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BRIQUET

district et châtelain de Lens, éleva la première chapelle de Flanthey en 1794. — 5. Jean-Baptiste, notaire, grand châtelain de Sierre, conseiller d'État 1848. — Voir de Rivaz : Topographie. — Ritz : État du clergé. — Grenat : Hist. du Valais. — Arch. locales. [Ta.]

BRINDLEN, Joseph, * 1860 à Tennen, f le 17 novembre 1918 à Sion, prêtre 1886, chapelain à Ernen 1886-1889, professeur 1889-1897 et préfet du collège de Brigue 1896-1897, curé 1897-1911 et doyen de Glis 1903- 1911, chanoine à Sion le 21 février 1911. Il soigna la nouvelle édition des Walliser Sagen (1907), écrivit plusieurs articles dans le BWG, composa un drame : Die letzten Tage der Republik, et un poème épique: Das St. Antoniusspital in Brig, etc. — Voir : BWG I. — Monat- Rosen 1919.— Volkskal. f. Freiburg u. Wallis 1920. [D.I.]

BRINER, BRYNER. Familles des cantons de Fribourg et de Zurich.

A. Canton de Fribourg. Famille originaire du comté de Lenzbourg, reçue à la bourgeoisie de Fribourg le 3 novembre 1588 avec Hans, tanneur. — • Jacques- Joseph-Christophore, * 14 nov. 1734, capucin 1755, sous le nom de frère Berthod, gardien du couvent de Baden 1781, déflniteur, f 2 février 1805 à Fribourg. — LLH. — Arch. d'État Fribourg. [R^smy.]

B. Canton de Zurich. Famille de Fehraltdorf (Zurich), mentionnée dès le milieu du XVe s. à Brûnggen (Com. Kibourg) ; vers 1630 elle émigra à la Thalmiihle près d'Illnau et de là à Fehraltdorf. Voir encore Bryner. [J. Frick.]

BRINGOLF, Johann-Adam, médecin, * 15 sept. 1787, étudia à Berne, à Berlin, à Vienne, à Pavie, à Milan et à Paris; en 1813, médecin de bataillon dans les troupes de Schaffhouse qui étaient en marche pour la France. Médecin à Schaffhouse 1817, membre du Grand Conseil 1818, président du Conseil d'éducation 1852, président du Conseil de santé 1842-1852, f le 22 sept. 1862.— Voir Schaffh. Intelligenzblatt 1862, n° 259.

— Mâgis : Schaffh. Schriftsteller . [Wanner-Keller.] BRINZAULS. Voir Brienz (Grisons).

BRIOD. Famille vaudoise, de Lucens et de Foui sur Lucens au XVIe s. Armes : d'azur à un croissant d'or, surmonté de deux flèches en sautoir. A donné :

— 1. Béat, 1770-1851, dragon, qui en janvier 1798 porta au général bernois de Weiss l'ordre du général français Menard d'évacuer le pays de Vaud. — 2. Victor, receveur du château de Lucens, député en 1803, juge cantonal en 1824 ; f 1832. — 3. Ernest, * 1875, professeur à l'École de commerce de Lausanne, rédacteur de l'Éducateur, organe de la Société pédagogique de la Suisse romande. [M. R.]

BRION, Ei^hard, colonel autrichien. Lorsque les Grisons eurent entrepris en octobre 1621 la campagne de Bormio, ils en éprouvèrent aussitôt le contre-coup, car l'Espagne-Autriche reprit l'offensive. Pendant que le duc de Feria s'avançait de la Valteline contre Chiavenna et Bregaglia et que Baldiron marchait sur l'Engadine et Davos, le colonel Brion, avec 1500 fantassins et de la cavalerie, parti le 26 octobre de Montafun, franchit le passage de Schlappin et tomba sur le Pràtigau. Il surprit les gens de Klosters et fit massacrer les hommes, les femmes et les enfants. Les combattants de Klosters se reformèrent, reçurent du secours de Davos, attaquèrent les Autrichiens auxquels ils tuèrent 200 hommes et les refoulèrent par la vallée de Schlappin. Lorsque Baldiron, le 11 mars, eut franchi la Fluela et envahi Davos et le Pràtigau, Brion, avec quatre bannières, partit de Montafun et occupa la petite ville de Maienfeld le 13 novembre ; la population dut livrer ses armes au château. Les soldats se conduisirent atrocement ; dans l'église, ils déterrèrent Joh.-Luzius Gugelberg, de Moos, pour lui arracher ses ornements de chevalier et même ses vêtements. Bientôt après Brion quitta Maienfeld en laissant le commandement de la garnison au capitaine Joh. Ballion. — Voir F. Sprecher : Kriege und Unruhen. — C. von Mohr : Gesch. von Curràtien. — D.-A. Ludwig : Der Prdtigauer Freiheitskampf. p. 56. f L. J.]

BRIONESOPRA MINUSIO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Brione de Menuxio 1400 ; Briono 1591. Au moyen âge,

il formait une commune avec Minusio ; aujourd'hui, il a encore des terres en commun avec Minusio et Mergoscia. En 1479, il était une commune autonome, mais formait déjà en 1397 un arrondissement de dîmes avec les deux localités précitées et Contra. Il avait déjà des statuts en 1313. Au spirituel, Brione fit partie de la paroisse de Locarno, dont il fut détaché en 1777 pour former une sous-paroisse autonome. L'église paroissiale fut consacrée en 1559 et agrandie en 1868. Selon Simona, l'ancienne église de Brione était située au hameau de Viona. Fresque du XIVe s. au hameau de Brusata. Population : 1591, 65 ménages ; 1845, 696 hab. ; 1900 497 ; 1910, 488. Registres de naissances dès 1678, de mariages dès 1777, de décès dès 1733. — Voir Meyer : Die Capitanei von Locarno. — BStor. 1894. — Buetti : Note storiche religiose. — Periodico d. Società storica Comense I. — Monitore eccles. d. diocesi di Lugano, 1921. — Simon : Note di arte antica. — Monti : Atti. [C. Trezzini.]

BRIONE VERZASCA (C. Tessin, D. Locarno.

V. DGS). Com. et paroisse, qui au moyen âge faisait partie de la communauté du val Verzasca tout en étant une squadra à part. Lorsque la vallée fut divisée en communes, Brione en forma une avec Gerra, mais elles constituaient deux squadre distinctes. En 1852, il devint commune autonome. C'est probablement ce Brione et non Brione sopra Minusio qui, en 1411-1412, se soumit spontanément, avec d'autres Com. et le val d'Ossola, au duc de Savoie. Au spirituel, Brione fit partie de la paroisse de San Bartolomeo de Vogorno ; en 1518, il en était déjà séparé. L'église passait en 1596 pour la plus belle de la vallée ; elle est un agrandissement, fait à la fin du XIVe s. ou au-commencement du XVe s., d'une ancienne chapelle bâtie en 1294. Elle fut restaurée vers le milieu du XIXe s. où l'on remplaça le vieux plafond par une voûte. Le clocher remonte à 1541. L'église possède des fresques de l'ancienne chapelle, découvertes il y a une dizaine d'années, qui remontent à la première moitié du XIVe s. Elles sont de l'école de Giotto. La façade a des traces de peinture du commencement du XVe s. ou fin du XIVe s. En 1644, fondation à Brione de la première école de la Verzasca. Palais de Marcacci (XVIIIe s.). Population : 1596, 893 hab. ; 1845, 820 ; 1900, 676 ; 1910, 604. Registres de naissances et de mariages dès 1651, de décès dès 1668. — Voir BStor. 1894. — Monitore ceci. d. diocesi di Lugano, 1921 et 1922. — Rahn: I Monumenti. — Buetti: Note storiche religiose. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Simona : Note d'Arte Antica. — - Tessiner Blàtter 1918. — Pometta : Gome il Ticino... [C. Trezzini.]

BRIQUET. Famille genevoise, originaire de Châlons-sur-Marne (France). — 1. Pierre, * 15 septembre 1699 à Châlons, f 12 janvier 1743 à Genève, libraire et relieur, reçu habitant de Genève le 29 octobre 1728 ; ses descendants sont en partie restés adonnés à l'industrie et au commerce du livre ou du papier jusqu'à nos jours. — ■ 2. Barthélemy-Marc, 1805-1879, arrière-petit-fils du n° 1, papetier, philanthrope, promoteur sur le continent des restaurants économiques pour ouvriers et précurseur du mouvement d'abstinence (président honoraire de la Soc. suisse de tempérance à sa fondation) ; auteur de nombreuses brochures sur ces sujets, réunies en un volume d'Opuscules en 1879. — 3. Matthias- Alphonse, 1809-1880, frère du n° 2, ministre et pédagogue de renom ; collaborateur pendant de longues années à la Bibliothèque universelle. — 4. Moïse-Char les, 1839-1918, fils n° 2, du papetier, conseiller municipal de la ville de Genève, membre fondateur de la section genevoise du C. A. S., a écrit avec Ch. Schaub : Guide de l'ascensionniste sur les montagnes qui entourent le lac Léman, 3e éd. 1893. En 1878, il commença à s'intéresser à l'histoire du papier. Après avoir reconstitué l'histoire des plus anciennes papeteries d'Europe, il se mit à l'étude des filigranes, visita dans ce but 235 archives et releva 44 000 calques de filigranes. C'est à lui que l'on doit essentiellement l'emploi des filigranes comme procédé de critique historique. Le résultat de ses trente années de recherches fut son ouvrage classique : Les filigranes. Dictionnaire historique des marques du papier dès leur apparition vers 1282 jusqu'en 1600, 4 vol. 1907.

BRISACIl

BRISSAGO

Briquet a laissé, en outre, nombre de publications se rapportant à l'histoire du papier et des papeteries. Il fut l'objet de nombreuses distinctions, et reçut en 1908 le titre de docteur h. c. de Genève. — 5. Edouard, 1845-

1918, frère du n° 4, papetier, philanthrope. C'est lui qui, le 28 août 1905, à l'occasion du crime d'un alcoolique, déclencha le mouvement qui aboutit à la loi de 1910 contre l'absinthe (voir art. Absinthe). — 6. William, 1862-1920, ingénieur, a travaillé à la construction du chemin de fer de Salonique à Constantinople (1893), au prolongement de la ligne Smyrne-Kassaba (1896), et à d'autres lignes en Tunisie, Abyssinie, Syrie et en Chine.

11 fut nommé ingénieur en chef pour la ligne de l'État chinois de Lung- Haï, mais la guerre mondiale arrêta les travaux, les travaux de construcligne de la Mer Noire,

Moïse-Charles Briquet.

D'après une photographie de coll. Maillart.

Appelé en 1916 à diriger tion des tunnels pour la

il y tomba malade et rentra à Genève pour y mourir. Plusieurs de ses récits de voyage ont été publiés dans le Globe, organe de la Soc. de géographie de Genève. — 7. John-Isaac, * 13 mars 1870, fds dit n° 5, directeur du Conservatoire et du Jardin botanique de Genève 1896. Il a publié plus de 300 notices. Depuis 1915, il a repris avec F. Cavillier la publication de la Flore des Alpes maritimes d'E. Burnat, et a rédigé dès le début l'Annuaire du Conservatoire et du Jardin botanique de Genève. Au congrès international de Paris en 1900, il fut désigné comme rapporteur général pour les questions de nomenclature botanique, et a publié les décisions des congrès de Vienne (1905) et de Bruxelles (1910), dans les Règles internation, de la nomenclature botanique. [John Briquet.]

BRISACH. Famille de Lucerne. — Jakob, membre .du Grand Conseil 1424. — Mathis, de même 1462. — Bernhardin, curé à Buron 1484, Doppelschwand 1488, chapelain à Gross Dietwil 1516. I.P.-X. W.]

BRISCHWILER. VoirBEURNEVESIN.

BRISECKEN (C. Lucerne, D. Willisau, Corn. Zell. V. DGS). En 1173 Prisinchon. Cette localité, avec les droits de haute et basse justice, et de pêche, appartenait à la seigneurie de Kasteln. On rencontre depuis le XIIIe s. des gens portant ce nom ; un certain Jost von Brisecken acquit en 1386 la bourgeoisie de Lucerne. Le statut communal fut confirmé en 1647. — Voir Gfr. (Begistre). — Batsbùcher. [P.-X. W.]

BRISELANCE, Werner, 32e abbé de Bellelay, né à Porrentruy, f 31 août 1612. Élu abbé en 1579, à l'époque où la Béforme avait affaibli le couvent par la diminution des revenus qu'il possédait à La Neuveville, à Bienneet dans la prévôté deMoutier-Grandval,il s'appliqua à relever Bellelay et il y réussit. Son abbatiat, le plus long de cet établissement, dura 33 ans. — Voir Saucy : Histoire de l'ancienne abbaye de Bellelay. [G. A.]

BRISI. Famille d'Uri, domiciliée à Silenen, éteinte au début du XVIe s. — Konrad, fut un de ces Uranais qui en 1392 refusèrent de payer leurs redevances à l'abbaye du Fraumunster à Zurich. — Heini, fut tué à Sempach 1386. — Voir Jahrzeitbuch Silenen. — Gfr. VIII, 47 ; XXII, 240, 251; XLIII, 50. — , Wymann : Das Schlachtjahrzeit von Uri. — 15. Hist. Nbl. von Uri. — ZSK IV, 167, 168. [Josef muller, A.]

BRISINGER, Johann, curé de Lucerne déjà en 1453 ; il eut avec le couvent de bénédictins de la ville un long différend au sujet du titre, des revenus et des devoirs du curé ; il desservit aussi de 1462 à 1465 l'église de Senti ; de 1458 à 1465 doyen du chapitre de Lucerne, 1 1465. — Gfr. (Registre). [J. T.]

BRISLACH (C. Berne, D. Laufon. V. DGS). Vge

et Com. Anciennes formes : vers 1146, Briselacho ; 1168, Brisilaco ; 1307, Briselach ; 1365, Bryselach. D'après les tombes qui y ont été découvertes, Brislach doit être un très ancien établissement ; la première mention est de 1146. Au moyen âge, Brislach fut inféodé par la maison d'Autriche aux seigneurs de Rotberg. En 1462, l'évêque Jean de Venningen racheta ce village avec le consentement de l'empereur et depuis cette époque, Brislach fut rattaché à la seigneurie de Zwingen. Comme les autres localités de la vallée de Laufon, Brislach fit avec Bâle un traité de combourgeoisie en 1525, et passa au protestantisme ; mais Christophe de Blarer l'obligea à retourner au catholicisme. Brislach fut alors rattaché à la paroisse de Bohr (Soleure) jusqu'en 1802, date à laquelle il fut érigé en paroisse. L'église est sous l'invocation de saint Pierre. Population : 1764, 406 hab. ; 1850, 442 ; 1900, 424 ; 1910, 478 ; 1920, 451. Begistres de paroisse dès 1806. — Trouillat. — Daucourt : Dictionnaire I. [G. A.]

BRISLACH (NOBLES DE) Une famille de ce nom a dû exister, dont un seul représentant est connu : Tureingo, témoin dans un acte vers 1146. [G. A.]

BRISSAGO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com et paroisse. Anciennes formes : Brixagum et Érisago, XIIIe s. ; Bresago, 1412. Les armoiries portent un saint Georges à cheval. En 1846, on a découvert à Brissago des monnaies et des vases romains, et en 1873 un reste d'inscription romaine.

D'après la tradition, les deux îles auraient été habitées par les chrétiens fuyant les persécutions ; ils y auraient bâti l'église de Saint-Apollinaire sur l'emplacement d'un temple de Vénus. Le couvent de Disentis eut des biens à Brissago que le pape Lucius III lui confirma en 1185. Au moyen âge Brissago (où les étrangers ne purent acquérir des biens avant 1465), fut une petite république très fermée qui dépendit jusqu'en 1342 immédiatement de l'empire. Il avaitses statuts, dont les premiers connus remontent à 1289. Le territoire était divisé, dans un but, semblet-il, administratif et religieux, en trois circonscriptions appelées Coste : la Costa di Piodina, avec la chapelle de la Madonna del Ponte ; la Costa di Mezzo, avec l'église des SS. Pierre et Paul, et la Costa di dentro, avec la chapelle de saint Apollinaire sur la plus petite des deux îles. Le pouvoir résidait dans la vicinanza, qui gérait les affaires les plus importantes et nommait les magistrats : le podestat-recteur toutes les années, les trois consuls ou reggenti tous les deux ans, les quinze conseillers (en 1360, huit) et les trois juges. La credenza, composée des consuls des conseillers, des juges et de trois notaires, formait le pouvoir législatif. En fait, le podestat-recteur était toujours choisi dans la famille Orelli, qui détint cette charge, sauf une courte interruption vers le milieu du XIVe s., jusqu'en 1798. L'origine du pouvoir des Orelli sur Brissago est inconnu; il remonte peut-être aux luttes des partis. Rodolfo Orelli (1303) est le premier des podestats connus de sa famille. En 1342, Brissago tomba sous le pouvoir des Visconti et fut incorporé à la capitainerie du lac Majeur, sans perdre cependant son autonomie et ses privilèges. En 1416 ou 1439, il passa sous le protectorat des comtes Rusca, de Locarno, qui le gardèrent jusqu'à l'occupation par les Suisses en 1512. Après un retour aux Rusca en 1517 et des contestations entre cette famille et le roi de France, Brissago, sur sa demande devint définitivement suisse en 1521. Sous la domination des cantons, il garda ses privilèges, sa juridiction propre et continua d'avoir les Orelli pour podestats. Sous la République helvétique, Brissago perdit son autonomie, ses podestats, et fut incorporé au district de Locarno. En 1806, il devenait le siège d'un tribunal de première instance. Au spirituel, Brissago fit partie de la pieve de Cannobio (Italie). Suivant la tradition, le culte chrétien

Sceau de. itribaago en 1777.

BRISSAMAZ

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