‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 70 sur 213 · MONNET · texte numérisé non relu

MONNET

ViRET

ci Vge où l'on a trouvé des objets romains. A partir de 1025, son territoire. avec Hevereulaz et Torgon relevait du prieuré de Lutry, qui était représenté à Vionnaz par un prieur. Celui-ci jouissait de tous les droits féodaux. \ compris la juridiction, sauf le dernier supplice qui était réservé au châtelain de Chillon. La basse justice était rendue par le métrai. Après l'occupation du territoire île Monthex en 1530, les Haut-Valaisans rachetèrent les droit-- du prieur vers 1570. Ils maintinrent le métrai, mais attribuèrent l'exercice de la haute justice à un officier, plus tard le châtelain du Bouveret résidant à la Porte du Scex. Depuis 1798, Vionnaz forme une commune avec Revereulaz et Torgon. Le village brûla complètement en 1800. La paroisse paraît fort ancienne ; elle fut desservie d'abord par des religieux de Lutry, ensuite par des prieurs commendataires. La paroisse de Revereulaz s'en détacha en 1798. Le premier lieu de culte fut utilisé jusqu'en 1585, puis la deuxième église, dont le clocher subsiste, a été remplacée en 1910 par l'édifice actuel. Le droit de collation fut exercé dès avant 1570 par l'État du Valais ; il passa en 1907 à l'évêché. [Ta.]

VIONNET. Familles des cantons de Fribourg e1 de Vaud.

A. Canton de Fribourg. Familles d'Attalens, Grattavache et Vaulruz, dont le nom est mentionné à Cottens dès 1344. à Fribourg dès 1356 et à Vaulruz dès 1387. Réceptions dans la bourgeoisie de Fribourg en 1356, 1580, 1681, 1692. Armoiries : d'argent chape de sinople. — Rodolphe, curé de Praroman 1644-1651 ; curé-doveu de Marly 1655-1679 ; fonda, en 1666, la chapelle du Petit- Marly. + à Marly 3 févr. 1679. — J. Gumy : Regeste de Hauterive.— A. Dellion : Dict. VI, 424 ; VIII, 324, 334 ; IX, 201 ; XII, 147, 153, 160.— Collection Gremaud ti" 18 (mus. aux Archives d'État de Fribourg). [J. N.J

B. Canton de Vaud. Famille de Vufflens-le-Chàteau en 1490, de Saint -Livres avant 1572. d'Aubonne en 1735.

-Paul, 27juil. 1830 - 16 janv. 1914,pasteurà Granges 1856, Pampigny 1858, Étoy 1866-1896, fondateur et conservateur du Musée historiographique \ a udois ; auteur des Monuments préhistoriques de la Suisse occidentale et de la Savoie et de l'illustration du volume Au Peuple vaudois, 1903. — PS 1914. [M. R.]

VIOT, Roland, prévôt du Grand Saint-Bernard 1611, a laissé une histoire du Grand Saint- Bernard, une chronologie du duché d'Aoste, ainsi qu'un inventaire des droits de la prévôté de Montjoux, 1628. — E.-P. Duc : La maisondii Si. Bernard. [Ta.] VIQUERAT. Famille vaudoise, de Combremontle-Grand, avant 1549, de Cronay 1624, de Donneloye 1650. — Jacques-François, 1838-1904, de Donneloye, députe au Grand Conseil 1866, conseiller d'État 1878- 1901, président en 1881, 1885, 1892, 1899, colonel d'infanterie 1888, donna une grande impulsion à l'agriculture et à la viticulture ; député' au Conseil national 1883-1899. — Livre d'Or. [M. R.]

VIRA-GAMBAROGNO (C. Tessin. D. Locarno.

\. DGS). Com. et paroisse. En 1387, Vira de Gambarognio ; 1591, Villa et Vira. Au moyen âge. Vira lit partie de la grande vicinanza du Gambarogno et sous la dominai ion suisse il forma une des cinq communes ou groupes île la dite eicinanza. En 1917. on découvrit dans la localité de Campaccio une pierre avec inscription dite Qord-étrusqùe avec plusieurs objets préhistoriques. Lors de la guerre de Giomico, N'ira devint le quartier général de> chefs des troupes durâtes (20 déc. 1478). En 1497 le

village fut incorporé à l'éphémère comté d'Angera. Dans le territoire de Vira existai! depuis une date

Paul Vionnet.

D'après une photographie.

inconnue un port important (Magadino) avec une souste, ri la commune avait un droit de péage, mentionné' encore en 1840 sur toutes les marchandises qui y étaient débarquées. Un règlement de 1592 et une convention de 1676 tâchèrent de mettre un terme aux nombreux conflits, au sujet du port, surgis avec les ranions souverains, mentionnés encore en 1744. Dès 1605 le curé était chargé de l'école pour les enfants des villages formant la paroisse. La commune de Vira comprit aussi Magadino et Quartino, qui en furent détachés pour former la commune de Magadino en 1843. Au spirituel. Vira fit d'abord partie de la paroisse de San Yittore de Locarno-Muralto. A une date inconnue, l'église de Vira fut détachée de San Vittore et devint l'église-mère de tout le Gambarogno, moins Gontone, d'où se délarhei enl les paroisses d'indemini 1556, San Nazaro et Sant'Abbondio 1558, Piazzogna 1838 et Magadino 1846. L'église de San Pietro est déjà mentionnée en 1387 : une nouvelle église, bâtie de 1611 à 1615, fut consacrée en 1616 et agrandie en 1804. Elle possède une croix gothique du XVe s. Les chapelles de Santa Maria Maddalena à Vira et de la Madonna degli Angeli à Fossano sont mentionnées en L591 . Population: 1591, 130 ménages (avec Magadino el Piazzogna) ; 1833, 834 hab. (avec Magadino) ; 1870, 642 ; 1930, 471. — K. Mever : Die Capitanei von, Locarno. - BStor. 1879, 1882, 1892, 1903, 1915. — Riv. archeol. com. 1917-1918. - LL. - - AS 1. u. W'eiss : Die tessin. Landvogteien. — Monitore ili Lwqano 1921. — G. Buetti : Note storiche rel. — S. Monti : Atti. [C T.]

VIRA-MEZZOVICO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Vge et paroisse de la commune de Mezzovico. Il en dépendit au spirituel jusqu'en 1838, année où il fui érigé en paroisse. En 1591, on y mentionne la chapelle Sant'Antonio. L'église paroissiale actuelle, construite sur l'emplacement de cette chapelle, fut terminée vers 1684. La chapelle de Loreto fut construite à la fin du XVIIe s. Population: 1591, environ 300 hab. — BStor. 1891. - - S. Monti : Atti. - - E. Maspoli : La Pieve

il'. \<)UO. [C. T.]

VIRCHAUX. Famille de Saint-Biaise (Neuchàlel). connue dès le XVIe s. — 1. Gustave, * 24 juil. 1834 à Saint-Biaise, t 25 nov. 1906 à Neuchâtel, Dr med., député au Grand Conseil 1871-1877, 1889-1892, au Conseil des États 1875. — 2. Paul, * 7 juin 1862 à La Chaux-du-Milieu, f 30 mars 1930 à Genève, peintre au Valais et à Genève. — Mess, huileux de iS'anii. 1908, 1931. . [L. M.]

VIRÉS, Paul, pseudonyme de Paul Vollenweider, d'origine zuricoise, * à Genève, Eaux- Vives, le 29 juil. 1893, naturalisé genevois 1900. En 1914, collaboration au Livre des Dix. A publié, Les Sursauts, poèmes 1915 ; .4 l'heure de vivre, poèmes 1919 ; Souvenirs de la Légion étrangère, 1928. Collaboration à divers journaux el revues, prose et vers. [J. v.]

VIRET. Plusieurs familles vaudoises. A celle d'Orbe se rattache. — 1. Pierre, * à Orbe en 1511, destiné à la prêtrise, il ne reçut cependant jamais les ordres ; après avoir suivi les écoles de sa ville natale, il alla à Paris, au collège de Montaigu vers 1527. Il rentra à Orbe en 1530, complèi l'ini'iii gagné à la Réforme. C'était l'époque où Farel, envoyé par les Bernois, faisait ses tournées missionnaires dans le Pays de Vaud ; il détermina chez le jeune Viret la vocation pastorale : Viret prêcha son premier sermon le 6 mai 1531 à Orbe. Nous trouvons Viret à Orbe, à Grandson (1531), à Payerne (1532), à Neuchâtel (1533), à Genève (1534), puis de nouveau à Neuchâtel où il collabore avec Marcourt à la rédaction des fameux placards. Pendant près de deux ans, son ministère alterne entre ces deux villes. A la fin de février 1536, il rejoint l'armée bernoise à Yverdon ; les soldats du contingent lausannois l'emmènent dans leur ville, oii il entreprend la prédication de la Réforme. Il fut un des principaux orateurs do la Dispute de Lausanne (oit. 1536) et l'organisateur du culte réformé dans les terris conquises par Berne ; il fut pendant plus de vingl ans le premier pasteur de Lausanne et cumula un temps ces fonctions avec celles de professeur de théologie à l'académie. Il jouit pendant longtemps de la confiance du gouverne-

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