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BOISSIER

administratifs de L'île d'Elbe. Il rentra en France avec Napoléon et fut pendant les Cent-Jours inspecteur en chef aux revues de la garde impériale. Après la seconde

abdication, il occupa un petit emploi à Paris, devint intendant militaire après la révolution de juillet (1830), fut commandeur de la Légion d'honneur et admis à la retraite le 27 mai 1832.

Napoléon se souvint de lui à Sainte-Hélène et lui légua 100 000 fr.

Boinod mourut le 28 mai 1842. — François, frère du précédent, f 1863, fut commandant de place à Vérone. [Eug. M.]

BOIRON (C. Vaud, D. Morges. V. DGS).

Nom d'une rivière et d'une plaine située entre Saint-Prex et Morges. Cette plaine fut vendue au XVIIIe s. par la commune de Saintservit jusqu'en 1822 de Au pont du Boiron, sur

Jean-Daniel-Mathieu Boinod.

D'après une photographie.

Prex au gouvernement et place d'arme pour l'artillerie

la route, se trouve une pierre milliaire érigée en 213 en l'honneur de l'empereur Garacalla, qui fit réparer les routes de la région. Sur un crêt voisin, on a trouvé des tombes de l'époque du bronze. Un autre Boiron, à l'Ouest de Nyon, a donné son nom à un camp de troupes bernoises établi en 1782 par le général de Lentulus, après l'expédition de Genève. — DHV. [M. R.] BOIS (LES) (ail. Bûdisholz) (C. Berne, D. Franches-Montagnes. V. DGS). Com. et paroisse comprenant onze sections :

Les Bois, la Large-Journée, Biaufond, Sous-le-Mont, Prés-Derrière, Cerneux-Godat, les Deux Prailats, Sous-les-Rangs, Boéchet, Peu-Claude et les Rosés. Anciennes formes : Bùdinsrùtte, Buedinsholz, Hauch-Holz, Bois Jean Buedin, Bois Buedin, Budis Sylva. Armoiries : d'argent à trois sapins de sinople sur trois monts de gueules. La désignation actuelle Les Bois apparaît pour la première fois en 1767. Première mention : 1434. On attribue la fondation de ce lieu à un nommé Jean Ruedin qui serait venu de Cressier (Neuchâtel) au XVe s. probablement après l'exemption des tailles accordée en 1384 par l'évêque de Bâle aux habitants de la région dénommée depuis les Franches-Montagnes. On trouve en effet, en 1492, un Jean Ruedin qui paye la dîme pour des terres nouvellement défrichées, mais l'on ne connaît pas son origine. L'on ignore aussi quand Les Bois furent érigés en communauté. Pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois y firent des ravages considérables et la peste noire causa la mort de nombreux habitants. Les Bois firent partie dès l'origine de la paroisse de Montfaucon ; en 1627, une église y fut érigée sous l'invocation de Sainte-Foi. Elle fut reconstruite de 1830 à 1834 ; le clocher remonte à 1850. Population : 1764, 913 hab. ; 1818, 1060 ; 1850, 1339 ; 1880, 1625 ; 1900, 1456 ; 1920, 1171. Registres de paroisse dès 1629. — Voir Trouillat V. — Vautrey : Notices VI. — Daucourt : Dict. I. — Le Jura 1922, n"s 15-16. [G. A.]

BOIS, Denis, d'origine française, capitaine de cavalerie genevoise pendant la guerre de Savoie en 1589.

11 se distingua à la prise de Bonne et commanda dans cette place sous le conseiller Aubert, se distingua également au Fort d'Arve, au combat de Pinchat le

12 juillet, et fut tué au combat de Peillonnex, 26 juillet 1589. — Voir Gautier. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [C. R.]

BOIS DE CHATEL (C. Vaud, D. Avenches). Colline près d' Avenches qui servit de retranchement helvète, puis de camp romain. — DHV. [M. R.]

dhbs il — 15

BOIS-DE-CHÊNE, Jérémie, deMontbéliard, bourgeois de Genève en 1769, fit partie du Conseil de Sûreté en 1793 avec son fils — Jean-Marc-Étienne, 1764- 1844, membre du Conseil législatif 1795, de la Chambre de Commerce sous l'Empire, député au Conseil Beprésentatif, président du Tribunal de Commerce, juge à la Cour suprême. — Théodore, autre fils de Jérémie, * 1771, du Conseil Représentatif dès sa formation. — Voir Sordet : Dict. des familles genevoises . — Chapuisat : La Municipalité de Genève. — Rivoire : Bibliographie, rc r .1

BOIS DE VAUX (C. Vaud, D. Lausanne. V.DGS). Nom d'une campagne au Sud-Ouest de Lausanne, où l'on a trouvé d'importants vestiges d'habitations romaines et un cimetière burgonde. Le territoire faisait partie du vicus romain de Lousonna, à Vidy. — DHV. [M. R.l

BOIS-DOMINGUE (GRAND) (C. Fribourg, D.

Lac, Com. Morat. V. DGS). Colline sur laquelle Charles-le-Téméraire fit dresser sa tente lorsqu'il investit Morat en juin 1476. Le gros de sa troupe était campé entre cette colline et le Petit Bois-Domingue. Lorsque les Suisses attaquèrent, le 22 juin, ils marchèrent sur Salvagny et Villars-les-Moines, surprirent l'armée bourguignonne au Bois-Domingue et la défirent complètement. — Voir H. Wattelet : Die Schlacht bei Murten, dans FG I. — Dierauer II. [L. S.]

BOIS-LE-COMTE, C:hnrtos-Josej)l)-E(Imon(I, comte de, diplomate français, * 1796, t 1863. Accrédité le 21 décembre 1846 par Louis-Philippe comme ambassadeur auprès de la Confédération suisse, il prit parti pour le Sonderbund et, dès le début de 1847, chercha à gagner les puissances en faveur d'une intervention militaire. Le 30 novembre, après la dissolution du Sonderbund, il offrit la médiation de la France, de l'Angleterre, de l'Autriche, de la Prusse et de la Russie. Il intervint une seconde fois au nom de ces puissances le 18 janvier 1848 en faveur du maintien de la souveraineté des cantons. Cependant, la révolution de février anéantit tous ces projets d'intervention et mit fin à sa mission. — Voir Archives fédérales : Correspondance française 1845-1848, t. 2034. — Dierauer V. — Stern : Geschichte Europas VI. — ■ Thureau-Dangin : Histoire de la monarchie de Juillet. [A. R.]

BOISOT. Famille de Besançon, bourgeoise de Lausanne dès 1611. A donné : — 1. Georges-Louis- Jonathan, 1774-1853, professeur de mathématiques à l'Académie de Lausanne 1798, secrétaire en chef du Petit Conseil 1803, titre transformé en 1815 en celui de chancelier d'État. Député au Grand Conseil et conseiller d'État 1830-1845. A laissé des mémoires historiques encore inédits. — 2. Henri, 1811-1873, architecte à Lausanne, municipal de 1861 à 1873. — BHV 1904. [M. R.]

BOISRIGAUT, Louis Daugerant, seigneur de Boisrigaut, envoyé extraordinaire dans les Grisons en janvier et février 1523, ambassadeur "ordinaire auprès des Suisses de novembre 1522 à juillet 1544 et de septembre 1547 à juillet 1548, puis ambassadeur extraordinaire de juillet 1548 à janvier 1549. Il fut le premier ambassadeur ordinaire de la couronne de France auprès des États confédérés, avec résidence permanente à Soleure, ville qui resta durant 270 ans le siège de l'ambassade française. Boisrigaut obtint de Soleure un prêt de 200 000 couronnes, gagé sur le comté de Neuchâtel. Mais il avait surtout la mission de veiller à l'enrôlement de troupes suisses. De plus, dans l'intérêt de son maître, il s'efforça de maintenir la paix intérieure parmi les Confédérés divisés par les troubles religieux ; ce fut le cas en 1542 entre Berne et Fribourg. — 2. Gabriel, fils du précédent, attaché d'ambassade sous son père ; en juin 1553 et en avril 1554, il remplit deux missions extraordinaires dans les Grisons. — Voir Art. Ambassadeurs — - E. Rott : Beprésentation diplom. [J. K.]

BOISSIER. Nom de deux familles genevoises, l'une originaire de Ponsin en Genevois, bourgeoise en 1448, l'autre venue du Languedoc. La première se continue aujourd'hui sous le nom de de Loriol, qu'elle a pris à partir du XVIe s.

I. Famille de Ponsin. — 1. Antoine, reçu bourgeois 1448, notaire, secrétaire et conseiller du duc de Savoie,

Juillet 1922

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