BARTON
BASELAUGST
BARTON , Daniel - Fitzgerald - Parkenham , * 26 janvier 1850 à Edimbourg, f 8 avril 1907, consul de Grande-Bretagne à Genève 1888-1897, lit don à la ville de Genève, en 1904, du Victoria Hall. — Voir JG 9 avril 1907. — PS 1907 n° 354. [A. Ch.]
BARY, de. Famille noble originaire de Tournai en Hainaut. Elle émigra pour cause de religion à la fin du XVIe s. et se fixa à Francfort-sur-le-Mein ; de là un rameau s'établit à Bâle en la personne de Jean, 1605- 1684, reçu bourgeois de cette ville en 1624. Il était associé dans la fabrique de soieries d'Achilles Werthemann.
— 1. Johannes, 1682-1754, petit-fils du prénommé, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, président du Directoire commercial. — 2. Johannes, 1710-1800, fils du n» 1, Oberstzunftmeister 1760, Bourgmestre 1767, fonction qu'il résigna en 1796. Lors de la conclusion de l'alliance entre les Confédérés et la France, àSoleure en 1777, il était un des représentants de Bâle.
— [A. B.j — Les frères Jaques et Jean vinrent de
Francfort à Genève' et y acquirent la bourgeoisie en 1624 et 1634 ; leur postérité s'éteignit à la fin du XVIIIe s. Un second rameau, venu de Bâle, s'établit à Genève en 1696 et n'eut qu'une courte existence ; il ne fut pas admis à la bourgeoisie. Armoiries : de gueules à trois têtes de barbeaux d'argent. - - Voir AGS I, 81. — Galiffe : Not. gen. V, 248. — Notices généalogiques tournaisienn.es. ■ — Ebrard et v. Nathusius-Neinstedt : Gesch. des uradligen Hanses Bary. — Galiffe et Gautier : Armoriai. [H. Da.]
BARZ/EUS-B^RTSCHI. Famille à Willisau, Sursee et Soleure. Armoiries : de sable à la bordure d'argent, à un demi-vol posé sur un globe du second. — 1. Joh.-Sebast., * à Nyon (Vaud), maître d'école au couvent de Saint-Urbain 1581, publia des poésies latines sous le pseudonyme de Barzaeus. — 2. Johann, fils du n° 1, de Sursee, 1592-1660, prêtre, curé à Bàrschwil 1628, Sankt Niklaus 1629, Luthern 1630, maître de latin à Soleure 1634, chanoine à Schônenwerd 1639, intendant des bâtiments, secrétaire et custode du couvent ; auteur de poésies latines, réunies en volume en 1645, et des Heroum Helvetiorum epistolae, 1657. — Voir ZSK 1912. — Schmidlin : Die Soloth. Schriftsteller des XVII. Jahrh. 122. — Amiet : Grilndungssage der Schwesterstddte Solothnrn, Zurich und Trier, p. 68. — LL. — P. -Alex. Schmid : Kirchensâtze. fv.V.j
BARZAGHI-CATTAIMEO,. 1/i/o/iiO. Peintre, * 15 mars 1837 à Lugano, étudia à l'académie de Brera de Milan. On lui doit la décoration de plusieurs édifices publics : l'église grecque de Saint-Spiridion à Trieste (1867) ; l'église réformée de Horgen (1875) ; le plafond de la petite salle de la Tonhalle de Zurich (1895) ; la salle des pas perdus au palais fédéral à Berne (1905). Il collabora également à la décoration de la cathédrale de Lugano. De 1880 à 1885, Barzaghi vécut à Paris, Dublin et Londres où il fit surtout des portraits ; de cette époque datent ses meilleures œuvres. Aux expositions de Vienne en 1873 et 1876, il obtint la médaille du Mérite, à Paris en 1885 le grand prix. Vice-président de la Société tessinoise des beaux-arts. — Jole, nièce du précédent et son élève, * à Lugano 1866, peintre de paysages et de fleurs, exposa à Berne et à Londres. — Voir SKL — ALBK. — PS 1918. [C. Trezzini.J
BARZHEIM (C. Schafïhouse, D. Reyath. V. DGS). En 1280, 1301, 1328 : Barzhain ; dès le XVe s. généralement Bartzen. Sceau : Une fleur de lys accompagnée en chef de deux étoiles. En 1289 le comte Mangold von Nellenburg y possédait des terres, ainsi que les barons von Klingen, qui sont probablement, les fondateurs de l'église du lieu. En 1500, les Stockar, les Fulach, les Randegg, les Widmer, etc., le couvent des religieuses de Diessenhofen (Katharinental) et celui de Petershausen étaient possessionnés à Barzheim. Pendant la guerre de Trente ans le village eut beaucoup à souffrir ; il fut
pillé à plusieurs reprises par les troupes impériales et en grande partie réduit en cendres en 1633. Un petit détachement de soldats italiens, qui avait été faifprisonnier peu après et que l'on soupçonnait d'avoir commis ce méfait, fut lynché à Schaffhouse par la foule exaspérée. Les droits de basse justice sur Barzheim dont dépendait le droit de lever la troupe appartenaient en 1567 aux Im Thurn, aux Fulach et à la ville de Schaffhouse ; de 1580 à 1798, cette dernière en eut deux parts et les Im Thurn une part. Une convention fut signée en 1627 entre eux à ce sujet. Barzheim et Thayngen formèrent jusqu'en 1798 une juridiction inférieure et un haut bailliage de la ville de Schaffhouse. Les droits de haute juridiction, ou de souveraineté, appartinrent à l'ancien comté du Hegau, plus tard au landgraviat de Nellenburg. Ils furent achetés en 1723, de même que ceux des autres villages schaffhousois du Hegau, par la vli.e de Schaffhouse. Au spirituel, Barzheim dépendait au moyen âge de l'église de Hilzingen. Il avait alors une chapelle qui fut transformée en maison d'école en 1826. Au XVe s., l'église de Hilzingen et son annexe Barzheim furent incorporées au couvent de Saint-Georges à Stein. Lors de la Réformation, qui fut introduite à Barzheim, ce village se sépara de Hilzingen pour se rattacher à l'église de Thayngen, qui ressortissait depuis 1243 au chapitre de Constance. En 1804, la ville de Schaffhouse acquit les droits du chapitre. Par contrat passé en 1898, les paroissiens de Barzheim cédèrent leur fonds d'église à la paroisse de Thayngen-Barzheim. Dans les années 1877 et 1901-1905, les biens des bourgeois furent séparés de ceux des habitants par les autorités. — D'après Ruegger, une famille et un château du nom de Barzheim ont dû exister. Une famille Barzhain est mentionnée en 1299, 1301, 1392 à Schaffhouse, où elle possédait une maison. — Voir Ruegger : Chronik. — US. — Harder : Chronik IV, 298. [H. Werner.]
BASAOINGEN (C. Thurgovie, D. Diessenhofen. V. DGS). Anciennes formes du nom : Basnandinga 761, Pazmuntinga 846, Paznandinga 900, Bazmundinga 1083, Basendingen 1278. Trouvailles romaines de quelque importance. Les couvents de Saint-Gall, d'Allerheiligen à Schaffhouse, de Wagenhausen et de Reichenau y possédaient des biens. Le couvent de St Kat.harinenthal acquit en 1260 du chevalier Konrad von Salenstein, le bailliage et la charge d'intendant de Basadingen, et, de Reichenau, le patronage de l'église, dont les biens furent incorporés au couvent l'année suivante par l'évêque de Constance. Les maisons à l'Ouest du Dorfbach dépendaient au spirituel de Stammheim, ce qui produisit par la suite de nombreuses difficultés entre le couvent et les curés de Stammheim au sujet de la perception de la dîme. Celle-ci fut finalement attribuée pour les deux tiers au couvent et pour un tiers à Stammheim. St. Katharinenthal acquit peu à peu tous les biens et droits des autres couvents susmentionnés dans le ban communal. Diessenhofen acheta de l'évêque de Constance la haute juridiction en 1527 et la basse en 1704 pour 1400 fi. Toute la commune passa à la Réforme en 1532, et le couvent ne parvint que vers la fin du XVIe s. à y faire recevoir bourgeoises des familles catholiques La différence des confessions donna lieu à de nombreux conflits qui ne furent résolus définitivement que par la paix nationale de 1712. L'église fut agrandie en 1668 et rebâtie en 1840 ; en 1829 le pasteur desservit aussi l'église annexe de Schlattingen, qui se détacha au spirituel de Stammheim après avoir été desservie quelque temps par le suffragant de la ville de Diessenhofen. — Voir TU. — ■ UStG. — Sulzberger : Gesch. der thurgauischen evang. Kirchgemeinden I (Mns. à la bibliothèque cantonale thurgovienne). lF- Sch.]
BASELAUGST (C. Bàle-Campagne, D. Liestal. V. DGS). Située sur la rive gauche du Violenbach ou Ergolz, cette localité porte le nom de Baselau gst par opposition à Kaiseraugst en Argovie. Elle est sortie du Castrum rauracense sur l'emplacement duquel se trouve l'actuel Kaiseraugst ainsi que l'église. C'est le pont de pierre sur l'Ergolz, à l'entrée duquel les landgraves du Sisgau percevaient un péage, qui a été la cause de la construction de Baselaugst, à l'origine un seul et même
BASELGA, BASELGIA
BASLER
village avec Kaiseraugst. La séparation d'Augst en deux villages eut lieu au moyen âge, lors de la formation de la seigneurie de Rheinfelden, dont le territoire détaché du Sisgau s'étendait jusqu'au Violenbach. A la suite de l'acquisition de Rheinfelden par l'Autriche au XIVe s. et du Sisgau, dont dépendait le péage du pont, par Bâle au XVe s., Augst au delà du pont devint bâlois, tandis que, par opposition, celui situé sur l'autre
Le pont de 1 Ergolz près de Baselaugst en Gravure sur cuivre de D. Herrliberger d'après un des
rive du Violenbach dans l'Empire, devint l'Augst impérial ou Kaiseraugst. Néanmoins l'Autriche revendiqua d'abord des droits sur Baselaugst, en qualité d'héritière des anciens landgraves du Sisgau de la maison de Habsbourg-Laufenbourg. Le différend fut tranché par l'accord de 1534 entre Bâle et l'Autriche, en vertu duquel cette dernière renonçait à tous ses droits sur le pont d'Augst en faveur de Bâle. — Un dernier vestige de l'ancienne réunion des deux Augst consistait dans la commune pâture des deux localités ; sa suppression en 1652 consacra leur séparation définitive et complète. ■ — Voir Merz : Die Burgen des Sisgaus I, p. 82. [Cari Roth.]
BASELGA, BASELGIA. Ancienne famille noble de Savognin dans l'Oberhalbstein (Grisons). Armoiries : d'azur au portail d'argent. — 1. Jacobus, bailli épiscopal en 1582 à Reams dans l'Oberhalbstein, f à 86 ans. — 2. Alber- TUS, 1575 podestà à Tirano, bailli pendant plusieurs années dans l'Oberhalbstein ; il fut deux fois capitaine au service de France et plusieurs fois député de la Ligue de la Maison Dieu, f en 1602. — 3. Kaspar, fils du n° 2, en 1593 podestà à Plurs, puis capitaine épiscopal à Fùrstenberg, bailli épiscopal dans l'Oberhalbstein. En 1603, lorsque le gouverneur espagnol de Milan construisit à l'entrée de la Valteline le fort de Fuentes en réponse à l'alliance conclue par les III Ligues avec Venise, Baselga et Georg Beeli, de Belfort, furent soupçonnés d'avoir trahi leur pays au profit des Milanais. Ils furent jetés en prison et soumis à une horrible torture ; le 4 juillet Baselga fut exécuté à Coire et quelques jours après on décapita également Beeli. — 4. Johannes, podestà à Bormio en 1699. — [L. J.] — 5. Gregor, de Lenz, pasteur à Conters dans l'Oberhalbstein de 1727 à 1741, à Brienz de 1741 à 1743. Il légua plusieurs biens à la chapellenie de Lenz. — 6. PLACIDUS-LAURENZ, de Somvix, * 1821. curé à Obercastels 1846-1849, à Ems 1862-1872, pro-
fesseur à Goire 1849-1850, à Disentis 1850-1855, curé à Samnaun 1856-1862, spirituel dans l'établissement de Lôwenberg 1872-1896, chanoine 1885, doyen du chapitre de l'Oberland 1890, t le 21 décembre 1896. - Voir LL. — ■ Davoser Blâtter 1881, n° 7. — Barth. Anhorn : Pùntner Aufruhr im Jahr 1607. [S.l
BASELGA (G. Tessin, D. Blenio, Com. Ghirone. V. DGS). Hameau faisant autrefois partie de la vici-
nanza et de la paroisse d'Aquila ; en 1836, il en fut détaché et réuni àButtino, mais en 1842, il retourne à Aquila pour passer définitivement à Ghirone en 1853. Population : 1900, 19hab. — Voir Attidel Gran Consiglio. — D'Alessandri :
Attidi S.Carlo. — C.Meyer:
Blenio und Leventina. [C.T.l BASELG AU. Cette contrée ne se trouve mentionnée qu'une fois et cela dans l'acte de 870, passé entre Charles le Chauve et Louis le Germanique à Mersen et qui consacrait le partage de l'héritage impérial de leur neveu défunt, Lothaire II. Il ne s'agit pas d'une province bien déterminée, mais c'est une appellation vague de l'Augstgau. Baselgau et Augstgausont identiques. Voir Augstgau. — Voir Andréas Heusler: Verfassungsgesch. der Stadt Basel im Mittelalter ■ — Albert Burckhardt : Die Gauverhàltnisseim alten Bistum [Cari Roth.]
sin de E. Bùchel.
Basel, dans BVG Bas. XI.
BASELGIA. Voir Sils-Maria.
BASELLAIMDIA. Société d'étudiants radicaux de Bâle-Campagne, à l'Université et au Pœdagogium de Bâle, fondée en 1845. Couleurs : rouge, blanc et or. Il y avait une section à Aarau. Dès 1846, elle prit le nom de Bauracia (voir art. Rauracia) et ne mit plus aucune restriction locale au recrutement de ses membres ; couleurs : blanc, rouge et or, casquette rouge Elle fusionna en 1847 avec la première Nouvelle-Zofingue qui, en 1849, prit le nom d'Helvetia (voir art Helvetia). — Voir O. Hassler et P. Ehrsam : Gesch. der Schweiz. Studentenverbindung Helvetia. — O. Hassler : Beitrâge zur Geschichte der Helvetia I. — H St. 21. [O H.l
BASELWIND, Diebold (Theobald), vers 1300- 1360. Originaire de Guebwiler (Alsace), il vint à Berne où il est mentionné comme curé pour la première fois le 19 mars 1329. Il appartenait à l'Ordre teutonique et présidait la maison de Berne, une succursale de la commanderie de Kôniz. Les chroniqueurs lui attribuent une grande influence sur la politique bernoise pendant la guerre de Laupen ; il se rendit lui-même sur le champ do bataille, muni du saint Sacrement. En 1346, il visita pour l'évêque le couvent d'Interlaken. L'avoyer et le Conseil de Berne passèrent avec lui un contrat le 26 avril 1359 pour la reconstruction du chœur de l'église qui s'était écroulé lors du tremblement de terre de 1356. Il mourut le 2 mai 1360. — Voir FBB V-V1II. — Justinger : Berner Chronik. — LL. — K. Howald : Diebold Baselwind. — Bévue de la Suisse catholique V, 1874. — SBB I. — E. Blôsch : Der Leutpriester Diebold Baselwind, dans Berner Volksschriflcn 17. — AHVB VI, 388. [H.M.l
BASILEA, BASILAEA, BASILIA Voir Bale.
BASLER. A. Canton de Bâle. L'ancêtre présumé de cette famille est Ulrich, boucher qui acquit la bourgeoisie de Bâle en 1409 lors 'de la campagne contre Istein. — 1. RUDOLF. 1586-1673, aubergiste, fut le premier de la famille qui entra dans le Petit- Conseil. — 2. Johann-Rudolf, * 1673, 1713-1721
BASLKR ANZKIGER
BASSEKSDORF
notaire et pasteur à Muttenz. f 23 juillet 1721.
— 3. Joh -Jakob, 1725-1795, professeur d'hébreu à l'université de Bàle et très versé dans les sciences physiques et mathématiques. — Autres membres du Petit-Conseil : 4. Franz, f J730. — 5. Ulrich, t 1762 et — ti. Abraham, f 1787. ■ — Voir Athense Rauricœ, 456. [A. B. et K. Gai ss.]
B. Canton de Zurich. — I. Famille éteinte de la ville de Zurich. — Johannes, * 1613, pasteur à Sirnach 1635, Ilinvvil 1643; c'est avec lui que s'éteignit la famille en septembre 167'i. Il laissa sur l'histoire nationale de nombreux manuscrits que le Conseil de Zurich racheta à ses héritiers pour 300 lb. — Voir LL.
— — Sulzberger : Biogr. Verzeichnis der Geistlichen tirs Kt. Thurgau. —II. Ancienne famille de Thalheim surla Thour, mentionnée déjà en 1450. [W.-L.W.et J.F.]
BASLER ANZEIGER ( Basler Zeitung). Feuille libérale, fondée en 1883, parait deux fois par jour avec un supplément illustré, le dimanche, Schweizer Hausfreund. [L. S.]
BASLER NACHRICHTEN (FlNANZ- UND HAN- DELSBLATT). Journal libéral, fondé en 1845, paraît actuellement 13 fois par semaine avec un supplément du dimanche. [L. S.]
BASLER NATIONALZEITUNG, le plus ancien journal radical de Bàle, fondé en 1842 sous le nom de Schweizerische Nationalzeitung. En 1862 il fusionna avec le Schweizer is cher Volksfreund, et depuis 1888 reprit le titre de National-Zeitung. [Schwabe.]
BASLER VOLKSBLATT, fondé en 1873 pour soutenir les catholiques de Bàle et du Birseck dans leur opposition au mouvement vieux-catholique. Ce journal qui eut des débuts pénibles lors du Kulturkampf est actuellement l'organe officiel du parti catholique de Bàle- Ville et de Bâle-Campagne. [A. A.]
BASS. Ancienne famille bourgeoise éteinte de la ville de Soleure issue de Ludwig, de la vallée d'Aoste, reçu bourgeois en 1509. La famille s'éteignit avec Jos.- Benedikt, 1746-1814. Armoiries : de gueules à un chevron d'or accompagné de trois roses d'argent. — 1. Karl, * à Paris, f 1673, curé à Oberbuchsiten 1657, à Oberdorf 1671. - - 2. Urs-Josef, 1661-1709, grand conseiller 1680, Jungrat 1702, bailli de Locarno 1688, de Flumental 1708. -- 3. Urs-Josef, 1678-1744, curé à Kappel 1702, à Kestenholz 1713, chanoine à Soleure 1727, prédicateur du chapitre — 4. Urs-Josef, 1685-1756, frère du n° 3, notaire, grand conseiller en 1736, Jungrat 1738, Altrat 1752. — 5. Anton-Friedrich, 1683-1739, fils du n° 2, grand conseiller en 1707, bailli de Gilgenberg 1719, Jungrat 1729, bailli de Flumental 1731, Altrat 1733. — Voir LL. — LLH.
— Franz Haffner : Geschlechterbuch. — Protas Wirz : Burgergeschlechter. — Alex. Schmid : Kirchensâtze. — ■ Bestallungsbuch. [v. V.]
BASS, Victor. Ingénieur, de Celerina, * le 2 mars 1837 à Turin, étudia à l'École polytechnique fédérale, de 1856 à 1858. Pendant un an, il travailla sous les ordres du général Dufour à la levée des plans topographiques pour la carte de la Suisse au 1 : 100 000 ; il fut ensuite ingénieur au chemin de fer du Mont-Cenis à Modane et plus tard à Plaisance. En 1884, de concert avec d'autres maisons suisses, il fonda à Perosa Argentina près de Turin une grande fdature de coton, f le 22 mai 1901 à Turin. — Voir Schweiz. Bauzeitung 1901,
BASSAND.
[L.J.] Ancienne famille de Porrentruy. Armoiries : d'azur à une fleur de lys d'or sur trois monts du même. — 1. Jehannetat, maire de Saint-Ursanne 1574. — 2. François, maire de Saint- Ursanne 1585. — 3. Georges et — 4. François, maîtres bourgeois de Saint-Ursanne en 1614 et 1622. — 5.
Humrert, procureur général près la Chambre royale à Brisach, 20 mars 1651 ; chargé d'une mission du comte d'Harcourt auprès des autorités de Bàle en juillet. 1653, commissaire pour l'établissement du Conseil souverain d'Alsace à Ensisheim, puis avocat général à ce même Conseil 1658. — 6. Henri,
avocat à la cour épiscopale de Porrenlruv, f 1726. —
7. François-Joseph, chanoine, custode du chapitre de Saint-Ursanne 1730, prévôt 1733-1741, f 1742. —
8. Pierre-François, martre bourgeois de Saint-Ursanne 1758.-- Voir G.-F. Chèvre: Ilisi. de St. Ursanne. — Rott : Représentation diplomatique IV. [G. A.l
BASSECOURT (ail. ALTDORF) (C. Berne, f). Delémont. V. DGS). Anciennes formes : Baressicorl 1160, Barascurte 1179, Boressecort 1256, Beressecouri 1321; la forme allemande Altdorf se rencontre déjà en 1 181 ! On y a trouvé des objets burgondes de tout premier ordre (Musée de Delémont), une villa et des monnaies romaines. Bassecourt forme une commune et une paroisse avec Berlincourt. L'église, mentionnée en 1303, était sous le vocable de saint Pierre ; en 1405 elle fut incorporée au couvent de Bellelay par Humbert de Neuchâtel, évêque de Bàle. Cette même année, Nicolas Ulrich, de Bassecourt, et Walther son oncle, échangèrent avec le couvent de Bellelay le droit de patronage et toutes les dîmes qu'ils possédaient dans la ville, et sur le ban de Bassecourt. En 1412, Humbert de A'euchâtel réunit les églises de Bassecourt et de Boécourt en une seule paroisse sous la conduite d'un curé présenté par Bellelay à l'approbation de l'évêque ; il devait résider à Bassecourt. L'église, bâtie en 1587, fut reconstruite en 1828. Pendant la guerre de Trente Ans, Bassecourt fut complètement ruiné par les Suédois et les Impériaux. Les 19-20 juillet 1871, le village fut en grande partie victime d'un incendie. Registres de naissances dès 1702, de mariages 1725, de décès 1766. Population : 1804, 602 hab. ; 1838, 806; 1870, 794 ; 1918, 1170. — Voir Trouillat. — Bonstetten : Carte archéol. Berne. — Notes de A. Daucourt, archiviste à Delémont. [L. M.]
BASSERSDORF(C. Zurich, D. Bulach. V.DGS).Vge, Com. politique et paroisse, celle-ci comprenant aussi Nurensdorf. Armoiries : d'argent à une bande d'azur et à une fasce de gueules brochant. Anciennes formes : Bazzelstorf 1155, Bassilsdorf 1243, Basserstoff 1361 : dérivant probablement de Barolds- ou peut-être de Barnolds-( Barnulfs-? ) dorf (voir Fôrstemann. I, 246, 248) ; en dialecte Wassersdo7-f. On a découvert sur le Homberg un refuge préhistorique et deux tombeaux dans le Scherersholz ; sur la Heidenburg une villa romaine. Entre Bassersdorf et Birchwil, le long de la Mauleselgasse, on a mis à jour un tronçon de la voie romaine de Kloten à Winterthour. En 1 155 un certain Gerung fit don d'un domaine avec serfs à Bassersdorf au couvent de Saint-Martin sur le Zurichberg. On trouve plus tard comme propriétaires dans le village l'abbaye de Fischingen, le couvent de Ruti, l'abbaye de Saint- Biaise dans la Forêt-Noire, la prévôté d'Embrach, les barons de Kempten et des bourgeois de Zurich. Les Habsbourg possédaient l'avouerie sur les biens de la prévôté de Zurich et du couvent du Zurichberg. Ils détenaient aussi, du comté de Kibourg, la haute et basse justice de Bassersdorf. Leurs droits passèrent à Zurich avec le comté de Kibourg. Bassersdorf fit alors partie du sous-bailliage du comté. Jusqu'en 1798, il eut sa cour de justice; de 1798 à 1803 il fut le chef-lieu du district de ce nom ; il appartint ensuite au district de Bulach 1803-1814, puis au haut bailliage d'Embrach et dès 1831 au district de Bulach. Le26fév. 1832 une assemblée populaire adopta les statuts d'une association cantonale zuricoise ( Bassersdorfer Verein); elle avait pour but de travailler à maintenir les conquêtes du libéralisme et de pousser à une révision du pacte fédéral. Au spirituel, Bassersdorf dépendait au moyen âge de la paroisse de Kloten ; une petite église de saint Jean y est mentionnée vers 1370. Le 20 octobre 1509 les habitants de Bassersdorf et des villages voisins furent autorisés à élever leur chapelle au rang d'église baptistère, desservie par un prêtre ; mais la prébende ne fut fondée qu'en 1518. Après la Réformation, Bassersdorf devint une paroisse autonome ressortissant au chapitre de Regensberg. Elle a pour annexe la chapelle de Breite. La collation appartenait au Petit Conseil de Zurich. La dîme, qui était en 1319 un fief des barons de Teufen, fut rachetée avec les cens fonciers en 1860. L'école de Bassersdorf, tenue dans la maison de commune sous la République Helvétique,
BASSERSDORF
fut dotée d'un bâtiment spécial en 1829 ; l'école secondaire a été fondée en 1837, et la maison d'école construite en 1839. Registres de naissances dès 1545, de mariages 1553, de décès 1637. Population, 1634 : la paroisse 742, le village 333 ; 1710, 1477, le village 778 ;
BASSO, BASSUS
L'église de Bassersdorf. D'après une aquatinte de 1811.
1836, lacom. 825; 1850, 959 ; 1900, 1092 ; 1920, 1204 hab. — Voir Heierli : Archdol. Karte des Kts. Zurich. — MAG VIII, 132; X, 79; XV, 85. — UZ. — QSG XIV et XV. — SSB. — Nùscheler : Die Gotteshâuser der Schweiz. — Mem. Tig. — Klinke : Das Volksschulwesen des Kts Zurich. — Russenberger et Stâdeli : Die Sekundarschule in B. — Egli : Actensammlungen n° 1038. [C. B.]
BASSERSDORF, von. Deux familles bourgeoises de Winterthour et de Zurich mentionnées aux XIIIe et XVe s. .4/moiries : bandé d'argent et d'azur de six pièces à une fasce de gueules brochant. Ces familles n'étaient probablement pas nobles, mais devaient leur nom à leur lieu d'origine.
I. Famille bourgeoise de Winterthour. — 1. Konrad, chanoine et bénéficier au Heiligenberg près Winterthour de 1255 à 1298. Son sceau ecclésiastique de 1294 portait une aigle. — 2. Heinrich, notaire de la Cour épiscopale de Constance de 1388 à 1410. — 3. Hans, bourgeois et juge de district à Winterthour 1405.
II. Famille bourgeoise de Zurich. Riches serfs du couvent d'Embrach qui, d'après Rullinger, auraient fondé le couvent de Selnau. — 1. Rudolf, 1265-1278, bourgeois de Zurich, donna en 1278 au couvent de Selnau de nombreux domaines à Zurich, Dietikon, Oberglatt et Regensdorf, et en 1272, au couvent d'Embrach, un domaine à Tôssriedern. — 2. Burkhard, élève de l'abbaye de Zurich 1268, chanoine du Grossmunster 1272, f 15 juin 1292 comme magister et diacre du Grossmunster. — 3. Heinrich, 1293-1312, bourgeois de Zurich, camérier du chapitre du Grossmunster 1299, otage des Schwyzois au couvent d'Einsiedeln 1311. En 1312 il fit don au couvent d'Embrach des biens qu'il tenait de lui et de l'abbaye de Zurich en qualité de serf, ainsi que de ses biens propres. En 1312 il reçut de la prévôté de Zurich le domaine de Pfaffhausen en usufruit. — Voir UZ I-XI. — Arch. d'État Zurich : Urk. Stadt u. Land 522. — Steuerbucher I. — Mon. Germ. Necr. I. — Hauser : Chronik des L. Bosshart. [F. Hegi.] BASSET. Famille originaire de Fourcinet (Dauphiné), reçue à la bourgeoisie de Genève en 1790, actuellement existante en France. Armoiries : d'azur à la pomme de pin d'or. — 1. Philippe, 1762-1841, pasteur à
Genève 1796-1825, auteur d'une Explication raisonnêe de l'Apocalypse. — 2. Philippe, fils du n° 1 . 1790-1848, pasteur de l'église suisse de Londres 1814-1817, pasteur à Genève 1825, membre du Consistoire 1842-1845, rédacteur du journal Le Protestant 1847-1848. — Voir Bec. gen. Suisse II, 18. — Heyer : Eglise de Genève 422- 423. [H. Da.]
BASSET. Famille bourgeoise de Goumoëns-la- Ville (Yaud), mentionnée dès 1567 — Louis, * à Orbe le 15 novembre 1846, a fait ses études au collège de Neuchâtel. Parti pour la Roumanie comme professeur dans la famille Vlahoutzi, il fut engagé en 1869 comme correspondant pour la langue française à la chan- ■ cellerie du palais princier à Bucarest. Son intelligence attira bientôt l'attention du prince Charles (roi dès 1881) qui fit de lui son secrétaire particulier. Il devint également administrateur de la cour et des domaines privés du roi. Homme de confiance du souverain jusqu'à la mort de celui-ci en 1914, soit pendant plus de 40 ans, il a exercé sur lui une influence qu'il appartiendra à l'histoire de déterminer et d'apprécier. Par ses conseils, ses initiatives, la création d'établissements industriels, l'organisation de sociétés de culture intellectuelle, l'appui donné aux œuvres scientifiques et philanthropiques, il a activement contribué au progrès matériel et moral de son pays d'adoption. Il a été confirmé dans sa charge de secrétaire privé par le roi Ferdinand. — Voir Figures contemporaines de Boumanie I, Bucarest 1914. [M. G.]
BASSEYS (C. Valais, D. Saint-Maurice. V.DGS). Un des hameaux de la commune de Vérossaz. Il partagea les destinées d'Aussays, appartenant d'abord à l'abbaye de Saint-Maurice, puis aux de Cor pour revenir au couvent en 1295. Il releva dès lors de l'abbaye jusqu'en 1798 ; il fut alors incorporé à Saint-Maurice jusqu'en 1822, où avec Aussays et la Doey il forma la commune, et depuis 1840, paroisse de Vérossaz. — Voir art. Aussays. — Gremaud I. — de Rivaz : Topographie. — Hoppeler : Beitrdge. |Ta.l
BASSI. Ancienne famille de la Léventine, du Val Colla et du Val Maggia. — 1. Fabiano, ingénieur militaire de Lugano. En 1552, il terminait les bastions de Porta Ticinese à Milan et travailla en 1564, comme architecte, au castello nuovo de Verceil, en 1578 à la citadelle de Turin avec Battista Somazzo, de Lugano. — 2. Giacomo, de Valmaggia, construisit au début du XVIIIe s. le clocher de l'église de Saint-Laurent à Bormio et de 1732 à 1734 la chapelle du crucifix dans l'église de Saint-Antoine de Bormio. — 3. Angelo, curé de Colla, député au Grand Conseil tessinois de 1834 à 1846. t le 9 décembre 1846. — Voir Monti : Atti... — Dotta :
I Ticinesi. — BStor. 1891, 1893, 1904. lCTrezzini.] BASSINS (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Vge où
l'on a trouvé en 1878 un cimetière burgonde. Il faisait partie primitivement de la châtellenie de Nyon ; plus tard il en fut séparé pour former une châtellenie avec une cour de justice composée du châtelain et de six justiciers. L'église relevait dès 1135 de l'abbaye de Payerne, qui, en 1508, accorda des franchises à Bassins. Le domaine de l'abbaye à Bassins portait le titre de prieuré, mais il n'y avait pas là d'établissement religieux. A la Réformation l'église devint une annexe d'Arzier jusqu'en 1667, époque où elle fut rattachée à Burtigny. L'édifice, roman, date probablement du Xe s. ; des adjonctions y furent faites aux XIIe, XIIIe, XVe et XVIe s.
II fut restauré en 1878. — Voir DHV. [M. R.] BASSO, BASSUS. Nom de famille de Poschiavo
(Grisons), que l'on rencontre également dans le Tessin. Une branche de la famille de Poschiavo s'était fixée en Bavière où pendant un siècle elle fut au service de cet État et acquit une haute situation. A son extinction ses biens passèrent au n° 2 ci-dessous.
A. Canton des Grisons. — 1. Antonio, pasteur à Tirano, admis au synode à Poschiavo en 1597 ; il perdit la vie le 19 juillet 1620 lors du massacre des protestants par la bande de Jakob Robustelli. — Voir LL. — Fort. Sprecher : Gesch'. der bûndnerischen Kriege und Unruhen I, 144. — J.-R. Truog : Die Bûndner Pradikanten, 12. — 2. Thomas-Frun/.- Maria VON Bassus, baron, membre zélé de l'Ordre