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BRETIGNY

BRÉVINE (LA)

à l'église d'Anet. En 1375 un combat eut lieu à Bretiège contre les bandes du sire de Coucy. Les carrières de l'endroit furent exploitées de bonne heure, probablement, si l'on en croit les documents, à partir de 1600. Le village eut souvent à souffrir de l'incendie : le 13 avril 1610, le 27 mars 1710, le 13 mai 1813, le 11 septembre 1854 et en septembre 1856. C'est en 1835 que brûla la ferme isolée dite Fegge, mentionnée dès 1647, qui était la maison natale du colonel Abraham Vincent et du général Johann Weber. En 1799, le mouvement populaire hostile à la République helvétique se fit sentir assez vivement à Bretiège. Une famille a porté le nom de Bretiège : Borcardus est mentionné, à titre de témoin en 1142 ; Cuno en 1280 ; Michael prête serment en 1251 au comte Pierre de Savoie. — Voir v. Mùlinen : Beitràge VI, 117. [E. B.]

BRETIGNY (C. Vaud, D. Échallens. V. DGS). Britiney 1184 ; Bretignon sous Cugie et Britigny en 1271. Nom de deux hameaux: l'un, qui fait partie de la commune de Saint-Barthélémy, suivit la fortune des seigneurs de Goumoëns-le-Châtel. L'autre, situé près du signal de Morrens, dépendait en partie des seigneurs de Bottens, puis des nobles de Russin. Les enfants du chevalier Denys de Villette y avaient des droits en 1271, de même que l'abbaye de Montheron et les nobles de Cheseaux. Les nobles de Monthey vendirent en 1448 au clergé de Lausanne la dîme de Bretigny. L'évêque de Lausanne y avait la haute juridiction qui passa en 1536 à la ville de Lausanne. — DHV. — MDR IX, 2e série. [M. R.]

BRETIGNY. Famille noble vaudoise, qui paraît être une branche des nobles de Baulmes. Citée dès le XIIIe siècle, elle s'est éteinte au XVIIIe s. dans la personne d'un pauvre berger à l'Isle. Armes : de gueules à une bande d'argent à trois trois de gueules accompagnés de cinq étoiles d'or ; les émaux sont quelquefois différents. — Hep. familles qualifiées. [M. R.]

BRETONNIÈRES (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Bretonemde, Bretoneres, 1154 ; Bretoneires, 1228. Dépendance du couvent de Romainmôtier qui y construisit à la fin du XIe s. une église (paroissiale en 1228) qui subsiste encore et a été restaurée en 1906. On y remarque le mur du chœur primitif agrandi au XVe s., et percé de deux fenêtres trilobées ; la nef romane est entourée à l'intérieur de bancs de pierre. La tour date de 1742, mais contient une cloche de 1624. — DHV. [M. R.]

BRETSCHER. Ancienne famille de la contrée de Winterthour que l'on trouve à Neftenbach et à Rorbas déjà au milieu du XVe s. — [J. Frick.] — Ulrich, * 28 février 1858 à Dorf, f 5 août 1916 à Winterthour député au Grand Conseil dès 1901. — Voir NZZ 1916, n<> 1245, 1275. — ZWChr. 1916, 33. ■ [G. Strickler.]

BRETSCHGER. Vieille famille de la commune de Freienstein (Zurich) ; primitivement elle s'appelait Bletzger et existait à Rorbas déjà en 1450. [J. Frick.]

BRETTIGŒW. Voir Pr^tigau.

BRETZWIL (C. Bâle-Campagne, D. Waldenbourg. V. DGS). Brestwile 1226 ; Bretswilre 1230 ; Breschenwiler 1292. Com. et Vge où l'on a découvert un refuge préhistorique et des monnaies romaines. Il devint de bonne heure, avec toute la vallée, propriété de l'évêque de Bâle, qui l'inféoda aux von Ramstein. Le 12 mai 1518, Christoph von Ramstein hypothéqua Bretzwil à la ville de Bâle, à qui il fut définitivement cédé en 1523. Le village fut administré par un bailli qui résidait au château de Ramstein, puis dès 1668, par l'avoyer de Liestal. Le 4 mars 1673, il fut incorporé au bailliage de Waldenbourg. Bretzwil fit partie primitivement de la paroisse d'Oberkirch ; son église devint paroissiale de bonne heure, et le droit de collation fut donné par l'évêque au prévôt du chapitre de la cathédrale, qui l'inféoda en 1230 à Rudolf et Ulrich von Bubendorf. Le droit de collation appartint à la prévôté du chapitre jusqu'à la Réformation, où il passa au Conseil de Bâle. En 1555, Bretzwil fut réuni à Reigoldswil et Lauwil ; après plus de deux cents ans d'union, Reigoldswil devint autonome, tandis que Lauwil et Bretzwil demeuraient réunis. Une nouvelle église fut élevée en 1786. En 1629,1a peste enleva 86 personnes. — Voir ,Merz : Burgen III, sous

Ramstein. — ULB. — Bruckner : Merkwurdigkeiten der Landschaft Basel. — Martin Birmann : Gesammelte Schriften I, 310. — Arch. Liestal. [K. Gauss.]

BREULEUX (LES) (en ail. Brandisholz) (C. Berne, D. Franches-Montagnes. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : 1429, Les Bruilluit ; 1440, Les Brulluy ; 1472, Breluy ; 1526, Bruleux. Première mention : 1429. Dès l'origine, Les Breuleux firent partie, comme la plupart des localités des Franches-Montagnes, de la paroisse de Montfaucon dont Saignelégier devint plus tard une filiale avec Les Bois, Les Breuleux et Le Noirmont. Les Breuleux furent détachés comme paroisse autonome en 1661. L'église fut construite de 1662 à 1664 et reconstruite de 1852 à 1855. Elle est placée sous l'invocation de saint Joseph. Population : 1764, 658 hab. ; 1850, 736 ; 1900, 1442 ; 1910, 1437 ; 1920, 1332. Registres de naissances dès 1749, de mariages 1796, de décès 1802. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices VI. — A. Daucourt : Paroisses I. [G. A.]

BREULEUX, Gustave, 1845-1892, pédagogue jurassien, originaire du Bémont. Il fut d'abord instituteur (1863), puis partit pour la Hollande où il devint professeur au lycée de La Haye (1871). Rentré au pays en 1873 en qualité d'inspecteur primaire de l'arrondissement de Delémont, il était nommé, deux ans après, directeur de l'École normale des institutrices de Delémont, et passait, en 1882, à celle des instituteurs de Porrentruy, qu'il ne devait plus quitter. A publié : De l'enseignement de la langue dans les écoles primaires, 1883 ; Notice historique sur l'École normale des régents du Jura (1837-1887 ). — Voir Schweiz. Lehrerzeitung 37. — Bern. Schulblatt 25. [A. S.]

BREUSSE. Voir La Motte.

BRÉVIAIRE. C'est le nom du livre contenant l'office divin, c'est-à-dire les prières que tout membre du clergé et tous les religieux des anciens ordres monastiques de l'Église catholique doivent réciter chaque jour et à des heures déterminées. Cet office est tiré principalement de l'Écriture sainte (psaumes, cantiques, lectures) et des écrits des Pères de l'Église, auxquels s'ajoutent des hymnes et d'autres chants. L'origine des Heures canoniques remonte à l'antiquité chrétienne Une forme spéciale de ces prières devait son introduction dans l'Europe occidentale, au VIe s., à une institution de l'abbaye de Saint-Maurice en Valais, la psalmodie perpétuelle (laus perennis). Une autre psalmodie, fixée par saint Colomban, fut observée par ses disciples en Suisse, entre autres à Saint-Gall, et détermina pour eux la célébration de l'office divin. A partir des VIIe et VIIIe s., les couvents de la Suisse adoptèrent la règle de saint Benoît. Une uniformité plus grande fut introduite par les rois Pépin et Charlemagne, qui cherchèrent à faire adopter, dans les diocèses de leur royaume, l'ordre suivi à Rome dans les grandes basiliques. Cette forme de l'office divin fut également reçue peu à peu en Suisse, mais subit des modifications sous l'influence des Franciscains. Une réforme générale du Bréviaire fut entreprise au XVIe s. et aboutit à l'édition du Bréviaire romain, faite par le pape Pie V en 1568. Il est encore en usage de nos jours, avec certaines modifications qui y furent apportées par quelques papes. Outre le Bréviaire, chaque diocèse a un Proprium, contenant l'office pour les fêtes spéciales du diocèse. Les Bibliothèques de Suisse possèdent un grand nombre de Bréviaires manuscrits du XIIe au XVe s., entre autres celles de Fribourg et des abbayes d'Einsiedeln et d'Engelberg. — ■ Voir M. Besson : Monasterium Acaunense. — ■ G. Meier : Catalogus codicum Manuscr. Bibl. monast. Einsidlensis . — Ben. Gottwald : Catalogus codicum ... Bibl. monast. Engelbergensis. [J.-P. Kirsch.]

BRÉVINE (LA) (C. Neuchâtel, D. Locle. Y. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : d'azur à une fontaine d'argent, à la bordure d'or. La Brévine était connue autrefois sous le nom de Chaux-des-Taillères, mais la construction de l'église au hameau de la Brevena (de abrevena = abreuvoir) a fait prévaloir le nom actuel à partir du milieu du XVIIe s.

Une mairie avec cour de 12 juges y

BRIATTE

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