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BOVET

1919, secrétaire du Département de l'Instruction publique 1877-1887, directeur de l'enseignement primaire et professionnel 1887-1898 ; il conserva la direction de l'enseignement professionnel de 1898 à 1909, puis celle de l'École professionnelle et des Écoles ménagères de 1909 à 1916. Député au Grand Conseil 1874-1900. — 2. Louis-Alfred, 1848-1915, frère du n° 1, commis, puis sous-archiviste aux Archives de l'État de Genève 1873-1878. En 1879, il entra à la rédaction de la Tribune de Genève, dont il fut le seul rédacteur en chef de 1880 à 1911. — Voir Tribune deGenève, 3 févr. 1915, 5 et 6 mai 1921. — PS 1915. [P.-E. M.]

B. Canton de Neuchâtel. Famille de Peseux, bourgeoise de Neuchâtel dès le début du XVe s. Armoiries :

pallé d'azur et d'or de quatre pièces, à la bande d'argent brochant sur le tout et chargée de trois étoiles de gueules. — 1. Paul, architecte, * 30 mai 1857, étudia à Paris, séjourna en Italie. On lui doit les plans du palais des Beaux-Arts à l'exposition nationale de Genève 1896, du Casino d'Interlaken, du port de la Coulouvrenière à Genève. A l'Exposition de Paris de 1900, il fit en collaboration avec Aloys Brémond le plans du Village suisse et d'une partie des constructions de la section suisse. Aquarelliste, il exposa dès 1882 à Neuchâtel. — 2. Berthe, * 4 octobre 1868, étudia à Paris, exposa en 1900 à Paris et à Londres, et en Suisse aux expositions dites Turnus. Elle s'est spécialisée dans le pastel. — SKL. [L. M.]

C. Canton de Vaud. Famille noble du pays de Vaud, originaire de Lompnes en Bresse. — 1. François, vint se fixer à Villeneuve vers 1388, et gagna la faveur du bailli du Chablais, Jaques Champion, et du duc Amédée VIII de Savoie, qui en fit un trésorier général de Savoie, puis un bailli du Chablais. — 2. Barthélémy, fils du n° 1, abbé de Saint-Maurice 1458, secrétaire de la congrégation des cardinaux à Bâle, 1463. — - 3. Louis, frère du n° 2, rédacteur du cartulaire et de l'obituaire de l'église de Villeneuve, ainsi que d'une chronique de famille. — 4. Bodolphe, petit-fils du n° 3, f 1559, chanoine de Lausanne 1527, curé de Villeneuve, de Saint- Maurice et de Bagnes. — 5. Ferdinand, neveu du n° 4, 1554-1637, lieutenant baillival et châtelain de Chillon, prit part à la conjuration du bourgmestre de Lausanne Isbrand Daux en 1588, parvint à s'enfuir et se fixa en Savoie, où il acquit la seigneurie de l'abbaye du Lieu. — 6. Georges, fils du n° 5, acquit en 1655 la seigneurie d'Yvoire au bord du lac Léman, dont ses descendants directs possèdent aujourd'hui encore (1922) le château. — ■ Voir Arch. cant. vaudoises : Cartulaire de la famille Bouvier. — Foras : Armoriai de Savoie. — Beymond : Dignitaires. — Beymond : La Conjuration d' Isbrand Daux, dans RHV 1917. [M. R.]

BOVARD. Nom de plusieurs familles vaudoises. La plus connue a donné — 1. Michel, de Lausanne, orfèvre, fit en 1512 une coupe que la ville de Lausanne offrit à l'évêque Aimon de Montfalcon. — 2. Antoine, fils du n° 1, orfèvre, confectionna les grilles des chœurs d'Estavayer et de Bomont, ainsi que le grand sceau de Lausanne en 1525. Il fut capitaine d'une compagnie de la ville en 1531 et prit une grande part, aux événements politiques de 1536. Bourgeois de Lausanne 1544. — Cette famille est éteinte. — SKL. [M. R.]

BOVAY, Henri-Georges, 1827-1911, de Bougemont (Vaud), fut chef d'un groupe d'émigrants vaudois qui colonisèrent la région de Sétif, dans la province de Constantine en Algérie. [M. R.]

BOVELIN, Melchior, pharmacien à Bevers (Engadine). Trouvé en 1774 par un pâtre près du Bovel, propriété vers Bagaz, il en reçut le nom. Le couvent de Pfàfers l'éleva, il devint pharmacien et créa après de longs voyages deux officines à Pfâfers et Bagaz dont il devint bourgeois, puis en 1820 à Bevers. Connu comme botaniste, il collectionnait plantes, animaux et minéraux ; il entreprit aussi des observations météorologiques. Sa maison devint le rendez-vous des savants indigènes et des naturalistes visitant l'Engadine. Heget-

schweiler et Heer donnèrent son nom à quelques plantes, f 1842. — Actes de la SNG 1842. [C. Camenisch.]

BOVERESSE (C. Neuchâtel, D. Val -de -Travers. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Boveressa, 1266 ; Boveresce, 1284. Armoiries : d'azur à deux ponts d'argent surmontés d'un rencontre de bœuf d'or lampassé de gueules. La vie politique de Boveresse est intimement liée à celle de Môtiers, avec qui cette commune s'était associée tout en conservant son organisation propre. Cette association fut confirmée en 1613, mais dissoute en 1813. Un partage des biens eut lieu, toutefois l'église, le cimetière et le moulin restèrent propriété commune.

Au spirituel, Boveresse est encore rattaché à Môtiers. Une chapelle y fut édifiée en 1766 ; détruite par le feu en 1860, elle fut rebâtie l'année suivante. C'est à Monlézi, au-dessus de Boveresse, que le colonel A. de Pury reçut à plusieurs reprises Jean-Jacques Bousseau lors de son séjour à Môtiers. Population : 1750, 252 hab. ; 1850, 463 ; 1900, 601 ; 1910, 560. Begistres de paroisse dès 1876. — Voir Quartier-la-Tente : Le Canton de Neuchâtel, IIIe série : Le Val-de- Travers. — Matile. [L. M.]

BOVERI, BOVYER. Nom de famille mentionné au XIVe s. à Sierre (Valais) et dans la Châtellenie de Chillon (alias de Pontverre) ; répandu dès lors à Saint- Maurice et à Monthey où il s'éteignit au XIXe s. — 1. François, lieutenant 1410, puis bailli du Chablais pour la Savoie 1434, châtelain de Conthey et Saillon 1444. — 2. Pierre, député de Sierre en 1435 dans l'accord entre le prince-évêque de Gualdo et les bourgeois de Sion. — 3. Maurice-Barthélémy, princeabbé de Saint-Maurice 1460, acquit les droits de François de Colombey sur Bagnes en 1462. — - Voir de Bivaz : Topographie. — Furrer : Statistique. [Ta.]

BOVERNIER (C. Valais, D. Martigny. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Burgum Valnerii, Bor Varnier, Bourg Vernier, Bovergnier. Bovernier faisait partie à l'origine de la châtellenie savoyarde de l'Entremont, commune et paroisse de Sembrancher, Il appartint successivement à divers seigneurs : à Falquet, métrai de Villeneuve en 1228 ; aux Pontverre, de Saint-Triphon, de qui les de La Tour le tenaient en fief vers 1290 ; aux Tavelli et aux Castellario du XIVe au XVIe s. Bovernier suivit longtemps les destinées de Sembrancher, mais au XIXe s., il fut séparé de l'Entremont et rattaché comme commune à Martigny. Il possédait, depuis 1450, une chapelle dédiée à Saint- Théodule, et se détacha en 1750 de Sembrancher pour former une paroisse autonome desservie par le Grand Saint-Bernard. L'église fut construite en 1750. — Voir Gremaud. — Bameau : Châteaux valaisans. — de Bivaz : Topographie. — Archives locales. [Ta.]

BÔVET. Nom de famille des cantons de Fribourg et de Neuchâtel.

A. Canton de Fribourg. — 1. Pierre, 1822-1872, en religion P. Marcel, capucin. Prêtre 1845, lecteur au couvent de Fribourg, puis vicaire et gardien. Aumônier dans l'armée fédérale. — Étr. fribourg. 1872. — 2. .4/îf/ré, * 1865 à Autigny, étudia à Fribourg et à Innsbruck, docteur en théologie 1891. Vicaire à Neuchâtel 1894, professeur au collège de Fribourg 1894, de droit canonique au séminaire 1895-1912, aumônier du 42e régiment 1898-1909. Élevé au siège épiscopal de Lausanne et Genève en 1912, à la mort de Mgr Deruaz, il travailla avec zèle au recrutement des vocations sacerdotales, s'intéressa vivement aux œuvres sociales et, en particulier, au journal l'Action sociale. Pendant la guerre européenne, il organisa, à la demande du Conseil fédéral, la « Mission catholique » destinée à fournir des secours aux prisonniers français en Allemagne. t 1915. — Étr. frib. 1913 et 1915-1916. [G. Castella.]

B. Canton de Neuchâtel. — Famille de Fleurier citée dès le début du XVe s., dont une branche, issue de Jean-Jacques, s'est fixée à Boudryà la fin du XVIIIes., puis à Neuchâtel et a possédé la fabrique de toiles peintes de Boudry de 1782 à 1855. Une autre s'établit

BOVEYRON

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