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BOSSEY

BOSSI

en Angleterre par sa brochure : Some account ofthelate M. Guinand, 1825, et fonda en 1828 à Fleurier une fabrique de gants qui prospéra pendant quelques années. A publié : Essai sur les médailles antiques des îles de Céphalonie et d'Ithaque, 1815 ; Parga an the Ionian Islands, 1821 ; De l'asphalte et des mines du Val-de- Travers, 1838. — Voir Quartier-la-Tente : Familles bourgeoises de Neuchâtel. — Biographie neuchâteloise MI. [L. M.]

C. Canton de Vaud. Famille d'Avenches, mentionnée dès le XVe s. — 1. Abram, châtelain d'Avenches sous le régime bernois, député au Grand Conseil vaudois en 1803. — 2. William, t 1920, député au Grand Conseil, préfet d'Avenches. — 3. Ernest, * 1857, professeur de construction et chemin de fer à l'Université de Lausanne. — 4. Norbert, * 1888, avocat à Avenches, président du Grand Conseil 1921, nommé conseiller d'État en 1922. [M. R.]

BOSSEY (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Bossei en 1224. Primitivement domaine rural dépendant de l'abbaye de Bonmont. En 1542, seigneurie constituée en faveur du prédicant Antoine Saunier, le compagnon de Farel. Elle Tut longtemps la propriété desTurrettini, de Genève, qui, vers 1720, construisirent le château actuel. Celui-ci fut acquit en 1809 par M>« de Staël pour son fils Auguste. Il fut plus tard la propriété du pasteur Munier-Rumilly et du peintre Firmin Massot. Il est maintenant à la famille Chenevière, de Genève. — DHV. [M. R.l

BOSSEY (autrefois Bossy, Bossie). Vge français de la Haute-Savoie, autrefois genevois jusqu'au traité de Turin, 1754, traité qui amena un échange de terres entre Genève et la Savoie. En 1178, le comte Amédée de Savoie laissa à titre de legs et réparation un tonneau de vin de Bossey et certaines dîmes à l'Église de Genève. On peut voir dans ce fait, avec Galiffe, l'origine des biens-fonds possédés plus tard par l'Hôpital de Genève sur la commune de Bossey d'où, pendant trois siècles, on tira le vin nécessaire à la communion dans les différents temples de la ville.

J.-J. Rousseau, enfant, séjourna avec son cousin Bernard chez le pasteur Lambercier, à Bossey. En 1412, la paroisse comptait, avec Évordes, 45 feux, en 1481, 19 et en 1517, 18 seulement. — Voir Regeste. — Jaccard : Essai de toponymie, dans MDR IIe s., 8. — Archives de Genève : Ms. Hist. n° 149 ; Visites épiscopales ; Archives du bureau. — Senebier : Hist. litt. de Genève, p. 390. — Galiffe : Genève hist. et archéologique, supplément, 68, 69. — Heyer : L'Église de Genève. [A.-Pl. J.]

BOSSHARD, BOSSHART. Voir Bossard.

BOSSI (BOSS, BOSSLI). Famille très répandue dans la vallée de l'Albula, aujourd'hui bourgeoise des communes de Mons, Brienz, Surava, Filisur et Alvaschein. — 1. Sambedus, de Brienz, podestà à Plurs 1615. — 2. Benedikt, podestà à Trahona 1679. —

3. Huldreich, de Scanfs, étudia à Coire et à Leyde ; 1714 reçu dans le synode protestant, pasteur à Vicosoprano. Il publia en 1714 : Disputationem de sacrificiis. Avec lui s'éteignit la branche protestante. —

4. Johann-Baptist, curé à Obersaxen 1652-1657, chanoine à Coire. — 5. Johann-Peter, podestà à Trahona 1703-1704. — 6. Gion-Giere (Jean-Georges), de Mons, étudia à Coire, Feldkirch, au couvent des Bénédictins d'Ottobeuren (Bavière) et à Milan ; curé à Trimmis 1799, Mons 1799-1824, secrétaire 1810 puis doyen 1818 du chapitre ob dem Schyn, chanoine 1825, directeur du collège de la cathédrale 1826, évêque de Coire 1835- 1844 ; c'est sous lui qu'éclata la querelle au sujet du double-évêché de Coire-Saint-Gall ; auteur de nombreux livres de prières en romanche. — 7. Johann-Anton, de Brienz, * 1802, le seul chapelain d'Alvaneu 1829- 1840, curé à Reams 1840-1878, vicaire épiscopal 1854, chanoine 1857 ; en 1850, il fonda la confrérie du Sacré- Co'ur, f à Brienz 24 mai 1884. — 8. Johann, de Surava, * 26 avril 1874, étudia le droit à Berne, Berlin et Fribourg, député au Grand Conseil 1905-1915, président 1912, conseiller d'État 1915-1920, conseiller national 1920, bourgeois d'honneur d'Alvaschein. — Voir Mayer : Bistum Chur II, p 629. — Simonet : Weltgeistliche. — Robbi : Standespràsidenten. [L. J.]

BOSSI, de BOSSIS, BOSSIO. Famille mentionnée à Bruzella au XVe s. et à Monte (Val de Muggio), dont quelques membres furent reçus bourgeois de Côme en 1420. Elle se fixa dans la suite à Balerna, à Lugano et ailleurs ; une autre famille Bossi, à Locarno, était d'origine milanaise. Armoiries :

I. Bossi de Lugano : de gueules au bœuf passant d'argent. II. Bossi de Pambio : de gueules au bœuf d'or passant à senestre, au chef d'azur à trois étoiles d'or soutenues par une trangle d'argent. III. Bossi de Locarno : un château surmonté d'une cloche, accosté des initiales B. B. — > Paolo et Lafranco de Bossis, de Bruzella, reçurent la bourgeoisie de Côme en 1420. — 1. Johannes-Paulus, Augustin, ami intime du Pape Sixte IV, fut nommé par lui recteur de l'hôpital de Santa-Maria de Pollegio le 26 juin 1475. — 2. Ettore, châtelain de Capolago 1478. — 3. Giovan-Pietro, archiprêtre de Riva San Vitale 1520- 1553. — 4. Gianbattista, maître-constructeur, était au service du Pape Paul V en 1606-1607 ; il travailla dans les palais du Vatican et au Quirinal, et eut un long litige avec ses coassociés. Il travailla aussi à la basilique de Sainte-Marie Majeure. — 5. Domenico, de Balerna, t 1644, travailla comme maître-constructeur à Prague où il fut reçu bourgeois en 1591 et remplit les fonctions de prévôt de corporation et d'édile de la ville. — 6. Battista, de Lugano, fut un des délégués de l'ancien bailliage de Lugano pour demander la liberté et l'autonomie aux cantons souverains, 21 février 1798 ; le 19 mai suivant, il fut encore envoyé auprès du gouvernement d'Aarau pour demander que Lugano devienne la capitale du canton. — 7. Giovanni, prêtre, 1740- 1801, premier curé de Sorengo où il resta 38 ans. Professeur de littérature. — 8. Gaetano, prêtre, 1792-1863, curé de Sorengo pendant 40 ans où il ouvrit une petite école pour la préparation au lycée. Il y attira un grand nombre d'élèves des familles principales de Lugano et alentours. — 9. Giovan-Maria, prêtre, fut délégué en 1830 à Vienne pour obtenir le paiement des frais occasionnés par le passage des Austro-Russes en 1799. En 1833, il faisait partie de la députation auprès du Pape pour obtenir la constitution du Tessin en diocèse. Il légua 50 000 lires au futur diocèse, mais ses héritiers obtinrent l'annulation du testament pour vice de forme, t 1846. — ■ 10. Antonio, de Lugano, industriel, 1829-1893, député au Grand Conseil 1857-1871, au Conseil des États 1862, au Conseil national 1863-1866 ; président de la Soc. suisse d'utilité publique 1892-1893; lieut. -colonel. — 11. Emilio, avocat, de Bruzella, * 31 décembre 1870, f 27 novembre 1920, étudia à Genève. Avec Francesco Chiesa et le socialiste italien Cabrini, il rédigea les journaux Idea Moderna et Vita Nuova ; en 1896, il entra à la rédaction de la Gazetta Ticinese à laquelle il donna une tendance extrémiste. Fut un des fondateurs du parti de l'extrème-gauche et de son organe L'Azione, qu'il dirigea jusqu'en 1909. En 1915, il rentra à la Gazetta Ticinese et au 1er janvier 1920 passa au Dovere. Juge d'instruction pour le Sottoceneri 1900-1902, député au Grand Conseil 1905-1909 et 1915-1920, conseiller d'Étal 1909-1915, conseiller national 1914-1920, conseiller aux États de 1920 à sa mort ; membre de la Municipalité de Lugano 1905-1909. A publié entre autres : Gesù Cristo non è mai esistito ; J clericali e la libertà. Connu sous le pseudonyme de Milesbo. — Voir AHS 1914. — Corti : Le famiglie patrizie ticinesi. — Barolliu :

Emilio Bossi.

D'après uue photographie.

BOSSIKON

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