‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 146 sur 425 · BRIGUET · texte numérisé non relu

BRIGUET

péage épiscopal. Elle était la résidence des nobles de Brigue. La commune de Brigue est mentionnée dès 1307. Elle était administrée par deux Syndici et six sextarii. Brigue prit un vigoureux développement au XVIIe s., alors que de nombreuses mines étaient exploitées dans la contrée. Le passage du Simplon donnait lieu à un trafic très actif, et l'on n'appelait alors la petite ville que « Brigue la riche ». Un grand nombre de belles maisons bourgeoises, notamment le palais Stockalper, construit en 1642, témoignent de sa prospérité à cette époque. Le pape Grégoire X s'y arrêta quand il passa le Simplon en 1275.

C'est à Brigue qu'en 1414 la « Mazze » fut levée contre la maison de Barogne. Le 13 février 1510 les sept dizains y conclurent leur alliance avec la France, et le 7 juillet 1578 le Valais y renouvela celle qu'il

Le château Stockalper à Brigue. D'après une photographie.

avait avec les cantons catholiques. Le 31 mai 1799, Brigue fut pillée et dévastée par les Français ; toutes les archives du dizain et de la commune furent détruites à cette occasion. De 1810 à 1813 la ville fut le siège d'un sous-préfet du département français du Simplon. — De fréquentes inondations, celles du Bhône en 14G9, 1506, 1640, 1752, 1755 et 1839, celles de la Salterne en 1331, 1839, 1868 et 1920 causèrent de graves dommages à la ville, ainsi que les tremblements de terre de 1755 et

Brigue posséda dès le XVIe s. une école publique destinée à tout le dizain. De 1625 à 1627, les Jésuites y eurent un établissement, et en 1662 ils y ouvrirent un collège, dont le bâtiment scolaire fut construit en 1663- 1673 et l'église en 1675-1687. De 1773 (suppression de. l'ordre des Jésuites) à 1814, l'établissement fut dirigé par les Piaristes, de 1814 à 1847 de nouveau par les Jésuites, et enfin repris en 1848 par l'État du Valais, qui lui donna l'importance d'un lycée avec enseignement classique et moderne complet. A l'instigation du baron Gaspard de Stockalper, quelques Ursulines de -Fribourg fondèrent en 1661 dans la maison de Courten un couvent, auquel s'ajouta en 1732 une église. Ces religieuses prirent en 1853 la direction de l'école normale pour les institutrices de la partie allemande du canton. En 1902 un nouveau pensionnat fut Gréé, comprenant une école d'enseignement supérieur, une école de commerce et une école ménagère pour jeunes filles. L'hôpital de Saint-Antoine, servant d'hospice pour les étrangers de passage, fut fondé le 23 février 1304. L'église gothique attenante est du XIVe s. Son clocher s'écroula

en 1851 et fut refait en 1856. Un hôpital destiné à tout le Haut-Valais a été ouvert à Brigue en 1908. Depuis l'ouverture du tunnel du Simplon (1er juin 1906), de lt ligne du Lôtschberg (1913) et du chemin de fer de la Furka (1914), la petite ville est devenue un important nœud de voies ferrées et son développement tend à s'accroître. — Voir Gremaud. — Perrig : Chronik. — BWG. — Imesch : Das Kollegium von B. — Le même : Geschichtliches des Instituts St. Ursula. — Notices Joller au Musée de Brigue. [D. I.]

BRIGUE (DIZAIN DE). Armoiries : d'or à la couleuvre ailée de sable. Le dizain de Brigue a son origine dans le domaine épiscopal de Naters, qui remontait à la première moitié du XIIe s. Il embrassait presque tout le territoire de la paroisse de même nom, dont les limites coïncidaient avec celles de l'actuel district de Brigue. De la division des biens de cette vaste commune, qui réunissait à l'origine toutes les terres administrées par le châtelain de Naters, naquirent vers la fin du XIIIe s., les différentes communes de la vallée et ■ de la montagne, lesquelles continuèrent cependant d'avoir leur centre commun, formant ensemble le dizain qui porta jusqu'au XVIe s. tantôt le nom de Brigue, tantôt celui de Naters. Naters fut chef-lieu, parce que résidence du châtelain, jusqu'en 1518, année où le siège de la justice fut transféré à Brigue. Le dizain était divisé en 6 % Gumper ou Gumperschaften (Compra 1349), qui envoyaient chacune douze députés au Conseil de dizain, lequel siégeait deux fois par année. A la tête du dizain se trouvait le châtelain, élu annuellement par les députés des Gumperschaften. Il était juge en première instance ; en cas d'appel, il s'adjoignait douze assesseurs qui formaient avec lui le tribunal de dizain, d'où l'on pouvait encore appeler au Landrat. Au point de vue militaire, le dizain était sous les ordres du banneret et du capitaine du dizain, qui étaient nommés à vie.

Le dizain de Brigue, bien que faisant partie de l'État du Valais, conserva longtemps une large autonomie ; il avait son sceau, concluait de son chef des alliances et des conventions (avec Domodossola 1383, avec les trois can- 1417, avec l'Espagne 1615), promulguait ses lois et ses décrets. La Bévolution française mit fin pour toujours à cette autonomie. Depuis 1798 le dizain de Brigue n'est plus qu'un district administratif du canton du Valais. Jusqu'en 1848, il eut à sa tête un président de dizain, remplacé depuis lors par un préfet. B. ressort depuis 1640 de l'église paroissiale de Glis. — Voir BWG. — Gremaud. — Imesch : Beitr. zur Gesch. von Naters. — Heusler : Rechtsquellen des Kt, Wallis. — Archives Stockalper et archives communales. [D. I.]

BRIGUE (VON). Branche des Manegoldi que l'on trouve en 1181 à Naters et dès 1215 àBrigue;les von Im Hof (de Curia), que l'on rencontre de 1308 à 1335, sont probablement identiques aux von Brigue. Leur domicile patrimonial fut le Hollenschloss (de in ferno), situé dans le Hofj au sommet de la Hollenmatte, sur une colline derrière l'église actuelle du collège. Sa tour fut démolie après 1691. — 1. Arnulf, major d'Ernen en 1215. — 2. Walter, chevalier en 1215. — BWG. — Gremaud. — Perrig : Chronik. — Notices Joller au Musée de Brigue. LD. I.]

BRIGUET, BRIGOTTI, BRIGETTI. Famille de marchands lombards fixée à Lens (Valais) vers 1400. — 1. Sébastien, 1685-1746, chanoine de Sion, chancelier de l'évêché, auteur de : Concilium Epaonnense ; Vallesia Christiana. — 2. Ignace-Sébastien, premier curé de Miège 1785, f prieur du Val d'Illiez 1808.— 3. Michel, professeur à Sion 1802, curé de Granges 1810, de Venthône 1814, chanoine de Sion 1818, doyen de Sierre, t 1833. — 4. Ignace-Sébastien, notaire, capitaine du

tons forestiers

BRINDLEN

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