BARTHELEMY
MRTOLOMEO
20 mai 1797 (1er prairial an V), membre du Directoire, il fut arrêté lors du coup d'État du 18 fructidor (4 septembre 179*7) et exporté à Sinnamary (Guyane) avec Pichegru, etc. Il s'évada mais ne put rentrer en France qu'après le 18 brumaire. Fait sénateur par Bonaparte le 25 décembre 1799 et membre de la légion d'bonneur, il fut créé comte de l'Empire le 26 avril 1808. Nommé pair de France à la Restauration, le 4 juin 1814, et en 1815 grand-croix de la Légion d'honneur, Barthélémy fut créé marquis le 2 mai 1818 par Louis XVIII. — Voir Kaulek et Tausserat-Radel : Papiers de Barthélémy. — Francis De Crue : Barthélémy dans Pages d'histoire. — Albert Sorel : La Paix de Baie dans la Revue historique VI, 79. — Henri Strœhelin : La Mission de Barthélémy en Suisse ( 1792-1797 ). — Edouard Chapuisat : De la Terreur à V Annexion . — Sous le nom de Barthélémy, un imposteur, Soulaire, publia des Mémoires historiques et diplomatiques. [Ed. Ch.]
BARTHÉLÉMY, BARTHOLOME, Henri. Graveur, originaire de Delft, bourgeois de Genève, 1567, f 29 février 1588 à 57 ans. Il fut graveur de la Monnaie de 1571 à 1578 puis en 1588. — Voir SKL. — Babel : Histoire corporative de V horlogerie... à Genève, 45. [C. R.]
BARTHÈS DE MARMORIÈRES, Antoine, d'origine française, secrétaire de l'ambassade de France à Soleure 1764-1768, chargé d'affaires du 29 janvier 1765 au 4 janvier 1767 et du 3 janvier au 28 septembre 1768. Peu après, il devint sujet du prince-abbé de Saint- Gall et vécut dès lors à Wil. En mai 1792, il parait à la Diète de Frauenfeld comme agent des princes émigrés ; il figure alors sur la liste des émigrés français. Il se rallie à la République Helvétique en 1798 et est nommé commandant à la suite de la première légion helvétique. — Voir AS I, t. VII. — Kaulek : Papiers de Barthélémy I-IV.— ASHR III, V. — Helv. Arch. t. 306, p. 507, 545-546, t. 506, p. 501, t. 3352. p 591-592. [A. R.]
BARTHLIME. Famille bourgeoise éteinte de la ville de Soleure, issue de Peter, de Montagny près Orbe, reçu bourgeois en 1548. Armoiries : de gueules à une branche de trèfle issant de trois monts de sinople, accompagnée en chef de deux étoiles d'or et en pointe de deux croisettes d'argent. — Urs-Arbogast 1643-1719, à Villingen, en religion P. Damian O. M. Fr., profès 1668. — Voir Franz Haffner : Geschlechterbuch. — P. Wirz : Burgergeschlechter. [v. V.]
BARTHOL. Famille originaire de Badonvillers (Meuse). — David, f 1639 à 50 ans, réfugié à Genève, fut nommé régent en 1616 et reçu bourgeois en 1631. Il faisait de la»gravure en amateur ; on conserve de lui un ex-libris de l'Académie et une vue de Genève (1614). — Voir SKL. — Borgeaud : Hist. de l' Université I. — Covelle : LB. — Nos Anciens... 1909. [A. Ch.]
BARTHOLDI. Famille thurgovienne mentionnée dès le début du XVIIe s. dans les communes de Bussnang et d'Affeltrangen ; une branche est protestante, l'autre catholique. — Emil, * le 21 janvier 1849, pasteur à Arbon 1874-1879, où il composa une courte histoire de cette petite ville (Rorschach 1877), puis à Thalwil. — Renseign. d'Albert Bartholdi à St-Gall. [P. Rt.]
BARTHOLOM/Ei, Petrus. Voir Bertschen, P.
BARTHOLOM>EUS. Evêque de Coire, élu en 1388, à la mort de l'évêque Johann survenue le 26 juin de la même année, contre Hartmann, fils du comte Hartmann von Werdenberg-Sargans. Son élection fut ratifiée par le pape Urbain VI en 1388, mais Bartholomâus parait avoir donné sa démission peu de temps après. — Voir J.-G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur 397. [L. J.]
BARTHOLOME. Nom de plusieurs abbés de Saint-Maurice. — Bartholomé I, prieur de Notre- Dame de Suze, abbé de Saint-Maurice 1313-1347. — Bartholomé II, chanoine d'Oulx près Turin, abbé 1348-1356. — Bartholomé III, de Savoie, abbé 1458- 1463. — Bartholomé IV, de Saint-Maurice, abbé 1521- 1550. — Voir Aubert : Trésor de l'abbaye de Saint- Maurice. — Wirz : Begesten I-II. [D. I.]
BARTHOLOMEHOF, BARTLOMEHOF (C.
Berne, D. Nidau, Com. Safneren. V. DGS). Nom de deux fermes sur le Buttenberg entre Safneren et Pieterlen. Il y avait là au moyen âge des établissements reli-
gieux, et peut-être déjà auparavant un poste militaire romain. On y a trouvé des tessons de briques romaines et de poteries celto-romaines. Le couvent, de l'Ordre des Prémontrés, fut fondé vers 1248 par le comte Rodolphe I de Neuchâtel-Nidau et transféré en 1255 à Gottstatt. L'église sur le Buttenberg, dédiée à saint Bartholomé, est mentionnée dans le Cartulaire de Lausanne de 1228, dans le décanat de Soleure. Cette église et la paroisse du Buttenberg continuèrent d'exister jusqu'à la Réforme, après quoi la paroisse fut transférée à Gottstatt. — Voir A. Jahn : Chronik. — A. Jahn : Antiq. Topographie. — v. Mulinen : Beitrâge VI. — ■ FBB II, III, IV. — ASA 1917, I. [L.]
BARTHOLOMEI. Famille éteinte, d'origine italienne, mentionnée en Valais au XIVe s. — 1. Benoit, docteur en droit, châtelain pour l'abbé de Saint-Maurice à Bagnes 1339, assista au traité de la Morge entre l'évêque Guichard Tavelli et Amédée VI en 1350, juge du Chablais 1363. — 2. Jean, abbé de Saint-Maurice 1356, racheta en 1357 le vidomnat de Bagnes où il établit le notaire Pierre Séguin. — 3. Antoine, chanoine de Saint-Maurice, probablement dernier de sa famille.
— Voir de Rivaz : Topographie. — Gremaud. [Ta.] BARTHOLONI, de BARTOLONE. Famille
noble de Florence. Une branche est devenue genevoise par Nicolas, venu de Lyon à la fin du XVIe s., reçu à la bourgeoisie en 1606. Dans la suite Nicolas retourna au catholicisme, divorça et devint chanoine de Sion. La famille acquit au début du XIXe s.
une haute situation tant à Genève qu'en France où elle s'est établie et a été naturalisée. Armoiries : parti au premier d'argent à la demi-aigle de sable, au second de gueules à deux pals d'argent. — Jean-François, 1796-1881, financier, joua un rôle prépondérant dans la création des premières lignes de chemin de fer français ; président de la compagnie Lyon-Genève, de la compagnie d'Orléans, de la Caisse d'Épargne de Paris et de nombre d'autres entreprises industrielles et financières ; officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre du Christ. Devenu citoyen français, il n'en resta pas moins attaché à sa ville natale qu'il dota d'un conservatoire de musique, 1835, pour lequel il fit construire en 1855 l'élégant palais de la Place Neuve. Une rue de Genève porte son nom. — Jean, * 5 juillet 1880, compositeur de musique,
président du Conservatoire de Musique de Genève. — Voir Galiffe : Not. gen. IV, 509. [H. D.]
BARTOLOMEO. Nom de plusieurs Tessinois dont on ne connaît pas la famille. - — 1. Bartolomeo, de Bellinzone, maître-constructeur. En 1455, il reconstruisit, avec maître Pierre de Côme, une partie des murailles du château de Serralta (Sanseverino Marche) et une tourelle. — 2. Bartolomeo, de Carona, probablement de la célèbre famille des Lombardo-Solari II travailla avec Pietro Lombardo à la reconstruction de la Scuola grande de Saint-Marc à Venise, vers 1532-1533.
— 3. Bartolomeo, de Sala, ingénieur militaire. En 1477, le gouvernement milanais l'envoya à Bellinzone, avec Maffeo de Côme, pour remettre en état les ouvrages de défense de la ville. Suivant le BStor. 1890, il serait de Bologne, le SKL l'indique de Sala. — Voir Paoletti : L'architettura e la scultura... in Venezia. — BStor. 1890. — Vegezzi : Esposizione storica. — SKL.
— Bartolomeo d'Ivrea. Voir Piatti. [C. Trezzini.]
Jean-François Bartholoni.
D'après une photographie de la collection Gosse.