‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 92 sur 213 · WALDSHUT · texte numérisé non relu

WALDSHUT

fédéraux, Waldmann fut arrêté, incarcéré au Wellenberg, mis à la question et finalement exécuté le 6 avril. Son procès fut dirigé par le Conseil des Cornus, inspiré par Lazarus Gôldli. Le corps de Waldmann fut enseveli dans l'église du Fraumiinster. Dans la suite, le mouvement contre les pensions se généralisa, sans atteindre, en Suisse, l'acuité qu'il avait prise à Zurich. Dans cette ville, la tranquillité ne revint qu'avec l'établissement d'une nouvelle Lettre jurée qui révisa la constitution et maintint aux corporations les privilèges que leur avait conférés Waldmann. Ce statut resta en vigueur jusqu'en 1713. Les répercussions de ce soulèvement se firent sentir jusqu'au printemps de 1490. Du 3 au 6 juin, la campagne prêta de nouveau serment de fidélité à la ville, tout en obtenant le maintien des ordonnances de Waldmann qui lui assuraient des avantages économiques et politiques. Chaque bailliage reçut son statut ; on en élabora sept principaux et un certain nombre d'accessoires, contenant diverses concessions à la campagne. La ville nourrissait l'intention d'abolir successivement ces statuts au cours des années subséquentes ; elle réalisa presque entièrement son dessein. La vie et le rôle de Waldmann sont aujourd'hui encore très discutés. Il en est de même d'un projet de monument à sa mémoire (projet élaboré par le sculpteur Hermann Haller).

Bibliographie. La biographie la plus importante de Waldmann est contenue dans Dokurnente zur Gesch. Waldmann's, publiés par Gagliardi dans QSG N. S. II, vol. 1 et 2. — Voir en ou Ire . \Dli (avec bibl. jusqu'en 1893). — Barth 1 1, p. 376. — Dierauer. — K. Dâ'ndliker : Gesch. d. Stadt ZiirichU.p. 172. — J. Bernhart : H. Waldmann, 1925. — Bôgli dans Jahresber. Gym. Burgdorf 1901-1902. — Dàndliker dans ZT 1900. — L. Forrer dans Festgabe Herm. Escher 1927. — E. Gagliardi dans \\ issni n. Lrbi'it 191(1, n' 22.— 11. Boscnberuei- : //. HnWmann's militai: Schule, 193(1. — NZZ 1906, n° 305 ; 1914, n» 1063 ; 1925, n" 593, 598, 625 ; 1928, n» 497 ; 1929, n» 1383, 1389, 1404, 1410 ; 1930, n" 603 ; 1932, n° 649. — Zûrcher Chronik 1925, n° 31. — Au sujet des discussions sur le rôle de Waldmann, voir NZZ 1912, n» 788, 806, 854. — SL 1912, n° 36, 41, 45. — Zûrcher Freitagszeitung 1912, n° 22.

Oskar, * 25 juin 1856, citoyen de Genève, sculpteur, depuis 1879 à Paris. Œuvres principales : Amour, 1891 ; /.</ douleur, 1895 ; des sculptures d'animaux, comme Le Lion aux aguets et Tigresse et Serpent, fureni achetés par la Confédération. — SKL. — DSC. [w. G.]

WALDMEYER, Franz, de Mumpf où il tenait l'auberge du Soleil, * 1855, député au Grand Conseil argovien durant plusieurs années, colonel de cavalerie 1904. f 1914. — Voir F. Schollhorn : Draqonerregiment 6, p. 101. [H. Ti\]

WALDNER (Waldner von Freundstein). Famille noble alsacienne, apparentée au XVIe s. aux Hallwyl. Jakob-Christoph et Burkhart devinrent bourgeois d'Aarau en 1547. La bourgeoisie fut renouvelée en 1762. La famille renonça à son titre nobiliaire en 1798, et ses relations avec Aarau cessèrent par la suite. Armoiiies : d'argent à 3 pointes de sable mouvantes de la pointe, sommées chacune d'un oiseau de gueules.

La famille entretint aussi d'étroites relations avec Bâle. — Friedrich- Ludwig, 1676-1735, à Schweighausen, historien, accomplit diverses missions diplomatiques pour le duc de Wurtemberg. — Franz-Ludwig, fils du précédent, 1710-1788, colonel -quartier- maître en Autriche, publia Les Suisses auxiliaires. — Christian-Friedrich- Dagorert, comte, * 1712, parcourut une brillante carrière au service de la France, se distingua dans diverses campagnes, reçut en 1741 une compagnie de la garde suisse avec rang de colonel. Créé comte par Louis XV, il se distingua à la bataille de Rossbach 1757, devint chef du régiment Wittmer et lieutenantgénéral 1762. f 1783. — LL. — F.-X. Bronner : Aargau II, p. 37. — J. Miiller : Aargau I, p. 615. — M. Lutz: Nekrologe. — W. Merz : Burgen des Sisgaus I et IV. — Le même : Wappenbuch Aarau. [H. Tr.]

WALDNER, August, ingénieur, * 3 juil. 1844 à Bâle, f 29 juil. 1906 à Cannes, rédacteur à la NZZ 1877- 1880, depuis 1880 à la Eisenbahnzeitung qu'il transforma en SB en 1883. — SB 1906, p. 1, 89. — NZZ 190(1. n» 181. — Barth III, p. 911. [E. D.]

WALDO. D'une des premières familles d'Austrasie, peut-être même de la maison carolingienne elle-même. Waldo est probablement identique au diacre Waldo, de Saint-Gall, mentionné comme copiste de manuseritde 770 à 782. Ratpert le cite comme excellent calligraphe. Élu abbé de Saint-Gall peu avant le 8 nov. 782 probablement . il résigna ses fonctions en 784 à cause des prétentions de l'évêque Egino de Constance sur Saint- Gall, se retira, avec l'approbation de Charlemagne, au couvent de Reichenau, dont il devint abbé en 786. Il fonda la prospérité de ce monastère, créa sa célèbre bibliothèque, construisit l'église qu'il dota des reliques du Saint-Sang. Peu après 786, il fut désigné par Charlemagne comme éducateur et conseiller de son fils, Pépin, roi des Lombards, et se rendit à cet effet à Pavie. Il y devint évêque et administra également pendant quelque temps l'évêché de Bâle. En 801, il résigna ses fonctions épiscopales et se retira à Reichenau. En 806. Charlemagne le nomma abbé du premier couvent de France, celui de Sainl -Denis, où il mourut le 28 mars 814. — E. Munding : Abt-Bischof Waldo, dans Beuroni i Texte u. Arbeiten 1924. — Le même : Kônigsbrief Karls d. Gr. an Papst Hadrian ùber Abt - Biscbof Waldo ibid. 1920, I, p. 63. — K. Beyerle : Kultur der Reichenau. ■ ■ R. Henggeler : Professbuch, p. 78. — MVG XIII, p. 16. -- .I.-R. Rahn : Geschichte dei bildenden Kûnste, p. 121. — F. Relier : Bilder und Schrifttzùge, p. 62 (et non Bauriss des Kantons St. Gallen, comme indiqué SKL). [J. M.]

WALDO I, évêque de Coire 914-949, neveu de Salomon III, évêque de Constance ; fut en même temps abbé de Pfâfers et de Disentis ; il reçut le domaine d'Almens du roi Henri I, les églises de Bludenz et de Saint-Martin, à Zillis, de l'empereur Otto I. — Waldo II, évêque vers 995. Son existence est incertaine.

— J.-G. Mayer : Bistum Chur I. [J. Simonet.] WALDRAFF. Famille éteinte de Brigue (Valais),

venue du Tyrol. — Kaspar, 1655-1711, curé de Zermatl 1680, chanoine 1695, grand-chant re 17()7. doyen de Valère 1710. — J. Ruden : Statistik von Zermatt. — Arch. Valère. [D. i.]

WALDSBERG (C. Lucerne, D. Willisau, Com. Luthern). Ancien château des nobles d'Affoltern dans l'Emmental, qui ent retenaient des rapports suivis avec le couvent de Saint-Urbain et les Wolhusen et possédaient des terres à Luthern, Ufhusen, Schôtz, Kottwil. Buttisholz, etc. Le château est mentionné de 1278 à 1414 ; en 1318, il est désigné comme marquant la frontière du territoire bourguignon compris dans la paix publique. — Gfr. Reg. — J.-E. Kopp : Gesch. der eidg. Bande. — Hans-Albrecht Segesser : W'aldsberq, dans AS A 1918. [l'.-X. W.]

WALDSHUT (Comité DE). Lors de la violation de la neutralité suisse par les Alliés en décembre 1813. quelques patriciens bernois, dits les Absolus (Unbedingten), qui travaillaient à rétablir, par tous les moyens, l'état de choses d'avant 1798 cherchèrent à hâter l'avènement de la Bestauration en Suisse après la chute de Napoléon, en nouant des accointances avec les Alliés, ijiuitre de ces patriciens, Georg.-Fr. von Werdt, de Toffen, le colonel Friedr.-Ludwig Gatschet, le capitaine de dragons Sigm.-Carl-Ludw. Steiger, de Riggisberg, et Franz-Salomon Wyss se réunirent avec Johann von Salis-Soglio à Waldshut (d'où le nom de comité de Waldshut). De là, ils incitèrent les Alliés à pénétrer en Suisse, bien que celle-ci eût proclamé sa neutralité. Dans ce dessein, deux membres du comité se rendirent comme délégués des Absolus auprès de l'agent autrichien Lebzeltern et de l'agent russe Capo d'Istria à Zurich. Puis le comité lui-même se transporta au quartier-général des monarques alliés à Fribourg-en-Brisgau où ses agissements contribuèrent à lever, dans le camp des Alliés, les dernières hésitations à envahir la Suisse.

— Dierauer. — W. Œchsli : Gesch. der Schweiz im 19. Jahrh. 4, p. 25. — W.-F. von Mùlinen : Das Ende der

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