VON MATT
VONTOBEL
gare de Fribourg, le buffet de gare de Lausanne, l'école li ihourgeoise d'agriculture de Grangruciive, etc. — (i. Studerus : Die alten deutschen Famiiiennamen von Freiburg. — Monat-Hosen XXXV, p. 183. — A. Delliou : Dict. II, 112. — Étr. frib. 1907, p. 103. — Pierre Verdon : Peintres et artistes fribourgeois d'aujourd'hui, dans l'Art en Suisse 1930. — Voir aussi art. Lanthen- HEin. [J. N.]
VON MATT. Voir MaïT, VON.
VONMENTLEN, von MENTLEN. Familles des cantons d'Uri et du ïessin.
A. Canton d'Uri. Vieille et notable famille bourgeoise actuellement d'Erstfeld et Seedorf. Armoiries : de gueules au lion d'or accolé d'azur. — ■ 1. Bernhard,
d'Altdorf, du Conseil, député à la conclusion de la paix entre les Confédérés et le duc Philippe- Marie Visconti à Milan 1426. — 2. Fridolin, petitfils du n° 1, avocat général 1512, possédait la maison en pierre à la Schmiedgasse d'Altdorf. — 3. Johann, du Conseil, f 1515 à Marignan. — 4. Fridolin, fils du n° 3, avocat général 1552- 1564, du Conseil 1556. Son épouse, Dorothea, née Sigel, exerça la médecine. — 5. Bernhard, fils du n° 3, du Conseil, secrétaire d'État 1577-1584, administrateur de l'église d'Altdorf 1574-1576, capitaine au service impérial, chevalier du Saint empire romain ; aussi bourgeois de Lucerne, secrétaire et interprète de l'ambassadeur espagnol 1562-1584, bailli de Baden 1590. f 1590. —
6. Philipp-Ludwig, fils du n° 5, successeur de son père comme bailli de Baden 1590-1591, interprète de l'ambassade espagnole, du Conseil, gouverneur d'Altdorf 1603-1606, député à la Diète 1605. t vers 1616. —
7. Maria-Agatha, fille du n° 6, 1585 - 24 avril 1665, abbesse du couvent de Paradies 1634-1643. — 8. Peter, fils du n° 4, bailli pour l'évêché de Constance à Klingnau.
— 9. Jakoh-Friedrich, petit-fils du n° 4, du Conseil, bailli de la Riviera 1672-1674, de Bellinzone 1674- 1677, — 10. Magnus-Franz, frère du n° 9, secrétaire d'État à Bellinzone 1667, député à la reddition des comptes à Lugano 1693, souche de la branche tessinoise. —
11. Franz-Magnus, fils du n» 9, Dr med. * 1657, de Burglen, du Conseil, député au syndicat, chevalier 1682, auteur du rentier de l'église de Burglen 1685. —
12. P. Franz-Josef, fils du n° 11, 30 août 1692 - 23 nov. 1753, capucin, frère gardien à Stans, Frauenfeld, Nàfels, Olten, Rapperswil et Arth. — 13. Magnus- Franz-Josef, fils du n° 11, Dr med., 6 févr. 1694-1766, du Conseil depuis 1722, fit publier à Pavie Thèses medicas. — LL. ■ — LLH. — AS I. — F. Lusser : Geschichle..., p. 131, 328, 365. — ZSK I, p. 284. — Urner Wochenblatt 1906, n° 8. — Festgabe zur Museumseroffnung in AltdorfiWQ, p. 51. — Gfr. 17, 20, 21, 39, 61, 64, 70. — Nbl. v. Uri 1903, p. 50, 84 ; 1908, p. 49 ; 1910, p. 150 ; 1912, p. 89 ; 1913, p. 54 ; 1916, p. 37 ; 1920, p. 6, 62 ; 1922, p. 11, 86 ; 1926, p. 84 ; 1928, p. 72. — Emil Huber : Wappenbuch von Uri. [Fried. Gisler.]
B. Canton du Tessin. Famille éteinte de Bellinzone, originaire du canton d'Uri. Elle s'établit à Bellinzone vers 1600 et fut reçue dans le patriziato en 1808. Elle a donné un grand nombre de magistrats, de prêtres et de militaires ; elle a fait construire l'église de la Madonna délia Neve à Ravecchia, dont elle conserva le droit de patronage. Armoiries : d'azur à un lion d'or couronné et accolé d'un ruban du même (XVIIe s., variantes). — 1. Peter, d'origine uranaise, chancelier du bailliage de Mendrisio 1567-1571. — 2. Magnus ou Mainus, * vers 1570, f 17 sept. 1633 à Bellinzone, fermier des douanes de Bellinzone 1611-1631 et de la Riviera ; fut envoyé en mission auprès du gouvernement de Milan en 1619. Chancelier du bailliage de Bellinzone 1626-1633. Souche des Vonmentlen de Bellinzone. Furent encore chanceliers du même bailliage : son frère
— 3. Martinus, f 9 avril 1646; son fils — 4. Magno- Francesco, de 1667 à 1678 et le petit-fils de ce dernier
— 5. Magno-Francesco, 1700-1753. — 6. Jakob- Friedricii, fils du n° 2, bailli de la Riviera 1672-1674, de Bellinzone 1674-1676. — 7. Giovanni-Rocco, frère
Carlo Vonmentlen.
D'après une photographie.
du n° 5, 1711 - 10 nov. 1781, capitaine au service d'Espagne, de même que son frère — 8. Giuseppe-Antonio, 4 déc. 1715-1765. — 9. Giuseppe, petit-fils du n° 5, 1778 - 16 août 1827 à Bellinzone, médecin, auteur de poésies et de recherches historiques restées manuscrites.
— 10. Giovanni-Rocco, frère du n° 9, 12 sept. 1789- 7 juin 1855 à Bellinzone, ingénieur des ponts et chaussées du Tessin 1824, fit, avec Moraglia, les plans du théâtre de Bellinzone 1847. — 11. Giuseppe, fils du n° 10,
10 avril 1829 -lor mars 1900 à Bellinzone, Dr en droit, juge au tribunal de Bellinzone 1868-1877, conseiller d'État 1877-1878, juge au tribunal cantonal dès 1881 et pendant plusieurs années. Fut un des cinq otages pris par les révolutionnaires le
11 sept. 1890. — 12. Carlo, fils du n° 10, 23 juil.
1830-17 févr. 1906, député au Grand Conseil 1867-1875, 1877-1899, président 1879 et 1881 , au Conseil national 1872-1887 et aux constituantes de 1891 et 1892. En 1848, il avait pris part à la révolution des cinque giornate de Milan; fut en 1875-1877 un des chefs conservateurs tessinois. Cofondateur de la Banque cantonale tessinoise. Dernier de la famille. — ■ 13. Valeria, née Wehninger, femme de Giovanni-Rocco, 1833- 1890, fils du n° 10, 1838- 1910, fonda l'orphelinat Von-Mentlen à Bellinzone, auquel elle légua tous ses biens. — AHS 1916, 1918.
— LL.— AS I. — S. Dotta : I Ticinesi. — BStor. 1901.
— In memoria di Carlo von Mentlen. — A. Baroffio : Storia d. C. Ticino. [C. Trezzini.]
VONMOOS (von Moos, a Moos, romanche de Pa- LÛD). Famille grisonne de Manas, près de Remûs (Basse- Engadine). Une branche est devenue bourgeoise de Malans, une autre, éteinte, de Tarasp. — 1. Jakob, 1645-1721, doyen du synode depuis 1711, pasteur à Malans, ainsi que son père, son fils et son petit-fils. — 2. Johann, * 10 juin 1873, député au Grand Conseil 1898-1913, président 1908, conseiller d'État 1914-1923, conseiller national depuis 1919. ■ — ■ De la branche éteinte de Tarasp fait partie : — 3. Johann, Dr med., 1773-1839, introducteur de la vaccine dans les Grisons ; premier médecin de la station thermale de Tarasp-Schuls, fit des recherches sur les vertus thérapeutiques des sources. [J.-R. T.]
VONTOBEL (VON Tobel). Vieilles familles bourgeoises de Wald et Dûrnten (Zurich). Armoiries : d'or au pal de gueules chargé de trois étoiles d'argent. — Art. Tobler. — Armoriai d'Edlibach, 1488. — Comme les Tobler, les von Tobel sont originaires de l'Oberland zuricois, mais leur descendance des nobles von Tobel de Strickenberg est demeurée incertaine. Rudolf est cité à Wald en 1324. ■ — UZ. — Le nom est fréquent au XVe s.
Le représentant le mieux connu est — 1. Rudolf von Tobel, * vers 1464, administrateur de l'église de Mônchaltorf 1486 ; chasseur de bénéfices connu, il fut impliqué dans des procès qui occupèrent la Diète et le pape. En 1499 au moins, il devint chanoine de Zurzach et doyen de son chapitre ; en 1531, ennemi déclaré de Zwingli, il quitta Zurzach avec des autres chanoines, et après son retour en 1532, renonça à son canonicat en faveur de l'un de ses fils. — ZT 1925, p. 103. — AS III. — Joli. Huber : Gesch. des Stiftes Zurzach, p. 62. — C. Wirz : Reg. z. Schweiz. Gesch. aus pâpstl. Archivcn. — J. Strickler : Aklensammlung. — J. Egli : Actensammlung z. Gesch. d. Réf. in Zurich. — L. Bosshart : Chronik. ■ — Zut. IV, p. 125. - La famille se répandit par la suite à Fàgswil,
VONWILLER
VORSTER
Diirnten, Irgenhausen, Dielsdorf, Otelfingen, Hôngg et Zurich. — 2. Johann-Jakob, 12 juin 1825-20 mai 1914, de Diirnten, député au Grand Conseil, juge de district à Hinwil après 1870. — ZWChr. 1914, n° 23. - NZZ 1914, n° 740. — 3. Edwin, 14 mai 1871 -16 juil. 1929, d'OEtwil, maître secondaire à Zurich 1897-1929. promoteur du Heimatschutz, auteur de divers manuels et de travaux historiques, dont Stadt und Landschaft Zurich, collection d'articles pédagogiques, historiques et biographiques, 1906-1929 ; Œtwil am See ; Der Weltkrieg im Volksvers ; Die Geschichte ira Volksvers ; Die Schweizergesch. ira Volksvers ; Vom Geschlechl der Vontobel aus Wald. — NZZ 1929, n° 163, 1411. — Zùrcher Post 1929, n° 177. — En général : E. Bolleter : Das Geschle.cht Bolleter, supplément V. [W. G.]
VONWILLER. Familles de Saint-Gall. Du XIIIe au XVIe s., on rencontre simultanément les noms de von Buel, von Bol, Vonbueler, von Wiler, von Vanbuel, von Fahnbuel et Vonwiler, qui se confondent. Un domaine rural à l'Ouest de la ville portait le nom de Vonwil. Depuis le XVIIe s. on ne trouve plus que la forme Vonwiller. Armoiries : d'or à deux lances de tournoi de sable passées en sautoir, accompagnées en pointe de 3 coupeaux du même. Ce sont les armoiries de la famille von Vanbuel, éteinte au XVIIe s., qui les reçut en 1495 par diplôme de l'empereur Maximilien. A cette famille appartint notamment — Caspar, bourgmestre 1514-1525. — Des Vonwiller combattirent à Marignan. Ils fournirent plusieurs prévôts de corporations et conseillers, ainsi que — 1. Konrad, 1662-1719, tonnelier, vice-bourgmestre 1711, bailli de Bùrglen 1717. — 2. Johannes, 1691-1754, bourgmestre 1753. — 3. David, * 29 sept. 1794, commerçant, fondateur de l'importante maison de commerce et de banque David Vonwiler et C°, à Naples, qui introduisit, avec les maisons Schlâpfer et Wenner, l'industrie du coton à Salerne et aux environs, et qui, jusqu'à la guerre mondiale, employa de nombreux Suisses à Naples et Salerne (écoles suisses, églises, etc.). t à Naples 18 avril 1856. — Il faut mentionner parmi les médecins appartenant à la famille : — ■ 4. Alfred- Edmund, Dr med., 5 mars 1857-9 avril 1925, médecin en chef et directeur pendant 30 ans de l'hôpital cantonal de Saint-Gall, un des promoteurs du sanatorium de Wallenstadterberg. — 5. Karl-Theodor, frère du n° 4, * 25 mai 1865, instructeur, colonel d'artillerie. — 6 Paul, * 1885, Dr med., professeur de physiologie à Moscou 1932. — NZZ 1932, n» 580. — UStG III-V. — J. v. Watt : Deutsche hist. Schriften II et III. — J. Kessler : Sabbata, p. 444. — A. Nàf : Chronik. — AHS 1902, p. 18. — ADB. — St. Galler Nbl. 1925, p. go. — F. Bothenflue : Chronik d. Toggenburg,?. 100. — MVG XXVI, 2, p. 363. — Barth, n° 16 510. — Jahrbuch St. G ail. 1833. — Mns. de la Bibl. de Saint- Gall (Wegelin, Scherrer, Hartmann). — Burgerbuch St. Gallen 1930. [D--F. Rittmeyer.]
VONZUN (Fanzun, Aztjn, Enzun). Vieille famille grisonne, de Tarasp (Basse-Engadine). — 1. Peter, podestat de Tirano 1533, bailli épiscopal de Remus 1526-1560. — 2. Johann, 1560-1600, bailli de Remus, podestat de Morbegno 1585. — 3. Andréa, podestat de Teglio 1597 et — 4. Andréa, en 1665. — 5. Georg- Casimir, 1795-1862, colonel au service de Hollande. — F. Jecklin : Amtleute, dans JHGG 1890. — Der frète Râtier 1918, n» 260. [J--R- T.]
VORBOURG (Forrourg, VorburGER). Famille éteinte, bourgeoise de Delémont, mentionnée au XIVe s., dont le nom primitif était Uli, Oulli, Uhn. Anoblie au XVIe s. Armoiries : d'or à 3 bandes d'azur. Elle a donné plusieurs chanoines à Moutier-Grandval et Saint-Ursanne. 1. Jean-Conrad, conseiller de
l'archevêque de Mayence et gouverneur de Miltenberg et de Brodsfelden 1605. — 2. Jean-Philippe, fils du n° 1, chanoine et prévôt de Moutier-Grandval 1613, conseiller intime de l'archevêque de Mayence. A signé le traité de Westphalie pour le prince-évêque de Bâle et publié en latin une Histoire d'Allemagne (Francfort
1645-1651, 6 vol.). — 3. Wolfgang, neveu du n° 2, conseiller de l'évêque de Wùrzbourg et son bailli à Hartheim et Schweimberg. — 4. Jean-François, seigneur de Braunsbach, conseiller du prince-évêque de Wùrzbourg, tué en duel en 1712, dernier de sa famille.
— ASJ 1929. [A. Sch.] VORBURG. Voir ÛBERURNEN.
VORBURG (C. Saint-Gall, D. Unterrheintal, Coin. St. Margrethen). Petit château, cité en 1373 ; il était alors propriété du baron d'Enne, et dépendait du château de Grimmenstein. — Voir art. Grimmenstein. — UStG III, p. 134. [J. M.]
VORDEMWALD (C. Argovie, D. Zoflngue. V. DGS). Commune étendue comprenant de nombreux hameaux et établissements, dans la paroisse de Zofingue. Armoiries : d'argent au sapin de sinople accompagné des lettres G et W. Le rentier des Habsbourg rattache déjà la région au bailliage d'Aarbourg; elle y resta en 1415 lors du transfert à Berne. En 1661, la commune' s'appelait Waldgemeind. — W. Merz : Gemeindewappen. — Le même : Rechtsquellen Aargau, Landschaft I. [H. Tr.]
VORDERTAL. Voir Wteggital.
VOR KILCHEN (Vorkilchen). Famille éteinte de chevaliers de Soleure, ayant aussi des possessions dans le canton de Lucerne et établie au château de Triengen. Elle apparaît avec Rudolf, vers 1250. — Werneu, cité de 1349 à 1378, chevalier 1359, avoyer de Soleure 1364, 1366. La famille s'éteignit en 1414 avec Verena.
— SW 1824, p. 485. — Gfr. 40, p. 85. [H. Tr.] VORORT. Dans l'ancienne Confédération, on donnait le titre de Vorort au canton dont l'un des députés exerçait la présidence de la Diète et qui dans l'intervalle des sessions, était chargé de diriger les affaires fédérales. Cette désignation apparaît dans la première moitié du XVIIe s. ; elle dérive de l'expression jusqu'alors employée de erster, oberster ou vorderster Ort (premier canton). A l'origine, le canton-vorort était désigné par l'Etat qui avait demandé la convocation de la Diète, ou par celui qui la recevait ; généralement la présidence était confiée à l'une des trois villes : Zurich, Berne et Lucerne. Peu à peu, la règle fut de désigner comme Vorort Zurich, qui était le premier en rang des cantons. Lorsque le siège de la Diète eut été transféré à Baden, la présidence de Zurich devint permanente. Toutefois cette ville ne prit le titre de canton-vorort dans les papiers officiels de la Confédération qu'à la fin du XVIIIe s. Elle fut aussi le Vorort des cantons protestants, tandis que Lucerne était, à la tête des cantons catholiques lorsque les uns et les autres tenaient des Diètes séparées.'
Le Vorort avait à s'occuper de quantité de questions qui eussent été du ressort d'un gouvernement fédéral, ainsi : la convocation des Diètes extraordinaires, la conciliation des conflits entre cantons en matière fédérale et toute les questions diplomatiques. Lorsqu'un canton désirait soumettre une affaire aux autres Etats, il s'adressait à Zurich ; les ambassadeurs étrangers faisaient de même. Le Vorort devait faire exécuter les décisions prises. Sous le régime du Pacte fédéral de 1815, il n'y eut plus de Vorort permanent, mais jusqu'en 1848, Zurich, Berne et Lucerne furent à tour de rôle Vorort par périodes de deux ans. — Ludwig Libson : Entsti und Entwicklung des Vorortes. — J. Schollenberger : Das Bundesstaatsrecht der Schweiz. — W. Œchsh, dans JSG 41, p. 93. — Article Diète. [H. Tr.]
VORSTER (Forster). Familles des cantons de Saint-Gall et Thurgovie.
A. Canton de Saint-Gall. Famille éteinte au cheflieu. Rudolf der Forster. 1304; Hans \ orster, de Waldkirch, 1361. Armoiries : des Vorster de Saint- Gall : de sinople, de sable ou de pourpre (variantes) à un ours naissant d'argent. — 1. Rudolf, dit Ammann, de Gossau, bourgeoisde Saint-Gall, cité comme administrateur de l'hôpital de 1398 à 1409. — UStG III, p. 337 ; IV, p. 17, 374, 561, 895. — 2. Pankraz, de Wil, dernier abbé de Saint-Gall, * 31 juil. 1753 à Naples, profès à Saint-Gall 1771, maître de philosophie, de sciences naturelles et de théologie morale à l'école du couvent, devint en 1785 le chef de l'opposition du monastère contre l'abbé Beda Angehrn, fut banni à Ebringen en 1788, y devint lieutenant du gouverneur 1789. Se réconcilia avec
Pankraz Vorster.
D'après un portrait à l'huile.
VORSTER
Beda en 1 796. Élu abbé le 1" juin 1796, il dut céder en IT'JS iif\ ;mi I.' mouvement d'émancipation de ses sujets et se retira à Neu-Ravensburg. Après l'occupation de Saint-Gall par les troupes françaises, il publia, le 9 juin IT'.'N, uni- proclamation annonçant le retour du couvent à l'empire allemand. L'arrivée des Autrichiens lui permit .1, rentrer à Saint-Gall le 26 mai 1799, mais le 27 septembre, api.'- la bataille de Zurich, il dut définitivement
quitter l'abbaye pour travailler dans un exil ininterrompu au rétablissement de l'ancien état de choses. 11 réclama le réta- I li sse ment de ses anciens droits de souveraineté après la paix de Lunéville par son manifeste du 20 février 1801, mais déclina la proposition d'Aloïs Reding tendant à la restitution des biens abbatiaux. Quand le canton de Saint-Gall eut été fondé, son landammann, Karl Millier - Friedberg, s'opposa aux efforts que faisait l'abbé à Paris en vue du rétablissement des couvents par l'Acte de médiation, en affirmant que l'abbaye avait cessé d'exister.
Le Grand Conseil prononça la liquidation du couvent le 8 mai 1805. Les démarches entreprises par l'abbé Pankraz, après la chute de l'Acte de médiation n'aboutirent, le 20 mars 1815, qu'à lui faire attribuer une pension de 6000 fl. par le congrès de Vienne. Pankraz travailla dès Jors à l'institution d'un évêché régulier de Saint-Gall, ce à quoi la Diète s'opposa en 1816. A partir de 1819, il vécut à Mûri où il mourut le 9 juil, 1829. Ses cendres furent transportées à la cathédrale de Saint-Gall en 1923. — R. Henggeler : Professbuch, p. 51, 163, 414 avec bibliogr. ; p. 70, 133, note 834 ; p. 448, note 929. — ADB. [J. M.]
B. Canton de Thurgovie. I. Familles bourgeoises de nombreuses communes thurgoviennes, surtout du Kemmental. Le nom est mentionné pour la première fois en 1275. Armoiries (Neuwilen) : d'argent à un ours issant de sable. — ■ IL Une famille venue au XVIe s. de Colmar à Diessenhofen existe encore dans cette dernière ville, divisée en branche catholique et en branche protestante. Elle a donné plusieurs personnages de marque. Sceau (1735) : coupé à deux chiens passants. Branche catholique : MELCHIOR, trésorier, bourgeois de Diessenhofen 1596. — 1. Joh.-Melchior, 1631-1701, petit-fils du prénommé, Arntmann de Constance et bailli de Randegg et Schlatt, avoyer. — 2. Joh.-Ulrich, fils du n° 1, 1656-1724, conseiller, secrétaire de ville et Arntmann de Constance. — 3. Franz-Sebastian, 1666-1738, fils du n° 1, professeur à Fribourg-en-Brisgau 1689, médecin particulier de l'évêque d'Eichstâdt 1696, du prince électeur Lothar-Franz de Mayence 1704, anobli 1717, baron de l'empire 1718 ; conseiller intime du prince électeur Franz-Ludwig 1729. — 4. Johann- Werner von Vorster, 1706-1770, fils du n° 3, conseiller impérial de François Ier 1745, baron de l'empire et chancelier aulique palatin 1752, accomplit d'importantes missions diplomatiques. — 5. Jos.-Karl-Basilius, 1734-1808, arrière-petit-fils du n° 1, bénédictin de Rheinau, auteur de plusieurs ouvrages d'histoire ecclésiastique. — ■ Branche protestante : — 6. Andréas, 1727- L1785 et — 7. Balthasar, 1749-1847, bons graveurs de sceaux. — TU. — ■ LL. — LLH. — J.-A. Pupikofer : Frauenfeld. — J. Rickenmann : Familienwappen (mns. de la Bibl. cantonale). — Arbres généalogiques du Kemmental chez C. Forster à Weinfelden. — Reg. des familles de Diessenhofen (mns. aux archives paroissiales catholiques et chez E. Forster). — Pfarrblall der kath. Pfarrei Diessenhofen 1929, p. 44 ; 1930, p. 44, 48. — SKL. — Art. Forster. [Herdi.]
VORUZ. Famille vaudoise, à Sottens 1494, h Mou-
VOTATIONS FÉDÉRALES
Amédée Voruz (n° 2).
D'après une photographie.
don 1522. — 1. Louis, f 1824, député au Grand Conseil 1803, conseiller d'État 1821-1824. — 2. Amédée, 1 797-1871, pasteur à A\ en ches, professeur de mathématiques aux Écoles normales 1838-1871 : auteur d'ouvrages de mathématiques et de géométrie et d'un recueil périodique :
Le Messager populaire. — 3. Philippe, 1827-1884, journaliste et homme politique, fondateur de la Semaine et de V Estafette, député à la constituante dès 1861 ; fut mêlé aux polémiques de 1860 relatives à la Savoie. — 4. Élise, 1844-1909, fille du n» 2, artiste peintre à Paris où elle a exposé avec succès au salon, des tableaux à l'huile, des aquarelles et des gravures. — de Montet : Dictionnaire. — Livre d'Or. [M. R.]
VOS, de. Famille originaire de Hollande, dont un membre vint se fixer à Yverdon en 1768, et fut admise aux bourgeoisies d'Yverdon et de Treycovagnes. — Auguste, 1814-1884, homme politique, juge de paix d'Yverdon 1854-1862, député au Grand Conseil 1862-1884, président en 1863, 1867, 1872. — Livre d'Or. [M. R.]
VOSÉRIER, VOZERIER, de. Famille noble du < .enevois et du Faucigny. Elle tire son nom du château de Vozérier en Genevois (Com. Amancy), mais la plupart de ses fiefs étaient en Faucigny. Elle est citée dès le XIe s. — 1. Rodolphe, abbé d'Abondance 1144, puis d'Agaune 1161. — 2. Pierre, un des principaux vassaux d'Aymon de Faucigny, fut arbitre, en 1225, lors d'un conflit entre Aymon de Faucigny et Guillaume, comte de Genevois. En 1229, il jura d'observer la paix conclue entre ces deux seigneurs. — ■ 3. Pierre, chanoine de Genève 1290, chantre 1292, prévôt 1302, vivait encore en 1305. f 6 octobre. — 4. Jean, bailli du Faucigny, lieutenant du vidomne à Genève, fut reçu gratis bourgeois de Genève 1485. — Regeste genevois. — Léon Ménabréa : Des origines féodales dans les Alpes occidentales, p. 303. — Obituaire de Saint-Pierre de Genève, dans MDG XXI. — Gallia christiana XVI, 462. — J.-A. Besson : Mém. hist. eccl. 84. — RC III. — Galiffe : Not. gén. I, 559. [H. G.]
VOTATIONS FÉDÉRALES. Le principe démocratique de la votation populaire fut appliqué pour la première fois sur le terrain fédéral le 20 mai 1802. Le peuple devait se prononcer sur la deuxième constitution helvétique. A la vérité, elle fut rejetée par 167 172 non contre 92 423 oui, mais en vertu du principe que quiconque ne vote pas contre est partisan de la constitution, on considéra toutes les abstentions comme des votes allirmatifs. Le 2 juil. 1802, on proclama que la constitution avait été acceptée par le peuple. Ni l'Acte de médiation ni le Pacte fédéral de 1815 ne furent soumis aux suffrages populaires. Mais plusieurs des constitutions des nouveaux cantons étant soumises à la votation du peuple, cette idée gagna du terrain dans le domaine fédéral et lors de la revision du Pacte, en 1833, on envisagea de le soumettre au peuple. Mais la revision n'aboutit pas. La deuxième votation fédérale eut lieu le 12 sept. 1848 sur le projet de constitution fédérale adopté par la Diète le 1er septembre précédent. 15 !i États et 169 743 électeurs se prononcèrent pour la constitution et 71 899 électeurs contre. Les cantons rejetants étaient : Uri, Schwyz, Unterwald, Zoug, Appenzell Rh.-Int., Valais et Tessin.
Les consultations populaires ont lieu en matière fédérale dans les trois cas suivants :
I. Depuis 1848 : Sur les propositions constitutionnelles de l'Assemblée fédérale (référendum obligatoire). La double majorité des États et des électeurs est nécessaire pour l'acceptation.
YOTATIONS FEDERALES
VOTATIONS FEDERALES
II. Depuis 1875 : Sur les lois et arrêtés fédéraux, lorsque 30 000 citoyens le demandent (référendum facultatif). La seule majorité des électeurs est exigée.