‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 89 sur 213 · s NSI · texte numérisé non relu

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VOTSCH

VRIES DE HEEKELINGEN

VOTSCH. Famille bourgeoise d'Unterhallau et Schaffhouse (depuis 1827). Armoiries : I. d'argenl à trois fasces de sinople ; II. d'azur à une demi-roue de moulin d'or, .surmontée de deux étoiles du même. — Franz- Wilhelm, 28 nov. 1858 - 7 mars 1915, juriste, juge informateur, juge cantonal et député au Grand Conseil. — Rec. gén. Schaffhouse. — Schaffh. Intelligenzhlntl 1915, n°56. — Armoriai Schaffhouse 1852. [Stiefel.]

VOUGA. Famille de Cortaillod (Neuchâtel) où elle es1 mentionnée dès le début du XVe s. Armoiries :

I. d'azur à un bateau à voile d'argent voguant sur un lac du même, une étoile d'or au canton dextre du chef;

II. d'argent à une fasce d'azur accompagnée de trois roses de gueules, deux en chef et une en pointe. — 1. Henri, châtelain de Boudry 1531- 1537. f 1542. — 2. Pierre, maire de Cortaillod 1531, 1544. — 3. Abraham, lieutenant, puis maire de Cortaillod de 1775 à sa mon. en 1792. —

4. Claude-Auguste, dit le capitaine Vouga fi sept. 1795 - 26 févr. 1884 à Cortaillod. Naturaliste connu par sa superbe collection ornithologique, actuellement au musée de Lausanne. — Mess, boiteux de Neuch. 1885. — 5. Charles, fils du n° 4, 1 avril 1827-10 déc. 1875, Dr med., professeur de sciences naturelles aux auditoires de Neuchâtel, puis au gymnase 1851- 1855, à l'académie 1866 à 1875. Naturaliste. Ichtyologue distingué ; nombreuses publications en Suisse et à l'étranger. — Livre d'or de Belles-Lettres de Neuchâtel. — 6. Albert, * 10 sept. 1829 à Cortaillod, t 8 mai 1896 à Boudry, fds du n° 4. artiste peintre, professeur de dessin à Boudry, collaborateur au Rameau de Sapin, au Musée neuchâtelois et à l'Indicateur des antiquités suisses. Fondateur et directeur du Musée de l'Areuse, à Boudry. — MN 1896, p. 173. — SKL. — 7. Emile-Arnold, * 17 juin 1837 à Cortaillod, t 1 1 sept. 1904 à Neuchâtel, instituteur, archéologue, bibliothécaire. A entrepris des fouilles à La Tène ; sa collection d'objets préhistoriques est au Musée national. Auteur de : Les Helvètes à La Tène. 1885. — 8. Jean, * 19 déc. 1842 à Cortaillod, f 18 mai 1908 à Guyotville (Algérie). Viticulteur, créateur de vignobles importants à Guyotville. — 9. Henri-Louis, 7 oct. 1846 - 24 août 1918 à Cortaillod, dit le colonel, notaire, député au Grand Conseil 1874-1883. — 10. PAUL-Claude, fds du n° 4, * 9 mai 1848 à Cortaillod, f 24 déc. 1927 à Saint- Aubin, Dr med., médecin à La Neuveville 1878, à Saint-Aubin dès 1883 ; un des fondateurs de l'hôpital de la Béroche. Naturaliste, ichtyologue, collaborateur au Rameau de Sapin et à la Bibl. universelle. — Mess, boiteux de Neuch. 1929. — 11. Paul, fils du n° 7, * 4 juin 1880 à Marin, Dr phil., professeur à l'École de commerce de Neuchâtel et à l'université, conservateur du Musée archéologique. A succédé à William Wavre comme directeur des fouilles préhistoriques de La Tène, qu'il a poursuivies dans plusieurs stations du lac de Neuchâtel. Auteur, entre autres, d'une monographie de La Tène, 1923 : collaborateur à plusieurs revues scientifiques. — 11'. .Maurice, frère du n" H. * 9 juil. 1882 à Marin, chimiste, inspecteur général de la pêche dans le lac de Neuchâtel dès 1913. Collaborateur au Bull, suisse de pêche cl de pisciculture et à de nombreux périodiques étrangers de pêche et de pisciculture. — 13. Emilie, née Pradez, 1839-1909 épouse de Eugène-Henri Vouga, peintre de Meurs et d'oiseaux. — SKL. [L. M.]

VOULLAIRE. De nombreux représentants de cette famille, aussi nommée Yolaire, originaire d'Arzilier en Dauphiné, émigrèrent à Genève et furent admis à la bourgeoisie en 1654, 1665, 1670, 1708 et 1722. Armoiries: d'azur au faucon d'argent posé sur un tertre de sinople.

- 1. Jean, 1711-1775, pasteur à Amsterdam, puis à Stockholm, de 1749 à 1763 ; revenu à Genève il obtint les cures de Bossy 1766-1768, puis de Céligny 1768-1769.

- 2. Jaques-Etienne, f 1781, entré dans l'église des frères moraves et fixé à Neuwied en 1741 ; il y mourut, laissant une descendance établie à Paramaribo.

II. Heyer : L'Église de Genève. — Bull, delà Soc. du pro testantisme français 1924, p. 12. [H. lia.]

VOUMARD. Ancienne famille bourgeoise de Gourtelary. Armoiries : d'or à deux chevrons de sable, l'un renversé. — 1. Imer-Jean, maire de Courtelary de 1528 à 1564, contribua à l'établissement de la Réforme en Erguel. — 2. Michel, architecte et sculpteur, de 1546 à 1565. Constructeur de l'abbaye des Waldleute, ainsi que de la fontaine du Bourg et celle de la Rue Haute à Bienne. — 3. Jonas, 1691-1770, notaire, fiscal du princeévèque de Bâle, maire de Courtelary. — 4. Jon as-Frédéric, 1761-1844, capitaine au service de la Prusse, dernier lires, de la république de Bienne-Erguel, en 1793. [G. A.]

VOUNAISE (LA) (G Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Com. et Vge de la paroisse de Murist. Elle dépendit toujours de la seigneurie de La Molière qui passa au XVIe s. sous la domination de Fribourg. Ce fut en 1816 que La Vounaise se détacha de la grande commune de Murist-La Molière dont elle faisait partie avec les villages de Murist et de Montborget. — F. Kuenlin : Dict. — A. Dellion : Dict. — Élie Bise : Notice sur la paroisse de Murist et la seigneurie de la Molière. [H. V.]

VOURLOUD. Famille vaudoise, à Corbeyrier 1668, Roche 1707. — Abraham, préfet d'Oleyres 1859-1879, député au Conseil national 1877-1878. — Voir Livre d'Or. [M. R.]

VOUVRY (C. Valais, D. Monthey. V. DGS). Com. i f Vge où l'on a découvert des tombeaux burgondes. Première mention au Xe s. L'abbaye de Saint-Maurice, qui le reçut d'un roi de Bourgogne, y avait un vidomnat qui fut inféodé successivement aux de la Tour en 1150, Blonay 1250, Vouvry 1300, Sestibus 1394, Bernardi de Boquis 1540, Pay de Monthey 1610. Le vidomne exerçait la moyenne et la haute justice, tandis que la basse justice était rendue par le sautier. De la Savoie, qui détenait les droits de souveraineté, relevaient les condamnations à mort. Vers 1520, le duc de Savoie donna dans un échange avec l'abbaye de Saint-Maurice le prieuré de Beaufort en Savoie contre Vouvry, mais l'occupation de Monthey par les Haut-Valaisans en 1536 rendit le village au monastère. Vers 1638, la population de Vouvry obtint de pouvoir nommer son juge qui, désormais, exerça la justice ; les causes en appel allaient au gouverneur de Monthey. Au militaire, Vouvry dépendait aussi de Monthey. La communauté était administrée par deux syndics, un pour la plaine, l'autre pour le mont. Un péage existait au XVIe s. Il fui inféodé à Gaspard Stockalper, puis passa à l'État, qui le plaça sous le contrôle du châtelain de Port- Valais. Depuis le nouveau régime, Vouvry forme une commune avec Mex et l'ancienne seigneurie de Tanay. Le village a été reconstruit, après l'incendie du 23 nov. 1805. Vers 1204, Vouvry constituait déjà une paroisse. Le prévôt du Grand Saint-Bernard a droit de présentation du curé, qui relève de l'évêché de Sion pour la juridiction. Il y eut successivement trois églises sous le vocable de saint Hippolyte ; la première fut utilisée jusqu'à la fin du XVe s. (clocher de 1440) ; la deuxième, avec la chapelle des Allinges, a été remplacée par l'édifice actuel en 1820, restauré en 1923. — A. -M. de Bivaz : Topographie dans Arch. État. Sion. — Arch. de Saint-Maurice et du Grand Saint- Bernard. [Ta.]

VOZÉRIER. Voir Voserier.

VREEDE, Adolph de, député des États généraux et des villes d'Amsterdam et de Rotterdam lors de leur intervention en faveur des anabaptistes auprès de Zurich et de Berne du printemps à l'automne 1660. — Arch. d'Etat Berne : manuel du Conseil 139 et Kirchenwesen II, 131. — E. Miiller : Gesch. der lu ru l'iiufer. [E. Mr.]

VRIES DE HEEKELINGEN, de. Famille d'origine hollandaise. Armoiries : écartelé : aux I et 4 d'or à un arbre de sinople terrassé du même : au 2 d'or .i un lion de gueules ; au 3 d'argent à une croix de Saint - \ 1 1 1 1 1 <• alésée de sable. Sur le tout d'oi a trois croix de saint André, alésées de sable posées 2 et t. — Herm \\. * 18 juin 1880, à Groningue, devenu bourgeois de Chandon, seigneur de l [eekelingen e1 Vrieslandl ,D' es lettres,

|irnfessenr île p:i léc ig ni 1 1 h le et (Il | il< ima I i if ne à l' université el directeur de la Bibliothèque de Mimègue 1923- 1927; président delà Commission catholique de coopérai ion intellectuelle 1924-1927; président du Conseil du

VRIN

VUARMARENS

Centre international de documentation sur les organisations politiques dès 1927. Grand-officier de l'ordre de la Couronne d'Italie, membre correspondant de l'Académie royale des beaux-arts et des sciences historiques de Tolède, etc. Fixé à Yvorne. Principales œuvres : Genève pépinière du Calvinisme hollandais, 1918-1924 ; Correspondance de Bonavenlura Vulcanius, 1923 ; Carmina Arminii, 1925 ; Le fascisme et ses résultats, 1927 ;Die nationalsozialistische Wellanschauung, 1932. [De Vries.] VRIN (C. Grisons, Cercle Lungnez, D. Glenner. V. DGS). Com. avec les fractions de commune Vrin- Dorf, Vrin-Dado, Cons, Ligiazun, Foppa et Tgamanda. En 1209, le couvent de St. Luzi possédait une maison à Varin. Plus tard, Vrin, comme tout le Lungnez, appartint comme fief épiscopal aux barons de Belmont. A leur extinction, il passa à Adelheid de Belmont et Elisabeth von Rhàziins, mais il y eut des difficultés avec le diocèse de Coire. Aux termes de la transaction conclue en 1379, les deux femmes cédèrent les dîmes de Vrin à l'évêque, qui les transmit plus tard à la famille de Mont. Vrin partagea les destinées du pays de Lungnez et fut attribué au cercle de ce nom lors de la réorganisation administrative de 1851. Originairement, Vrin dépendait de l'église principale de la vallée, à Pleif près de Villa, mais devint autonome à la fin du XVIe s. L'église était consacrée à Notre-Dame et non à Saint- Jean, comme l'indique ÏS'iischeler. Elle fut reconstruite en 1689-1691. Registres de naissances, mariages et décès dès 1695. — Mohr : Cod. dipl. — J.-C. Muoth : .Emterbùcher dans JHGG 1897. ■ J.-P. Benei : Beitrâge zur Hebung der biindn. Volkswirtschaft, fasc. 1 1. — Fridol. Purtscher : Studien zur Gesch. des Vorderrheintales, dans JHGG 1911. — Regestes des archives communales (aux Archives de l'État à Coire). [P. Gillardon.] VUACHET, Louis-Joseph, originaire de Beaumont (Haute-Savoie), * à Lully (Genève), 19 mars 1874, naturalisé fribourgeois et reçu bourgeois de Mossel (Glane) 1899, prêtre 1899, curé de la Plaine 1905, de Carouge dès 1912, archiprêtre de Sainte-Croix 1921 ; les catholiques romains de Carouge, grâce à son activité, rentrèrent en possession, en 1921, de l'église Sainte-Croix, qui avait été prise par les vieux-catholiques en décembre 1873. Il fit restaurer cette église de 1922 à 1926. — Catalogues du Clergé 1913 et 1925. — L'église Sainte-Croix de Carouge, numéro spécial du Courrier de Genève, 27 juin 1926. — Archives d'État Fribourg. [G. Cx.]

VUACHIO, Guillient dit de. Famille genevoise qui tire probablement son nom de la montagne du Vuache. Armoiries: d'argent à la vache de gueules, au chef d'azur. —Jean, syndic 1371, 1372, 1376. 1386, commissaire désigné en 1375 par le comte de Savoie el les citoyens pour lever une taxe servant à la construction de fortifications. -- Voir MDG XVIII, 345. - Galiffe : Matériaux I. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. [H. G.]

VUADENS (ail. Wûadingen) (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes: Wadingum ; Vuadengis ; en patois.

Wedê, Vuadin. Armoiries : de gueules à la croix d'argent chargée d'une grue du même accompagnée à dextre d'une croix tréflée du second. La contrée de Vuadens a été habitée déjà à l'époque gallo-romaine, comme le prouvent diverses trouvailles archéologiques. Sous les Burgondes, elle lit partie du domaine royal, ruais, en 516. le roi Sigismond en fit don à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. En 930, les religieux cédèrent la jouissance de deux manses au comte d'Ogo, Turimbert. Il semble même que les seigneurs voisins aient accaparé une partie des terres, puisqu'en 1017. Rodolphe III, roi de Bourgogne, rendit an

nastère les domaines usurpés, entre autres la

seigneurie de Vuadens. A la fin du XIIe s., sinon au début du XIIIe s., les sires de Corbières achetèrent une partie de la seigneurie, mais, en 1221, le chevalier Pierre de Corbières rétrocéda à l'abbaye, moyennant 215 Ih res. toul ce qu'elle avait vendu. En 1291, Saint-Maurice concéda la seigneurie de Vuadens à Girard, seigneur de

Vuippens, pour une période de quatorze ans ; enfin, en 1317, il l'échangea contre le village d'Auboranges avec le comte Louis de Savoie. Ce dernier réunit Vuadens à la châtellenie de Corbières. Il suivit dès lors, et jusqu'en 1798, les destinées de Corbières, puis il fil partie du district de Bulle 1798-1848, enfin de celui de la Gruyère. Une des plus anciennes maisons, qui, depuis 1885, sert de maison d'école, passe pour avoir été un pied-à-terre seigneurial, elle porte encore les armes des maisons de Savoie et de Gruyères et de la ville de Fribourg. Les couvents d'Humilimont et de la Part-Dieu y possédèrent des terres. Au spirituel. Vuadens dépendit de Bulle, puis fut érigé en paroisse en 1602. La première église, construite à cette époque, fut consacrée en 1615. Reconstruit à la fin du XVIIIe s., le deuxième édifice fut incendié en 1866 ; le troisième a été rebâti sitôt après. Une chapelle existait au XIVe s., dédiée à saint Syh estre. Il semble qu'elle ait disparu pour faire place à l'église paroissiale. Une fabrique de porcelaine et de Faïence a été fondée en 1752 par François, Jean-Joseph et Protais Pidoux ; elle connut une certaine renommée. - F. Kuenlin : Dict. IL — A. Dellion : Dict. XII. — J.-.I. Hisely : Hist. du comté de Gruyère, dans MDR IX-XI.

— J. Jordan : L'abbaye prémontrée d'Humilimont, dans ASHF XII. — ASHF IV, VI, VIL — Étr. frib. 1809. 1877, 1889. — Archives d'État Fribourg. [J. Jordan.]

VUAGNAUX. Famille vaudoise, à Vucherens 1567.

— Charles, 1857-1911, peintre, f à Toulon où il décorait le grand théâtre. — Livre- d'Or. [M. R.]

VUARIN, Jean-Francois, * à Collonges-soiis-Sj lève 10 juin 1769, prêtre 1792. se réfugia à Genève pendant la Terreur. Après l'annexion de Genève à fa tï.i née, il fut missionnaire dans cette ville et contribua au rétablissement de la cure de Genève (1802).

Curé de Genève de 1806 à sa mort, 6 sept. 1843. Le curé Vuarin fut mêlé étroileinent à toute la vie publique de Genève. Il lutta pour l'attribution aux cal ludiques de l'une des églises protestantes, Saint- Germain, pour la création d'un cimetière catholique, pour la restauration des congrégations. De 1813 à 1816, il suivit avec attention les négociations diplomatiques qui devaient aboul ir à l'agrandissement du territoire genevois. Il vit le maréchal Schwartzenberg et Metternich. Il remplit une mission à Paris, pendant le premier congrès de Paix, en mai 1814. el au cours du congrès de Vienne fut en rapports constants avec le roi Victor-Emmanuel et l'ambassadeui sarde à Vienne M. de Saint-Marsan. Pendant les confi rences de Turin, il adressa des mémoires aux négociateurs sardes. Il a contribué à faire adopter les dispositions des traités qui assuraient le maintien de la dotation du curé de Genève et les privilèges des catholiques cédés à la Suisse par la Sardaigne. A partir de la Restauration. le euie Vuarin fut le chef du clergé catholique de Genè> e. Devenu citoyen genevois 1816. il opposa une résistance ardente au détachement de Genève de l'évêché de Chanibéry et à son rattachement à celui de Lausanne. En 1824, il se rendit à Rome, avec Lamennais, pour obtenu que Genève fût constituée en évêché indépendant, mais il se heurta, à l'opposition de l'évêque de Lausanne. Le curé Vuarin a eu des relations très étendues : il a correspondu avec toute l'Europe. Par la plume et par l'action, il s'esl constamment opposé au gouvernemenl genevois. — F. Martin et F. Fleury : Hist. du curi Vuarin. — W. Martin : Hist. du catholicisme à G 1815-1907. — Otto Karmin : Doc. sur l'hist. de G( dans BIG XLIII. [William Martin.]

VUARMARENS (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS)

Jean- François Vuarin.

D'après une lithographie

(Bibl. Nat., Berne).

VUARNOZ

VUFFLENS LA- VILLE

Com. el Y?;''- En 990. ciV/rt Wdliniin -ngi : 1334. W'nhni- 1,11s : 1403, Warwiarens ; provient du nora germanique Il 'i;/»«n- dont la forme primitive est Walamàr. Découvertes romaines. Rodolphe III de Bourgogne et Anselme, prévôt de Saint-Maurice, accordèrent, en 996, au chevalier Balfred, certains biens appartenant à l'église de Morlens dont une partie située à Vuarmarens. i le \ illage relevait de la seigneurie de Villardin. D'autres familles nobles : les Prez au XIVe s., les Champion. Pavillard, Maillardoz, etc., aux XVe et XVIe s., les Techtermann au XVIIe s., possédaient des droits à Vuarmarens. Cette commune fut incorporée au bailliage de Rue jusqu'en 1798, puis au district de Rue de 1798 à 1848 et à celui de la Glane dès 1848. Le coutumier de Vaud y était en vigueur. Au spirituel, Vuarmarens a toujours été rattachée à la paroisse d'Ursy-Morlens. Statuts communaux 1844. Population : 1930, 230 hab.

— F. Kuenlin : Dict. II. — A. Dellion : Dict. XI. — ASHF IV, 06 ; VI, 353 ; IX, 89, 93. — J. Stadelmann : Études de toponymie romande, dans ASHF VII. — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans MDB VII. - Max de Diesbach : Begesle fribourgeois, dans ASHF X.

— Maxime Reymond : Les seigneurs de Villardin près Itiw, dans AF 1913. — Archives d'État Fribourg : Daguet : Bépert. ; Chassot : Idem. [G. Cx.]

VUARNOZ. Ancienne famille fribourgeoise encore existante, mentionnée à Corserey depuis le XVe s. — Rose, dominicaine, prieure du couvent d'Eslavaver 1881-1884, 1887-1890. t 4 févr. 1894. — ASHF IV, 80.

— A. Daubignez : Le monastère d'Estavayer. [j. \\] VUARRENS (C. Vaud, D. Échallens. V. DGS).

Com. et Vge. En 1147, Vuarens ; 1177, Warens. On y a trouvé des ruines romaines. Au moyen âge, propriété du chapitre de Lausanne, avec une église que l'évoque saint Amédée donna (vers 1150) au prieuré de Saint-Maire.

Le comte de Savoie et le comte de (ïruyère y eurent aussi des biens. Ceux des Gruyère passèrent, au XVIe s., aux .loffrey, puis aux Martines et aux Lavigny, pour arriver en 1687 aux Loys de Villardin. C'est ainsi que Françoise de la Tour, femme de Sébastien Loys, seigneur de Warens, prit le nom que ses relations avec J.-J. Rousseau ont rendu célèbre. Sébastien Loys dut vendre en 1728 Vuarens au colonel Jean - Pierre Bergier. En 1801, le banquier Grand acquit des Bergier leurs droits sur Vuarrens et les revendit à la commune du lieu, pour 16 000 livres, une année avant l'abolition des droits féodaux. Vuarrens est paroisse depuis 1228 au moins. Registres de baptêmes dès 1704, de mariages dès 1714, de décès dès 1728. — DHV. [M. R.]

VUARRIER, VUARRERII, VAR- RIER. Familles genevoises originaires de Neydens et d'Archamps en Genevois, reçues à la bourgeoisie de Genève à la fin du XVe, au XVIe et au XVIIe s.

— 1. Jean, de Neydens, reçu bourgeois en 1515, drapier, procureur de la Boite de Toutes Ames 1530-1532, du Conseil des Soixante 1533. — 2. François, de Neydens, reçu bourgeois en 1538, notaire de 1524 à 1567, secrétaire de la Dispute de Rive 1535. — Covelle : LB. — BC. — Galiffe : Liste des magistrats, mns. — L. Sordet : Dict. mns. — Chaponmère et Sordet : Les hôpitaux de Genève avant la Béformation, dans MDG III. — Archives d'État Genève. [H. G.]

VUCHERENS (C. Vaud, D. Moudon. V. DGS). Com. et Vge. En 1240, Wicherens. Il dépendit dès avant 1358 du couvent de Savoie et de la chàtellenie de Moudon. Une famille noble y vivait au XIIIe s. La chapelle actuelle date de 1737. Elle est filiale de l'église de Syens.

— DHV. [M. R.] VUFFLENS. Familles nobles vaudoises. I. Seigneurs

du château de Vufflens. Armoiries : paie d'or et d'azur

de six pièces à la fasce d'or. — 1. Pierre, chevalier, cité en 1160. — 2. Guillaume, fils du n° 1, qui s'assujettil en 117."> à l'évêque de Lausanne, au retour d'une croisade en Terre sainte. — ■ 3. Humbert, chevalier, 1210-1223, vendit en 1222 l'avouerie d'Apples au couvent de Romainmôtier. La seigneurie passa de ses enfants aux Duin.

II. Mayors ou nobles de Vufflens-la-Ville. — 1. Raymond et Landri, chevaliers, 1142, bienfaiteurs de Montheron. ■ — 2. Guillaume, chevalier, bienfaiteur en 1239 du couvent de Romainmôtier. — 3. Pierre, mayor, chevalier, vivait en 1295. Cette famille semble avoir fini avec — 4. Blaise, mayor, à Vufïlens-la- Ville en 1496. [M. R.]

VUFFLENS-LA-VILLE (C. Vaud, D. Cossonay.

V. DGS). Com. et Vge. En 1011, Vuolflinges ; vers 1100, Volflens. Armoiries : parti d'argent à une épée haute de gueules en pal, et de gueules à la clef d'argent posée en pal, le panneton en chef, à la bande d'azur chargée d'un lion d'or brochant sur le tout. On y a trouvé une pierre à écuelles, des vestiges romains, des tombes burgondes, un milliaire anépigraphe. En 1011, le roi Rodolphe III donna au couvent de Romainmôtier neuf manses à Vufflens ; d'autres donations furent faites au même couvent, entre autres, celle de la moitié de l'église Saint-Étienne en 1080. L'autre moitié de l'église dépendait de l'évêque de Lausanne qui en garda le patronat. Il y avait une autre église, dédiée aux saints Pierre et Paul (au XVe s. à saint Pancrace) que les moines de Romainmôtier

L'église de Yufïlens-le-C.hâteau avant sa transformation, en 1860 environ. D'après un dessin de Louis Durand.

construisirent au quartier du Marterey. Les moines avaient en 1212 un prieur à Vufflens. Ils se firent ensuite représenter par des mayors qui accédèrent sous ce nom à la noblesse. Il exista, à côté d'eux, une famille noble de Vufflens, citée de 1142 à 1350. Les seigneurs de Cossonay possédaient aussi à Vufflens des fiefs qui passèrent aux Chabie, puis en 1580 aux Rosset de Lausanne, lesquels y réunirent en 1599 les anciens biens du couvent. Les Rosset vendirent en 1618 la seigneurie de Vufflens aux Mestral d'Aruffens, qui la possédèrent jusqu'à la Révolution. La seule église qui subsiste aujourd'hui est celle de Saint-Étienne. Le chœur actuel est une ancienne nef romane du XIe s., qui a été trans- Formée an XVe s., alors qu'on reconsi ruisail un nouveau

VUFFLENS-LE-GHATEAU

VUILLE

chœur ; le clocher esl de 1777. Registres de baptêmes dès 1711, de mariages dès 1729, de décès dès 1729. — DHV. [M. R.]

VUFFLENS-LE-CHÂTEAU (G. Vaud. H. Mm-e- V. DOS). Com. et Vge. En 1108, le chevalier Léotard donna au couvent de Romainmôt.ier une rente de

Le château de Vufflens. D'après une photographie (Musée historiogr. vaudois)

2 muids de vin et 9 J4 muids de froment « à la mesure du château de Wuolflens ». Le premier seigneur de Vufilens auquel on puisse remonter est Pierre, f 1160. Son fils Guillaume se mit, en 1175, sous la suzeraineté de l'évêque de Lausanne, moyennant paiement d'une somme de 60 livres. En 1235, le château et la seigneurie furenl inféodés, on ne sait à quel titre, par le comte Guillaume de Genevois à Humbert de Gossonay. (Test ainsi que les Vufilens dépendirent désormais des Gossonay et ensuite de la maison de Savoie. La première famille des seigneurs du lieu avait d'ailleurs pris fin à ce moment-là par le mariage d'Alice de Vufflens avec le chevalier Pierre de Duin qui était de l'entourage du comte de Genevois. Cette branche de la famille de Duin s'éteignit elle-même à la fin du XIVe s., et le chevalier Henri de Colombier acquit, par mariage, la seigneurie de Vufflens. Ce personnage, qui fut bailli de Vaud et commensal du pape Félix V mourut peu après 1434. C'est très probablement lin qui restaura et agrandit le château du XIIIe s., en lui donnant, entre autres, sa tour caractéristique de l'architecture du Nord de l'Italie. A la mort de Philibert de Colombier (1544), le château passa aux Mestral de Cottens, aux Seigneux (1551), à Jean-Henri Lochinann, banneret de Zurich (1573), puis à divers personnages, dont les Marlet, et enfin en 1641 à François de Senarclens, dont les descendants par les femmes le possèdent encore. Le village même est sans histoire. L'église, dédiée à saint Aubin, dépendait du chapitre de Lausanne, mais ne dut être érigée qu'après 1173. Registres de baptêmes et de mariages dès 1587, de décès dès 1706. — DHV. [M. R.]

VUGELLES-LA-MOTHE (G. Vaud, D. Yverdon.

Y. DOS). Com. et Vge. En 1228, Vouzala. On y a trouvé des blocs erratiques, des haches de l'époque du bronze, un cimetière burgonde. Au moyen âge, le village dépendit de la seigneurie de Champvent, puis du château de La Mothe et enfin, depuis 1476, de Rerne et Fribourg. L'église, paroissiale en 1228, est depuis la Réforme filiale de Fiez. [M. R.]

VUIBROYE (G. Vaud, D. Oron. Y. DGS). Vge et

Com. En 1 142, Valbroia. Vuibroye n'est sûrement pas la Vobregia de la donation du roi Sigismond à Saint-Maurice en 515 (il s'agit ici de Vouray en Isère), mais il comptait, probablement au XIe s. déjà, dan- les possessions de ce couvent à Oron et lieux circonvoisins. L'abbaye de Saint-Maurice céda en 1671 et 1675 ses droits au gouvernemenl bernois. Une famille noble de Vuibroye est mentionnée au XIIe s., parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Hautcrêt. [M. R.]

VUICHARD. Famille de Semsales (Fribourg) où elle est mentionnée dès le XVIe s. ; on rencontre aussi ce nom à Morlon, au XVe s. — Raymond, * à Genève 4 févr. 1836, prêtre 1859, curé de La Chauxde-Fonds 1861, professeur au collège Saint-Michel à Fribourg 1868-1870, curé de Cressier 1870-1902, missionnaire apostolique. Travailla avec beaucoup d'activité à la construction de l'église de Cressier, qui fut consacrée en 1879. Auteur de : Notice sur le rétablissement du catholicisme dans le canton de Neuchâtel, dans Revue de la Suisse catholique XVII. Collaborateur au MN. f H mai 1902. — P.

Philipona : Hist. de la seigneurie de Châtel - Saint- Denis. — Catal. sacerdotum 1886. — Semaine catholique de la Suisse 1902.

— Messager boiteux Neuchâtel 1903. [J. N.] VUICHERENS, de (VUCHERENS, WlCHERENS,

YVisserens). Famille fribourgeoise noble éteinte qui ilmi probablement son nom aux terres qu'elle possédait à Marly, dans le hameau de Wisserens aujourd'hui disparu. Ses membres étaient, au XIIIe s., des ministériaux de la maison de Neuchâtel ; ils possédèrent an XIVe s. la seigneurie de Saint-Martin du Chêne; la tradition leur attribue aussi la seigneurie de Villariaz. Armoiries : taillé au 1 d'argent à une licorne de... il de sable. — ■ 1. Jean, châtelain d'Arconciel 1300. chevalier 1312, caution en 1319 de la dot de Marguerite de Neuchâtel, épouse d'Hartmann de Kibourg. — 2. (.iillaume, fils du n° 1, 1336-1360, coseigneur de Saint-Martin, bienfaiteur de Hauterive. — J. Gumy : Regeste de Hauterive. — ASHF IX. 135. — A. Dellion : Dict. XII, 98, 246. — M. de Diesbach : Regeste fribourgeois, dans ASHF X. — J.-P. Grangier : Annales d'Estavayer. — L. Genoud : Villariaz et les de Vuicherens. (la n- lierne 1/1 lu Suisse catholique VIII. — Nobiliaire de Hauterive (manuscrit aux Archives d'État de Fribourg). [J. N.]

VÙICHOUD. Famille vaudoise. de Montreux. à Sonzier 1590. — 1. Louis, 1831-1909, peintre sur émail el pastelliste à Genève. — 2. Emile, 1856-1906. avocat, député à la Constituante 1884. au Grand Conseil 1885-1901, au Conseil national 1902-1906. — Livri d'Or. [M. R.]

VUILLAME. Vieille famille bourgeoise éteinte de Neuchâtel, qui a donné : — 1. Grégoire, châtelain de Thiello 1564-1568. — 2. Jean, f 28 juin 1584, maire de Boudevilliers 1578, maître-bourgeois de Neuchâtel 1582.

— Archives d'État Neuchâtel. [L. M.] VUILLE. Vieille famille de La Sagne (Neuchâtel)

connue dès le début du XVe s. Armoiries : d'azur à un arbre d'or accosté en pied de deux roses tigées d'argent, le tout soutenu d'un tertre de six coupeaux de sable, deux étoiles d'or en chef. Une branche de la famille porte le nom de Vuille-Bille ou Vuille-dit-Bille : quelques-uns de ses membres ont obtenu en 1822 de pouvoii

VUILLEME

VUILLEUM1EU

- appeler simplement Bille, notamment l'avocat August e Bille. Au XVIIIe S. Henri Vuille, * 1744, s'est fixé dans

le Palatinal el a fait souche d'un rameau allemand, dont le nom s'écrit Wille, et auquel appartient le général Ulrich Wille. Un rameau resté au pays s'appelle Wille. Un autre, établi dans l'évèché de Bàle au XVIIe s., a acquis les bourgeoisies de Tramelan-Dessus, La Ferrière, Épauvillers, e1 Wangen dans la Haute-Argovie. — 1. JEANNIN, obtinl en 1474, du seigneur de Valangin, un pré à' la Combe des Cugnets.

Ce fut l'origine du fonds des Vuille, constitué définit ivement par un acte d'associatioD du 12 sept. 1693.

— 2. Théodore, 1687-1782, a laissé un Journal allant de 1700 à 1740, et publié par Fritz Chabloz dans Lu Sagne, p. 82-110. — 3. Marie-NANCY, * 25 nov. 1867 à Neuchâtel, f 31 janv. 1906 à Genève, femme de lettres à Paris sous le pseudonyme de André Gladès. A publié quelques romans et nouvelles : Au gré des choses ; Résistance ; Stérile sacrifice et traduit du Fogazzaro et du Sudermann. Après sa mort a paru un volume de nouvelles : Florence Monneroy, précédé d'une biographie par Edouard Rod. — Voir Jules Colin : Notice hist. sur la famille Vuille et Wille, de la Sagne, dans AHS 1915. - - Archives d'État Neuchâtel. — Voir aussi Wille. [L. m.]

A la branche de Tramelan-Dessus appartient — Charles, 1856-1920 à Plainpalais (Genève), avocat à Genève, bâtonnier de l'ordre. Collabora au Carillon, dans lequel il combattit le régime radical. Député au Grand Conseil 1890-1892. Membre du Conseil d'administration du JG. A publié de nombreuses brochures de circonstances. Collectionneur, surtout bibliophile. Organisa à Genève pendant la guerre une exposition de dessins de l'artiste belge Rmmrekers ; il fut poursuivi pour cela, en 1918, devant la Haute cour pénale fédérale. Sa plaidoirie et celle de son avocat, Me Raisin, on1 été publiées sous le titre de L'affaire Rsemsekers. — Archives d'État Genève. — Le Passe Partout, 15 janv. 1907. — Le, Nouveau Panthéon, Genève 1908. — JG 8 mars 1920. [H. G.]

VUILLEME. Famille des Hauts - Geneveys (Neuchâtel), connue dès le début du XVIe s. — Paul-Henri, * 14 févr. 1873 à la Jonchère, instituteur, puis professeur à l'école de commerce de Neuchâtel 1898, directeur 1931. [L. M.]

VUILLEMIN, Alph. Voir Vulliemin.

VUILLERET. Voir Wuilleret.

VUILLERMET. Famille vaudoise, à Provence dès le XVe s. — 1. Joseph, 1846-27 mars 1913, peintre de portraits et de paysages, collaborateur de son frère Charles, connu surtout comme restaurateur de tableaux ; travailla en cette qualité au Musée Arlaud, à Lausanne, au couvent d'Hauterive, copia le plan Buttet de Lausanne de 1638. ■ — 2. Charles, 13 août 1849- 14 déc. 1918, frère du n° 1, peintre de. portraits et de tableaux ; les plus célèbres sont le Portrait de mon père, 1880, qui fit, à Paris même sa réputation : des groupes tels que V Intérieur d'une maison de Gruyères, la Vocation des apôtres, Bâle au temps il' Holbein, la Municipalité de Lausanne en 1914 ; des paysages : Un beau soir sur les rives du Léman, 1875, La Chamberonne à Vidy, Romainmôtier vu des portes, 1917. Archéologue et historien, président de la Commission fédérale des beaux-arts en 1907 et 1908. membre de la Commission fédérale des monuments

Charles Vuillermet.

L) 'après une photographie.

historiques, Ch. Vuillermet a publié des Notes historiques sur Lausanne, une douzaine d'albums de vues du Vieux-Lausanne, une étude sur Le cloître de Notre- Dame de Lausanne et une autre sur le Tombeau de saint Amédée. — A. Bonard : Charles Vuillermet, Esquisse biographique. — RHV. — PS 1918. — S KL. auquel il collabora. [m. R.]

VUILLEUMIER. Familles des cantons de Neuchâtel et de Vaud.

A. Canton de Neuchâtel. Vieille famille de La Sagne (Neuchâtel) qui remonte peut-être au XIVe s. Armoiries : de sable au croissant d'argent surmonté d'un cœur d'or, au chef du second chargé de 3 étoiles d'azur. Une

branche se fixa à Tramelan-Dessus en 1621 avec Jean, bourgeois 1642. Elle conserva cependant l'indigônat de La Sagne. Le nom s'écrivait avec un V simple jusqu'en 1876, époque où, dans les registres d'état civil de Tramelan, on utilisa régulièrement un W double.

Une réaction se produisit en 1919 el satisfaction fut donnée en 1923. Les inscriptions de l'état civil se font désormais sous le nom de Vuilleumier.

— Voir La guerre au « W » dans le nom de famille des Vuilleumier. — A la branche de Tramelan appartiennent — 1. Auguste-Virgile, * 1er févr. 1831 à Tramelan, f 25 mai 1892 à Brooklyn (U. S. A.) ; il s'établit à Bàle en 1857, devint bourgeois de cette ville en 1860 et émigra en 1883 en Amérique. — 2. Charles- Auguste, fils du n° 1, * 10 juil. 1855 à Tramelan, ingénieur à Bâle, député au Grand Conseil 1905-1914. Dès 1919, il mena campagne pour obtenir que le nom de sa famille soit écrit avec un V simple dans les registres de l'état civil de Tramelan. A publié à ce sujet : La guerre au « W » dans le nom de famille des Vuilleumier, 1929. — 3. Charles, 15 févr. 1834-11 mars 1918 à La Chaux-de-Fonds, fabricant d'horlogerie, puis conseiller communal de La Chaux-de-Fonds, directeur des finances, 1888-1910, président de la direction de la Caisse d'Épargne de Neuchâtel dès 1908. — Mess, boiteux de Neuchâtel 1919. — Voir en général Aug. Vuilleumier : Arbre généalogique de la famille Vuilleumier. — Aug. Vuilleumier : Généalogie de quelques branches de la famille V. [L. M.]

B. Canton de Vaud. Un membre de la branche de Tramelan-Dessus, Jacob, 1735-1783, se fixa à Lausanne en 1762. Son fils, François-Auguste, fut admis en 1812 à la bourgeoisie d'AUaman. — 1. Samson, fils du précédent, 1804-1889, pasteur de l'Église française de Bâle 1835-1843, puis pasteur à Chesalles et à Moudon, et enfin à Lausanne de 1869 à 1888 ; professeur de théologie pratique à l'académie

de Lausanne 1851-1853.

Premier président du synode et de la Commission synodale créés par la loi ecclésiastique de 1863 ; plusieurs de ses sermons ont été imprimés. — 2.

Henri, * à Bàle 2 janv.

1846, t à Lausanne 7 juil.

1925, fils du n° 1, pasteur à l'Étivaz 1867-1868, professeur d'exégèse de l'Ancien Testament à l'académie, puis à l'université de Lausanne 1868-1923, recteur 1877-1879, Dr theol.

h. c. de l'univ. de Berne 1891 ; président du synode.

Rédacteur dès 1870, puis codirecteur de la Revue de théologie el de philosophie.

Historien ecclésiastique, a

publié notamment. : Notice historique cl statistique sur l'Académie de Lausanne, 1878 ; La religion de nos pères. 1888 ; L'Académie de Lausanne, 1896 ; Notre Pierre Viret, et Pierre Viret d'après lui-même, 191 1 : Le Major Davel, étude d'histoire religieuse, 1923. Un comité a l'ail

Henri Vuilleumier.

D'après une photographie.

VUILLOMIER

VUIPPENS

paraître, à partir de 1927, son ouvrage capital : Histoire de l'Église réformée du pays de Vaud sous le régime bernois, dont 3 volumes ont été publiés. — 3. Auguste, * 28 janv. 1853, cousin du n° 2, pasteur à Mézières 1879, à Assens 1887-1928, auteur d'une généalogie de sa famille et d'autres travaux du même genre. ■ — 4. Eugène, 1872-1925, fils du n° 2, avocat juge cantonal 1908-1923, colonel d'étatmajor 1918. — 5. Maurice, * 19 juil.

1881, frère du n° 4, pasteur à Chesalles 1907, directeur de La Source, à Lausanne ; a écrit une notice biographique de son père, placée en tête de VHist. de l'Église réformée. — Aug. Vuilleumier :

.\rbre généal. de la famille Vuilleumier, et Généal. de quelques branches de la famille V. [M. R.]

VUILLOMIER. Vieille famille bourgeoise de Neuchâtel et de Valangin, qui a donné — Abraham, dit Goleme, maire de Colombier 1585-1601. f avant 14 mars 1605. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. M.] VUILLOMET. Voir WuiLLOMMET.

VUILLONNEX (C. Genève, Rive gauche, Com. Confignon. V. DGS). Vge qui maintenant fait partie du village de Bernex. C'était au moyen âge le siège d'un des huit décanats de l'évêché de Genève, auquel il donnait son nom. L'église dédiée à saint Mathieu fut détruite en 1536. Ce décanat fut uni en 1647 au chapitre de la cathédrale, transféré à Annecy. Il comprenait comme étendue le bailliage de Ternier, plus une partie du Vuache, la Champagne et la région de Cruseilles. — Voir J.-A. Besson : Mémoire pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève. — C. Duval : Ternier et St. Julien. [L. B.]

VUILLOUD. Famille de Monthey (Valais). - Emile, 1824-1900, architecte, professeur de dessin à l'abbaye de Saint-Maurice 1890, construisit les églises de Monthey (1850), de Collombey, d'Aigle, etc. - Jules Bertrand : Le ï'alais intellectuel. [Ta.]

VUIPPENS (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Com. et Vge. En 855, Uuipedingus ; 1228, Wippens ; 1266, Wippigin ; 1378, Wippeins = domaine d'un Burgonde Witpot ou Wipot. Des tombes burgondes ont été retrouvées aux localités voisines de Riaz et de Hauteville. Le territoire et ses environs furent colonisés par les Romains : temple de Mars (?) à Tronchebélon, bains à Perrèvué, tombes à Marsens, vestiges à Sorens, constructions aux Appraleys. Les médailles retrouvées datent de 70 à 350 après J.-C. On a mis au jour une monnaie grecque.

I. Seigneurie et bailliage. Armoiries : paie d'argent et de gueules de six pièces. D'abord armes de la famille de ce nom, elles représentèrent dès le XVIe s. le bailliage, puis actuellement la commune. Le territoire de Vuippens semble avoir été d'abord un apanage des sires de Corbières dont apparemment les sires de Vuippens sont issus.

La seigneurie comprit à certains moments : Vuippens, Ëcharlens, Marsens, Sorens, Gumefens, Pont, etc. Les comtes de Gruyère ne furent pas sans avoir exercé sur elle une suzeraineté partielle. Mais entre 1250 et 1255, Ulrich de Vuippens rendit hommage au comte Pierre de Savoie pour son château de Vuippens et ses dépendances, réservant sur quelques fiefs les droits de l'évêque de Lausanne. La seigneurie fut alors annexée à la châtellenie de Romont. En 1349, Fribourg et Berne assiégèrent et brûlèrent Éverdes et Vuippens (bourg et château) en représailles de l'attaque commise par Othon d'Éverdes sur l'escorte de Mermette de Maggenberg. Isabelle de Chalon et sa fille, dames de Vaud, suzeraines de Vuippens, s'interposèrent et la trêve de Morat (1350) mit fin aux hostilités. En 1359, la seigneurie passa de nouveau sous la suzeraineté di-

recte du comte de Savoie. Vuippens passa un traité de combourgeoisie avec Fribourg en 1479. Lors de la conquête du Pays de Vaud, en 1536, la seigneurie dut prêter hommage à Fribourg et lui fournir dix hommes de guerre. Berne tenta en 1539 de revendiquer la suzeraineté, mais Fribourg s'y opposa et. fit admettre

Le château de Vuippens en 1758.

D'après la Nouvelle Topographie helvétique deD.îHerrliberger.

sa priorité. Le conseiller Pavillard acquit les deux tiers de la seigneurie en 1547 et les céda deux ans plus tard à Fribourg , qui installa un châtelain à Vuippens. Dès 1553, Éverdes et Vuippens formèrent un bailliage unique, mais conservèrent cependant leurs cours de justice distinctes, formées chacune de douze assesseurs. Le dernier tiers de la seigneurie échut à Fribourg en 1578, par l'achat des droits de Jacques Golliez. Le coutumier de Vaud fut appliqué à Vuippens par Fribourg-, et demeura en vigueur jusqu'à la Révolution française. Après l'insurrection Chenaux. Vuippens fit parvenir au gouvernement une requête comprenant . entre autres, le maintien de la combourgeoisie sous forme d'accession collective à la bourgeoisie de Fribourg, ce qui fut refusé. Aussi le bailliage se souleva t-il lors de la Révolution et marcha sur Fribourg. Sou^ la République helvétique, il fut réuni au district <l>- Bulle et perdit ses tribunaux.

II. Commune (bourg et château). Le château fut reconstruit sur l'emplacement de celui des seigneurs et châtelains de Vuippens. En face, la maison de Sorens, dite aujourd'hui l'ancien château, fut la résidence de plusieurs coseigneurs. Pour entretenir leurs murailles qui servaient de refuge aux habitants de Sorens et de Gumefens, les bourgeois de Vuippens percevaient l'ohmgeld dans les trois localités. En 1551, Sorens et Gumefens se libérèrent définitivement de leurs prestations en payant l'un et l'autre 50 florins destinés à construire un pont de pierre sur le Gérignoz, ce qui eut lieu en 1583.

III. Paroisse. Vuippens, qui primitivement relevait de Bulle, fut érigé en paroisse au milieu du IXe s. ; la paroisse rmnprenait alors Sorens et peut-être Gumefens. En 1540, Marsens, détaché de Bulle, fut adjoint à Vuippens, et Sorens devint autonome en 1861. Le droit de collation fut exercé d'abord par les sires de Corbières : il fut cédé à Humilimont en 1170, et en 1579 le gouvrrnement de Fribourg se l'adjugea. 11 passa ensuite au chapitre de Saint-Nicolas. L'église, dédiée à saint Sulpice, fut reconstruite et consacrée en 1791 : elle brûla en 1859, fut relevée et consacrée en 1862. — Cartulaire de Lausanne, dans MDR VI. — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans MDR VII, 2e série. — J. Gremaud : Essai historique et archéologique, dans MF II. — La Gruyère illustrée, 2e livr. — J. Dey : Chronique d'Éverdes et de Vuippens, dans MF II. — A. Dellion : Dirt.

YU1PPENS

VUISTERNENS-DEVANT-ROMONT 185

XII. — N. Peissard : Hist. de la seigneurie de Corbières, dans ASHF IX. — J. Jordan : L'abbaye d' Humilimont, dans ASHF XII. — H. Naef : Drapeaux anciens en Gruyère, dans AHS 1928. — Le même : Les châteaux de Vuippens, dans Étr. frib. 1931. [Henri N^ef.]

VUIPPENS, de. Nous devons modifier ici ce qui a été dit à Corbières (famille), à Éverdes (fam.), à Humilimont (abbaye) et à Marsens (fam. et vge).

Les sires de Corbières, principaux fondateurs de l'abbaye d' Humilimont, possédaient dans leur fief le territoire qui forma au XIIIe s. la seigneurie de Vuippens- Éverdes, soit en tout ou en partie les villages de Vuippens, d'Écharlens, de Morlon, de Marsens, de Sorens et de Gumefens. Vers 1224, les fils de Pierre II, sire de Corbières, partagèrent son héritage ; Conon I conserva Corbières et la partie du fief située sur la rive droite de la Sarine ; Uldric s'installa à Vuippens, au milieu des six villages susdits qui lui revinrent, sur la rive gauche, avec l'avouerie d'Humilimont, monastère édifié dans son lot. Vers 1250, il prêta hommage à Pierre de Savoie, dont la famille fut désormais suzeraine de la contrée. — Uldric I, sire de Vuippens, f vers 1270, laissa de sa première femme, Ita, f 1257, Guillaume I, appelé d'abord d'Écharlens, continuateur de la lignée, et d'Agnès de Grandson,sa seconde femme, f après 1313, Pierre et Girard, qui portèrent le titre de sires de Vuippens, parce qu'ils demeurèrent dans le château de ce lieu avec leur mère. Il ne leur conféra pas cependant, plus de droits que n'en avait Guillaume I, sur l'ensemble de la seigneurie, dans laquelle chacun fut doté de biens disséminés un peu partout. Cette remarque s'applique également aux descendants de Guillaume. La seigneurie resta indivise quel que soit le nom de lieu porté par ses propriétaires, nom qui indique simplement leur château respectif.

Pierre mourut en Chypre, l'an 1290, pèlerin de Terre- Sainte. Girard fut archidiacre de Richemond, en Angleterre, dès avant 1291, évêque de Lausanne de 1301 à 1309 et de Bâle de 1309 à 1325, date de sa mort. Guillaume I, qui fut bailli de Vaud à plusieurs reprises et mourut vers 1299, avait fait construire sur Écharlens le château d'Éverdes. Ses fils en prirent le nom et se partagèrent l'héritage de leur oncle Girard. — Jean I, l'aîné, reprit le château de Vuippens, dont lui et ses descendants s'intitulèrent seigneurs. — Rodolphe I, Uldric II, et leurs successeurs gardèrent le château d'Éverdes avec le titre de seigneurs de ce lieu.

Éverdes passa le premier en mains étrangères, par le mariage de Françoise, fille d'Othon II, avec Pierre de Langin, en 1373. Lors de la guerre contre Charlesle-Téméraire, duc de Bourgogne, Othon de Langin, sire d'Éverdes, se rangea de son côté. Fribourg envahit son domaine, en 1475, et le garda. Les sires de Vuippens étaient partagés en deux rameaux principaux. Petermann II, dernier représentant de la branche aînée et possesseur du château, criblé de dettes, vit ses biens confisqués par ses créanciers, en 1547, et vendus à Fribourg en 1549.

Rodolphe III, chef de la branche cadette, possédait à Vuippens un autre château, dit Maison de Sorens. Tout en le conservant, il s'établit avec les siens à Fribourg où il fut avoyer dès 1459. Sa lignée garda la coseigneurie de Vuippens jusqu'à — Claudine, dernière du nom, mariée trois fois et morte sans postérité. En 1578, Fribourg racheta ses biens aux enfants de son troisième époux. Cette maison fournit plusieurs chanoines à l'église de Lausanne. Les sires de Vuippens portaient : paie d'argent et de gueules de six pièces.

Il y avait une autre famille Vuippens, à Vuippens même et à Fribourg. On la rencontre à Vuippens dès la première moitié du XIIIe s. Son chef y exerçait la fonction héréditaire de métrai, et portait en conséquence le nom de métrai de Vuippens. Elle donna des chanoines à Lausanne, des chanoines et deux abbés à Humilimont, Bourcard II (1247-1260) et Girard I (1315-1331). Simon, métrai de Vuippens, chanoine de Lausanne, légua la métralie à François de Pont, qui en 1360 la vendit à Aimon I, sire de Vuippens.

On suppose que de cette famille sont issus les Vuippens établis à Fribourg dès 1246. — Rodolphe, proba-

blement fils de Pierre, un des principaux lieutenants de Rodolphe de Habsbourg, posséda avec Richard II de Corbières la seigneurie de Grasbourg. — Jean, son fils, acheta de la ville de Fribourg le château et le bourg de Gumine (1275-1315). — Rodolphe, fils de Jean, chevalier, fut bourgmestre de Fribourg (1325). — Jean, son fils, sire de Maggenberg, ainsi que ses descendants, fut avoyer de Fribourg plusieurs fois, entre les années 1372 et 1391. — Nicolas, fils cadet de Rodolphe, fut seigneur de Vivier 1377-1417. Cette famille, qui continua de jouer un rôle politique à Fribourg, s'éteignit vers la fin du XVe s. — Voir Abbé Dey : Chronique d'Éverdes et de Vuippens, dans MF II. — Joseph Jordan : L'abbaye prémontrêe d'Humilimont, dans ASHF XII. — Henri Naef : Les châteaux de Vuippens, dans Étr. frib. 1931. — Dom Courtray : Qui a fondé Humilimont, à paraître dans AF 1933. — Archives d'État Fribourg : Collect. Gremaud. [l. S.]

VUISSENS (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Corn, et Vge. Armoiries : de gueules au chevron écoté d'or. Au XIIIe s., Vuissens formait une seigneurie qui appartenait alors aux chevaliers de Vuissens ; elle passa, dès 1283 aux mains des Saint-Martin, puis dans celles des Portalban, des Fernay, des Châtonnaye, des Challant, des Menthon, des Viry, des Musard (1507), des Amman, des Neuchâtel-Vaumarcus (1566), des Praroman, des Englisberg (1570) ; enfin Fribourg acquit définitivement Vuissens en 1598 et le rattacha au bailliage de Font qui dès lors prit le nom de bailliage de Font-Vuissens-La Molière. Dès 1604 le bailli résida au château de Vuissens. Paroisse depuis 1536 environ ; jusqu'alors Vuissens, qui ne possédait qu'une chapelle, faisait partie de la paroisse de Démoret (Vaud). L'église actuelle, dédiée à saint Vincent, fut consacrée le 14 juil. 1699. En 1663, le village de Prévondavaux fut rattaché à la paroisse de Vuissens. — F. Kuenlin : Dict. — A. Dellion : Dict. — Élie Bise : Notice sur la paroisse de Murist et la seigneurie de la Molière. — H. d'Amman : La seigneurie de Vuissens, dans AF 1923, 1924. — Ph. Grangier : Annales. [H. V.]

VUISSENS, de. Famille fribourgeoise qui posséda la seigneurie de ce nom jusqu'au déclin du XIIIe s. En 1217, Pierre, chevalier de Vuissens, fils d'Hugon Fontana, du consentement de ses fils Pierre, Wilhelmus et Valtherus, donna au couvent d'Hauterive tout son alleu de Cotteret. — ■ J. Gumy : Reg. d ' Hauterive. — A. d'Amman : La seigneuriedeVuissens, dans AF i923.[H.V .] VUISTERNÉNS, de. Famille seigneuriale, de Vuisternens-devant-Romont, mentionnée dans différentes localités du Pays de Vaud du XIIe au XVe s. 1/ moiries : d'argent à la bande de gueules. — ■ 1. Ulrii chevalier, vers 1170. — 2. Wibert, chanoine de Lausanne 1162, doyen 1180, cellérier 1185. — 3. Humbert, chevalier 1177. — 4. Marguerite, prieure du monastère de la Fille-Dieu 1344-1350, fit construire l'église du couvent, f 30 mai 1350. — 5. Henri, donzel, coseigneur de Villariaz 1386. -- A. Dellion : Dict. XII, 239. - J. Gumy : Regeste de Hauterive. — M. Reymond : Les dignitaires de Lausanne, dans MDR VIII. — M. de Diesbach : Regeste fribourgeois, dans ASHF X. -- F.-E. von Mùlinen : Helvetia Sacra IL — J. Gremaud : Généalogies des familles nobles du Pays de Vaud (mns. aux Archives d'État Fribourg). [J. N.]

VUISTERNENS-DEVANT-ROMONT (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Vge et Com. En 929, Winterningis ; 1198,, Wistarnens, c'est-à-dire chez les descendants de Winistaril ou Il inistarin, nom propre germain. La commune a adopté les armoiries de la famille de Vuisternens : d'argent à la bande de gueules. Une charte de 929, par laquelle le monastère de Saint-Maurice d Agaune abandonnai I à Turimbert, à sa femme Envina et à leur fille Adélaïde l'usufruil de quelques terri'-; dans le Pays de Vaud,

VUISTERNENS-EN-OGOZ

YULL1EMIN

dans l'Ogoz et dans le Chablais, mentionne Vuisternens. La famille de Vuisternens s'appauvrit peu à peu et aliéna ses droits sur la seigneurie ; à la fin du XIVe s., elle n'en possédait plus qu'une partie qui passa à la famille de Curtilles par le mariage de Marie fille de Mermod de Vuisternens, avec Pierre de Curtilles. La plus grosse part de la seigneurie appartenait, au XIVe s., aux sires d'Oron, puis à Antoine de La Tour ; au XVe s. aux sires de La Baume ; au XVIe s., à la famille de Challant. En 1598, Vuisternens forma la dot de Laure, fdle de François de Challant, qui épousa le chevalier Jean de Malliard, de Romont ; la famille Malliard conserva cette seigneurie jusqu'à la fin de l'ancien régime. Dès 1798, Vuisternens fit partie du district de Romont ; depuis 1848, du district de la Glane. Le coutumier de Vaud y était autrefois en vigueur. Bien que la paroisse soit mentionnée pour la première fois par Conon d'Estavayer en 1228, J.-P. Kirsch croit que sa fondation peut être placée au XIe s. Primitivement, la paroisse était très étendue : Grangettes et Le Châtelard s'en séparèrent en 1626, Treyfayes en 1663, Les Écasseys en 1845, La Joux en 1886. Actuellement, la paroisse comprend encore les communes de Vuisternens, Estévenens, Lieffrens, La Magne, La Neirigue, Sommentier et Villariaz. L'église paroissiale, dédiée à la Vierge, fut reconstruite vers 1553, 1701 et 1825. L'évèque de Lausanne en était le collateur au XVe s. ; en 1580, la paroisse fut incorporée au chapitre de Saint-Nicolas, qui en garda le droit de collation jusqu'en 1925. En 1881, Marguerite Liénard, de Vuisternens, légua toute sa fortune pour fonder un hospice pour les pauvres de Vuisternens et de La Joux ; actuellement, on capitalise les intérêts de cette fondation jusqu'à ce que le montant nécessaire pour un tel établisse- 1 1 mu t soit atteint. Population : 1920, 358 hab. — J. Stadelmann : Éludes de toponymie romande, dans ASHF VII. — H. Jaccard : Essai de toponymie, dans MDR VII. — F. Kuenlin : Dict. IL — A. Dellion : Dict. XII.

— M. de Diesbach : Regeste fribourgeois, dans ASHF X.

— J.-P. Kirsch : Die àltesien Pfarrkirchen des Kantons Freiburq, dans FG XXIV. — L. Genoud : Manuel des œuvres. — Étr. frib. 1809, p. 107. [J. N.]

VUISTERNENS-EN-OGOZ ou VUISTERNENS DEVANT-PONT (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Vge et Com. Même étymologie que pour Vuisternensdevant-Romont. On y a découvert, en 1893, de très anciennes sépultures. Au moyen âge. le village faisait partie de la baronnie de Pont : en 1250, Jocelin de Pont, seigneur de Vivy et châtelain de Morat, abandonna ses droits sur Vuisternens à Guillaume, coseigneur de Pont. En 1482, le gouvernement de Fribourg acquit d'Antoine de Menthon la baronnie de Pont, dont il fit un bailliage, en 1483, il racheta les droits qu'avaient à Vuisternens Jean de Preux, Girard de Vuippens, le sire d'Aigremont, Pierre de Billens et le couvent de Marsens. De 1798 à 1848, Vuisternens fut compris dans le district de Farvagny ; depuis 1848, dans le district de la Sarine. La Municipale y était en vigueur. Statuts communaux de 1669, 1739, 1797, 1805, 1808, 1837, 1843. Jusqu'au XVIIe s., Vuisternens releva au spirituel de la paroisse de Farvagny ; mais il avait un sanctuaire dédié à saint Jean l'Évangéliste, que Conon d'Estavayer qualifiait, en 1228, d'église. La visite pastorale de 1453 lui donne le titre plus modeste de chapelle filiale de Farvagny. En 1651, Vuisternens fut érigé en paroisse, séparé de l'église-mère de Farvagny ; le chapitre de Saint-Nicolas v avait le droit de collai nui. Population : 1920, 565 hab.

- F. Kuenlin : Dict. II. — A. Dellion : Dict. XII. - J.-P. Kirsch : Die àltesten Pfarrkirchen, dans FG XXIV.

— M. Benzerath : Dû Kirehenpatrone der alten Diôzese Lausanne, dans FG XX. — MDR VI, 23. — J. Dey : Pont-en-Ogoz, dans MF I. — ASHF I, 311. [J. N.]

VUITEBŒUF (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Com. et Vge. En 1028, Vaitibo. Armoiries : d'argent à la fasce ondée d'azur, accompagnée en chef de trois roues de moulin de sable et en pointe, d'une église au naturel, maçonnée et ajourée d'argent, couverte de gueules. tri te localité se trouvait à la bifurcation des deux voies romaines se dirigeant sur Baulmes, Yverdon, cl sur Sainte-Croix. Un peu au-dessus du village, en

remontant le lit de l'Arnon, l'on voit des traces d'un ancien chenal, consistant en de grandes entailles dan-. le roc. Ce chenal a du être établi au moyen âge pour l'exploitation de la carrière de tuf de Covatannaz. lors de la construction des châteaux de Grandson, d'Yverdon, Vuitebœuf, Sainl c-Croix, des églises de Grandson, Giez, etc. Comme ces constructions s'échelonnent sur un espace de plusieurs siècles, il est probable que ce sentier aura été entretenu et utilisé durant une longue période.

A quelques minutes du village, sur une colline, se voient les restes de L'ancien « château des Tours », dans ce qui est encore aujourd'hui nommé « le Bois des Tours ». Il faut y voir probablement le château donné parfois comme le château de Peney, qui défendait le passage important du Jura. Il appartenait aux Grandson et fut brûlé par les Suisses dans les guerres de Bourgogne. Bonstetten signalait dans le grand bois de Vuitebœuf un tumulus ; il s'agit là peut-être d'un tombeau à inhumation de l'époque de Hallstatt. Dans la forêt cantonale de la côte de Vuitebœuf existe un bloc erratique portant des écuelles. Un combat s'est livré à Vuitebœuf le 3 mars 1798 entre patriotes vaudois et partisans du régime bernois. [Victor-H. Bourgeois.]

VUITEL. Famille du Grand Bayard (Neuchâtel). connue dès la fin du XVe s. Armoiries : d'argent à la bande d'azur chargée d'une étoile d'or, accompagnée de quatre roses de sinople et de deux anneaux de gueuh is posés en orle. — 1. Jérémie, * 23 août 1754 à Cologny (Genève), imprimeur-libraire aux Verrières dès 1780, publia un Recueil historique des droits et franchises accordées aux bourgeois de Valangin, 1790. 11 se rendit à Genève pendant la Révolution, se mêla au mouvement révolutionnaire, fut l'animateur et le chef du club des Montagnards sentinelles de la liberté, écrivit plusieurs brochures et fut accusé en 1794 de comploter avec Soulavic la réunion de Genève à la France et d'être à la tête du mouvement dirigé contre le gouvernement. Arrêté, il fut condamné à mort et exécuté en août 1794. — 2. Charles-Samuel, fils du n° 1, * 8 déc. 1779 à Neuchâtel, lieutenant au régiment Meuron. En 1807, il fut envoyé à Paris par son oncle Fauche-Borel avec mission d'y voir Charles-Frédéric Perlet, le soi-disant agent d'un comité occulte favorable au rétablissement des Bourbons sur le trône de France. Dénoncé par Perlet. il fut exécuté le 4 avril 1807. — Biogr. neuch. II. — Fauche-Borel : Mémoires III. — Ed. Chapuisat : De la Terreur à l'Annexion. — G. Lenôtre : L'affaire Perlet. — E.-L. Burnet : Le 1er Tribunal révolutionnaire dans

MDG XXXIV.— Le mê-

me : Deux policiers de ' Napoléon, Veyrat et Perlet dans RHS III. [L. M.]

VULLIEMIN. Famille vaudoise à Pomy près Yverdon dès le XVe s., bourgeoise d'Yverdon 1571, de Vullierens 1616.

Armoiries : d'argent au cœur de gueules surmonté d'une main dressée au naturel accostée de deux étoiles d'azur. — 1. Louis, 1797-1879, historien, traducteur et continuateur de l' Histoire de la Suisse de Jean de Muller et rédacteur du Chroniqueur 1835-1836. Professeur honoraire de l'académie de Lausanne 1837, Dr h. c.

de l'université de Bâle, professeur à la faculté de théologie de l'Église libre de

Louis Vulliemin.

D'après une lithographie de

J. Hébert (Bibl. Nat., Berne

VULLIËMOZ

VJILLIET

Lausanne 1847-1864. Cofondateur et président delà Société d'histoire de la Suisse romande 1847-1855, ensuite présidenl honoraire. A publié encore : Lecantonde Vaud, 1849 : Chillon ; une Histoire delà Confédération en 2 vol.; mie biographie d'Auguste Pidou, des Souvenirs ; a édité les Mémoires <lr l'inrefleur. A été très mêlé aux .1 lianes politiques vaudoises de 1840 à 1860 surtout. — 2. Charles, H mars 1829-25 janv. 1913, neveu du n° 1. prof, à Lausanne, au collège Galliard, puis à l'école industrielle et à l'école de commerce ; créateur en 1853 du Recueil de chants de Z-ofingue, dont il écri- \ il plusieurs morceaux ; auteur de la cantate Patrie et Liberté en 1903. A publié en 1N!»2 une biographie de son oncle. — 3. ALPHONSE, 22 janv. 18G2-19 mars 1921, ne\ eu du n" 2, directeur de la Bibliothèque uni m-stUc 1 1 Revue suisse. — 4. Ernest, 1862-1900, fils du n° 2, peintre d'aquarelles militaires et illustrateur d'ouvrages parus à Paris et en Suisse. — Voir Ch. Vulliemin : Louis Vulliemin, d'après sa correspondance et ses écrits. — PS 1913, 1921. — Livre d'Or. [M. R.]

VULLIÉMOZ. Famille vaudoise, à Yuarrens en 1602. — 1. Paul, 1830-1892, receveur de Payerne, député au Conseil national 1871-1883. — CHARLES, 1832-1895, professeur à Yverdon et à Lausanne. littérateur. — Livre d'Or. | M. K.]

VULLIENS (C. Vaud, D. Oron. V. DOS). Coin, et Vge. Au XIIe s., Uillens. Armoiries: de gueules à la fasce d'or accompagnée de trois roses du second, deux en chef, une en pointe. On y a trouvé des tombes de l'âge de La Tène IL Au moyen âge, c'était le centre d'une seigneurie assez importante, comprenant une demi-douzaine de villages. Les seigneurs de Vulliens prêtèrent hommage en 1250 à Pierre de Savoie, mais le chevalier Pierre de Vulliens était déjà de l'entourage des comtes de Savoie en 1229 à Moudon.

Les Vulliens avaient d'ailleurs dans cette ville une maison forte. Isabelle de Vulliens, | vers 1400, laissa la meilleure part de la seigneurie à son fils, François de Fernex-Lullin, d'où elle passa au gendre de ce dernier, Thomas de Genève-Lullin. La seigneurie demeura aux mains de la famille jusqu'au début du XVIIe s., sauf de 1536 à 1552, où les Bernois la séquestrèrent à Aymon de Genève-Lullin, le dernier bailli de Vaud, et ne la rendirent qu'à ses enfants. Elle vint ensuite, sans doute par héritage, aux Joffrey et aux Tavel, de Vevey, qui se la partagèrent. Les Tavel conservèrent Vulliens jusqu'à Françoise-Madeleine, laquelle vendit en 1734 son domaine à divers particuliers, ne gardant que le château dont héritèrent les Chandieu et les Senarclens. La dernière dame de Vulliens, Antoinette de Chandieu, nonagénaire en 1802, résista avec énergie aux entreprises des Bourla-Papey. La paroisse de Vulliens existait en 1228 ; le doyen de Vevey en avait le patronat. L'église a été transformée à plusieurs reprises ; il ne reste plus d'ancien que la porte et deux fenêtres qui sont du XVe s. Elle est, depuis la Réforme, filiale de Mézières. — DHV. [M. R.]

VULLIENS. Famille noble vaudoise. Armoiries : de gueules à la fasce d'or, accompagnée de deux roses du même' en chef et une en pointe. — 1. Pierre, chevalier, remit vers 1150, la dîme de Vilar-Obonoy au couvent de Hautcrêt. — 2. Guillaume, chevalier, donna en 1220 à Hautcrêt une part de la dîme d'Oron. — !. Antoine, l'aîné, chevalier, conseiller à Moudon dès 1303, vivait encore en 1367. C'est sa fille qui apporta Vuillens aux Fernex. — 4. Antoine Cornu, chevalier, bailli de Moudon de 1342 à 1345. [M. R.]

VULLIERENS (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Vge et Com. Au XIe s., Vuilerens ; 1177, Vullierens. On a trouvé, en deux endroits d'importants vestiges de villas romaines, avec pavés de mosaïques. Le couvent de Romainmôtier y avait une dîme à la fin du XI'' s. L'abbaye du Lac de Joux y avait aussi des biens en 1177. La famille noble de Vullierens apparaît en 1216 ; elle dépendait des seigneurs de Cossonay. En 1308, Pierre de Duin, seigneur de Vufflens, obtint de la dame de Cossonay l'autorisation d'établir une maison forte

à Vullierens. Ce fut l'origine d'une seigneurie particulière qui passa bientôt après aux Colombier, puis, en 1535, aux d'Allinges, en 1665 aux Mestral, lesquels possèdent encore le château de Vullierens. Celui-ci fut reconstruit

Le château de Vullierens. D'après une photographie.

en 1706-1712, sur l'emplacement d'un grand château féodal avec donjon carré et deux enceintes, doni mi conserve le dessin. L'église, dédiée à saint Martin, était paroissiale en 1228. Elle fut reconstruite en 1733. peu après le château, par le même seigneur Gabriel-Henri de Mestra!. En 1502, François de Colombier, qui fut évêque élu de Lausanne et abbé de Hautecombe, obtint du pape Alexandre VI que l'église de Vullierens fût transformée en collégiale desservie par un doyen et six chanoines. Cette fondation subsista jusqu'à la Réforme. On voit encore sur la façade d'une grange de Vullierens un portrait très effacé du pape Félix V. Registres de baptêmes dès 1682, de mariages dès 1703, de décès dès 1728. —DHV. [M. R.]

VULLIERMI, Aymon, originaire de Cluses (Faucigny), reçu bourgeois de Genève en 1521, apothicaire. Membre du Conseil des Cinquante 1526-1527, du Conseil des Soixante et dizenier à partir de 1528. Partisan de la Réforme, il était au nombre de ceux qui accompagnèrent Calvin et Farel lorsqu'ils comparurent devant le Conseil (1538). f après le 28 févr. 1540. — RC. - Covelle : LB. — L. Gautier : La médecine à Genève, dans MDG XXX. [H. G.]

VULLIERMIN. Famille d'Estavayer-le-t a<\ à qui elle a donné plusieurs gouverneurs, connue dès 1379, titrée noble dès la première moitié du XVIe s., éteinte en 1750. Armoiries : d'azur au sautoir d'or accosté de 2 étoiles du même. — 1. Perrod, 1392-1416, fondateur de la chapelle Saint-Georges dans l'église d'Estavayer 1396. — 2. Priam, notaire, châtelain d'Estavayer 1568-1582. — 3. Nicolas, fils du n° 2, bourgeois de Cossonay 1017. — Ph. Grangier : Annales. — Familles qualif. du Pays de Vaud. — H. de Yeve\ : Généalogie (mns.). — Archives d'État Fribourg et de la famille de Vevey. [H. V.]

Une branche se fixa à Morges, où elle acquit la bourgeoisie en 1544. — 4. Guillaume, 1573-1610, acheta, le 1er mai 1580, la seigneurie de Montricher, puis en 1586 celle d'Aubonne, qu'il revendit la même année. Lui et ses descendants furent aussi seigneurs de Monnaz, Pampigny, Goumoëns-le-Jux. — 5. Jean-Rodolphe, baron de Montricher, f 1748, laissa ses biens et ses terres à ses petits-neveux, enfants de Sigismond Steiger, ancien bailli de Morges. — Archives cantonales vaudoises. — DHV. [M. R.]

VULLIET. Familles des cantons de Genève et de Vaud.

A. Canton de Genève. Familles genevoises c|iu ont donné plusieurs notaires aux XIVe, X.V" et \\ Ie s. - I. — 1. ALAM AND, f av. 1430, syndic de Genève 1398, I 'il IN.

VULLIETY

VUYPRES

Adam Vulliet.

D'après une photographie.

conseiller ; secrétaire d'État : le premier volume des Registres du Conseil (26 févr. 1409-14 déc. 1417) est de sa main. — 2. Pierre, fils du n° 1, notaire, f av. le 14 juil. 1440. — RC. — Arch. d'État Genève. — L. Sordet : Dict. mns. (donne une généalogie inexacte). — II. Une autre famille, originaire de Faverges (Genevois), fut reçue à la bourgeoisie en 1523 avec Ami. — 3. Jacques-Nicolas, fds du précédent, 1524 env.-1579, hôtelier, du Conseil des Soixante, fut notamment arrêté, en 1546, pour avoir tenu des propos malséants contre les réfugiés calvinistes. Maître des halles 1563. — Covelle : LB. — RC. — Archives d'État Genève. — Ed. Favre : Gaspard Favre et sa donation aux fugitifs, dans MDG XXXI. — De Crue : Le complot des fugitifs, dans MDG XX. [H. G.] B. Canton de Vaud. Famille à Commugny XIVe s. — 1. Jules, f 1848, membre du gouvernement provisoire de 1845, puis du Conseil d'État jusqu'à sa mort. ■ — 2. Adam, 1814- 1892, directeur de l'école normale protestante de Paris 1844-1858, de l'école supérieure de jeunes filles à Lausanne (École Vinet) 1858-1884; auteur de plusieurs ouvrages d'histoire et de géographie, rédacteur des Lectures pour les enfants et de la Famille. • — 3. Paul, 1839-1909, fils du n° 2, professeur à Aubonne, JNeuveville et Lausanne, auteur d'une Histoire du canton de Vaud, député au Grand Conseil 1905. — 4. François, 1843-1896, professeur de polyclinique à l'université de Genève 1876, de policlinique gynécologique et obstétricale 1889-1896. Auteur, avec Lutaud, de: Leçons de gynécologie opératoire (2 éd.) et de nombreux mémoires scientifiques. ■ — Revue méd^ Suisse rom. 1896, p. 166. — A. Bétrix : Gynecologia helvelica 1907. — 5. Henri, 31 août 1869- 9 sept. 1932, neveu du n° 3, médecin, directeur de l'Hospice de l'enfance à Lausanne 1910, privat-docent à l'université de Lausanne 1898-1913, professeur extraordinaire 1913, puis en 1926 professeur ordinaire de clinique chirurgicale et de gynécologie opératoire. Auteur d'une centaine de publications savantes; croix de guerre et chevalier de la Légion d'honneur. — Voir Cornaz- Vulliet : Biographie d'Adam Vulliet. — Livre d'Or. — Journaux lausannois des 10-12 sept. 1932. [M. R. et H. M.] VULLIETY. Famille originaire d'Oulens (Vaud), où elle est connue depuis 1620, établie à Genève avant 1781, reconnue citoyenne en 1794. — ■ HF.NRI-Alexandrc, 1860-1915, maître d'histoire à l'école supérieure de commerce 1891, au collège 1894 et à l'école secondaire et supérieure des jeunes filles 1902 ; privat-docent à l'université pour l'histoire de l'art. A publié : La Suisse à travers les âges. Collaborateur à l'Histoire du Collège de Genève. — Archives d'État Genève. — Livre d'Or des familles vaudoises. — L. Sordet : Dict. mns. — RSHG IV, 38. [H. G.]

VULLIOD, alias Gabet. Famille originaire de Veroier (Genève) où elle est connue dès 1394. Plusieurs de ses membres devinrent bourgeois de Genève, notamment Pierre en 1504, du Conseil des Cent 1520, du Conseil des Deux-Cents 1536. Il faut peut-être l'identifier avec Pierre Vulliod qui fut condamné à mort par contumace pour conspiration et trahison le 19 nov. 1536 et dont les descendants jusqu'à la quatrième génération furent déclarés incapables de remplir aucune charge. — H. Golay : Recherches hist. sur Vernier. — Covelle : LB. — RC. — L. Gautier : La médecine à Genève, dans MDG XXX. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. — Archives d'État Genève. [H. G.]

VULLY (ail. Wistenlach ou Mistenlach) (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Région comprise entre le lac de Neuchâtel, la Broyé inférieure, le lac de Morat et le

territoire de Saint-Aubin. Elle forme une seule paroisse de Motier, et se divise en deux communes : Vullyle-llaut, autrefois seigneurie de Lugnorre, avec Je< v illages de Lugnorre, Motier, Joressens et Mur-Gué vaux : et Vully-le-Bas, qui porta jusqu'en 1848 le nom de Commune générale des quatre villages de la Rivière. — Voir les articles Lugnorre pour Vully-le-Haut et Rivière pour Vully-le-Bas. [L. S.]

VULPI, VULPIUS. Famille grisonne, originaire de Fetan, qui a donné plusieurs pasteurs. — 1. Jakob- Anton, pasteur à Fetan en 1621, année où Baldiron envahit la Basse-Engadine. Il dut fuir lorsque la vallée fut occupée par les Autrichiens, se rendit à Berne et en 1623 devint pasteur de Wangen. Il retourna plus tard aux Grisons et fut pasteur de Thusis. A laissé des mémoires inédits et des travaux historiques sur son époque. — F. Pieth : Das denkwûrdige Jahr 1622. Eint Erinnerung an den Pràtigauer Aufstand, p. 8. — [F. P.]

— 2. Jakob-Anton, fils du n° 1, 1625-1684, gymnasiarque à Berne 1653, fut reçu dans la bourgeoisie. Auteur de deux comédies d'école. — G. Tobler : Zwei bern. Schuldramen des 17. Jahrh., dans BT 1889/1890. — 3. Joh.- Samuel, fils du n° 2, 1664-1747, artiste peintre. — Armoiries de la branche bernoise, éteinte en 1779 : d'azur à une marque de maison d'or accompagnée de deux étoiles du même, et. en pointe de trois coupeaux de sinople.

— LL. — LLH. — SKL. — Werdt : Généalogie mns. à la Bibl. de Berne. — [B. Schmid.] — 4. Jakob-Anton. pasteur de Fetan, traduisit avec le pasteur Jakob Dorte la Bible en ladin (imprimée à Schuls en 1679), et écrivit une Historia rsetica (jusqu'en 1658). f 1706. — A.-N. Vital : Ueber die Buchdruckereien in Schuls, dans J3A/ 1927. — G. v. Wyss : Historiographie. — J.-A. Vulpiu- : Hist. rsetica, publ. par C. v. Moor en 1866, avec une notice biographique. [F. P.]

VUST, Abram-Louis, d'une famille d'Hechlingen (Bavière), naturalisée neuchàteloise, de La Chauxdu-Milieu, en 1802, * 5 juin 1785 à Neuchâtel, f 10 juil. 1851 à Boudry. Pasteur aux Bayards 1810, à Métiers 1813, à Boudry 1823, reçut l'indigénat de ces trois localités. Doyen de la Vénérable classe à plusieurs reprises. Lors de l'élection des pasteurs instituée par le nouveau régime en 1849, il fut un des quatre pasteurs du canton non confirmés. C'est à partir de 1806 qu'il francisa son nom, lequel était primitivement Wust. — Jean Grellet : Le doyen Vust, dans MN 1912. [L. M.]

VUY, Jules, * 21 sept. 1815 à Malbuisson (Haute- Savoie), t 15 févr. 1896 à Carouge (Genève), d'une famille naturalisée genevoise en 1829. Avocat, littérateur et homme politique. Juge à la Cour de cassation 1854-1858, président 1872-1876, notaire 1862-1887, député au Grand Conseil 1842-1846.

1848-1850, 1856-1870. pn skient 1858-1859 ; conseiller d'État 1859-1861, député à l'assemblée constituante 1862, au Conseil des États 1857-1859 et au Conseil national 1863- 1866. Membre fondateur de l'Institut national genevois. Auteur de La Philothée de saint François de Sales : Vie *h Mme de Charmoisy ; Origine des idées politiques de Rousseau, dans BIG 1878-1882, 2e éd. 1889 ;

Échos des bords de l'Arve (vers) ; Nouveaux échos des bords de l'Arve ; et de nombreux articles et pièces de vers parus dans BIG, MIG, RS, la Revue Suisse, etc. — Vuy, Jules ; 1815-1896 avec bibliogr. dans BIG XXXIV. [Henri Delarue.]

VUYPRES, dit Nitard, Pierre, peintre à Genève, cité en 1414 et 1418. Il peignit les naves de Sigismond roi des Romains, et d'Amédée Mil de Savoie, lors de<

Jules Vuy.

D'après une lithographe de

J. Hébert (Collection Maillart

VUYSEL

WACKERNAGEL

cérémonies d'érection de la Savoie en duché. En 1418, il contribua à décorer la ville pour l'arrivée du pape .Martin V. — SKL. — MDG II. — MDS XII. — Rigaud : Renseignements relatifs à la culture des Beaux- Arts, dans MDG IV. — F. Borel : Les foires de Genève ,in XVe S. [H. G.]

VUYSEL, VASEL, VUSEL, Thibaud, peintre, reçu bourgeois de Genève en 1453. Semble, sous le nom

de Tiébault Lalemant, avoir collaboré aux travaux exécutés lors de l'enterrement du comte de Genève 1445. — SKL (avec bibl.). [H. G.]

VYU, de, de VIU. Famille genevoise qui tire probablement son nom du village de Viu-en-Salaz (Faucigny). — Etienne, artisan, habitant de Genève, fut reçu bourgeois en 1414. Syndic 1427, conseiller, f après ep1 1429. — Covelle : LB. — RC. [H. G.]

WABERN (GROSS- et KLEIN-) (C. et D. Berne, Com. Kôniz. V. DGS). Deux villages de la paroisse de Kôniz. En 1232, Wabren ; 1249, Wavern ; 1295, W'awra. Le nom, d'origine celtique, correspond au Wavre de la Suisse romande. On a trouvé des objets de presque toutes les époques préhistoriques ; au Gurten une hache de pierre et des pointes de flèches néolithiques. A Biichtelen, on recueillit en 1916 un amas de 137 bracelets de bronze; dans l'Eichholz une tombe romaine ; au village, vers 1820, des tombeaux alignés de l'époque prégermanique. — 0. Tschumi : Der Bronzedepotfund von Wabern, dans ASA N. S. 20. — [O. T.]

— Au XIIIe s., l'abbaye d'Hauterive près de Fribourg et la commanderie de Koniz y avaient des biens. Selon Miïlinen, la famille patricienne von Wabern, qui en était originaire, y eut plus tard des dîmes et droits de juridiction. Pour le reste, Wabern se rattachait à la seigneurie de Koniz, dont il dépendait aussi au spirituel. L'institut de jeunes fdles Viktoria est une fondation du banquier Schnell, f 1856 ; celui de Biichtelen pour jeunes gens date de 1822. — E.-F. v. Miilinen : Beiinige IV. — Otto Rohner : Die Viktoria-Stiftung...

Wabern. [H. Tr.]

WABERN, von. Famille patricienne éteinte de Berne, tenant son nom du village de Wabern. Armoiries : de gueules au sautoir d'or cantonné de quatre étoiles du même. La famille s'enrichit beaucoup dans le commerce au commencement du XVe s. et ses membres parvinrent à la dignité de chevaliers. Henricus de Wabern, témoin en 1223 parmi de nombreux nobles. La famille était bourgeoise de Berne en 1297. — 1. Peter, du Conseil 1367-1396, f av. 1399, acquit en 1383 la seigneurie de Belp. — 2.

Petermann, fils du n° 1, par son mariage seigneur de Hiinigen, coseigneur de Belp, du Conseil 1420, 1430, bailli de Nidau 1425, trésorier 1434. f 1458.

— 3. Peter minuit *us du n° 2, seigneur de Wabern et Hiinigen, coseigneur de Belp, bailli de Nidau 1459, du Conseil 1465, avoyer de l'État de Berne 1471- 1472 et 1470-1477. Il commanda les Bernois à Ile ricourt en 1474 et lors de la première invasion du Pays de Vaud en octobre 1475 ; créé chevalier à Grandson 1476 ; député à la Diète de Stans 1481. ; i 191 dernier de sa famille. — E.-F. v. Miilinen : Retirage IV. — LL. — TiUier II. — Rod. de Steiger : Les généraux bernois. Généalogies de Stettler, mus. ■i Ut Bibl. de Berne. — E.-F. v. Miilinen : Généalogie des G< ichlechts v. Wabern (nuis. Bibl. de Miilinen). [II. Tr.]

WACHSELDORN (C. Berne, D. Thoune. V. DGS). < iom. comprenant de nombreuses maisons isolées. Son I erritoire et celui de la Com. de Bucbbolterberg furent détachés en 1 835 de la paroisse d'Oberdiesbach pouT consti tuer un vicariat, 1 ransformé en paroisse en 1860. [H. Tr. j

WACHSJV1UTH, Michel, graveur, exécuta a Schafl liouse.de 1760à 1770 des vues suisses et schall'housoises

et des planches pour la Physiognomik de J.-K. Lavai er.

— SKL. [Stiefel.] WACHTEN (Quartier). Service de garde des

fortifications introduit à l'origine dans toutes les villes. L'expression désignait à Zurich une division territoriale de la ville particulièrement importante, de caractère militaire au début. La Wacht auf dern Dorf est citée en 1274 déjà. Le nombre des quartiers s'accrut par la suite jusqu'à sept. Ils constituèrent aussi, à partir de 1357, des circonscriptions fiscales et servirent plus tard à des buts de police, et d'ordre économique. Les villages, hameaux et domaines des environs de la ville furent répartis en quartiers vers 1400, la première mention en est de 1408. Ces groupements ou corporations qui payaient l'impôt en commun à l'origine et dont les hommes marchaient ensemble à la guerre, tendirent à devenir des communes. L'acquisition de terres communes et de forêts leur donnèrent un caractère d'associations agricoles. Leur caractère politique disparut lors de la Révolution helvétique. — ■ LL. — LLH.

— J.-C. Bluntschli : Staals- und Rechlsgesch. Zurich. — S. Vôgelin : Das alte Zurich II. — Chronik Neumûnster.

— Registres de ville et d'impôt. — K. Dàndliker : Gesch. Zurich IL [E. H.]

WACHTEN (VIER). Voir VlERWACHTEN.

WACHTER. Famille de Stâfa (Zurich), où elle est citée depuis 1554, venant de Hinwil. -- [J. Fiuck.]

— Bourgeoise de Zurich depuis 1893, et également de Winterthour. — Rudolf, 1er sept. 1835-11 sept. 1919, de Stàfa, pasteur de Schôfflisdorf 1862, de Wipkingen- Zurich 1871-1898, secrétaire central de la Société suisse d'utilité publique 1898-1913. Auteur de Der FrôbeVschc Kindergarlen, 1875. — Voir K. Wirz : Etat. — SZG 1919. — Kirchenbote 1919, n" 10. — NZZ 1919, n" 1389. [K.-G. M.]

WACKENAU (C. Grisons, D. Imboden. V. DGS). Ruine d'un château sise sur un éperon rocheux à l'entrée des gorges du Rhin, en amont de Reichenau. Le nom dérive probablement du mhd. der waag = eau contenue par un barrage. Un pont que le château était destiné à défendre existait à cet endroit sur le Rhin. Vers le XVe s., le pont fut transféré dans la direction de Reichenau (pont sur le Rhin antérieur), où il n'est toutefois mentionné qu'au commencement du XVIe s. Le château de Wackenau n'est jamais cité dans les actes. [L. J.]

WACKERBOLT ( Wacherbold). Famille éteinte bourgeoise de Zurich. Rudolf, boulanger, pro\ oqua par vengeance, en 1280, un incendie qui anéantit une grande partie de la ville. — S. Vôgelin : Das alte Zurich I. p. 448. — UZ VII, p. 295. — Johannes fui prévôl de corporation en 1338 et 1339, Peter de 1340 à 1345. Dans la première moitié du XIVe s., la famille émit une branche à Aarau ; elle y subsista plus d'un siècle. Le nom disparaît à Zurich entre 1366 et 1369. — W. Mer/ : Wappenbuch... Aarau. — UZ. — Reg. de ville el d'im- I « 1 1 1 île Zurich. | il. i [ess. |

WACKERNAGEL. Famille d'érudits bâlois. Il rnoiries : d'or à un fermai' de sable, à la bordure de

WAGKERNAGEL

WjEBKR

gueules. L'ancêtre est — 1. XVilhelm, * 1806 à Berlin, fils d'un imprimeur venu de léna, f 1869 à Bàle, bourgeois de cette ville 1837. Maître au Pédagogium de Bàle 1833, professeur de langue et de littérature allemandes à l'université de Bàle 1835, s'intéressa' vivement aux affaires d'utilité publique et d'église et à la politique. A la mort de Grimm, il était réputé le plus fort germaniste du monde allemand.

Œuvres principales : Das Wessobrunner Gebet und die Wesso brunner Glossen, 1827 ; Gesch. des deutschen Hexarneters und Pentamelers bis auf Klopstock, 1831 ; Die Verdienste der Schweizer uni die deutsche Literatur, 1833 ; Deutsches Lesebuch, 3 parties, 1835 ; Gesch. der àlteren

deutschen Literatur, 1848 ; Altdeutsch.es Wôrterbuch, 1861 ; Johann Fischart von Slrassburg und Basels Anteil an ihm, 1868. Ses Kleine Schriften furent publiés après sa mort par Moritz Heyne, 1872-1874, et ses Gedichte en 1873 par Salomon Vôgelin. — Budolf Wackernagel : Wilh.

Il m Lama gels Jugendjahre 1806-1833. — ÂDB. - 2. Johann - Gottfried, 1844-1886, fds du n« I.

Dr jur., secrétaire d'État 1868-1872, reprit en 1872.

avec le colonel E. Frey, Benno Schwabe et F. -À.

Stocker, l'édition et la direction des Basler Nachrichten, alors organe radical ; dépoli' au Grand Conseil dès 1875 et président 1882 et 1884, membre de la curatelle de l'université depuis 1877, juge au tribunal civil 1877-1881, président de la Société d'utilité

publique 1877-1878. Iakob Probst : Gedichte : Du zo-

gest andere Bahnen. — 3. Jakob, * 11 déc. 1853, demi-frère du n° 2, privat-docent à l'université de Bâle 1876, professeur extraordinaire 1879, professeur de langue et littérature grecques 1881 ; appelé en 1902 comme professeur de langues à l'université de Gôttingue, il

revint à Bâle en 1915, professeur de philologie classique. Principal ouvrage : . lltindische Grammatilc, 1896. Œuvres linguistiques ; Das Studium des klassischen Altertums in ilrr Schwciz, 1891 : Sprarhliche l 'ntersuchungen zu Homer, 1916 ; Vorlesungen ûber Syntax mit bes.

Beriïcksichtigung von Griechisch, Lateinisch und Deutsch, 1920 ; liste de ses ouvrages dans le volume Antidoron, publié lors de son 70e anniversaire, en 1923. Membre des académies de Berlin, Borne, Vienne. — 4. Rudolf, 1855-1925, frère du n° 3, l)r theol., jur. et phil..

archiviste du canton de Il réorganisa en quarante an- 917. les archives bâloises, étade tous les actes et docui remblemenl de terre de 1882-1899. Long-

U ilhelm \\ ackernagel.

D'après une lithographie de

Hasler dans Alfr. Hartmann

Galerie des Suisses céli bi i s

Rudolf Wackernagel.

I l'après un dessin de Rud. I.

Bâle-ville, hi<i orien.

nées d'activité, 1877

1)1 it un répertoire pratique

menls conservés depuis le

1356. Secrétaire du Conseil il Étal

temps membre du comité de la Société d'histoire e< d'archéologie, il fut l'inspirateur, le directeur et le collaborateur des principales publications de celte associa-

tion : Basler IJrkundenbuch, Concilium Basiliense, Basels Stadthaushalt im ausgehenden Mittelalter, Burgen des Sisgaus et Aktensammlung der Basler Re formation. Collaborateur au Basler Jahrbuch. Il continua la collection médiévale commencée par son père, et l'installa, en 1894, dans l'église des franciscains transformée en musée historique. Son ouvrage principal : Gesch. der Stadl Basel, 4 vol., 1907-1924, va jusqu'en 1529. Après sa démission du poste d'archiviste d'État, il devint professeur extraordinaire d'histoire médiévale et moderne à l'université jusqu'en 1918 ; son cours sur Gesch. des Elsasses parut en 1918. Il fut l'auteur du festival des fêtes de l'unité bàloise 1892, d'Arnold Bôcklin 1897, et de l'entrée de Bâle dans la Confédération 1901. — B. Thommen : R. Wackernagel, dans BJ 1926, avec liste de ses publications. — 5. Martin, * 2 déc. 1881, fils du n° 4, Dr phi)., historien de l'art, assistant à l'institut royal prussien d'histoire à Rome 1905, privat-docent à Halle 1908, à Leipzig 1911, professeur extraordinaire à Munster en Westphalie 1920 ; auteur de Die Plastik des 11. und 12. Jahrh. in Apulien, 1911 ; Basel, dans Beriihmte Kunststàtlen, 1912 ; Die Baukunst des 17.-18. Jahrh. in den germanischen Lândern, dans Handbuch ili i Kunstwissenschaft, 1921. — 6. Jakob, * 2 oct. 1891, fils du n° 3, Dr jur., professeur de droit fiscal, d'histoire du droit suisse et de droit cantonal public et administratif à l'université de Bâle ; auteur de Rudolf von Habsburg und die Basler Stadtvogtei, 1919 ; Die Viehverstallun 7. eiue Sonderhildiinq der s/tatiiiittelallcrlichen Gesellschaft. 1923. — 7. Hans-Georg, * 24 juil. 1895, fils du n° 3. Dr phi)., privat-iloceni d'histoire générale à Bâle dès 1930. — DSC. -- Baith. -- Archives d'État Bâle- Ville. [P. Ro.]

W/EBER. Familles des cantons de Berne et de Fribourg. Voir aussi Weber.

A. Canton de Berne. Famille bourgeoise de Berne. Armoiries : d'azur aune tête demorl d'argent supportée par deux tibias passés en sau-

du même et accompa- gj^^^Mj

gnée en chef d'une étoile d'or à six rais. — 1. Johaniies, lat. Textorius, * 6 janv. 1499 à Spreitenbach (Argovie), fils du tisserand Heinrich Bûhler qui émigra plus tard avec les -uns à Merenschwand dans le Freiamt. Prêtre 1521, curé de Hedingen (Zurich) dès 1522, pasteur réformé de la même localité dés 1524, épousa Margaretha Sichenthaler, ancienne abbesse de Bathausen, gagna partiellement sa vie en tissant, d'où son nom, qui fut d'abord un surnom. Prédicateur à Aarau 1533, puis vicaire à la collégiale de Berne 1544 et reçu par le fait bourgeois de Berne. Orateur vigoureux et violent adversaire des membres luthériens du clergé bernois, pasteur de la collégiale 1548-1564. A laissé une autobiographie, f 25 août 1577. — SBB II. — Monatrosen VII, p. 349. — 2. Henoch. fils du n° 1, 1561-1612. maître à l'école allemande de Berne. Son fils Henoch fit souche de la branche aînée, de la corporation des forgerons, à laquelle se rattachent les suivants : — 3. Adolf- Friedrich, 11 oct. 1841 - 20 mars 1913, maître au gymnase, rédacteur du JSAC 1876- 1892 ; auteur de nombreuses publications sur l'histoire des études alpines. Collaborateur à la BSL, Dr phil. h. c. de l'université de Berne 1910.— VSNG 1913. ■ - 4. Friedrich-RUDOLF, frère du n° 3, 21 avril 1854 - 26 févr. 1910, directeur de la Banque de Zurich, puis du Crédit suisse à Zurich : dessinateur et héraldiste. — SKL. — SZG 1910, p. 429. — 5. Paul-Adolf, * 30 sept. 1874, fils du n° 3, Dr jur., président du tribunal 191 '<l 92 1 . puis juge cantonal à Berne. — La branche cadetl e, corporation des marchands, descend de Daniel, fils du

Johannes Wabcr.

D'après un portrait a l'huile.

WjEBKR

WiEDENSWElLER

ii« 2. — 6. Jakob, 1627-1698, peintre. -- SKL. — 7. ABRAHAM, 1715-1780, sculpteur à Londres. — SKL. — 8. Johann, fils du n° 7, * 6 oct. 1751, peintre, élève d'Aberli. Il accompagna James Cook dans son voyage de découvertes dans l'Océan austral et y fit de nombreux dessins reproduits parla gravure sur ordre de l'Amirauté. Publia lui-même diverses planches, notamment la Mort du capitaine Cook à Tahiti. Grâce à ses dons d'objets d'art polynésiens, il fut l'un des fondateurs de la disivion ethnographique du musée historique bernois. Membre de l'académie anglaise à Londres, il signait souvent John Webber, f 29 avril 1793. — SKL. — SBB IL

— 9. HEINRICH, frère du n° 8, * 1754 à Londres, sculpteur, eut une certaine influence sur le développement artistique de la maison Josias Wedgevvood. f 1826.

— SKL. — SBB IL — 10. David, 1658-1716, peintre à Berne. — SKL. —11. C,\RL-Friedrich, * 29 mai 1788, charpentier, membre de l'administration de la ville 1817, lieutenant-colonel 1830, député au Grand Conseil 1830. f 24 mai 1838. — 12. Friedrich-HANS, * 17 sept. 1865, pasteur à Zimmerwald, à Mùnsingen, à la collégiale de Berne ; président de la fondation cantonale « Pour la Vieillesse ». — Voir en général la généalogie mns. à la Bibl. de Berne. [Paul-Ad. W^eber.]

B. Canton de Fribourg. W.eber, Weber. I. Familles éteintes de la bourgeoisie patricienne de Fribourg, mentionnées dès le XIVe s. Armoiries : d'azur au chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'une fleur de lys, le tout d'or. — 1. Willi, fils d'LÏLLi, tanneur, banneret du quartier de l'Auge 1434 - 1437, bailli de Schwarzenbourg 1445-1447, membre du Petit Conseil 1448-1449 ; il fut destitué, avec ses collègues, par le duc Albert d'Autriche et emprisonné, durant quelques jours, à la tour du Dùrrenbùhl. — 2. Jean, fds du n° 1, boulanger, des Soixante 1475-1487, 1 > ; 1 1 1 — neret du quartier de l'Auge 1483-1486, membre du Petit Conseil 1487 - 1493. — 3. Hans, des Soixante 1529-1550, des Secrets 1530 - 1536, 1540 - 1550, bailli d'IUens 1531-1534, banneret du quartier de la Neuveville 1536-1539. fl550. — 4. Bodolphe, fils du n° 3, tanneur, des Soixante 1551-1577, bailli de Bomont 1557-1562, banneret du quartier de la Neuveville 1566-1569, 1574-1577. f 1578. — 5. Claude, des Soixante 1566-1573, des Secrets 1572-1573. f 1573.

— 6. Ulric, percepteur de l'ohmgelt 1567, des Soixante 1575, des Secrets 1577, bailli de Pont 1581-1586, banneret du quartier de la Neuveville 1588-1591. — 7. Jean- Baptiste, peintre verrier 1635. — 8. Blaise, * à Fribourg 28 avril 1615, percepteur de l'ohmgelt 1649, capitaine au service de Gènes 1654. f 26 mars 1692. Fondateur de la chapelle d'Obermonten. — A. Weitzel : Répertoire, dans ASHF X. — P. de Zurich : ( Uitalogue, dans .4F 1918 et 1919. — A. Bùchi : Freiburg's Bruch i,i il (Esterreich. — A. Dellion : Dict. IV, 512 ; VI, 338 ; XI, 185, 254. — Généalogies Schneuwly et Daguet (mns. aux Archives d'État de Fribourg).

IL Nombreuses familles, originaires de la partie allemande du canton, mentionnées à Galtern en 1409, à Obermonten en 1420, à Mellisried en 1422, à Guin en 1446, à Barberèche en 1478, etc. Béceptions dans la bourgeoisie de Fribourg en 1409, 1420. 1422, 1560, etc.

— 1. Philippe, député au Grand Conseil, directeur de recule secondaire de Guin 1864, inspecteur scolaire 1866, premier directeur de l'Orphelinat bourgeoisial de Fribourg 1809-1872. Élu conseiller d'État, le 29 décembre 1871, il déclina cette nomination, t à Fribourg en novembre 1872. — 2. Humbert-Joseph, * 17 mars 1847, prêtre 1874, chapelain de Saint-Antoine, dont il devint, en 1885, le premier recteur-curé. Organisa la nouvelle paroisse et bâtit l'église. Doyen du décanat de la Singine 1900-1910. f 19 août 1910. — 3. Humbert-.I t \\ Daniel, *à Tavel 30 nov. 1835, prêtre 1864, curé de Saint -Sylvestre 1890-1906, chapelain de Guschelmuth 1906-1916, t 12 déc. 1916 à Guschelmuth. Auteur de plusieurs études historiques parues dans la Freiburger Zeitung. \. Mai rii e, frère du n° 3, *àTavel 23 sepl

1852, prof, de mathématiques au collège Saint- Michel 1877-1922. — 5. Auguste, * à Fribourg 6 juil. 1878, ingénieur au service des Eaux et Forêts 1901, chef d'exploitation des Entreprises électriques fribourgeoises 1910, ingénieur en chef 1917-1932. Les Entreprises électriques lui doivent le parachèvement de l'usine de Montbovon, la construction des usines de l'Œlberg et de Broc, l'édification de la nouvelle usine thermique de la Maigrauge. Lieutenant-colonel du génie 1922. f à Fribourg 22 janvier 1932. — 6. Louis, fils du n° 4, * à Fribourg le 8 juin 1882, prêtre 1906, chanoine de Saint- Nicolas 1917, professeur au collège Saint-Michel 1907, au Grand séminaire 1920, à l'école secondaire professionnelle des garçons 1920, à l'école secondaire des jeunes filles 1923. Visiteur des camps de prisonniers français en Allemagne 1918. Bédacteur de la Revue d'histoire ecclésiastique suisse et de la Semaine catholique du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg ; collaborateur aux AF et aux Étr. frib. — G. Studerus : Die alten deutschen Familiennarnen von Freiburg. — J. Jaquet : Souvenirs d'un Gruyérien III. — A. Dellion : Dict. IV, 360; IX, 112; XI, 72, 205. —Semaine cathol. de la Suisse 1910, 411 ; 1916, 827 ; 1919, 310. — Étr. frib. 1910, 89 ; 1918, 81. — [E. Fragnière] : L'Orphelinat de Fribourg. — Liberté du 8 janv. 1908, 12 nov. 1926, 23 janv. 1932. — Catal. du clergé de Lausanne 1925. [J. N.]

W/ECH. Famille du canton de Glaris. ■ — Jakob, de Biedern, * 10 janv. 1893, f 23 nov. 1918 à Saint-Gall, artiste peintre. — Voir Èrnst Buss : Die Kunst im Glarnerland. — B. Bôsli : Maler J. Wâch. - - NZZ 1919, n°s 921, 930. — Glarner Nachrichten 1918, n° 278. [P. Thùrer et V.]

W/ECHTER. Familles des cantons d'Argovie et Lucerne, bailliages de Lucerne, Willisau, Sursee, connues depuis le XVe s. — Peter, prêtre et greffier de Lucerne, auteur du rôle de la confrérie du Couronnement et de la relation du pèlerinage à Jérusalem du conseiller Hans Schupf de Lucerne 1498 ; curé de Doppleschwand 1498. — Gfr. Beg. [l'.-X. W.]

WŒCHTER, Karl-E.mil-Hermann,*2 juil. 1860 à Tilsit (Prusse orientale), bourgeois de Biesbach près de Zurich 1884, de Zurich 1893, fixé dans cette ville depuis 1882 ; Dr jur., privat-docent, juge de district à Zurich 1888, juge cantonal 1891, membre du tribunal commercial 1898 et président 1899. | 31 janv. 1916. — Schweiz. Juristenzeitung 1912, p. 263. — Blàtter f. zûreh. Rechtsprechung 1916, annexe aux nos 11 et 12. — NZZ 1916, n° 187. — ZWChr. XVIII, p. 54. [K.-G. M.]

W/ECHTER, der. Journal libéral, qui parut à Morat de janvier à octobre 1848, au début une fois, puis deux fois par semaine. Il fut fondé et rédigé par Johann- Kaspar Sieber, imprimé par Karl Deloséa. Ce fut le premier journal de Morat. — Hans Wattelet : .4ms dern. Leben Johann Kaspar Siebers, dans F G XIV. [J. N.]

W/ECKERLI (W/ECKERLIG, W^CKERLING). Famille

de Zell (Zurich), où elle est citée depuis 1596 ; actuellement aussi bourgeoise de Turbental. Elle se fixa en 1752 à Glattfelden, plus tard à Uetikon a. S. — [J. Frick.] — Béceptions de bourgeois à Zurich en 1490, 1586 et depuis 1876 ; à Winterthur depuis 1903. On doit aux dispositions testamentaires de Johannes, 12 juil. 1812 - 8 juil. 1870 et de sa sœur Begula, 21 août 1808 - 4 mai 1887, la Wâckerling-Stiftung, à Uetikon, établissement cantonal pour vieillards et nécessiteux. Un particulier d'Uetikon ajouta en 1894 un legs de Fr. 100 000 à ce fonds, à condition que la construction du bâtiment serait entreprise avant fin 1899. L'asile fut édifié à Uetikon de 1900 à 1901, agrandi eu 1922 ; il abrite actuellement en moyenne 180 vieillards isolés ou dans le besoin. — Benseignements de la direction. [E. D.]

W/EDENSWEILER. 1. Famille bourgeoise de Stâl'a. — Heinricii, de Mies, 1771-1835. joua un rôle important dans les troubles de Stal'a. 1794-1795. — O. Hunziker : Unruhen in der Landschaft Zurich 1794- 1798. — IL Ulrich, le pêcheur, 'le Stâfa, devint en I 196 bourgeois de Zurich où la. l'a nulle se perpétua, jusque dans la première moitié du XVIIe s. Armoiries : parti d'azur et d'or à un poisson d'argent surmonté d'une demi-fleur de lys de l'un en l'autre. — Diirsteler G. Ulrich, prévôt des pêcheurs 1525-1527, bailli de Riiti

WjEDENSWIL

WADENSWIL

1527-1532. — E. Egli : Actensammlung, p. 752. ■ — KONRAD, receveur du Fraumiinster 1560, prévôt des pêcheurs 1566. f 1567. — LL. — LLH. — K. Wirz : Etat. — Bùrgerbuch. [H. Hess.]

W/EDENSWIL (C. Zurich, D. Horgen. V. DGS). I. Commune et paroisse. Armoiries : de gueules à un fermait d'or (voir celles des barons de Wadenswil). La première mention de la localité date de 1130. On a trouvé quelques objets de l'âge du bronze et une monnaie romaine ; tous les lieux-dits sont d'origine alémannique. Vers la fin du moyen âge, terres et gens appartenaient aux barons de Wadenswil, aux seigneurs de Hùnenberg, au chapitre de Wettingen de 1270 à 1291, à l'abbaye et à la prévôté de Zurich, au chapitre d'Einsiedeln, aux couvents de Frauenthal, Cappel, etc. La population primitive comprit surtout des sujets des von

Wadenswil en 1G42. D'après une gravure sur cuivre de la Topographie de Matth. Merian.

Wadenswil et Hùnenberg, et des abbayes d'Einsiedeln et Zurich. Juridiquement, le village partagea le sort de la seigneurie du même nom. Il fut rattaché de 1549 à 1798 au bailliage de Wadenswil, de 1798 à 1813 au district de Horgen, de 1814 à 1830 à celui de Wadenswil, depuis 1830 au district de Horgen. L'église, consacrée à la Vierge Marie, appartint en propre à l'origine aux Wadenswil. La paroisse comprenait en plus du territoire actuel encore Schonenberg, qui obtint en 1703 sa propre église et se détacha complètement de Wadenswil au spirituel en 1784. En 1617, une série de domaines de la montagne de Wadenswil furent attribués à la nouvelle église de Hirzel, mais quelques-uns lurent en 1703 réunis à celle de Schonenberg. La collation de l'église passa des Wadenswil, entre 1270 et 1286 environ, à Wettingen, qui la vendit en 1291 aux chevaliers de Saint-Jean de Bubikon ; elle fut incorporée vers le milieu du XIVe s. à leur maison. Le plus ancien édifice, cité depuis 1265, fut rénové en 1638 et 1767. La Réforme fut introduite sous la pression du Conseil de Zurich, en mai 1529, par une décision des gens de la seigneurie ; les autels fermés subsistèrent dans l'église de Wadenswil jusque Mrs le milieu du XVIe s. Durant les deux siècles suivants, les anabaptistes du Wàdenswilei berg firent beaucoup parler d'eux. Une école est citée depuis la première moitié du XVIIe s. A partir du XVIIIe s., de grandes entreprises industrielles furent fondées à Wadenswil et contribuèrent au développement du commerce et du trafic (érection d'un entrepôt en

1835 et suppression des droits de l'ancienne société de Wadenswil et Richterswil pour le transport des pèlerins). La ligne de chemin de fer de Wadenswil à Einsiedeln fut ouverte en 1877, celle de la rive gauche, Zurich-Nàfels. l'avait été en 1875. Population : en 1634, 1449 hab. ; 1836, 5094; 1930, 9538. Registres de baptêmes dès 1552, de mariages dès 1597, de décès dès 1647. — UZ. — Arch. d'État Zurich. — J.-H. Kâgi : Gesch. der Herrschaft und Gem. Wadenswil, 1867. — J. Pfister : Die àltesten Familiennamen der Pfarrei Wadenswil. — Le même : Die Ortsnainen der Pfarrei Wadenswil. — Le même : Gesch. der Pfarrei Wadenswil, 1930. — Nbl. der Leseges. Wadenswil, 1930-1933. — AHS 1895, suppl. 12 : 1899, p. 93. — Nachr. v. Zurichsee 1911, n09 12 et 13 : 1917, n" 120 ; 1923, n° 164. — J. Heierli : Archdologische Karte. — Waldmann-Dok. I et IL — Egli : Actensammlung. — Chronik d. Bernhard Wyss. — Nbl. d. Hùlfsgesellschafl Zurich 1920. — ZT 1898. [A. Keller.]

IL Château, seigneurie, bailliage et district. En 1180. Wadinesvillare = établissement des gens de Wado. Les barons de Wadenswil parvinrent à une — , époque inconnue à constituer une seigneurie le long du lac de Zurich, entre le Mùhlebach près de Richterswil et le Meilibach près de Wadenswil ; elle est citée aux XIIe et XIIIe s. et comprenait le francalleu de cette famille et en fief des couvents d'Einsiedeln et du Fraumunster à Zurich l'avouerie sur leurs sujets dans les communes actuelles de Wadenswil.

Richterswil et Uetikon sur la rive droite, avec le droit de haute juridiction. Le château des Wadenswil, situé en amont de Richterswil, fut détruit par les Zuricois lorsqu'il devint leur propriété, en 1558, à la demande des Schwyzois et de leurs alliés. Il était formé d'une tour d'habitation, et d'une maison de chevaliers, construite au XVe s. sur l'emplacement «l'une défense avancée pourvue d'un mur d'enceinte et d'un fossé. Le 17 juil. 1287, Rudolf (III) de Wadenswil, céda le château et la seigneurie avec tous droits afférents à l'ordre des chevaliers de Saint- Jean de Bubikon ; ceux-ci furent mis en possession le 1er déc. 1300, après la mort de Rudolf et de son épouse. Le commandeur Herdegen von Rechberg conclut en 1342 un traite de combourgeoisie avec la ville de Zurich. La stricte neutralité observée parles chevaliers de Saint-Jean causa de sérieuses difficultés à la seigneurie durant la guerre de Zurich. La ville fut tenue par la paix de Kilchberg, du 1er déc. 1440, à renoncer à la combourgeoisie avec Wadenswil, mais celle de Cappel du 8 avril 1450 lui reconnut de nouveau ses droits. Les démêlés entre le commandeur Walter von Bussnang, vers 1460-1467, et ses sujets, furent réglés par le Conseil de Zurich qui rédigea le Bussnan gerbrief. du 4 juil. 1466, en grande partie favorable au commandeur. Les gens de la seigneurie prirent une part active au soulèvement de Waldmann de 1489, sous Jakob von Mugeren ; ils occupèrent le château le 29 mars et demandèrent le rappel de l'économe Schwend. L'acte d'arbitrage reconnut le bien-fondé de leurs desiderata relatifs à l'économe, mais leur refusa le droit d'avoir une garnison au château et confirma leur obligation d'acquitter un impôt à la ville. La seigneurie prit encore une mm- pari au soulèvement de paysans de 1515 (Marignan) ; en 1523 et 1524, la mise à pied de l'ecclésiastique Gregor Liïti, à Richterswil, par l'Obristmeister provoqua de > iolents troubles : ils furent apaisés par un arbitrage du Conseil de Zurich, essentiellement en faveur de l'ordre de Saint-Jean. L'introduction de la Réforme en mai 1529 détacha encore davantage la population de l'ordre. Malgré l'armistice conclu entre les V cantons et la seigneurie lors de la seconde guerre de Cappel. une partie de l'armée catholique pilla une portion du W; denswilerberg. Zurich ayant acheté Wadenswil en lit un bailliage, lequel subsista de 1550 à 1798. Le château démoli fut remplace par un autre, construit de 1550 à

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