‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 101 sur 425 · BLONAY · texte numérisé non relu

BLONAY

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de sable, semé de croisettes recroisettées au pied Bché d'argent, au lion d'or armé et lampassé de gueules brochant sur le tout. Les principaux membres de cette

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Le château de Blonay en 1840. D'après une lithographie de J.-F. Waguer.

illustre famille sont : -- 1. AmÉDÉE I, avoué de Saint- Maurice K18D-1 li>S. - 2. Amédée II, avoué de Saint- Maurice et de Haut-Crêt 1134-1 150, qui disputa au comte de Savoie la possession du château de Chillon. — 3. Guillaume, prévôt de Lausanne, évèque élu de Sion 1176. — 4. VAUCHER II, frère du n° 3, avoué de Haut- Crêt, qui prit part à deux croisades et dut céder l'avouerie de Saint-Maurice au comte de Savoie. — 5. Pierre I, fils du n° 4, paraît avoir reconstruit le château de Blonay en 1175. Avec son frère, il donna en 1184 à l'abbaye de Montherond la dîme de Dézaley. — 6. VAU- CHER III, 1210-1224, co-seigneur de Vevey, croisé. — 7. Ay.mon, * 1269, qui acquit l'avouerie de Vevey du comte de Savoie. — 8. Jean, fils du n° 6, qui fut trois fois, de 1285 à 1304, bailli de Vaud. Souche de la branche vaudoise actuelle, il épousa Marguerite de Neuchâtel. — 9. Pierre II, son frère, souche de la branche des Blonay de Savoie restée catholique. — 10. Jean II, fut plusieurs fois bailli de Vaud de 1350 à 1392, et aussi bailli de Lausanne en 1383. -- 11. Nicolas, frère du n° 10, fut gouverneur d'Ivrée et ambassadeur du comte de Savoie auprès de l'empereur YVenceslas en 1383. — 12. Jean III, bailli de Vaud en 1427-1443, et représentant du duc de Savoie au concile de Bàle. — 13. Jean IV, 1499-1536, conseiller du duc de Savoie et beau-frère de l'évêque Aymon de Montfalcon. — 14. Jean-Daniel, posséda la baronnie du Chàtelard (acquise en 1596 par son père), qui passa ensuite à Etienne de Tavel, son gendre. — 15. Jean- François, 1586-1622, commandant du ban et de l'arrière-ban de la noblesse vaudoise. — 14. Jean- Rodolphe, céda en 17ÔO à Rodolphe de Graffenried la seigneurie de Blonay et le château familial que racheta son fils en 1806. — 15. Frédéric-Louis, 1798- 1868, officier au service de Hollande, puis député au Grand Conseil vaudois. — 16. Gustave, 1830-1900, qui acquit et restaura le château de Grandson. — 17. Aymon, * 1854, ingénieur à Berne, chef actuel de la famille. — 18. Etienne, 1861-1901, conseiller financier du prince Georges de Grèce, en Crète. — 19. GODEFROY, * 1869, fils du n° 16, indianiste. — Voir de Foras : Armoriai et Nobiliaire de Savoie. — F. de Gingins : Notes sur la maison de Blonay. — de Montet : Dictionnaire. — DHV. — Reymond : Hypothèses concernant l'origine de la famille de Blonay. -- Recueil des généalogies vaudoises I. — .1GS I. [M. R.l

BLONAY, Thiraut de. Orfèvre à Blonay (Vaud) en 1522. [M. L.]

BLONDEL, BLONDEIR, BLONDEIS, BLON- DET. Nom de plusieurs familles de Genève et du canton de Vaud.

I. Famille de Maclens (Savoie) qui détenait la charge héréditaire de monnayeur à Genève et à Grenoble, et a

donné de nombreux fonctionnaires.

Reçue à la bourgeoisie de Genève en 1501 avec Pierre et Thomas, fils de Jean, châtelain de Genève en 1461.

Armoiries : d'azur à une aigle de sable, becquée, couronnée et membrée d'or, posée sur trois monts de sinople, la patte dextre posée sur un livre ouvert, accompagnée en chef d'un soleil naissant d'or à dextre et d'une étoile du même àsenestre. — 1. Jacques, * vers 1507, du Conseil des Deux-Cents 1539, auditeur 1544, conseiller 1556, syndic 1560, lieutenant 1566. — 2. Pierre, fils du n° 1, * vers 1542, du Conseil des Deux-Cents 1569, curial de Peney et de Saint- Victor, du Conseil des Soixante 1597, f 1609. — 3. Philibert, frère du n° 2, * 1555, notaire 1580, du Conseil des Deux-Cents 1583, auditeur 1584, procureur général 1587-1588, et 1592-1594, conseiller 1594, secrétaire d'État 1595-1596, trésorier 1599-1601, syndic de la garde 1602. Après l'Escalade une enquête fut faite afin d'établir qui était responsable des négligences auxquelles les Savoyards avaient dû de pouvoir escalader les murailles de la ville. Blondel, comme syndic de la garde, fut interrogé, mais ses réponses parurent satisfaisantes au Conseil. Cependant le peuple n'était pas satisfait et s'agitait. Une nouvelle procédure eut lieu ; des faits d'une haute importance contre Blondel furent cachés — le procureur général étant son frère Joseph — et Philibert fut jugé négligent et non traître et destitué de sa charge de conseiller. En 1605, il demanda la révision de son procès, mais un nouveau procureur général fut nommé et les preuves recueillies contre Blondel parurent irrécusables. On découvrit qu'il avait eu des rapports avec d'Albigny au moyen d'un nommé Boymont et qu'il avait été averti par le syndic Andrion de l'arrivée des Savoyards. Blondel fut condamné à un emprisonnement de dix ans et à une amende de 2000 lb. Le nommé Boymont ayant été enfermé à l'Évêché fut trouvé assassiné le lendemain matin. Le porte-clefs de la prison, Gardet, mis à la torture, avoua être l'auteur du crime sur l'instigation de Blondel. Ce dernier, condamné à être roué et écartelé, fut exécuté le 1er septembre 1606. — Voir Emile Châtelain: Le syndic Ph. Blondel. — 4. Joseph. frère du n° 3, notaire 1589, du Conseil des Deux-Cents 1595, procureur général 1602, déposé en 1605 lors de la révision du procès de son frère. — Voir Rec. gên. suisse.

— Gai. Not. gén. [M.-L. G.]

II. Famille vaudoise et genevoise issue de Micholod, des Ravoires (par. de Martigny) qui, en 1351 se mit, avec son frère Mermod, sous la protection du comte de Savoie. — 1. François, bourgeois de Martigny, s'établit en 1544 à Grandvaux. Ses descendants sont bourgeois de Yillette et de Saint-Saphorin. — 2. François, f 1636, étudia à Lausanne, devint à l'Académie de cette ville lecteur en mathématiques et physique, professeur de philosophie 1613, de grec et de morale 1617, recteur 1617-1618, 1627-1628, pasteur à Saint-Saphorin 1628.

— 3. Pierre-Jacob, fils du n° 2, pasteur à l'Abbaye (Vallée de Joux) 1640-1649, à Saint-Saphorin 1649- 1661. — 4. Jean, fils du n° 2, pasteur à Dommartin 1673-1676, à Cheseaux 1676-1691. — 5. David, diacre à Chàteau-d'Œx 1654, quatrième pasteur à Lausanne 1654-1660.

Branche genevoise, issue de — 6. Jacques, demifrère du n° 2, dont le petit-fils, Jean-Abram, fut reçu habitant de Genève en 1739.-- 7. Gédéon-Paul, lui reçu maître-orfèvre en 1774, et bourgeois de Genève en 1776. — 8. Jacques-Edouard, agent de change, est connu par ses voyages en Orient rappelés par un ouvrage : Deux ans en Syrie et Palestine, 1838-1839. — 9. Auguste, 1854-1922, littérateur et poète couronné par l'Académie française. Député au Grand Conseil 1886-1895. A publié entre autres : Rodolphe Tbpffer, 1886 ; Fleurs de légendes, 1893 ; Échec à la reine, 1895 ; L'âme des choses, 1889. — 10. Aloys, fils du n° 9, 1883- 1918. étudia à Berlin et à l'École des Hautes Études de Paris. Poète de talent il mourut avant d'avoir rien

BLOÏZMKI.M

BLUMENSTEIN

publié. Une partie de son œuvre parut en 1919 sous le titre Poésies. - II. LOUIS, * 1885, fils du n" 9, architecte et archéologue, chef du service du vieux Genève, archéologue cantonal. A publié : Origine et développement des Lieux habités, Genève et ru ri mus, 1905 ; Le château <lr l'Ile ; Les Faubourgs de Genève au XVe S., dans MDG 4° V. ILouis Blondel.1

Branche italienne. — Enrichetta, 1791-1833, femme de Manzoni, l'auteur des Fiancés.

BLOTZHEIM. Voir Glutz.

BLUM. Familles des cantons Luccrne, Saint-Gall et Unterwald.

A. Canton d'Argovie. Famille fingue, citée à la

d'Argovie, Berne,

bourgeoise de Zofin du XVe s., bourgeoise en 1521. Armoiries : d'or à un cœur de gueules traversé de fleurs, sur trois monts de sinople. La descendance n'est pas certaine pour — l. BALTHÀSAR, t 1584, pasteur à Brienz, et — 2. Hans, intendant de l'hôpital, du Petit Conseil dès 1612, t 1630. — 3. Thomas, pasteur à Langnau, f 1604. La famille aujourd'hui encore florissante ne remonte de façon certaine qu'à — 4. MORITZ, * 1597, du Grand Conseil 1632, du Petit Conseil 1642, avoyer 1658, f 1665. — Voir Schauenberg : Stammre gister . — Archives de Zofmgue. [Gr/Enicher.]

B. Canton de Berne. — 1. Hans, secrétaire du tribunal 1427, chancelier de la ville 1440-1446. - 2. Heinrich, probablement bourgeois d'Unterseen, maître es arts, augustin à Interlaken, curé à Thurnen 1467 et vicaire à Saint-Beatenberg 1470, prieur du couvent d'Interlaken 1472. Il s'opposa aux Bernois dans leurs tentatives de placer le couvent sous un de leurs baillis, mais il fut destitué, arrêté le 9 septembre 1473 avec d'autres moines, et, selon Anshelm, enfermé dans le château de Weissenau Ses partisans se plaignirent à Rome le 18 janvier 1474. Après sa soumission, il fut réintégré dans sa charge qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1486. — Voir JSG IX, 76. — Wirz : Hegesten 4, 52. -- Mulinen : Beitrâge IV, 171. [E. B.]

C. Canton de Lucerne. Familles répandues dans le district de Willisau depuis le XVe s., bourgeoises de Lucerne en 1579. — 1. Joseph-Leonz, de Reiden, 1786-1859, chapelain de Hochdorf, écrivit : Der Goldene Bund von 1586 et Versuch einer Geschichte der Kirche Jesu-Christi in der Schweiz. — Voir Gfr. 16. — Estermann : Hochdorf. — 2. Franz, 1840-1899, de Pfaffnau, curé à Hitzkirch, doyen du chapitre de Hochdorf, exerça longtemps, à la tète du Schweizerischen Studentenverein, une grande influence sur la jeunesse catholique cultivée de Suisse. — Voir Gfr. 54. — Monatrosen 6-10 ; 43. — Griiter : Geschichte des Schweizerischen Studentenvereins. [S. Gr. et p.-x. W.]

D. Canton de Saint-Gall. Famille de Fussach. - Josef, médecin à Rorschach, joua en 1795 un rôle dans le soulèvement des sujets du couvent contre l'abbé de Saint-Gall, fit de l'agitation contre la constitution helvétique en 1798, puis modifia ses opinions. La landsgemeinde du 24 avril à Gossau lui enleva alors le titre de capitaine du pays. Il fut cependant député le 8 nov. 1802 avec J.-L. Custer par le canton du Sântis à la Consulta helvétique à Paris, où il s'éleva vainement contre le canton de Saint-Gall projeté. En 1803, il fut élu Mittelbarer au Grand Conseil, mais dut renoncer à son mandat, ne possédant pas la fortune exigée. — Voir Baumgartner : Gesch. des Kts. St.Gallen. — StGA XII. — ASH. [Bt.]

E. Canton d'Unterwald. Famille éteinte de l'Obwald, paroissienne de l'église de Sarnen. — Burkhardt tomba en 1444 à Saint-Jacques sur la Birse. — Voir Kuchler : Genealogische Notizen. — Obituaire de Sarnen. [Al. T.]

^ BLUMENSTEIN (C. Berne, D. Thoune. V.DGS). Coin, et paroisse mentionnée pour la première fois en 1285. En 1348, Pierre de Rarogne vendit la seigneurie de Blumenstein, le château et le droit de patronage à la ville de Berne. Peu après, Blumenstein passa aux Bur-

gistein, et, dans la suite aux Mônch de Mônchenstein, puis à Petermann von Krauchtal. Le droit de collation appartenait en 1439 aux vom Stein ; avec d'autres parlies de la seigneurie, il passa à Berne en 1522. Au XVe s., les Ritsch et les Bubenberg y axaient également des droits seigneuriaux qui, au XVIe s., furent en mains des May, <\r> Diesbach, des Kleberger, et d'une branche bâtarde des Walfenwyl. En 1642, le colonel Franz von Wattenwy] vendit la seigneurie à la commune qui remit la basse justice à Berne. Jusqu'en 1652, Blumenstein fit partie de la juridiction de Seftigen et forma avec Thierachern une seigneurie ; à cette date il passa au bailliage de Thoune. puis l'ut incorporé, de 1798 à 18U3, au dis-

L'église de Blumenstein. D'après une photographie.

trict de Oberseftigen, et enfin attribué définitivement au district de Thoune. Depuis la Réformation, la paroisse appartint au chapitre de Berne et fut réunie, de 1536 à 1544, à Amsoldingen. En 1676. quelques hameaux des paroisses de Thierachern et d 'Amsoldingen furent attribués à celle de Blumenstein et formèrent la communauté d'Ausser-Blumenstein qui constitua avec Inner-Blunienstein une paroisse. L'église, dédiée à saint Nicolas, aurait été fondée, d'après un vitrail de 1300 environ, par Johann von Weisscnbourg. L'édifice, avec sa tour romane et son chœur en gothique primaire est un des plus importants de la campagne bernoise. Il contient des vitraux remontant à l'époque de sa construction, 1300 environ. L'église fut reconstruite en 1505 et restaurée en 1545 ; la cure date de 1553.

La commune ayant participé à la guerre des paysans fut punie en 1653 ; elle souffrit d'une épidémie de peste en 1577 et d'un incendie en 1591. Aux XVIe et XVIIe s., elle connut des mouvements anabaptistes. Les bains furent construits au XVIe s. et reconstruit en 1770. Registres de paroisse dès 1561. — Voir FRB. — .4S.4 1881, p. 209. Kirchiichès Jahrbuch der

Schweiz 1897. - Bern. Kunstdenkmàler III. — MAGZ XXVI. [E.B.]

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