W.ENG
de Consortium de Wetzikon, un comité d'initiative pour l'exploitation des forces hydrauliques du Wâggithal. Deux projets d'exploitation ayant échoué, la concession passa à la fabrique de machines d'Œrlikon et en 1910 aux entreprises électriques de la ville de Zurich. En 1026, la commune de Zurich et les Forces motrices du Nord-Est fondèrent la Société anonyme des forces hydrauliques du Wâggithal. Le bassin d'accumulation qui fut établi recouvrit l'église, l'école, la cure et les bains de Wâggithal, ainsi que tous les domaines et les bâtiments situés au fond d'Innerthal. L'église Sainte-Catherine et d'autres immeubles furent démolis en 1925. Un village, portant le nom de Neu-Innerthal, fut construit, avec église, école, etc., au Gugelberg ; pour remplacer l'ancien établissement de bains, la Société des forces hydrauliques édifia le nouvel hôtel « zum Stausee ». — A. Nuscheler : Gotteshàuser. — Linus Birchler : Kunstdenkmàler I. — M. Styger : Gesch. der Mardi, dans Bote der March und der Hôfe. — Market : Sagen des Wàggithals.
— Gunther : Das Wàggithal-Kraftwerk. — G. Kruck : Das Kraftwerk Wâggithal. — Rapp. de constr. de la dir. de l'entreprise. — • Das Wàggital. guide. [M. Stygeu.]
WflELDl (C. Thurgovie, D. Kreuzlingen. V. DGS). Vge et Coin, avec Engwilen, Lipperswil et Sonterswilen. En 1273, Weldu. De nombreuses céramiques de l'époque de Hallstatt ont été trouvées près de Hohenrain. L'évêque Rodolphe II de Constance y fit des séjours. Une partie du village appartenait aux hautes juridictions, une autre à la seigneurie de Burglen. Primitivement, les protestants faisaient partie de la paroisse de Wigoltingen ; en 1723, ils construisirent à Wâldi une église desservie jusqu'aujourd'hui par Lipperswil. Les catholiques sont rattachés à la paroisse d'Ermatingen.
— K. Keller et H. Reinerth : Urgesch. des Thurqaus. — TB 03, p. 69 ; 68, p. 141. — JSGU 23. — TU III. - Pup. Th. II. — Regesta Episcop. Constant. I, 69, p. 125.
— H. Hasenfratz : Landgrafschaft. — J.-A. Pupikofer : Gemdlde der Schweiz. — H. -G. Sulzberger : Evang. Kirchgemeinden (mns. à la Bibl. cantonale). [Herdi.]
W/ELLE. Famille du Toggenbourg. Cuoni Wâli, à Ennetbùhl 1433. — 1. Johann-Jakob, de Nesslau, 1790-1864, pasteur à Binningen, Ziefen, Rebstein, Kappel 1824-1856, administrateur du chapitre protestant de Toggenbourg. — 2. Johann-Melchior, d'Ebnat, 1812-1857, fondateur et rédacteur du Toggenburger Bote, député au Grand Conseil 1841, président de la commune de Lichtensteig, ammann du Neu-Toggenburg 1856. — 3. Huldreich, Dr med., 1854-1905, de Lichtensteig, député au Grand Conseil, président du tribunal du district du Neu-Toggenburg, fondateur et directeur de la maison de santé de Wattwil, pionnier de la construction des chemins de fer et de la correction de la Thur. — UStG V, p. 695. — N. Leu : Stille Stadt, p. 5.
— G.-J. Baumgartner : Gesch.. des Kts. St. Gallen III. — St. Gall NM. 1906, p. 47 ; 1926, p. 26. [J. M.]
W/ELLI. Vieille famille de Krinau (Toggenbourg). .Iohannes, * 1687, salpêtrier, bourgeois de Turbenthal (Zurich). De lui descend — Johann-Jakob, * 27 janv. 1830 à Felsberg, f 30 août 1912 à Frauenfeld ; instituteur, puis pasteur à Egg (Zurich) 1856-1870, à Schleit heim 1870-1897, bourgeois d'honneur de cette commune. Retiré à Frauenfeld, depuis 1897, il travailla à une série d'ouvrages historiques : Gesch. der Herrschaft Herdern, 1905 ; Gesch. der Herrschaft Weinfelden, 1910 ; Gesch. von Kurzdorf, mns. ; Schloss Wellenherg, dans TB 47 ; Ankaufvnn Hùttlingen durch Zurich, dans TB 49, etc. — J.-J. Wâlli : Ans vergangenen Tagen. — Schaffhauserhote 1912, n° 71. — Thurg. Ztg. 1912, n° 205. — Evang. Kirchenbote 1912, n» 11. — TB 53, p. 150. [Leisi.]
WJELTER von BLIDEGG Voir RlFF.
W/ELTI. Familles éteintes de Lucerne, Willisau d Munster. Armoiries : une marque de maison, ou d'or à une demi-roue de moulin de sable accompagnée en pointe de trois coupeaux de sinople. — 1. Hans, du Petit Conseil 1544. f 1557. — 2. Hans, bailli de Habsbourg 1559, du Petit Conseil 1560, député à Zofingue 1560, bailli de Riissegg 1563, 1569. — 3. Anton, bailli d'Ebikon 1555, 1561, du Petit Conseil 1569t 1580. — 4. Hans-Ulrich, bailli de Kriens 1593. t 1602. — 5. Moritz, bailli de Weggis 1599, du Petit
Conseil 1609, bailli de l'Entlebuch 1609, 1615. f 1619. - Gfr. Reg. — AS I, vol. 4. — G. v. Vivis dans A US 1905. [P.-X. W.]
W/ENGI (C. Thurgovie, D. Miinchwilen. V. DGS). Corn, avec Anetswil, Krillberg et Tuttwil, Vge et ancienne juridiction. Nombreux vestiges d'établissements romains. En 825. Wengiu. Au IXe s. déjà, Wângi était
ira ït -
château <lii Weiherkaus de Wângi D'après un dessin d'A. ISerkmuller.
un centre judiciaire d'une certaine importance. Le sol appartenait à divers couvents, notamment Saint-Gall. Le village possédait trois maisons fortes : le double château toggenbourgeois de Rengerswil et le M'eiherliaus habité par les von Wângi. Les seigneurs de Wângi ayant pris parti pour le fratricide Diethelm III de Toggenbourg, l'abbé Konrad leur enleva de force leur maison en 1232 et la considéra désormais comme un fief siimt -gallois. Elle fut détruite par les Appenzellois en 1404, ainsi que le village tout entier et Rengerswil. mais reconstruite peu après. Lorsque s'éteignit la famille Wàngi, leur château passa en 1493 aux Giel von Glattburg, qui, précédemment déjà, avaient acquis la majeure partie de la seigneurie, ainsi que les ruines de Rengerswil. Rudolf Giel passant pour partisan des impériaux, des paysans de Krillberg et de Maischhausen pillèrent sa maison pendant la guerre de Souabe en 1499 ; elle fut ensuite incendiée par des soldats bernois, mais reconstruite une fois encore. La seigneurie fut achetée en 1591 par la baronne Maria v. Hirschhorn. En 1625, le bailli du château était Sébastian von Hatzfeld. La propriété fut héritée en 1636 par J.-F. Landschad, mais en 1643, elle fut, malgré l'opposition de la Diète, incorporée avec ses alleux par l'abbaye de Saint-Gall, qui jusqu'en 1798 la fit administrer par son ammann de Wil. La seigneurie comprenait Wàngi, Hunzikon, Môriswang, Wilhof, Tausendlist, Scheurli, Stegen, Bommershiisli et Eichlibach. Coutumier de 1475, modifié en 1495, augmenté en 1587. Le château a été aliéné à plusieurs reprises depuis 1798. En 1853 et 1925, il fut transformé de fond en comble par la famille Stierlin ; seuls les fondements antiques subsistent ; la maison a entièrement perdu son caractère de château défendu par des fossés.
L'église, dédiée à saint Georges, est mentionnée pour la première fois en 887. La collation, qui appartenait sans doute aux seigneurs de Wàngi, passa à l'abbé de Saint-Gall en 1232 ; en 1401, elle fut vendue comme fief saint-gallois à la commanderie de Tobel par la famille In der Bund, de Constance ; une bulle papale de 1402 fit rentrer la collation dans l'acte de vente. L 'église fut placée sous le patronage de saint Jean-Baptiste. De 1504 à 1542 exista une chapellenie dédiée à sainte Anne.
W/ENGI
WAGENBURG
En 1518, Matzingen se détacha temporairement de L'église, qui fut reconstruite en 1519. A la Réformalion, en 1529, la majorité de la commune adopta la foi nouvelle ; en 1531, cette majorité fut complètement renversée. En 1694, les catholiques ayant fermé le chœur par des grilles et interdit au marguillier des protestants de sonneries cloches, les réformés réagirent avec violence contre les agissements du prêtre Krenzlin. Ils s'attirèrent des punitions. Cette affaire (Wdnginer- Handel) donna fort à faire à la Diète. Grâce à l'intervention de la châtelaine Maria von Hirschhorn, les protestants purent se rattacher à la paroisse d'Aadorf en 1602. Ils y demeurèrent jusqu'en 1857. Stettfurt, qui faisait partie de la paroisse de Wângi, s'en sépara en 1752 pour devenir autonome. En 1865, lorsque l'église de Wângi fut agrandie, on ne laissa subsister de la construction primitive que le clocher, datant de 1424. Anetswil, Krillberg, Tuttwil e1 Wittenwil appartiennent à la paroisse protestante de Wângi ; Matzingen et Stettfurt à la paroisse catholique. Registres paroissiaux protestants depuis 1723, catholiques à partir de 1750. — K. Keller et H. Reinerth : Urgesch. des Thurgaus. — ri/. — J.-A. Pupikofer : Wângi. — J. Nater : Aadorf.
— LL. — LLH. — TB 12, p. 106 ; 29, p. 63 ; 32, p. 35. - AS I. — Pup. Th. — J.-A. Pupikofer : Gemàlde der
Schweiz. — H. Hasenfratz : Landgrafschaft Thurgau. — Butler, dans SVB 55, 56. — Die Burgen und Schlôsser der Schweiz 6; — K. Kuhn : Thurg. sacra. — H.-G. Sulzberger : Evang. Kirchgemeinden (mns. de la Bibl. cantonale). — A. Niischeler: Gotteshduser. — A.-L. Knittel: Reform. im Thurgau. — J.-R. Rahn : Architekturdenkmàler. — ■ A. Gaudy : Kirchliche Baudenkmaler II.
— H. Walder : Erinnerungen (mns. de la Bibl. cantonale). [HlîIlDI.]
W/ENGI, von (W.exgim.h). Famille noble thurgovienne qui apparaît du XIIIe au XVe s. Armoiries : °cartelé de gueules et d'or (ou d'argent). Variante /.uricoise : de gueules à trois roses d'argent posées en pal. Bien que la chroniqus de Klingenberg mentionne cette famille comme baronale, il est plus probable qu'à l'origine les Wângi étaient des ministériaux toggenbourgeois. Après le meurtre de Rengerswil en 1226, ils tombèrent au rang d'écuyers ; ils reçurent la seigneurie de Wângi en fief de l'abbaye de Saint-Gall, acquirent la bourgeoisie de Zurich, puis celle de Bischofszell et choisirent souvent des carrières ecclésiastiques. Aux XIVe et XVe s., ils portèrent volontiers le nom de Wânginer von Wângi. — 1. Burkard, chevalier, vers 1260, minnesinger, a laissé quelques chants traitant pour la plupart des sujets politiques. — 2. Hans et — 3. Heinrich, frères, reçurent en 1473 de l'empereur Frédéric III les juridictions vacantes d'Anetswil, Heiterschen, Tuttwil, Wittenwil, etc., mais durent les céder aux Confédérés. Le dernier représentant de la famille, Hans, vendit la seigneurie de Wângi à Rudolf Giel von Glattburg. f 1493. — TU. — J. Nater : Aadorf. — J.-R. Rahn : Architekturdenkmàler. — Pup. Th. — J.-A. Pupikofer : Gemàlde der Schweiz. — ■ Stumpf. — A. Na>f : Burgen. — Die Burgen m. Schlôsser der Schweiz 6. — K. Bartsch : Schweiz. Minnesdnger. — Wappenrolle Zurich, éd. 1930. — J. Egli : Der ausgeslorbene Adel von Zurich. [Herdi.]
W>ETLICH (Wftlich). Voir Wicthli.
WAGEN (<;. Saint-Gall, D. See, Corn. Jona. V. DGS). Vge. En 870, Waganon. A partir du Xe s., le couvent d'Einsiedeln y était le plus grand propriétaire foncier,à la suite d'un don du comte Kerhart, en 970. Les droits seigneuriaux appartinrent depuis le haut moyen âge aux comtes de Rapperswil, qui avaient aussi de grands biens à Wagen ; plus tard, le village passa à la juridiction de Jona. Une famille von Wagen de ministériaux d'Einsiedeln et des comtes de Rapperswil, s'éteignit vers 1300. Une chapelle Saint-Pierre existait avant 979 ; elle fut incorporée en 1370 par l'évèque de Constance à la Gnadenkapelle d'Einsiedeln et dut être desservie par le chapelain de cette dernière. Peu après, elle devint filiale de Jona. La dîme de Wagen appartint au couvent d'Einsiedeln jusqu'en 1808. La chapelle Saint-Wendelin fut érigée hors du village en 1611. — Schubiger: Gesch. der Gem. Jona, Beilage zum St. Galler Volksblatt, 1897-1898. — Frey-Schubiger-Anderegg : Die
Gem. Jona. — A. Niischeler : Gotteshduser. — O. Ringholz : Einsiedeln. — X. Rickenmann : Gesch. der Stadt Rapperswil. [m. Schn.]
WAGEN. Famille bourgeoise éteinte de Schaifhouse, qui apparaît en 1461 ; elle est probablement originaire de Uhwiesen ou de Flurlingen (Zurich), ce qui est aussi le cas des Wagen mentionnés à Buchthalen à partir de 1495. Une autre famille Wagen, de la même origine, devint bourgeoise de Schaffhouse en 1841. Les armoiries de cette dernière sont : de sable à une roue en perspective au naturel. — 1. Beat, intendant de l'arsenal 1524, bailli de Neunkirch 1541-1542, trésorier 1547. f 1550. — 2. Christof, fils du n» 1, intendant de l'arsenal 1550, du Petit Conseil 1555-1564, bailli de Lohningen 1558, trésorier 1563. f 1565. — 3. Albert, *2 avril 1862 à Zurich, s'établit jeune à Schaffhouse, fut peintre décorateur, puis se voua aux arts appliqués ; maître à l'école des arts et métiers de Karlsruhe 1884, à l'école industrielle de Bàle 1888. Auteur d'aquarelles et de modèles d'art industriel. — SKL. — US. — J.-J. Rûeger : Chronik. — H.-O. Huber : Chronik. -- J.-K. frippel : Chronik. — Reg. généalogique de Schaffhouse.
— LL. [Stiefel.] WAGEN, von. Famille de ministériaux d'Einsiedeln
et des comtes de Rapperswil, bourgeoise de Rapperswil, éteinte déjà vers 1300 ; son manoir du Biiel au Sud de Wagen s'effondra au XIVe s. — UZ. — Arch. conventuelles Wurmsbach. — M. Schnellmann : Entstehung... der Stadt Rapperswil, p. 94. . [M. Schn.]
WAGENBACH. Famille bourgeoise de Lucerne, mentionnée de 1550 à 1870. — Hans, de Rapperswil, bourgeois 1550. Son frère : — Konrad, soldat de la garde suisse à Paris, reçut en 1566 la bourgeoisie en don. Jusqu'à la lin du XVIIIe s., la famille a donné plusieurs serruriers, notamment Michel, qui est l'auteur des ferronneries des archives de l'hôtel de ville. — Xaver, 16 août 1796 - 17 nov. 1870, horloger, fit don à la ville de sa maison du Schwanenplatz. — Luzerner Chronik: 1920. [i\-x. W.]
WAGENBERG, von (voir aussi Wagenburg).
Famille de ministériaux des Kibourg-Habsbourg, mentionnée à partir de 1263. Elle existait peut-être anté rieurement sous un nom différent : les Adlikon, ministériaux des Kibourg, mentionnés en 1130, portent les mêmes armoiries que les Wagenberg. Ceux-ci résidèrent jusqu'en 1305 environ au château de Wagenburg, près d'Oberembrach. Au XIVe s., la résidence de la famille était Wandelberg, près de Benken, dans le Gaster. Armoiries : d'or au lion issant de sable, lampassé de gueules. — 1. Bilgeri I, 1263-1284, chevalier. — 2. Heinrich, 1282-1305, chevalier, fils du n° 1, participa à la guerre du duc Albert d'Autriche contre Zurich et continua à guerroyer contre les bourgeois la paix conclue. — 3. Bilgeri, chevalier, bailli autrichien de Glaris en 1306, résidant au château de Nâfels, plus tard à Wandelberg, près de Benken. — 4. Bilgeri, frère du n° 3, chanoine d'Embrach 1305, collateur de Veltheim.
— 5. Hans, chevalier, j â la bataille de Nâfels 1388. -
6. Bilgeri, chanoine de Rûti, abbé 1379-1394. Les Glaronnais lui interdirent de construire un couvent sur le champ de bataille de Nâfels, mais il reçut l'autorisation d'exhumer de nombreux cadavres quelques mois après la bataille et de les transporter à Rûti. — Avec -
7. Heinrich, f 1391, chanoine de Brixen, la famille s'éteignit, à moins que Heinrich Wagenberg, mentionné en 1414, n'ait été un enfant légitime et le dernier de sa race. — UZ. — Die Wappenrolle v. Zurich, éd. 1930. — MA GZ XXIV, p. 192, 225. — MGS III. — ZSlB I, 39.
— J. Mûller : Altertûmer der Schweiz, IV. — Jahrbuch Adler 1874, p. 48. — G. Heer : Schlacht bel Nâfels,
p. 107. [H. SCHULI H
WAGENBURG (OBER- et UNTER-) (C. Zurich, D. Biilach, Com. Oberembrach. V. DGS). Deux groupes de maisons, ancien château (Wagenberc, Wagenberg), auquel appartenaient les hautes et basses juridictions d'Oberembrach et Luflngen. Au commencement du XIVe s., la seigneurie passa par mariage des Wagenberg aux chevaliers de Heidegg, qui dès lors portèrent le nom de von Wagenberg. Des Heidegg, le château passa en 1451 à Hans et Peter Kûfer, qui firent don des droits
WAGENHAUSEN
WAGNER
de juridictions à la ville de Zurich. Il appartint ensuite à Rudolf Meiss, puis à la famille Bosshart, de Hôrnen, bourgeoise de Zurich. En 1556, le château fut incendié par négligence ; il n'en reste plus aujourd'hui que quelques murailles. — ZStB III, p. 224, 225. — JVL4GZ XXIII, p. 377. — Dok. Waldmann I, p. 293. — ASG 1913. — Art. Wagenberg, von. [H. Schulthess.]
WAGENHAUSEN (G. Thurgovie, D. Steckborn.
V. DGS). Com., ancienne abbaye bénédictine. Vers 1076, Wagenhusen. De la famille des chevaliers de Wagenhausen, on ne connaît que Konrad, f 1386 à Sempach. Jusqu'à la Réforme, le village paraît avoir dépendu de Burg au spirituel. Les seigneurs de Hohenklingen possédèrent la basse justice et l'hypothéquèrent en 1434 aux sires de Roggwil ; elle appartint en 1451 à la baronne Agnès de Rosenegg, plus tard aux comtes de Lupfen, qui la cédèrent en 1483 à Heinrich von Roggwil. Ultérieurement et jusqu'en 1798, la ville de Stein dont le bailli résidait au château exerça ces droits. Les habitants de Wagenhausen participèrent en 1524 à l'affaire d'Ittingen et furent condamnés à une grosse amende. Le couvent est dû à Tuoto de Wagenhausen, qui fit de grands dons à l'abbaye d'Allerheiligen à Schaffhouse, en 1083, sous la condition que celle-ci entretiendrait quelques pauvres dans son village. En exécution de cette clause, Allerheiligen créa au bord du Rhin la «cellule» Sainte-Marie. Tuoto regretta bientôt sa donation et malgré les décisions de la cour impériale et du pape, il obtint rétrocession et donna le petit couvent à l'évêque de Constance qui le fit administrer par l'abbé Dietrich de Petershausen. Un long conflit dont on ignore l'issue naquit par la suite entre l'évêque et Allerheiligen au sujet des droits de cette fondation. Malgré la pauvreté du couvent de Wagenhausen, dont les possessions ne s'étendaient guère sur les villages voisins, ses chefs se nommèrent abbés. En 1417, le couvent fut incorporé à Allerheiligen, avec l'assentiment de l'évêque Otto. Il subsista comme prévôté jusqu'à la Réforme, mais comptait peu de moines outre le prévôt. Kaspar Fritschi adopta la Réforme en 1525 et quand Allerheiligen eut été supprimé en 1529 et que ses biens et droits eurent passé à Schaffhouse, la prévôté sécularisée fut remise au village de Wagenhausen. Son église romane est actuellement paroissiale ; le pasteur conserva le titre de prévôt aussi longtemps que Schaffhouse en eut la collation ; celle-ci ne fut cédée à la commune qu'en 1861. — TU. — US. — Pup. Th. — X. Staiger dans Freiburger Diôzesanarchiv 16. — G. Sulzberger : Evang. Kirchgem. im Thurgau, mns. — Le même : Ev. Geistliche des Thurgaus, dans TB 4-5. — Rahn : Architekturdcnkmdler. — TB 31. — J. Hecht : Roman. Kirchenbau des Bodensees. [Leisi.]
WAGENMANN. Familles de Sursee et Lucerne connues depuis le XVe s. — 1. Markus, avoyer entre 1561 et 1575. — 2. Beat, du Conseil 1588, 1629, avoyer 1573. — ■ 3. Christof, 1689-1769, capucin, provincial. — Chronica provinciat Helveticœ, p. 516. — Branche lucernoise : — 4. Christof, bourgeois 1493, boucher, bailli d'Ebikon 1507, 1525. — H.-L. Attenhofer : Denkwùrdigkeiten v. Sursee. — Ser. Beck : Festschrift. — Gfr. Reg. — Th. v. Liebenau : Gesch. v. Willisau. [P.-X. W.]
WAGNER. Nom de famille dérivé du métier de charron (Wagner), répandu dans les cantons d'Argovie, Bâle-Campagne, Berne, Fribourg, Lucerne, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, Unterwald, Zurich.
A. Canton d'Argovie. Actuellement, familles bourgeoises de Laufenbourg, Kallern, Mûhletal et Mûlligen. D'une branche éteinte de Zurzach descend — Johannes, abbé de Saint-Biaise 1540. — LL. [H. Tr.]
B. Canton de Bâle-Campagne. Nom de famille déjà cité au XIVe s. à Bubendorf et Eptingen, au XVe s. aussi à Waldenburg ; ses porteurs sont actuellement bourgeois de Gelterkinden, Zunzgen, Sissach et Làufelfingen. — 1. Sébastian Wagner-Oberer, de Sissach, * 1798, président de commune 1834-1836, juge de district 1839-1851, juge cantonal 1851-1860, juge de paix 1863-1866. f 1866 à Sissach. — Bitterlin : Bûrgerfamilienbuch Sissach. — 2. Jakob, de Gelterkinden, * 2 janv. 1861, paysagiste et portraitiste, travailla à Paris, Mu-
nich, Rome 1885-1888, au Bouveret sur le Léman, en Sicile 1891-1894, à Locarno depuis 1898. f 22 sept. 1915 à Weisslingen (Zurich). — SKL. — Die Schweiz 1915, p. 747. — 3. Clara Wagner-Grosch, épouse du n° 2, * 1863 à Karlsruhe, portraitiste à Dûsseldorf, Karlsruhe, Berlin et Munich, à Paris depuis 1898 jusqu'à son mariage 1902. f 9 août 1932 à Locarno. — SKL. — Basellandsch. Ztg., 13 août 1932. — [O. G.] — 4. Alfons, de Reigoldswil, à Aarbourg, * 18 août 1898, écrivain, rédacteur de diverses revues littéraires et de journaux, collaborateur à Sie und Er, auteur de Dur und Moll, poèmes ; Lieberswiler Chronik, récits. [H. Tr.]
C. Canton de Berne. Le nom, Wagner ou Carpentarius, est fréquent dans les actes à Berne et à la campagne à partir du XIIIe s. — I. Une famille, dont la filiation peut être suivie à travers plusieurs générations, apparaît à Berne depuis le commencement du XVe s. : elle fut représentée au Grand et au Petit Conseil et s'éteignit au commencement du XVIIe s. Armoiries : de gueules à une marque de maison de sable accompagnée de deux étoiles d'or. — 1. Ulrich, du Conseil en 1361, appartient probablement déjà à cette famille.
— 2. Jakob, percepteur de l'ohmgeld 1526, du Conseil 1527, 1531, bailli d'Interlaken 1530, banneret 1536 et 1544. t 1550. — 3. Antoni, fils du n° 2, bailli de Torberg 1542, de l'Oberhasli 1555. — 4. Johannes, fils du n° 3, bailli de Bonmont 1560-1562. — 5. Antoni, * 1562, fils du n° 4, avoyer de Bùren 1590, bailli de Biberstein 1601. — 6. Johannes, t 1577, fils du n° 2, avoyer de Bùren 1564, du Conseil 1572. châtelain de Zweisimmen 1572. f de la peste. ■ — II. La famille patricienne actuelle, Wagner et von Wagner, fut représentée au Grand Conseil sans interruption à partir de 1585, et eut des membres au Petit Conseil à partir de 1647. Au XVIIe s., elle possédait les seigneuries de Duillier (Vaud) et le château de Montagny près de Lutry ; au XVIIIe s., celle de Bremgarten près de Berne et plusieurs domaines. Vinzenz,
n° 5, reçut la noblesse héréditaire en 1642 ; la famille porta la particule à partir de 1785. Armoiries : de gueules à la roue de char d'or. ■ — AGS II.
— L'ancêtre est — 1. Michel, de Grasswil, reçu dans la corporation des forgerons en 1540, administrateur des chevaliers teutoniques à Sumiswald 15G6, des Deux-Cents 1585. t 1591.
— 2. Michel, fils du n» 1, 1573-1630.
bailli de Cerlier 1612. — 3. Hans-
Rudolf, fils du n» 1, 1584-1620, bailli de Nyon 1613, capitaine au régiment d'Erlach en Savoie, t à Tirann lors de la campagne de Valteline. — 4. Hans-Jakob, fils du n° 1, 1579-1626, administrateur des chevaliers teutoniques à Sumiswald 1600, bailli de Payerne 1625. — 5. Vinzenz, fils du n« 3, 1606-1658, capitaine au val Moutier et bailli de Moudon 1640, du Petit Conseil 1647, banneret 1651, capitaine en France, anobli par Louis XIII en 1642 ; directeur du sel 1650. envoyé auprès de Louis XIV 1653, haut-commandant du Pavs de Vaud 1655. — AHS 1896, p. 64 — 6. Michel, fils du n» 4, 1602-1650, bailli de Frienisl erg 1638. — 7. Franz-Ludwig, fils du n° 4. 1608-1649. bailli d'Aarbourg 1645. — 8. Michel, fils du n" 6, 1629- 1680, avoyer de Berthoud 1664, du Petit Conseil 1676.
— 9. Johann-Jakob, petit-fils du n° 4, 1632-1691. pharmacien, fondateur de la pharmacie Volz actuelle à Berne 1659, bailli de Brandis 1658. — E.-F. v. .Mûlinen : Beitràge I, p. 125. — 10. Johann- Jakob, fils du n° 6, 1633-1683, bailli de Gottstatt 1672. — 11. David, fils du n» 7, 1641-1688, pharmacien, bailli de Signau 1679. — 12. Michel, fils du n° 8, 1650-1716, bailli de Saint-Jean 1685, de Cerlier 1701. — 13. Samuel, petit-fils du n« 4, 1654-1726, bailli de Biberstein 1704. — 14. Niki «JS, fils du n° 9, îeôO-l'/SS, bailli de Moudon 1706, de Zweisimmen 1722. — 15. Johann-Jakob, fils du n° 9, 1662- 1736, pharmacien, intendant des bâtiments 1707, bailli d'Oberhofen 1727. — 16. Johann-Rudolf, fils du n° 9. 1673-1740, intendant de Kônigsfelden 1734. — 17. Vinzenz, fils du n° 12, 1680-1744, capitaine à Villmergen 1712, bailli d'Oron 1734. — 18. Johann-Jakob, frère
WAGNER
WAGNER
jumeau du n° 17, 1680-1734, bailli de Signau 1730, capitaine à Villmergen 1712. — 19. Sigmund, flls du n» 13, 1701-1780, bailli de Gessenay 1749, d'Oberhofen 1769. — 20. Johann-JakOB, fils du n° 15. 1701-1763, pharmacien, intendant de Konigsfelden 1736-1740, bailli de Trachselwald 1745, membre de la cour d'appel allemande 1751. — 21. Michael, fils du n° 18, 1711-
1781, major au service du Piémont 1734, bailli de Kasteln 1756, colonel du régiment de Basse- Argovie 1760, bailli d'Unterseen 1771, de Locarno 1778. — 22. Johann-Jakob, fils du n° 18, 1714-1785, avoyer de Bùren 1751, du Petit Conseil 1767, banneret 1774 et
1782. — 23. Johann-Rudolf, fils du n» 17, 1720-1784, major de l'Emmental 1757-1765, gouverneur d'Aigle 1767, bailli d'Aarberg 1781. — 24. Johann-Jakob, fils du n° 20, 1722-1772, bailli d'Yverdon 1765. — 25. Samuel, fils du n» 20, 1730-1803, pharmacien, économe 1780, bailli de Sargans 1781, gouverneur de Baden 1785. — 26. Johann-Samuel, 1740-1789, maître monnayeur à. Berne. — SKL. — 27. Abraham, fils d'Abraham imprimeur officiel (t 1765), à qui il succéda comme imprimeur en 1769 ; publia en 1776 une collection de vues : Merkwiirdige Prospekte aus den Schweizer-Gebiirgen. — 28. Gottlieb-Emanuel, * 1747, bailli de Kasteln 1788. — 29. Karl-Niklaus, * 1751, avoyer de Berthoud 1790. — 30. JOhann-Jakob, fils
du n° 22, * 1751, bailli de Landshut 1789. — 31.
Franz-Sifiismund, petit-fils du'n° 5, 12 nov.
1759 - 11 sept. 1835, secrétaire de l'hôpital des bourgeois, membre de la commission de la bibliothèque 1805-1835, censeur officiel des publications 1808-1831 ; grand connaisseur d'art, artiste, écrivain, historien, fondateur et éditeur des Neujahrsblâtter bernois 1808-1813, organisateu r d es premières expositions suisses d'art et d'industrie 1804, 1810, 1818, 1824 ; l'un des initiateurs des fêtes alpestres d'Unspunnen. Membre fondateur de la salle des antiques, plus tard musée de l'histoire de l'art ; a publié et laissé de nombreux écrits et mémoires. Liste dans E.-F. v. Mùlinen : Prodromus. -v- Barth III, p. 910. — Ses Novee Deliciœ Urbis Beriix ont reparu dans BT 1916, 1918, 1919. — SKL, avec bibliogr. — SBB I. — 32. EDUARD-Josef-Ferdinand, 1837-1904, commerçant, commandant d'infanterie. — 33. ERNEST-Daniel-Robert, fils du n° 32, * 1868, fit des voyages et des séjours aux îles bataves, industriel à Paris. Chevalier de la Légion d'honneur. — Voir en général LL. — LLH. ■ — Mns. généal. de la Bibl. Berne. [E. Wagner et B. Schmid.]
D. Canton de Fribourg. Anciennes familles éteintes, mentionnées à Dirlaret en 1388, à Plasselb en 1445, dans la paroisse de Guin en 1477. Une famille Wagner, originaire de Munich, se fixa à Fribourg avec — Ulrich. maître-serrurier, reçu dans la bourgeoisie de Fribourg 1465, du Grand Conseil 1468-1485. f 1485. Parmi ses principales œuvres, il faut citer la remarquable grille gothique du chœur de l'église de Saint-Nicolas à Fribourg, exécutée de 1464 à 1466 ; la construction, en 1475, d'une horloge pour les gardes du clocher de Saint- Nicolas ; la reconstruction, vers 1480, de l'horloge de la tour de Jacquemart, etc. D'autres familles de ce nom lurent reçues dans la grande et la petite bourgeoisie de Fribourg en 1507, 1586 et 1630. Des familles Wagner sont actuellement ressortissantes du Petit-Cormondes et de Tavel. — G. Studerus : Die alten deutschen Familiennamen von Freiburg. — Fuchs-R;pmy : Ghron. frib. 128 et 334. — J. Zemp : Giille de la collégiale de Saint- Nicolas à Fribourg, dans FA 1901. — Étr. frib. 1880. — .SKL. — Archives d'État Fribourg. [G. Cx.]
Franz-Sigismond Wagner.
D'après une lithographie
(Bibl. Nat., Berne).
E. Canton de Lucerne. Familles des districts de Lucerne et Willisau connues depuis le XIVe s. — 1. Ulrich, de Willisau, aubergiste et marchand de bétail, présenta des revendications à la comtesse Mahaut d'Aarberg à Willisau, en 1389, fut exécuté à Lucerne vers 1392 pour faux commis au préjudice de Gilg Spilmann de Berne, pour vol et tentative d'assassinat. — Th. v. Liebenau : Gesch. v. Willisau. — 2. Heinrich, juge à Willisau 1383. — 3. Ulrich, f 1422 à Arbedo avec son frère Heinrich. — 4. Peter, directeur des travaux de la ville de Lucerne 1443-1449 environ. — 5. Konrad, maître es arts libéraux, curé de Ruswil 1467-1476, de la cour milanaise 1468, chanoine à Munster 1482, curé de Lucerne 1477-1482. f 1484. — Gfr. 79. — 6. Johann, de Riedlingen, chartreux à Ittingen, vécut à partir de 1489 comme ermite durant 26 ans dans l'Hergiswald, où il fit bâtir la chapelle du pèlerinage. — Jos. Scherer et Jos. Zemp : Gesch. des Hergiswald. — J.-H. Murer : Helvetia sancta. — Gfr. Reg. — P.-X. Weber : Die Luzerner Bauund Werkmeister bis zur Helvetik. [P.-X. W.]
F. Canton de Saint-Gall. I. Famille éteinte de Saint-Gall. Heinrich, de Waldkirch, bourgeois 1422. — UStG V, p. 311. — LLH. — II. Famille du Toggenbourg. Bûrgi Wagner, de Lichtensteig, 1425. — Joseph, 19 mai 1820 - 6 déc. 1886, de Bùtschwil, député au Grand Conseil 1849, préfet du Vieux-Toggenbourg 1851, conseiller administratif 1857, instigateur et administrateur du chemin de fer du Toggenbourg. — Ernst, 22 juin 1849 - 30 juil. 1922, d'Ebnat, commerçant à Pernambouc (Brésil) 1876-1887, industriel à Ebnat 1888, député au Grand Conseil 1891-1911, au Conseil national 1900-1919. — UStG V, p. 419. — . Ostschweiz 1886, n» 285. — St. Gall. Nbl. 1923, p. 55. [J. M.]
G. Canton de Schaffhouse. Famille déjà citée en 1253, bourgeoise de Schaffhouse, éteinte. Bonaventura, du Petit Conseil 1547, bailli de Merishausen 1559, de Thayngen 1560. f 22 août 1567. — US. — LL. — J.-J. Riieger : Chronik. — H.-O. Huber : Chronik. — Sébastian, dit Hofmeisler, voir art. Hofmeister. [Stiefei..]
H. Canton de Schwyz. Vieille famille de Schwyz. Armoiries : d'azur à une roue d'or. — 1. Ulrich, landammann 1445-1447 et 1468-1469. — 2. Hans, fils du n° 1, secrétaire d'État, bailli du Gaster 1485, fit en 1497 un pèlerinage à Jérusalem dont il rapporta nombre de reliques conservées, encore aujourd'hui, à l'église paroissiale de Schwyz ; banneret 1499, participa à la guerre de Souabe, landammann 1500-1503. — Généalogie et collections héraldiques de l'auteur. [M. Stvger.]
J. Canton de Soleure. Familles bourgeoises de Soleure. — I. Une ancienne famille éteinte devint bourgeoise au XVe s. et fut représentée au XVIe s. au Conseil. Armoiries : de gueules à la roue d'or à cinq rais, chargée d'une croix du même. — II.
Famille d'Altbùrger remontant à Hans.
de Bremgarten, maître d'école 1546.
Armoiries : de gueules au taureau d'argent issant d'un nuage du même, portant un soc de charrue de sable posé en barre entre les cornes ; le tout semé d'étoiles d'or. — 1. Viktor, avoyer d'Olten 1587. t 1588 (?). — 2. Hans-Georg , fils du n° 1, 1567-1631, 'secrétaire de la ville 1594, Altrat et trésorier 1606, bailli de Kriegstetten 1609, capitaine de la garde en France 1614, banneret 1615, bailli de Buchegg 1615, avoyer 1618. — 3. Mail r Hz, fils du n» 2, 1597-1653, auteur d'un journal allant de 1629 à 1648 ; secrétaire de la ville 1635, Altrat 1638, intendant des bâtiments 1639, trésorier 1641, bailli de Kriegstetten 1643, de Buchegg 1644, banneret 1644, avoyer 1645. Bienfaiteur des jésuites et du couvent de St. Josef, chevalier. — 4. Hans-Jœrg, 1 i 1s du n° 3, 1624-1691, capitaine en France 1648, secrétaire de la ville 1660, chevalier de l'église romaine 1661, des saints Maurice et Lazare; trésorier et Altrat 1674, banneret et avoyer 1675, bailli de Buchegg 1675. Auteur de publications lors de l'affaire de Winigen 1665, et d'une ordonnance de chancellerie 1666. — 5. Josef- Wilhelm, fils du n° 4, 1647-1710, secrétaire de la ville 1674, envoyé à Ensisheim 1681, Altrat et trésorier 1701, bailli de
WAGNER
WAGN1ERE
Kriegstetten 1702, banneret 1708. — 6. Mauritz, 1649- 1702, propriétaire d'une demi-compagnie au service de France 1685, lieutenant-colonel 1692, brigadier 1693, chevalier de Sainl -Louis 1694, colonel au régiment de la garde 1701, maréchal de camp 1702. — 7. Urs-Viktor- Anton, 1705-1761, bailli de Dornach 1733, Gemeinmann 1739, seigneur d'Emmenholz. — 8. Urs-Mauritz, 1707- 1786, bourgmestre 1768, bailli du Lebern 1770, de Flumental 1773, Altrat 1781, capitaine en Espagne, dernier de la famille. — 9. Franz-Viktor-Josef-Anton, 1730- 1771, bailli de Bechburg 1760. — LL. — LLH. — Prot. Wirz : Biirgergesch. ■ — May de Romainmôtier : Hist. militaire. — G. v. Viyis : Bestallungsbueh. — Papiers de famille. - — Arch. d'État Soleure. — E.-F. v. Miilinen : Prodromus. — Ed. Rott : Repiés. dipl. V-VI. — [f. v. V.]
— Urs-Viktor, chanoine de Soleure 1680, t 13 juin 1706, auteur d'un journal, mns. à la Bibl. de Soleure. — E. Tatarinoff : Aus dern Tagebuch des U. I". Wagner, dans Soloth. Tagblatt 1916. ' [H. Tr.]
K. Canton d'Unter-wald. Vieille famille de Dallenwil connue dès le commencement du XVIe s. ; elle est peutêtre identique à la famille Wagen, qui occupait une situation considérable à Buochs cl qui est connue de 1399 à la seconde moitié du XVe s. Les Wagner fournirent à Dallenwil plusieurs représentants an Conseil et au tribunal à partir du commencement du XVIIe s. Armoiries : d'azur à une ('toile d'or senestrée d'une équerre d'argent. — Balz-Remigi et Johann- Kaspar tombèrent en 1712 à Villmergen. — 1. Melchior-Joseph, au Lôli p. Stans, trésorier cantonal 1767-1793. — 2. Johann-Remigi, * 1763, secrétaire d'État 1815-1843. — 3. Anton, 1811-1894, fils du n° 2, secrétaire d'État 1862-1877. — 4. Robert, 1847- 1926, fils du u° 3, secrétaire d'État 1877-1890, plus tard conseiller d'État et directeur de police. — 5. Re- MIGI, 1849-1917, tils du n° 3, secrétaire d'État 1890.
— 6. Emanuel, * à Stans 15 févr. 1853, entra en 1872 au couvent d'Engelberg, prêtre 1877, professeur ; illustrateur, écrivain populaire, rédacteur du Nidw. Kal. de 1885 à sa mort, 6 janv. 1907. — 7. Adalbert, capucin, fils du n° 5, * 27 déc. 1887, Dr phil., professeur au gymnase d'Appenzell, bibliophile, historien. [R. D.]
L. Canton de Zurich. I. Familles citées depuis 1530 dans le Tosstal, à Sternenberg, Wila et Turbenthal. Des Wagner de Sternenberg devinrent bourgeois de Winterthour y partir de 1859. — [E. D.] — II. Le nom apparaît à Zurich depuis 1296. Armoiries diverses : d'azur à deux flèches d'or ferrées et empennées d'argent, renversées, posées en sautoir et cantonnées de 4 étoiles d'or à six rais, accompagnées en pointe de trois coupeaux de sinople. — 1. Konrad, à Niederdorf, prévôt de la corporation des tisserands 1344. — 2. Konrad, prévôt de celle des charpentiers 1355. De nombreux bourgeois, d'origine diverses furent reçus de 1363 à 1614. — Ces familles donnèrent une série de théologiens et de médecins. — 3. Heinrich, bailli de Biilach 1428, de Rùmlangl431, de Schwamendingen 1433. — 4. Jost, 1589- 1629, fils du doyen Hans-Jakob devenu bourgeois en 1614, de Stein a / Rhein, aussi pasteur à Bàretswil, doyen 1626 ; auteur d'écrits philosophiques et de plusieurs mémoires latins. — 5. JOHANN-JAKOB, petit-fils du n° 4, 27 avril 1641 - 14 déc. 1695, Dr med., médecin de l'orphelinat de Zurich, second médecin de la ville 1692, auteur de Hist. naturalis Helvetix, 1680, d'une histoire de la Bibl. de la ville de Zurich, et de Observationes médicales. — Cette famille s'éteignit en 1737. — 6. Heinrich, * 1866 à Gelterkinden, f 1920 à Zurich, directeur de l'usine électrique de Zurich depuis 1894, colonel, chef d'artillerie du front Sud pendant la guerre de 1914 ; auteur des plans de l'usine de l'Albula. — Voir en général LL. — Wolf : Biogr. III. — Dùrsteler G. et St. — D. Meyer : Wappenbuch, 1605. — Ziirrher Stadtbùcher I-III. — Deutschschweiz. GeschlechterbuchV. - NZZ 1920, n° 736. ■- Zùrcher Volkszeitg. 1920, n° 99. ■ — Arch. d'État Zurich. [P. Meintel.]
WAGNER, Pierre, * 19 août 1865 à Kiirenz, près de Trêves, t 17 oct. 1931 à Fribourg. Dr phil., prival-
docent à l'université de Fribourg 1894, professeur extraordinaire 1897, ordinaire de sciences musicales 1902. lecteur de l'université 1920-1921. Savant, érudit et musicien de grande valeur, considéré comme une autorité internationale incontestée dans le domaine de la liturgie et du plain-chant. Partisan convaincu de la réforme grégorienne, il s'en fit l'ardent et le zélé protagoniste parmi les céciliennes d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse et collabora à leurs principaux organes : Cœcilienverei nsorgan, Musica sacra, Gregoriusblatt, etc. Il soutint de rudes polémiques, par la parole et par la plume, entre autres contre les partisans de la Medicœa. Membre de la commission romaine pour la réforme du chant sacré, 1904. Président du congrès international pour le chant grégorien à Strasbourg 1905, président de la Société internationale de science musicale, 1927-1931. il rédigea son organe : Fur Musikwissenschaft. Président du congrès international des études sur la musique à Liège, 1930. Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire. Comme musicien, on lui doit diverses pièces de musique remarquables pour chœur d'hommes et chœur mixte. Auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité, dont : Neumenkunde, Paléographie des Gregorianischen Gesanges, dans Collect. Friburgensia VI ; Gesch. der Messe, Leipzig, 1913 ; Einfuhrung in die katholische Kirchenrnusik, Dusseldorf, 1919 ; Elemente des gregorianischen Gesanges, 1919 ; Einfuhrung in die gregorianischen Melodien, 3 vol., Leipzig, qui fut son œuvre capitale : Die Gesànge der Jakobsliturgie zu Santiago di Compostella, dans Collectanea Friburgensia, etc. — Freiburgei Nachrichten, 1931, n08 242-244. --La Liberté, 1931, n° 243. — Étrennes fribourgeoises 1932. — Semaine catholique 1931. [G. Cx.]
WAGNER, Richard, * 22 mai 1813 a Leipzig. t 13 févr. 1883 à Venise, entretint de nombreuses relations avec la Suisse, où il til deux séjours prolongés. — Lors de son premier séjour, causé par les troubles de Dresde de 1849, il s'établit à Zurich, parcourut l'Oberland bernois et le Valais, fit des cures à Albisbrunn, St. Moritz et Mornex (Haute-Savoie), puis Genève, entretint des relations surtout avec les Allemands Ludwig Ettmùller, Gottfried Semper et Herwegh et les Suisses Wilhelm Baumgartner, Ignaz Heim, le Dr Jakob Sulzer, de Winterthour, conseiller d'État. le> familles Wesendonck et Huber-Zundel, à Zurich, Wille à Meilen. Il dirigea des représentations au Théâtre de Zurich et des concerts de la Soc. générale de musique à Zurich. Durant cette période, il composa l'Cr du Rhin ; la Wdlkyrie, les deux premiers actes de Siegfried ; le dernier de Tristan et Iseult. Lors du second séjour, de 1865 à 1872, après un bref arrêt à Vevey et Genève, il s'installa en 1866 à Tribschen près de Lucerne. Il y acheva ses opéras Les Maîtres chantons. Siegfried, Le Crépuscule des Dieux, publia des œuvres théoriques : Deutsche Kunsl und deutsche Polilik, Ueber die Bcslimmung der Oper, Beethoven. Il quitta définitivement la Suisse en 1872 pour Bayreuth. — Refardt : Musikerlex. — : Glasenapp : Das Leben R. Wagner's. — Gysi : R. Wagner und die Schweiz, avec bibliogr. — Nbl. dèrallg. Musikges. Zurich 1901-1903. — Nbl. d. Stadtbibl. Wintertliur 1931. — Braunstein : R. Wagner und die Alpen, dans Die Alpen, mai 1928. — XZZ 1931. nos 1922, 1925 ; 1932, n° 156. — L. Zimmermanu : R. Wagner in Luzern. — Max Fehr : R. Wagner lui uns (en préparation). [W. G.]
WAGNI ARDUS (WANGNIARDI, Wagniar). L i dricus, de Gruyères, curé d'Estavayer-le-Gibloux 1312- 1328, figure comme témoin dans plusieurs actes de la maison de Gruyère. Bienfaiteur du couvent de la Part- Dieu en 1324. — Hisely : Hist. du comté de Gruyère, dans MDR X. — MDR XXII, 88. — A. Dellion : Dict. V, 109. — Archives d'État Fribourg : Titres de la Part-Dieu. „ [d. Cx.]
WAGNIÈRE. Familles vaudoises établies notamment à Orzens, Rueyres, Fey. Moudon et Lausanne. L'une est mentionnée à Rueyres dès 1377. Le nom s'est écrit jusqu'au XVIIIe s. Vuagnière, sans doute du patois vuagni (semer).
Famille de Lausanne (éteinte). — Jean, recteur des écoles de Lausanne, de 1452 à 1472 sous le nom de
WAGNON
WALA
Jean Lucrator. — PantalÉon, boursier de la ville de Lausanne, propriétaire de Dorigny, 1560.
Famille de Fer/ et Rueyres. Armoiries : d'azur à la fasce d'argent au chef chargé d'une étoile de même. Variante : d'azur à la herse d'argent accompagnées de trois étoiles d'argent et en pointe de trois coupeaux de sinople. La filiation remonte à Jaquet Wagnière, d'Orzens, qui alla s'établir à Rueyres en 1423. Dès 1540 cette branche s'établit également à Fey où elle existe encore.'— Jean - Louis, 1739-1802, secrétaire de Voltaire, publia des Mémoires sur Voltaire et ses ouvrages ; fut chargé après la mort de Voltaire de remettre à l'impératrice Catherine II la bibliothèque de cet écrivain. Son fds Enoc Wagnière, fut maire de Ferney. — Eugène, 1877-1905, député au Grand Conseil. — Un rameau de cette branche s'est établi en Italie dès le début du XIXe s. — Frédéric, 1816-1894, banquier à Florence. Membre pendant vingt-six années du Conseil de régence de la Banque d'Italie. — Frédéric- Victor, 1837-1897, banquier, prit part en 1861 à la campagne de Naples avec les volontaires toscans. — Georges, fils de Frédéric, * 1862, bourgeois de Genève 1918, vice-chancelier de la Confédération 1896, rédacteur en chef, puis directeur du .Journal de Genève dès 1910, ministre de Suisse en Italie dès 1918. — Papiers Ollivier (Lausanne). — Arbre généalogique et papiers de famille. [L. S.]
WAGNON. Famille vaudoise, à l'Isle 1539. - 1. Alexandre, commissaire rénovateur des droits de la famille Gingins ; a rédigé des inventaires importants du château et de la ville de La Sarraz, membre de l'assemblée provisoire vaudoise 1798. [M. R ]
Une branche, reçue à l'habitation de Genève en 1779 et à la bourgeoisie en 1792. a donné : — 1. Jean-Pierre, * 1755 au Petit-Saconnex, f av- 1828, horloger, émailleur et orfèvre. Plusieurs de ses descendants furent députés au Grand Conseil. — 2. Gabriel, petit-fils du n° 1, 1816-1886, député au Grand Conseil 1880-1886. Sa femme — 3. Aimée-Élisabeth, née Chantre, 1818- 1899, fut peintre sur émail. — 4. Ami-Louis, fils des nos 2 et 3, 1844-1918, du Conseil municipal de la ville de Genève 1879-1882, 1886-1899, du Conseil administratif 1893-1899, président de ce corps 1899. — Covelle : LB. — SKL. — Archives d'État Genève. [H. G.]
WAHL (AFFAIRE DE) (Wahlscher Handel). Litige juridique qui s'éleva en 1835-1836 entre la Confédération et la France, en raison du refus, par le Grand Conseil de Bàle-Campagne, de ratifier l'achat d'un domaine par les Juifs Alexandre et Baruch Wahl, de Mulhouse. Il s'agissait du domaine d'Isaak Landerer. situé sur les communes de Reinach, /Esch, Ettingen, Therwil, Oberwil et Mûnchenstein. Les deux Juifs cherchaient à l'acheter au prix de 64 000 francs suisses. Aucune propriété ne pouvait être acquise, sans autorisation du Conseil d'État, par des étrangers au canton ; le Conseil d'État n'accorda l'autorisation qu'à condition qu'elle ne comportât pas un droit d'établissement. Le Grand Conseil cassa cette décision, estimant que les Juifs ne possédant pas le droit d'établissement, ne pouvaient conséquemment acquérir de propriété. Les frères Wahl recoururent sans succès contre cette décision, puis portèrent l'affaire devant le chargé d'affaires de la France en Suisse. Le Grand Conseil maintenant son point de vue en dépit de l'intervention de l'ambassadeur de France et d'une requête directe du ministre des affaires étrangères de France, le gouvernement français prit des mesures de représailles. Par ordonnance du 12 sept. 1836, les pensions d'une quinzaine de citoyens de Bâle-Campagne, blessés au service de France, furent suspendues ; l'accès du territoire français fut interdit à la population frontière de Bàle-Campagne ; un cordon de troupes les empêcha de récolter les produits de leurs champs, situés en Alsace. Le Vorort de Berne entra en négociations avec le gouvernement français et réussit à le convaincre de la légalité de l'attitude de Bâle-Campagne. Toutefois, le canton refusant d'indemniser les frères Wahl, le litige continua. Le Grand Conseil refusa l'arbitrage proposé
par le gouvernement français et renvoya les frères Wahl aux tribunaux de Bâle-Campagne. Pendant ce temps, la fermeture de la frontière continuait à peser toujours plus lourdement sur la population. Finalement, le 23 août 1836, un accord, négocié par le Vorort, fut conclu entre l'ambassade de France et le Landrat. Les frères Wahl renoncèrent à leurs droits sur la propriété qu'ils avaient achetée et sur l'acompte qu'ils avaient payé, mais reçurent une indemnité de 25 000 francs, dont 14 000 payés par le canton et le reste par le Vorort, sous réserve que Bâle-Campagne se substituerait au Vorort au cas où la Diète refuserait le paiement. La liquidation financière de ce litige occupa la Confédération pendant plusieurs années encore ; l'affaire fut définitivement tranchée contre Bâle-Campagne. — Gesch. v. Bascllnml IL — J.-J. Sclmllenberger : Gesch. d. schweiz. Politik II. [O. G.]
WAHLEN (C. Berne, D. Laufon. V. DGS). Com. et Vge. En 1168, Waltenen ; 1246, Walon ; 1280, Walenhen. Sur le Stùrmenkopf, à proximité de Wahlen, se trouve l'emplacement d'un camp romain où l'on a découvert des monnaies et divers débris. Ce village faisait partie de la seigneurie de Zwingen dépendant des Ramstein. A l'extinction de cette famille (1459), Wahlen retourna à l'évêché de Bâle avec la seigneurie. Comme le reste de la vallée de Laufon, il avait passé un traité de combourgeoisie avec Bâle et adopta la Réforme. Sous Christophe de Blarer, il retourna au catholicisme (1586). La guerre de Trente ans y fit de grands ravages. Une famille noble de ce lieu est mentionnée dans les actes du XIIe au XIIIe s. Au spirituel, Wahlen se rattachait à la paroisse de Laufon. Il y avait au village une chapelle dédiée à saint Martin. La population demanda à se séparer et, le 7 déc. 1839, l'État de Berne créa la paroisse de Wahlen. L'église, consacrée à saint Joseph, fut construite en 1872. Le château de Neuenstein se trouve sur le territoire de Wahlen. Population : 1818, 275 hab. ; 1930, 546. — Voir Trouillat. — A. Daucourt : Dict. VIII. [G. A.]
WAHLERN (C. Berne, D. Schwarzenbourg. V.DGS.) Grande com., hameau et paroisse. En 1228, Walerro ; 1306, Waleron ; 1312, Walron. Armoiries, depuis 1901 : d'argent au château de sable posé sur trois coupeaux de sinople, accompagné en chef d'un chevron onde de sable. Le hameau de Wahlern a donné son nom à une vaste commune et une paroisse. Outre Schwarzenbourg, une série de hameaux cl domaines s'y rattachent, sis entre la Singine et le Schwarzwasser. La commune est divisée en quatre quartiers; Niederteil et Ausserteil formant la paroisse de Wahlern ; Dorfteil et Oberteil celle de Schwarzenbourg. Pour l'histoire de la commune, voir les articles Elisried, Grasburg et Schwarzenburg. L'église de Wahlern fut à l'origine fortifiée ; elle est citée par le cartulaire de l'évêché de Lausanne de 1228. Richard de Maggenberg en donna la collation en 1338 à la maison de l'ordre teutonique à Kôniz. L'église mi lui de fréquentes modifications au cours des siècles. La partie inférieure de la tour doit être la plus ancienne : le chœur gothique est de 1511. La foudre frappa le clocher en 1603 et 1821 ; dernières rénovations en 1930. Registres de baptêmes dès 1577. — W.-F. v. Mùlinen Beitr. — Berner Heitn, 1902, n° 31.
Grasburg et Schwarzenburg.
WAKKER. Familles genevoises, de Hollande, naturalisée genevoise en 1856, appartient
— ALEXANDRE-Guillaume, 1854-1913, maître au collège, député au Grand Conseil 1886-1892, secrétaire de ce corps 1889-1890 ; président du consistoire 1886, 1888, 1892, 1896. — Archives d'État Genève. — H. Heyer : L'Église de Genève. [H. G.]
WALA (Walen, Vala). Famille valaisanne éteinte, citée à Viège au XIIIe s. et à Brigue depuis le XVe. —
1. Johann, de Ried-Brigue, plusieurs fois mentionné de 1400 à 1422 comme député du dizain de Brigue. —
2. Nikolaus, châtelain de Brigue 1475 et 1500, gouverneur de Saint-Maurice 1495, grand-bailli l'i!)l et 1498.
— Gremaud. — Furrer III. [I>. I.]
Bibliogr. des art.
[Wilhelm Nissen.] A l'une, originaire
WALAHFRID
WALDAU
WALAHFRID, dit Strabo (le loucheur). Il fut la plus grande figure de l'ancien couvent de Reichenau, théologien et liturgiste, homme politique, poète et contemplateur de la nature. Né en 809, il entra au couvent à seize ans, étudia à Fulda chez Hrabanus, et fut précepteur de Charles-le-Chauve 829-838 à la cour d'Aix-la- Chapelle. Nommé abbé de Reichenau en 838, par Charles-le-Chauve. Il se noya le 18 août 849 en traversant la Loire pour se rendre à la cour du roi Charles. On doit à ses relations amicales avec le couvent de Saint-Gall un poème sur Gall, une vie de ce saint et de saint Othmar. Ses poèmes ont été publiés par E. Diimmler dans Mon. Germ. Poet. Lai. II, 259-423. — ADB. — Deutschl. Geschichtsquellen I, p. 277, 1904. — K. Beyerle, dans Kultur der Reichenau, p. 92, avec bibl., p. 210. [Leisi.]
WALCHER. Famille probablement venue du canton de Schvvyz dans le pays de Claris, actuellement bourgeoise de Claris. Uli, f 1388 lors du meurtre de Weesen.
— 1. Emanuel, 25 mars 1776 - 2 avril 1854, fameux chasseur de chamois, rendu célèbre par le poème de Johann-Jakob Reithard : Die beiden Gemsjàger. — 2. Andréas, 25 juin 1801 - 18 janv. 1886 à Âussersihl, pasteur de Mollis 1824-1828, de Claris 1828-1848, doyen 1844-1848. — 3. Emanuel, 25 janv. 1850, f à Nâfels 24 janv. 1926, juge cantonal et député au Grand Conseil, chef du parti démocratique du canton de Glaris. — J. Kubli : Généalogies (mns.). — J. Blumer-Heer : Gemàlde des Kts. Glarus, p. 438. — G. Heer : Die evang. Geistlichkeit des Landes Glarus, p. 59. ■ — [Paul Thùreh.]
— Heinrich, * 1835 à Glaris, fabricant de soie à Aussersihl, président de commune 1893-1898, f 18 mai 1901.
— NZZ 1901, n° 139. — ZWChr. 1901, p. 163. [E. D.] WALCHWIL (C. Zoug. V. DGS). Corn, et Vge paroissial. Armoiries : d'argent au sapin de sinople posé sur trois coupeaux du même. La région était, encore peu habitée au XIIe s. ; elle était placée sous l'autorité des Habsbourg et passa à leurs ministériaux, les Hunenberg. Hartmann von Hùnenberg vendit ses droits sur Walchwil au commencement du XIVe s., à Werner de Stans qui les céda aux frères Wilhelm, Johann et Nikolaus Kaufmann, de Lucerne. La ville de Zoug les acquit en 1397 pour 450 florins du Rhin ; elle en fit un bailliage qu'elle administra jusqu'à la, Révolution française. Walchwil est depuis 1798 une commune autonome. Au spirituel, il se rattachait à Zoug. La première chapelle date de 1470, elle fut dotée d'un bénéfice en 1491. Le titulaire était nommé pur la ville de Zoug. Une église la remplaça en 1666 : en 1693, le haut village reçut aussi sa chapelle. En 1804, Walchwil fut séparé de Zoug et érigé en paroisse. Registres de mariages dès 1614. — F.-K. Stadlin : Gesch. d. Kts. Zug II. — Walchwiler-Almeind-Prozess, eine geschichtl. Darstellung, p. 2. — B. Staub : Der Kl. Zug, p. 70. — Zuger Nbl. 1883, p. 4.
— A. Nuscheler : Golteshàuser, dans Gfr. 40. — Zuger Kalender 1907, p. 38. — Rud. Henggeler : Die Patrozinien im Gebiete des Kts. Zug, p. 29. [W.-J. Meyer.]
WALD (C. Appenzell Rh.-Ext., D. Vorderland. V. DGS). Com. et paroisse protestante. Armoiries : de sable à trois sapins de sinople futés d'argent, fruités de gueules, terrassés du dernier. La commune comprend encore de nombreux hameaux et groupes de maisons : elle faisait partie de la grande rhode de Trogen ; première mention 1461. La Réforme a été introduite de Trogen de 1523 à 1528. Wald se détacha de ce village en 1686 pour acquérir son autonomie politique et spirituelle. Sous la République helvétique, il était l'un des treize chefs-lieux de district du canton du Sântis. — AU. — G. Walser : Appenzell. Chronik. — G. Rûesch : Kt. Appenzell. — J. Signer : Wappen der Gem. des Kts. Appenzell A. Rh. — AHS 1916, 434. [E. Sch.]
WALD (C. Zurich, D. Hinwil. V. DGS). Vge et Com. comprenant 160 groupes de maisons disséminées. En 1217, Walde. Armoiries : d'argent à trois sapins de sinople futés de gueules mouvant d'une terrasse alésée de sinople (Zûrcher Gemeindcwappenkarlen, n° 85). Aucune trouvaille archéologique n'a été faite sur le territoire de la commune, qui n'a été peuplé que tardivement. Le premier établissement mentionné est le hameau de Rickenbach (Rihchinbach) en 821. Dans le UZ le nom de Wald figure pour la première fois sur
un document de 1217. A partir de 1306, on fait mention de propriétés du couvent de Riiti. Selon le rentier des Habsbourg (bailliage de Grùningen), la maison de Habsbourg-Autriche possédait la pleine juridiction sur les personnes et les biens, qui étaient des fiefs des Kibourg. En 1425, l'aubergiste de Steg, Hans Klàger, vendit à la ville de Zurich ses biens de Dieterswil, Bûhl et Riet, ainsi que la basse justice sur Hischwil, acquis des frères Johannes et Walter von Miinchwil. Lors de la mise en gage de Kibourg, en 1452, Wald avec tous les droits de juridiction, passa à Zurich et fut incorporé au bailliage de Grùningen, dont il forma jusqu'en 1798 une des cinq cours de justice. Le coutumier local ( Walder Hofrodel) de 1586, fut en vigueur jusqu'en 1668. Le droit de la seigneurie de Grùningen fut ensuite appliqué. Un jugement de 1466 décréta que la juridiction des fiefs de Wald appartenait en partie au couvent de Schânnis, en partie au bailliage de Grùningen et à diverses seigneuries. Les mainmortables du couvent de Schânnis se rachetèrent en 1651. Les châteaux suivants existaient au moyen âge sur le territoire de Wald : Rossberg, Frùndsberg, Windegg, Diemberg, Strickenberg, Ballikon, Batzenberg, Rùtelimoos et Laupen. Zurich accorda à Wald un marché hebdomadaire en 1621. Au cours des opérations militaires de 1799, le village fut occupé et désarmé par les Autrichiens. Le district de Wald, sous la République helvétique, comprenait aussi Bâretswil et Fischenthal. De 1803 à 1814, le village appartenait au district d'Uster ; jusqu'en 1831, il fit partie de celui de Grùningen. En 1836, la commune politique de Wald comprenait les communes civiles suivantes : Blattenbach. Gùntisberg, Hittenberg, Hùbli, Laupen, Riet et Wald. Toutes ces dernières sont auojurd'hui supprimées et réunies à celle de Wald. Avant la République helvétique déjà, l'industrie du coton et de la filature de la soie fut introduite à Wald. En 1815 existaient quinze petites usines hydrauliques actionnant différentes industries. En 1898 fut ouvert au Faltigberg le sanatorium zuricois pour tuberculeux.
Selon une tradition, le chevalier Ulrich von Frùndsberg aurait fondé en 1308 l'église paroissiale de Wald, dédiée à sainte Marguerite. Mais l'église existait déjà en 1217, année où l'on trouve mention d'un prêtre. En 1303, le collateur Ulrich Stôri fonda le bénéfice dit Helferei, qui fut occupé jusqu'en 1834. En 1320, la commanderie des chevaliers de Saint-Jean, de Bubikon. obtint la collation, qui avait appartenu jusqu'alors aux frères Stôri. Lorsque la commanderie de Bubikon fut supprimée en 1789, la collation fut transmise au seigneur justicier Escher von Berg duquel elle passa, en 1790, à la ville de Zurich. L'église fut rénovée en 1510, reconstruite en 1753. Population : 1836, 3895 hab., 1930, 6897. Registres de baptêmes dès 1559, de mariages dès 1558, de décès dès 1681 (aux Archives de l'État). Paroisse catholique fondée en 1865 (église catholique consacrée en 1874). — UZ. — A. Nuscheler : Golteshàuser. — J.-J. Pestaluz : Statuten, p. 168. — H. Hess : Ans vergangenen Zeiten, Beitràge zur Lokalgesch. der Gem. Wald. — Gemeindechronik Wald. — H. Spôrri : Denkschrift zum 100). Bestehen des Mànnerchors Wald. — L. Pontalti : Gesch. der kath. Kirchgem. Wald. ■ — A. Oberholzer : Lebensbild von Jakob Oberholzer. — Volksblatt vom Bachtel, 22 févr. 1922. — Unterhaltungsblatt 1931. n° 26. — G. et F. Hegi : Das Tôsstal und die Tôsstalbahn. — ■ G. Strickler : Gesch. der Herrschaft Grùningen. — Le même : Das Zûrcher Oberland. — G. Peterhaus : Ins Zûrcher Oberland. [Hildebrandt.]
WALDAU (C. et D. Berne. Y. DGS). Maison cantonale d'aliénés. En 1749, sur le domaine de l'ancienne léproserie, on ouvrit une maison d'aliénés avec 12 cellules. En 1765, la léproserie, la maison d'aliénés et l'hôpital des véroles furent réunis pour former l'hôpital extérieur. Sur ce domaine, on construisit en 1855 le premier établissement d'aliénés du canton de Berne, la Waldau, pouvant recevoir 230 malades. Le 31 déc. 1930, la Waldau, surpeuplée, hospitalisait 977 malades. Pour
WALDBURG
décharger rétablissement, on ouvrit en 1895 rétablissement de Muiisingen et en 1899 celui de Bellelay, dans le
Jllia. [MORGENTHALER.]
WALDBURG, von. Voir Truchsessen von Wald- BURG.
WALDBURGER. (Walpurger). Vieux nom de famille appenzellois surtout répandu dans les Rh.- Kxt., cité depuis 1400 environ ; il dérive probablement, du lieu-dit Waldburg près de Saint-Gall. Armoiries :
d'azur au château d'argent couvert d'or, ajouré de sable, mouvant de trois coupeaux de sinople.
— 1. Hans - Ulrich, de llundvvil, 1745-1812, du Grand et du Petit Conseils 1782, juge du district de Teufen 1798-1801, trésorier 1802-1812. — 2. Albert, de Biihler, 1844-1912, pasteur d'.Eugst am Albis 1866-1873, de Schwamendingen jusqu'en 1876, puis de Waldstatt (quelque temps aussi de Urnàsch) jusqu'en 1882, de Marthalen jusqu'en 1897 et aumônier de l'asile d'aliénés de Rheinau jusqu'en 1900.
11 collabora à l'édition du recueil de cantiques suisse. — AU.. — ■ Appenz.
Monatsblatt, 1840. — Koller et Signer : Appenz. Geschlechterbuch. — [A. M.]
— 3. August-Julius, fils du n° 2, * 1871, pasteur de Marthalen 1898, de Ragaz, Pfàfers, Sargans et Mels
1905-1916, à Bâle depuis 1916, organiste. Directeur de la Schw. theolog. Zeitschrift, auteur de Rheinauu. die Reformation, dans JSG 1900 ; Materialistische Geschichtsbetrachtung u. Kirchengesch. , 1901 ; Eidg. u. zûreh. Somitagsrecht, 1902 ; Eidg. und st. gall. Sonntagsrecht, 1908 ; Reformation im Bez. Andelfingen, dans ZT 1908, 1909, 1911, 1912; Ragaz-Pfàfers..., 1910; Aus vergangenen Tagen, 1910 ; Kirchgem. und Gesamtkirche, 1918 : Zwinglis Reise nach Marburg wiederholt, 1929 ; collaborateur à Gesch. der Familie Ammann, directeur du Volkskalender fur die réf. Schweiz depuis 1923 ; collaborateur à une série de revues religieuses et autres, bourgeois de Zurich 1907. — 4. Ernst, frère du n° 3, *1875, directeur du Crédit suisse à Saint-Gall. [A. Waldburger.]
WALDEGG (C. Saint-Gall, Corn. Straubenzell). Château. Sur le domaine de Wàldi, Stephan Grùbel et son beau-frère Konrad Enggasser construisirent en 1474, avec l'autorisation de l'abbé Ulrich Rôsch, le château de Waldegg, sur lequel l'abbaye se réserva un droit de préemption grâce auquel elle l'acquit en 1505. Le château devint alors le siège du Landhofmeister, fonctionnaire suprême du prince-abbé. Lors de la liquidation des biens du couvent, le canton de Saint-Gall le vendit en 1825 à un particulier ; il brûla en 1901 et fut rebâti par August Hardegger, architecte, en 1902. — A. Nâf : Chronilc, p. 830. — A. Hardegger : Kurzer bricht, iras sich uf der burg Waldegg... erloffen hat. [J. M.]
WALDEN. Vieille famille de Naters et Birgisch (Valais). — 1. Johann, châtelain de Brigue 1709. - 2. Christian, châtelain de Brigue 1745, fonda en 1750 la chapelle Saint-Antoine au Klosi (Naters). — 3. Johann-Peter, châtelain de Brigue 1763-1767. — 4. Adrian, châtelain de Brigue 1791. — D. Imesch : Gesch. von Naters. — BWG VIL [D. I.]
WALDEN, Marie, pseudonyme de Henriette-Marie Riietschi-Bitzius, fille de Jeremias Gotthelf, * 1834, épouse du pasteur Ludwig Riietschi à Sumiswald depuis 1855. Auteur d'une série de nouvelles, de vers et d'une biographie de son père dans l'édition Springer des œuvres de celui-ci, 1878, et de .4ms dem Leben meines Bru-
WALDENBURG
ders, Albert Bitzius, gew. Regierungsrat, 1882. f 26 août 1890. Biographie dans Gedichte, 1892. TH. Tr.]
WALDENBURG (C. Bâle-Campagne. V. DGS).
Petite ville, chef-lieu du district du même nom. En 1244, Waldenburch ; 1246, Waldenburk ; 1334, Waldenburg : 1356, 1447, Wallenburg, forme dialectale actuelle (= château des Romands, Welches). Armoiries du bailliage : celles des comtes de Frobourg. La ville est située
Waldenburg en 1654. D'après une gravure sur cuivre de Mat t. Merian.
sur la route du Haut-Hauenstein ; les nombreuses traces laissées par les Romains ne sont donc pas étonnantes : lieux-dits, deux Minerves, un Mercure, une autre figure, une inscription trouvée en 1788 devant la porte supérieure près du rempart. D'autres objets ont été recueillis derrière l'école de district, sur l'emplacement de la villa Thommen (monnaies de bronze de Trajan, Adrien ou Marc-Aurèle), des tessons de poteries, de nombreuses tuiles, etc. Le «chêne sacré» de 1447 remonte à l'époque des Alémannes. Waldenburg se rattachait à l'ancienne paroisse d'Onoldswil. A l'origine possession royale, ainsi qu'en témoignent le fons régis (fontaine du roi) e1 le << chêne royal », il passa au couvent de Murbach. Le 30 mai 835, l'abbé Sigimar échangea une jîartie des terres d'Onoldswil, mais conserva la cour seigneuriale. De Murbach, le domaine parvint aux Frobourg. Après l'ouverture de la route du Gothard, Hermann von Froburg, 1160-1211, fonda certainement la petite ville de Waldenburg ; il lui donna deux tours, l'entoura de murailles et la protégea de deux châteaux. L'un deux, sur le rempart, appelé l'ancien château, commandait la route et la porte ; il était en ruines au bout d'un siècle déjà. L'autre château fut incendié le 17 janv. 1798 par les gens de Waldenburg ; il a été restauré en 1929-1930. Le Meier était assisté d'un avoyer, fonctionnaire de la ville, mais non choisi dans la bourgeoisie. Il ne fut jamais question d'un Conseil. WaldenbuiL; passa en 1366 à l'évêque de Bâle, en 1400 à la ville, qui remplaça l'avoyer par un bailli. La ville ne possédait pas d'église en propre, mais une chapelle dédiée à saint George reconstruite en 1471. L'hôpital, situé en amont, avait une chapelle Sainte-Marie-Madeleine, datanl de l-!'i<> : en outre, celle de Sant Durvùllis (1447, Sannt Durvllis : 1534, Santer Vlis) élail sise près de la forêt. Le cure est mentionné depuis 1447. LIne petite chapelle existait devant la porte Nord en 1447. Une donation du conseiller Heinrich Luterburg permit en 1602 d'ouvrir une école. Une église fut lui l ie en 1833 et la paroisse s'appela désormais Waldenburg-Sl Peter. Le clocher y fui ajouté de 1839 à 1842 \|.iès les troubles de 1831-1833, Wal-
WALDENBURG
WALDER
denburg devint chef-lieu de district. Une tempête ravagea la ville en 1748 et le 22 juin 1925. — Une famille de ministériaux des Frobourg portait le nom de la ville. Armoiries : d'or à deux chevrons de sable. — ULB.
— Arch. d'État Bàle-Campagne. — Bruckner : Merkwùrdigkeiten, p. 1457, 1461. - - BZ IX, p. 369. - M. Lutz : Neue Merkwûrdigkeiten II, p. 106, 113. — W. Merz : Burgen des Sisgaus IN". — Buselbieter Kirchenbote 1924, nos 4-5. — K. Gauss : Wie Waldenburg zu einer eigenen Kirche gekommen ist. [K. Gauss.]
WALDENBURG, WERNER, chanoine au Grossmùnster de Zurich, gardien de la prévôté et administrateur, bourgeois de la ville 1433, encore cité en 1468 ; l'un de ceux que fustigea le chanoine Hemmerli dans sa satire. Sceau : coupé au 1, à un oiseau posé, au 2, losange (émaux inconnus). — JAKOB, frère du précédent, cité de 1454 à 1464 comme chanoine du Fraumûnster et collateur de St. Stephan. — Voir LL. — G. v. Wyss : Abtei Zurich. — Dùrsteler G. — S. Vôgelin : Das alte Zurich I. — Bilrgerbuch. — - Archives d'Étal Zurich. [II. Hess.]
WALDENSIS PAGUS. Voir Vaud.
WALDER. Familles des cantons de Saint-Gall, Soleure, Thurgovie et Zurich.
A. Canton de Saint-Gall. Famille de Saint-Gall, devenue bourgeoise en 1597 avec ADAM, d'Innsbruck. . {moitiés : d'or à 5 sapins de sinople terrassés du même.
- 1. Hans-Jakob, 1713-1783, prévôt de corporation 1763, directeur du sel et intendant de l'arsenal 1771 ; conseiller 1774. — 2. HANS-JAKOB, fds du n° 1, administrateur de l'hôpital 1800-1811. ■ - 3. Emil-Otto, Dr es se. écon., * 1889, directeur de la Banque cantonale de Schaffhouse, trésorier général de la Perse. — Voir LLH. -- Mns. à la Bibl. de Saint-Gall. -- St. Gall. Burgerbuch. [J. M.]
B. Canton de Soleure. Famille éteinte, bourgeoise de là ville. — Jakob, de Stâfa, fut reçu bourgeois en 1520. - - IIans, bailli de Flumenlal 1521-1522. - G. v. Vivis : Bestallungsbuch, aux Archives d'État So-
G. Canton de Thurgovie. Famille bourgeoise de diverses communes de la vallée de la M .rg. — Her- MANN, de Hurnen-Sirnach, * 27 nov. 1855, Dr med., médecin à Wângi, médecin de district 1897, philanthrope. Auteur de mémoires médicaux e1 de Das Bûrgerhaus in der Schweiz, Thurgau ; Kunsthist. Ergânzungen zu Rahns Thurgau ; Erinnerungen an Wângi. t 25 nov. 1931. — Gerwig, [sler e1 Vôgeli : Zurn Andenl.in an II. Walder. — Thurg. Ztg., 26 nov. 1931. [Herdi.]
1). Canton de Zurich, a) Familles de l'Oberland, à l'origine Walther. Le nom est cité la première fois à Ringuil (Cii m. I lui «il) en 1277. Ht; uni, F Walther, de Fâgswil, ammann 1360. La forme Walder apparaît en 1471. Les Walder de Holzhausen fuient aux XVIe el XVIIe s. des familles paysannes considérées; ils étaient répandus également dans les communes voisines, notamment à Œtwil et Hombrechtikon. On cite les Walder à Glattfelden à partir de 1653. [J. Frick.]
I. Walder de Wetzikon. — 1. Johann-Jakob, 11 janv. 1750 - 18 mars 1817, musicien auteur d'une Anleitung zur Singkunst, 1788 ; membre du gouvernement provisoire en automne 1799, juge cantonal février 1802, membre du comité provisoire en automne 1802 ; du Petit Conseil 1803-1806, président du tribunal de district d'Uster 1807-1814, juge cantonal 1816. — J. Strickler : Aktensammlung. — QSG 17, p. 34, 183. — Monatl. Nachrichten 1799, p. 96; 1802, p. 2, 39, 133, 135; 1803, p. 31, 56 ; 1800. p. 101 ; 1807, p. 5 ; 1816, p. 195.
— O. Hunziker : Gesch. der schiveiz. Volksschule I, p. 283. — [E. D.] — 2. Heinrich, * 28 mars 1841 à Rapperswil, f 26 janv. 1915, pasteur de Kloten 1867- 1876, s'occupa des œuvres de son beau-père Appenzeller : établissement pour jeunes filles à Wangen, Tagelsvvangen, pour garçons, à Brùttisellen ; ainsi que de l'asile des aveugles et sourds-muets de Zurich, la fondation Pestalozzi de Neuhof, la société évangélique du canton de Zurich. Il créa l'asile Balgrist, à Zurich pour les enfants scrofuleux ; membre fondateur du Gymnase libre de Zurich, président de la Société suisse d'utilité publique 1908-1915. Auteur de la biographie de
Gaspar Appenzeller dans Nbl. der Zurcher Hùlfsges. 1903. — NZZ 1915, n°» 249, 270. — K. Wirz : Etat. — SZG 1915, p. 65-76, 486. — ZT 1915-1917, p. 398. — 3. Auolf, 1872 - 2 févr. 1928, médecin de l'hôpital de Rùti auquel il laissa 20 000 Fr. pour les accouchées pauvres ; le reste de sa fortune, soit environ un demimillion de francs constitua la fondation Dr Walder, destinée à faciliter l'étude de la médecine à des étudiants pauvres. — Voir NZZ 1928, n° 219. -- ZT 1929, p. 210. [H. Bleuler.]
II. Walder d' Œtwil. — 1. KARL-Felix, * 1821 à Unterstrass, f 7 févr. 1898 à Winterthour, secrétaire d'État 1847, juge de district à Zurich 1866, député à la constituante 1869, au Grand Conseil dès 1893, conseiller d'État 1869-1893. Auteur de Die Entwicklung der Armenverhâltnisse des Kls. Zurich 1836-1854. — Nbl. der Feuerwerkerges. Zurich 1896. — NZZ 1898, n° 39. — Landbote 1898, n° 33. -- ASMZ 1898, p. 71.
- ASG 9, p. 185. — K. Dàndliker: Gesch. der Stadt u. des Kts. Zurich III. — 2. Karl, fils du n° 1, * 6 mars 1851 à Unterstrass, f 10 févr. 1899, Dr med., directeur de l'hôpital cantonal à Winterthour 1887. — KSA 1899, p. 507. — SZG 38, p. 496. — Voir en général K. Schulthess : Ahnenbuch Bodmer.
III. Walder de Hombrechtikon. — 1. Karl-Heinhich. 1820-1882, pasteur de Benken (Zurich), doyen 1876, bourgeois de Zurich 1867, auteur de Gesch. der Kirchgem. Benken, 1855. — K. Wirz : Etat. — E. v. Mulinen : Prodromus. — 2. Ernst, fils du n° 1, * 1851, prof, au gymnase de Zurich 1869-1921, alpiniste ; auteur d'une grammaire latine, de . [us ilrn Bergni, 181)6; Heinrich Zeller- Horner, 1900; Festschrift zum ôOjdhr. Bestehen der Seklion Uto S. A. C, 1904 ; rédacteur de VAlpina, collaborateur au ZT. — NZZ 1931, n° 802.
IV. De Glattfelden est originaire — JAKOB, 1854- 22 févr. 1915, à Glattfelden, député au Grand Conseil 1882-1911, préfet du district de Biilach 1899, député au Conseil national dès 1902. — Landbote 1915, n° 47.
- ZWChr. 1915, n° 10. — ZT 1915-1917, p. 398. - K. Dàndliker : Gesch. der Stadt u. des Kts. Zurich III, p. 442.
b) Famille du Conseil de la ville de Zurich, éteinte en 1767. Armoiries : I. coupé de sable à la croix pattée d'argent et d'argent au W de sable (D. Meyer : Wappenbuch 1605, p. 8 ; AHS 1898, p. 42). — IL de gueules au sapin arraché de sinople chargé de deux bâtons posés en sautoir et deux fois rompus d'or (D. Meyer : Wappenbuch, 1605, p. 28). Réceptions de bourgeois : 1399, 1440, et au XVIe s., venus de Mônchaltorf. — Arch. de la ville de Zurich. — 1. Jakob, chanoine au FraumùnsdT 1420. — 2. Kelix, bailli de l'Iimlern 1495, de Kiisnacht 1505, de Hôngg 1509, de Greifensee 1516-1518. —
Dok. Waldmann II, p. 314. • j^^^^^^^^^^^^^g. ^ — ■ 3. Antoni, chanoine 1496, ensuite chantre au Grossmiinster, membre de la commission chargée d'entendre Zwingli en 1520; adhéra à la Réforme, t à la bataille de Cappel 1531. — 4. Elisabeth, abbesse du couvent de Selnau. f 1497. — 5. llcinrichi frère du n° 3, chirurgien, conseiller el bailli de Biilach 1505-1507, accompagna en 1507 l'empereur Maximilien à son couronnement, banneret de l'expédition en faveur du pape Jules 11 1510, conseiller de guerre 1511 et 1512, participa à La bataille de Marignan 1515; capitaine des troupes de secours envoyées au pape Léon X 1521, Oberstzwiftmeister et vice-bourgmestre 1522, bourgmestre avec Diethelm Rôist 1524. Sous son administration la Réforme fut introduite à Zurich, f 7 avril 1542. — K. Dàndliker :
Heinrich Walder.
D'après une gravure sur cuivr< de Joli. Me ver (Bibl. Nat., Berne]
WALDIL-EUSER
WALDK1RCH
Gesch. der Stadt u. des Kts. Zurich IL — ZT 1906, p. 60. - Zwingli-Festschrift, 301. — F. Hegi : Zunft zur Schmieden. — 6. Il ans, 1508-1575, prévôt de corporation 1542 et 1551, Oberstzunftmeister et vice-bourgmestre 1574. ■ — 7. Heinhich, camérier du chapitre du Grossmùnster 1585. — 8. Hans, peintre verrier, fit faillite 1595 et le Conseil lui interdisant de devenir imprimeur, il se fit anabaptiste, s'en alla vers 1600 en Moravie où il mourut. — SKL. — 9. Heinrich, f 1767 à Paris, dernier de la famille. — Voir en général Chronik If. Wyss. — L. Bosshart : Chronik. — H. Bullinger: Reformationsgesch. I- 1 II. — LL. — LLH. — K. Keller- Escher : Promptuar. — E. Egli : Aclensammlung. — Dok. Waldmann. — Des Walder de Glattfelden, Hombrechtikon, Bàretswil, etc., furent reçus à la bourgeoisie de
Zurich au XIXe s.
WALDH/EUSER (C. Grisons). Voir Flims.
WALDHEIIVI, Hans von, d'une famille noble de Halle, * vers 1422, f à Leipzig 21 avril 1479, parcourut la Suisse en 1474, visita aussi Nicolas de Flue au Ranft. Auteur d'un journal très intéressant de ses pérégrinations, mns. à Wolfenbùttel. — F.-E. Welti, dans AHVB 25. — R. Durrer : Bruder Klaus. [H. Tr.]
WALDIN (Valdin). Famille bourgeoise de Sion, où elle est citée du milieu du XVe s. à 1733. — 1. Peter, notaire, bourgmestre de Sion 1483. — 2. Jakob, notaire 1482, bourgmestre de Sion 1510, lieutenant du grand bailli 1511 et 1512, châtelain dp Sion 1514, 1516 et 1528.
— 3. Mauritius, fils du n° 2, notaire, châtelain de Sion 1550 et 1574, lieutenant du grand bailli 1554, gouverneur de Monthey 1578 et 1579. — 4. Anton, fils du n° 3, bourgmestre de Sion 1603, gouverneur de Monthey 1606 et 1607, lieutenant du grand bailli 1613. — 5. Jakob, fils du n° 3, bourgmestre de Sion 1592, châtelain 1604, 1621, 1638, lieutenant du grand bailli 1625. — 6. Hildebranu, fils du n° 4, châtelain de Sion 1630, 1666, bourgmestre 1634, 1668, lieutenant du grand bailli 1634.
— 7. Anton, petit-fils du n° 6, châtelain de Sion 1660, bourgmestre 1670 et 1674. — 8. Bartholom/eus, fils du n° 7, châtelain de Sion 1682, bourgmestre 1678, 1695. f 1729. — Gremaud. — Furrer III. — Arch. d'État Sion. — Arch. de Valère. [D. I.]
WALDIS (autrefois aussi Wallis). Famille de Weggis {Lucerne), citée depuis le XIVe s. — 1. Jost, ammann de Weggis 1573. coupable d'injures contre la magistrature en 1583. — 2. Jakob, 1791 - 12 août 1846, curé de Lucerne 1826-1846, chanoine 1827, commissaire épiscopal 1829, prieur 1840. — Kas. Pfyffer : Gesch. d. Kts. Luzern IL — Neuer Nekrol. der Deutschen, n° 284. — E.-F. v. Mùlinen : Helvetia sacra. — [P.-X. W.] - 3. JOSEPH, * 21 juil. 1879 à Lucerne, philologue, Dr theol. 1908, Dr phil. 1919, maître au gymnase de Schwyz 1915-1919, à l'école cantonale de Lucerne depuis 1919, collaborateur à Pauly: Realenzyklopâdie der klasxischen A'tertumswissenschaft. Auteur d'ouvrages sur La langue et la. littérature grecques. — 4. Aloys, Dr jur., * 24 mars 1884, avocat, auteur de Das Nachbarrecht, eidg. u. kant. Recht in Gesetz u. Praxis ; lieutenantcolonel d'état-major, il écrivit Die Verwertung der Kriegserfahrungen im ital.-ôslerr. Krieg 1915-1918. [L. S.]
WALDISBÙL. Familles des districts de Hochdorf, Sursee et Lucerne connues depuis le XIVe s. Rudolf, du Grand Conseil 1398, 1406. — Andréas, ammann 1594. — Andréas, sautier d'Emmen, un des chefs dans la guerre des paysans 1653. — Josef, de Hohenrain. Dr med., médecin à Rotenburg 1891-1900, puis à Lucerne, président de la commission de rapatriement durant la guerre mondiale. Auteur de Gefangenenzùge und Kriegsinternierung 1914-1919 ; Beilr. zur neueslen Gesch. der schweiz. MililàrsanUàl 1907-1923. — Gfr. Reg. — JSG XVIII-XX. [P.-X. W.]
WALDKIRCH (C. Saint-Gall, D. Gossau. V. DGS). Com. et Vge paroissial. En 879, in Waldthirichun marcha ; 1227, Waltchilch. Trouvailles de monnaies romaines, particulièrement abondante en 1831. Le nom indique l'existence d'une église à une époque reculée. En résignant ses fonctions abbatiales en 883, l'abbé saintgallois Hartmut mentionna les revenus de Waldkirch comme faisant partie de sa rente. En 1277, le cellier et la collation passèrent de l'abbaye à Ulrich von Rams-
wag, auquel Rodolphe de Habsbourg remit en gage le bailliage impérial de Waldkirch en 1278, cession confirmée en 1300 par Albert Ier aux frères Walther et Konrad von Ramswag. Leur petit-neveu, Burkhard III, restitua en 1361 la moitié du cellier et du patronage de Waldkirch à l'abbaye de Saint-Gall en compensation des dommages causés à celle-ci par son père Burkhard IL L'autre moitié resta aux mains de son frère Eberhard I et de ses héritiers. En 1439, cette part appartenait à Eberhard II, qui obtint la reconnaissance du gage constitué par le bailliage impérial et se la fit immédiatement confirmer par le roi Albert IL Cette part au cellier et au patronage passa tout d'abord en 1452 à Hans Herr, bourgeois de Saint-Gall, puis en 1458 à Friedrich Rif, dit Welter ; elle fut rachetée en 1461 avec la juridiction de Waldkirch par l'abbaye. La commune de Waldkirch s'était alliée, lors des guerres appenzelloises, avec Appenzell et la ville de Saint-Gall. En 1465, l'hostilité au gouvernement abbatial se manifesta par des assemblées dirigées contre l'abbé Ulrich Rosch. L'agitation se termina par l'arrestation de deux meneurs, Ulrich Klein et Hans Bôhi, qui prêtèrent à l'abbé Ulrich Rosch le serment de ne pas se venger. Mais quelques années plus tard, Waldkirch participa au soulèvement qui aboutit à la. prise d'assaut du couvent de Rorschach. Ce fut à Waldkirch qu'en septembre et le 21 oct. 1489, furent tenues les deux landsgemeinde qui décidèrent l'alliance des sujets du couvent avec Appenzell et la ville de Saint-Gall et qui porta le nom d'alliance de Waldkirch. A la Réformation, Waldkirch accepta la religion nouvelle, le 28 nov. 1528 ; la résistance contre la réintroduction du culte catholique se manifesta encore le 15 juil. 1534 et semble n'avoir vraiment cessé qu'en 1545. En 1469, Waldkirch avait reçu un coutumier. L'église fut agrandie en 1723, la chapellenie fondée en 1735. En 1803, la juridiction de Waldkirch avec Bernhardzell fut réunie à la commune politique de Waldkirch. Population : 1930, 2548 hab. — A. Nâf : Chronik. — J. von Arx : Gesch. des Kts. St. Gallen I-III. — M. Gmiir : Rechtsquellen I, p. 466. — UStG II-VI. - MVG XXVI. — L. Cavelti : Landeshoheit, p. 51. - Archives du couvent. [J. M.]
WALDKIRCH, von (Waldkircher, Waltkilch).
Famille bourgeoise de Schall'house. mentionnée dés le commencement du XVe s. Suivant sa propre tradition, elle est originaire de Waldkirch sur Wa.ldshut. A l'époque où elle fait son apparition à Schaffhouse, elle change son nom professionnel de Goldschmied en Waldkirch, en y- ajoutant la particule « von » dans le dernier quart du siècle. Gratifiée de lettres de noblesse le 13 nov. 1487 par l'empereur Frédéric III, elle se range parmi les familles principales de la ville, grâce à une lignée d'excellents hommes d'État, à des richesses considérables et à la fondation d'oeuvres d'utilité publique. De Schaffhouse, la famille se répandit à Bâle (bourgeoisie en 1582), Zurich (bourgeoisie en 1613), Rheinau (bourgeoisie en 1599), Genève (en 1683), Saint-Gall, en Danemark (1594), Italie (vers 1600), Allemagne (Rottweil vers 1600, Bade et Bavière au XVIIIe s.), Hollande (seconde moitié du XVIIIe s.) et États-Unis (1851). Armoiries : de sable à un anneau d'or chaussé ployé d'argent. L'ancêtre commun est peut-être — 1. Johann (Hans), orfèvre 1375- 1404 environ. Son fils (?) — 2. Henni, orfèvre, f 1405, près de Saint-Gall. La filiation commence avec — 3. Konrad, fils du n° 2 (?). — 4. Hans, fils du n° 3, orfèvre, du Conseil 1446, trésoi ier 1456, bourgmestre 1467-1475. f 1476 ou 1477. Il représenta la ville dans des procès avec les couvents d'Allerheiligen et de Rheinau, ainsi qu'à la Diète de Ratisbonne, acquit pour sa famille, à Erzingen et Wilchingen, des fiefs du couvent de Rheinau. — SKL. — Vierteljahrschr. Ziir. 37. — 5. Konrad, fils du n° 4, du Petit Conseil 1484, bourgmestre 1490-1502, médiateur dans l'affaire Gôgging 1487, représentant de Schaffhouse dans le litige contre Lupfen e1 dans L'affaire de Trasadingen contre Sulz (1498) ; fut gratifié de lettres de noblesse et d'armoiries, acheta en 1509 la juridiction
WALDK1RCII
WALDKIRCH
de Flaach. f 1512. — P. Klâui : Die Gerichtsherrschaft Flaach-Volken. — 6. Johannes (Hans), fils du n° 5, du Petit Conseil 1524, bailli de Neuhausen, Herblingen, Buchtalen, Rûdlingen, Beringen, Lôhningen et Siblingen, bourgmestre 1532-1545, seigneur justicier de Schollenberg et Flaach-Volken, représentant de la ville à la conférence pour l'établissement de la première Confession helvétique, à Bâle, en 1536, et dans la médiation entre le duc de Wurtemberg et la ville de Rottweil en 1540. Il fut déposé de sa charge pour s'être mis à la tête des nobles qui refusaient le serment et s'étaient retirés à Rheinau lors du procès entre l'abbaye des gentilshommes et le Conseil en 1546-1547. t 14 oct. 1547.
— H.-O. Huber : Schaff'hauser Chronik. — Deux de ses Bis, dont — 7. Hans, * 24 janv. 1579, qui fit orner la maison zum Ritter des fresques célèbres de Tobias Stimmer (1570) et prit part à l'expédition qui porta à Strasbourg la soupe au millet (1577), moururent sans postérité. Les autres fondèrent quatre branches.
Première branche. — 8. Onophrion, bailli impérial 1560- 1572, député dans les bailliages tessinois 1567, bailli de Neunkirch 1572. f 15 sept. 1573. — H.-O. Huber : Chronik. — Ses fils ont fondé trois rameaux. Rameau A : — 9. Hans-Heinrich, 17 mai 1543-1603 (?), imprimeur, reprit l'entreprise de son frère Konrad à Schaffhouse. — SKL.
— Sa descendance s'éteignit à Schaffhouse, mais trois de ses fils firent souche au Danemark. — Du rameau B sont issus les Waldkirch genevois : — 10. Esther- Elisabeth, * 8 nov. 1660, réussit, malgré sa cécité, à apprendre à écrire et à lire grâce à un alphabet taillé dans du bois ; elle acquit des connaissances linguistiques, philosophiques et musicales si remarquables qu'elle entra en correspondance avec de nombreuxsavants ; dans son Voyage de Suisse, l'archevêque Gilbert Burnet la cite comme une des merveilles de Genève. — J.-J. Schalch : Erinnerungen. — Unoth I. — Le dernier descendant mâle des Waldkirch de Genève fut Joel-Henri, 1704-1795, pasteur à Jussy 1735, Genthod 1738 et Genève 1745-1780. — H. Heyer : L'église de Genève. -- 11. Laurenz, 1659-1707, peintre. — SKL. — 12. Laurenz, fils du n° 11, 16 nov. 1699- 20 janv. 1759, pasteur à Thayngen et triumvir à Schaffhouse. auteur de Merku'iirili grii Rrgchenheiten der Stadt Schaffhausen (jusqu'en 1741, nuis.). — C. Mâgis : Schaffh. Sehriftstelhr. 13. Heinrich, 2 mai 1652 - 15 janv. 1724, Obherr et du Petit Conseil 1722, n'a également laissé aucune descendance masculine. — Rameau C : ■ — ■ 14. Konrad, * 15 mai 1549, imprimeur à Bâle dont il devint bourgeois en 1580 ; à la demande du Conseil de Schaffhouse, il fonda dans cette ville une imprimerie (ordonnance ecclésiastique de 1592), puis retourna à Bâle pour continuer l'entreprise de son beau-père Peter Perna ; de 1611 à 1612, il imprima la Bible dite de Buxtorf. — SKL. — BVG Sch. X. - C.-Chr. Bernoulli et P. Heitz : Basler Bûcher marken, p. XXXVI. — Parmi les derniers membres de ce rameau bâlois éteint, il faut citer : — 15. Johann-Rudolf 1678-1757, Dr jur., auteur d'ouvrages de droit public, professeur à Berne 1718-1722, puis à Bâle, recteur de l'université 1727 ; auteur de Griindliche Einleitung zu der Eydgen. Bunds- und Staats-Historie, 1721. — ■ ADB 40.
— Georg von Wyss : Historiographie. — Du fils cadet de Konrad (n° 14), est issu le rameau badois.
Deuxième branche, la seule existante. Ancêtre — 16. CHRISTOF, fils du n° 6, bailli impérial 1552 et représentant de l'abbé de Saint-Biaise auprès des Confédérés en sa qualité de bailli de la seigneurie de Blumenegg, trésorier 1559, bailli de Neuhausen 1560, de Buch 1563, banneret 1561. Obherr et du Petit Conseil 1563, membre de la mission envoyée à Glaris en médiatrice entre les partis confessionnels 1564 et de celle chargée de liquider le conflit entre Lucerne et Rothenburg 1570, bailli de Marthalen. f 5 juil. 1570. Cette branche donna naissance à trois rameaux, dont existe encore le
Rameau A, fondé par — 17. Hans-Konrad, fils du n° 16, 20 nov. 1544-30 sept. 1603, seigneur justicier de Marthalen, Obherr, du Petit Conseil et bailli de Buch 1588. bailli de Buchtalen 1592. — 18. Hans-Christof, descendant du n° 17, 29 mars 1621 - 1676, major du pays 1664, bailli impérial 1669 et bailli de Locarno 1671-1672. Sa
descendance s'éteignit après deux générations. La lignéesuisse fut continuée par la seule famille de — ■ 19. Bernhardin, frère du n° 18, 1613-1683, administrateur conventuel, dont les fils aînés fondèrent les deux sousrameaux qui ont encore des descendants. — Premier sous-rameau de — 20. Hans-Konrad, 31 mars 1642 - 2 nov. 1711, du Petit Conseil 1705, intendant de l'arsenal 1707. — 21. Joh.-Ludwig, descendant du n° 20. 9 juil. 1797 - 6 mai 1877, commerçant, co-fondateur et administrateur de la Caisse d'Épargne. — Second sous-rameau de — 22. Hans-Wilhelm, fils du n° 19, 9 nov. 1648 - 23 nov. 1719, bailli impérial et député dans les bailliages tessinois 1700. — 23. Bernhardin, petit-fils du n° 22, 13 oct. 1717 - 21 oct. 1779. du Petit Conseil 1759, commandant en chef 1763. — 24. Beat-Wilhelm, fils du n° 23, 12 juin 1744 - 14 mai 1816, bailli de Neunkirch 1772, Obherr 1799, du Petit Conseil 1804, président du tribunal de ville. — 25. Joh - Wilhelm, petit-fils du n° 22, 17 mars 1737 - 21 févr. 1818, orfèvre. — SKL. — 26. Joh. -Ulrich, neveu des n08 23 et 25, 18 août 1769 - 2 juin 1838, Dr med., président du tribunal de ville 1808, Obherr 1814, du Petit Conseil 1818, bourgmestre 1822-1831. — C. Mâgis : Schaffhauser Schriftsteller. — 27. Ferdinand, fils du n° 26, 15 (16 '?) avril 1798 - 26 mars 1863, commerçant, conseiller d'État 1843, bourgmestre 1844-1850. — 28. Arnold-Jakob, fils du n° 27, 31 juil. 1827 - 21 janv. 1902, Dr jur., conseiller d'État 1859-1872 (président 1864, 1867, 1871), juge cantonal 1875-1888 ; joua un rôle dans la vie artistique et musicale de la ville. — 29. Wilheliu-Ulrich, fils du n» 27, 17 juil. 1831 -
11 janv. 1913, ingénieur dans les chemins de fer 1854- 1863, conseiller communal, directeur des constructions 1863-1884. — 30. Erwin-Arnold, fils du n° 28, 16 avril 1868 - 10 déc. 1921, ingénieur en chef et chef d'exploitation des C. F. F. à Lucerne et Bâle. — SB 78. — Bull, d. Ges. ehemal. Polytechniker 1922. — 31. Hermann- Ferdinand, fils du n° 29, * 27 mai 1861, ingénieur, directeur technique de la Société industrielle suisse à Neuhausen. — 32. GUSTAV, fils du n» 26, 26 mars 1802 - 28 nov. 1863, colonel et conseiller d'État. — 33. Eduard. fils du n" 32, 17 janv. 1834 - 4 nov. 1893, colonel au service d'Autriche, f à Presbourg. — 34. Eduard-Ottu. * 1er juil. 1890, Dr jur., professeur à l'université de Berne. Auteur de Artikel 435 des Versailler-Vertrages. — 35. Leonhard, petit-fils du n° 22, 1744-1833, capitaine-lieutenant au service de Hollande, fondateur de la branche hollandaise. Son fils — 351»5 Joh.-Kaspar. 30 avril 1779 - 8 févr. 1841, major général et adjudant du prince Frédéric à la Haye.
Rameau B, fondé par t— 36. Hans-Leopold. fils du n» 16, * 1549. — 37. Hans-Christof, petit-fils du n» 36.
12 juil. 1612 - 20 juin 1680, bailli impérial 1669, reçut chez lui, en 1670, le prince électeur du Palatinat et en 1672 le duc de Wurtemberg. — 38. Hans-Christof. petit-fils du n° 37, 21 mai 1663-2 août 1722, bailli de Locarno 1695-1696, du Petit Conseil et président de l'abbaye des gentilshommes 1722. Ce rameau s'éteignit dans la génération suivante, en 1779.
Rameau C. — 39. David, fils du n° 16, 6 févr. 1558 - 6 janv. 1621, député dans les bailliages tessinois 1595. bailli de Neunkirch 1601, acquit la seigneurie de Marthalen 1593 et la vendit en 1597 à son frère (n° 17). De ses quatre fils — 40. Hans-Jakob, * 1583, fonda le rameau de Rottweil. La descendance de — 41. Albreciit. 1582-1641 (?), Amtmann pour l'évêché de Constance à Schaffhouse et de — 42. Hans-Kaspar, 1590-1629. seigneur justicier de Thayngen, ne subsista que jusque vers la moitié du XVIIIe s. Le quatrième rameau. le cadet, s'éteignit avec les enfants de — 43. David. 1770-1836, Amtmann du couvent de Saint-Georges à Stein, puis intendant des grains.
Troisième branche (catholique). Son fondateur — ii. PHILIPP, fils du n° 6, f 19 mai 1575, Amtmann du couvent de Saint-Biaise à Schaffhouse, s'établit, lors de la Réformation, à Rûtihof. près de Jestetten. Son fils — ï.">. HlERONYMUS, f 1591, Amtmann du couvent de Saint-Biaise à Schaffhouse et bailli de la seigneurie de Blumenegg, fit souche du premier rameau, qui se perpétua jusqu'en 1702 à Rûtihof. — 46. Hans-Diebold.
WALDMANN
WALDMANN
lils du n° 45, 1576-1635, maître d'hôtel du couvent de st. Katharinental, f à Rheinau. L'ancêtre du second rameau, qui se perpétua en Bavière jusqu'au dernier quart du XIXe s. fut — 47. Philipp-Jakob, fds cadet du n° 44. seigneur de Schollenberg, Amtmann de Saint- Blaise à Schaffhouse jusqu'en 1619, bailli de Blumenegg. Il acquit la résidence seigneuriale des Wellenberg à Rheinau, dont il devint bourgeois en 1599. f 1622. — 48. Hans-Kaspar, fils du n° 47, à Schollenberg et Rheinau, Amtmann de Saint-Biaise à Schafïhouse, Dillendorf et Ewatingen, bailli de Blumenegg. f 1664. Parmi ses fds — 49. Joh.-Philipp, fut prince-abbé de Mûri de 1657 à sa mort 1666. sous le nom de P. /Egidius. — P.-M. Kiern : Mûri. — ■ 50. Blasius, prieur de Weingarten sous le nom de P. Alto et — 51. Hans-Kaspar, conseiller du prince de Kempten, curateur de Thingau et du bailliage impérial d'Aitrang 1652, juge aulique de Saint-Biaise 1668. — 52. Georg-Sigmund, fils du n° 48, à Rheinau, capitaine de la garde-suisse de Paris, commandeur de l'ordre de Saint-Lazare, f 1685. — 53. Joh.- Franz-Anton, petit-fils du n° 52, * 1690, seigneur de Schollenberg jusqu'à la vente de cette seigneurie en 1734, conseiller de I'évêque de Freising ; devint baron de l'empire en sa qualité de camérier et conseiller aulique de l'électeur de Bavière 1724. Son fils — 54. Joh.- THEODOR, 1726-1802, camérier de l'électeur de Bavière 1750, grand veneur 1761, chevalier de l'ordre de Saint- Georges, comte de l'empire 1790. Cette branche s'éteignit dans les mâles en 1886.
Quatrième branche. — 55. Hans-Ludwig, fils du n° 6, * 31 oct. 1540, acquit en 1567 la résidence de Rohr, près de Riimlang. Son fils — 56. Hans-Friedrich, capitaine et juge, renonça en 1613 à la bourgeoisie de Schafïhouse et acquit celle de Zurich. — 57. Hans- Kaspar, peintre, f 1672 à Stein a. Rh. — SKL. - Son frère vendit Rohr en 1667. Le dernier rejeton de la ligne zuricoise mourut en 1733 au service de Hollande. On n'est pas au clair sur l'ascendance de — 58. Melchior, peintre, qui travailla en 1631 dans l'église Sainte- Vérène à Zurzach et de la famille von Waldkirch qui existe encore à Zurzach. — SKL. — Voir en général US. — LL. — J.-J. Riiger : Chronik. — Reg. généal. de Schafïhouse. — AGS. — Schaffh. Wappenbitclu r 1819 et 1852. [O. Stiefel.]
WALDMANN. Familles des cantons de Saint-Gall, de Zoug et de Zurich.
A. Canton de Saint-Gall. I. Famille de Rorschacli. H/ENSLi, 1470. — Andréas, trésorier, construisit le moulin à poudre vers 1597. — Johannes, ammann 1719. f avant le 29 sept. 1731. — Arch. du couvent de Saint-Gall. — LLH.
IL Joachim, de Wangen, gouverneur de Wil 1545- 1571, de St. Johann 1555-1560 ; présenté par les cantons catholiques pour le poste d'abbé de Fischingen 1566, il ne fut pas autorisé à accepter la charge par l'abbé Otmar IL f 21 févr, 1574. Armoiries : d'azur au sauvage au naturel portant sur l'épaule un arbre arraché de sinople. Vitrail armorié de 1566 au Musée hist. de Saint-Gall. — R. Henggeler : Professbitch, p. 248. — K. Steiger : Schwcizer /Ebte aus Wiler Geschlechtem, p. 57. — St. Gall. Nbl. 1927, p. 18. [J. M.]
B. Canton de Zoug. Famille éteinte de Blickensdorf, près de Baar, dont le dernier représentant masculin, Martin, mourut en 1810. Armoiries : d'or à 5 sapins futés de gueules terrassés de sinople. Le premier Waldmann, Heinrich, est mentionné en 1430 ; il est possible qu'il fût un parent rapproché de Hans (voir ci-dessous). Plusieurs Waldmann furent conseillers. Le P. Emanuel joua un rôle dans l'ordre de Saint-François, maître des novices 1703, gardien à Werthenstein 1704, gardien à Lucerne 1705-1708, auteur de Tractatus asceticus (mns. de la Bibl. cant. de Lucerne). — Voir Zuger Nbl. 1888 et 1893. — Zuger Kalender 1894, p. 30 ; 1916, p. 14-24. [W.-J. Meyer.]
C.Canton de Zurich.- — Hans, * au plus tard en 1435, à Blickensdorf (Zoug), décapité le 6 avril 1489 à Zurich, bourgeois de Zurich 1 152, commença parêl re I ailleur, puis tanneur. Vers 1462, il épousa la riche veuve Edlibach el entreprit un commerce de fer. Grâce à ce mariage, il obtint la charge rémunératrice de Amtmann du couvent
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Hans Waldmann.
D'apr. une gravure sur cuivre do D. Redinger (Bibl. Nat., Berne).
d'Einsiedeln à Zurich, l'exerçant tout d'abord en collaboration, puis, à partir de 1470, comme unique titulaire. Il passa, plus tard, pour le plus riche Zuricois. Il entra dans la carrière militaire en participant aux nombreuses campagnes entreprises par les Zuricois et les Confédérés de 1450 à 1470. Il fut défenseur de Fribourg en 1476 lors des guerres de Bourgogne. Son rôle dans la bataille de Morat est mal élucidé. Il y fut fait chevalier. En 1477, il commanda les Zuricois dans la campagne de Nancy, en 1478 dans l'expédition de Bellinzone. Il débuta dans son rôle politique assez tard. Sa nomination de prévôt des tanneurs ayanl été annulée en 1466, il n'atteignit cette dignité qu'en 1473 dans l'abbaye du chameau. Devenu Obristzunftmeister en 1480, il réussit à se faire nommer bourgmestre en 1483 contre le parti de la famille Gôldli. Il semble à cette occasion, avoir tiré bénéfice de l'affaire Hohenburg. C'est à partir des guerres de Bourgogne que Waldmann fut mêlé à la politique européenne. En 1476, il devint pensionnaire du duc Sigismond d'Autriche, en 1477, de la France, en 1479, de Milan. En 1477, il fut envoyé en mission en France, mais sans succès, pour revendiquer la possession de la Franche-Comté ; en 1479, il allait en ambassade à Milan. A la Diète, sa situation devint toujours plus influente dans les tractations avec les puissances étrangères, spécialement avec le pape. En politique extérieure, son œuvre la plus importante fut la conclusion de l'alliance héréditaire avec l'Autriche en 1487, qui fut en somme un renouvellement du traité de 1477. Cette négociation, qui lui rapporta des gains importants et le mit en conflit avec la politique de la Suisse centrale, le plaça dans une situation critique. Au sujet de l'attitude équivoque de Waldmann lors des tentatives d'alliance avec la Bavière, voir F. Hegi : Die geàchteten Rate, p. 151. En politique intérieure, son apogée fut de 1486 à 1488, mais sa situation se trouva, d'emblée, compromise par ses tendances trop austrophiles et personnelles. Les premières difficultés s'élevèrent lors de la campagne de Bellinzone en 1478 ; elles s'accrurent lors de la défaite des Valaisans à Crevola en 1487 (Waldmann ayant été soupçonné d'avoir trahi les Valaisans au duc de Milan) et lors de la décapitation du Lucernois Frischhans Theiling en 1487 à Zurich. Cette dernière affaire fut certainement influencée par la vieille rivalité entre Zurich et la Suisse centrale. Waldmann ne tarda pas à rencontrer de l'opposition en ville et à la campagne. Il se heurta à Zurich à celle des Constables, dont les privilèges avaient été réduits à l'avantage des corporations. Waldmann s'attira l'hostilité des campagnes en faisant appliquer avec sévérité les ordonnances sur les mœurs et les prescriptions concernant les chiens ; il pratiquait une politique de centralisation, visant à assurer à la ville l'hégémonie politique et économique. La vie privée du bourgmestre n'était nullement conforme à la sévérité de ses mandats sur les mœurs. Le mécontentement éclata le 4 mars 1489 : la population de la région du lac marcha sur Zurich. Elle avait été exaspérée par lès mesures rigoureuses prises par les agents de la ville pour faire exécuter l'ordonnance sur les chiens : ils avaient l'ordre de tuer les gros chiens des paysans, qui nuisaient à la chasse. Waldmann ayant modifié arbfl rai ri-iM'iii l'accord conclu entre la ville et la. campagne par la. médiation des cantons et des alliés, les gens de la campagne tinrent", le 28 mars, à Kùsnacht, une assemblée populaire (pu prépara, avec le concours d'ennemis de Waldmann. le soulèvement général d-e Zurich, le Ier avril. Malgré les efforts conciliateurs des envoyés
WALDMEYEH