‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 142 sur 425 · BREMOND · texte numérisé non relu

BREMOND

BRENNI

BRÉMOND. Plusieurs familles de ce nom, originaires de la Provence et du Languedoc se fixèrent aux XVIIe et XVIIIe s. dans les cantons de Fribourg et de Genève.

A. Canton de Fribourg. DE Brémond, famille originaire de la Provence, dont une branche se réfugia en Suisse pendant la Révolution française. — 1. Jean- Baptiste, de Brignoles (Var), secrétaire intime de Louis XVI, gagna la Suisse après l'arrestation du roi à Varennes, et fit l'acquisition de la verrerie et des mines de Semsales (1796). Avec son associé, Terrier, marquis de Monciel, il sut donner un grand développement à cette industrie déjà prospère, et s'occupa aussi d'agronomie. Il remplit pendant plusieurs années les fonctions de consul général d'Espagne, de Portugal et des Algarves en Suisse, et en cette qualité s'intéressa particulièrement à l'expédition de la colonie suisse, qui partit en 1819 pour le Brésil où elle fonda la Nouvelle-Fribourg. — 2. Antoine, fils du n° 1, naturalisé suisse et reçu bourgeois de Progens et de Grattavache. Il vendit en 1862 la moitié de la verrerie et des mines de Semsales à Théodore-Marie Quennec pour 200 000 fr. Syndic de Progens 1848, député au Grand Conseil 1848-1856, juge de Paix à Semsales 1849-1857. — 3. Rodolphe, petitfils du n° 2, agronome, étudia à l'École polytechnique de Zurich, partit avec son frère Charles pour le Nouveau- Mexique où il créa un domaine qui fut détruit au bout de trois ans par un cyclone. Rentré au pays, il devint co-directeur de l'École pratique de Grangeneuve près Fribourg, puis en 1906, professeur à l'Institut agricole de Pérolles. f à Lausanne le 3 novembre 1917. — Voir Dellion : Dictionnaire IX, 244-248 ; XI, 112. — Kuenlin : Dictionnaire. ■ — Etrennes frib. 1919. — AGS I. — Arch. d'État Fribourg. [G. Corpataux.]

B. Canton de Genève. I. Famille d'Uzès en Languedoc, dont Esprit, s'établit à Genève en 1698. — 1. Baptiste- Antoine, * 1834, député au Grand Conseil 1882-1884, conseiller municipal 1878-1884. Il fut l'un des promoteurs des forces hydrauliques du Rhône à Genève. — Voir Genève Suisse 1914, p. 491.

II. Famille de Salernes en Provence. — 1. Michel, orfèvre, * 1748, se fixa à Genève en 1787. — 2. Louis- Michel, fils du n° 1, 1784-1857, fabricant de bijouterie, bourgeois de Genève 1825. — 3. Laurent-Emile, fils du n° 2, 1826-1883, membre de la Constituante 1862, député au Grand Conseil 1862-1864, vice-consul d'Italie à Genève 1867-1872. — 4. Maurice-Henri, fils du n° 3, * 1870, ingénieur, dirigea entre autres la construction dû chemin de fer Martigny-Châtelard. — Voir DSC. ' [M. Bd.]

BRENDLE , BRENDLI , BRENDLIN. Voir Br^endli.

BRENET (LAC) (C. Vaud, D. La Vallée. V. DGS). Ce lac, qui dépend de celui de Joux, a été exploité industriellement dès le XVIe s. Le 1er août 1524, l'abbé du Lac de Joux, Claude d'Estavayer, donne à Jean et Jaques Rochat, le droit de construire des moulins et scieries à l'entonnoir de Bonport. Les moulins devinrent en 1777 la propriété de 1 a commune de l'Abbaye. Détruits par une inondation le 1er janvier 1883, ils n'ont pas été reconstruits. — DHV. [M. R.]

BRENETS (LES) (C. Neuchâtel, D. Locle. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes: les Brunettes Joux, chez les Bernets, chez les Boumets. Armoiries : coupé, au premier de gueules au chevron d'argent ; le second représente le Saut-du- Doubs ; une fasce échiquetée d'or et de sable de dix pièces broche sur le tout. La première mention de la localité est de 1372; il semble qu'à cette époque elle faisait partie de la seigneurie de Valangin, dont le seigneur accorda alors des franchises aux colons qui s'étaient établis aux Brunettes Joux. Mais pendant le XVe s., les Brenets furent un objet de contestation entre Valangin et le prieuré de Morteau. Une prononciation de 1455 les rattacha à ce dernier et fixa la frontière plus au Sud, proche du Locle. A la suite des guerres de Bourgogne, le seigneur de

Valangin revendiqua à nouveau les Brenets, et une sentence de 1480 les lui rendit ; toutefois un arbitrage eut encore lieu en 1507, avec le prieur de Morteau. Les Brenets furent érigés en mairie avec cour de justice. En décembre 1813 et janvier 1814, le village eut à loger pendant quelques jours 500 à 600 Autrichiens. L'église, construite en 1511, brûla en 1848 avec tout le village; un nouvel édifice a été inauguré en 1859. La paroisse date de 1512 ; on en détacha en 1702 les Planchettes, qui furent érigée en paroisse et commune. Population : 1860, 1553 hab. ; 1900, 1420 ; 1910, 1457. — Registres de naissances et de mariages dès 1684, de décès dès 1762. — Voir Matile. — Matile : Hist. de la seigneurie de Valangin. — MN 1874. [L. M.]

BRENLES (C. Vaud, D. Moudon. V. DGS). Au moyen âge, propriété de l'évêque de Lausanne dépendante du château de Lucens.Les de Prez y avaient des droits qu'ils vendirent en 1463 à Jean Frossard de Saugy. Les Frossard prirent dès lors le titre de coseigneurs deBrenles. Les Sordet de Cully en acquirent des de Prez une autre partie qui passa en 1625 aux Clavel de Cully ; les de Vuippens une autre encore, et enfin les d'Estavayer paraissent avoir hérité, des de Prez, aussi la montagne de Brenles où fut fait en 1722 un important travail de captage d'eau. — DHV. [M. R.]

BRENNER. Famille immigrée de Plochingen en Wurtemberg et devenue bourgeoise de Bâle en 1609 ; elle remonte à Hans, mégissier. Armoiries : de gueules à trois cierges d'argent posés sur trois monts de sinople et surmontés chacun d'une étoile d'or. • — 1. Johann- Friedrich, médecin, 1809- 1874, professeur de psychiatrie à l'Université et directeur de l'asile d'aliénés de Bâle. Son frère — 2. Johann-Karl, 1814-1883, avocat, fut un des fondateurs et

Ernst Brerner.

D'après une photographie.'

Dr en droit et rédacteur de la Schweizerische Nationalzeitung, membre du Grand Conseil du canton de Bâle- Ville et du Grand Conseil de la ville, juge au Tribunal fédéral dès sa création 1848 ; homme politique populaire, un des champions du parti radical. — Sa femme, Emma Brenner, née Kron (1823- 1875) et sa fille aînée, Emma Meyer, née Brenner (1847- 1903), furent toutes deux auteurs de poésies fort appréciées en langue littéraire et en dialecte. — 3. Ernst, neveu du n° 2, 1856-1911, Dr en droit et avocat, membre du Grand Conseil et du Synode de l'église bâloise, conseiller d'État de Bâle-Ville 1884, conseiller fédéral 1897, président de la Confédération 1901 et 1908 ; dirigea le département de justice avec beaucoup de distinction. — 4. August, * 5 janvier 1879, Dr en droit et avocat, conseiller d'État de Bâle-Ville depuis 1918. — Voir AGS IV. [C. Ro.]

BRENNI, BRENI, BRENNO. Famille de Salorino déjà mentionnée au XVIe s., fixée aussi aujourd'hui à Mendrisio, Bellinzone, etc. — 1. Giovan- Battista, stucateur de Mendrisio, dont les œuvres se trouvent à Alt-(Etting (Bavière) et à Bamberg (1700- 1710). — 2.-3. Giovan-Battista et Grandonio, * à Salorino, l'un en 1730 et l'autre en 1738, peintres, disciples de Raphaël Suà. Ils décorèrent à la fresque une salle de la villa Oldelli à Balbiano et vécurent ordinairement à Bergame. — 4. Paolo, frère des deux précédents, peintre, f à Salorino 1769. Disciple de Carloni, travailla à Venise. — 5. Antonio, de Mendrisio, avocat, * 22 avril 1880 à Morbio. Étudia à Berne, Strasbourg, Berlin et Heidelberg. 1904-1908 directeur du gymnase de Mendrisio ; député au Grand Conseil tessinois ; fondateur des premières coopératives agricoles dans le Mendrisiotto. Promoteur du mouvement en faveur, de

BRENNSCHINK

BRENY

l'agriculture ; rédacteur de VAgricoltore ticinese ; 1919 major et membre du tribunal de la Ve division. — Bianchi : Artisti ticinesi. — Oldelli : Dizionario. — SKL. — DSC. [C. Trezzini.1

BRENNSCHINK, BRENNSCHENK, BRENT- SCHINK. Famille bourgeoise éteinte de Zurich, citée dès 1277. Armoiries : d'argent à un jambon de gueules.

— 1. Johannes, orfèvre, probablement maître monnayeur vers 1343, devint orfèvre du duc Albert d'Autriche vers 1380 à Vienne, où il acquit la bourgeoisie. — 2. Rudolf, frère du n° 1, orfèvre, du Grand Conseil 1370, receveur pour le quartier de Linden 1372-1376, maître monnayeur 1376. La Brandschenkestrasse de Zurich porte encore le nom de cette famille. — Voir UZ. — Registres de la ville et registres d'impôts, Zurich. — SKL. — LL. — v. Wyss : Gesch. der Abtei Zurich, suppl. n° 437. — Vôgelin : Das alte Zurichll. [C.B.]

BRENNWALD. I. Ancienne famille de Mânnedorf (Zurich). Elle a donné plusieurs sous-baillis et ammanns d'Einsiedeln à Mânnedorf. — IJ. Frick.] — II. Famille de la ville de Zurich où douze Brennwald de Mânnedorf furent reçus bourgeois en 1386. De l'un d'eux descendrait Hans, curé de Hinwil au moment de la Réforme ; il assista en avril 1525 au soulèvement de Ruti ; il dut s'opposer en automne à Blaurock et aux anabaptistes de sa paroisse, et fut accusé en mars 1526 d'avoir prêché contre les dîmes ; t 1530. Armoiries, selon la lettre de l'empereur Maximilien I du 22 novembre 1491, au bourgmestre Félix : tranché d'or et de sable à un flambeau de l'un en l'autre.

— 1. Niklaus, 1406-11 mars 1474, du Conseil 1437- 1451, du tribunal de la ville 1435, douzenier du Saffran 1437, bailli de Meilen 1442-1443, de Mânnedorf 1445- 1446, des quatre quartiers 1447-1450, prévôt de corporation 1451, trésorier 1457, bailli du Freiamt et de Maschwanden 1451-1462, 1469-1474, de Thalwil-Horgen 1465-1468. — 2. Félix, fils du n° 1, 1441-25 mars 1492, du Conseil de Noël 1480-1489, bailli d'Alt-Regensberg 1480, de Kibourg 1487, prévôt de corporation, puis bourgmestre 1489. Il reçut des lettres d'armoiries en 1491. — 3. Félix, fils du n° 2, douzenier du Saffran 1511, porte-bannière dans l'expédition contre Dijon 1513, et à Marignan en 1515 ; du Conseil 1516, bailli de Sargans 1518, capitaine du chapitre de Saint-Gall 1520, bailli de Hôngg, de Wiedikon; 1528-1529 député dans le Tessin, adversaire de la Réforme, accusé en 1527 d'avoir accepté une pension, puis libéré de ce reproche, f 25 mars 1536. — 4 Hcinrich, fils du n°2, 1478-avril 1551, chanoine à Embrach 1492, étudia à l'Université de Bâle 1494-1495, devint curé de Lufingen 1496, protonotaire apostolique 1520, prévôt du chapitre des chanoines d'Embrach le 16 janvier 1518, prit parti pour la Réforme, se maria en avril 1524 et céda son chapitre au Conseil, en septembre, pour être sécularisé, devint directeur de l'assistance, puis ammann du couvent de Tôss 1529- 1536. Il écrivit une chronique suisse, parue dans QSG et poussa vers l'histoire son gendre Johannes Stumpf. — 5. Joachim, 1546 environ-1624, peintre et verrier, douzenier du Saffran 1614, fit pour le Conseil des vitraux armoriés et des armoiries à l'hôtel de ville, travailla pour les abbés de Mûri et Wettingen et constitua un armoriai qui existe encore. — 6. Hans-Georg, peintreverrier, acquit la maîtrise en 1608 et fit des vitraux armoriés pour le Conseil. — 7. Ulrich, 1620-1692, pasteur de Henau 1644, fut déposé en 1651 à l'instigation de l'abbé de Saint-Gall, pasteur de Spannweid 1653, diacre de Kilchberg 1656 ; il continua la chronique de Bernhard Wyss et entreprit un catalogue des ecclésiastiques du canton de Zurich. — 8. Salomon-Gregor, 1703-1767, chaudronnier, douzenier 1746, ammann, bailli de Sax 1754-1763. — Voir AHS 1889, 1902, 1906, 1907. — Egli : Die Zûrcher Wiedertdufer . — Wirz : Etat. — SKL. — Hoppeler dans Zw. III 509, IV 51, MAGZ XXIX. — Wyss: Gesch. der Historiographie in der Schweiz. — QSRG I, 32. — AS I, VIII, 235. — JSG XII. — [C. Brun.] — III. Famille d'Elgg, où elle

doit être venue vers 1525 de Mânnedorf ou de Zurich avec Peter, chirurgien. [J. F.]

BRENO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse. Dès le XIe s. l'archevêque de Milan et l'abbaye de Sant'Abbondio, de Côme, y avaient des droits et des terres. Celles de l'abbaye formaient une castalderia, et étaient ordinairement remises en fief à la commune, ce qui provoqua des litiges entre les deux parties aux XIIe et XIIIe s. En 1579, les droits et les biens de l'abbaye furent rachetés par la vicinanza. La commune de Breno semble avoir embrassé autrefois Vezio et Fescoggia, mais en 1473 ces deux villages étaient déjà séparés. Au XVe s. Breno devait fournir 16 hommes d'armes au duc de Milan. En 1516, un château y est mentionné. Au spirituel Breno se rattachait à la paroisse d'Agno dont il fut détaché en 1592 pour former une paroisse autonome. Celle-ci comprend Fescoggia, et jusqu'en 1626 le curé de Breno desservait aussi la cure de Vezio. L'église de Saint-Laurent est mentionnée en 1233 ; elle fut transformée en 1596, et restaurée en 1853 et 1912. Les différentes confréries sont de 1645 et 1672. La chapelle de Saint-Roch date du milieu du XVIIIe s., celle de Santa Maria délia Bolla, de 1837. La paroisse a une chapelle filiale en dehors de son territoire, aux Guasti de Vernate, qui remonte à la première moitié du XVIIIe s. Une mine de fer a été exploitée à Breno de 1823 à 1827. Population : 1801, 320 hab. ; 1900, 398 ; 1910, 369. Registres de paroisse dès 1674. — Voir Maspoli : La pieve d'Agno. — Monti : Atti. — Tamburini- Galli : Guida del Malcantone. — BStor. 1888, 1890, 1915. — Monitore d. diocesi di Lugano 1921. [C. Trezzini.]

BRENT (C. Vaud, D. Vevey, Com. Le Châtelard. V.DGS). Bren 1142 ; Brende XIIe s. ; Brent 1221. Fief de l'évêque de Sion au XIIIe s., le village suivit les destinées de la baronnie du Châtelard. Le comte de Savoie lui concéda en 1548 une foire annuelle qui se tient encore. Une famille noble de Brent est citée du XIIe au XIVe s. — DHV. [M. B.]

BRENT A NI. Famille de Lugano, originaire de la région de Côme. Armoiries : d'argent à la « brenta » (hotte de vigneron, en bois) au naturel cerclée d'or, posée sur un mont de trois coupeaux de sinople, adextrée d'un lion de gueules et senestrée d'un serpent tortillé en pal d'azur. Variantes. — Luigi, avocat, de Lugano, * 2 janvier 1892, étudia à Lugano et à Fribourg. Inspecteur des écoles tessinoises de dessin 1912, membre de la Commission des monuments historiques, et de la Commission sur les apprentissages. A publié : La storia artistica délia collegiata di Bellinzona ; Lugano e il Ceresio ; Le vie délia vita ; Visioni, recueil de poésies, etc. — DSC. — AHS 1914. [C. T.]

BRENTANO. Famille du canton d'Argovie, venue de Constance, où elle fut anoblie. — 1. Franz-Jc-SEPH, * le 8 novembre 1778 à Laufenbourg, d'abord négociant, puis officier dans l'armée autrichienne, où il prit part à la seconde guerre de coalition. Après l'annexion du Fricktal au canton d'Argovie, il commença sa carrière militaire en Suisse. Commissaire des guerres du général Bachmann 1815, colonel dans l'état-major cantonal 1818, dans l'état-major fédéral 1831. Membre de la Constituante 1814 et 1840, fut chargé en 1821 de partager le Grand et le Petit Laufenbourg ; en 1831, député à la Diète de Berne, préfet de district à Laufenbourg 1837-1842, grand conseiller 1803-1845 ; f le 2 janvier 1851. — 2. Carl-Friedrich, * le 8 novembre 1822 à Laufenbourg, docteur en droit, conseiller d'État du canton d'Argovie, f le 30 octobre 1894. — Chronique de famille. [F. w.]

BRENY. Famille bourgeoise de Rapperswil, aujourd'hui encore nombreuse, et qui a donné nombre de dignitaires ecclésiastiques, ainsi que des orfèvres, des peintres-verriers, des potiers d'étain et des céramistes. Armoiries: d'azur et d'une pointe d'or, d'une croix d'argent sur trois monts de sinople accompagnée en chef de deux étoiles d'or. — 1. Johannes, avoyer de Rapperswil 1625-1652, et statthalter jusqu'à sa mort, 1662. — 2. Jakob-Franz, administrateur de la léproserie de la Fluh, membre du Conseil, f 1798. Sa chronique : Von dem Herkommen, Zeit u. Regiaung der edlen Grafen u. Herren von Rapperswyl, s'appuie dans ses parties principales

BRENZIKOFEN

BRETIEGE

sur celle de J.-B. Rickenmann. — 3. Josef-Meinrad, de Rapperswil, juriste et homme politique, * 28 mai 1810, f 4 octobre 1871, participa à la guerre de séparation de Bâle, dans le camp des insurgés. Président du Conseil administratif de Rapperswil ; ammann 1845 ; député au Grand Conseil et pendant longtemps un des chefs du parti libéral ; il passa dans la suite, avec G.-J. Baumgartner, au parti conservateur-catholique pour s'en séparer plus tard ; membre de la Constituante de Saint-Gall 1861. [M. Schnellmann.]

BRENZIKOFEN (C. Berne, D. Konolfingen. V. DGS). Vge et Com. dans la paroisse d'Oberdiessbach. En 1236 Brenzichovin ; 1259 Brencechoven ; 1302 Brenzkofen; 1 364 Brentzighofen. Outre le couvent d'Interlaken, quantité de familles nobles y possédaient des propriétés, ainsi les Mùnzer, Ried, Lindnach, Wendschatz, Krauchtal, Ersingen, Bennewil, etc. Le 5 décembre 1240, Konrad Ammann, bourgeois de Berne, vend au couvent d'Interlaken une propriété sise à Brenzikofen, avec les droits de juridiction qui en dépendent. La dîme du blé appartenait à la prébende d'Oberdiessbach. La haute justice fut attribuée jusqu'en 1798 à la juridiction de Konolfingen, et la basse justice au tribunal libre de Steffisbourg. Population : 1764, 144 hab. ; 1800, 187 ; 1850, 347 ; 1900, 388 ; 1910, 332. — Voir Jahn : Chronik. — FRB 2-8. — von Wattenwyl : Die Herrschaft Diessbach, dans AHVB 1874. — Herm. Vogel : Oberdiessbach, Beitrag zur Heimatkunde. [H. M.]

BRENZIKOFER. Famille éteinte de la ville de Berne. Armoiries : de gueules au lion d'or sur trois monts de sinople. — Vinzenz, du Conseil des Deux- Cents 1525, bailli de Trachselwald 1528, du Petit Conseil 1536. — Leonhard, du Conseil des Deux-Cents 1520, conseiller de guerre lors de la conquête du pays de Vaud, avoyer de Thoune 1536, bailli de Lenzbourg 1544, bailli d'Interlaken 1550 ; t 1554. — LL. — Bibl. de Berne. [K.-R.]

BRESCIA, Arnold de (Arnoldo Tartaglia), chanoine augustin à Brescia (Haute-Italie), * vers 1100, f 1155. Élève d'Abélard, il fut un représentant du mouvement de préréformation ; à Brescia, il travailla à épurer les mœurs du clergé, duquel il exigeait le renoncement à la puissance temporelle et aux biens terrestres. Le pape Innocent II le bannit en 1139. Il se rendit en France, mais fut condamné avec Abélard au synode de Sens (1140) et s'enfuit à Zurich où il séjourna pendant les années 1142-1143. En 1145, il put rentrer dans sa patrie et se fixa à Rome où il périt sur le bûcher en 1155. A Zurich, il avait réussi à gagner à ses idées une partie de la bourgeoisie et probablement aussi le bailli impérial Ulrich von Lenzburg, mais il trouva en fait peu de partisans et n'exerça aucune action durable. — Voir Th. von Liebenau : A. von Brescia und die Schweizer, dans Kathol. Schweiz. Blàtter 1885. [H. Tr.]

BRESLAU. — 1. Bernhard, Dr méd., professeur de gynécologie et d'obstétrique à l'Université de Zurich, * à Munich 9 mai 1829, appelé à Zurich 1858, f dans cette ville 1867. Il rendit de grands services en éclairant le public sur les soins à donner aux nouveauxnés et en se dépensant pour la création d'une nouvelle maternité et d'un hôpital pour les enfants. Ce dernier ne fut ouvert qu'après sa mort. — ■ Voir NZZ, 7 janvier 1867. — Quolt und Hirsch : Biogr. Lex. der hcrvorragenden JErzte aller Zeiten und Vôlker. — ADB. — [G. W.l — 2. Louise, fille du précédent, artiste peintre, * 1858. — Voir SKL. [L. S.]

BRESSAUCOURT (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes: Bersalcurt, 1139; Brusacort, 1290 ; Brisaucourt, 1312 ; Prisacort, 1492. On a trouvé à Bressaucourt des fragments de tuiles et de briques romaines, ainsi que des monnaies de Néron et d'Adrien, et des murs romains. La première mention du village est de 1139. L'église de Saint-Ursanne y avait des biens ainsi que le prieuré de Lanthenans, En 1386, il passa, avec la plupart des communes de l'Ajoie, aux comtes de Montbéliard et retourna aux évêques de Bâle en 1461. Bressaucourt faisait partie de la mairie de Chevenez. L'église est dédiée à saint Etienne, et le droit de collation appartenait à l'archevêque de Besançon dans les mois impairs. L'ancien édifice datait du XVe ou

XVIe s. ; il a été démoli en 1892 et remplacé par une construction de style roman. Montancy, village actuellement français, fit partie de la paroisse de Bressaucourt jusqu'en 1802. Population : 1764, 276 hab. ; 1818, 300 ; 1900, 506 ; 1910, 434 ; 1920, 424. Registres de naissances dès 1778, de mariages dès 1693, de décès dès 1692. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. — A. Daucourt : Paroisses I. [G. A.]

BRESSENEL. Famille vaudoise, bourgeoise de Bretigny-sur-Morrens au XVe s., de Lausanne au XVIe s. ; existe encore. [M. R.]

BRESSLAU, Harry, historien allemand, * 22 mars 1848 à Dannenberg en Hanovre, prof. ord. d'histoire à Strasbourg en 1890, membre de la direction des Monumenta germanise historica, publie depuis 1888 le Neues Archiv der Ges. fur die altère deutsche Geschichtskunde. Il s'est aussi occupé avec beaucoup de succès des origines de l'histoire suisse et il est membre honoraire de la Soc. gén. suisse d'histoire. [L. S.]

BRESSONNAZ (C. Vaud, D. Moudon). Terre autour du ruisseau de ce nom, qui fut détachée de la seigneurie de Sepey au XVIe s. et appartint aux Cerjat jusqu'à la Révolution. Elle comprend plusieurs hameaux ; l'un relève aujourd'hui de la commune de Syens, un autre de Moudon, trois de la commune de Vulliens. Près de l'un de ces derniers, on a trouvé une importante sépulture de l'âge de la Tène II. — DHV. [M. R.]

BRESSOUD. Famille d'origine fribourgeoise fixée à Vionnaz (Valais) dès 1630, reçue à la bourgeoisie vers 1670. [Ta ]

BRESTENBERG (C. Argovie, D. Lenzbourg, Com. Seengen, V. DGS). Gentilhommière au bord du lac de Hallwil construite par Hans-Rudolf von Hallwil vers 1625 ; elle passa en 1709, par mariage, aux Breitenlandenberg, et fut échangée en 1761 parLudwig von LaDdenberg au colonel de Goumoëns contre les biens que ce dernier possédait à Eichberg au-dessus de Seengen. Dans la suite Brestenberg fut possédé par la famille Erismann qui le transforma en établissement de bains. [F. W.]

BRET (LAC DE) (C. Vaud, D.Lavaux. V.DGS). Ce lac est mentionné pour la première fois en 1397 sous le nom de lacus brolié de guhey (du hameau de Goy). C'est cependant au bord de ce lac que se trouvait le lieu dit Bellavuarda donné le 8 mars 1140 par l'évêque de Lausanne à l'abbaye du lac de Joux pour y construire une maison qui devint le prieuré de Rueyres (quelquefois Riveria). En 1397, l'évêque de Lausanne, donnant à son monnayeur Jean de Canturio, la tour de Gourze, se réserva le lac de Bret. Le gouvernement bernois remit à l'hôpital de Hautcrêt le droit de pêche sur ce lac ; mais on voit qu'en 1704 les baillis de Lausanne et d'Oron se réservaient l'usage des poissons et des écrevisses. Le Grand Conseil vaudois a autorisé le 2 juin 1871 la compagnie du chemin de ferdeLausanne-Ouchy à utiliser l'eau du lac de Bret comme force motrice (et plus tard comme eau alimentaire). L'eau de Bret est arrivée à Lausanne dès le 1er janv. 1876. — DHV. [M.R.]

BRET. Famille du refuge protestant français établie à Genève avec Etienne, de Beaumont en Dauphiné (t avant 1735). — 1. François, 1818-1883, pasteur à Genève 1854, aumônier du bataillon 20 dans la campagne du Rhin (1857), et en 1871 ; président du Consistoire 1871. — 2. Emile-Jules, frère du n° 1, 1824- 1891, compositeur de musique à Paris. — 3. Théodore, fils du n° 1, * 2 septembre 1854, chancelier d'État de Genève, membre du Consistoire 1883. [H. Den.]

BRETIÈGE (ail. BrOttelen) (C. Berne, D. Cerlier. V. DGS). Vge et Com. dans la paroisse d'Anet. 1142 Britinie; 1148 Britelgio ; 1182 Britiïlo ; 1225 Bertieges ; 1255 Briterilias ; 1280 Bretyege. En 1142 l'abbaye de Payerne possédait à Bretiège des terres avec une chapelle. En 1255 Rodolphe de Neuchâtel-Nidau donne en fief le moulin de Bretiège au couvent de Gottstatt, et la comtesse de Neuchâtel fait don de ses terres de Bretiège à l'abbaye de Saint-Jean. Par héritage des comtes de Neuchâtel, une partie des dîmes de Bretiège passa au duc de Longueville, lequel les inféoda en 1564 à la famille Chambrier, alors que l'autre partie appartenait

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