‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 16 sur 425 · BATTISTA · texte numérisé non relu

BATTISTA

La scène de l'hôtel de ville a été reproduite par un peintre .Muller en un petit tableau au musée historique de Fribourg. — Voir /•'.! 1912. Etrennes fribour-

geoises 1899. - Wattelet, dans FG 1911. - Engelhard : Darstellung des Bezirks Murten. — H. deSchaller : Souvenirs d'un officier fribourgeois. — A. Raemy de Bertigny : Mémoires. — Courrier fribourgeois L830. [F.D.] BATSCHELET, Il ans. Peintre-verrier à Berne 1552-1580, recul de La ville, de 1552 à 1569, neuf paiements pour des vitraux. Jl paraîl déjà en 1554 comme i|iiineailler et en 1555 et 1559 comme spécialiste en pyrotechnie. — Voir Kasser : .1//// und Schloss Aarwangen. — SKL. — Registre de mariages des bourgeois, 1547-1564. [K.-R.|

BATTAGLIA. Famille des Grisons, de Prâsanz (Oberhalbstein), dont sont issus plusieurs ecclésiastiques marquants. — 1. Johann-Anton, * 1726, docteur en théologie, écolâtre 1781, fonda en 1793 deux bourses d'étudiants, de 2000 et 3500 fl. t 1802. — 2. BARTlïOLOMiEUS-ANTON, * 1794, chanoine de l'église de Coire 1836, custode du chapitre 1802, f 1868. — Voir Schweizèr Kirchenzeitung 1868, p. 249. — 3. Bartho-

lom^eus, chanoine titulaire à Coire 1795, écolâtre et vice-doyen 1814, t 1826. — 4. Johann- Anton, chanoine à Coire 1827, vice-doyen 1835, doyen 1836. — Voir Ch.-M.Tuor: Die JîeiAenfolge der residierenden Domherren in Chur {JHGG 1904). — 5. Jo-

HANN-FlDELIS, * 1829,

professeur au séminaire de Coire 1857-1859, au Collège Maria Hilf à Schwyz 1859-1874, chancelier épiscopal 1874- 1879, chanoine 1879, évèque de Coire 1888, assistant du Saint-Siège et comte romain dès 1905, prit sa retraite le 12 février 1908, f 10 septembre 1913 à Zizers ; enseveli à Coire. — Voir J.-G. Mayer : Gesch. des Bist. Chur II, 682. — Bundner Tagblatt 1913, 213 et 215. — 6. Johann-Georg, aumônier de la garde papale, vécut surtout à Bologne, t 1862 à Cazis. [F. P.] BATTAGLINI. Famille de Cagiallo. - - 1. Marc, * 1645, f à Césène 1717, évèque de Nocera et Césène, auteur d'une Istoria universelle di tutti i concili... di sancta Chiesa, 1686, et des Annali del Sacerdozio e delV imperio intorno... di nostra sainte, 1701. — 2. Francesco-Maria, f 10 octobre 1828, prit part aux événements politiques de la fin du XVIIIe s. Président du gouvernement provisoire 1798, député à la Diète tessinoise 1801, membre du tribunal du district de Lugano 1802, plus tard juge à la Cour d'Appel ; député au Grand Conseil 1803-1827, vota pour la cession du Sud du Tessin à Napoléon en 1811. — 3. Antonio, fils du n° 2, * 1782, f 1858, notaire, juge à la Cour d'Appel, député au Grand Conseil 1827-1830. — 4. Carlo, fils du n° 3, * 1812, f 10 juillet 1888, avocat. Etudiant à Genève, il prit part en 1834 à la tentative d'invasion de la Savoie par Mazzini, et de ce fait fut expulsé du canton. Dans le Tessin, il fut un représentant influent du parti radical avancé, fondateur et premier rédacteur, avec Pietro Péri, du Bepubblicano délia Svizzera itaiiana, de Lugano, 1835. Il soutint aussi activement la Democrazia, de Bellinzone, et fut l'inspirateur de la Tribuna, rédigée par son fils Antonio. Il fut un des artisans de la révolution de 1839 et un partisan de la Constitution fédérale de 1848. Promoteur du chemin de fer du Gothard, 1865, et membre de la Commission fédérale pour la rectification des frontières du canton avec l'Italie, 1861. Député au Grand Conseil à plu-

Johanu-Fidelis Batlaglia.

D'après une photographie.

Carlo Battaglini.

D après une photographie.

sieurs reprises de 183!) à 1888 ; député à la Diète de

Lucerne 1844, au Conseil «les Etats 1855, au Conseil national 1848-1851, 1862-1875, 1884-1887. Dès 1872 jugesuppléanl au Tribunal fédéra] ; au militaire, colonel en 1862. commanda la réserve tessinoise au Sonderbund. I5at taglini fut encore syndic de Lugano pendant plusieurs années ; il prit une grande part à l'élaboration des lois tessinoises anticléricales. — 5. Antonio, fils du n° 4, * 8 octobre 1845 à Lugano, avocat. Député au Grand Conseil dès 1888, président de ce corps 1894 et 1897 ; député au Conseil des Etats 1893-1919, conseiller d'Etat 1901-1905.

Membre du Conseil d'administration des C. F. F., promoteur du funiculaire du San Salvatore, 1885, président de la Soc. tessinoise des Beaux-Arts, consul de l'Uruguay pour le Tessin dès 1873 ; grand juge dans l'armée. — 6. Elvezio, fils du n° 4, * 9 septembre 1857 à Lugano, avocat et notaire. Membre de la Constituante 1892. député au Grand Conseil 1893-1905, président de ce corps 1895 et 1898. Président du premier Conseil communal de Lugano 1901-1904, syndic de cette ville à trois reprises. — Voir BStor. 1890 et 1915. — Dotta : / Ticinesi... [C. Trezzini.]

BATTEIMDORF. Village. Voir Corban.

BATT1ER. Famille bourgeoise de Bâle, éteinte dans la seconde moitié du XIXe s. Les ancêtres sont les deux frères : Jean qui acquit la bourgeoisie de Bâle en 1569 et Jacques, en 1573. C'étaient les fils de Jacques, riche négociant de Saint-Symphorin près Lyon, qui s'était réfugié à Genève pour cause de religion. Ils épousèrent les filles du médecin Jean Bauhin. A citer parmi les descendants de l'aîné : — 1. Peter, 1636- 1690, conseiller du prince-électeur de Brandenbourg, puis du duc de Lunebourg, entra ensuite au service des Provinces-Unies dont il fut l'ambassadeur en Espagne. - 2. Johannes, cousin du n° 1, 1650-1718, fut pasteur à Munchenstein. — 3. Félix, 1691-1767, fils du n» 2, membre du Conseil 1734, grand bailli à Riehen 1736, du Conseil secret 1738, Oberstzunftmeister 1740 et bourgmestre 1760. — 4. Beinhard, 1724-1779, petitfils du n° 2, membre de l'Académie des Sciences de Berlin, médecin à Neusalza, où il mourut. — Dans la descendance du frère cadet, Jacques : — 5. Jakob, qui mourut à Londres en 1643 alors qu'il était secrétaire du comte de Leicester, vice-roi d'Irlande ; il avait fondé une bourse pour ceux de sa famille qui étudieraient la théologie. — 6. Simon, 1629-1681, professeur d'éthique et de droit. — 7. Samuel, cousin du n° 5, f 1698, bailli de Valle Maggia. — 8. Joh.-Rudolf, fils du n° 7, f 1681, bailli de Mendrisio. — 9. Friedrich, 1659-1722, fils du n° 6, hébraïsant connu et pasteur de Saint-Alban. — 10. Jakob, 1664-1720, frère du n° 9, professeur de droit, avocat-conseil de la ville et secrétaire perpétuel de l'Académie ; c'était une autorité en matière d'antiquités grecques et romaines. — 11. Samuel, 1667-1744, Dr mëd., professeur de langue grecque, écrivain extraordinairement fécond. [A. B.]

BATTINE (Colomb de). Voir Copponex.

BATTISTA. Nom de plusieurs artistes tessinois dont la famille est inconnue. — 1. Battista, de Primo, de Morbio, maître-constructeur que l'on trouve avec d'autres compatriotes à Sanseverino Marche le 30 mars 1471. — 2. Battista, de Maroggia, sculpteur, peut-être un membre de la famille des Rodari. Il travailla à la construction de l'église collégiale de Bellinzone, et est mentionné de 1530 à 1550. f probablement en 1561. — 3. Battista, de Lugano, sculpteur et architecte, f à Macereto 1538 (Italie). Fit les plans et commença la construction de l'église de N. D.

BATTMANN

BAUDENBACHER

de Macereto, mais fut tué par la chute d'un arc de l'église au cours des travaux. Son œuvre fut continuée en 1558 par des artistes de Bissone. — Voir BStor. 1903. — Archivio Storico lombardo 1900. — Brentani : Storia artistica délia colle giata di Bellinzona. — ALBK. [C. Trezzini.]

BATTMANN, Erhard, de Mûhlheim en Brisgau, maître es arts, adversaire de Zwingli. Il fut d'abord chanoine de Beromunster, puis recteur de l'Université de Bâle 1492, prédécesseur de Zwingli comme curé du Grossmunster de Zurich jusqu'en 1518, chanoine cette année-là. Lors de la dispute zuricoise de janvier 1524 il défendit la messe, et résigna ses fonctions de chanoine de Zurich le 16 octobre 1525. Il fonda en 1531 le Hieron gmus-Collegium à l'Université de Fribourg-en-Brisgau et mourut en 1533. — Voir Egli : Actensammlung. — ■ Athenae Rauricae 460. — Hottinger: Hisloria Ecclesiastica VII 88. — Biedweg : Gesch. des Kolleqiatstiftes Beromunster. — Pestalozzi : Die Gegner Zwinglis am Grossmûnsterstift.. p. 40, 115 et 142. — Kopp : Zur Geisteskultur des Stiftes Beromunster 24. [C.B.]

BATZEN, BACHE. Monnaie. Voir Plappart.

BATZENBERG (G. Zurich, D.Hinwil, Com. Riiti. V. DGS). Ancien château sur le Batzenberg qui fut habité au XIVe siècle par une famille de ce nom. Celleci, un rameau des chevaliers Meyer, de Dùrnten, a compté des ministériaux des comies de Toggenbourg et de l'abbaye d'Einsiedeln. Armoiries : coupé de sable à une face d'argent, et échiqueté de sable et d'argent. La famille s'est éteinte vers 1360, les ruines du château sont encore visibles, — Voir UZ. — Siegelabbildungen zum UZ VI, VIII. — Egli : Der ausgestorbene Adel von Stadt und Landschaft Zurich. — MAG XXIII, 300. — ZT 1915-1917, p. 33. [C. B.j

BAUD. Nom de plusieurs familles genevoises et vaudoises.

A. Canton de Genève. Les plus importantes familles Baud sont :

I. Famille issue de Pierre, f avant 1297. — 1. Pierre, professeur es lois 1297, chanoine 1306. — 2. Michel, syndic et recteur 1307 ; il fut cosignataire du traité de 1309 avec Aymon, évèque de Genève, traité concernant la commune de Genève. Famille éteinte probablement au XVe s.

II. Famille de Carraz (Presinges, Genève) dont l'ancêtre est — 1. Mermet, syndic 1327, devenu maréchal héréditaire de la cour de l'évèque par son mariage avec Marguerite Lambert. — 2. Pierre, petit-fils du n° 1, notaire, conseiller 1394, syndic 1428. — 3. Jean, du conseil des Cinquante 1502, « capitaine des artilleries de cette cité », se fit recevoir bourgeois de Fribourg avec son beau-frère Besançon Hugues. Il fut un des défenseurs de l'indépendance de Genève et appartint au Petit Conseil de 1514 à 1516. Devenu syndic après la conclusion du traité de combourgeoisie avec Fribourg en 1519, il dut renoncer à ses fonctions le 27 août déjà, l'alliance ayant été rompue, mais refusa de rendre ses comptes aux nouveaux magistrats. Privé, pour ce fait, de sa bourgeoisie, il la recouvra en 1520 et fut réélu syndic en 1523, f le 19 mars 1529. — 4. Pierre, participa à la conspiration du 30 juillet 1534, mais fut gracié en 1536. Famille éteinte à la fin du XVIe s.

III. Famille de Peissy (Satigny, Genève) mentionnée déjà en 1392, admise à la bourgeoisie en 1519. Elle a compté un certain nombre de notaires : Jean, 1390- 1423; Pierre, 1457-1480; Etienne, 1484-1510; Nicolas, 1516-1547 ; Paul, 1537-1547.

IV. Famille de Céligny remontant à IIumbert, vivant 1435. — 1. Jean-Marc, * 1828, peintre sur émail, a travaillé à moderniser l'émaillerie que la routine empêchait de se développer. Elève de Menn, il a peint aussi des paysages et des portraits. Sa reproduction sur émail de la Vénus impudique de Gleyre, exécutée à la demande de ce dernier, est exposée au musée de la manufacture de Sèvres. — 2. Auguste Baud-Bovy, 1848-1909. élève de B. Menn de 1863 à 1868. Il épousa en 1868 la fille de Jules Bovy et se fit l'élève de sa femme, habile peintre sur émail. Professeur à l'école d'art 1869-1879.1)!' I88D;! 1881, il visite et fait une campagne artistique en Espagne, séjourne à Melleriaz (Yaud) de

1881 à 1882 et à Paris de 1882 à 1888, où il est en relation avec de grands artistes, Corot entre autres. Des

35 et 1886 L'orientent défi-

Auguste Baud-Bovy. D'après un autoportrait (coll. Maillart).

séjours dans les Alpes en 1 nitivement du côté de la peinture alpestre. Ses œuvres sont répandues dans les principaux musées de la Suisse. — 3. Maurice, fils du n° 1, 1866-1915, graveur sur bois, élève, puis collaborateur du xylographe français Clément Bellenger. Il a illustré entre autres La maison du chat qui pelote, de Balzac, et les Petites chroniques genevoises, de Peter. Son œuvre principale la plus importante est l'Album Baud-Bovy, reproduction de vingt tableaux du peintre A. Baud-Bovy, auquel il travailla de 1898 à 1901. Certaines des planches de cet album, exposées à Paris en 1900,

lui valurent une médaille d'argent. Très mêlé au jeune mouvement littéraire, il collabora aussi à plusieurs revues d'art. — 4. Daniel, fils du n° 2. * 1870, auteur du livret des Armaillis et de la Fête de Juin (Genève 1914). — 5. André- Valentin, peintre, fils du n°2, 1875- 1903. Elève de son père, de B. Menn et de Hugues Bovy, fit partie du groupe dit Les Humanistes. Deuxième prix ex-aequo avec Hodler au concours Calame en 1895. — 6. Edouard-Louis, peintre et dessinateur, * 1878, élève de L. Dunki et de B. Bodmer. Il exposa pour la première fois à Genève en 1901 et se spécialisa ensuite dans l'affiche et l'illustration. — Voir SKL I et IV. — Arch. d'Etat Genève. — Galiffe (Mns.) — Covelle: LB

— Roget : Les Suisses et Genève. — BIG. — Démocratie suisse. [Th. Fœx.]

V. Famille de Chêne-Thônex. Antoine, * à Chêne 1805, curé puis doyen de la paroisse catholique de Berne 1832, protonotaire apostolique 1865. Avec l'appui des fidèles et de bienfaiteurs il construisit l'église catholique (qui appartient aujourd'hui aux vieuxcatholiques), mais n'en vit pas l'achèvement intérieur. t 1867. Auteur de : L'orthodoxie de la confession sacramentelle.— Voir KKZ 1867. [K. R.]

B. Canton de Vaud. Famille d'Apples, connue dès le XVIe s. — 1. Henri, f 1876, général au service de Bussie, fit les campagnes de Pologne et du Caucase. — 2. Charles.

* 1825, f 26 déc. 1908, homme politique, membre du Conseil d'Etat 1874- 1885, conseiller national 1873-1893, lieutenant-colonel, dit le commandant Baud ; a légué à l'Etat de Vaud sa fortune évaluée à 600 000 francs. L'Etat a fondé à sa mémoire un asile devieillards à Apples.

— PS 1909, n° 399. — Livre d'Or, 58. [M. R.l

BAUDAT. Famille originaire d'Arnexs /Orbe. — Emile-Abram, * à Genthod le 9 novembre 1856, f à Lausanne le 11 septembre 1899, professeur de langue et de littérature grecques au collège classique et à l'académie, puis à l'université fie Lausanne. [M. EL]

BAUDENBACHER, HEINRICHrEMIL, de Moral, pasteur et écrivain, * le 24 janvier 1874, étudia à Bâle et Heidelberg, devint pasteur à Rôtenbach 1S97. à Douaniie 1900 et à Berne.à l'église de Saint-Paul, 1905; en même temps, maître au gymnase et à l'école secon-

Charles Baud.

D'après une photographie.

BAUDER

BAUHIN

daire des garçons ; fondateur et président de l'œuvre alimentaire (Speiseanstalt) du quartier de la Lànggasse et membre d'autres institutions d'utilité publique, il était co-rédacteur des Schweiz. Reformbldtter et l'auteur de nombreuses publications, f 3 mai 1921. [L.l

BAUDER, ABRAHAM, de Mett, * 1791, f 1876, sous-préfet de Mett 1831-1843, membre du tribunal du district 1844-1845 ; en 1832 il rédigea une adresse de la commune de Mett au Conseil d'Etat de Berne. — Voir Arch. Mett. — Arch. d'Etat Berne. ■ — Staatskalender Bern.

BAUDICHON de la MAISONNEUVE. Voir Maisonneuve.

BAUDIN, Henri-Edouard, * 31 janvier 1876, architecte à Genève, auteur de : Les nouvelles constructions scolaires en Suisse. Architecte de la « Comédie », à Genève. [C. R.]

B AUDIT. Famille originaire de Perly, admise à la bourgeoisie de Genève le 18 janvier 1602 en la personne de Christophe. — Louis-Alexandre, « englué » 1757- 1796, tué par les révolutionnaires. — Abraham, son petit-fils, * 1785, membre de l'administration municipale et de la Société économique, membre du Grand Conseil en 1842. — Voir Eugène Ritter : notes manuscrites. — SKL. [C. R.J

BAUDOT, Philippe, sieur de Chandenier et Cressy, ambassadeur français en Suisse, * vers 1430, f 10 octobre 1506. Envoyé en Suisse en 1484, il participa à la conclusion de l'alliance du 4 août de cette année-là avec les Confédérés. L'année suivante, il était à Lausanne comme arbitre dans un conflit de territoire entre le duc René de Lorraine et Jean d'Aarberg, seigneur de Valangin. — Voir LL. — AS I, t. III. — Rott : Représentation diplomatique I. [A. R.]

BAUEN (C. Uri. V. DGS). Commune politique et paroisse. Heimigen, Waltkeringen et RuoppracMingen sont des établissements alémanniques. Au XIVe s., Bauen dépendait de la paroisse de Seedorf. Une chapelle dédiée à sainte Ida fut consacrée en 1359, et détruite par le torrent en 1580, refaite plus grand* en 1585 par Bernhard Gielmasch, de Bignasco, et détruite de nouveau en 1630, puis rebâtie la même année. Bauen devint une paroisse indépendante en 1801. L'église, bâtie de 1808 à 1812, fut inaugurée en 1821. L'école fut fondée en 1696, en même temps que la chapellenie, et se tenait à la cure. Un combat eut lieu à Bauen en 1799 entre les gens d'Unterwald et les Français. Un monument a été érigé à Bauen en 1901 à la mémoire de Zwyssig, compositeur du Cantique suisse. Registres de naissances dès 1627, de mariages 1641, de décès 1626. — Voir Obituaire de Seedorf, 1470. — Arch.de paroisse de Bauen. — Gfr. 54. — Œchsli : Origines (regeste). [Josef Muller.J

BAUER. Voir Pur, monnayeur.

BAUER. Famille originaire de Strasbourg, fixée à Berne vers 1830 avec Frédéric, maître boucher. — 1. Ferdinand, frère du précédent, * 1827 à Strasbourg, servit dans l'armée française, prit part aux campagnes d'Italie et se rendit à Bâle en 1858 où il acquit le droit de bourgeoisie ; capitaine et maître d'armes dans l'armée suisse, f 1902. — 2. Frédéric, fils de Frédéric sus-nommé, * à Berne le 9 août 1839, étudia la théologie à Fribourg et à Borne, vicaire à Neuchâtel et à Fribourg, curé à Vevey 1867-1876, vicaire à Paris, chapelain du château de Bôttstein 1878, curé à Grcllingen 1879, et à l'IVIÏingen où il reçut la bourgeoisie d'honneur en 1898. t 26 juin 1911. — 3. Augustin-Maria-ALPHONSE, frère du n° 2, * 7 octobre 1841 à Berne, fondateur de la maison d'expédition A. Bauer & Cle, acquit la bourgeoisie de Berne 1871, secrétaire de la paroisse catholique romaine. t 1892. — 4. Julius-Samuel-ALPHONSE, neveu du n° 3, * 26 août 1870 à Berne, membre du Conseil de ville 1897-1909, du Grand Conseil 1902-1906, consul d'Espagne dès 1908, lieutenant-colonel de cavalerie 1918 [K.-R. et L. S.]

BAUERNFEIND, Bernardin, sculpteur à Soleure 1504-1521. Il travailla en 1517 aux stalles du chœur de l'église de Saint-Ours qui existait alors à Soleure. En 1513, il avait fait deux statues (sainte Anne et saint Victor) pour le couvent de Saint-Urbain,

et en 1514 une statue pour la chapelle de Burgrain. — Voir SKL IV (avec bibliographie). [G. W.]

BAUERNHEINZ, Auguste, peintre paysagiste, * 20 décembre 1838 à Lucerne. Après avoir abandonné la peinture pendant plusieurs années, il vint se fixer à Lausanne en 1867 où il reprit le pinceau et se voua à l'enseignement. — Voir SKL. [L. S.]

BAUERT, famille zuricoise, mentionnée déjà en 1350, bourgeoise de plusieurs communes de l'Oberland. Elle porta les noms de Bannwart (forestier), puis Bawart, Bouwart et depuis quelque deux cents ans Bauert. :j. Frick.]

BAUFFREMONT, BOFFREMOIMT. Famille de barons lorrains dont deux membres furent alliés à la famille d'Aarberg- Valangin au XVe s.

Armoiries : vairé d'or et de gueules.

■ — 1. Jeanne, fille de Philibert, épousa en 1407 Guillaume d'Aarberg seigneur de Valangin ; elle mourut vers 1417.

— 2. Pierre, seigneur de Mirebel épousa en 1467 Catherine, petite-fille du prédit Guillaume d'Aarberg. — La première de ces alliances valut à la maison de Valangin la possession, pendant un certain temps, de la terre de Bauffremont. En effet, Pierre de Bauffremont mourut sans postérité en 1468 en léguant sa seigneurie à son cousin Jean d'Aarberg- Valangin. Cette succession donna lieu à de nombreux procès; le duc de Lorraine contesta la validité du testament et s'empara de Beauffremont. En définitive, le roi de France et les Confédérés s'étant interposés, leurs députés prononcèrent à la Diète de Soleure, 16-23 avril 1486, que le duc de Lorraine aurait l'option ou de rendre au seigneur de Valangin la terre de Beauffremont, ou de lui payer 15 000 fl. du Rhin. Le duc de Lorraine ne voulut ou ne put pas payer cette somme, de sorte que Jean de Valangin demeura en possession de Beauffremont. Cette seigneurie passa à son fils Claude puis à René de Challant et ensuite à ses deux filles Philiberte et Isabelle. Elles habitèrent un moment Beauffremont, qu'elles avaient en commun, puis un partage des terres eut lieu en 1589. — Voir Matile : Hist. de Valangin. — MN 1907, 248. — J. Grellet, dans MGS I. — AS I. [L. M.] BAUGY (C. Vaud, D. Vevey. V. DGS). Localité au-dessus de Montreux qui fut importante à l'époque romaine. On y a retrouvé, à de nombreuses reprises, dès le XVIIIe s., et en 1906 encore, des vestiges importants d'habitations romaines et un grand nombre de monnaies. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un hameau de 120 habitants, dépendant de la commune du Châtelard, et sans histoire. — DHV 1,167. [M. R.]

BAUHIN ou BOHAYN. Famille d'Amiens réfugiée à Bâle pour cause de religion ayant donné des médecins et des botanistes de renom. — 1. Jean, célèbre médecin dit le « Père de la Botanique » ou le « Pline allemand », fils de Jean, d'Amiens, 1511-1582, médecin de Marguerite de Navarre. Jean Bauhin fils naquit dans cette ville en février 1541 ; il y fit ses études puis fréquenta les universités de Tubingue, Montpellier et Padoue. Après avoir pratiqué la médecine à Bâle, il séjourna à Lyon de 1563 à 1565. En 1568, il est engagé par Genève comme médecin officiel et chargé de leçons de botanique médicale. Il soigna de nombreux cas de peste, mais à la suite de démêlés avec le Conseil, il alla s'établir à Montbéliard en 1571, où il créa le jardin botanique en 1578 et acquit un grand renom comme médecin de Frédéric de Wurtemberg t le 26 août 1612. Son Histoire générale des plantes, en collaboration avi>c J.-H. Cherler, revue et augmentée par Dominique Chabrey, a été publiée àYverdon de 1650 à 1651 en 3 vol. — Voir France Protestante!. — Borgeaud : Académie de Genève. — Gautier : Médecine. — [P.-E. M.] — 2. Caspar, frère du n° 1, * 1560, f 1624, professeur de médecine pratique et médecin de la ville de Bâle, successeur de Félix Platter, 1614; grand amateur de botanique. — 3. Johann-Caspar, fils du n° 2, * 1606, f 1685, professeur d'anatomie et et de botanique à Bâle 1629, professeur de médecine pratique 1660. — 4. Johann-Caspar, * 1632, fils du

BADHOFER

BAUMA

n° 3, médecin à Bâle ; mort catholique à Paris. — 5. Johann, * 1635, t 1700, fils du n° 3, pasteur à Sainte-Elisabeth à Bâle. — 6. Hieronymus, * 1637, t 1667, fils du n° 3, professeur d'anatomie et de botanique 1660, de médecine théorique 1664. — 7. Emanuel, petit-fils du n° 4, * 1715, f 1746, médecin, le dernier des Bauhin de Bâle. — Voir Albert Burckhardt: Gesch. der med. Fakultàt zu Basel 1460-1900. — Johann- Werner Herzog : Athenee Rauricœ. — Cari Roth : Stammtafeln einiger ausgestorbener Basler Gelehrtenfamilien, dans BZ XV. [C. Ro.]

BAUHOFER, BUHOFER. Famille uranaise venue du Rheintal avec Mathis et Friedli, teinturiers, qui s'établirent à Schattdorf en 1646 et 1651. — Franz- Josef, membre du Conseil et greffier de Bellinzone, f 1801. — Voir Arch. d'Etat Uri : Landleutenbuch. — Registres de paroisse de Schattdorf. [J. M., A..]

BAULACRE. Famille originaire de Tours, reçue à la bourgeoisie genevoise en 1654, éteinte au XIXe s. Armoiries : d'argent au croissant de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoilesd'or. — 1 Léonard, 1670-1761, collabora à la Nouvelle Bibliothèque germanique, à la Bibliothèque britannique, à la Bibliothèque raisonnée, et surtout au Journal helvétique, où parurent de lui une foule d'observations sur des sujets de critique théologique, d'histoire, d'archéologie, de littérature, etc. Il collabora également à la version française du Nouveau Testament qui parut en 1725, et ce fut d'après les matériaux qu'il laissa que

Senebier composa son Histoire littéraire de Genève.

Il voyagea de 1712 à 1715 en France, en Hollande, en Angleterre et en Allemagne, et en profita pour entrer en relations avec les savants les plus distingués de son temps. Il remplit les fonctions de bibliothécaire de 1728 à 1756. En 1857 parurent, par les soins d'Edouard Mallet, 73 de ses notices et dissertations sous le titre de Œuvres historiques et littéraires de Léonard Baulacre, 2 vol. — 2. Ami, * 1718,t avant 1762, neveu du précédent, officier au service de France, de même que — 3. Jaques, son frère aîné, 1712-1788, qui fut capitaine de la garnison de Genève. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 33. — France protestante. — Heyer : Eglise de Genève. — Montet : Dictionnaire. — Biographie universelle. — Senebier : Hist. litt. de Genève. — Sayous : Le XVIIIe siècle à l'étranger. — Galiffe et Gautier : Armoriai. [H. Da.]

BAULER. Famille de Bâle dont l'ancêtre est Niklaus, de Herznach, qui acquit la bourgeoisie de Bâle en 1606. Son fils Hans-Georg, f 1659, prévôt de la corporation des pelletiers et membre du Petit Conseil en 1657. La famille est encore florissante. [A. B.]

BAULMES (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Vge et commune. Armoiries : d'azur au sautoir de gueules accompagné des lettres B M. Anciennes formes : Balmis, 1148, 1153 ; Balmes, 1184. Voir Balme. On a trouvé près du village des débris de l'âge de la pierre polie et au Bon Château une pierre à écuelle. A l'époque romaine, Baulmes était très probablement une station entre Lausanne et Ariolica. Un prieuré dédié à sainte May fut construit en 652 par le duc Bamnelène. 6/2, la veuve de ce dernier fit une fondation

Léonard Baulacre.

D'après une photographie

(coll. Maillart).

ne En

nouvelle : confirmation de l'œuvre de son mari ou création d'un couvent de femmes ? On ne sait. Du prieuré de Baulmes dépendait en 966 l'église paroissiale de Saint-Germain d'Orbe. L'un et l'autre se retrouvent en 1123 parmi les dépendances du monastère de Payerne et y restèrent jusqu'en 1536. Il y avait en outre à Baulmes une antique chapelle dédiée à saint Michel, qui fut annexée au prieuré, et une église paroissiale dédiée à saint Pierre. Les étoffes tissées à Baulmes, qui avaient une grande vogue au moyen âge, portaient la marque de saint Michel, et l'église de ce nom jouissait d'un droit d'asile spécial. L'église Saint- Pierre renferme des tronçons de colonnes de l'époque romaine ; les fenêtres du clocher datent du XVe s. ; le beffroi contient des cloches de 1404 et 1784 ; le chœur fut remanié en 1821 et des orgues ont été placées en 1870. La chapelle Saint-Michel et le couvent ont complètement disparu ; la maison du prieur a servi de cure. Les anciens documents parlent d'un château de Baulmes, près de la roche de saint André, lequel parait n'avoir été qu'un châtelard. Le prieur de Payerne confirma en 1432 les franchises de Baulmes, qui comptait alors, dit-on, 1200 âmes. Après la Réforme, Baulmes dépendit directement de Berne. Il formait une châtellenie avec une cour de justice composée d'un châtelain et de 12 justiciers ; cette cour avec le petit gouverneur et deux petits-conseillers formait en même temps le Conseil de la communauté. A la Révolution, les habitants manifestèrent avec éclat leurs préférences pour l'Ancien Régime. La paroisse de Baulmes comprend depuis la Réformation l'annexe de Peney-Vuitebœuf. Baulmes, autrefois adonné à l'industrie textile, s'est depuis livré à l'industrie du bois ; et enfin une importante fabrique de ciment y a été récemment établie Registres de paroisse dès 1636. Population : 1803, 628 ; 1860, 890 ; 1910 : 1174 hab. — Voir L. de Charrière : Le prieuré et la commune de Baulmes — M. Reymond : Les origines du prieuré de Baulmes. — M. Besson : Contribution à l'hist. du diocèse de Lausanne. — V. Bourgeois : Au pied du Jura. [V. Bourgeois et M. Reymond.]

BAULMES, de. Famille noble du pays de Vaud, remontant à Dalmace de la Boche de Baulmes, vivant en 1096. Armes : d'argent à une aigle à deux têtes, éployée d'azur, becquée et armée de gueules. Cette famille, qui a donné plusieurs chevaliers, s'éteignit à Baulmes au XIVe s. Une branche prit le nom du hameau de Conay. Une autre s'établit à Yverdon ; elle a donné Guillaume de Baulmes.. seigneur d'Essert-Pittet, qui légua en 1513 quatre-vingts louis de revenu à l'hôpital d'Yverdon. Une autre famille du même nom joua un rôle important dans la région d'Yverdon au XVe s. — AF2. — DHV. [M.R.J

BAUMA (C.Zurich, D. Pfàffikon. V. DGS). Paroisse et commune politique dans la vallée de la Tôss comprenant plus de 70 hameaux dont l'un porte le nom de Bauma. Armoiries : d'argent à un arbre arraché de sinople. Le nom de Bauma désigne une localité à arbres fruitiers. Dès le IXe s., on y trouve comme propriétaires fonciers l'abbaye de Saint-Gall et plus tard les familles de ministériaux von Landenberg etvonHinwil. Le village appartenait à la seigneurie, avec basse juridiction, des Altlandenberg qui passa, comme fief de l'abbaye de Saint-Gall, des Breitenlandenberg à la famille Weber de Wetzikon, et au milieu du XVIe s. à la ville de Zurich. L'autre partie de la commune, la plus considérable, faisait partie, de même que Bâretswil, de la seigneurie avec basse juridiction de Greifenberg. La haute juridiction sur Bauma ressortissait au haut bailliage du comté de Kibourg jusqu'en 1798 ; de 1798 à 1803, Bauma appartenait au district de Fehraltorf, de 1803 à 1814 au district d'Uster, puis, jusqu'en 1831, au haut bailliage de Kibourg et dès lors au district de Pfàffikon. La majeure partie de la commune appartenait priniil iveuient à' la paroisse de Bâretswil ; le reste à celle de Pfàffikon. En 1651, Bauma devint une paroisse autonome. On employa en 1651 les pierres du château d Altlandenberg à la construc-

KAUMANN

BAUMANN

tion de l'église. En 1706, quelques hameaux de Bauma furenl rattachés à la paroisse nouvellement fondée de Stemenberg. Il est déjà question d'une école à

Bauma. D'après une gravure sur cuivre (XVIII" s.).

Bauma en 1598 ; en 1696 à Undalen, et en 1712 à Lipperschwendi. L'école secondaire a été fondée en 1838. Bauma avait un marché hebdomadaire pour lequel, en 1661, Zurich donna dispense des droits de marché et de douane. Outre l'agriculture, l'industrie à domicile, surtout le tissage du coton, se répandit dès le XVIIe s. En 1787, il y avait dans la commune de Bauma 1229 personnes qui filaient du coton et 73 métiers de tisserand. Au XIXe s., on fonda plusieurs fabriques. Begistres de paroisse dès 1652. Population: 1634, village :18hab.; 1652, commune :776; 1700: 1127; 1836: 3217; 1850:2993; 1900:2768; 1920:2945. Voir SI. — SSft I, 1,1. — Studer : Die Gesch.der Kirchgem. Bdretswil,p. 187. — G. et F. Hegi : Tôsstalund Tôsstalbahn p. 166. — Memorabilia Tignrina. — Stauber : Die zûrch. Lahds.chulen im An fan g des 18. Jahrh., Nbl. der Hùlfsges. Zurich, 1920. — Hans Bernhard : Wirtschafts- und Siedelungs géographie des Tbsstales. [C.B.] BAUMANN. Nom de nombreuses familles répandues dans la plupart des cantons de la Suisse allemande. Voir aussi Buman.

A. Canton d'Appenzell. — Famille d'IIérisau. — 1. Johann- Jakob, * 1773, officier au service de la Sardaigne, puis de l'Angleterre et du Portugal, suivit en 1807 la famille royale portugaise au Brésil, devint major-général, commandant militaire de la province de Saint-Paul et gouverneur de la province de Gojaz, f 1830. — Voir Eugster : Gemeinde Herisau. — 2. Johann, * 27 novembre 1874 à Hérisau, étudia le droit à Bàle, Berne, Leipzig et Zurich, devint juge d'instruction dans son demi-canton, député au Grand Conseil 1900, conseiller d'Etat 1905, conseiller aux Etats 1911, président de ce conseil 1920-1921. [R.Benz.]

B. Cantons d'Argovie et de Soleure. — 1. Jakob, * 1824 à Stilli, t 1889 à Brittnau (Argovie), étudia la théologie à Jéna, Tubingue et Zurich, prêtre 1849, vicaire de Brittnau, puis curé en 1853. — THG 1890. - Aargauisches Schulblatt 1889, II, p. 88. - - [E. E. F .] — 2. P. Hermann, O. C, prédicateur à la Collégiale de Soleure, * le 10 février 1840 à Starrkirch, f le 2 octobre 1890 ; capucin 1860, prêtre à Bâle dès 1876, à Soleure dès 4884, collabora de 1888 à 1890 à la Christl. Abendruhe 1890. — Voir Schweizer. Kirchenzeitun g 1890, 317. ■ — Christliche A bendruhe 1890. — Zvr Erinnerung an P. Hermann Baumann. — St. Ursenkalender 1893. - L. R. Schmidlin : Kirchensàtze 1908. II, 272. [J. M.]

C. Canton de Bâle. Famille originaire de Schaffhouse qui a donné plusieurs générations de greffiers à Bàle. A citer — Johannes, fils du seci taire de ville de Schaffhouse Heinrich, greffier du tribunal de Bàle 1513-

1543. — Voir Aug. Burckhardt, dans Basler \\ Hpi» n- Ituch 1.2. — Bas. C IV, 142. [A. B.

D. Canton de Berne. Famille d'habitants, puis bourgeois de la ville de Berne de 1654 à 1837. Armoiries : d'azur au paysan semant sur sol de sinople. Famille de guides de Grindelwald, dont l'origine serait le Valais. 1. Peter, * 1800, t 25 juillet 1857, surnommé le pâtre du glacier pour avoir été pâtre sur le Zâsenberg pendant plusieurs années: il franchit deux fois le col du Mônch en 1828 avec Caspar Rohrdorf, et poussa jusqu'au Bottalsattel et au Jungfraujocta ; avec Pranz-Joseph Hugi, professeur à Soleure, il pénétra dans le Bottai, sur la merde glace de Grindelwald et franchit le Petersgrat qui lui doit son nom.

Avec six hommes de Grindelwald, il atteignit pour la première fois depuis ce village, le 10 septembre 1828, le sommet de la Jungfrau ; le gouvernement bernois leur remit à chacun un doublon pour cet exploit. — 2.

Peter, surnommé Guggenbume, * 27 juillet 1833, fils de Christian, qui figure aussi parmi les guides de Rohrdorf et participa à l'ascension de la Jungfrau en 1828. Guide de premier ordre, il accompagna entre autres ascensionnistes de marque Stephen, Tyndall et Moore ; franchit le Jungfraujoch et le Fiescherjoch en 1862, gravit le Schreckhorn depuis le Lauteraarsattel en 1873, plus de cent fois le Wetterhorn et plus de soixante

fois le Schreckhorn. — 3.

Hans, *23 juil. 1830, f 12 novembre 1899, gravit le premier le Mont Collon

1867, le Gspaltenhorn 1869,1e Dom depuis Saas 1874, le Monch depuis l'Eigerjoch 1877, l'Eiger depuis l'Eigerjoch et le Wetterhorn depuis le Hùhnergutzgletscher 1878 ; il franchit l'Ochsenjoch

1868, le Domjoch 1869 el le Tiefenmattenjoch 1891 ; il fit aussi des ascensions remarquables dans le massif du Mont- Blanc et en Dauphiné avec des Anglais. — Voir Rohrdorf : Reise anf die Jungfrau. — Hugi : Nain ihistorische Alpenreise.

The Pioneers ofthe Alps.

E. Canton de Lucerne

Peter Baumann * 183:t.

D après une photographie.

Hans Baumann.

D après une photographie.

Cunningham et Abney :

[H. DiiBi.] - 1. Lorenz, d'Eich, * le 9 août 1786, t 19 octobre 1851, avocat cantonal 1814, greffier de la Cour d'appel 1802, membre de l'Assemblée constituante 1830, du Petit Conseil 1831-1837, du Grand Conseil de la ville 1848, du Grand Conseil 1851 ; publia Erinnerungen a. d. Lebcti ducs Luzern. Adrokalen. — 2. Johann, d'Ettiswil, * 1805, f 1847, professeur d'histoire naturelle à Lucerne 1831-1842, publia les Bilder aus der Heimat et la Naturgeschichte fur das Volk. — 3. Johann, d'Ettiswil, médecin, membre du Grand Conseil de la ville de Lucerne 1832, conseiller sanitaire 1834, chirurgien de district 1836. — Voir Gfr. 59, 65. [P.-X. W.]

F. Canton de Saint-Gall. Famille mentionnée dans la campagne saint-galloise en 1386. Dans la ville, elle s'éteignit vraisemblablement très tôt. De nouveaux bourgeois de ce nom, venus en partie de l'étranger, ne furent reçus qu'à partir de 1900. — 1 . Verena, d'Appen-

BAUMANN

BAUMER

sen.

H. Canton

zell, servante, fit en 1525 avec Magdelene Muller et d'autres femmes une propagande passionnée en faveur de l'anabaptisme parmi la population féminine. Elle se donnait pour le Christ ou pour la femme de l'Apocalypse qui doit être la mère de l'Antéchrist. — Voir Kessler : Sabbata. — Schiess : Gesch. der Stadt St. Gallen, dans Felder : Die Stadt St. Gallen I, 491.

2. Albert de Flawil, * 1843 à Alterswil (Flawil), fie 4 novembre 1909, avocat à Saint-Gall, second membre dès 1876 de la direction générale de l'Union des chemins de fer suisses, qu'il présida de 1886 à 1902 ; dès 1900 à sa mort, membre du Conseil d'administration des C. F. F., dès 1901 représentant de la Confédération dans l'administration des chemins de fer rhétiques et conseiller d'administration du chemin de fer de Rorschach à Heiden.— Voir St. Galler NU. 1910, 52. — [Bt.l -

3. AUGUST, de Wald (Zurich), * le 19 avril 1866 à Rapperswil, fut grand conseiller saint-gallois, rendit de grands services à la ville de Rapperswil en y faisant construire le port et les quais. [C. H.]

G. Canton de Schaffhouse. Ancienne famille bourgeoise de la ville, mentionnée pour la première fois en 1393, éteinte à la fin du XVIIe s. Elle a compté toute une dynastie de secrétaires de ville, ainsi — 1. Hans, en 1457 ; — 2. Heinrich, de 1468 à 1488 ; il fut en 1483 arbitre entre les couvents de Rheinau et de Sainte-Agnès à Schaffhouse ; — 3. Johannes, fils du n° 2, en 1517 ; — 4. Constanz, en 1518 ; — 5. Heinrich, de 1520 à 1542, fils du n° 2, chapelain de Sankt Johann à Schaffhouse. — Voir LL. — Rueger : Chronik. — Huber : Chronik, dans Spleiss I. — Kirchhofer : Neujahrsgeschenke f. die Jugend des Kts Schaffhausen. — SSR I. Urkundenregister f. den Kt. Schaffhau-

[Wanner-Kei.ler.] de Thurgovie. Famille bourgeoise répandue dans toute la Haute-Thurgovie. Armoiries : de gueules à un fer de lance d'argent posé en pal, sur trois coupeaux d'or. — 1. Jakob, * 1560, pasteur à Ralgach 1589, à Marbach et Maschwanden 1594, suffragant à Kirchberg 1597, à Aadorf 1599, f à Mannedorf 1611. Il traduisit en allemand des psaumes et les sermons de Theodoret et fonda et dirigea la première école d'Aadorf. — Voir Sulzberger, dans Thurgauische Beitr. V. — 2. Jos.- Martin, * 18 juillet 1767, à Dussnang (Thurgovie), auteur d'un relief de la rive de Goldau avant l'éboulement, et d'un autre représentant les trois cantons d'Uri, Schwyz et Unterwald. — Voir SKL. —S.Ulrich, de Ôlmishausen- Egnach, 1850-1904, avocat 1874, président du tribunal du district d'Arbon e1 grand conseiller 1875, député au Conseil des Etats 1898-1900. [F. Sen. et L. S.]

I. Canton d'Uri. — 1. Anton, * le 2 juin 1835 à Altdorf, f le 27 janvier 1908 à Sachseln, où il était chapelain depuis 1886. Il rédigea un certain temps le Guekinsland de l' Unlerwaldner et collabora kl'Urner Kalender. — Voir Obwaldner Volksfreund 1908, n° 10. — Gotthardposl 1908, n° 5. — 2. Anton, * le 22 novembre 1839 à Altdorf, f le 18 septembre 1902, recteur de l'école cantonale à Altdorf, curé de Wassen 1880 ; auteur de travaux historiques. — Voir Vaterland 1902, 219. — Urner Wochenblatt n° 39. - Gotthardpost n° 39. — AS G, NS X, p. 87.— [J. M.] - 3. Vinzenz, de Wassen, * le 10 février 1847, f le 6 avril 1916, fut professeur à Paris, puis de 1906 à 1914, au gymnase d'Altdorf. [E. W.]

K.Canton de Zurich. — I. Ancienne famille de Hirzel, mentionnée en 1393, actuellement bourgeoise de la plupart des communes du district de Horgen. — II. Famille de l'ancien bailliage de Gruningen, connue déjà en 1340. Elle est actuellement bourgeoise de plusieurs communes du district de Hinwil. [J. Frick.J

Armoiries : parti d'or à une demi aigle de sable et de sable à un homme armé d'or sur trois munis desinople.De

DHBS ii — 2

1399 à 16 13, il y eut 25 réceptions de Baumann à la bourgeoisie de Zurich, et de nouveau au XIXe s. Les premiers s'éteignirent en 1694. — 1. Jacob, chirurgien, * 1520 à Horgen, bourgeois de Nuremberg 1545, de Zurich 1559, membre du Grand Conseil, f 1586. En 1551, il publia une traduction allemande de Y Anatomie, de Vésale. — 2. Johann-Jakob, de Horgen, 1803-1865, bourgeois de Zurich 1853. Il transféra dans cette ville la maison de soieries qu'il avait fondée à Horgen en 1826.

— Voir Chronik der Famille Baumann aus dem Durrenmoos. — 3. Hans-Kaspar, * 1830, de Stâfa, grand fabricant de soieries à Zurich, bourgeois 1874, conseiller national 1878-1884, f le 15 novembre 1896. — Voir NZZ 1896, nos 319 et 320. — 4. Ludwig, de Muolen (Saint-Gall), pharmacien à Zurich, * 1852, colonel d'artillerie dans l'état-major du troisième corps d'armée 1900, f 29 août 1904. — Voir NZZ 1904, n° 241, 249. —

5. Hans-Otto, peintre, * 21 novembre 1862 à Zurich, étudia à Londres et Paris. — Voir SKL — [C. Brun.] —

6. Jean-Henri, * le 8 février 1801 à Wollishofen (Zurich), t le 2 septembre 1858 à Chaumont sur Neuchàtel. Il vint se fixer à Neuchàtel vers 1821 et s'y occupa d'un magasin d'objets d'art. Avec l'appui de la Société d'Émulation, il fut un des organisateurs des premières expositions de tableaux qui devaient, plus tard, fonder la réputation artistique de Neuchàtel. Peintre luimême, il a laissé un grand nombre d'oeuvres qui ont enrichi l'iconographie de la Suisse et du Canton de Neuchàtel en particulier. — Voir SKL I. — MN1879, p. 53. [L. T.]

BAUMBERGER, BOMBERGER. Famille de la commune de Fàllanden (Zurich), mentionnée déjà en 1526, répandue actuellement dans les communes environnantes. — [J. F.] — Georg, de Kirchberg, homme politique et écrivain, * 1855, rédacteur des Appenzeller Nachrichten 1881-1886, de VOslschweiz 1886-1904, des Neue Zùrcher Nachrichten 1904-1919 ; membre du Grand Conseil de la ville de Zurich dès 1913, du Grand Conseil cantonal 1917-1919, du Conseil national dès 1919. Auteur de relations de voyage. — Voir SZGL. [C. Brun.] BAUME, Pierre de la. Voir La Baume, Pierre de. BAUME (LA) (C. Fribourg, D. Broyé). Ermitage situé près d'Autavaux, fondé en 1698 par André Badin. Cet ermite fut trouvé mort dans sa cellule en 1740 et enterré dans l'église d'Estavayer. — Dellion : Dictionnaire des paroisses. [H. V.]

BAUMELER, BOUMLER. Famille de l'Entlebuch (Lucerne) mentionnée déjà au XVe s. [P.-X.W.j BAUMER. I. Ancienne famille du Gessenay mentionnée en 1340. Armoiries : d'or à un arbre arraché de sinople. — 1.

Niklas (Clawi ou Clewi) l'aîné, * vers 1390, châtelain du Gessenay 1426, 1439-1442, banneret 1437- 1448 ; il commanda les 72 hommes du Gessenay qui allèrent au secours des Schwyzois contre Zurich. — 2.

Niklas, fils du n° 1, le cadet, * vers 1420 (?), châtelain du Gessenay 1444, 1447, 1450, 1451, 1454, 1458, 1465, 1470. Malgré une forte opposition, il réussit à obtenir que la nouvelle église fût bâtie à Gessenay, comme l'ancienne, et non à Gstaad. Il était propriétaire de domaines dans l'Unterwald, dont il fit mettre les églises à l'interdit à la suite d'un différend. Premier bailli d'Aigle en 1475, bourgeois de Berne 1481, conseiller et bailli de Schenkenberg 1485-1488. — Lors des troubles dans l'Oberland, 1445, et des conflits avec Berne, de 1447 à 1452, à propos du droit de châtellenie, les deux Baumer furent les chefs politiques du pays. Ils travaillèrent également à l'œuvre de libération de 1448 où le Gessenay racheta les crus fonciers et autres redevances féodales perçues auparavanl par les comtes de Gruyère. — Voir FRB VI. — MDR XXIII. — Chronik Frûnd. — ■ AS I, 2, 438. — Berner •Régiments bûcher.

— Aebersold : Studien zur Gesch. der Landsch. Saanen.

— Die Schweiz, hist., naturhist. und malerisch, IV. — Bund 1857, n° 281-284. — Romang : Aus Ost und West.

— J.-J. Romang : Niclas Baumer, der Kastlan von Saanen, drame. — ■ Arch. de Gessenay. | B. m .-w.]

Octobre 1921

liAUMER (ROUMER)

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