‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 105 sur 425 · HOC HATE Y · texte numérisé non relu

HOC HATE Y

HOCKENKKIKC;

aux Manuel de Berne, aux Diesbach de Bellerochc ; enfin en 1676 à une branche de la famille de Loys, d •

Lausanne, à laquelle appartenais Charles-Guillaume (1695-1754), l'historien, connu sous le nom de Loys de limitai, qui légua sa riche bibliothèque à l'Académie de Lausanne. Le domaine de Bochal es1 encore entre les mains de celle famille. -- DHV. [M. R.l

BOCHATEY. Famille citée à Salvan an XVIe S., représentée dans la suite à Saillon, Martigny, à Saint- Maurice. -- Claude, chanoine de Saint-Maurice 1826, procureur 1835, t 1853. [Ta.l

BOCHET, BOCHETI, BOUCHET. Nom de famille assez répandu dans la région de Genève. De nombreux Hochet furent reçus bourgeois de celte ville aux \\ ■ et XVIe s. sans qu'il soit possible de les rai tacher les uns aux autres. — I. Famille remontante PERRET, vivant en 1367, à laquelle appartiennent — JEAN, procureur en 1409. — Jean, conseiller 1439-1446, syndic substitué en 1446. — II. Famille issue de Jean, f avani 1 155. Elle possédait des biens aux territoires de Chêne, Chatagnier à la Forêt, Plainpalais, Frontenex, etc. —

III. Reymond, fils de Hugues, notaire au Bouchet (Savoie), bourgeois de Genève 1488, vice-châtelain du Gaillard 1528, notaire à Annemasse. — .Nicolas, fils du précédent, du Conseil des Deux-Cents 1522, 1527, des Cinquante 1525, dizenier de Longemale avant 1532. —

IV. Aimé, fondeur de cloches en 1483-1484. — Michel, du Conseil des Deux-Cents 1530, 1535, 1536. — Voir Arch. d'État Genève : T et D ; fief Bochet ; Analyse des notaires. — SKL. [M.-L. G.]

BOCHLI. Famille bourgeoise éteinte de la ville de Soleure. — 1. Hans, forgeron, de Dietwil, est mentionné en qualité de bourgeois en 1491. — 2. THOMANN, du Grand Conseil 1512, Jungrat 1528, du Conseil secrel 1534, recteur de l'hôpital 1534-1550, bailli de Mayenthal 1536, de Gilgenberg 1539. — 3. Urs, avoyer d'Olten

BOCHSLER.

[J. K.] Famille de Saint-Gall mentionnée dès le XVe s , bourgeoise d'Uznach. Armoiries : d'or à un bouquetin de sable tenant une double croix tréflée de gueules sur trois monts de sable. — 1. Balthasar-Joseph, cité en 1727 comme landammann du comté d'Uznach. — 2. Joseph-Anselm, * le 8 avril 1716, fie 15 mai 1778 comme curé de Gossau, docteur en théologie et protonotaire apostolique. — 3.

Johann-Baptist, fils du n° 1, * le 17 octobre 1727, élu abbé de Pfàfers le 31 janvier 1769 sous le nom de Benedikt I. f le 19 nov. 1805. Il fit construire en 1785 la nouvelle église de Vilters et fut obligé de s'enfuir sous le gouvernement helvétique. En 1805, il s'engagea à fournir au gouvernement de Saint-Gall une subvention de 2000 il. pour un institut d'éducation. — 4. JACOB- Anton, * le 2 août 1746, f le 14 novembre 1822, d'abord administrateur des bains de Pfàfers, puis sénateur du canton de la Linth 1798, membre de la Chambre administrative 1800, sous-préfet 1802. Après la création du canton de Saint-Gall, en 1807, il devint ammann de la commune d'Uznach et en 1814 président de la commission qui s'occupait de l'annexion d'Uznach à Schwyz ; peu après il reprit l'administration des bains de Pfàfers. - - Voir Gfr. 34, 259. - - LL. — Ruggle : Gesch. der Pfarrgemeinde Gossau, p. 431. — - Baumgartner : Gesch. des Kts. St. Gallen (faussement Boxler). - ASHR. — Gruss der alten Grafschaft Uznach, p. 67 (où il est appelé faussement Johann- Anton). — Arch. du chapitre. [J. M.]

BOCHSLER. Famille éteinte de Kùsnacht (Schwyz), mentionnée déjà en 1373. En 1632, maître Hans- Jacob fut reçu bourgeois avec ses fils. — Voir Propsteirodel Luzern. — Ratsprotokoll Kùssnacht. [Al. T.]

BOCION. Famille de Bournens (Vaud) dès le XVe s., et de Lausanne dès 1815. A donné — François-Louis- David, peintre-paysagiste, * à Lausanne le 30 mars 1828, t le 13 décembre 1890, élève de Steinlen, à Vevey, de Bonnet, à Lausanne, de Grosclaude et de^Ch. Gleyre. à Paris, professeur à Lausanne dès 1849 à FÉcole indus-

trielle cantonale. Son œuvre esi considérable; à côté de tableaux d'histoire et de portraits, La Dispute religieuse de Lausanne, La Bataille de Morgarlen, il fui suri oui le peintre du

Léman. [A.B.]

BOCK, Il \\s. l'ancien, de Saverne, * vers 1550.

peintre el dessinateur mentionné à Bâle en 157.!

où il en! re cel te année-là dans la corporation zum Himmel. Bourgeois de Bâle 1573. Il a fait de nombreux portraits, entre au1 ie- relui de Félix Platter. En 1579, il fut chargé par le Conseil de Bâle de restaurer un grand ta bleau de Holbein, et en 1608 de décorer l'hôtel de ville. Il travailla quatre ans à cet édifice, avec la FrancoU-Louis-David Bocion.

... j r, I) après une photographie,

collaboration de ses fils ' e & r

Félix et Peter. Il s'occupa aussi de lever des plans géométriques et acquit dans ce domaine une certaine célébrité, f 1623 ou 1624. Père des peintres suivants : Hans, le jeune ; Félix, Niklaus, Peter, Emantjel. — SKL. [L.S.]

BOCK, Peter. Peintre-verrier, de Zurich, reçut en 1585 le droit de bourgeoisie d'Uri. En 1580-1582, il travailla pour l'église d'Altdorf et donna à la chapelle du Riedertal un vitrail à ses armes. Membre de la corporation de l'Autruche à Altdorf, f avant 1594. — Avec Fridli, peintre-verrier, mentionné en 1601, la famille s'éteint — Voir Landleutenbuch aux Archives Uri. — Archives Erstfeld. — Hist. Nbl. von Uri 1912. —

SKL. [J. MULLER, A.j

BOCKEN (C. Zurich, D et Corn. Horgen. V. DGS) Hameau mentionné en 1250, Buccunbach, propriété du couvent de Cappel. Vers 1650, le bourgmestre Werdmùller y fit construire une maison de campagne fortifiée, qui fut transformée en 1775 en établissement decure. Une école ménagère y fut installée au XIXe s. Le 28 mars 1804 eut lieu un combat à Bocken entre les troupes zuricoises et des révoltés. — Voir art. Bockenkbieg. — ZWChr. 1911, p. 468-469.— t/Z II. —H. -F. Escher : Beschreibung des Ziirichsees. [A. K.]

BOCKENKRIEG (Guerre de Bocken). On a appelé de ce nom le soulèvement des habitants de la rive gauche du lac contre la ville de Zurich, en mars 1804. La suppression de certains droits populaires et la loi de décembre 1803 sur le rachat des cens fonciers et des dîmes avaient soulevé le mécontentement des populations de la campagne zuricoise. Une pétition, lancée dans le district de Winterthour, provoqua l'arrestation de ses auteurs ; une autre partit de Richterwil, mais le gouvernement n'en voulut rien savoir. Au contraire, il exigea de chaque citoyen qu'il prêtât serment à la Constitution et aux lois. Les communes riveraines du lac s'y refusèrent et accueillirent par des injures les membres du Conseil venus pour présider à la cérémonie. Le 20 mars, le gouvernement mit sur pied 500 h. et demanda l'intervention fédérale. Le lendemain, il nommait une Commission d'État extraordinaire, composée de cinq membres, avec pleins pouvoirs pour prendre toutes les mesures nécessaires au rétablissement de l'ordre. Les 24-25 mars, le château de Wâdenswil fut incendié par des fanatiques. Le gouvernement zuricois mit à la tête de ses troupes le colonel Jacob-Christophe Ziegler qui, le 28 mars, s'avança avec un millier d'hommes contre les insurgés de la rive gauche du lac. Ces derniers, qui avaient pour chef Jacob Willi, lui infligèrent des pertes sensibles, particulièrement à Bocken, au-dessus de Horgen, et l'obligèrent à se retirer à Zurich. Les cantons envoyèrent de nouveaux renforts à Zurich, et Ziegler reprit la campagne, les 3 et 4 avril, avec plus de 3000 h. Mais les troupes de Willi s'étaient déjà débandées, et il ne restait plus à Ziegler qu'à occuper les communes rebelles. Un

BOCKHORX

BODENSTEIN

tribunal militaire extraordinaire fut. institué par le landammann de la Suisse, Nicolas-Rodolphe de Wattenwyl. Le 25 avril, les principaux chefs rebelles, Willi, Schneebeli et Hâberling furent condamnés à mort et exécutés le même jour. Le 28 avril, le tribunal militaire fut dissous, et le soin de prononcer les autres condamnations remis à la justice zuricoise. Les communes rebelles furent frappées de lourdes contributions : Wâdenswil eut à payer 50 000 fl., Richterswil 15 000, Horgen 30 000, etc. — Voir Diindliker : Gesch. der Stadt Zurich III, 173. — Dierauer V. [L.S.]

BOCKHORN. Ancienne famille de la commune zuricoise d'Albisrieden, qui se trouve déjà en 1334 dans la localité avoisinante d'Altstetten. [J. Frick.]

BOCKLI (lat. Bochilinus). Famille de chevaliers de Zurich qui s*établit aussi à Lucerne ; mentionnée à Zurich de 1225 à 1360 environ. Armoiries : d'argent au bouquetin de sable.

A. Canton de Zurich. — 1. Friedrich, bailli impérial de Zurich en 1247, chevalier et membre du Conseil de carême de 1253 à 1256. — 2. Hugo, sous-diacre, maître-ès-arts, recteur de l'église d'Affeltrangen et de Birmensdorf (Zurich), chanoine de la prévôté (dès 1255) et de l'abbaye de Zurich, d'Embrach 1260, et prévôt 1269, juge pontifical dans un procès du chapitre de Beromûnster de 1278 à 1281, f le 18 avril 1288. - 3. Wilhelm, chevalier, membre du Conseil d'été 1260, du Conseil de carême de 1272 à 1292, f le 13 avril 1292 à la bataille de Winterthour. — Voir UZ. — Monum. Germ. hist. necrol. — Gfr. 42, p. 211-229. — UBer. I. — Freiburger Diôcesan-Archiv I, p. 239. — MA GZ XXIX, p. 31. [C. B.]

B. Canton de Lucerne. Branche de la famille des chevaliers de Zurich, citée de 1285 à 1439 environ. — 1. Heinrich, témoin en 1285, arbitre pour Lucerne en 1297. — 2. Werner, fils du n° 1, bourgeois en 1314, grand conseiller 1318. — 3. Johann, fils du n° 2, chevalier 1330, ammann de Lucerne ; en 1331, il reçut en fief héréditaire la charge de maire et de cellérier. Le 12 mai 1336, il fut banni de Lucerne ; ammann de Zoug 1358, bailli de Botenbourg, de Zoug 1364, administrateur à Meyenberg en 1370, maire d'Emmen 1372, t vers 1382. — Voir Gfr. Registre. — Kopp : Gesch. — Arch. d'Emmen. [P.-X. W.]

BOCSOZEL, Hugues de, châtelain de l'Ile et vidomne à Genève dès 1293, appartenait à une ancienne famille du Dauphiné. Boussesel, la première victime de l'Escalade, était très probablement de la même souche. Armes : d'or au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux traits. — Voir Regeste genevois. — Lalanne : Dict. hist. de la France. — Dufour-Vernes : Les défenseurs de Genève à V Escalade. — MDG XXVIII. [M.-L. G.]

BOCZOZEL, Jaques de, originaire de Savoie, bailli de Vaud pour le comte de Savoie 1314-1321. [M. R.]

BODAN (Le), appelé aussi Lac de Constance (V. DGS). Il a porté successivement les noms de lacus Venetus, lacus Acronus, d'après Pomponius Mêla (40 apr. J.-C.) ; lacus Brigantinus, d'après Pline (70 apr. J.-C.) ; lacus Acronianus, lacus Potamicus en 850, au moyen âge Bodama (Bodman) dans le Palatinat franc, Bodinsè en 1087. En allemand Podmansee, Bodmen-, Bodem- en 1200, Bodensee. L'appellation de Bodan par opposition à Léman est de date récente.

Aujourd'hui, on distingue le lac supérieur et le lac inférieur. La presqu'île entre le lac d'Ueberlingen et celui de Gnaden, s'appelait au haut moyen âge, Untarsewun = inter lacus. Les rives du Bodan étaient déjà peuplées à l'âge de la pierre, et tout particulièrement celles du lac inférieur. Les trouvailles de l'époque néolithique sont particulièrement nombreuses, quoique celles des époques du bronze et du fer ne manquent pas. Un combat naval entre les Romains et les Vindéléciens y est mentionné sous l'empereur Tibère (15 ap. J.-C). Les rives du Bodan, sous les Romains, appartenaient à la province de Rhœtia secunda. En 406, commença la conquête du pays par les Alémannes, lesquels furent soumis cent ans plus tard par les Francs. Dès lors la région du Bodan fut comprise dans l'empire allemand. Après la conquête de la Thurgovie par les Suisses en 1460, ceux-ci fixèrent le milieu des deux lacs comme

limite de leur souveraineté, limite qui fut reconnue par l'empire en 1554 pour le lac inférieur, et en 1685 pour le lac supérieur (accord de Bassler). — Voir Bodensee forschungen dans Schriften des Vereins fur Gesch. des Bodensees, fasc. 22 et 23. — A. Bacmeister : Alemannische Wanderungen, p. 53. [Sch.]

BODECK von ELLGAU, von. Famille éteinte originaire de Prusse, élevée au baronnat en 1706. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 d'azur à la croix d'or, aux 2 et 3 d'or à un lion de gueules. — 1. Bonaventura, conseiller des empereurs Rodolphe et Matthias, acquit le 1er mai 1599 la seigneurie d'Elgg (Zurich). — - 2. Johann-Melchior, fils du n° 1, vendit la seigneurie en 1637 au lieutenant baillival Peter Sulzer, de Winterthour.— Voir von Krohne : Adelslexikon I. — Stammbuch des ... Adels in Deutschjand. — LL. — K. Hauser : Gesch. von El g g. [F. H.J

BODEN, Hans, peintre, mentionné à Fribourg de 1520 à 1526. Le gouvernement lui confia plusieurs travaux, entre autres dans l'hôtel de ville qui venait d'être construit. Boden peignit quelques-unes des fontaines de Fribourg, des statues et des tableaux pour les églises, entre autres le tryptique des Cordeliers — Voir SKL. — Hàndcke : Schweiz. Malerei im 16. Jahrh., p. 129. — FA I. — J. Zemp : Die Kunst der Stadt Freiburg im Mittelalter, 369. [R.-emy.]

BODEN, Jakob, peintre à Berne, mentionné de 1505 à 1534. En 1509 il peignit un retable pour la chapelle de Habstetten ; la même année les habitants de Frutigen lui commandent un double retable. En 1533 le conseil de Berne lui fait peindre le saint Christophe de la porte supérieure. — SKL. [L. S.]

BODENBERG (C. Lucerne, D. Willisau, Corn; Zell. V. DGS). Fermes sur le Bodenberg. En 1300, Bodenberg formait une juridiction autrichienne, dont le droit coutumier fut refait en 1646 d'après celui d'Alberswil et de Brisecken. Le sceau portait en 1730 un B latin sur trois coupeaux. Population : 1900, 46 habitants. Plusieurs personnes prirent le nom de la localité, ainsi Walter et Werner, bienfaiteurs du couvent d'Ebersecken 1275. — Voir Habsburg. Urbar I, 183. — Urkunden von St. Urban. — Merz : Zofingen. [P.-X. W.]

BODENEHR, Emil-Adolf, fils de Karl-August, d'Augsbourg, reçu à la bourgeoisie de Lôwenbourg (Berne) en 1850, * 1855, étudia à l'École polytechnique de Zurich, ingénieur de la ville de Soleure 1879-1888, puis ingénieur cantonal jusqu'en 1900. Dès lors ammann de la commune bourgeoise de Soleure, dont il est devenu bourgeois en 1896. [J. K.]

BODENMANN. Famille qui paraît au XIVe s. à Tôrbel, aux XVe et XVIe s. à Tàsch et à Zermatt. De Zermatt, une branche émigra au XVIe s. à Grengiols et s'y éteignit au XVIIIe s. Elle subsiste encore à Martisberg et à Lax. — Voir BW G. [D. I.]

BODENMÛLLER, BÉAT, sculpteur, * 1795 ou 1796 à Einsiedeln, f 1836 à Baden. Maître de dessin ; ses médaillons de contemporains, entre autres celui de Charles- Victor de Bonstetten, ainsi que ses bustes d'Usteri et de Pestalozzi sont connus. — SKL. [L. S]

BODENSEE-TOGGENBOURG (CHEMIN DE FER DU) (Bomanshorn-Saint-Gall-Herisau-Wattwil). Construit de 1905 à 1910, ouvert à l'exploitation le 1er octobre 1910 ; le même jour, l'exploitation passa aux C. F. F. Le 23 juin 1909 un éboulement se produisit lors de la construction du tunnel de Bruggwald ; huit ouvriers y perdirent la vie. — Voir Denkschrift, 1911. — Toggenburger Bote, 1910, n° 111. [Bt.]

BODENSTEIN, Andréas von, dit de Karlstadt, * à Karlstadt en Franconie, étudia à Rome et à Wittenberg, professeur de théologie et archidiacre de l'église de Wittenberg 1513. Il est rival, puis partisan et enfin adversaire de Luther. Eu 1530 il vint à Zurich comme correcteur chez Froschauer, fut pasteur à Altstetten (Rheintal) 1531, puis rentra la m'ême année chez Froschauer. En 1534, professeur de théologie et pasteur de l'église de Saint-Pierre à Bâle, où il mourut de la peste en 1541. — Voir K.-R. Hagenbach : Die theol. Schule Basels. — H. Barge: Andréas Bodenstein. [C. Ro.l

BODEÏTO

BOD.MKK

BODETTO,BOLETO,BODETI,Li iiwiuu. franciscain de Crémone qui, sorti de son ordre, vint à Locarno où il tenta d'introduire la réforme avec Beccaria. Il y avait épousé Caterine Appiani el ouvrit avec elle une école. Avant 1550, il fut expulsé par le bailli Wirz, puis de 1555 à 1560 séjourna à Tirano (Valteline) ; on perd ensuite sa trace. — BStor. 1881. Meyer : Die evangelische Gemeinde in Locarno. — Nessi : Mernorie storiche di Locarno. — Barofho : Metnorie storiche. IC.T.]

BODIO (C. Tessin, D. Léventine. V.DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Boydt, Boidum. En 1237 Bodio appartenait à la vicinanza de Giornico avec Personico et Pollegio, mais formait une degagna à part. Au XVIe s., il constituait une vicinanza auto-

fe.

Bodio. Vue partielle de la catastrophe de juillet 1921.

nome avec ces deux derniers villages ; sous la domination des chanoines de Milan, les placita donnegalia pour la Léventine se tenaient à Bodio près de l'église Saint- Étienne. Ils avaient lieu en mai et novembre pendant trois jours de suite. A la même époque, Bodio formait aussi une rodaria pour le paiement du fictum donnegale. En 1799, les Austro-Russes de Suwaroff établirent dans le village un camp retranché. Bodio vota en 1814 pour la réunion de la Léventine au Tessin. L'église est déjà mentionnée en 1227. Jusqu'au 30 août 1602, Bodio forma une paroisse avec Pollegio qui s'en détacha à cette date. La tradition veut que l'ancien village ait été complètement détruit par un éboulement de montagne. Bodio fut ravagé par la peste en 1629 et souffrit d'inondation en 1817, 1829, 1834, 1839. En 1868, un éboulement détruisit l'ancienne église, de grande valeur artistique, plusieurs maisons et causa la mort de 18 personnes. Le 21 juillet 1921 une explosion détruisit presque complètement trois fabriques et coûta la vie à 15 personnes. Les dommages s'élevèrent à six millions. Population : 1354, 32 ménages ; 1567, 50 ; 1858, 353 hab.; 1910, 527. — Voir Meyer: Blenio und Leventitiu. — BStor. 1884 et 1921. — D'Alessandri : Atti di S.Carlo. [C. Trezzini.]

BODLER, JoHANNES, maître es arts, curé de Lucerne 1518, doyen, adversaire principal de la Réformation à Lucerne, il ouvrit une polémique avec le commandeur Konrad Schmid; de Kûssnacht, au sujet de sa

prédication à la procession de la Muse g y (24 mars 1522) : du 29 février 1531 au 7 avril 1539, date de sa mort, il fut prévôt de la collégiale im Hof. — Voir Hottinger : Hist. eccl. IX, 26. — Bullinger : Réf. Gesch. 1. 68. — Mûlinen : Helvetia sacra I. 46. — Gfr. 65, 88, 1U3 et Registre. [j. T.]

BODLEY, John. Protestant anglais, réfugié à Genève, dont il devint bourgeois en 1558. Monta avec un de ses compatriotes une imprimerie pour publier la bible anglaise de 1560 à la traduction de laquelle il travailla. — Voir Martin : Les protestants anglais réfugiés à Genève au temps de Calvin. — Borgeaud : L'Académie de Calvin. 0M «i [m.-l. G.J

BODMAN, von. Ancienne famille noble du Grand duché de Bade. Son château, Hohenbodman, s'élevait

près d'Owingen, au Nord d'Ueberlingen. A mentionner en Thurgovie : — 1 .

Rudolf, avait une part au château d'Arbon. Ses fils — 2. Ulrich, chevalier, et — 3. Ulrich, curé à Feldkirch, chanoine de Coire, vendirent leur part en 1285 à Rudolf II, évê- que de Constance. — 4.

' Martin, frère des n»s 2 et 3, vendit en 1275 le bailliage d'Uttwil au couvent de religieuses de Munsterlingen. — 5. Frischhans, à Nôggingen, fut nommé bailli de la Thurgovie et juge du pays par l'empereur Sigismond en 1415. — 6. EMANUEL, homme de lettres, * 1874, publia des poésies, des drames et des nouvelles. — Voir LL. — Dândliker II, 84. — Oberbadisches Geschlechterbuch. — Schweiz.

Schriftsteller Lexikon. [Sch.J .

BODMER, Barthélémy-Marc, 1848-1904. Peintre, élève de B. Menn. Le Musée d'Art et d'Histoire de Genève possède la plus grande partie de son œuvre. Sa veuve légua en 1912 au dit musée 324 tableaux et études de B.

Menn et nombre de productions de maîtres divers. — Voir SKL. [C. R.]

BODMER. Familles des cantons de Fribourg, Lucerne, Valais, Zurich et Berne.

A. Canton de Fribourg. Antoine et Hans, frères, tailleurs de pierres, originaires de « Brissmell » dans le Milanais, furent reçus bourgeois communs de Fribourg le 28 mars 1615. Le 16 avril suivant, Hans obtint la bourgeoisie privilégiée ; il travailla avec les Winter à la reconstruction du chœur de la collégiale de Saint- Nicolas à Fribourg, de 1627 à 1630. — Voir SKL. — Ai eh. d'État Fribourg : Rôle des bourgeois ; grand livre des bourgeois. [R^emy.]

B. Canton de Lucerne. — Jakob, peintre d'histoire, originaire de Rothenbourg, fut garde suisse à Rome dans la seconde moitié du XVIIe s. — ■ Voir SKL. [P. H.]

C. Canton du Valais. BODMER (anciennement Bogner), famille de Niederernen Elle se répandit au XVIe s. à Mûhlebach et à Lax et s'éteignit au XVIIIe s.

- François-Joseph, * 1711 à Mûhlebach, chanoine augustin au Grand Saint-Bernard 1733, prêtre 1737, prieur claustral 1745, curé d'Orsières 1747. Élu prévôt du Grand Saint-Bernard, il transféra le siège de la prévôté à Martigny où il mourut le 23 juillet 1758. — ■ BUG I, 385. — Déloges : Essais sur le St. Bernard. — Ritz : Etats de service du clergé. [Ta.]

D. Canton de Zurich. Vieille famille répandue

BODMER

BODMER

dans la partie Sud-Est du canton, principalement à Esslingen, Stafa et Œtwil. Elle tire probablement son origine de la ferme Bodmen dans la Corn. deFischenthal où elle apparaît vers 1400. [J. Frtck.]

1. Jakob, 1736-1806. trésorier de la commune de Stafa, un des patriotes de 1795. Il ne prit aucune part à l'affaire du mémorial de 1794, mais présida le Comité de Stafa en 1795, qui était à la tête du mouvement. Il fut condamné à la détention perpétuelle et à 500 fl. d'amende. Il recouvra la liberté avec l'amnistie du 29 janvier 1798 et fut sénateur sous la République helvétique. — [E.St.l

— 2. Gottlieb, peintre et lithographe, * 25 avril 1804 à Hombrechtikon. f 8 juillet 1837 à Munich, où il peignit des portraits de 1824 à 1829. — SKL. — 3. Arnold, 1836-31 mai 1906, arrière-petit-fds du n° 1, minéralogiste, auteur de travaux importants. — ■ NZZ 1906, n° 160. — 4. Heinrich, 1814-1901, peintre, dessinateur et lithographe. D'abord ouvrier de fabrique, il réussit, par lui-même, à devenir un artiste. — [C. B.l

— 5. Gottlieb, de Wald, 1829-1904, maître secondaire à Stafa, auteur de drames populaires et de Chronik der Gemeinde Stafa. — 6. Fritz, 1846- 1917, s'intéressa à quantité d'œuvres d'utilité publique, entre autres à la Société suisse des Commerçants qu'il présida de 1869 à 1917. — Nbl. der Hûlfsgesellschaft Ziirich 1918. — 7. Heinrich, 1857-1916, de Wald, * à Mônchaltorf, capitaine de gendarmerie du canton de Zurich 1905-1916. [E. St.]

Bodmer d'Esslingen. — 1. MATTHIAS, 1504-1588. En 1528, il est cité comme pasteur anabaptiste à Ober- Esslingen ; pasteur à Bùnzen en 1530 où il rompit avec les anabaptistes. Dans la suite, il fut prédicant à Bulach et à Saint-Jacques sur la Sihl, à Wâdenswil 1540, à Elsau 1551, doyen 1571 ; il démissionna en 1578. — Egli : Actensammlung zur Gesch. der Zùrcherreform. — Wirz : Etat. — L'ancêtre des suivants est probablement :

— 2. Caspar, sous-bailli à Esslingen 1574. — 3. Jakob, * 1713, iuge à Esslingen, ainsi que — 4. Hans-Heinrich, 1743-1829. — 5. Rudolf, 1805-1841, graveur sur cuivre. — 6. Karl, 1809-1893, frère du n° 5, peintre, graveur et lithographe. — SKL. — 7. Hans, petit-fds du n° 5, * 15 septembre 1863, président du Cercle de lecture d'Hottingen, secrétaire de la Fondation suisse Schiller ; édita entre autres les œuvres de Zschokke et collabora à la Denkschrift zum 200. Geburtstage J.-J. Bodmers. — DSC. — Hermann Bodmer : Stammbaum der B. von Esslingen. [C. B.]

Familles Bodmer de la ville de Zurich.

I. De 1369 au XVe s. des Bodmer sont mentionnés comme propriétaires de maisons dans le quartier de Mùnsterhof. — Steuerbùcher v. Stadt u. Landschaft Zurich.

II. Bodmer de Bodmann sur le lac de Constance. Famille noble et jusqu'au début du XVIe s. appelée

aussi Bodmer alias Vogt, Vogt alias Bodmer ou simplement Vogt, probablement à cause du bailliage (Vogtei) que les von Bodman avaient à Bodmann. Restée fidèle au catholicisme, elle émigra à Baden (Argovie) au moment de la Réforme. Armoiries : d'or au lion de gueules, au chef de sable chargé de trois besants d'argent. L'ancêtre est : — 1. Kaspar, bourgeois 1457, greffier du Tribunal de Zurich, t 1506. Père des suivants : — 2. Rudolf, bourgeois de Soleure 1487, secrétaire de ville de Berthoud 1492.

— 3. Hans. curé de Lufingen, chanoine et administrateur d'Embrach, f 1497. — 4. Hartmann, fut au service diplomatique de Maximilien Ier et de Zurich, capitaine à Alexandrie 1497, en Bourgogne 1498.

5. Caspar, secrétaire de ville de Berthoud 1496, de Baden 1514. Il rédigea le protocole lors de la dispute de Baden et dans plusieurs Diètes, et participa à la première paix de Cappel ainsi qu'à l'alliance des V cantons avec l'Autriche. Bourgeois de Baden 1533. — 6. Alexandre, greffier du tribunal de Zurich 1506, avoué du chapitre de Constance pour les biens qu'il possédait dans le canton de Zurich. — Voir .MIS 1907. — MAGZ XXIX. 62

lit. Famille bourgeoise 1536-1783. Armoiries: d'argent à trois feuilles de tilleul de sinople. L'ancêtre est : — 1. Konrad, de Stafa, charpentier, bourgeois 1536, douzenier des charpentiers 1549, prévôt 1567 et 1586, Obrister Mei ter et lieutenant 1573.

bailli d'Eglisau 1578-1584. f 8 déc.

1591. — 2. Hans-Balthasar, 1572- 1634, douzenier de la Corporation des forgerons 1627, prévôt 1610 et 1629, directeur des mines 1630, bailli de Kibourg 1618-1622. — 3. Hans- Jakob, 1585-1629, orfèvre, douzenier des charpentiers 1619, acquit en 1626 l'ancienne imprimerie Froschauer qui resta en possession de ses descendants jusqu'en 1719. C'est de là que sortit la plus ancienne feuille périodique connue de Zurich, la Zeitung Post, plus tard Wochentliche Ordinari Zeitung. — 4. Hans-Jakob, 1585 (?)-1629, chirurgien, hautbailli de Hegi 1628. — 5. Hans-Konrad, 1609-1655 (?), bailli de Greifensee 1634, de Sax 1652. — 6. Hans- Jakob, fils du n° 3, 1617-1676, douzenier des charpentiers 1656, prévôt 1663, haut-bailli de Meilen 1668, Obrister Meister 1674, haut-bailli du Neuamt 1675. — 7. Hans-Heinrich, 1621-1689, frère du n° 6, douzenier des charpentiers 1670, du Conseil 1675, directeur des mines 1679 — 8. Hans-Heinrich, fils du n° 7, 1669- 1743, propriétaire d'imprimerie, douzenier des charpentiers 1703, prévôt et haut-bailli de Stafa 1704, député dans le Tessin et capitaine d'une compagnie franche 1705, directeur des couvents 1709. Il commanda l'expédition contre le prince-abbé de Saint-Gall et prit Wil, occupa Zoug à la tête des troupes zuricoises du Freiamt en 1712 et dirigea le mouvement de réforme de 1713, mais à cause de sa participation au mouvement piétiste il fut destitué de toutes ses charges, du Petit Conseil en 1717, du Grand Conseil en 1720, et banni. Jusqu'en 1737, il vécut à Colombier, puis à Couvet (Neuchâtel). — 9. Johann- Jakob, littérateur et écrivain, * 19 juillet 1698 à Greifensee, f 2 janvier 1783, étudia à Zurich. Dès 1725, il enseignait l'histoire nationale au Carolinumà Zurich où il introduisit les recherches pragmatiques d'histoire suisse. Il fonda en 1727 une Société helvétique qui édita en 1735 le Thésaurus Historiée Helveticse, et en 1735- 1741 VHelyetische Bibliothek, écrite presque entièrement par lui. Bodmer, intimement lié avec J.-J. Breitinger, eut une profonde influence sur la littérature allemande. Ils

luttèrent contre l'influence française el contre Gottsched et l'école de Leipzig et firent connaître la littérature anglaise en Suisse. Bodmer traduisil le Paradis Perdu de Milton, et avec Breitinger publia de 1721 à 1723 Die Discourse der Mahlern. Bodmer fut un poète fécond et traita surtout des sujets de l'Ancien Testament. On lui doit la publication en 1757 des Nibelungen, découverts en 1755 dans un château du Tyrol, sous le titre de Chriemhilden Rache. — Voir Bodmer : Die atteste '/.nicher Zeitung, dans ZT 1891. — Jacob : Beitr. zur Gesch. den period. Presse irn alten Zurich. — SKL. — Escher : Landvogt B. und seine Famille, dan- ZWChr. 1912. 110. — Studer : Der Pietismus in der zûrch. Kirche, dan> Jahrb. der Hist. Ges. Zuricher Theologen I. — MN 1909-1910. — J. J. B., Denkschrift zum CC. Geburts-

Johann-Jakob Bodmer en 1781.

D'après un portrait à 1 huile peint

par W. Tischbein, gravé eu 1783 par

M. Stumpf.

INOIKON

liOEDELI (CHEMIN DE FER DU)

tag. — G. de Reynold : Bodmer et l'école suisse. [C.B.] Le meunier Josua, issu de cette famille, fut reçu bourgeois de Berne eu 1G14. Sou petit-fils Samuel, d'abord boulanger, puis mathématicien, géomètre et lieutenant [d'artillerie, leva de 1705 à 1712 les frontières bernoises H dirigea, en 1714 la construction du canal de la Kander au lac de Thoune. Il est aussi l'auteur de différentes cartes géographiques. — LL. Graf : Gesch. d. Mathematik in bern. Landen. — BSL. [H. T.]

IV . Famille éteinte en 1744. Armoiries : de gueules à une fleur de lys d'or sur trois monts de sinople. t. Heinrich, chamoiseur, originaire du bailliage de Gruningen, bourgeois 1542. f 1582. — 2. Jakob, fils du n° 1, 1544-1609, prévôt des chamoiseurs 1596, bailli de Hôngg 1598. -- 3 Jakob, fils du n° 2, 1577-1644, prévôt des chamoiseurs 1627, bailli de Hôngg 1629. - 4. Jakob, 1664-1699, orfèvre. — SKL.

V Bodmer de Vernal ou Varnal (Varallo dans le Val Sesia, Piémont). Cette famille, originaire d'un des Bodmen, dans le Haut - Valais, est encore florissante Armoiries : de gueules à une marque de tailleur de pierre d'or. — 1. Ludwig, maçon, bourgeois de Zurich 1579, du Conseil 1600. t 12 nov. 1607. -- 2. Félix, 1598-1670, bailli de Regensberg 1644, administrateur de la prévôté 1660. — 3. Hans-Jakob, 1622-1675, hautbailli de Weinfelden 1665, administrateur de l'hôpital 1675. — 4. Hans-Ulrich, 1652-1723, bailli de Sax 1711. - 5. Leonhard, 1750-1814, haut-bailli de Wellenberg et Huttlingen 1790. --6. Daniel, 1769-1837, devint par sa mers propriétaire de l'ancienne maison Hans Conrad Murait et fils, qu'il développa et éleva au premier rang des maisons de soieries. Promoteur de l'industrie de la soie sur les bords du lac de Zurich. — 7. Kaspar, 1776-1827, prit du service en Hollande et en Russie, construisit, de 1813 à 1817 à Constance, le premier bateau à vapeur du lac de Constance, qui ne circula qu'une seule fois. Inspecteur des salines badoises de Bruchsal et de Karlsruhe 1823. — 8. Hans-Heinrich, 1782-1856, frère du n° 7, officier au service d'Angleterre, directeur des mines d'or du Mexique 1840. — 9. Hans- Georg, frère du n° 8, 1786-1864, mécanicien et inventeur, directeur technique des fonderies badoises, prit part dès 1848 à la construction des chemins de fer autrichiens. - 10. Martin, petit-fils du n° 6, 1835- 1908, transféra le siège de la maison Bodmer-Muralt, aujourd'hui Banco Sete S. A. à Milan. — Voir SKL. - ADB. — Bûrkli-Meyer : Gesch. der ziirch. Seidenind. 187.

— Ruppert : Konstanzer gesch. Beitrâge II, 11. — ZP 1908, n° 77. — NZZ 1908, n° 298. [Cari Brun.]

BŒBIKON (C. Argovie. D. Zurzach. V. DGS). Coin, politique. En 1113, 1114 Bebikon, 1253 Bebincon. En 1114 les von Walthusen donnèrent leurs biens de Bôbikon au couvent de Saint-Biaise, qui reçut en 1241 un autre domaine dans ce village de la part de Hugo von Tiifenstein. La chapelle et la dîme appartenaient également au couvent. En 1243, l'évêque de Constance Heinrich I chargea la prévôté de Wislikofen du service religieux de Bôbikon, qui fut incorporé en 1883 à la paroisse de Baldingen. - - Voir Arg. III. — Huber : Regesten von Klingnau und Wislikofen. — Nûscheler : Gotteshâuser III. - Merz : Burganlagen. — Merz : Gemeindewappen. [O. M.]

BŒCKE (Société des boucs à Wil (Saint-Gall). En vertu de la combourgeoisie conclue en 1437 par l'abbé Eglolf de Saint-Gall avec Schwyz, la ville de Wil était tenue de prêter aide aux Schwyzois en temps de guerre ; à l'exemple de Zurich, il s'y forma en 1444 une association de jeunes gens de qualité, qui se proposèrent de nuire à Zurich et à ses alliés comme l'association zuricojise du même genre le faisait envers les Confédérés. Le nom de Bôcke a probablement été introduit plus tard. Les boucs de Wil firent en 1444 et en 1445, soit seuls, soit avec des combourgeois ou avec des Schwyzois et des Toggenbourgeois, des incursions et des razzias dans le territoire ennemi ; elles furent en général couronnées de succès. Ils se distinguèrent dans la défense de leur ville contre les attaques de Hans von Rechberg et d'autres.

— Voir Sailer : Chronik von Wyl. — J. von Arx : Geschichten II. — A. Naef : Chronik, p. 517. [Bt.]

Voir Schild-

zuricoise de

immigré en ^J. F kick. 1

Arnold BOcklin.

D'après un tableau à l'huile

de Julius Kraut.

BŒCKE (Société des boucs à Zurich) NEB ZUM SCHNEGGEN.

BŒCKLI. Famille de la commune Waltalingen (D. Andelfingen) qui avait 1518 de la contrée d'Ossingen.

BŒCKLIN. Famille de Beggingen (C. Schaffhouse), bourgeoise de Bàle avec C h r i sti a n -Friedrich, marchand, en 1824. Son fils — 1. Arnold, peintre, * 16 octobre 1827, étudia à l'Académie de Dusseldorf 1845-1847, fit des séjours à Bruxelles, Anvers, dans les Alpes, à Genève (élève de Calame) et en 1848 à Paris ; fut à Bâle de 1848 à 1850, séjourna à Rome, Bâle. Munich, 1874-1885 à Florence, 1885-1892 à Zurich et de 1892 à sa mort, le 18 janv.

1901, à Fiesole. Il fut l'un des meilleurs peintres de son temps, spécialement pour le coloris. Il préférait les sujets mythologiques et allégoriques. Certaines de ses œuvres, l'Ile des Morts entre autres,

ont acquis un renom universel. Les musées de Bâle et Berne possèdent une salle consacrée à ses tableaux. Ses fils furent aussi peintres : — 2. Arnold, * 1857 à Borne, aujourd'hui à Bâle, — 3. Hans, * 1863 à Borne, établi à Zurich, — 4. Carlo, * 1870 à Bâle, actuellement à San Domenico près Florence, et — 5. Felice, * 1872 à Munich. — Voir SKL. [C. Ro.]

BŒCKTEN (C. Bâle-Campagne, D. Sissach. V. DGS). Anciennes formes : 1246 Bettinchon, 1337 Betkon, 1350 Bettinkon, 1392 Beckten, 1438 Betikon = fermes des Betlinge (descendants de Batto, Betto). A l'origine domaine des Homberg, Bôckten passa à la branche des Thierstein qui constitua la seigneurie de Farnsbourg à l'extinction des Homberg et des Frobourg. Au cours du XVe s., plusieurs seigneurs y avaient des possessions, entre autres Gottfried et Sophie von Eptingen, le couvent d'Olsberg, Heinrich et Johann von Schauenburg, Ulrich von Bûttikon. Hans von Falkenstein, héritier des Thierstein. céda le 9 septembre 1428 la haute juridiction, la souveraineté et les 15 serfs de Bôckten, ainsi que la seigneurie de Schauenbourg à Henmann Offenburg, bourgeois de Bâle. Il hypothéqua le domaine luimême de Bôckten à Werner Truchsess, de Rheinfelden, puis le lui remit en fief le 5 janvier 1450. En 1464, Werner Truchsess vendit le village et les serfs pour 1690 florins rhénans à la ville de Bâle, qui avait déjà acheté, le 13 août 1461, le château et la seigneurie de Farnsbourg à Thomas von Falkenstein. La dîme du quart avait été hypothéquée à Mathis von Eptingen au XIVe s. ; l'évêque la racheta le 26 octobre 1350. Werner Schmitt, bailli de Sissach, acquit la demi-dîme et en fit don à la prébende de Sissach, nouvellement créée le 6 février 1479. Bâle réunit Bôckten au cercle de Sissach, bailliage de Farnsbourg. — Au spirituel, Bôckten dépendait de l'église St. Jakob à Sissach ; il avait en propre une chapelle dédiée à saint Gall. L'école primaire date de 1828 ; les enfants allaient auparavant à Sissach, puis à Thurnen. Une école de district fut fondée par l'État en 1836 dans l'ancienne maison seigneuriale de la famille Rudolf Merian, de Bâle, visitée en 1815 par l'archiduc Jean d'Autriche, frère de l'empereur François. — Voir ULB. — Merz : Burgen des Sisgaus I. — Freivogel : Die Landschaft Basel im 18. Jahrh. — Bruckner : Merkwûrdigkeiten der Landschaft Basel. — Heimatkunde von Baselland. [O. Gass.]

BŒDELI (CHEMIN DE FER DU). Première section du chemin de fer du Briinig, à voie normale, reliant Dàrligen à Bônigen, inaugurée le 12 août 1872 de Dârligen jusqu'à Interlaken et le 1er juillet 1874 d'Interlaken jusqu'à Bônigen. Du 15 octobre 1873 à l'inau-

BOEGLI

BOESCH

guration de la ligne entière sur la rive gauche du lac de Thoune, il y eut transbordement à Dârligen et à Scherzligen. — Y.Furrer: Volkswirtschaftslexikon. [K.-R.j

BŒGLI. Famille de Seeberg (Berne), mentionnée pour la première fois vers 1740. — Lina, * 1858, institutrice, voyagea autour du monde, auteur de : En avant et En avant toujours. — Voir Schweiz. Schriftsteller Lexikon. [K.-R.]

BŒHM ou B EH Al M. Famille de chevaliers du Rheintal saint-gallois, formant une branche des Tumb von Neuburg du Vorarlberg. Armoiries : deux tours crénelées reliées par une courtine. L'ancêtre était Ulricus Bœmus de Niuvenberch. — Wernherus, chevalier, apparaît dès 1267 parmi les ministériaux de l'abbaye de Saint-Gall. La famille posséda pendant un certain temps le château de Bernang (appelé plus tard Rosenberg) comme fief abbatial, mais vers 1290 il fut cédé à l'abbaye par une veuve Bôhm et ses enfants. Les Bôhm s'étaient aussi fait recevoir bourgeois de Saint-Gall et habitèrent la ville. Ils disparaissent des documents vers la fin du XIVe s.— Voir UStG. — M G V XVIII, page 84. — 19e Jahrb. des Vorarlberger Museums-Vereins. [Bt.]

BŒHIMER, August-Nathanael, * le 4 avril 1809 à Trûgleben près de Gotha, étudia les sciences naturelles à Gottingue et à Leipzig, puis se voua à la théologie, pasteur à Dietlikon de 1840 à 1874, membre du Grand Conseil zuricois de 1868 à 1869, f le 12 mai 1892. Auteur de Kosmos, 1864-1867, et de Monismus, 1889. — Voir Vierteljahrsschrift der Naturf. Ges. in Zurich 37, p. 360. — TRG 1893. [C. B.]

BŒHRINGER, Georg-Friedrich, 1805-1872, originaire de Maulbronn, reçu bourgeois d'Herrliberg, vicaire à Greifensee 1836, pasteur à Glattfelden de 1841 à 1853, auteur de Kirchengeschichte in Biographien en 9 volumes. — Paul, son fils, * 1852, fut pasteur à Niederhasle de 1875 à 1878, privât docent à la Faculté de théologie de Zurich, puis pasteur et professeur à Bâle — Voir Wirz : Etat. — Religion in Gesch. und Ge genwart I, p. 1282 [W.-L. W.J

BŒLSTERLI. Familles des cantons de Lucerne et de Zurich

A. Canton de Lucerne. Famille du district de Willisau, venue vers 1590 de la région de Winterthour. — Joseph, originaire de Fischbach, * 6 juillet 1812, prêtre 1837, vicaire à Lucerne 1839, curé à Sempach 1845, vicaire à Kaiserstuhl 1878-1882, chanoine à Beromûnster 1882, f 17 mars 1892. Auteur de travaux sur l'histoire du canton de Lucerne, entre autres de 25 dissertations dans Gfr. (voir index). — Voir AS G 6, p. 526, avec la liste de ses travaux. [J. T.]

B. Canton de Zurich. Ancienne famille de la contrée à l'Est de Winterthour, mentionnée déjà en 1452 dans plusieurs communes ; on croit qu'elle tire son nom du domaine de Bolstern, situé dans la commune de Seen. — [J. Frick.] — Jakob, agriculteur à Riimikon près de Winterthour, auteur en 1880 de Die Prozess- Hexenkiiclte in Riimikon-Elsau... rédigé pour sa défense

— Rudolf, pasteur et doyen 1847-1917, pasteur de Wangen de 1879 à 1910, doyen du chapitre d'Uster. S'occupa d'études historiques, auteur d'une histoire de la Société d'Utilité publique du district d'Uster.

— Wirz: Etat. — Kirchenbote fur d. Kt. Zurich 1917, p. 64. — TRG 1918. [W.-L.W.]

BŒLZE. Famille éteinte de Schwyz. Un certain Werner serait tombé à Sempach en 1386, de même un Heinrich en 1476 à Morat ; en 1410 Conrad apparaît comme landammann de Schwyz. — Voir LL. [R-r.]

BŒNIGEN (C. Berne, D, Interlaken. V. DGS). \ ge et Com. de la paroisse de Gsteig. Fief impérial, il passa en 1261 et 1275 des seigneurs d'Eschenbach au couvent d'Interlaken. Les gens du Haut-Hasli y furent battus en 1332 par les barons de Weissenbourg. Les femmes du village auraient coupé de nuit, dit la légende, les tendons des chevaux des vaincus du lendemain. Les gens de Bônigen se soulevèrent inutilement en 1349 contre le couvent d'Interlaken. A la sécularisation de ■celui-ci, le village passa à Berne. Une chapelle y exis-

tait avant la Réforme. Des recherches minières furent entreprises en 1519 ; dans la première moitié du XVIIIe s , on tenta d'utiliser la pyrite de la vallée de Lauterbrunnen. Depuis le milieu du XIXe s., l'endroit est une

station d'été BŒNIGER

Voir Jahn : Chronik. |E. B.]

Ancienne famille glaronnaise, orignaire du hameau de Bôningen près Nidfurn.

Armoiries : d'azur à une flèche posée en fasce, accompagnée d'une étoile en chef et d'un croissant en pointe, le tout d'or. En 1350, elle s'appelait Ab ou von Bœningen, mais dès le XVe s., elle prit le nom de Bôniger. — Adam, secrétaire d'État 1599-1606, vice-landammann 1611-1614, fut délégué en 1611 auprès du roi de France pour réclamer le payement des sommes arriérées et des soldes dues. Landammann 1614-1617 et 1622-1624, député à la Diète et aux conférences d'Aarau 1619, Ilanz et Coire 1620, Schwyz 1619, Zurich 1622 ; f octobre 1624. — Voir Heer : Zur Gesch. der Glarner Geschlechter , dans JHVG 26. LNz.]

BŒRLIIM. Famille de Bubendorf (Bâle-Campagne),

— 1. Jakob, 1843-1916, maître secondaire à Liestal 1865-1871, rédacteur des Basler Nachrichten 1871-1877, de la Flensburger Norddeutschen Zeitung 1877-1880, et de la partie étrangère de la Neue Zurcher Zeitung 1880-1912. Père des deux suivants : — 2. Walter-Gerhard, * 1873, président de la Cour d'appel de Bâle 1912, président de la Société suisse pour la protection de la nature (Heimatschutz) 1921. — 3. Kurt-Wolfgang, frère du n° 1, * 1875, Dr jur., membre du Grand Conseil de Bâle 1914, président 1919, auditeur de la IVe division de l'armée suisse. [G. B.]

BŒSCH. Familles des cantons de Lucerne et Saint- Gall.

A. Canton de Lucerne. Famille répandue depuis le XVe s. dans les districts de Lucerne et d'Entlebuch, reçue bourgeoise à Lucerne en 1522. — Hans, f 1476 à Grandson. — Joseph de Kriens, chapelain à Hergiswald 1754-1820. [P.-x. W ]

B. Canton de Samt-Gall. Nom de familles de la campagne saint-galloise, réformées et catholiques, mentionnées en 1306 déjà, puis en 1429 et 1433 à Wil. Ce nom paraît dans le Rheintal vers 1400 et dans le haut Toggenbourg vers la fin du XVe s. Un Heinrich était banneret et ammann dans la vallée de la Thour en 1551.

Armoiries : d'azur à une étoile d'or et à la terrasse de sinople. 1 . Alexander, 1618-1693, pasteur de Hemberg, puis de Krummenau, rassembla une collection de notices historiques sur le Toggenbourg. — 2. Valentin, banneret, fut de 1700 à 1714 l'un des porte-parole des Toggenbourgeois révoltés contre l'abbé. — 3. Johann- Valentin, pasteur à Ebnat, doyen 1785, conseiller de l'Instruction publique 1803. f 1804. — Voir St. Galler Nbl. 1913. — 4. Johann-Jakob, de Wattwil, * 1820, juriste, reviseur au service du Conseil d'administration catholique, chancelier d'État 1859-1861, président de la commune de Tablât 1861-1870, membre du tribunal cantonal 1879-1903, chef des conservateurs saint-gallois, l'un des fondateurs, en 1843, et premier président du Schweiz. Studentenverein ; il aida lors du Sonderbund au lancement du Schweiz. Volksblatt, plus tard le Neues Tagblatt ; du Grand Conseil 1857, f 14 décembre 1906. — Voir St. Galler Nbl. 1907. — 5. Michael, pasteur à Wildhaus et Nesslau, auteur des Freimutige Gedanken uber den sittlichen Verfall des Vaterlandes, f 1816.

— Voir Nbl. 1913— 6. Josef, de Wattwil, 1825-1890,capitaine, écrivit une Gesch. der evangelischen Toggenburger Stipendien-Korporation. — 6. JOH uvn-Jakob, d'Ebnat, fabricant de broderies, * 31 juillet 1849,' du Grand Conseil 1885-1905, du Conseil national 1902-1908, t 22 avril 1912 à Cham. -- Voir St. Galler Nbl 1913. — 7. Johann-Melchior. * à Ebnat le 6 avril 1852, pasteur de Ganterswil 1877-1880, puis de Rickenbach, privatdocent de philosophie à l'Université de Zurich. Il publia

^)SK>

BOESCHENSTEJLN

BOEZBKItf;

August Bosch.

1) après une médaille en bronze.

entre autres, en I880,un travail sur la réforme électorale qui lui valut Le premier prix de la Société suisse pour la

réforme électorale, et une série d'écrits de philosophie etd'économie sociale, t :i<i décembre 1910.

— Voir St. Galler Nbl. 1912.

TBG 1912. -- 8.

August, sculpteur, * à Khnal le 20 août 1857,

complètement sourd dès l'âge de 9 ans ; d'abord tailleur de pierres, se forma à .Munich et Paris, vécut surtout à Zurich et Rome.

t le 23 août 1911 à Zurich. Parmi ses œuvres, il faut citer : le monument de la liberté à Stâfa, le Broder-Bru nnen à Saint-Gall, la nymphe aux écoutes au musée de Saint-Gall, le relief des dix vierges dans la Kreuzkirche de Zurich. — Voir SKL. — Die Schweiz 1897, 1912. — Schweiz. Heimkalender 1913. — St. Galler Nbl. 1912. [Bt.]

BŒSCHENSTEIIM. Ancienne famille bourgeoise de Stein s. Rhin, dès le XIVe s. Armoiries : d'or à une feuille de trèfle au naturel, enclose dans un triangle de gueules, sur trois monts de sinople. - 1. Johannes, * à Esslingen 1472, élève de Reuchlin, pasteur et magisler. Il était probablement à Zurich en 1522 et fut le maître d'hébreu de Zwingli, de Félix Mann, etc. Il composa une grammaire hébraïque, traduisit des parties de la bible hébraïque en allemand et en latin et composa des chants religieux et des écrits d'édification. — Voir Rullinger : BeformatÀonsgcsch. I, 30. — Gesner : Bibliotheca Universalis- — Zw. I, 154. — Zwingli : Œuvres VII. — Geiger : Das Studium der hebràisch. Sprache in Deutschland, p. 49. — 2. Georg, 1804-1885, négociant, conseiller d'État de Schaffhouse 1840-1864, député à la Diète, à plusieurs reprises président du Grand Conseil et du Tribunal cantonal, fondateur de la Caisse d'épargne et de prêts 1843, promoteur de la construction des lignes ferrées de Schaffhouse. — - 3. Johann-Jakob, pasteur à Stein 1850-1885, auteur de travaux historiques. — 4. Alfred, lils du n° 2, * 3 juillet 1844, négociant, fit don au musée d'histoire naturelle de Schaffhouse d'une collection de 9000 espèces de coléoptères, de 60 à 80 000 exemplaires. — Voir LL. — Magis : Die Schaffh. Schriftsteller. — Festschrift 1901. — Winz: Chr. der Stadt Stein. [F.Rippmann.]

BŒS1NGEN (franc. Basens) (C. Fribourg, D. Sarine. V.DGS). Com. et Vge. Première mention 1148. Étymologie : ahd. Basinga = descendants de Baso (Fôrstemannl, 249). On y a trouvé des traces d'établissements romains et des tombeaux burgondes. Les comtes de Thierstein y possédaient des fiefs et les dîmes ; ces dernières furent partagées dès 1423 entre l'hôpital des bourgeois de Fribourg et Jacques de Praroman. Les fiefs passèrent dans la suite à Jakob von Endlisberg, puis, en fin de compte, à la ville de Fribourg. En matière ecclésiastique, Bôsingen appartenait en 1228 au décanat allemand de Fribourg. La chapelle de Saint-Cyriacus, désaffectée aujourd'hui, avec son pavé de mosaïques romaines, pourrait bien remonter à l'époque de Rodolphe II de Bourgogne. Elle appartint aux chevaliers teutoniques de Berne (avant 1360), puis à la collégiale de Saint- Vincent à Berne. C'était un lieu de pèlerinage qui tomba en décadence après la Réformation. L'église

actuelle, consacrée à saint Jacques, peul remonter au XIV' s ; elle lui remplacée de 1788 à 1795 par une nouvelle construction. Registres «le naissances et de

décès dès 17:!'.', de mariages dès 1760. — Voir A. Dellion : Dictionnaire II. — Diesbach : Begeste fribourg. — '!'■ Zurich: Les fief s de Thierstein, d&nsASHF XII.' [A.Bùciu.l

BŒSPFENNIG. Impôt sur le vin encavé, introduit à Berne en 1375. Le percepteur, élu à vie, s'appelait Bospfenniger. A Lucerne, où existait ce même impôt, le Bospfenniger percevait en 1394, pour tout vin d'octroi, importé ou encavé, 8 sols i deniers. Au XVe s., ce droit tut payé par les voituriers ou les destinataires. Dans la suite, le Bospfenniger n'eut plus à percevoir que l'ohniReld de la ville de Lucerne. — Voir LL. — Gruner : Deliciae... 63. IP.-X. w/|

BŒTTSTEIN (C. Argovie, D. Zurzach. V. DGS). Vge et Com. Au XIIIe s., les nobles de Tiefenstein, originaires de la Forêt-Noire, y avaient des propriétés : en 1239, ils vendirent le bailliage aux chevaliers de Saint- Jean de Bubikon. Plus tard, les chevaliers de Saint- Jean de Klingnau y eurent aussi des droits et des propriétés. En 1585 le gentilhomme Hans Jôrg, de Thalwil, en était seigneur. Bientôt après, la seigneurie devint la propriété de Brugg, puis la basse juridiction avec sujets et redevances passa à Georges d'Angelloch à Baden et en 1606 à la famille de Roll qui érigea sur l'emplacement de l'ancien château la maison seigneuriale actuelle et une chapelle, dédiée à saint Antoine, en 1617. En 1674, les Schmid de Bellikon devinrent, à la suite d'un mariage, propriétaires de la seigneurie de Bôttstein et du château. Ils possédèrent ce dernier jusqu'en 1893, époque à laquelle une congrégation religieuse en fit l'acquisition. Toutefois le gouvernement argovien supprima ce couvent comme étant contraire à la Constitution ; dès lors, il est propriété particulière. — Voir Merz : Burgen. [K. Rosenberger.J

BŒTTSTEIN, von. Famille noble éteinte du canton d'Argovie, mentionnée aux XIe et XIIe s. ; le château du même nom (D. Zurzach) fut leur résidence primitive. Armoiries : d'or semé de billettes de gueules posées en bandes. — Rudolf, 1122-1131, et Otto, t en 1139, furent abbés de Reichenau. — Mangold, de Mammern, t 1133, désigné dans un catalogue d'abbés comme appartenant à la même famille, fut zélé partisan des ducs de Zâhringen et de l'abbé de Saint-Gall. — Adilgoz, fonda en 1126 une chapelle au couvent d'Einsiedeln, auquel il fit don de domaines à Matzingen, à Rùmikon, à Umikon, à Affeltrangen et à Wigoltin-

gen. [ K. ROSENBERGER.]

BŒTZINGER. Ancienne famille bourgeoise éteinte de la ville de Soleure. Armoiries : d'azur à une étoile d'or sur trois monts de sinople. — Peter, le tisserand, originaire du Val d'Aoste, reçu bourgeois 1558. — Andréas, 1587-1634. armurier, livra en 1625 des armes à l'arsenal de Soleure. — Philippe-Jakob, 1750-1798, sculpteur. — Voir Haffner : Geschlechterbuch. — P. Protas Wirz : Biir ger geschlechter . — SKL. [v. V. et J. K.l

BŒTZLINGEN an der GAND (BETZLINGEN, BŒZLINGEIM, BŒTZLIGEN) (C. Uri). Prairie entre Schattdorf et Erstfeld où, dès le début du XVe s., se réunit la landsgemeinde d'Uri. La poudrière placée sur la colline occupe probablement l'emplacement de l'ancienne maison seigneuriale de la famille von Betzlingen. Cette prairie fut achetée le 9 mars 1697 par le gouvernement d'Uri, mais revendue déjà le 23 novembre 1714, avec cette servitude d'y pouvoir tenir la landsgemeinde chaque année. — Voir MAGZ 1884. — Arch. d'État Uri. [E. W.]

BŒZBERG (BAILLIAGE DU) (C. Argovie, D. Brugg). Il comprenait au moyen âge les hameaux et les fermes de Mônthal, Ueberthal, Italen, Ober et Unterbôzberg, Stalden, Ursprung, Hafen, Sagel, Sindel, Birch, Linn, Gallenkirch et Villnachern. Fief des Im Thurm en 1387, des Gessler en 1405, Thuring von Aarburg 1431, en 1451 il passa aux von Baldegg et en 1460 à Berne et fut alors réuni au bailliage de Schenkenberg. Trouvailles celtiques et romaines. [E.-E. F.]

BŒZBERG (OBER et UNTER) (C. Argovie, D. Brugg. V. DGS). Paroisse et villages qui formèrent

BOEZEN

BOGUERET

une commune jusqu'en 1872, puis furent séparés. Armoiries : d'argent à six monts de gueules. Ober-Bôzberg embrasse depuis 1872 les hameaux d'Adlisberg, Ueberthal et Riedacker ; L'nler-Bôzberg les hameaux de Birch, Ursprung, Eggenwil, Stalden, Hafen, Sagel et Sindel. Unter- Bôzberg possède une église depuis 1441. — Voir Art. Bœzberg, bailliage. — LL. — Merï : Gemeindewappen des Kl. Aargau. — Bronner :

Der Kt. Aargau, p. 186. [E.-E. F.] BŒZEN (C. Argovie, D. Brugg.

V. DGS). Vge et Com. En 1284 : Boze. Propriété du couvent de Murbach pendant le haut moyen âge, des Habsbourg dès 1291, il dépendit du bailliage d'Elfingen et dès 1460 de celui de Schenkenberg, passa à Berne en 1514 par achat d'Arnold von Botberg. Il appartint à la paroisse d'Elfingen, jusqu'en 1668, puis devint paroisse autonome. Registres de naissances et de mariages dès 1562, de décès dès 1604. — Voir LL. — Merz : Gemeindewappen. [E.-E. F.j

BŒZINGEN (franc. Boujean) (C. Berne, D. Bienne. V. DGS). Com. et Vge qui fit partie de la mairie de Bienne. Les droits qu'y avait l'évèque de Bâle sont consignés dans le rôle de Boujean (XIVe s.). Le maire de Bienne y rendait la justice aux plaids de Noël et de Pâques. Le gibet était situé au-dessus du village et sur le pont de la Suze était le pilori, portant au sommet un fanion aux armes de la ville de Bienne qui possédait la juridiction de Boujean. Un moulin, au Loch, fut vendu à la fin du XVe s. par le greffier de la ville Hans Serjant à Rudolf Tschàggeten ; fief de l'évèque, ce moulin fut souvent modifié par son possesseur, agrandi, et finalement transformé en forge à martinet et tréfilerie, ancêtre des ateliers actuels. Bienne y avait une scierie et le couvent de Bellelay un moulin. Boujean dépendait de la paroisse de Bienne. L'ammann était élu par le Conseil de la ville sur présentation de la commune ; si aucun des proposés n'était capable, le Conseil avait le droit de nommer un bourgeois de Bienne. Une famille von Bôzingen était parmi les plus anciennes de la bourgeoisie de la ville. Entre les deux localités se trouvait la léproserie de Bienne avec son église. Le village fusionna avec la ville le 1er janvier 1917. — Voir Actes aux Arch. Bienne. — Voir Stouff : Pouvoir temporel des éyêques de Bâle 11,67. — Hidber : Rechtsgutachten. —

[W. BOURQUIN.] (ail. BlESTINGEN OU BÛESTINGEN) (C.

Berne, D. Delémont. V. DGS). Vge et paroisse. En 1 141, Boescort; 1 147, Boescorth; H8i, Bueschort ; 1255, Boiascorth; 1257, Boicort; 1289, Boecort; 1306, Bilstingen (lre mention allemande). Le Vge est mentionné pour la première fois en 1141, dans une bulle d'Innocent II qui confirme au couvent de Bellelay la possession de Boécourt.

En 1147, l'église fut donnée par l'évèque de Bâle au même couvent.

Elle fut paroissiale jusqu'en 1412, époque où elle fut réunie à Bassecourt ; en 1610, elle se rattacha à celle de Bepais, puis en 1666 de nouveau à Bassecourt. En 1802, paroisse autonome. L'église, dédiée à saint Sébastien, a été construite en 1667 et rebâtie en 177'.». Le collateur était l'abbé de Bellelay. Population : 1704,480; 1818, 486; 1850, 655; 1880, 695; 1900, 599 ; 1920, 640 hab. Begistres de naissances dès 1713, de mariages et de décès dès 1719. [A. D.]

BOFFA, Antonio, de la Cassina d'Agno, architecte et maître-constructeur du XVIIIe s., fit les plans de l'église prévotale d'Agno, commencée vers 1770. — Pietro, d'Arosio (Montagnola), architecte. Il vécut à Odessa et reçut en 1828 du tzar la noblesse et fut fait chevalier de l'ordre de Wladimir. — SKL. — Maspoli : La pieve d'Agno. [C. T.]'

BOFFALORA (C. Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Ancien hameau, aujourd'hui quartier de Chiasso qui portait autrefois le nom de Chiasso-Bo/Tafora. — BStor. 1904. [C. T.]

Reichel, item.

BOÉCOURT

BOFFLENS (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Vge où Ton a trouvé des tumuli du premier âge du fer et des cimetières burgondes. Dans l'un de ces derniers, une tombe renfermant entre autres une plaque de ceinture avec une représentation de Daniel dans la fosse aux lions. Au moyen âge, Bofflens compta parmi les dépendances du couvent de Bomainmôtier, et, sous le régime bernois, fit partie du ' bailliage de ce nom. — DHV. [M. R.]

BOG. Famille bourgeoise de Lucerne en 1549. — Katharina était en 1357 prieure des dominicaines de St. Peter auf dem Bach à Schwyz. — Gfr. 29. — [R-r.]

— P. Gotthard, gardien des capucins de Schùpfheim, auteur de : Ursprung und Schicksale des Eremitenhauses in Wittenbach 1344 - 1593. — Voir Gfr 11. [P.-X. W.]

BOGDAN, BOGIDAM. Famille éteinte de Berne, originaire du Brandebourg, reçue bourgeoise en 1635 avec — 1. Martin, médecin de la ville. Ses fils furent :

— 2. Albrecht, major au service de la France, et — 3. Martin, médecin, bibliothécaire de la Bibliothèque de Berne 1710, t 1731. — Voir LL. [L. S.|

BOGENSCHÙTZENGESELLSCHAFT (BER NISCHE) (Société de l'Arc de Berne). Elle prétend être la plus ancienne compagnie de tir à l'arc de la Suisse allemande et fait remonter sa fondation à Pierre II de Savoie en 1266. Les documents à ce sujet font défaut. Le plus ancien acte du Conseil la concernant date du 2 mai 1613. Une place lui fut aménagée dans le chemin de ronde, à la place de la gare actuelle, et en 1649 la petite tour qui s'y trouvait fut transformée en remise pour les armes. En 1831, un nouveau champ de tir fut créé sur l'actuelle Bogenschùtzenstrasse. La société inaugura en 1905 son terrain à elle ; elle a conservé son ancienne organisation et l'appartenance à une corporation bernoise est encore une condition d'admission. — Voir BT 1857. — C.-J. Durheim : Historische Milteilmigen zur Gesch. der vbohladeligen Flitzbogengesellschaft von Bern. [L. v. Tscharner.]

BOGENSCHUTZENGESELLSCHAFT ZURICH (Société des Arbalétbiers de la ville de Zurich). La date de sa fondation est inconnue Elle posséda de 1422 jusqu'après 1860 la maison zur Armbrust, derrière le Lindenhof et eut sa place de tir au Lederhalle, aujourd'hui Schnecken, jusqu'en 1697. A cette date son stand fut transféré à la maison zur Ambrust. La Société participa aux tirs de Strasbourg en 1456 et 1570 ; on lui connaît des règlements de 1578 et 1626.

— Voir Bluntschli : Mem. Tig. 1742, p. 59, 574. — Vogel : Mem. Tig. 1841, p. 409, 794. — Gysi : Erinnerungen a. d. Bogenschiitzenges . — Bâchtold : Das gliiekhafte Schiff. [E. H.]

BOGIS (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Grange du couvent de Bermont dès 1165, qui fit partie sous le régime bernois de la seigneurie de Bogis-Bossey, et continue à former avec Bossey une seule commune. — DHV. — Voir art. Bossey. [M. r.]

BOGLER, Bernhard-Kaspar. Musicien, * 2 février 1821 à Wiesbaden. f 29 décembre 1902 à Saint- Gall où il était établi depuis 1849. Il enseigna son art à l'école cantonale de 1856 à 1887, dirigea les sociétés du Frohsinn de 1849 à 1861 et de VAntiitz de 1856 à 1863 puis de 1869 à 1878. Il composa nombre de chansons et en publia plusieurs recueils. — Voir St. Galler Nbl. 1903, p. 59. [Bt.J

BOGNO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et Vge appartenant autrefois à la paroisse de Colla, dont il fut séparé après 1643. L'église actuelle porte la date 1780. Les déboisements du XIXe s. ont rendu la position de ce village critique, mais les reboisements de 1892 à 1900 ont fait disparaître le danger. Population : 1591, 20 ménages ; 1845, 340 hab. ; 1900, 225 ; 1910, 228. — Monti : Atti. [C. T.]

BOGUERET, BOUGUERET. Famille venue de Langres à Genève au milieu du XVIe s., en la personne de — Nicolas, * à Langres 1537, f à l'Escalade le 12 décembre 1602. Architecte, il travailla aux fortifications, aux portes de la ville, à la fondation du fort d'Arve, etc. Sa grande œuvre est la rampe desservant les trois étages de l'Hôtel de ville de Genève

liOMKMIENS

IJOINOI)

(1578). Il travailla aussi pour Berne, la Savoie et peutêtre pour le roi de Navarre. — Voir SKL. — L. Dufour-Vernes : Nicolas Bogueret, une des victimes de l'Escalade. — JEAN, frère du précédent, architecte et sculpteur, 1550-1610, vint à Genève en 1574 et fut le collaborateur de son frère dont il ne paraît pas avoir eu le brillant talent. — La famille s'éteignit au XIXe s. après avoir donné plusieurs orfèvres. Armoiries :

d'azur à la corne d'abondance d'or en pal, au chef dentelé d'or chargé de lettres hébraïques de sable. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 60. — Armoriai genevois. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da.]

BOHÉMIENS. Voir Tziganes.

BOHLI. Ancienne famille établie dans diverses communes du district zuricois de Hinwil ; elle portait au XVe s. le nom de Pauli. [J. Frick.1

BOHNENBLUST. Famille de Berne, qui émigra d'Aarbourg à Wynau, mentionnée à Bâle dès 1860, à Zurich dès 1911. — 1. Hans, sous-bailli 1525-1530. - 2. Ulrich, chef des paysans d'Aarbourg devant Aarau en 1653. — 3. Gottfried, écrivain, * 1883, devient en 1921 professeur de langue et de littérature allemandes à Genève et à Lausanne, président de la Nouvelle société helvétique. Voir la liste de ses œuvres dans DSC. [K.-R.J

BOHNENLIED (CHANSON DES HARICOTS). En Suisse allemande et en Allemagne existent diverses locutions populaires remontant au XVe s. et se rapportant à une chanson des haricots : etwas geht ûber das Bohnenlied ; einem das Bohnenlied singen. On ne connaît pas avec certitude la chanson primitive. Selon Mittler (Volkslieder, p. 521), ce serait la seconde des trois chansons qu'il donne dans son recueil avec le refrain : gang mir us den Bonen. Elle n'était à l'origine qu'une chanson de carnaval, puis devint une chanson satirique. C'est ainsi que le mercredi des Cendres de 1522 on chanta à Berne une chanson des haricots, attrU buée à Niklaus Manuel, qui devait, être une satire contre les indulgences et les abus du clergé. — Voir Tobler : Schweiz Volkslieder I, p. CXL. — K.-F. Wander : Deutsches Sprichwôrterlex. [P. de Steiger.]

BOHNENSONNTAG (Dimanche des Haricots).

D'après la chronique de Franz Haffner, on distribuait à l'église Saint-Ours de Soleure, le dimanche après Pâques (Quasimodo), un haricot à toutes les personnes présentes pour qu'elles disent une prière en souvenir de la découverte des reliques de la légion thébaine en 1473. Au début du XVIe s. cette coutume tombait en désuétude, mais le Conseil ordonna en avril 1528 de continuer à observer cette tradition sous peine d'emprisonnement. Elle se maintint jusque dans la seconde moitié du XVIIe s. — Voir A. Lechner : Der solotli. Bohnensonntag,da.ns Soloth.Monatsblatt 1913, p. 20. [J.K.] BOHNY, BONI, BŒNI, BONY. Famille de Bâle- Campagne connue au XIVe s. déjà à Diegten et Tenniken, plus tard aussi bourgeoise d'Augst et Frenkendorf. — Johann, barbier et médecin, devint bourgeois de Liestal en 1663. - - Karl, médecin-chef de la Croix- Rouge Suisse, Dr méd. h. c. de l'Université de Bâle, joua un rôle en vue dans le transport des blessés en Suisse durant la guerre européenne. — Voir ULB. — Bûrgerbuch de Liestal. — DSC. — Cette famille est répandue aussi dans d'autres cantons. [O. G.]

BOHREN. Famille de Grindelwald. - 1. David, * à Vliessingen (Hollande) le 25 juillet 1770, fut tambour et sergent au régiment suisse de May, entra au service de Hollande, de Prusse en 1802, de France et fit les campagnes de 1791 à 1815 y compris celle de Russie. - Voir Schweiz. Militer- Almanac h 1854. — [K.-R.] — 2. Peter, le Gletscherwolf, * 1822, guide réputé entre 1850 et 1860, fit une foule de premières ascensions dans les Alpes bernoises et valaisannes. f 4 juillet 1882. [H. Dûbi.]

BOHRER, Joseph, * 22 août 1826 à Laufon (Berne), prêtre 1851, curé à Joua, en 1857 à Schaffhouse où il dirigea la construction d'une nouvelle église catholique ;

en 1885, il accompagna l'évêque Kiala à Rome puis à Soleure : chancelier épiscopal de 1886 à sa mort 1900. — Voir Schmidlin : -Joseph Bohrer, ein Lebensbild. [W.-K.]

BOICEAU. Famille originaire de Saint-Maixent (Poitou), où elle est citée dès 1331 et d'où elle vint s'établir dans le pays de Vaud au milieu du .WTIIe s. Bourgeoise d'Apples dès 1862. A donné : — 1. CHARLES, 1793-1847, pasteur de l'Église française de Londres, puis à Cossonay 1829, à Vich 1836, à Lutry 1839-1845. — 2. Samson, 'négociant, fut à New-Yçrk le bras droit de Stewart, ministre des finances des États-Unis après la guerre de Sécession. — 3. Charles, * à New- York le 14 juillet 1841, f à Lausanne le 22 septembre 19(i7, avocat dès 1862, député au Grand Conseil dès 1874, président en 1894, conseiller d'État de 1874 à 1885, conseiller national de 1878 à. 1881 et de 1893 à 1899, président du Tribunal militaire de cassation, colonel de cavalerie. — 4. Gaston, fils du n° 3, * le 24 avril 1869 à Lausanne, ingénieur diplômé en 1891. Travailla à la construction de chemins de fer en Espagne, en Turquie, à celle des tramways lausannois, du funiculaire d'Interlaken au Harder. du Sierre-Montana-Vermala, du Clarens-Chailly-Blonay. A organisé, en 1916 et 1917. le Comptoir vaudois d'échantillons ; conseiller municipal, directeur des Travaux de Lausanne dès le 15 décembre 1917... [A. B.j

BOIENS. Tribu celte qui, divisée en deux groupes, se fixa vers 400 av. J.-C. en Bohème et dans la Haute- Italie. Le groupe de Bohême, chassé de ses foyers par les Marcomans, lutta un certain temps contre les Taurisques ; enfin une partie d'entre eux se joignit en 58 av. J -C. aux Helvètes qui envahirent la Gaule et partagea leur sort. [E. T.]

BOIN. Famille originaire de Sancerre en Berry, établie à Genève dès 1620, bourgeoise en 1770. Armes : d'or, au bœuf de gueules, clarine d'argent, marchant sur une terrasse de sinople, au chef d'azur chargé d'une tige de plante de café d'or. — Pierre, 1755-1825, docteur en droit et avocat de talent, perdit sa bourgeoisie et son droit de plaider pour avoir refusé de prêter le serment imposé par l'Édit de 1782. Il fut cependant reçu notaire dès 1784 et fit partie du Consistoire. Rentré dans sa bourgeoisie, il fut élu au Conseil des Deux Cents en 1789 et du Petit Conseil en 1792. Il renonça à toute fonction officielle

pendant la durée de l'occupation française à Genève. A la Restauration, il fit partie du Conseil provisoire et signa la proclamation du 31 décembre 1813. Dès sept. 1814, il siège au Conseil d'État. — Voir Bec. gên. suisses II. — Montet : Dictionnaire. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [Em T.]

BOINOD, Jean-Daniel-Matliieu, d'une famille bourgeoise d'Aubonne dès 1584, * 29 octobre 1756 à Vevey, fut libraire à Aubonne, prit part les 14 et 15 juillet 1791 aux manifestations de Lausanne et de Roll?. Obligé de fuir en France, il y devint quartier-maîtretrésorier de la légion des Allobroges 1792, commissaire des. guerres le 25 brumaire an II ; employé au siège de Toulon, il y fit la connaissance de Napoléon qui. salisfait de lui comme commissaire des guerres en Italie, lui envoya une gratification de 100 oOû fr. Boinod lui répondit : « Je ne te reconnais pas le droit de disposer ainsi des deniers de la République. L'armée souffre ; je viens d'employer cette somme à ses besoins. » Élevé aux fonctions importantes d'ordonnateur en chef, il devint en 1810 inspecteur en chef aux revues avec le grade de général. A la chute de Napoléon en 1814, Boinod accompagna l'empereur et fut chef des services

Pierre Boin. D après une

miniature de la collection

Maillart.

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