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BOURSE FRANÇAISE A GENEVE

BOUTH1LIER

Marc-Théodore Bourrit en 1800

environ. D'après un portrait à

l'huile de Jean-Pierre Saint-Ours

(coll. Maillart).

en 1790 ; existante. — Marc-Théodore, 1739-1819, peintre, pratiqua la peinture à l'huile, le pastel, l'émail et grava à l'eau forte et au burin ; il était élève de Saint-Ours. Il se fit aussi connaître comme musicien et fut nommé chantre de Saint-Pierre en 1768. Il fit partie de l'Assemblée nationale en 1793 et du Tribunal civil ;

membre de la Société des Arts et de plusieurs académies étrangères, chevalier de la Légion d'honneur. C'est surtout comme précurseur de l'alpinisme, historien et peintre des Alpes, qu'il se fit connaître. — Pierre-Marc- Isaac, 1762-1841, son fds, reçu ministre 1788, pasteur à Constance 1790, Chancy 1794, Genthod 1802-1804, Lyon 1804- 1821, de l'Assemblée nationale 1793, du Comité législatif 1794. A publié une Oraison funèbre de S.

M. Joseph II, empereur d'Allemagne, et un Discours sur les devoirs des citoyens. — Charles, 1772- 1840, frère du précédent, ministre 1794, pasteur à Saconnex 1794, Genève 1822-1839, secrétaire, puis bibliothécaire de la Vénérable Compagnie. A publié quelques sermons, une édition des Psaumes et une notice biographique sur son père. ■ — ■ Pierre-Étienne- Léonard-Octave, 1811-1877, fils du précédent, ministre 1834, pasteur à Cologny 1837-1857 ; il a publié plusieurs traductions de l'allemand entre autres l'ouvrage de Tschudi sur le Monde des Alpes. ■ — Voir Recueil gen. suisse III, 43. — Heyer : L'Église de Genève 430. — Rivoire : Bibliographie. — Montet : Dictionnaire. — SKL. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da.]

BOURSE FRANÇAISE A GENÈVE. On a généralement donné comme origine de la Bourse française à Genève un legs fait aux pauvres de Genève par David de Busanton, réfugié de Hainaut, f en 1545. Rien n'est moins certain, car le premier registre des caissiers de la Bourse (1550) ne mentionne pas Busanton. Institution très modeste au début, la Bourse devint rapidement importante. Son but était de venir en aide aux réfugiés français de toute manière : secours en argent, en nature, éducation, soins médicaux. Ses ressources provenaient de dons, legs, offrandes, collectes, revenus, droit d'habitation, de mariage. Elle était administrée au début par cinq diacres élus pour une année à la pluralité des voix de l'Assemblée des Pasteurs et des Contribuants. En cas de difficulté, on en référait à la Compagnie des Pasteurs. A la fin du XVIIe s., le Petit Conseil réglementa l'élection des diacres. En 1706 cependant, l'Assemblée générale n'eut plus à intervenir que pour le grabeau des élus de la Diaconie. Lors de la Révocation de l'Édit de Nantes, l'importance de la Bourse française doubla, ses dépenses furent au second semestre de 1685 de 49 000 fl. et les recettes de 58 700 fl.

La Révolution ne troubla pas foncièrement l'activité de la Bourse. La période d'occupation française n'amena pour elle que des changements de pure forme. Mais la Révolution de 1846 lui fut néfaste. La nouvelle constitution subordonnant en effet l'existence autonome de toutes les fondations à une nouvelle autorisation, la Diaconie n'ayant pas fait les démarches nécessaires, la Bourse française fut réunie à l'Hôpital de Genève en 1849. — Voir Arch. d'État Genève. — Calvini opéra. — Roset : Chroniques. — Gautier : Hist. de Genève. — Ftec. des Lois gen. [Henri Grandjean.]

BOUSQUET. Plusieurs familles Bousquet, venues de la France méridionale, se sont fixées à Genève à la fin du XVIIe s. et au XVIIIe s. La seule qui ait fait souche durable remonte à un Bousquet du Vigan en Cévennes (Gard), reçu habitant 1707 et bourgeois 1713.

— 1. Etienne-Alexandre, * à Genève 7 août 1756, avocat 1778. Il se jeta dans le parti des Représentants et perdit son droit de bourgeoisie en 1782 pour avoir refusé de prêter le serment imposé par l'Édit de pacification. Il fut réintrégré dans ses droits en 178tt. En 1790 et 1791 il se mit avec Jacques Grenus à la tête des Natifs et des Habitants qui réclamaient l'égalité complète de tous les Genevois en matière politique. Nommé avec Pierre-André Dupin député extraordinaire près la Convention de France 7 avril 1793, il ne rentra qu'en juin 1794 à Genève, alors en pleine fermentation. Bousquet se rallia aux mécontents et prit la direction de l'insurrection du 18-19 juillet. Il fit successivement partie du Comité révolutionnaire, du premier Tribunal révolutionnaire, du second Tribunal et de la Commission nationale. En 1795 il s'établit à Paris où il mourut en 1810. Bousquet a rédigé et signé avec Jacques Grenus le Mémoire des Genevois de la campagne réclamant l'égalité politique, 18 déc. 1790; il est aussi l'auteur de quelques brochures de polémique et a laissé un Précis de ma conduite pendant la révolution du mois de

Marque de Marc-Michel Bousquet ornant le titre des Mémoires critiques sur l'histoire ancienne de la Suisse de Lovs Bochat, 1747.

juillet, 26févr. 1795. — [E.-L Burnet.] — 2. Marc-Michel, * 1K96, bourgeois de Grancy (Vaud), fils de Michel Bousquet, du Languedoc, bourgeois de Genève en 1724. Il fut imprimeur à Genève et publia dès 1728 la Bibliothèque italique et une édition du Dictionnaire de la Bible, de dom Calmet. En 1736, il remit sa maison de Genève à Pellisari et Cle et fonda à Lausanne un établissement de librairie qui publia de nombreuses éditions de luxe. Plusieurs des éditions de Marc-Michel Bousquet & Cle portent les noms de Amberes (nom espagnol d'Anvers), Bruxelles, Cologne ou même Palmyre. D'après Gaullieur, c'est en 1755 que fut foudé le grand établissement typographique de Bousquet à Lausanne. En effet, il ajouta alors une imprimerie à sa librairie sous le nom de Société typographique. Le fameux François Grasset débuta comme agent de cette librairie. Bousquet a dû mourir au début de 1763. — Voir Gaullieur : Études sur la typographie genevoise du XVe au XIXe s. [G.-A.B.]

BOUSSENS (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Bussens, 1177. Village dépendant de la seigneurie de Cossonay qui, en 1346, y établit comme mayor le donzel Henri de Boussens, d'une famille noble citée au XIIe s. déjà. C'est ainsi que se constitua en faveur de cette famille une seigneurie qui passa au XVe s. aux Monthey, puis aux Rochy et aux Goumoëns de Lausanne, et enfin dès 1581 aux de Saussure. Antoine de Saussure construisit vers 1670 le château que possédait encore en 1798 son descendant, Victor de Saussure, dernier bourgmestre de Lausanne. Le couvent de Montheron avait à Boussens un domaine important que l'on appelle aujourd'hui la grange aux Aguets. L'église de Boussens est paroissiale en 1228 ; elle est dès 1285 filiale de Sullens, puis de Cheseaux. — DHV. — MDR, 2e série, X. [M. B.]

BOUTHILIER, Franz-Joseph, de Dinkelsbùhl, organiste à Altdorf en 1783, construisit de 1776 à 1781 un orgue dans l'église du couvent d'Einsiedeln, un

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