‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 100 sur 425 · BL1DECK · texte numérisé non relu

BL1DECK

suisse en Hollande, d'où il organise le service des étapes du front de l'Elbe, ainsi que la surveillance des côtes. Après la chute de Brème, il est refoulé jusqu'à Delfzyl et y demeure assiégé jusqu'au 22 mai 1814, où il se décide à arborer la cocarde des Bourbons et à rendre la forteresse. En 1815, il est commissaire fédéral des guerres et en 1816 colonel du 1er régiment suisse de ligne au service de France ; c'est en cette qualité qu'il réprime les troubles de Lyon en 1818. En 1824, il passe au service du roi d'Espagne Ferdinand VIII et se rend à Madrid, f 25 décembre 1832 à Strasbourg. Ses papiers sont

conservés à la Bibliothèque centrale de Zurich.

— Voir Matth. de Werdmùller : Nécrologie de Salomon Bleuler. — - H. de Schaller : Hist. des troupes suisses au service de France. — Nbl der Feuer werker Zurich 1871-1873.

— A. Maag : Gesch. der Scliweizertruppen 1807 - 1830. — Le même : 1812.

Le même : 1813-1815 —

— Le même : 1816-1830.

— Hellmùller : Die roten Schweizer 1812. — ZT 1915-1917. — 7. Salomon, * 7 janvier 1829 à Zurich, neveu du n° 6,

o . m ,j0™ ,o0^v pasteur à Glattfelden 1853-

Salomon Bleuler (1829-1886). V8rq fonrJatp,,r dp ,a «,„

D'après une photographie. \°f?' *0naa , ,r ?.e Ia,,S0.

ciete Mannerhelvetia, a ou

sortit plus tard le Schweizer Volksverein ; rédacteur de la NZZ sous la direction de Dubs, des Aargauer Nachrichten 1860, du Landbote, qu'il acheta et fondit avec le Tagblatt der Stadt Winterthur, dont il était devenu également propriétaire. Rédacteur et imprimeur du Grutlianer 1872-1878. Membre du Grand Conseil 1865- 1879, président de celui-ci 1871, membre de la commission de rédaction de la constituante de 1868, conseiller national 1869-1884. Secrétaire 1874, puis président 1875-1877 de Winterthour, bourgeois de cette ville 1875, t 12 février 1886. — Voir Landbote du 14 février 1886. — NZZ 15 février 1886. — F. Scheuchzer : Salomon Bleuler. — S. Zurlinden : Hundert Jahre II. — 8. Werner, * 1886, Dr en droit, secrétaire général du Département fédéral d'économie publique, professeur d'économie politique à l'université de Zurich.

III. Famille de l'ancienne commune de Riesbach, aujourd'hui réunie à Zurich, Bleuler im Hof. — 1. Johann-Jakob, * 1798, juge de district 1830-1839, grand conseiller 1836 1840, juge cantonal 1839-1846, t 1874. — 2. Hans-Konrad, frère du n° 1, * 1808, membre du Grand Conseil, président de la commune

de Riesbach, forestier et agriculteur distingué, tint de 1836 jusqu'à sa mort, en 1886, une chronique régulière des Kreuzgemeinden (communes incorporées aujourd'hui à la ville de Zurich). Une partie de ce travail a été publié en 1889 à titre de chronique de la paroisse du Neumùnster. — 3.Hermann, * 1837, ingénieur-mécanicien 1858, chef du bureau fédéral d'artillerie 1862, instructeur en chef de l'artillerie 1870, colonel 1871, commandant de la 6me division 1883, du 3me corps d'armée 1891-1904. Membre de la Commission de défense nationale, de la Commission des fortifications, etc. ; 7 février 1912. Le canon de 8,4 cm., se chargeant par la culasse, ordonnance de 1871 et 1879,

Hermann Bleuler.

D'après une photographie.

Konrad Bleuler.

a été construit par Bleuler lui-même, ainsi que l'obusier transportable de 12 cm., ordonnance de 1883, dont le modèle avait été conçu par lui en collaboration avec les colonels Gressly et Hirzel ; en 1883 viceprésident, de 1888-1905 président du Conseil de l'École polytechnique fédérale. — Voir J. Lichti : Die Schweiz. Feld- und Positionsarlillerie in der 2. Hâlfte des 19. Jahrhunderts. — Nbl. der Feuerwerker Zurich 1909. — NZZ 1912, N°s 182, 281.

— ZWChr. 1912, p. 65. — W. Bleuler-Moser : Erinnerungen an Oberst H.

Bleuler. — 4. Konrad, ingénieur, fils du n° 2, * 1847, membre du Grand Conseil 1884-1893 et 1911- 1916, conseiller d'État 1893-1911. Créateur des services électriques cantonaux (1907-1908), un des fondateurs de l'entreprise des forces électriques de la Suisse du Nord-Est, initiateur des usines de l'Etzel, colonel d'artillerie 1890; f 7 septembre 1921.

— Voir ZWChr. 1902, p.

169 ; 1908, p. 257. — NZZ 1921, n° 1344.

IV. Famille de Kiisnacht. — Henri, 1753-1826, connu sous le nom de « Capitaine Bleuler », parvint à se procurer en 1794 une copie des Sentences de Waldmann, de 1489, sur lesquelles les paysans riverains du lac appuyèrent leurs revendications. Il fut arrêté en 1795 et condamné 1s 2 septembre à 15 ans de prison. Sa peine, cependant, fut peu après réduite à 10 ans, et il fut remis en liberté en 1798. [D. F.]

B. Canton de Zoug. Ancienne famille de la ville de Zoug, venue probablement de Zurich. Plusieurs de ses membres entrèrent dans les ordres, notamment dans celui des capucins, ainsi le P. Joachim, * 1702, supérieur du couvent des capucins de Nàfels et le P. Eugenius, * 1735, vicaire à Nafels. La famille s'éteignit en 1821. — Voir Gfr. XXIII, 299. [W.-J. Meyer.]

BLIBNIT. Famille de la ville de Zurich, primitivement une branche de la famille Frei, éteinte à la fin du XVe s. — Jacob est prévôt de corporation de 1444 à 1463, grand-bailli à Meilen 1454-1456 et 1459-1460 ; t 1463. [D. F.]

BLICKENSTORF (C. Zoug, Corn. Baar. V. DGS). Une des quatre localités de la Com. de Baar, connue par l'extraordinaire étendue de ses communaux. Pour pouvoir y participer, il fallait être propriétaire d'une maison à Blickenstorf. Ces maisons, limitées au nombre de 22, jouissaient d'un droit d'immunité. Les nobles de Schnabelbourg possédaient des propriétés et des droits à Blickenstorf qui passèrent dans la suite à l'Autriche, puis, vers 1300, au couvent de Cappel. Les droits de haute et de basse justice furent cédés en 1513 par l'abbé Ulrich, de Cappel, à la ville de Zoug. Durant la guerre de Zurich (23 mai 1443) et lors des guerres de Cappel (26 mai 1531), le petit village fut réduit en cendres. Après ce dernier incendie, seule la maison paternelle de Hans Waldmann resta debout, mais elle disparut aussi dans un incendie en 1889. Au-dessus du village, à l'issue de la gorge de Bachtalen, se trouvait autrefois un retranchement (Letzi). — Voir ZUB. — Stadlin : Geschichte von Zug. — • K. Schumacher : Aus der Dorfdrucke Blickenstorf. — A. Weber : Hans Waldmanns Geburtshaus, dans Zuger Nbl. 1888. — G. Meyer von Knonau : Rappeler Regesten. [A. w.]

BLICKENSTORFER. Ancienne famille de la partie Nord du district zuricois d'Affoltern, mentionnée pour la première fois en 1412 à Hedingen. Elle tient son nom de la localité zougoise de Blickenstorf. [J. Frick.]

BLIDECK (BLIDEGG, BLYDECK , PLEY- DECK) (C. Thurgovie, D. Bischofszell, Com. Zihlschlacht. V. DGS). Château d'une famille des minis-

BLITZINGEN

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tériaux de l'évêque de Constance, mentionnée de 1212 à 1338. La seigneurie de Blideck, qui comprenait les villages de Zihlschlacht, Sitterdorf et Dozwil, appartint aux Ryf de 1377 à 1569. Les propriétaires ultérieurs furent : les von Hallwil (1577-1734) ; les Giele von Gilsperg (1734) ; les von Thurm et Valsassina (1765- 1845). Le château était un fief de l'évêché de Constance et les villages un fief de l'abbaye de Saint-Gall. — Voir Rahn : Die mittelalterlichen Architektur- Kunstdenkmàler des Kant. Thurgau. [Sch.]

BLITZINGEN (C. Valais, D. Conçues. V. DGS). Com. et paroisse, composée des hameaux de Blitzingen, Bodmen, Gadmen, Wyler et Ammern (autrefois Amoltern) et mentionnés dès le XIIIe s. Blitzingen fit partie de l'ancien comté de Couches. Il se racheta en 1837 et 1838 des dîmes dues à l'église paroissiale de Biel et à la commune d'Ulrichen. Au spirituel, il dépendit d'abord d'Ernen, puis forma dès 1666 une paroisse avec Niederwald, fonda en 1818 un rectorat, bâtit l'église en 1844 et devint paroisse autonome en 1877. Population : 1829, 235 hab. ; 1910, 187. — Voir BWG III, 334. [L. Mr.]

BLOCH. Famille de la ville de Soleure et d'Oberbuchsiten. — 1. Augustinus, O. S. B., abbé de Fischingen 1776. — 2. Josephus, O. S. B., moine à Saint-Gall 1774, auteur de travaux historiques. — 3. Johannes,

* 20 août 1762, membre du Petit Conseil de Soleure 1803-1806 et 1810-1831, et de la Constituante de 1802. — Voir LLH. — ASHR VII, p. 1161, 1230. — Staatskalender des Kant. Solothurn 1914. — Soloth. Kantonsblatt 1803, p. 56 ; 1810, p. 74. — 4. Ambrosius, * 11 décembre 1768 à Œnsingen, prêtre 1791, maître de philosophie et de théologie au couvent de Mûri ; abbé 1816- 1838. C'est sous son administration que furent promulgués par le Grand Conseil les décrets instituant l'administration séculière des biens des couvents (1835), la défense de recevoir des novices et la fermeture de l'école du couvent. L'abbé Ambrosius se réfugia alors dans la seigneurie de Klingenberg (Thurgovie) appartenant au couvent, puis dans le couvent d'Engelberg. f 5 novembre 1838. — Voir P.-M. Kiem : Gesch. des Klosters Mûri II, 348. — KKZ 1838. [G. Wiederkehr.]

BLOCH. Plusieurs familles Bloch, d'origine israélite, venues d'Alsace ou de France, ont acquis l'indigénat de quelques cantons suisses. A l'une d'elles appartient — Jules, * 1877 au Locle, fabricant de munitions de guerre pour la France à La Chaux-de-Fonds pendant la guerre mondiale. [L. S.l

BLOCHER. Famille établie à Meiringen au commencement du XIXe s., plus tard à Bâle. — 1. Eduard

* en 1870, pasteur à Sidi Bel Abbès (Algérie) de 1894 à 1898, à Sion de 1898 à 1905, dès lors à Zurich. — 2. Hermann, frère du n° 1, * en 1872, député au Grand Conseil 1902-1910, conseiller d'État à Bâle 1910-1918, secrétaire de Légation à Stockholm dès 1921. Auteur de plusieurs écrits en faveur de l'abstinence. [C. Ro.]

BLOCUS CONTINENTAL. La loi du 10 brumaire an V (31 octobre 1796) prohibait l'importation et la vente des marchandises anglaises sur le territoire de la République française. Alliée de la France dès 1798, la Suisse subit le contre-coup des mesures protectionnistes qui se succédèrent. Dès 1803, Napoléon prétendit assimiler son territoire à celui de la France. Le décret de Berlin, du 21 novembre 1806, complété par celui de Milan du 17 décembre 1807, érigeait le blocus continental en un système politique auquel la Suisse fut incorporée. Le décret de Trianon du 5 août 1810, visant les denrées coloniales, complété par le décret de Saint- Cloud, du 12 septembre de la même année, vint augmenter le nombre des prohibitions. La Suisse, pourtant, avait réussi à se procurer de nouvelles ressources et de nouveaux débouchés. Elle fut, dès lors, accusée par la France d'être le foyer de toute la contrebande britannique en Europe. Le Tessin fut occupé militairement. Aux portes mêmes de la Suisse, dans la principauté de Neuchâtel et à Genève, chef-lieu, dès 1798, du département du Léman, les marchandises anglaises étaient brûlées sur les places publiques. Menacée dans son indépendance, la Suisse fit procéder à des séquestres dont toute la population souffrit. Bientôt, son isolement

DHBS il — 14

économique fut complet. Un inspecteur des douanes françaises, Lothon, fut envoyé en Suisse pour vérifier l'exécution du décret. Grâce à une démarche personnelle du landamann de Wattenwyl auprès de l'empereur, le transit des cotons pour le Levant fut autorisé dès le 24 décembre 1810. Les manufactures, elles, étaient acculées à la ruine. Les désastres de l'armée impériale en Russie eurent pour conséquence la réapparition en Suisse de la contrebande et de la spéculation. Le 26 novembre 1813, la Diète, à la faveur de la déroute napoléonienne, put, du reste, supprimer les établissementsfrontières, de même que les charges imposées par le tarif de Trianon. La crise laissa le peuple affaibli. La réouverture aux produits britanniques, sans transition, des portes de l'Europe, causa presque autant de désarroi que le blocus continental qui avait failli faire sombrer la Suisse dans la misère. — Voir B. de Cérenville : Le système continental et la Suisse. — Ed. Guillon : Napoléon et la Suisse. — Ed. Chapuisat : Le commerce et l'industrie à Genève pendant la domination française — Ed. Chapuisat : La municipalité de Genève pendant la domination française. [Ed. Ch.]

BLŒSCH. Famille bourgeoise de Bienne, mentionnée dès le XVIe s. Armoiries anciennes : de gueules à une bande d'or chargée d'un taureau de gueules ; nouvelles : de gueules à une bande d'argent chargée de trois étoiles d'azur. — 1. Bendicht, f 1588, membre du Conseil, premier aubergiste de la Couronne, membre du tribunal des mœurs ; en 1586 capitaine du contingent allant dans les Grisons. — 2.

Hans-Peter, 1612-1680, capitaine de la ville et membre du Conseil, député de Bienne à la Diète de 1674 à 1677. — 3 Johann-Heinrich, 1690-1766, en 1731 secrétaire de ville et bourgmestre de Bienne. Auteur de : Mémoire sur la ville de Bienne. — 4. Fritz, 1810-1887, industrie], membre du Grand Conseil. - 5. Eduiird-KiHjen, * 1807 à Bienne, fit des études juridiques et entra au Grand Conseil en 1838. Landammann en 1841, il représenta le canton de Berne à la Diète lors de l'affaire des couvents d'Argovie.

Dès 1846, il fut le chef du parti conservateur, qui l'emporta aux élections de 1850. Entré au Conseil d'État, Blôsch eut à s'occuper de l'élaboration des lois sur les communes, l'église, le mariage, l'école, etc. Il déclina une réélection en 1858, rentra en 1864 au Grand Conseil.

dont il fut vice-président en 1865, et mourut le 7 février 1866, peu après avoir été réélu président.

Blôsch remplit encore diverses fonctions : auditeur en chef de l'armée lors du Sonderbund, conseiller national 1851, président de ce corps Tribunal fédéral 1854. La ville accorda la bourgeoisie d'honneur de Berne en 1866. — Voir ADB. —

Eduard-Eugen Blôsch.

D'après une photographie.

1858, président du de Berthoud lui en 1846 et la ville E. Blôsch: Eduard Blôsch und dreissig Jahre bernische Geschichte. — 6. C.esar-Adolf, * 1804, médecin, étudia à Zurich et Gôttingue, travailla dans les hôpitaux de Berlin et de Paris et s'établit à Bienne en 1827. Membre du Conseil général et du Conseil communal de Bienne, il prit jusqu'en 1862 la plus vive part à la politique de sa ville natale. Il a le mérite d'avoir mené à chef l'accord de séparation entre la commune et la municipalité. Auteur d'une série de travaux historiques dont le plus important est : Geschichte der Stadt Biel /nul Unes Pannergebietes. Réorganisateur des archives de la ville, t 10 novembre 1863.- 7.GUSTAV, fils du n° 6, 1828-1881, présidenl

Juin 1922

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HLONAY

du

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tribunal, juge cantonal, auteui Stadt llirl 1367 ; Chr.

Emil Blûsch.

D'après une photographie.

de: Zerslôrung v. Biel. — 8. Eduard, 1835-1903, fils du n° 5, avocat et notaire, fondateur de l'école du dimanche qu'il dirigea pendant 30 ans, il s'occupa aussi activement de la mission intérieure, de l'orphelinat des jeunes filles, de l'institut de Brùnnen ; fondateur de la Société de prévoyance en cas de maladie. — SBB V. —9. Emil, fils cadet du n° 5, * 1838, étudiala théologie àBerne, Heidelberg et Berlin, pasteur à Laupen en 1864. Il résigna ses fonctions en 1875 et entra aux Archives de l'État de Berne ; premier bibliothécaire de la Bibliothèque de la ville de Berne 1878 ; président de la Société d'histoire du canton de Berne. En 1891, il fut nommé professeur extraordinaire d'histoire religieuse moderne à l'Université de Berne, et la même année, la ville lui donna la bourgeoisie d'honneur. Dr honoris causa des Universités de Zurich et de Lausanne, f 1900. — Voir SBB V, avec bibliographie.— Bettelheim : Biogr. Jahrbuch V. -- 10. Hans, fils du n° 9, homme de lettres, * 26 décembre 1878 ; publie les œuvres complètes de Jeremias Gotthelf. — Voir DSC. [w. Bourquin.]

BLŒTZER, Joseph, * 3 mai 1849 à Wiler (Lôtschental), jésuite, ordonné prêtre le 29 août 1886 à Ditton (Angleterre), il exerça une activité d'instituteur et d'homme de lettres dans ce pays, puis en Hollande et au Luxembourg. De 1899 à 1903, il fut rédacteur des Stimmen ans Maria Laach et fit paraître en 1905 Die Katliolikcnctnanzipation in Grossbritannien und Irland. t 7 juillet 1910 à Trêves. — Voir BWG. — Stimmen ans Maria Laach 1910. \D. i.]

BLŒWER (BLŒUWER, BLÙWER, à l'origine zen Blœwen) . Famille éteinte du canton d'Uri, établie principalement à Ripshausen, mentionnée déjà en 1280. — 1. Heinrich, d'Erstfeld, mentionné en 1422 et 1436, est appelé banneret dans l'obituaire d'Erstfeld. — 2. Sébastian, 1586, fut le dernier de sa race. — Vpir Gfr. 36, 265 ; 43, 50. -- Wymann : Schlachtjahrzeit von Uri. — Obituaires de Schattdorf et d'Erstfeld. [j. Mùller, A.]

BLOIS (ACCORD DE). Le traité du 19 avril 1589, est aussi appelé traité de Sancy, du nom de son promoteur, Nicolas de Sancy, ambassadeur extraordinaire d'Henri III, qui poussa les Genevois, le 10 avril 1589, à conclure avec la France une alliance contre la Savoie. Henri III s'y engageait à soutenir Genève dans son extension territoriale aux dépens de cette puissance. La ville devait en outre prendre le pays de Faucigny en séquestre jusqu'au paiement complet des sommes avancées ou à avancer par elle à la France soit en espèces seul en vivres et matériel de guerre durant les hostilités en cours. Les parties contractantes s'engageaient à ne pas conclure de paix sans entente préalable. Ratifié le 19 avril 1589 à Blois par Henri III et le 20 octobre 1592 à Saint-Denis par Henri IV, l'accord demeura lettre morte. — Voir AS I, V 1. — Spon : Hist. de Genève II. - Fazy : La guerre du pays de Gex. — Thourel : Histoire de Genève IL — Dierauer III. [A. R.] BLOMONT. Voir Blamont.

BLONAY (G. Vaud, D. Vevey. V. DGS). Com. formée des trois Vges de Tercier, Cojonnex et Chevalleyres. Armoiries : d'or à deux cœurs vides et entrelacés de gueules, l'un des deux renversé. La plus ancienne mention de cette localité, Blunai, se trouve dans une liste de cens en faveur du chapitre de Lausanne, de l'an 1000 environ. Berceau de la famille seigneuriale du même nom. Château imposant, que l'on sait avoir été cons-

truit, ou plus probablement reconstruit en 1175. mais qui a été agrandi et considérablement remanié au \\' s. Registres de naissances et de mariages dès 1624, de décès dès 1706 (lacunes de 1720 à 1744;. lil IV. [M. R.]

BLONAY. Maison féodale de dynastes du Pays de Vaud, que les uns l'ont descendre des sires de Faucigny (de Gingins), d'autres des comtes de Savoie (de .Mont et), ou bien des comtes et rois de Bourgogne (Reymond). Suivant cette dernière version, ils descendraient d'un Luithard possessionné à Blonay vers l'an 1000, frère de l'évêque Henri de Lausanne, cousin du roi Rodolphe III et oncle à la mode de Bretagne d'Humbert - aux - Blanches - Mains, comte de Savoie. Luithard serait le père d'Otton, avoué de Saint- Maurice, père d'Amédée de Blonay et de Vaucher d'Oron. Amédée est le premier qui prend ce nom (de Bloniaco) en 1108, dans une charte en faveur de l'Abbaye d'Abondance qui le met au premier rang des principaux seigneurs du Chablais. A partir de cet Amédée. la généalogie se poursuit de degré en degré rigoureusement documentée, jusqu'aux temps actuels. Les Blonay ont possédé les seigneuries de Blonay, de Corsier, de Saint-Légier, la co-seigneurie et l'avouerie de Vevey, les seigneuries de la Tour-de-Peiîz, de Joux, de Saint - Paul, de Montigny, de Sales, Vaulruz, Carouge, Mézières, Font, la co-seigneurie de Bex, la baronnie du Châtelard. Un rameau, éteint au XIV1' s. a donné la famille des

Gont'anon des Blonay. Armoirie d'un seul côté. Archives du château de Blonay. Grandeur originale : 41 cm. sur

27 cm.

majors de Loèche. Du XIIIe au XVIe s., les Blonay sont intéressés dans tous les événements politiques et militaires de Savoie : conseillers ou chambellans, ambassadeurs, baillis de Vaud, etc. La prise du Pays de Vaud par les Bernois vint mettre un terme au rôle politique des Blonay; très attachés à la terre vaudoise et à la Savoie, ils surent cependant, sous le nouveau régime, conserver leur rang et leur situation. Armes :

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