‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 69 sur 213 · Autel de... Verecundus · texte numérisé non relu

Autel de... Verecundus

adjudant de la XIe légion (1920, Brou

23. Pierre tombale de M Luxsonius Festus, di la XIe légion (1921, Brougg).

24. Inscription murale des negotiatores salsari, leguminari (?) (mar-

fortement détériorer)

chands de fruits et de légumes (1852, Zurich).

25. Inscription votive de... Flaccius... vétéran, à Dian" (1872, Aarau).

26. Inscription murale d'Asclepiades, fonctionnaire impérial, en mémoire de la reconstruction d'un temple de Jupiter incendié pour les Vicani Vindonissenses (1872, Aarau).

27. Pierre votive de C. Careius Tertius à Jupiter (1916, Brougg).

28. Inscription murale en l'honneur de la reconstruit ion d'un mur par les troupes en 260 après J.-C. (1854, Aarau).

Bibliographie. Grabungsbericlite der Gesellschafl Pro Vindonissa, régulièrement publiés dans ASA à partir de 1897. — Jahresberichte der Ges. Pto Vindonissa, à partir de 1906. — JSGU. — S. Heuberger : Aus der Baugeschichte Vindonissas, 1909. — Le même: Das Amphitheater Vindonissa. — R. Laur-Belart : Die Erforschung Vindonissas unter S. Heuberger, dans Argovia Xl.ll. avec bibliographie 1897-1927. — Le même dans Aargauische Heimatgeschichte II. Rômerzeit. — J. Heierli : Vindonissa I, Quellen nnd Literatur, dans Argovia XXXI, avec bibliographie ancienne. — S. Loeschcke : Lampen aux Vindonissa. — F. Stâhelin : Die Srhwviz in romischer Zeit. — F. Keller : Die rômischen Ansiedelungen in der Ostschweiz, dans MAGZ XV. — Corpus Inscription. Latin. XIII. — E. Vogl : Bemalte gallische Keramik nus Windisch, dans ASA 1931. [R. Laur-Belart.]

VINDRET. Famille originaire de Chilly (Haute- Savoir), reçue bourgeois' de «ienève en 1501. Elle compte — Pierre, marchand, du Conseil des Cinquante 1512-1513, 1515, 1519, 1521-1527, des Soixante 1536, procureur de l'hôpital des pestiférés 1530-1531. — Covelle : LB. — BC. — L. Sordel : Dict. mus. — Archives d'État Genève. [H. G.]

VINEIS, de (WEINGARTEN). Famille valaisanne éteinte, originaire de Xaters, qui se répandit au XI 1 1 " s. dans les châtellenies de Sierre, de Granges et de Sion*

— I. Lot is. donzel, à Sierre en 1223. vassal de l'évêché.

— 2. François, de Naters, chevalier, 1351. — 3. \ntoine, major de Môrel 1431. — ï. Claude, bourgmestre de Sion 1522. — 5. Antoine, gouverneur de Sainl-Maurice 1696. — 6. Lurent, gouverneur de

V1NELZ

VINTSCHGAU

Saint-Maurice 1691, grand châtelain de Sierre. — d'Angreville. — Furrer II. — Gremaud. [Ta0

VINELZ (français Fenil ou Fenis) (C. Berne, l>. Ceilicr. V. DGS). tom. et Vge. Aux XIe el XIIe s., Feni ; au XIIIe s., Fenis, Vinils, Fenix; nu XIVe s., Finils. Armoiries : d'argent à une serpette d'azur emmanchée d'or, senestrée d'un soc de charrue d'azur. Fenis passe pour être la station la plus importante de l'âge du bronze en Suisse. Découverle en 1881, explorée les années suivantes, cette station a livré plus de cent objets entièrement en bronze, haches-marteaux échancrés, vases richement ornemenles. crânes, vestiges de filets, etc. On a également fait des trouvailles dans un établissement de l'âge de la pierre. sil né plus loin de la rive actuelle (Th. Ischer : Die Pfahlbauten des Bielersees). Au Schaltenrainwald se trouve la colline portant autrefois le château des comtes de Fenis (voir art. Hasenburg). La localité se trouvait dans la seigneurie de Cerlier et appartenait au comté de Neuchâtel-Nidau, dont elle partagea les destinées. L'église de Fenis est mentionnée pour la première fois en 1228 ; elle était sous le patronage de la Vierge. En 1228, elle faisait partie du décanal de Soleure ; en 1285 et postérieurement, de celui de Saint-Imier. La collation appartenait aux comtes de Neuchâtel-Nidau ; le comte Rodolphe IV de Nidau la légua au couvent de Saint-Jean avec lequel elle passa à Berne. La partie inférieure du clocher est du XIIe ou du XIIIe s. Le clocher fut reconstruit en 1542. Le chœur et la nef datent de la fin du moyen âge. La date de 1484 est inscrite au-dessus de l'entrée principale, à l'intérieur. En 1527, à l'occasion d'une reconstruction de l'église, le Conseil de Berne fit don de la cloche et des tuiles, dont une partie provenait de la célèbre chapelle des Sept Chênes. Eu 1825, un incendie réduisit 15 maisons en cendres et coûta la vie à dix personnes. — F'RB. — P. .Eschbacher : Die Grafen von Nidau. — W.-F. v. Mùlinen : Beilr. VI. — Arch. d'Étal Berne. { Kschbacher.] VINET. Famille vaudoise, fixée à Gilly 1687, bourgeoise de Crassier 1727. Il est à peu prés certain qu'elle descend d'un réfugié protestant, originaire de Guillestre (Hautes- Alpes) : Paul Vinay. — Alexandre, célèbre théologien, penseur et critique littéraire, * 17 juin 1797 à Ouchy. Fils de Marc, 1770-1822, secrétaire du Département vaudois de l'Intérieur (voir H. Lecoultre : Le père d'A. Vinet). Il était au milieu de ses études de théologie à Lausanne, lorsqu'en 1817 il devint maître de français au gymnase et au pédagogium de Bâle ; fonctions auxquelles s'ajoutèrent bientôt des leçons à l'École des filles et des cours de littérature à l'université (professeur extraordinaire dès 1819, ordinaire dès 1835). Il publia, sous le nom de Chrestomathie [ru h (dise, 3 volumes (1829 et 1830) de morceaux choisis, accompagnés de notes et d'une revue historique des principaux écrivains. Lors des affaires qui suivirent le soulèvement de la campagne bâloise contre le chef-lieu, les autorités de Bâle chargèrent Vinet d'aller plaider leur cause auprès du gouvernement vaudois.

Ayant eu maintes fois à occuper, par complaisance, la chaire de l'Église française de Bâle, Vinet réunit sis sermons dans les volumes intitulés Discours sur quelques sujets religieux, 1831 et Nouveaux Discours, 1841, dont il a donné plusieurs éditions augmentées. Le Semeur, journal religieux, politique et littéraire, fondé par un groupe de protestants parisiens, en 1831. recul de lui divers articles de morale chrétienne et de nombreuses études de critique littéraire. De ceux-là, il groupa les principaux dans ses Essais de jibilosoiibie morale, 1837 ; celles-ci, jointes à d'autres travaux littéraires, cours, etc., ont aussi paru plus tard en volumes, notamment ses travaux sur Pascal.

I. intolérance qui sévissait alors, de l'ail et légalement, dans le canton de Vaud le fit enlreprendre une lutte persévérante en faveur de la liberté religieuse et même ■ le la séparation complète entre l'Étal et les Églises. Deux concours, ouverts par la Société de la morale chrétienne clé Paris), lui Fournirent l'occasion d'écrire à ce

Alexandre Vinet.

I c.i j.i(>-. un portrait a l'huile.

propos son Mémoire sur la liberté des cultes, 1826, puis son Essai sur la manifestation des convictions religieuses,

En 1837, Vinet devint professeur de théologie pratique à l'académie de Lausanne. Il prit part aux discussions qu'entraînait la revision des lois ecclésiastiques du canton de Vaud, et fut ptus tard membre de la commission chargée de rédiger un projet de réorganisation de l'instruction publique. Il était, d'autre part, le président et l'âme du comité qui dirigeait l'école supérieure des jeunes filles, de Lausanne.

Toujours malade, depuis un accident survenu en 1820, Vinet mourut le 4 mai 1847, à Clarens. Un monument lui a été élevé à Lausanne' en 1900.

De bonne heure, Vinet s'était préoccupé de questions économiques et politiques. C'est sur ce genre de sujet que portaient quelquesuns de ses premiers articles (au Nouvelliste vaudois), et il y revint dans l'un de ses derniers écrits : Du socialisme considéré dans sort, principe, 1846. Ce qu'il oppose au « socialisme » (il entend par là l'étatisme), ce n'est point l'individualisme — autre erreur à ses yeux — mais un système libéral, où la « solidarité »

morale et civile se trouverait d'autant mieux assurée que seraient plus complètement respectés les droits de toute « personne » humaine. Une inspiration analogue anime ses écrits d'ordre pédagogique.

En religion, Vinet, sympathique à l'esprit sérieux et fervent du Réveil, mais opposé à l'étroitesse qu'il voyait s'y mêler, s'est attaché à montrer combien l'Évangile répond à tous les vrais besoins de la nature humaine et comment tant de « dualités », autrement irréductibles pour notre pensée et pour notre volonté, trouvent leur conciliation dans ce « fait » réparateur : l'incarnation de Dieu dans le Christ. — L'influence de la pensée de Vinet a été considérable et dure encore.

Bibliographie. Eug. Rambert : A. Vinet ; histoire de sa vie et de ses ouvrages, 5e éd. 1930. — Mlle de Mestral-Combremonl : Vinet, 1930. — Ph. Bridel : A. Vinet ; sa personne et ses idées. — A la suite de la 3e éd. du livre de Rambert se trouve un Catalogue des œuvres deVmet. —Un comité, constitué en 1847, a publié 21 vol. d'oeuvres de Vinet à quoi sont venus s'ajouter 2 volumes de Lettres. La Société d'édition Vinet, fondée en 1908, pour entreprendre une nouvelle édition, plus complète et enrichie de préfaces documentaires, a publié jusqu'ici 10 vol.

L'Esprit d'A. Vinet, par Astié (2 vol. 1861) offre un recueil de ses plus essentiels passages, classés systématiquement. [l'h.B.]

VINGLE, Pierre de, * à Lyon vers 1495, imprimeur à Lyon, puis à Genève en 1533 et à Neuchâtel de 1533 à 1535 ; partisan de la Réforme, il imprima entre autres la Bible française d'Olivetan et les œuvres des premiers réformateurs. — Th. Dufour : Notice bibliogr. sur le Catéchisme de Calvin. — Baudrier : Bibliographie lyonnaise XII. 1 1 i,

VINGRA. Voir Wingreis.

VIIMOT, Siméon, cordelier, originaire d'Arc en liai rois (France), prédicateur français à, Fribourg 1559, gardien du couvent de Fribourg 15(>I>-I563, curé du Landeron 1563, prédicateur à Fribourg 1572-1575. t 25 mai 1575. — A. Daguet : Coup d'œil sur le mouve

meut intellectuel de Fribourg au XVIe S., dans IN///' II.

— B. Fleury : Catal. des religieux du couvent des Cordi liers, dans ASHF VIII. [j. \.|

VINTSCHGAU. Cette vallée, appartenant aujourd'hui à la province italienne du Haut-Adige, entretint,

VINTSGHGAl

YIONNAZ

de l'époque romaine au commencement du XIXe s., des rapports politiques et ecclésiastiques suivis avec la Rhétie, puis avec les 111 Ligues grisonnes. Elle faisait partie de la province romaine R.Ttia prima. A l'époque mérovingienne, le Vintschgau dépendait, politiquement et ecclésiastiquement, de la Rhétie curiaïe. En 700, la vallée doit avoir été rattachée politiquement à la Bavière. A cette époque, le Vintschgau s'étendait jusqu'à Passerbrùcke, près de Meran, et comprenait aussi la Basse-Engadine jusqu'à Pontalt et le Miinstertal. Ces deux dernières régions lurent ainsi perdues pour la Bhétie. Au point de vue religieux, toutefois, le Vintschgau demeura, avec la Basse-Engadine et le Mùnstertal, rattaché à l'évêché de Coire. Grâce à des donations impériales, notamment d'Othon Ier au XIIe s., aux donations des frères Gebhart et Ulrich von Tarasp et à l'acquisition de Frickingen, l'évéque redevint le principal propriétaire foncier de la région. Les tenanciers des fiefs épiscopaux relevaient de la juridiction de l'évéque. Celle-ci fut exercée à partir de 1239 par les baillis de Matsch et, paît tellement, par ceux de Reichenberg, qui avaient hérité du vidomnat épiscopal. Les Reichenberg s'éteignirent eu 1383 ; les baillis de Matsch, les seigneurs laïques les plus puissants du haut Vintschgau, perdirent en 1421 leur charge judiciaire qui fut désormais exercée par le capitaine de l'évéque, résidant au château de Fùrstenburg. Outre ce château, ceux de Churbourg, Reichenberg, Rotund, Helfmirgott et Montani, dans le haut Vintschgau, appartenaient à l'évéque de Coire. Le tribunal se réunissait deux fois par an à Mais pour juger les sujets de l'évéque à Untercalven, tandis que Taufers, qui faisait encore partie du Vintschgau, ressortait de la juridiction épiscopale d'Obcalven, dans le Mùnstertal. Outre les tribunaux épiscopaux, il existait encorr des cours comtales à Naudersberg (juridiction qui fut retirée à l'évéque de (luire en 1421 par les Habsbourg), à Mais et à Glurns, qui dépendaient des baillis de Matsch et d'autres seigneurs, notamment des comtes du Tyrol. Le château de Tyrol, qui donna son nom au pays tout entier, était un fief épiscopal. La haute juridiction appartenait aux comtes du Tyrol ; à partir de 1363, elle fut aux mains des Habsbourg, qui cherchaient à concentrer tous les pouvoirs dans leur maison. Leurs visées furent favorisées par la condescendance de certains évoques de Coire, sympathiques à l'Autriche ; la situation des évèques fut, en outre, affaiblie par leurs nombreuses querelles avec leurs vassaux, surtout avec les baillis de Matsch. La faiblesse de l'évéque Peter von Bôhmen à l'égard des Habsbourg incita le chapitre cathédral et les sujets de l'évéque à conclure la Ligue de la Maison- Dieu de 1367, à laquelle se rallièrent également les juridictions du Vintschgau. Cet acte ne mit pas fin, toutefois à la lutte qui se livrait en Vintschgau pour les droits de souveraineté et de juridiction. La guerre de Souabe, qui, pour les Grisons, eut son principal théâtre en Vintschgau (bataille de Calven), n'apporta pas grand changement à la situation. Au XVIe s. encore, il y eul des traités au sujet des droits de juridiction et fonciers eu Vintschgau ; ce fut le cas en 1503, 1519, 1535, 1540 et 1592. Chacun d'eux marquait un recul de la puissance épiscopale et par là de l'influence grisonne en Vintschgau. A partir de 1570, la juridiction d'Unteicalven cessa, sur l'ordre du gouvernement tyrolien, de participer aux assemblées de la Ligue de la Maison-Dieu et s'abstint de solenniser les renouvellements d'alliance, ce qui ne l'empêcha ni de se plaindre d'être mise à l'écart dans l'attribution des fonctions en Valteline, ni de toucher sa part des pensions étrangères. Ce ne fut qu'en 1618, avec l'occupation du château de Fiirstenburg par l'archiduc Léopold, que la séparation d'Untercalven devint complète. Les efforts des III Ligues en vue de regagner ce territoire demeurèrent infructueux. En 1665, l'évéque de Coire alla jusqu'à conclure avec l'Autriche un traité formel de renonciation à ses droits épiscopaux. Le château de Fiirstenburg resta la propriété particulière de l'évéque, et les liens religieux entre le Vintschgau et l'évêché de Coire subsistèrent ; ils ne prirent fin qu'en 1803, par le traité avec l'Autriche. Se fondant sur cette convention, l'Autriche alla jusqu'à procéder, au grand détriment de l'évêché de Coire,

à l'incamération des propriétés particulières de l'évêché Au XVIIIe s., l'Autriche avait tenté d'acheter le Mùnstertal à l'évéque (1728), mais les III Ligues parvinrenl alors à révoquer cette vente en payant un dédommagement (voir art. GRISONS). Néanmoins, ce fut pour les «Irisons la perte de Taufers. Ainsi, l'antique frontière entre le Vintschgau et le Mùnstertal, marquée par la croix qui se trouve entre Taufers et Munster, redevint la frontière entre le Vintschgau et le canton des Grisons. Elle fut maintenue lors de la dernière délimitation de la frontière en 1859. — P.-C. Planta : Die currât. Herrschaften. — Le même : Das allé Rdtien. — J.-C. Muoth : ^mter bûcher, dans lin. G 1897. — Wilh. Plattner : Das Verhàltnis des Unterengadins und Mûnstertals zut Grafchaft Tint, dans JHGG 1893. -- J.-C. Muoth : Gaudenz von Matsch, dans JHGG 1886. — P. Foffa : Das Miinstertal. — J. Bott : Die Losreissung des Gerii ht Untercalven und der Gem. Taufers vom Freistaat </• i III Bùnde. — J.-G. Mayer : Bislum Chur. — C. et F. Jecklin : Festschrift zur Calvenfeier. — R.-O. Tônjachen : Baldiron und die rat. Bùnde. — P.-C. Planta : Die ôsterr. Incammeration, dans PJ 1887. — P.-J. Ladurner : Die Vogte von Matsch. [P. Gillardon.]

VINZELm Vaud, D. Rolle. V. DGS). Vge et Corn. En 1145, Vincyel, I ingels. Il faisait partie, au moyen âge, de la seigneurie d'Âubonne, puis fut inféodé en 1306 à Jean de Senarclens, chevalier. Il resta dans cette famille jusqu'à la révolution. La maison seigneurial'' j lass au XIXe s. aux Frossard de Saugy et aux Reding. — DHV. [M. R.]

VINZENZ, von. Voir Vincenz.

VIOL, Hans, auteur des chansons sur les batailles d> Grandson, Morat et Giornico, il était l'un des chansonniers de batailles qui résidaient à Lucerne, à titre d'habitant dans la seconde moitié du XVe s. — Gfr. 18. p. 187. — Bàchtold. [P.-X. w.

VIOLETTE, Jean. Voir Gunten, von.

VIOLLIER. Famille originaire de Manglieu (Puyde-Dôme), réfugiée à Genève au XVIe s. Armoiries écartelé, aux 1 et 4 d'argent, aux 2 el 3 d'azur à neuf ruches d'abeilles d'or, -t. 3 et 3. Le premier VioUier reçu à la bourgeoisie de Genève en 1584 fut Élie. imprimeur. La descendance de la famille s'établit par deux fils de Lai rent, coutelier : Abraham, reçu bourgeois en 1615, et Pierre, reçu bourgeois en 1612. Parmi les descendants d'Abraham: — 1. Jean-Pierre. 1755- 1818, membre du gouvernement provisoire à la Restauration (déc. 1813). conseiller d'Étal 1814. — 2. Jean-Louis, fils du n° 1. 1778-1840, du Conseil représentatif, député à la Diète 1815 et 1822. - 3. Joseph - Hyacinthe, 1815-1879, pasteur au l'etil-Saconnex et à Genève, rédacteur de l'Allianci libérale. — 4. Ernest-Louis, fils du n° 3. 1852-1931. architecte, auteur de la restauration de la cathédrale de Saint-Pierre à Genève. — 5. AUGUSTE-LOUIS, fils du n° 3, 1854-1908, artiste-peintre. — De la branche de Pierre: — 1. Gabriel-François. 1763-1814, établi en Russie, où il devint conseiller d'Étal et secrétaire de l'impératrice. — [Aug. G.] — 2. David, * 1876 à Vevey, Dr es lettres, archéologue attaché au service des monuments historiques du canton de Vaud, puis assistant au Musée national en 1904. Vice-directeur du Musée national 1913-1930. Auteur de : Les civilisations primitives de la Suisse, 1916 ; Essai sur les rites funéraires in Suisse des origines à la conquête romaine: Sépultures du second âge du fer sur le plateau suissi : Carte archéologique du canton de Vaud. Collaborateur au DHBS. — DSC. — [M. R.] — 3. Raoul, * 1884. Dr es sciences, chimiste cantonal à Bàle. — Galiiïe : Nol. gén. III. — H. Heyer : L'Église île Genève. — Edm. Barde : Un magistrat de la Restauration (J.-P. Viollier), dans Étr. gen. 1927. [Aug. G.]

VIONA, serait, suivant G. Simona, le nom de l'ancien Brione sur Minusio, dont la tradition indique encore les restes de l'église et le presbytère avec la date 1551. — G. Simona : Note di arte antica [C. T.]

VIONNAZ (C. Valais, D. Monthev. V. DGS). Com.

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