrité 1884- .1897, professeur d'hygiène à l'université 1889-1897, du Conseil d'État 1897- 1906, président 1903. lui.

Député au Conseil national 1896-1906, délégnr de la Suisse à la Conférence de Genève pour la révision

de la Convention de Genève en 1906. Bienfaiteur, ainsi que sa femme, du sanatorium populaire genevois de Clairmont-sur-Sierre. — PS 1893, 1897. 1906. — Rev. miil. Suisse romande 1906. [il. M.]

B. Canton de Vaud. Famille du Châtelard 1558, Mou-

Alfred Vincent.

] i après une photographie

collection Maillart).

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