WALDSHUT
WALENSTADT
Médiation, dans AHVB XXII. — W. Martin : La Suisse et l'Europe 1813-1814. [H. Tr.]
WALDSHUT (Paix de) et WALDSHUT (Guerre de). Voir Mulhouse et Waldshut (guerre de). En outre A. Baumhauer : Die Belagerung Waldshuts 1468. — Karl Stettler : Ritter Nildaus von Diesbach. — MIVH XIII, p. 525.
WALDST/ETTE. Le ternie de Waîdstâtte appliqué à l'ensemble des cantons primitifs est aussi vieux que celui de Waldleute. Celui-ci apparaît en 1252 dans la plus ancienne charte de la ville de Lucerne ; le premier en 1289 : ze Swiz in der Waldstat. En 1309, le comte Wemher de Homberg était administrateur dans les Waldstâtten, et dès cette même date, le mot désigne communément les trois pays d'Uri, Schwyz et Unterwald. Dans les actes relatifs à l'arbitrage entre le duc Albert et les Confédérés, d'octobre 1351, les cantons sont appelés Stette und Waldstette. La formule Stett und Waldstett alterne ensuite régulièrement avec Stett und Lender. Lucerne reste distinct des trois cantons primitifs jusque dans les premières décades du XVe s. ; en 1433, dans le Livre d'argent du secrétaire de ville Etterlin, il est question du vier Waldstetten butid. Les quatre Waldstat ten sont alors fréquemment nommés, d'abord dans les recès des Diètes de 14(15 et 1473. Albert deBonstetten connaît l'expression Vier Waldstàtten comme étanl usuelle en 1479. L'ancien décanat de Lucerne modifia son nom en chapitre des IV Waldstàtten vers la fin du XVe s., et le lac de Lucerne, selon l'expression du moyen âge, est appelé à partir du XVIe s., Vierwald- ■itiit tersee ; déjà dans Stumpf en 1548 et Jos. Simmler en 1576. — La dénomination Vier Waldstddte arn Rhein servait à désigner les quatre villes de la Forêt-Noire autrefois sises en Autriche antérieure : Waldshut, Lau- IVnliurg, Sâckingen et Rheinfelden. — W. (Echsli, dans JSG 41. [H. Tr.]
WALDSTATT (C. Appenzell Rh.-Ext., D. Hinterland. V. DGS). Com. et Vge paroissial protestant. Armoiries : de sable à une église d'argent, couverte de gueules, entre deux sapins de sinople sur une terrasse du même. Plusieurs hameaux sont situés sur le territoire communal. Waldstatl est mentionné en 1374 dans un acte de partage. Dans un autre document, du 25 juil. 1415, la localité est désignée comme un lieu important, devant redevances à « Cunrat payger, bailli d'Arbon ». Il en résulte que Waldstatt était une ancienne possession des Rorschach-Rosenburg. Le village passa ensuite à Herisau, dont il se sépara en 1720, pour former une commune autonome et construire une église. Population : 1740, 652 hab. ; 1930, 1332. En 1789 fut construite une route reliant Waldstatt au Toggenbourg. Aujourd'hui la localité est une station de villégiature et balnéaire ; plusieurs sources thermales furent découvertes en 1772. — AU.— G. Walser : Appenzeller Chron. — G. Riiesch : Der Kt. Appenz. — J. Signer : Die Wappen d. Gem. d. Kts. Appenz. A. lih. — AHS 1916, 128. [E. Sch.]
WALDSTETTER, Ruth, pseudonyme littéraire de Martha Geering à Bâle, * 12nov. 1882 dans cette ville. Auteur de romans et poèmes scéniques. — Kurschners Deut. Literaturkal. — DSC. — Sehw. Schriftstellerlex. [C. Ro.]
WALDVOGEL. Familles des cantons de Lucerne, Schaffhouse et Schwyz.
A. Canton de Lucerne. — Procop, de Prague, orfèvre, bourgeois de Lucerne 1438, enseigna de 1444 à 1446 à Avignon l'art de l'imprimerie aux chrétiens et aux juifs, en utilisant des caractères en zinc et en fer. — Th. v. Liebenau : Ueberblick der Gesch. der Buchdruckerkunst der Stadt Luzern. [P.-X. W.]
B. Canton de Schaffhouse. Famille bourgeoise de
Stetten, mentionnée depuis 1530. Une branche de Neunkirch devint bourgeoise de Schaffhouse en 1835. Armoiries des Waldvogel de Schaffhouse :
d'azur au pélican d'argent terrassé de sinople. — 1. Joh.-Heinrich, de Neunkirch, du Petit Conseil 1827-1830, de la constituante 1831, conseiller d'État 1834-1842. — Festschrift des Kts.
Sehaffh. 1901. — J. Winzeler : Die Staatsumwdlzung von 1831 im Kt.
Traugol i Waldvogel.
D'après une photographie.
Sehaffh. — 2. Traugott, Drphil., de Stetten, * 1er déc. 1861 à Schaffhouse, t 24 déc. L930, maître secondaire à Ramsen 1884-1897, voyagea au Caucase 1892, député au Grand Conseil 1895-1897, maître d'agronomie au Strickhof 1900-1902, secrétaire de la ville de SchafThouse 1902-1906, conseiller d'État dès 1906. Il s'employa activement en faveur du progrès moral et matériel de l'agriculture ; fondateur de L'école d'agriculture, de l'école ménagère, des associations agricoles, du registre foncier cantonal et de l'office des mensurations, de la ligue contre la tuberculose et du sanatorium schaffhousois et thurgovien de Davos ; s'occupa de réformes scolaires, auteur d'un projet de loi scolaire. Député au Conseil national dès 1919 ; fondateur des services volontaires dans les colonies d'étudiants. Auteur de :
Reisebilder aus dem Kaukasus ; Reisebilder aus der Bretagne, etc. — Schaff.
Bauer, déc. 1930. — Sehaffh. Intelligenzblatt et Tageblatt 1930, n» 302. — SL 1930. — DSC. — Mitt.
nat. Ges. Sehaffh. 1922-1923. — US. — Reg. généal. de Schaffhouse. ■ — Armoriai schaffhousois 1852. [Stiefel.]
C. Canton de Schwyz. I. Vieille famille d'habitants du district de Schwyz, venue du Tyrol, déjà citée dans un rôle de 1628, bourgeoise du canton en 1798. Trois de ses membres tombèrent alors contre les Français. Armoiries : d'argent à trois sapins de sinople mouvant de trois coupeaux du même et accompagnés d'un oiseau d'argent. — II. Vieille famille d'habitants de la Marche, qui a donné quelques députés au Grand Conseil. Armoiries : une variante de la précédente, à un ou deux sapins. — Collections généal. de l'auteur. [M. Styger.]
WALENSTADT (C. Saint-Gall, D. Sargans. V. DGS). Petite ville, Com. et paroisse (F. Gull : Die Gemeindewappen des Kts. St. Gallen, p. 7) ne mentionne que le sceau ; il propose comme armoiries : d'azur à une ville entourée de murailles et de tours d'argent. Couleurs de la ville : blanc et bleu. En 831, Riva, Ripa Vualastad ; 966, Walahestade ; 1243, Walastade ; 1282, Walastat ; 1295, Walestat ; 1359, Walenstatt ; 1553, Wallenstatt. Le nom dérive de Wal = étranger, wàlsch ; Wûlsche Stad = rivage étranger. Selon le rentier impérial de Coire, de 831, il existait à Walenstadt une église, dont la collation appartenait en 1045 au couvent de Schânis. au XIIe s., au couvent de Pfàfers. Les patrons en étaient les SS. Luc et Florin. Au XIVe s. fut construit, attenant à l'église, un ermitage dont les religieuses avaient autrefois habité le voisinage de la chapelle de Saint- Georges à Berschis.
Originairement, Walenstadt faisait partie de la seigneurie autrichienne de Windegg. Au XIIIe s., apparaissent plusieurs ministériaux portant le nom de von Walenstadt. Au milieu du même siècle, l'établissement de la rive du lac devint une ville avec droit de marché. En 1263, il est encore question d'un ammann de Walenstadt, mais le premier avoyer est mentionné en 1282 : et en 1315 les portes de la ville. La commune participa à l'élection de l'avoyer ; elle proposait pour ce poste trois bourgeois établis parmi lesquels le bailli désignait l'avoyer. Le Conseil était composé de sept membres. Walenstadt possédait un tribunal de ville, jugeant les affaires civiles en première instance et chargé de la basse juridiction pénale. Depuis le milieu du XIVe s. la haute juridiction appartenait aux comtes de Sargans, mais leurs droits paraissent avoir été contestés. Dans le Habsburger Urbar les droits de police étaient attribués à l'Autriche, mais à L'époque des marchés (14 jours en mai et 14 jours à la Saint-Martin) c'était le comte de Sargans qui rendait la justice à Walenstadt. En 1379, le
WALENSTADT
WALENSTADT (LAC DE)
roi Wenceslas autorisa les gens de Walenstadt à ne comparaître devant aucun tribunal étranger et à donner asile aux bannis. Ces franchises furent confirmées par le duc Albert VI (1er janv. 1446), l'archiduc Maximilien (6 nov. 1487) et les cantons confédérés (11 juin 1502. 13 mai 1532, 20 juin 1553, 5 janv. 1674). Vers le milieu
Walenstadt. D'après une gravure du XVIIe s.
du XIVe s. l'Autriche remit Walenstadt en gage au chevalier Eglof von Ems, puis, le 23 janv. 1386, au comte Rudolf von Montfort. Elle racheta la ville en 1390 et la remit en gage au comte Frédéric de Toggenbourg (1408). Celui-ci ayant conclu une combourgeoisie avec Schwyz en 1417, le duc Frédéric d'Autriche dégagea Walenstadt en 1436 et voulut en exiger l'hommage. Mais les gens de la ville firent alliance avec Zurich, conjointement avec les gens de Mels, Ragaz et Flums. Une minorité, dirigée par l'ancien avoyer Nussbaumer, ayant pris le parti de l'Autriche, il y eut de vives querelles parmi les bourgeois. Le 2 mars 1438, le duc Frédéric remit en gage de 3000 florins du Rhin, aux cantons de Schwyz et Glaris, ses droits de seigneurie sur Walenstadt et le Gaster. Les gens de Walenstadt demeurèrent toutefois en relations avec les sujets révoltés du comte de Sargans, qui réclamaient l'indépendance du pays. Après la victoire des Confédérés sur le pays de Sargans (1440), Walenstadt fit sa soumission aux eau tons de Schwyz et Glaris et renonça à sa combourgeoisie avec Zurich. Durant la guerre de Zurich, en sept. 1440, Walenstadt fut occupé par des troupes autrichiennes, qui évacuèrent la place à l'approche des Glaronnais et des Sclvwyzois lesquels prirent possession de la ville. Mais, en décembre, celle-ci fut reconquise par une armée autrichienne et munie d'une forte garnison. Lors de la ca orpagne de février 1446, au cours de laquelle les Autrichiens furent battus près de Ragaz, Walenstadt ne fut pas attaqué ; la ville resta autrichienne et jura fidélité au bailli autrichien Michaelvon Freiberg (16 nov. 1446). Le duc Sigismond d'Autriche remit Walenstadt et le commandement de sa garnison au comte Wilhelm von Sargans. L'Autriche n'ayant pas remboursé au roui te ses dépenses, celui-ci se plaça en 1460 aux côtés des Confédérés ; Walenstadt fut pris par Uri, Schwyz et Glaris. Ces cantons estimèrent que Walenstadt devait être leur possession exclusive, mais une sentence
arbitrale, rendue à Lucerne le 27 février 1462, proclama que les anciennes possessions autrichiennes de l'Oberland devaient être propriété commune des VII cantons. Toutefois, la haute juridiction entre le Rotenbach et le Widenbach fut reconnue au comte de Sargans. Elle ne passa aux Confédérés que lors de l'achat du comté de Sargans en 1483 (bailliage commun de Sargans). Le 27 sept. 1798, les Français firent leur entrée à Walenstadt, suivis le 18 mai 1799 par les Autrichiens qui battirent les Français près de Mels, le 19 mai. Mais en novembre les Français réoccupèrent la ville. Les frais de nourriture, de cantonnement, etc., s'élevèrent, pour les années 1798-1801, à 193 590 francs, 8 batz. La République helvétique attribua Walenstadt au canton de la Linth et au district de Mels ; l'Acte de médiation de 1803 réunit ce district au canton de Saint-Gall. La Réformation fut surtout propagée à Walenstadt par le prêtre Vogeli, son frère, l'avoyer Kaspar Vogeli, et le prédicateur Florin, tandis que les partisans de l'ancienne foi étaient dirigés par l'avoyer Hans Bunzli. En 1530, la majorité de la commune se prononça en faveur de l'ancienne foi et décida d'installer un prêtre catholique. Mais les protestants se plaignirent que ce vote n'avait pas été conforme aux usages du pays, parce qu'on n'avait pas accordé droit de suffrage aux nonbourgeois et aux habitants de Quinten. Les catholiques s'en référèrent, quant aux non-bourgeois, au coutumier de la ville et à l'ancienne coutume et répondirent que les gens de Quinten appartenaient à la paroisse de Quarten. Une députation de Zurich et Glaris fut mal accueillie ; une délégation des VII cantons fut impuissante à amener une conciliation. Une assemblée communale décida, en mars 1531, l'établissement d'un prêtre catholique. Le 25 janv. 1459, une avalanche ensevelit 7 maisons et 39 personnes du quartier « zu Dorf ». En 1566, 650 personnes moururent d'épidémies. D'importantes inondations se produisirent, le 18 déc. 1589 et en juillet 1762. En 1742, la chapelle Saint-Oswald fut reconstruite : le 28 juin 1788, Mels fut séparé de la paroisse de Walenstadt et devint autonome. Le 1er juin 1799. un incendie provoqué par un soldat du régiment Rovéréa. détruisit 42 maisons, 24 écuries et coûta la vie à 35 personnes ; 16 maisons furent incendiées le 3 déc. 1861. Toute la plaine entourant Walenstadt fut menacée d'être transformée en marécage au milieu du XVIIIe s. en raison du manque d'écoulement qui se produisit à l'extrémité inférieure du lac. Les terrains furent asséchés grâce aux travaux de correction de la Linth, exécutés de 1807 à 1822. L'œuvre fut achevée par la correction de la Seez, commencée vers 1860. L'industrie de la chaux et du ciment fut fondée en 1861 ; celle des toiles peintes en 1862. En 1875 se constitua la paroisse protestante qui inaugura son église en 1906 ; en 1909, lut ouvert le sanatorium de Knoblisbùhl pour tuberculeux. Population : 1798, 948 hab. ; 1930, 3259. Place d'armes et École fédérale de tir depuis 1862. Le terrain et les bâtiments furent tout d'abord loués, puis achetés par la Confédération en 1912.
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WALENSTADT (LAC DE) (V. DGS). Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, le lac de Walenstadt (960 lacus riraiius) servaii aux communications entre l'Italie et les provinces nordiques de l'empire romain.