BONIVARD
que de Genève, veu du n° 2,
Famille savoyarde noble. Armoiries :
d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent. Trois membres de cette famille entrèrent en relation avec Genève, comme prieurs de Saint- Victor, aux XVe et XVIe s. — 1. Urbain, abbé de Pignerol et évêque de Verceil (f 1499). — 2. Jean- Amé, neveu du n° 1, f 1514, prévôt de Lausanne, prieur de Saint- Victor, abbé de Pignerol et de Payerne, conseiller de François de Savoie, évê- — 3. François, * vers 1493, neà qui il succéda comme prieur de
Saint-Victor en 1514. Il prit parti pour Genève dans
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Signature et sceau de Bonivard sur un acte du 22 déc. 1849 aux archives de Genève.
la lutte de cette cité contre le duc de Savoie et fut en relations étroites avec Ph. Berthelier et les autres Eidguenots ; livré au duc par trahison en 1519, il fut retenu prisonnier pendant plusieurs mois. En 1530, au mépris d'un sauf-conduit, il est de nouveau fait prisonnier sur les terres du duc et enfermé dans le château de Chillon où il resta six ans et d'où il fut délivré en 1536 par les Bernois et les Genevois. C'est cet épisode qui a rendu surtout Bonivard célèbre et en a fait un héros dans l'imagination populaire. Pendant sa captivité, les Genevois avaient démoli les bâtiments du prieuré de Saint- Victor et ils s'étaient emparés des terres qui en dépendaient. Pour dédommager Bonivard, ils le nommèrent bourgeois et membre du Conseil des Deux-Cents, avec logement et pension, mais Bonivard, mécontent, réclama la restitution de ses
revenus et se rendit à Berne pour implorer le secours des Bernois. Un accord intervint en 1538 par lequel les Genevois s'engagèrent à lui donner une forte somme pour payer ses dettes, une pension et une maison. En 1542, ils le chargèrent d'écrire les chroniques de la ville. Cette rédaction et d'autres travaux historiques et littéraires, occupèrent les dernières années de sa vie. f 1570. Aucun des ouvrages de Bonivard ne fut imprimé de son vivant, sauf sa traduction d'un fragment de la chronique de Stumpf intitulé : Hist. véritable... de quatre Jacopins de Berne... 1549. Ses principales œuvres ne furent publiées qu'au XIXe s. par J.-J. Chaponnièr ■ G. Revilliod et d'autres. Ce sont : Les chroniques de Genève ; De l'ancienne et nouvelle police de Genève, dans MD G V ; Advis et devis des lengues ; Advis et devis de la source de l'idolâtrie et tyrannie papale. Ses manuscrits sont conservés à la Bibliothèque et aux Archives de Genève. — Voir J.-J. Chaponnière : Notice sur F. B., dans MDG IV. — H.-L. Bordier : F. de B., dans Bibl. de l'École des Chartes, 1845-1846. — C.-M. Magnin : Notice sur F. B., dans Mém. de l'Acad. de Savoie, 2e série, III. — Ph. Plan : Les poésies de B., dans MDG XIX. [Fréd. Gardy.]
BONJEAN, Emmanuel, f à Vouvry 1841. Secrétaire de la Constituante valaisanne de 1839, pui« du Grand Conseil. Auteur d'un Tableau sunchronistique de l'histoire et des autorités valaisannes, annexé à Une année de l'Histoire du Valais, par le colonel Rilliet de Constant. [L. C]
BONJOUR. Familles des cantons de Neuchâtel et de Vaud.
A. Canton de Neuchâtel. Familles de Lignières et du Landeron. A la seconde se rattachent : — 1. Jean- Baptiste, 1801-1882, peintre. Il fut probablement élève de G, Lory et travailla en Italie, en Allemagne, à Lausanne et à Fribourg. Il a laissé de nombreux portraits et deux retables dans l'église du Landeron. — SKL. — 2. Clément-Alexandre, 1844-1905, notaire, juge de paix du Landeron dès 1879, député au Grand Conseil dès 1874, président 1886, membre des autorités communales du Landeron. — Messager boiteux de Neuchâtel 1907. [h. M.l
B Canton de Vaud. — I. Famille d'Avrjnches, citée dès 1363, qui a donné plusieurs châtelains et magistrats à cette ville. — Noe-Antoine-Abraham, 1731-1807, colonel dans les troupes anglaises aux Indes, revint dans le Pays de Vaud en 1776 et acquit l'année suivante, des Graffenried, la seiqr.curie de Bellerive. Il fut nommé par LL. EE. de Berne colonel dans le Pays de Vaud. Membre du premier Grand Conseil vaudois. [Eug. M.]
II. Famille originaire de Vevey, citée dès le XIVe s., bourgeoise de Blonay dès 1581. — 1. Louis, * 8 février 1823, f 22 juin 1875 à Chamblandes, avocat à Vevey, député au Grand Conseil 1851-1864, président 1864, conseiller d'État 1866-1873, président 1871, conseiller aux États 1873-1875, abbé de la Confrérie des vignerons de Vevey 1864-1866. — 2. Félix, fils du n° 1, journaliste, * 25 juin 1858 à Vevey, rédacteur en chef de la Revue dès 1878, président de l'Association de la presse suisse 1896-1898, et de l'Association de la presse vaudoise 1904-1908, 1912-1914, député au Grand Conseil 1901-1917, au Conseil national 1908-1917, président 1915, président du parti radical suisse 1913-1914. Auteur de : Du droit de réponse dans le G. de Vaud ; Droits et devoirs de la presse suisse ; Cent ans de politique vaudoise ; La démocratie suisse, etc. — 3. Emile, frère du n° 2, journaliste, * à Vevey 25 nov. 1862, rédacteur à la Revue dès 1880, fondateur et directeur dès 1888 de la Revue du Dimanche, pendant dix ans conseiller communal à Lausanne, dès 1894 conservateur du Musée cantonal des Beaux-Arts, collaborateur à la Nouvelle Revue, de Paris, au Journal des économistes, à la Semaine littéraire, au Foyer romand. [F. B. et A. B.]
BONMONT (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Couvent de Cisterciens dont les historiens de 'l'ordre fixent la fondation au 7 juillet 1131. Les fondateurs de ce monastère paraissent avoir été les seigneurs de Divonne et de Gingins qui en furent dès le début les avoués. Le couvent compta jusqu'à 20 religieux. Le plus connu de ses abbés est le dernier, Aymon de Gingins-Divonne, qui