‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 115 sur 425 · BONN · texte numérisé non relu

BONN

BONNEFONTAINE

fut évêque élu de Genève et mourut en 1537, au lendemain de la Réforme. Le couvent fut sécularisé, et ses biens étaient si importanls qu'ils formèrent un «gouvernement » dislincl du bailliage de Nyon, puis en 1711 un bailliage indépendant. Le monastère Lui-même fui en parlie transformé en asile pour douze pauvres. Plus tard, le domaine principal fut vendu, et un château fut construit au XVIIIe s., que possède la famille Sautter, de Genève. L'église, qui est du XIIe s., du pur style bourguignon, fut transformée en grange et doit à cette affectation d'avoir été conservée jusqu'à nos jours. La Bibliothèque publique de Besancon possède un psautier sur velin, avec de remarquables illustrations relatives à la vie du Christ, psautier qui paraît avoir été composé vers 1214 pour l'abbé Gautier à la demande d'Agnès, dame de Prangins. La Bibliothèque publique de Genève possède de son côté un obituaire de Bonmont du XVe s., où l'on remarque entre autres l'obit de Richard, Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre. — Voir DHV. — Baulacre : Recherches sur l'abbaye de Bonmont. — de Gingins : Hist. de la Cité et du canton des Équestres. — Rahn : Les Églises de Citeaux en Suisse.

— J. Gauthier: Le Psautier de Bonmont. — Vacandard: Hist. de saint Bernard. — Jenauschen : Origines cisterciennes. — Reymond : Aymon de Gingins, abbé de Bonmont. [M. R.]

BONN ou BONNBAD (C. Fribourg, D. Singine, Com. Guin. V. DGS). Formes anciennes : Pont, Bont et dès la fin du XVIe s. Ponn et Bonn. Cette localité mentionnée pour la première fois en 1294 était un fief des comtes de Tierstein. Jusqu'en 1580, elle faisait partie de la paroisse de Rarberêche à laquelle elle était réunie par un passage (gué ou bac soumis à un péage Pontanagium) auquel est sans doute dû son nom, et qui ne fut transféré entre Bonn et Vivy qu'à la fin du XVIIe s. Les bains connus dès le XVe s. furent propriété de l'État de 1621 à 1659. Incendiés en 1647, ils furent reconstruits en 1650 et 1651 et améliorés à diverses reprises. Ils jouirent d'une très grande vogue aux XVIIe et XVIIIe s ainsi qu'au début du XIXe s. La petite chapelle actuelle fut construite par l'État et consacrée en 1641 par Mgr de Wattenwyl. La passerelle actuellement entre Bonn et Vivy date de 1884.

— Voir F. P. Dugo : Fons Aquae Bonae. — Chemischer Versuch. . des Mineralwassers zu Bonn. — Dr Schueler : Dissertation sur les eaux de Bonn. — D. Herrliberger : Topographie der Eidgenosschaft II, 418. — Dr Berchtold : Hist. du C. de Fribourg III, 4 et 239. — A. Raemy: Dict. du C. de Frib., 265. — Kuenlin : Dict. — P. de Zurich : Les fiefs Tierstein, dans ASHF XII, 57. — F. Perrier : Nouv. souv. de Frib., 170. — J. Schneuwly : Notice sur les bains de Bonn. — P. de Zurich : Bonn dans Étr. frib. 1923. — Arch. cant. Frib. : Notes Schneuwly et Grosses de Cormondes pour Hauterive. [P. de Zurich.]

BONNA. Familles des cantons de Genève et Valais.

A.Canton de Genève. Nom de plusieurs familles de Genève.— I. Les Bonna, Bonnaz ou de Bonne, auxquels appartiennent — 1. François, syndic en 1378. — 2. Humbert, syndic en 1447, 1457, 1468 et 1475.— II. Les Bonna ou Bonnaz, du mandement de Ternier, reçus bourgeois en 1456. Armoiries : d'argent au chevron d'azur accompagné de deux étoiles du même en chef et de trois monts aussi du même en pointe. — 3. Pierre, du Conseil des Deux-Cents 1535, conseiller 1543, syndic 1550 et 1555 ; il fut envoyé cette année en députation aux Bernois pour les engager à ne pas renoncer à leur alliance avec Genève. En 1558, il fut mis en prison pour s'être emporté dans le Conseil et avoir fait d'injustes reproches au scrétaire d'État Michel Roset. — 4. Jean- Philibert, * 1525, du Conseil des Deux-Cents 1546, auditeur 1554. En 1555, il vint se plaindre au Conseil de ce qu'on recevait trop de bourgeois et surtout de Français; il se mit à la tête des séditieux et après leur défaite quitta la ville. — III. Les Bonna dit Pertemps, du nom d'un fief au pays de Gex, reçus bourgeois en 1477. — 5. Claude, f 1544, du Conseil des Deux-Cents 1529, conseiller 1534, trésorier 1534-1536, syndic 1537 et 1542, capitaine général 1544. Famille éteinte au milieu du XVIIe s. — IV. Les Bonna et Bonnat, de Mouvy au bailliage de Ternier, reçus à la bourgeoisie en 1594. —

V. La famille actuelle vient de Chalex au pays de Gex et s'est établie à Genève au commencement du XVIIIe s.

— Voir Ui'c gen. suisse IL — Gai : Not. gen. I. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — Armoriaux genevois. — France protestante. — Covelle : LB- [H. Da.]

B. Canton du Valais, de Bonna, de Bona, Debon. Famille mentionnée dès le XIe s. à Sion, dont une branche prit le nom de BlNFA. Elle a donné des magistrats et des ecclésiastiques. — 1. Pierre, curé de Grimisuat, e1 chanoine de Sion 1373. — 2. François, de Savièse, chanoine de Sion, doyen de Valère 1581, official de l'évêché 1606, t 1608. — 3. François-Joseph, * 1er nov. 1804 à Savièse, curé de Salquenen où il mourut en 1871. [Ta.l

BONNARD. Famille bourgeoise de Nyon, originaire de Baurières en Dauphiné, issue de Joseph, procureur au Parlement de Grenoble, condamné aux galères pour cause de religion, puis gracié. — 1. Alexandre, fils de Joseph, naquit en 1716 et se réfugia en 1730 à Genève, puis à Nyon, fut reçu bourgeois d'Arnexs. Nyon en 1753, et de Nyon en 1763. Marchand drapier. — 2. Moïse, fils du précédent, 1752-1818, fut un des principaux fondateurs de la fabrique de porcelaine de Nyon. Syndic de Nyon 1800-1803. Sa descendance a fourni de nombreux pasteurs tant à la France qu'au canton de Vaud ; elle comprend actuellement sept pasteurs de l'Église libre.— 3. François, fils aîné du n° 2, 1776-1838, pasteur à Marsillargues, puis professeur d'hébreu et premier doyen de la faculté de théologie de Montauban. Officier de la Légion d'honneur.

— 4. Charles, petit-fils du n° 2, fit sa carrière dans la marine française, gouverneur des Iles Marquises, puis capitaine de frégate, officier de la Légion d'honneur. — 5. AU- GUSTE, 1828-1908, petitfils du n° 2, pasteur de l'Église libre à Duillier- Trélex, puis à Lausanne 1867-1887, membre de la Commission synodale de l'Église pendant près de 40 ans — 6. Jean, fils du n° 5, 1855-1915, Dr en philologie de l'université de Paris, professeur de philologie romane à l'Université de Lausanne 1888- 1915, recteur 1900-1902, conseiller communal de

Lausanne. Collabora au Dictionnaire de l'ancienne langue française de F. Godefroy, et publia : Les traductions de la Bible en vers français au moyen âge. Un des fondateurs de la Soc. suisse pour la réforme de l'orthographe. — 7. Albert, 1858-1917, arrière-petitfils du n° 2, publiciste et journaliste, rédacteur à la Gazette de Lausanne 1882-1910, à la Semaine littéraire, au Journal de Genève 1910-1917. Chevalier de la Légion d'honneur. Un des porte-parole éloquents de l'opinion suisse romande pendant la guerre mondiale. Grand conseiller vaudois et lieutenant-colonel fédéral. — Voir les recueils posthumes : Le témoignage d'un citoyen et Pages d'histoire contemporaine. [G. -A. B.]

BONNAVEAU, Anne-Marie dite Nanette, d'une famille vaudoise, de Noville et Rennaz dès 1623, * 1787, t à Vevey 11 avril 1870. Cuisinière à Vevey, puis épicière, elle écrivit des vers dont quelques-uns ont paru dans le Conteur vaudois de juillet et août 1917. Un cahier de 24 p. où Nanette Bonnaveau critiquait fort la révolution vaudoise de 1845, a paru à Vevey en 1856. — Voir Godet : Hist. litt. de la Suisse romande. [M.R.]

BONNAZ, Félix, 1814-1845 à Saint - Gingolph. Médecin, botaniste et chansonnier. A laissé un herbier, passé en Savoie et disparu, ainsi que ses recueils poétiques. De neuf chansons sauvées, H. Bioley en a publié trois dans Les Poètes du Valais romand. [L. C]

BONNEFONTAINE (ail. MUFFETHAN) (C. Fribourg. D. Sarine. V. DGS. Com. et Vge. Anciennes

Albert Bonnard.

D'après une photographie.

Page 1