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BOVY

à Genève à la fin du XVIIe s. et une troisième à Bâle au siècle suivant. — 1. Edouard, 1797-1849, horloger, partit en 1815 pour l'Angleterre, puis en 1818 pour la Chine, et fonda en 1820, avec ses frères, une maison pour le commerce d'horlogerie avec la Chine. Ce fut l'origine des relations industrielles de Fleurier avec la Chine et de la fabrication dans cette localité de la montre dite « chinoise ». Bovet revint au pays en 1829, mais dût s'enfuir après les événements politiques de 1831 et se fixa à Besançon où il introduisit la fabrication de la montre chinoise. En 1848, il rentra définitivement à Fleurier. — Voir A. Chapuis : La montre chinoise. ■ — 2. Félix, 1824-1903, littérateur et critique, bibliothécaire de la ville de Neuchâtel 1848-1859, professeur de littérature française aux Auditoires de Neuchâtel 1860-1866, professeur d'hébreu 1866-1873. En sa qualité de bibliothécaire, il s'intéressa aux manuscrits Bousseau confiés à sa garde et publia de ce dernier un Discours sur les richesses inédit. Avec Charles Secrétan il prit en 1853 la rédaction de la Revue suisse. Bovet a encore publié une Vie du comte de Zinzendorf, 1860 ; un Voyage en Terre Sainte, qui eut huit éditions et fut traduit en plusieurs langues, une Hist. du Psautier des églises réformées, 1881, et un Armoriai neuchâtelois. Après sa mort ont paru des Lettres de jeunesse, et un vol. de Pensées. — BU 1903 IV, p. 202. — Semaine littéraire, 1903, p. 433. — 3. Albert, 1831- 1890, banquier à Neuchâtel, a publié sous le pseudonyme d'Azeline, six volumes de récits de voyages et de notes, entre autres : Souvenirs d'un alpiniste. — 4. Arnold, 1843-1903, pasteur de l'église libre de Berne de 1875 à sa mort, fut un des apôtres de l'abstinence et reçut la bourgeoisie d'honneur de la ville de Berne.

— Voir P. Dieterlen : Arnold Bovet. — 5. Ernest, * 1870, professeur à l'université de Zurich 1901-1921, collaborateur à la Semaine littéraire et à la Bibliothèque universelle, directeur de la revue Wissen und Leben, secrétaire de la Ligue suisse pour la Société des Nations.

— 6. Pierre, * 1878, fils du n° 2, professeur à l'académie, puis université de Neuchâtel 1903-1912, directeur de l'Institut Bousseau à Genève dès 1912. Auteur de nombreuses études de psychologie, de philosophie et de pédagogie.

La branche genevoise a donné plusieurs artistes, entre autres : — 1. Jean-Louis, architecte et maître maçon, 1699-1766, participa activement aux projets de reconstruction de la façade de la cathédrale de Saint- Pierre. Il fit même un projet de façade. Après la mort de son fils, du même nom, 1725-1754, il déposa ses livres, plans, dessins et instruments à la Bibliothèque publique de Genève. — 2. Auguste-André, 1799-1864, graveur, a laissé des médailles, des monnaies, sceaux, estampes, billets de banque, etc. Il fut l'un des premiers à se servir du procédé lithographique à Genève et exécuta, de 1815 à 1818, une série d'estampes lithographiques. En 1848, il fut chargé de ciseler la poignée d'une épée d'honneur offerte par le peuple italien au roi Charles- Albert. — 3. Pierre-Élie, peintre et graveur, 1801-1875 ; on lui doit un certain nombre de gravures au burin et de portraits lithographiques, dont plusieurs ont paru dans l'Album de la Suisse romande. Il fut pendant 39 ans professeur de dessin au Locle. — SKL. [L. M.l

A la branche bâloise appartient : — Johann, * 1816 à Waldenbourg, pasteur à Pratteln 1841-1885, président du colloque des paroisses de Bâle-Campagne 1854- 1858. f 1885. [C. Ro.]

BOVEYRON, Henri, * 1852, financier, membre du Grand Conseil de Genève dès 1907, conseiller d'État dès 1920, vice-président de ce corps en 1921. [C. R.l

BOVOIM, Jules, 1852-1904, pasteur à Grandson 1878-1880, professeur dès 1880 à la faculté de théologie de l'Église libre du canton de Vaud. A publié : Étude sur l'œuvre de la rédemption, 6 vol. 2e éd. 1902 ; Dogmatique, 1895-1896; Morale, 1897-1898. — Ph. Bridel : Jul. Bovon, dans Liberté chrétienne 1904. [Ph.B.]

BOVY (autrefois BOUVIER, BOVIER). Famille de Saint-George (Vaud), fixée à Genève au XVIIIe s. — 1. Jean-Samuel, 1763-1837, fils d'Etienne, reçu habitant en 1771, dirigea un atelier de bijouterie et de frap-

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Antoine Bovy en 1835 environ.

D'après un médaillon de J.-E.

Chaponnière.

pe et construisit lui-même le balancier qui servit plus tard à frapper les médailles de son fils Antoine. — 2. Antoine, fils du n° 1, 1795-1877, médailleur et sculpteur. Partit pour Paris en 1824, travailla sous la direction de Pradier, naturalisé français en 1835, chevalier de la Légion d'honneur 1843, a gravé des monnaies genevoises, françaises et suisses, des médailles commémoratives.

Il sculpta aussi quelques médaillons et bustes (parmi ces derniers, ceux de son fils Charles et du pianiste Adler sont au Conservatoire de musique de Genève). Les coins de ses monnaies genevoises et d'un bon nombre de médailles sont au Musée d'Art et d'Histoire de Genève. — Voir Ant. Henseler : Antoine Bovy. — ■ 3. Marc-Louis, fils du n° 1, 1805-1890, prit la direction de l'atelier de frappe à la mort de son père et frappa, de 1839 à 1848, les dernières monnaies de la république de Genève. Il fut l'auxiliaire de son frère Antoine, dont il frappa entre autres la médaille de Calvin qui, par ses dimensions, 104 mm., était un tour de force pour l'époque. Il perfectionna la daguerréotypie avec le peintre J. Darier, et découvrit deux procédés de dorure galvanique, dont il appliqua l'un dans un atelier ouvert de 1840 à 1863 à La Chaux-de-Fonds. Député au Grand Conseil neuchâtelois 1856-1859. Il collabora à l'organisation de la frappe des monnaies fédérales et inventa un système de presse monétaire dit « à béquille ». Sa femme, née Caroline Balland, 1809-1877, élève de Calame, se fit connaître par ses peintures sur émail et à l'huile. — 4. Jean-Julian-Jules, fils du n° 1, 1810-1844, graveur, mécanicien et inventeur, grava beaucoup d'après ses propres dessins. Il a signé Bovy-Melly un coin qui servit longtemps pour le droit de la médaille commémorative de la fondation de l'Athénée. Il inventa une presse monétaire extrêmement rapide.

— 5. Daniel, fils du n° 1, 1812-1862, peintre, élève d'Ingres. Fixé à Gruyères, il composa les cartons des treize panneaux de la grande salle du château, mais, étant donné son état maladif,il ne put en exécuter qu'un seul et fut aidé pour les autres par ses amis B. Menn, Baron, Corot, Français, etc. — SKL. — 6. Charles- Samuel Bovy - Lysberg, fils du n° 2, 1821-1873,

pianiste et compositeur, élève de Chopin, professeur de piano au Conservatoire de musique de Genève.

— Voir Biemann-Humbert : Dict. de la musique.

— 7. Georges, fils du n° 3, 1837-1885, peintre sur émail et graveur en médailles signées Bovy-Guggisberg, dont les coins sont au Musée d'Art et d'Histoire de Genève. — 8. Hughes, fils du n° 3, 1841-1903, graveur en médailles, sculpteur, aquarelliste et compositeur de musique, professeur de modelage à l'École des Beaux-Arts de Genève dès 1873. Il a gravé de nombreuses médailles et sculpté des bustes d'hommes célèbres qui se voient à Genève : édifices publics, promenades. La plupart de ses médailles sont représentées au Musée d'Art et d'Histoire de Genève. Il a écrit entre autres

Charles-Samuel Rovv-Lysberg.

D'après une eau-torte d'Albert

Darier (coll. Maillart).

BOWIL (BONWIL)

BRjEGGER

compositions musicales, le Château d'Amour, représenté à Genève en 1896. — Voir J. Crosnier : Hugues Bovy, sculpteur et médailleur, dans Nos Anciens et leurs œuvres 1904. — Daniel Baud-Bovy : Hugues Bovy. — 9. LÉON, fils du n° 7, * 1863, architecte, a construit entre autres la mairie des Eaux- Vives en 1905. Conseiller municipal à Plainpalais dès 1915, conseiller administratif de cette commune dès 1918. — 10. Adkien, fils du n° 8, * 1880, historien de l'art, conservateur au Musée d'Art et d'Histoire de Genève (Beaux-Arts), puis directeur de l'École des Beaux-Arts. [Félicie Bovy.]

BOWIL (BONWIL) (C. Berne, D. Konolfingen. V. DGS). Village, Com. avec école dans la paroisse de Grosshôchstetten. Au moyen âge, l'hôpital du bas à Berne y possédait des biens-fonds. Suivant LL, une famille noble résidait à Bowil ; Johann, Heinrich et Arnold de Bowil sont mentionnés en 1303 comme bourgeois de Berne. — Voir Jahn : Kt. Bern. [L. S.]

BOY DE LA TOUR. Famille de Môtiers (Neuchâtel), connue à la fin du XVe s. sous le nom de Magnin, puis dès la fin du siècle suivant sous celui de Boy de la Tour. Elle fut reçue à la bourgeoisie de Neuchâtel en 1749 et anoblie le 6 avril 1750. Plusieurs de ses membres s'établirent à Lyon au XVIIIe s\ et s'adonnèrent au commerce et à la banque. Armoiries : d'azur à la tour crénelée d'argent, ouverte d'une porte et de trois fenêtres du premier, dans une forêt et sur une terrasse de sinople, accompagnée en chef d'une étoile à six rais d'or. — Julianne, née Boguin, 1715-1780, épouse de Pierre, commerçant à Lyon, 1706-1758. En 1762, elle offrit sa maison de Môtiers à J.-J. Rousseau qui y séjourna du 10 juillet 1762 au 7 sept. 1765. Rousseau fut en correspondance avec elle ainsi qu'avec plusieurs de ses filles : Madeleine, 1747-1816, alliée Delessert, pour qui le philosophe écrivit les Lettres sur la botanique ; Julie, 1751-1826, allié Willading, et Elisabeth, 1754-1781, alliée Mallet.— Voir Corresp. de J.-J. Bousseau avec Mme Boy de la Tour, publ. par Rothschild. — Lettres inédites de J.-J. B. à Mmes Boy de la Tour el Delessert, publ. par Ph. Godet et M. Boy de la Tour. — Maurice, * 1862, conservateur du Musée de peinture à Neuchâtel dès 1912. — Une famille Boy de la Tour probablement issue de la précédente, existe à Saint- Imier. Elle a donné — Alfred, 1844-1899, colonel-instr. et chef d'état-major du IVe corps d'armée. [L. M.]

BOYER, Jean, réfugié français et sculpteur de profession, fut reçu bourgeois de Bienne en 1707. On lui doit la statue de la fontaine de la Justice et les plans pour la reconstruction de la chancellerie. Député à Berne 1719-1720 : membre du Grand Conseil, f 29 mai 1748. Sa famille s'éteignit en 1772. — VoirArch.de Bienne : Ratsprotokolle ; Bauverdinge. [W. B.]

BOYVE. Famille originaire de France, mentionnée dès le XVIe s. à Neuchâtel, avec Antoine. On a cru longtemps, à tort, que cet Antoine avait été un compagnon de Farel lorsque celui-ci vint prêcher la Réforme à Neuchâtel. Armoiries : de gueules à la coupe d'or accompagnée en chef de trois molettes rangées d'argent. La famille a donné plusieurs pasteurs, officiers au service étranger, et potiers d'étain. Elle est encore représentée à Nîmes. — 1. Jonas, 1654-1739, pasteur à Fontaines, a laissé plusieurs manuscrits historiques, dont un seul a été publié par Gonzalve Petitpierre, de 1854 à 1860, sous le titre de Annales historiques du comté de Neuchâtel et Valangin. — 2. Jaques-François, neveu du n° 1, 1692-1771, avocat, maire de Bevaix 1755-1770. A publié : Définitions ou explications des termes du droit consacrés à la pratique judiciaire du pays de Vaud, 1750 ; Bemarques sur les lois et statuts du pays de Vaud, 1756 ; Examen d'un candidat à la charge de justicier de Neuchâtel et Valangin, 1757. — 3. Jonas- Pierre, 1724-1794, du Petit Conseil de Neuchâtel 1759, lieutenant de Neuchâtel 1766, banneret 1781. — 4. Jérôme-Emmanuel, 1731-1810, fils du n° 2, conseiller d'État et chancelier dès 1767 à sa mort. Il fut anobli par Frédéric II le 27 mars 1765. Auteur de : Becherches sur l'indigénat helvétique de la principauté de Neuchâtel et Valangin, 1778. — Voir France protestante, 2e éd. IL

— Bull, protestantisme français 1880, p. 555 ; 1881, p. 35.

— Biogr. Neuchâteloise I. — Louis Reutter : Po-

tiers d'étain neuchâtelois, dans MN 1919 et 1920. [L.M.]

BRACHER. Famille du canton de Berne, originaire primitivement de Bickigen et de Schwanden, mentionnée à partir du XVIIe s. — Hans, administrateur à Berthoud du Niederspital en 1630. [L. S.]

BRACHT, Eugène, * à Morges le 3 juin 1842, peintre et professeur à Carlsruhe. — SKL. [M. R.]

BRACK, Max, artiste peintre, * 23 novembre 1878 à Berne, étudia à Munich, Florence et Paris. Des tableaux de lui se trouvent entre autres au Musée de Berne ; grande peinture murale (la ville de Berne) au buffet de la gare de Lausanne. — SKL. [R. Kieser.]

BRACTÉATES. Terme de numismatique introduit dans le langage technique dans la seconde moitié du XVIIe s. et désignant des pièces de monnaie extrêmement minces, frappées d'un seul côté. Emprunté au

Bractéates : 1. de l'Evêque de Bâle, fin du XIIIe s. au commencement du XlVe s. — 2. de Berne, ire moitié du XlVe s. — 3. de Schaffhouse, id. — 4. de Soleure, XIV» s. — 5. de Neuchâtel, XIVe s. — 6. de Zofingue, fin du XIV«, commencement du XV» s. — 7. de l'Abbé de Saint-Gall, commencement du XIIIe s. — 8. de l'Abbesse de Zurich, XIIIe s.

latin bractea = mince feuille de métal. Au temps de leur frappe, ces pièces s'appelaient officiellement deniers, denare, pfennige. Les monnaies antérieures déjà très minces, mais encore frappées des deux côtés, d'où sont sorties les vraies Bractéates, sont appelées par les numismates demi- bractéates, qu'il ne faut pas confondre avec les vraies bractéates coupées en deux, connues sous le nom de « moitiés ». Par extension, on rangea aussi parmi les bractéates des monnaies de dates postérieures, très petites et frappées d'un seul côté, connues sous le nom de Schûsselpfennige, dont les dernières furent émises par le canton de Saint-Gall en 1807 et 1808. — Voir H. Meyer : Die Brakteaten der Schweiz, dans MAGZ 1845. — Le même : Die Denare und Brakteaten der Schweiz, dans MAGZ 1858. — Blâtter fiir Munzenfreunde, passim. [E. H.j

BR/EGGER (BR/ECKER, BR/EKER). Famille du Toggenbourg mentionnée dès 1451. — 1. Fridolin, juge à la Cour d'appel, de Hemberg ; après la suppression du couvent de Saint-Gall, il joua un rôle prépondérant comme l'un des « trois Tell » du Toggenbourg, qui intercédèrent pour le rétablissement du couvent. — 2. Johann-Nepomuk, frère du précédent, curé à Kirchberg, dernier doyen du chapitre de Wil-Lichtensteig 1784-1808. Après la fuite de l'abbé Pankraz Vorster, ce dernier lui conféra en 1798 la charge de commissaire

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