BATONS (GUERRE DES
antiguedades espanolas IV. — Cibrario : Economia poli'tica del medio evo. — Mandach, dans Revue de l'art chrétien 1913, et dans Revue de l'art ancien et moderne 1907. — Comptes de Turin (copie Besson aux Arch. d'Etat de Fribourg). — SKL. [F. D.]
BÂTIAZ (LA) (C. Valais, D. Martigny. V. DGS). Com. et vge connu surtout par son château bâti probablement sur l'emplacement d'une tour vigie romaine. La tour de la Bâtiaz appartenait primitivement, avec Martigny, aux évêques de Sion, à qui elle fut disputée à plusieurs reprises par les comtes de Savoie. En 1259 Pierre de Savoie s'empara de Martigny, et dans le traité qui suivit, obtint tout le territoire de la Morge, de Conthey à ce bourg. C'est à cette époque qu'il faut placer les réparations faites à La Bâtiaz par le Petit Charlemagne. Le traité de Martigny, de 1268, rendait ce château à l'évêque, et en 1281 celui-ci, Pierre d'Oron, le reconstruisait en le fortifiant et en y plaçant une gar-
La Tour de la Bùtiaz. D'après Y APS. p. 376.
nison. En 1399 la Bâtiaz faisait retour à la Savoie, mais en 1475, lors de la conquête du Bas-Valais par les Hauts- Valaisans, elle fut ruinée en partie ; réparé par l'évêque Silinen, le château fut assiégé et pris le 15 janvier 1518 par Georges Supersaxo, qui l'occupa quelque temps puis y mit le feu. Actuellement, il n'en subsiste qu'une tour décapitée s'élevant sur une enceinte carrée qui paraît lui avoir servi de piédestal. — Voir Gremaud I-II. — Hameau : Châteaux vallaisans, 20. — Cibrario : Storia di Savoia V. — Gay : Hist.du Vallais. — Bocard : Hist. du Vallais. [Ta.l ••.BÂTIAZ (LA). Famille noble de Granges (Valais) mentionnée dans la seconde moitié du XIIIe s. — Perrod, notaire, fut l'homme de confiance de l'évêque Edouard de Savoie. Après la chute des La Tour, il revêtit les fonctions de châtelain de Bas-Châtillon et reçut à cette occasion la tour de Goubin, puis, en augmentation de fief, Musotte et des terres à Bernune. En 1364, il représenta la communauté de Sierre avec Jac- (jues d'Anniviers. Perrod avait quitté Granges pour venir habiter la tour de Goubin à Sierre. Il laissa deux filles, Perrette, alliée à Jean de Chevron, vidomne de Sierre, à qui elle apporta la tour de Goubin, et Isabelle, mariée à Antoine d'Anchettes. La famille s'éteignit à la fin du XIVe s. dans la personne de Perrod. [Ta.]
BÂTIE (Bastie ou bastide = château-fort), nom de plusieurs châteaux et fiefs du territoire actuellement genevois (v. DGS).
I. La Batie-Beauregard, désignée aussi sous le nom de Bâtie-Champion ou Bâtie sur Versoix, n'offre plus que quelques ruines au Nord de Bossy, au lieu dit Vieille-Bâtie. Dès les temps les plus anciens, elle a dépendu des sires de Gex dont elle était une des forteresses défendant le Nord de leur pays. Ce château fut maintes fois attaqué pendant les guerres du XVIe s. ; le 12 janvier 1590, il fut pris par les Genevois, sapé et démoli le 24 du même mois. Dès lors ses ruines ne furent point relevées. — Voir Regeste. — J. Brossard : Histoire... du Pays de Gex. — Papiers Mallet (à la Soc. d'hist. de Genève). — AHS. — Arch. d'Etat Genève : T et D.
II. Batie-Cholex. Plusieurs châteaux ont porté ce nom ; celui qui intéresse Genève a aussi été appelé Bâtie-Compey et vulgairement Boillebot ou Bouelbeau. Il a été construit en 1318 par Humbert de Cholay (Cholex) pour le comte de Genevois et faisait partie d'un système de forteresses élevées pour tenir tête au comte de Savoie. Peu de temps après, elle fut prise par Edouard de Savoie, saccagée, puis reconstruite. En mars 1536, la Bâtie-Cholex fut prise par les Genevois comme gage puis subhastée pour payer les frais de guerre. On la rtomma alors, pour la première fois, Roiltebol. Les Genevois ayant remis toute cette région aux Bernois, ces derniers, par le traité de 1564, rétrocédèrent leurs droits au duc de Savoie et la Bâtie fit retour à ses anciens propriétaires, les Genève-Lullin. De nos jours, les ruines de la Bâtie-Cholex, qui s'élevait entre les villages de Meinier-la-Tour et du Carre d'Amont, font partie du domaine de la Touvière. Elle était autrefois le siège d'une seigneurie avec haute, moyenne et basse juridiction, droit de carcan et patibules à trois piliers. On a voulu voir à Roillebot les restes d'un château du roi Gondebaud ; c'est une erreur qui repose sur une fausse interprétation du mot Quadruvium qui désigne Carouge et non le Carre. — Voir Arch. d'Etat Genève : T et D ; Mns historiques, RC ; Regeste. — Blavignac : Etudes sur Genève II, 119. — L.-E. Picard : Livre de raison d'un seigneur de Savoie. — Mémorial de la Soc. d'Hist. et d' Arch. de Genève.
III. Batie-Mellié. Le château de la Bâtie-Mellié (Meslier, Meiller, Millier) s'élevait sur le promontoire dominant la jonction du Rhône et de l'Arve, à l'extrémité Ouest du bois de la Bâtie actuel. Le 17 juillet 1318, la Bâtie, en partie construite, est inaugurée solennellement, reconnue à l'évêque par le comte de Genevois. Cette première construction devait être en bois. Dès que le comte de Savoie, Edouard, apprit la construction de cette maison-forte, il voulut s'en emparer. Après avoir abattu la Bâtie-Compey, il chevaucha en 1318 avec ses troupes, mais trouvant le pont d'Arve rompu, il s'efforça sans y réussir de passer à gué. La Bâtie-Mellié put être terminée et demeura longtemps une place forte importante. Dès le XVIe s. elle était ruinée, et au XVIIIe s. on en voyait encore des restes importants. La seigneurie de la Bâtie-Mellié, inféodée à la famille de Termèr, comprenait l'ancienne paroisse de Lancy jusqu'à Carouge. Elle passa en diverses mains, et son dernier possesseur, Henri-Joseph, marquis de Challes, vendit, après procès, ses droits et les masures du château à Genève le 14 août 1756. — Voir Arch. d'Etat Genève : T et D. [Louis Blondel.]
BÂTON DE JUSTICE. Voir Sceptre.
BÂTONS (GUERRE DES). Démonstration qui eut lieu à Fribourg, sur la place de l'Hôtel de ville, le 2 déc. 1830, dans le but d'obtenir la révision de la Constitution cantonale dans un sens plus démocratique et égalitaire. On lui donna ce nom parce que les paysans, au nombre de plusieurs centaines, surtout du district de Morat, massés près du vieux Tilleul et décidés à envahir l'hôtel de ville au cas où ils n'obtiendraient pas satisfaction, étaient armés de cannes noueuses et de solides gourdins. Il n'y eut cependant aucun coup de feu tiré et pas une goutte de sang versé. Le Grand Conseil, réuni à l'Hôtel cantonal, était dans une agitation extrême, mais il céda en promettant au peuple une Constitution nouvelle qui fut en vigueur jusqu'au Sonderbund
BATSCIIELET