WALKER
Sur le Si. Georgenberg se trouvenl des vestiges de forti- Qcal ions romaines ; i rouvaille de monnaies près de \\ alenstadt. Il n'esl pas certain qu'une route ait longé la rive méridionale du lac à l'époque romaine; il en existait en i mis cas une au moyen âge. Le rentier impérial de Coin
de 831, utionne dix bateaux à Walenstadt. En 960,
Le roi Othon fil don de la pêcherie de Walenstadt à l'évêque Hartberg de Coire. En 965, le couvent de Sâckingen étail bénéficiaire du droil de navigation ; au XIIIe s. déjà les droits de pêche dans la partie inférieure du lac semblenl avoir appartenu à la seigneurie de Windegg. C'est surtout pour la possession de cette voie d'eau qu'éclata la guerre de Zurich. En 1437, les Zuricois se portèrent devant Walenstadt avec 30 bateaux et 5000 hommes : les Glaronnais et les Schwyzois passèrent le lac au nombre de 800 en 1440 ; à la fin de février 1446, 1100 Confédérés remontèrent le lac avec 23 grands bateaux. Après la guerre. Schwyz e1 Glaris revendiquèrent les droits de navigation et instituèrent des maîtres-bateliers. Le 8 .juin 1498, une convention d< navigation fut conclue entre Zurich. Schwyz. et Glaris : il y en eut une nouvelle en 1532. Stumpf et Campell nous renseignent sur l'étude de la navigation au XVIe s.; en 1557, l'Italien Benvenuto Cellini a publié un récit des dangers d'un vovage sur le lac de Walenstadl (St. Galler Tagblatt 1932, n<> 14). En 1570, un bateau marchand coula près de Walenstadt, ce qui coûta la vie à 40 passagers. Le premier bateau à vapeur, le Splûgen, fut lancé en 1837 ; en 1847 fut inauguré le Delphin qui sombra avec 13 personnes dans la nuit du 16 au 17 déc. 1850. La navigation perdit toute importance avec la construction, en 1848, de la route du Kerenzerberg et l'ouverture de la ligne ferrée Weesen- Sargans en 1859. — MVG II, IV. — MAGZ XV . - ASA N. S. V. — QSG 18. — J. Winteler : Ueber einen rôm. Landweg am W. — Argovia 25. — JHVG 30. — .1. Heierli : Urgescli. der Schweiz. — F. Stàhelin : Die Schweiz in rôm. Zeit. — J.-M. Gubser : Gesch. des Verkehrs durch das Walenseetal dans MVG 27. — O. Vollenweider : Gesch. dis \"erl<elirs W'alenslailt-Ziiriih-liasel. — F. Moser : Das Strassen- und Schiffahrtsweseri, dans TB 68. — A. Heule : Die Schiffahrt aufdem Walènsee. — Voir bibl. art. WALENSTADT. [A. Mû.]
WALES, Ivo ou Jevan ap Eynion, du Pays de (ialles, fameux capitaine des Gugler en 1375, commandant des troupes qui furent défaites par les Bernois près du couvent de Fraubrunnen le 27 déc. 1375. — Art. Gugler. — Dierauer I. [H. Tr.]
WALFERSHAUSEN (C. Zurich, D. Hinwil, Corn. Wetzikon. V. DGS). Section de commune, établissement alémannique. En 1300. Walfershusen, du nom propre Walafrid. Il y exista de bonne heure un grand domaine ayant sa propre juridiction ; le riche paysan Heini Weber, d'E^g, l'acheta en 1526 avec le château et 'a juridiction de Wetzikon. Ses petit-fils, Antoni et .lakob, en héritèrent en 1574 ; l'un habitant le château, l'autre Walfershausen. ils se dénommaient seigneurs justiciers de Wetzikon et Walfershausen. La propriété passa ensuite en de nombreuses mains, entre autres ptux Meiss de Zurich. Le droit seigneurial s'éteignit en 1798. Population: 1930, 259 hab. -- Félix Meier : Gesch. der Gem. Wetzikon. [G. Strickler.]
WALGAU ou WALLGAU. Partie de l'actuel Vorarlberg, comprenant jadis tout le bassin de 1* 111 situé dans l'antique démarcation ecclésiastique et politique de la vallis Dr usinait (désignée dans le rentier impérial, vers 831). La vallée, où on exploitait déjà de nombreuses mines, appartenait à cette époque au comté de Rhétic : en 881, sous Charles-le-Gros elle passa à l'évêché de (inné. Le pape Pascal confirma en 11 16 les possessions épiscopales dans la Valle Drusiana. Mais le belliqueux évêque Hartmann (1388-1416) ne put maintenir contre l'Autriche sa souveraineté sur le Wallgau. A partir du partage entre les maisons comtales de Montfort et de Werdenberg (vers 1260), on comprenait sous le nom de Wallgau la vallée de 1*111 en amont, de Feldkirch jusqu'à Bludenz : après le partage entre les branches de Werdenberg-Heiligenberg et de Werdenbsrg-Sargans on entendait par Wallgau surtout la seigneurie de Sonnenberg avec Nuziders. En 1405, les gens de celte seigneurie
DHBS VII — I 4
s'étaienl alliés avec ^ppenzell el la ville de Saint-Gall dans la Ligue du lac. Lois de la guerre de Souabe, en I 499, ils se déclarèrent neutres après la première incursion des Confédérés dans le Vorarlberg, mais ce ne fut pas moins sur leur territoire qu'eut lieu la bataille de Frastenz, le 20 avril 1499. — Mohr : r.,,,1. dipl. 1. — F. Haefele : Aufsàtze Vorarlberg, p. 27. — Herm. Sander : Beitrâge zur Geschichte von Sonnenberg. — A. Ilelbok : Regesten. - Le même : Geschichte Vorarlbergs, p. 71, 97. -- Dierauer 11. -- ,!.-<;. Mayer : Bistum Chur. [j. m. et L. j.]
WALKER. Familles des cantons de Berne, Lucerne, Solciire, L'ri et Valais.
A. Canton de Berne. Famille de Gessenay. Armoiries : d'azur au cœur d'argent enflammé, percé de deux flèches de sable et accompagné en chef de deux étoiles d'or. En 1355, de la Walcars ; CHRISTIAN Walchers 1395. — Christian fut châtelain de Gessenay 1452; Hans, 1504; Christian, 1597-1599; Fini 1746-1748; 1752-1754; JAKOB, de 1761 à 1763; de 1767 à 1769. [H. m.-yv.]
B. Canton de Lucerne. — 1. Burkard, cité de 1293 h 1336, négociant, du Grand Conseil 1318, arbitre 1326, signa les actes d'admission des bourgeois 1328, 1330. — 2. Ulrich, de Sempach, avoyer de Sempach 1387, acquit la bourgeoisie de Lucerne 1398 : bailli de Rotenburg 1400, 1409, 1411 et 1426. de Rot-Kriens 1407, de Munster 1420, d'Entlebuch-Willisau 1417, 1419, 1421, 1424 et 1426, avoyer 1411, 1413, 1415, 1417. 1422, ammann de Lucerne 1413 ; député par la Diète en 1410, 1415 et 1416 auprès de l'empereur cl du concile de Constance, en 1425 auprès du roi Sigismond en Hongrie, etc., capitaine 1412, 1414, 1415 et 1422 à Arbedo. Après cette bataille, sa politique fut attaquée et on porta contre lui des accusations personnelles ; en 1417, il reçut comme avoyer en fonction le roi Sigismond. t 30 nov. 1427. — 3. Heinricii. fils du n° 2, chanoine du chapitre de Lucerne 1415, custode 1423. f 1443. - 4. Ludwig, fils du n° 2, du Petit Conseil 1430, participa aux campagnes du Tessin 1425 et à la guerre de Zurich 1440-1444; intendant du chapitre de Lucerne 1434, 1450 ; bailli de Weggis 1439. f 1466. — Gfr. Reg. - Th. v. Liebenau : Das alte Luzern. — Le même : Schlacht bei Sem.pach. — Le même : Gesch. der Famille Hertenstein. — Â.-Ph. Segesser : Rechtsgesch. I, II. — l'.-X. Weber : Der Ammann zu Luzern bis 1479. — J. Bôlsterli : Heimathunde von Seni/nu h. — J.-E. Kopp : ' rl.miden I, II. — Herm. v. Liebenau : Urkunden u. Hn/cstet) ;m Gesch. des l'.otUiarilirciies. IN I, vol II
- Arch. S G XVII. [P.-x. W.]
C. Canton de Soleure. Famille d'Oberdorf. JOHANN- GABRIEL, cartographe; Peter-Josef, sculpteur sur bois. — SKL. — Wolf : Gesch. der Vermessimgen. — AloïS, * 1807 à St. Nildaus, prêtre 1830, chapelain du chapitre de Saint-Ours 1832-1885, chanoine résident 1885. f 1898. — KKZ 1898, p. 36. [H. Tr.]
D. Canton d'TJri. Walker. autrefois aussi Wal- CHER. — I. Famille éteinte au XVe s. — II. Famille venue au XVe s. du Valais à Gurtnellen, d'où elle s'étendit rapidement en d'autres communes ; en 1930, elle comptai! 1505 membres. — Peter, reçut la bourgeoisie cantonale en 15i Mi. La famille se divisa en deux branches à, la fin du XVIe s. : les « grands » et les « petits » Walker. I /ancêtre des premiers est Jost, du Conseil, à Stalden
1590 ; celui des seconds, Anton, à Halten. Armoiries : I. d'or au foulon le sable accompagné eu pointe de trois coupeaux de sinople ; II. écartelé, aux 1 et 4 d'argent à deux fasces dii gueules, aux 2 et, 3 d'or àl'épervier de sable armé de gueules ; 1 1 1 écarl elé. aux 1 et 4 d'or à l'épervier de sable armé de gueules, aux 2 et '.' d'azur au lion léopardé d'or. Cinq Walker tombèrent en 1712 à Villmergen, quai ce
en 1799 dans la lutte contre les Français. ■ 1.
Ulrich, du Conseil, député du Conseil 1577 - 1587. - 2. Joiiannes, * 1640 à Gurtnellen, du Conseil,
bailli du Val Maggia 1692-1695. -- 3. Johann-Mi i
chior, * 1626 à Richlingen, s'établit à Altdorf, y
Décembre L932
WALKMEISTER
WALLENBUCH
devint administrateur de l'église 1687-1693. — 4. Johann-Franz, fils du nc 3, Dr theol., * 24 mars 1658, notaire apostolique, curé de Sisikon 1684-1692, vicaire à Altdorf 1693. f aumônier à Villmergen 1712. — 5. Johann-Heinrich, * vers 1625, frère du n° 3, capitaine en France, chevalier du mont Carmel, de Saint-Lazare et de Saint-Louis, commandeur, f en France. - 6. Johann-Josef, de Wassen, 16 févr. 1796 - 4 lëvr. 1867, il h Conseil, s'établit à Altdorf, y devint président de commune 1856. -- 7. Franz-Heinrich, de Wassen, 9 juil. 1822 - 31 déc. 1881, fils du n" 6, député au landrat 1852, conseiller d'État 1874. — 8. Josef-Maria, de Silenen, 16 févr. 1806 - 9 avril 1866, maître d'école, organiste et secrétaire communal de Silenen, le plus éminent pédagogue de son temps dans le canton d'Uri, dirigea plusieurs années durant les conférences et cours d'instituteurs; député au landrat 1838, conseiller d'État 1852-1866. -- 9. Robert, d 'Altdorf, capucin, 27 janv. 1848 - 24 févr. 1924, supérieur à Zizers 1885, gardien à Mels 1891 et à Sarnen 1894 ; sous son administration, le couvent incendié fut rebâti. — 10. LunwiG, de Schattdorf, à l'Adlergarten, * 5 déc. 1879, député au landrat 1912-1930 et président 1919-1920, juge cantonal 1923, président du tribunal cantonal 1925-1930, conseiller d'État 1930, député au Conseil des États dès 1927. La famille a donné 7 religieux réguliers ou séculiers. — LL. — LLH. — AS I. — ZSK 1912, p. 230. - Gfr. 12, p. 29 ; 20, p. 83 ; 37, p. 74 ; 42, p. 33 ; 79, p. 213.
— Hist. Nhl. r. I ri 1897, 1899, 1900, 1906, 1910. 1913, 1915, 1916, 1920, 1922, 1924, 1928. — Ed. Wymann : Schlachtjahrzeit. — Urner Wochenblatt 1880, nc 6 ; 1882, n° 1 ; 1924, n° 9. — Sonntagsblatt des Vaterland 1922, n°41. — Emil Huber : Urner Wappenbuch. [Fr. Gisler.]
E. Canton du Valais. Famille de Betten (Môrel). Nikolaus, éteinte avant le 12 mai 1384. La famille émit des rameaux encore au XIVe siècle à Naters, Bitsch et Grengiols, au XVe siècle à Môrel. — 1. Nikolaus major de Môrel et Grengiols 1448, 1455, 1458.
— 2. Anton, de Grengiols, neuf fois major 1454-1480.
— 3. Johann, de Môrel, successeur du n° 2, quinze fois juge de district 1486-1515, capitaine du dizain de Barogne 1498-1518, gouverneur de Saint-Maurice 1501- 1503, grand bailli 1511-1513. f 1518 à la bataille du Natischerfeld. — 4. Hilprand, fils du n° 3, major de Môrel 1513 el 1529. t 1533. — 5. Peter, fils du n° 3, major 1524. — 6. Johann, fils du n° 3, notaire et en 1534 châtelain de Niedergesteln. — 7. Jakob, de Môrel, maître d'école et notaire, enseigna à Berne 1509-1510, signait Filllo Walker ; habita ensuite Brigue, puis Naters, fut ami du célèbre humaniste Beatus Rhenanus avec lequel il correspondait. — 8. Nikolaus, fils du n° 4, quinze fois major de Môrel 1536-1564. — 9. Thomas, de Grengiols, major de Môrel 1537 et 1541, gouverneur de Monthey 1542-1543, capitaine de di/ain 1555-1572, banneret 1557 ; probablement identique au grand humaniste Thomas Walker de Grengiols. — 10. Johann, de Bitsch, major de Môrel 1572. capitaine du dizain de Rarogne 1572-1575, banneret 1571 et 1577.
- 11. Peter, de Grengiols. major 1573, capitaine de dizain 1575-1577. — 12. Peter, major de Môrel 1728. — 13. Eugen, de Bitsch, major 1760, 1770 et 1774. - I 'i. A n ni an, châtelain du Bouverel 1791, huit fois major de Môrel 1785-1837. — 15. Peter, de la paroisse de Môrel, s'établit à Silenen el acquit la bourgeoisie uranaise 1500 ; ancêtre des Walker d'Uri. Un de ses petitsfils émigra à Soleure. [J. Lauber.]
WALKMEISTER. Famille éteinte de Rorschach (Saint-Gall). -- Jakob, abbé de Fischingen 7 juillel 1594- 7 janvier 1598. - Voir LL. — Archives du cou vent. — E.-F. von Miilinen : Helvetia sacra 1, p. 91. — ZSK I. p. 82. [J. M.l
WALKRINGEN (C. Berne. ]). Konolfingen. V. IKIS). Vge, paroisse el Com. avec les quatre sections de Schwendi, Bigenthal, Wikartswil e1 Walkringen. On y a trouvé des monnaies romaines. En 1220, 1236, Walcheringin : 1224, Walkeringen : 1275, Walgeringin (dérivé d'un nom propre haut-allemand). Deux fortifications de terre au lieu dil Zwingherrenhubeln (Adlisberg sur Walkringen et Hubelwald sur Bigenthal) sonl d'origine alémanne. On n'y connaît pas de château, mais on
mentionne un CONRADUS de Walkringen (1220-1240), intitulé dominus en 1236 (égal à baron). WaLkringen et Wikartswil étaient des juridictions et appartenaienl probablement à la seigneurie de Worb à l'époque des seigneurs de Kien. Walkringen fut donné en 1397 à la chartreuse de Thorberg, nouvellement fondée, par Ve rena von Seedorf, propriétaire de Worb. Le village fit partie du bailliage de Thorberg depuis la suppression de la chartreuse de Thorberg (1528) jusqu'en 1798 : en 1803, il fut incorporé au district de Konolfingen. Il fit primitivement partie de la paroisse de Biglen e1 fui élevé au rang de paroisse par les seigneurs de Kien. lui 1 349, Johann von Kien était collateur de Walkringen. A Wikartswil existait au moyen âge une chapelle dédiéi à sainte Catherine. L'église et le clocher furent restaurés en 1881 : les nouvelles cloches sont de 1882. Le marais de Walkringen ou de Wikartswil fut jusqu'en 1570 un lac, sur le sol asséché duquel on exploite aujourd'hui de la tourbe. Selon Bernhard Studer un puissant météore serait tombé sur la contrée le 18 mai 1698. — FBB II. — A. Jahn : Kt. Brrn. p. 381. —Le même : Chronik. — C.-F.-L. Lohner : Kirchen. — W.-F. \ . Miilinen : Beitrâge ; Mittelland. — Mitteil. d. Naturf. Gesellschaft Bern 1872, p. 1. [j. Ludi.]
WALLBACH (C. Argovie, D. Bheinfelden. V. DGS). Com. et Vge. Sceau: une croix patriarcale. Vestiges romains et sépultures alémannes dans la région. Wallbach constitue, avec Mumpf une paroisse catholique romaine et avec Obermumpf une paroisse catholique chrétienne. A l'époque autrichienne, le village appartenait à la seigneurie de Bheinfelden, puis au district de Môhlinbach et partagea les destinées du Fricktal jusqu'à son attribution au canton d Argovie. Au XVIe ou XVIIe s., il y avait probablement une fonderie endessous de Wallbach. — Vom Jura zum Schwarzwald 1928, p. 93. — W. Merz : Gemeindewappen. [H. Tr.]
WALLENBUCH (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Vge et Com. enclavée dans le territoire bernois. Armoiries : d'azur au hêtre de sinople terrassé du même. Au XVe s., les famille* Chastel, Cléry, Velga, Solerio y possédaient des droits seigneuriaux. En 1482, Georgia de Solerio, épouse de Nicod Gonel, de Bue, vendit tous ses revenus de Wallenbuch et d'Ormey à Nicod Perrottet, de Fribourg. Louis de Cléry et Ameli Velga, qui possédaient la moitié de la haute el bassi juridiction de Wallenbucli. vendirent.
en 1502, leur part au gouvernement de Fribourg : l'autre moitié appartenait encore à la famille Chastel ou Tschatti. qui la céda en 1506 et en 1511 à Peter Henckilli, de Wallenbuch ; ce dernier la revendit au gouvernement de Fribourg en 1512 et 1521. Berne ayant acheté à la même époque la seigneurie voisine de Biberen, les deux gouvernements procédèrent à la démarcation de leurs propriétés, en 1507. Fribourg acquit alors pour 100 livres bernoises les droits que Berne prétendait avoir sur deux agriculteurs de Wallenbuch. Le village fut érigé en bailliage fribourgeois : le bailli en charge, qui changeait tous les trois an*, n'el.iii pas obligé à la résidence ; en 1576, ce minuscule bailliage était administré par la Chancellerie d'Etat : de 1732 à 1798, la charge de bailli de Wallenbuch fut unie à celle de maître du poids. De 1798 à 1803, ce village lit partie du district de Moral : de 1803 à 1830. de celui de Fribourg ; de 1831 à 1848, du district allemand : dès 1848, du district du Lac. La Municipale de Friboui S était en vigueur. Statuts communaux de 1589. A l'époque de la Réforme, Wallenbuch, qui resta catholique, fut détaché de la paroisse de Ferenbalm pour être uni à celle de Cormondes. Le village a une cha] ([m esi mentionnée dès 1474 e1 qui fui reconstruite en 1599 : elle esi dédiée à sainte Barbe. Jacques Rjpmy, chanoine de Saint-Nicolas, fonda, en 1737, le bénéfice de la chapellenie. Population : 1920, 60 hab. — F. Kuenlin : Dict. IL — A. Dellu. n : Dict. 111. — LL XIX. — M. de Diesbach : Regeste fribourgeois, dans ASHF X. — F. -Th. Dubois : Les armoiries de Wallenbuch, dans I F 1914. — Archives d'État de Friboui < [J. V]
WALLENIUEI)
WALLISELLEN
WALLENRIED (franc. ESSERTS) (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). ('.oui. el Vge Wmoiries : d'argenl à trois barres ondées d'azur cl à In, bande de gueules lundi. ml , qui sonl les armes do Castella, diminuées des trois étoiles d'or sur la bande. Ce village faisait partie des Anciennes Terres de Fribourg. Pendant La guerre de Laupen 1 1339), les habitants de Wallenried et de Cournillens, qui conduisaient chaque nuit leur bétail dans des endroits écartés pour le faire paître, furent trahis par un Moralois, Lîubo Swantz, qui amena sur les lieux les soldats de la garnison de Laupen : un combat s'ensuivit oii quatre paysans furent tués et six faits prisonniers ; les Bernois emmenèrent, de plus, de nombreuses pièces de bétail et mirent le feu à des granges remplies de blé. Au XVIe s., le village était partagé en trois fiefs. Les Cléry, Watteville, Praroman, Keller, Fégely, Gléresse, Lentzbourg, Diesbach en furent les propriétaires. En 1729, François- Joseph-Emmanuel de Castella, de Berlens, acquit un domaine à Wallenried, que son fils, le lieutenant général Rodolphe de Castella agrandit par divers achats et érigea, en 1765, en majorât de famille. De 1798 à 18011, le village fut attribué au district de Morat ; de 1803 à 1830, à celui de Fribourg ; de 1830 à 1848, au district allemand ; dès 1848, à celui du Lac. Au spirituel, Wallenried relève de la paroisse de Cormondes. Une chapelle y existait à la fin du XVI8 s. Le sanctuaire actuel, dédié à la Sainte- Vierge, fut construit par le lieutenant-général Rodolphe de Castella à la suite d'un vœu. Enfermé dans la ville de Wesel avec 1500 hommes, qu'attaquaient 20 000 Prussiens commandés par le prince de Brunswick, Rodolphe de Castella promit, le 15 août 1764, de bâtir une chapelle à Wallenried, si sa garnison résistait. Il fut secouru par le marquis de Castrie et les Prussiens furent vaincus. Rodolphe de Castella est aussi le fondateur du bénéfice de la chapellenie. Population : 1920, 300 hab. — F. Kuenlin : Dictionnaire II. — A. Dellion : Dict. III. — P. de Zurich : La maison bourgeoise en Suisse XX. — Hauser : Revue des oratoires, chapelles et pèlerinages, dans Revue Suisse catholique X. — A. de (ïhellinck : La généalogie de la maison de L)iesbach, 608. [.T. N.]
WALLENWIL (C. Thurgovie, D. Miinchwilen, Coin. Sirnarh. Y. DGS). Com. civile et Vge. En 827, Wolahwilare ; 012, \\ alawilare = hameau du Welche. Ce nom indique, comme celui de Romanshorn, que quelques Helvètes romanisés étaient demeurés parmi les envahisseurs alémannes. Depuis l'an mille environ, le village appartenait au couvent de Saint-Gall. L'abbé le donna en fief en 1419 à une femme, Elli Meyer, de Tannegg, et en 1512 à l'hôpital de Wil, pour le compte duquel il fut administré par un juge baillival ou un hospitalier jusqu'en 1798. En 1724, le bailli de Thurgovie fit procéder à une nouvelle démarcation de la seigneurie. Joseph Bùchi, de Wallenwil, fonda en 1757 la chapelle Sainte-Elisabeth, elle fut reconstruite en 1775 et devint un lieu de pèlerinage. La juridiction de l'hôpital de Wil Comprenait , outre Wallenwil, le hameau de Herdern, que la commune d'Eschlikon fit démolir en 1839-1840. Herdern n'existe plus aujourd'hui que comme nom de champs. Coutumier de 1507. — TU. — Pup. Th. — K. Kuhn : Tluirg. sacra. — •). Naler : Aadorf. — 11. 1 lasenfratz : Landgrafschaft Thurgau. — Paul Geiger : Escklikon. [Leisi.]
WALLER. Familles des cantons des Grisons el de Zoug.
A. Canton des Grisons. Wallf.r ou Faller. Famille éteinte de Truns (Oberland). — Placidus, de Truns-Ringgenberg, * 4 oct. 1765, conventuel de Di-
senlis sous le nom d'ADALGOTT, économe, duranl
vingt-cinq ans administrateur des biens du couvenl à Truns, élu abbé le 22 juin 1826, démissionna, en 1846
pour cause île récité, f 2'l mais 1854. — ■ CHRISTOPH cl KASPAR, frères, t 4 mai 1700 en combat tant les
Française Reichenau. — Voir P. Adalgott Schuma cher: .1///»/» Desertinense. — AHS 1920,87.— Article Faller. [p.-a. y. |
Franz Waller.
D'après une lithographie de
Fr. Hasler (Bibl. Nat. Berne).
B. Canton de Zoug. Famille de Hiinenberg e1 de
Zoug. 1 ici vivait en 1435 à. Holzhâusern, c mune
de Riseh. Ses clcscemlanls se fixèrent an XVIe s. à Hiinenberg el Zone. Plusieurs furenl conseillers. - Jakob, doyen et chanoine de Zurzach 1616. — IJJI.
— J. Huber : Gesch. des Stiftes Zurzach, p. 257. — |\\. .i.m.]— Franz, de Zoug, * l8nov. l803àBremgarten (Argovie), avocat en celle ville, bourgeois d'Eggenwil, député au Grand Conseil 1837, conseiller d'Étal 1838 1850. 11 intervint en janvier 1841 contre les membres du Bûnzer-Komitee, ce qui lui
valut un einprisonneuieni passager ; député au Conseil national 1849 - 1866, directeur des salines de Rheinfelden 1850-1875.
t 2 juil. 1879 à Wàdenswil. — Bertha Millioud- Waller, fille du précédent, f 28 avril 191 I à Lucerne, créa le fonds Franz Waller à l'école cantonale d'Aai.iu. — Ernst Zschokke :
Hist. Festschrift Aargau.
— Aarg. Kantonsschule .
Franz - Waller - Stiftung,
1911. [H. Tr.]
WALLIER. Voir VAlier, Vallier.
WALLIMANN (autrefois im Walli). Vieille famille d'Unterwald, de la paroisse d'Alpnach depuis le XVIe s., originaire de Dalleivwil. Elle tire son nom du domaine de Walli. Elle s'est éteinte au Nidwald au milieu du XVIIe s. La branche d'Alpnach a fourni des conseillers, juges et fonctionnaires à la commune et à l'État. Armoiries : d'azur à une épée d'or accompagnée de deux étoiles du même et en chef d'un fer à cheval d'argent, soutenue de trois coupeaux de sinople en pointe. - [R. D.] — Josef-Beat, * 6 juil. 1891 à Lungern (Obvvald), imprimeur et éditeur de journal à Munster (Lucerne) depuis 1926, transforma en 1927 le St. Micbclsboten en Anzeiger fur Munster...; fondateur el rédacteur du supplément de cet organe : Heimatkunde fur das St. Michelsamt, auteur et imprimeur de Buniergcsi -blet ht* / von Beromiinster. [L. S.]
WALLIS, Robert. 1815-1870, lithographe à Lucerne, installa, à Einsiedeln pour la maison Benziger un atelier de lithographie ; il dut quitter le canton de Schwyz à cause de sa participation à l'assemblée du Steinhôlzli à Berne. Prit paît à la, première expédition des corps-francs. — Gfr. 85. — SKL. — Luz. Tagblatt
1870, n° 181. ["Fritz Blaser.]
WALLISELLEN (C. Zurich, D. Biilach. V. DGS) Com. et Vge paroissial. Armoiries : celles de la famille Ammann, titulaire au XIVe s. de la charge de cellérieT de l'abbaye du Fraumùnster de Zurich, soit d'or au dextrochère d'azur tenant une clef du même en barre (Zûrcher Gem. Wappen, série XVII, n° 82). A Wallisellen se i.i i lâchent Hof, Niederschwerzenbach, Herzogenmùhle qui dépend pourl'écolc et l'église de Schwamendingen, e1 Rieden qui fut une commune autonome jusqu'en 1916, et dépendait au spirituel de Dietlikon. Le nom apparaît dans un rentier du Grossmunster de 820 environ sous la forme Vuolasselda; en 1 153, Walaseldon : 1158, Walasseldon ; 1172. Waleseldon : 1517. Wallisellen (MAGZ VI. n° 1471; SL 1025). Deux tumulus du Baurenholz dans le Hof NTeugut datent de l'époque de Hallstatl ; quelques objets trouvés à Hof e1 Rieden sonl d'origine romaine. Les tombes plates de divers endroits attestent une culture franco-alémannique. Le domaine appartenait déjà .m IXe s. au Grossmunster de Zurich : au XIIe s., le Fraumùnster et le couvent du Zùrichberg y avaienl
Surtout dés biens. Le village relevait alors ilu bailliage
WALLISER
WALSEH
impérial de Zurich ; il passa par les Kibourg aux Habsbourg-Autriche avec la basse et la haute juridiction, et finalement en 1452 aux Zuricois ; il fut incorporé au sous-bailliage de Kloten. Goutumier de. 1528. Wallisellen était une annexe de la paroisse de Kloten, laquelle fut donnée en fief, en 1389, par l'Autriche au couvent de Wettingen, puis entièrement incorporée en 1406. La chapelle de Wallisellen fut plusieurs fois restaurée. Zurich autorisa en 1704 la création d'une paroisse autonome, desservie depuis le chef-lieu jusqu'en 1860 faute d'une cure. La nouvelle église est de 1908, l'ancienne fut démolie à la fin de 1931. Wallisellen eut beaucoup à souffrir en 1799 des combats entre Autrichiens et Français ; plusieurs batteries autrichiennes étaient établies au village. Le pont de l'Au fut incendié. Population, Rieden non compris : 1467, environ 60 hab. : 1671, 262 ; 1790, 390 ; 1850, 574 ; 1930, 3790. Rieden est compris dans le dernier chiffre. Registres de paroisse dès 1704. — J. Hottinger : Denkschrift zur Erinnerung an die Einweihung der neuen Kirche in Wallisellen, 101)8. ■ — Gesch. der Familie Ammann. — Chroniques de Vogel, Bluntschli, Escher et Werdmiiller.
— UZ. — Urbarien des Gross- and Fr-aumùnsterstiftes Zurich. — Habsb. Urbar. — Arch. communales d'Étal et de la ville de Zurich. [E. Sigrist.]
WALLISER. Famille de Mosnang (Toggenbourg), citée depuis 1741. — 1. Ignaz, ammann 1797-1800.
— 2. Joseph-Anton, 1814-1895, maître d'école, député au Grand Conseil 1853, ammann du district de Tablai 1860-1879, conseiller d'administration 1877, président du Conseil d'administration 1879. — Arch. du (cuvent de Saint-Gall. — F. Rothenilue : Toggenb. Chronik, p. 211. — St. Gall. Nbl. 1896, p. 38. [J. M.]
WALLISERBOTE. Voir Valais, Presse.
WALLISWIL-BIPP (C. Berne, D. Wangen. V.
DGS). Vge, Com. politique et bourgeoise, dans la paroisse de Niederbipp. En 1324, Walaswile. La localité ne se détacha de Niederbipp qu'à la fin du XVIIIe s. ; elle en partagea le sort, et celui de la seigneurie de Bipp. Population : 1757, 87 hab. : 1900, 333. — Bibliographie de l'art. Niederbipp. [H. M.]
WALLISWIL-WANGEN (C. Berne. D. Wangen.
V. DGS). Vge et Com. de la paroisse de Wangen sur l'Aar. La localité faisait partie du bailliage de Wangen. qui passa des Zàhringen aux Kibourg. Elle est située sur la rive méridionale de l'Aar, vis-à-vis de Walliswil-Bipp, appartenant au bailliage de Bipp. La donation d'une terre située à Walliswil, effectuée entre 1002 et 1024, se rapporte sans doute plutôt a Walliswil-Bipp. Elle concernait peut-être la propriété possédée par Johann von Aarwangen à Walliswil en 1329, qui était un fief des Neuchâtel-Nidau. La localité partagea les destinées de Wangen sur l'Aar avec qui elle passa à Berne en 1406 [P. K.]
WALLNER. Famille originaire de Wiesbaden, reçue à l'habitation à Genève en 1768 et à la bourgeoisie en 1791. Elle compte notamment — Jean-Isaac-Ciirist, 1762-1864, horticulteur, correspondant de l'Institut royal des sciences naturelles et de l'industrie de Naples 1831, adjoint au maire de Plainpalais 1814. — Covelle : LB -- Sordel : Dict. (mns.). — L. Friderich : Plainpalais. [H. G.|
WALPEN. Famille valaisanne citée à Reckingen depuis le milieu du XVIe s., avec des branches à Binn, Selkingen, Belwald el Sion. - 1. Joseph-Ignaz, de Reckingen, 1747-1820, major de Conches 1772-1790. - 2. Oskar, de Binn, * 1883, notaire et avocat, député au Grand Conseil 1909, président de Brigue 1921, conseiller d'État 1925. f 30 sept. 1931. — La famille Walpen de Reckingen a donné une série de fondeurs de cloches cl de facteurs d'orgues. Les meilleurs fondeurs furent Hyacinth, 1738-1798; Joseph, 1767-1841 ; Bonifaz, 1774-1828 : VlKTOR, 1828-1905 ; les facteurs d'orgues
ANDREAS, * 160."!; JOSEPH-MARTIN, * 1723; SlLVES
ter, * 1707, ipn travailla à Lucerne comme ses fils Silvester, * 1802 d GEORG, * 1810. -- Lauber : Wallis. Landeschronik 1030, n° 2. -- BWG VIL - Walliser Bote 1931, n» 70. [D. I.]
WALPERSWIL (C. Berne, D. Nidau. V. DGS). Com. et Vge paroissial. Au XIL' s., Vilar Walbert,
Villa Gualberti ; au XIIIe s., Vilar Warber, Walberwiler, Walpertswile ; au XIVe s.. Walprechtswile, Waltprechtzujil : au XVe s., Walperzwil. Traces de colonisation romaine près du Stadtzelgli. Le village était le siège d'une famille baronnale éteinte au XIIe s. Rilenta (Rolande) de Walperswil épousa en 1078 Ulrich de Glane. La baronnie de Walperswil devait englober les paroisses <|, ,-,■ nom et de Tâuffelen, avec le village de Siselen. Le château était situé sur la colline, du côté de Tâuffelen. Il en restait d'importantes parties au XIVes., avec la chapelle : actuellement on ne voit qu'un débris de mur. Le prieuré de l'Ile de Saint-Pierre y avait des biens au moyen âge, de même que quelques membres de la basse noblesse, vassaux des comtes de Nidau Le village passa à Berne en 1388 avec la seigneurie de Nidau. et constitua dans le bailliage le quartier de Walperswil qui englobait Biihl. Un maire est cité en 1259. La majeure partie des droits de dîme appartenaient à la cure. Le Beiechwald était un fief mouvant <\\i château de Nidau. La commune le reçut en fief héréditaire en 1511 avec le Mettenholz. L'église, citée depuis 1228, est certainement beaucoup plus ancienne. Elle était dédiée aux saints André, Marguerite et Pétronillc. La collai ion passa, probablement par héritage, aux comtes de Nidau ; ils en firent don en 1309 au couvent de Saint-Jean. Une chapelle existait près de la colline du château. L'église fut reconstruite vers 1500. Le village paroissial comptait avec Biihl 20 feux en 1453 : en 1783, Walperswil seul comprenait 64 maisons et deux forges. Un grand incendie détruisit 30 maisons, les 30-31 août 1824, allumé par Bend. Maurer. — Mémoires du pasteur G. -S. Lauterburg dans Bieler Jahrbuch 1932 et 1933. — P. Aeschbacher : Die Grafen von Nidau. — Le même : Stadt und Landvogtei Nidau. — A. Jahn : Kt. Bern. — P. Aeschbacher : Die Burgen des Kts. Bern, fasc. Seeland, sous presse. [Aeschbacher.]
WALRAS, LÉON, * h Évreux (France) 16 décembre 1834, f à Montreux 5 janvier 1910, fils d'Antoine Walras et de Louise-Aline Sainte-Beuve. Professeui d'économie politique à l'académie 1870. puis à l'université de Lausanne jusqu'en 1893, professeur honoraire. A fondé une école économique dite mathématique ou de Lausanne et dont les principes ont été exposés en 1874 dans ses Éléments d'économii politique pure et dans sa Théorie mathématique de la richesse sociale, 1883. A publié en 1861 une étude sur L'impôt dans le canton de Vaud. [M R.]
WALSER. Familles des cantons d'Appenzell, Grisons, Soleure.
A. Canton d'Appenzell. Vieux nom de famille très répandu, et dont les porteurs vinrent probablement au commencement du XVe s. du Walsertal en Vorarlberg à Altstàtten dans le Rheintal, d'où ils se répandirent dans le canton d'Appenzell. En 1437, on cite un Walser dans l'actuelle commune d'Oberegg. Une autre famille, venue postérieurement des Grisons, apparaît vers 1615 dans 1, Vorderland ; elle a donné de nombreux ecclésiastiques. En 1840, elle possédait la bourgeoisie dans dix rhodes extérieures. — 1. Gabriel, de Teufen, 1655-1730, pasteur à Wolfhalden depuis 1699, doven. — 2. Gabriel, de Teufen, fils du n» 1, * 18 mai 1695 à Wolfhalden, t 29 avril 1776 à Berneck, pasteur de 1721 à 1745 à Speicher, où il fut aussi maître d'école, historien et cartographe. Avec Barth. Bischofberger, il fut le plus notable chroniqueur appenzellois, s'il ne fut pas toujours le plus exact ; il servit souvent de référence aux historiens postérieurs et fut beaucoup lu du peuple. Éditeur de VAppenzeller Kaiender 1736-1745. En 1740 parurent la première et la deuxième partie de sa Neue Appenzeller Chronik, allant jusqu'en 1732 et accompagnée d'une carte du canton d'Appenzell dessinée de sa main. Une décision du Grand Conseil l'obligea à remettre au gouvernement, pour le conserver, le manuscrit de la troisième partie -e rapportant au Landhandel ; elle ne parut qu'en 1829 par les soins de Gabriel Rûsch, auteur d'une continuation de cette chronique. Son énergique intervention en faveur des Mous le lit condamner à une forte amende après la victoire des Durs, aussi répondit-il à un appel de la commune de Berneck en Rheintal en lii.~. où il s'occupa jusqu'à sa mort, à côté de ses fonctions