‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 108 sur 425 · BOLLE · texte numérisé non relu

BOLLE

BOLLINGEN

des États 1921. — Dotta : / Ticinesi. — DSC. — A US 1921. [C.T.I

BOLLE. Famille des Verrières et de La Côte-aux- Fées (Neuchâtel), mentionnée déjà en 1429. Elle a donné des pasteurs, des notaires et des fonctionnaires des Verrières, dont — Jean, qui était maire de cette localité en 1556. La Côte-aux-Fées lui doit le nom de deux de ses hameaux, les Bolles de l'Église et les Bolles du Vent. A la famille Bolle, autrefois Bolla, Boulle, se rattachent les célèbres ébénistes français Boulle (1636-1754). — Voir Havard : Les Boulle. — SKL. — MN 1901, p. 126. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. M.] BOLLER. I. Vieille famille de la commune de Egg, (Zurich), où un Heinrich von Boll est mentionné déjà en 1364. Le nom vient certainement de la ferme disparue dite am Boll, dans la commune de Egg. — [J. Frick.] — Dorothea, 1811-1895, fondatrice de la secte de la résurrection. Elle épousa Hans-Heinrich Boller (f 1864), puis Heinrich Pfister. A Pâques 1848, elle entendit pendant le sermon une voix qui lui disait : « Le Seigneur est ressuscité ; il n'est pas ressuscité ici dans l'église, mais en ta propre personne ». Dans la suite, elle eut encore d'autres messages surnaturels qu'elle appelait de petits commandements. Ils la renforçaient dans l'illusion qu'elle était l'épouse du Christ ou le Christ lui-même. Elle semble être arrivée à ces idées par la secte des Antonins, mais elle subit aussi l'influence de Tennhardt, de Nuremberg. En 1865, elle construisit une maison à CEtwil, appelée Zur Auferstehung, qui devint le siège de la secte de la résurrection qu'elle avait fondée (Auferstehungssekte). Cette communauté, forte de 15 à 20 personnes, habitait dans les maisons voisines et s'occupait de tissage et d'agriculture. Les membres avaient mis leur avoir à la disposition de Mme Boller, qu'ils considéraient à l'égal d'une reine. Quand elle mourut, ses adeptes crurent qu'elle ressusciterait au bout de trois jours. Ils retrouvèrent chez elle 100 000 fr. en or. — Voir Procèsverbaux du Consistoire d'Egg 1862. — H. Messikommer : Die Auferstelmngssekte und ihr Goldschatz. — G. Kuhn : Dorothea Boller und die Sekte zur Auferstehung, dans STZ 1910. — [W.-L. w.] — Johann- Heinrich, de Uster, * 1821, un des chefs du mouvement démocratique des années 1860 dans le canton de Zurich, conseiller aux États 1872-1875, membre du Grand Conseil du canton 1872-1875.

II. A diverses reprises des membres de cette famille devinrent bourgeois de la ville de Zurich. Une branche éteinte en 1762 a pour ancêtre Georg, chirurgien, d'Esslingen près Egg, bourgeois de Zurich dès 1551. Armoiries : d'azur à un oiseau d'argent posé sur trois monts de sinople. La famille a donné toute une série d'orfèvres, parmi lesquels — Christoph, 1595- 1648, douzenier 1628, camérier du chapitre 1632, directeur de l'assistance 1647. — Friedrich, peintre,

* 27 juillet 1872, a exécuté des fresques pour le théâtre de Saint-Gall, ainsi que pour les églises de Pfeflingen (Hohenzollern), Truns, Ems près Coire, et Laupheim près Ulm. — SKL. [C.B.]

BOLLETER. Ancienne famille de la commune de Meilen au bord du lac de Zurich, citée pour la première fois en 1467. Elle descend évidemment de la famille éteinte Polit de la ville de Zurich. — Voir Eugen Bolleter : Das Geschlecht Bolleter. [J. Frick.1

BOLLETTINO STORICO DELLA SVIZZERA ITALIANA. Revue historique tessinoise fondée en 1879 et dirigée par l'ingénieur Emilio Motta. Après la mort du fondateur, la revue a repris ses publications sous la direction d'Eligio Pometta. C'est le seul recueil, d'ailleurs très riche, de documents concernant l'histoire du Tessin. [C. T.]

BOLLEY, Pompejus-Alexander, de Heidelberg,

* le 7 mai 1812, bourgeois d'Eggenwil (Argovie) en 1850, professeur à l'École cantonale d'Aarau 1838 et recteur de 1842 à 1852, rédacteur du Schweiz. Gewerbeblatt de 1840 à 1854, commissaire à l'exposition de Londres 1851, professeur de chimie à l'École polytechnique 1855, directeur de l'École 1859-1865, t le 3 août 1870. Son Handbuch der technisch-chemischen Untersuchungen 1853, a fait école. — Voir Pelytechnikums-

Feslschrift. — F. Rudio : Biogr. Skizzen. — F. Miihlberg : Zur Erinnerung an D1 P. A. Bolley. — Joh. Wislicenus : Geddchtnisrede... [D. F.]

BOLLI, Heinrich, avocat, * 21 mai 1858 à Beringen (Schaffhouse), député au Grand Conseil de Schaffhouse 1884 et pendant quatre législatures ; du Grand Conseil de ville 1884-1912, président 1895-1902 ; juge au tribunal cantonal 1897-1900 ; conseiller aux États dès 1906, président 1917-1918 ; membre de la Cour militaire fédérale de cassation ; colonel d'infanterie, commanda les fortifications de Morat 1914-1918. [W.-K.]

BOLLIER. Ancienne famille de Horgen, mentionnée déjà en 1455. Plusieurs Bollier ont été sous-baillis, de Horgen. — [J. Frick.] — RUDOLF, * 1815, conseiller d'État à Zurich de 1846 à 1854, conseiller national de nov. 1848 à février 1849, grand conseiller à Zurich en 1854. — Voir Strickler : Horgen, p. 371. [C. B.]

BOLLI ET. Nom de famille autrefois très répandu dans la région de Genève et dans le pays de Vaud. — ■ Louis, lieutenant du vidomne 1514. — Pierre, du Conseil des Deux-Cents 1542. — Voir Archives de Genève. — [c r.] — Samuel, de Préverenges et Montreux, fonda en 1679, à Ollon, la plus ancienne société de chant du canton de Vaud. [A. B.]

BOLLIGEN (Bollingen) (C. et D. Berne. V. DGS). Vge, Com. politique et paroisse. La Com. politique actuelle est une des plus grandes du canton de Berne et comprend environ 30 villages, hameaux et fermes, parmi lesquels Ostermundigen, Ferrenberg, Ittigen, Papiermuhle et Worblaufen. La basse justice appartenait primitivement aux sires von Geristein et passa successivement aux Belp-Montenach, aux vom Stein, à l'avoyer Peter von Krauchtal et en 1424 à la chartreuse de Thorberg. Celle-ci la garda jusqu'à sa suppression à la Réforme. Au spirituel Bolligen ressortissait au décanat de Miinsingen. Le droit de patronage appartenait aux vom Stein, et en 1274 au couvent d'Interlaken ; après la Réformation il passa à Berne et fut attribué au chapitre de cette ville. Les gens de Bolligen supprimèrent la messe en 1527 ; leur premier pasteur fut Heinrich Ludvvig. L'église actuelle date de la deuxième moitié du XVIe s. ; la cure de 1581. La paroisse était, avec celles de Mûri, Vechigen et Stettlen, une des quatre plus anciennes du canton de Berne. Elle est divisée actuellement en «quartiers» d'Ittigen, Ferrenberg et Ostermundigen. Chaque quartier forme une circonscription scolaire. Registres de naissances dès 1553, de mariages dès 1605, de décès dès 1728. — Pour la famille noble von Bolligen, voir Bollingen. — Voir LL. — Miilinen : Beitrâge (avec bibliographie). — Jahn : Kt. Bern. [L. S.] BOLLIGER, Adolf, de Holziken (Argovie), * 12 avril 1854. Il étudia la théologie, puis la philosophie à Leipzig, devint maître et privat-docent à Bâle 1878- 1887, pasteur d'Oberentfelden 1888-1891, professeur de théologie à Bâle 1891-1905, pasteur au Neumiinster de Zurich 1905-1921, Dr h. c. de l'Université de Berne 1903. A publié : Das Problem der Causalitat ; Anti-Kant oder Elemente der Logik, der Pltysik und der Ethik : Der Weg zu Gott fur unser Geschlecht ; Jésus und der Krieg ; etc. — Voir Kirchgemeindeblatt vom Neumiinster, 1921, p. 65. — Die Religion in Gesch. u. Gegenwart. [W.-L.W.j BOLLINGEN (C. Saint-Gall, Com. Jona. V. D GS). Petit village paroissial dont dépend le hameau d'Ober- Bollingen. Au IXe s. : Paiiliniagum. Le couvent de Pfâfers y avait des biens, ses fiefs y sont encore mentionnés en 1371 et 1410. En 1229, Rudolf IV von Rapperswil et le comte Diethelm von Toggenbourg donnèrent au couvent de Ruti le patronage de l'église et de nombreux biens. L'église fut rebâtie en 1515. La suppression du couvent de Ruti fit passer à Zurich la collation de Bollingen ; il la donna à l'hôpital de Bapperswil contre celle d'Elgg en 1537. La séparation d'avec l'hôpital et la constitution en paroisse indépendante datent de 1827, toutefois Rapperswil conserva la collation jusqu'en 1871 . — En 1250;ou 1251, le comte de Rapperswil fonda ou agrandit un couvent de cisterciennes au bord du lac, àOber-Bollingen, qui appartint dans la suite aux prémontrés et fut réuni en 1267 à celui de Wurmsbach. Le village faisait partie du comté de Rapperswil et fut réuni en 1803 à la commune politique et bour-

BOLLINGEN

BOLOMIER

geoise de Jona. La molasse fut exploitée de tout temps à Bollingen ; on la retrouve dans les constructions romaines et médiévales. — Voir St. Galler Nbl. 1908, p. 9-11. — Nùscheler : Gotteshâuser. — Wegelin : Regesten von Pfdfers. — Rickenmann : Hegesten und Gesch. von Rapperswil. — Mohr : Codex diplomaticus I, 292. — AS G X, 265. [Bt.]

BOLLINGEN, von. Famille éteinte de la ville de Berne, florissante du XIIIe au XVe s. La tradition place le château familial sur la colline du Hùhnerbùhl près de Bolligen, mais ce village ne paraît pas avoir appartenu à la famille. — 1. Rudolf, du Conseil 1257. — 2. Rudolf, du Conseil 1293. — 3. Konrad, du Conseil des Deux-Cents 1294. — 4. Heinrich, vers 1296-1344, du Conseil, premier bailli bernois à Laupen. — 5. Jakor, frère du n° 4, du Conseil 1327. — 6. Johann, prévôt de Dàrstetten. — 7. Yfo I, gentilhomme, seigneur de Riedbourg et de Meikirch, hérita Douanne de sa première femme Elisabeth de Vaumarcus. Les Fribourgeois lui brûlèrent Riedbourg en 1386. Banneret en 1395 et 1402, intendant des bâtiments 1395-1396 et 1408-1409, avoyer de'Thoune 1396-1400, bailli de Nidau 1415- 1416, député à la Diète 1411 et 1418 ; il dirigea en 1409 la délimitation de la frontière sur la rive droite de l.'Aar ; f 1427. — 8. Jakob, fils du n° 7, du Conseil 1412, hérita Riedbourg et Douanne, bailli d'Aarberg 1419. Le jour de son entrée en fonctions, un incendie détruisit la ville et le château ; il y perdit sa maison, un enfant, une servante et un domestique, f 1427. — 9. Yfo II, fils du n° 7, seigneur de Meikirch, membre du Conseil des Deux- Cents, avoyer de Berthoud 1443-1447, de Gôsgen et Aarbourg 1450, f 1451. — 10. Alexius, fils du n° 7, du Conseil des Deux-Cents 1434, commandeur de Hohenrain 1435, conventuel à Mùnchenbuchsee 1442. — -11. Math^us, fils du n° 9, du Conseil des Deux-Cents, avoyer de Buren 1475-1479. Son fils — 12. Jakob, t 1493 à Erlach, fut le dernier représentant mâle de la famille. — Voir H. Morgenthaler : Die Famille von Bollingen, dans BT II, 1921. [H. M.]

BÔLLINGER. Familles des cantons de Saint- Gall, de Schaffhouse et de Zurich.

A. Canton de Saint-Gall. — Johannes, de Schwarzenbach (Saint-Gall), capitaine au service de France : revenu au pays, il fut d'abord comme son frère aîné Thomas un actif partisan du gouvernement du Toggenbourgou Commission des Six dans son opposition àl'abbé de Saint-Gall, Léodegar ; un mariage avantageux le fit changer de parti. En 1712, il était avec son frère à la tête des communes du Bas-Toggenbourg favorables à l'abbé et défendit sans succès le cimetière de Bùtswil contre les insurgés conduits par Nabholz ; dans sa fuite

de Wil à Mosnang, le 21 mai, il fut pris par ses paysans, condamné à mort pour trahison par la Commission des Six et exécuté le 9 juin. — Voir J. von Arx : Gesch. des Kts. St.

Gallen III, 437, 457. — Naef : Chronik, p. 533, 536, 906. [Bt.]

B. Canton de Schaffhouse. Famille de la commune de Beringen, dont plusieurs membres se firent recevoir bourgeois à Schaffhouse au début du XIXe s. — Heinrich, colonel, * 15 déc. 1832, acquit la bourgeoisie de Schaffhouse en 1863. Juge d'instruction 1865 ; conseiller d'État 1872 ; instructeur en chef des troupes schaffhousoises ; chef de la IIe brigade lors de l'occupation des frontières 1870-1871; instructeur d'arrondissement de la VIe division à Zurich 1874, de la VIIe 1892-1904 à Saint-Gall ; f 14 décembre 1911. Auteur d'une carte-relief du canton de Schaffhouse et de la Mihtdr géographie der Schweiz. — Voir Tagblatt

Heinrich Bollinger.

D'après une photographie.

des Kant. Schaffhausen, 16 et 18 déc. 1911. — Bâschlin : Notizen XXX (Mns.). — Geneal. Register der Stadt Schaffhausen. tW.-K.]

C. Canton de Zurich. Ancienne famille du canton de Zurich, originaire de Hutzikon dans la commune de Turbenthal où on la trouve déjà en 1450 ; actuellement elle est bourgeoise d'autres communes du district de Winterthour. — [J. Frick.] — Rudolf, de Zurich, * le 7 juin 1856, docteur en droit, député au Grand Conseil de 1891 à 1894, du Grand Conseil de la ville de Zurich 1893-1896, secrétaire général du service d'assistance de Zurich, puis secrétaire de ville, président de la Commission des Neuf pour les affaires concernant les étrangers. A publié : Die Fremdenfrage und ihre Zusammenhdnge 1910 ; Die Auslânderfrage 1911 ; Der heutige Stand der Auslânderfrage 1912. — Voir Zurlinden : Zurich II, p. 262, 263, 425. [E. H.]

BOLLION (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Vge et Com. faisant partie autrefois de la seigneurie de Lully. Lors de la Réformation, toute une colonie de Vaudois vint s'établir à Bollion. qui dépendait déjà de la paroisse de Lully. Population: 1870, 158 hab. ; 1880, 132; 1910, 138. — Dellion : Dictionnaire. — Kuenlin : Die-

tlOHYKl'ivC ru* V.l

BOLLODINGEN (C. Berne, D. Wangen. Y. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Bolathingen 1266, Polatingen 1294, Bollendingen 1577. On y a trouvé des monnaies romaines. Au moyen âge le couvent de Saint- Urbain y avait des biens. Avec Hegen et Hermiswil, Bollodingen formait une juridiction de la paroisse d'Herzogenbuchsee à laquelle il est encore incorporé. L'école date de 1830. Les derniers vestiges d'un ancien château à Bollodingen disparurent au XIXe s. — Une famille von Bollodingen est mentionnée à la fin du XIIIe s. — Voir Mùlinen : Beitr. V. — Jahn : Kt. Bern. * [L. S.]

BOLOGNA. Famille de Locarno issue de la famille des Capistrati ou Garassendi de Bologne, D'après Nessi, elle se serait établie à Locarno en 1102. Armoiries: de gueules à deux lévriers affrontés d'argent, accollés de gueules, et affrontés, à la Champagne de sinople, au chef d'or chargé d'une aigle de sable (variantes). —

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